15 jours pour changer mon musée national et ses alentours: le ministre Gilbert Ouédraogo encourage les initiateurs

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo s’est rendu au Musée national, le mardi 7 avril 2026 pour encourager les initiateurs de l’opération 15 jours pour changer mon musée national et ses alentours.

Lancés le 2 avril dernier, les travaux de « l’opération 15 jours pour changer mon musée national et ses alentours » se poursuivent. Mardi 7 avril 2026, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Gilbert Ouédraogo s’y est rendu pour encourager les initiateurs. Il a participé à une opération de nettoyage et de plantation d’arbres. Il a également donné un coup de pinceau sur un des bâtiments en rénovation.

« Je suis venu traduire ma reconnaissance aux équipes et initiateurs qui sont à l’œuvre pour rendre le musée plus attractif, en même temps apporter ma pierre à l’édification de ce patrimoine burkinabè », a expliqué le ministre chargé de la Culture. Car, a-t-il dit, il est nécessaire de créer un cadre approprié pour permettre à tous les promoteurs culturels de pouvoir déployer leurs activités. « Nous ne sommes pas dans une dynamique qui consiste à rester dans les bureaux et à indiquer le travail à faire. Nous voulons être des acteurs sur le terrain, accompagner tous nos partenaires afin que toutes les initiatives puissent connaître un véritable succès », a-t-il déclaré. Le ministre Ouédraogo s’est dit fier de cette opération qui se mène à quelques jours du lancement du mois du patrimoine burkinabè (18 avril au 18 mai 2026).

Il a rappelé que le musée national est aujourd’hui l’un des sites majeurs dans la ville de Ouagadougou qui accueille chaque année des milliers de visiteurs. A titre d’exemple, en 2024, ce sont 40 000 visiteurs qui y ont été enregistrés. « En 2025, grâce aux multiples actions qui ont été menées, la direction générale du musée, du gouvernement mais aussi par le chef de l’Etat, qui lui-même est venu ici le 15 mai 2024, le nombre de visiteurs est passé à 100 000 », a-t-il poursuivi.

Le président de l’association des amis du musée national, Sayouba Sawadogo, a dit sa joie de recevoir le premier responsable du département en charge de la culture. Selon lui, cette visite va susciter plus d’engagement au sein de son association. Il a rappelé que l’opération en cours vise à embellir le musée national et accroître son attractivité. En traduisant sa reconnaissance à l’agence Faso Mêbo et aux nombreux donateurs, il a appelé les bonnes volontés à soutenir son initiative en vue de promouvoir le patrimoine culturel burkinabè.

Avant de quitter la cour du musée national, le ministre chargé de la Culture est allé féliciter les travailleurs de Faso Mêbo qui sont sur le terrain pour des travaux. L’exposition « le conseil des ministres » de l’artiste récupérateur Sahab Kouanda a reçu les encouragements de l’hôte du jour.

Adama SEDGO

Infractions routières: les autorités optent pour la vidéo-verbalisation

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana et celle de la Transition digitale, Aminata Zerbo ont présidé la phase pilote de la « Vidéo verbalisation », le mardi 7 avril 2026 à Ouagadougou. 

La science participe aux cotés des autorités à la gestion des contreventions des usagers contrevenants. En effet, au Burkina Faso, la lutte contre l’incivisme routier s’inscrit dans la dynamique de la modernisation par la création d’une plateforme nommée « Vidéo verbalisation ». Cette innovation a été présentée par le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana et sa collègue chargée de la Transition digitale, Aminata Zerbo, mardi 7 avril 2026 à Ouagadougou.

Selon les acteurs, le système de vidéo-verbalisation fonctionne de manière automatisée et sécurisée en plusieurs étapes qui sont, entre autres, la détection de l’infraction (l’excès de vitesse, le non port de ceinture de sécurité, le non-respect du feu rouge) ; la validation de l’infraction (les images captées seront examinées par un agent habilité) et la notification au contrevenant. Une fois validée, le conducteur concerné reçoit immédiatement un SMS indiquant la nature de l’infraction et le montant de l’amende. En attendant l’extension de cette technologie aux autres villes du pays, la phase pilote selon les acteurs concerne la ville de Ouagadougou.

La phase test-pilote de cette plateforme s’est avérée concluante. Selon le Directeur général de la transmission et de l’informatique (DGTI), Zakaria Hebié, cette plateforme « vidéo-verbalisation » matérialise la vision du gouvernement, de faire des technologies, un levier stratégique de renforcement de la sécurité intérieure. Pour ce faire, précise-il, il fallait intégrer la vidéo dans le dispositif de gestion des contraventions tant l’incivisme routier, (non-respect des feux tricolore, de la vitesse, du non-port du casque et du sens normal de la circulation) constitue la première cause des accidents. Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a salué cette nouvelle technologie et a rassuré qu’il n’y aura plus de tracasseries sur les voies publiques. Il a également fait savoir que cette modernisation va mobiliser des ressources financières pour le budget de l’Etat.  « En une seule journée, l’outil peut générer près de 49 millions en termes de collecte d’amendes liées aux infractions routières », a confié le ministre de la Sécurité.

Wanlé Gérard COULIBALY

Célestine KINI

(Stagiaire)

Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire 2610 : VDP agricoles achèvent leur immersion patriotique

Le Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB), sous la houlette de la Présidence du Faso, a organisé la cérémonie de clôture officielle de l’immersion patriotique de 2610 VDP agricoles, mardi 7 avril 2026, au centre national de formation des VDP à Badnogo, à l’Est de Ouagadougou.

L’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A) est en marche. Dans le cadre de la mise en œuvre de sa composante pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A) consacrée à la formation et à l’installation de jeunes entrepreneurs agricoles, 2610 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dont plus de 300 femmes ont été bénéficiaires d’une immersion patriotique. La cérémonie de clôture officielle de cette formation au patriotisme et au civisme d’un mois de la 3e cohorte des VDP agricoles est intervenue, mardi 7 avril 2026, au centre national de formation des VDP à Badnogo, à l’Est de Ouagadougou.

Elle a été organisée par le Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB), sous la houlette de la Présidence du Faso. Selon le représentant du ministre d’Etat chargé de l’Agriculture, Blaise Yoda, cette initiative présidentielle va permettre de renforcer la résilience du Burkina Faso, notamment le monde rural, tout en contribuant à la sécurité des zones de production. « Au terme de votre formation, vous êtes désormais appelés à jouer un rôle déterminant dans la production agricole, l’accompagnement des producteurs et la consolidation des acquis en matière de sécurité alimentaire », s’est-il adressé à la 3e cohorte. Blaise Yoda, par ailleurs, directeur général du foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural, a appelé la promotion à faire preuve de discipline, de responsabilité et de professionnalisme dans l’exercice de sa mission.

Il a aussi félicité tous les formateurs de ce centre, les encadreurs et les partenaires pour leur contribution à la réussite de cette cohorte. Atteindre l’autosuffisance alimentaire par plusieurs stratégies Le représentant du coordonnateur national de l’IP-P3A, le coordonnateur technique, Inoussa Ouédraogo, a indiqué que pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et le gouvernement misent sur plusieurs stratégies, avec à la clé, des résultats déjà visibles sur le terrain. « Le premier objectif est déjà atteint. Aujourd’hui, nous avons plus de 2 600 jeunes agriculteurs de la troisième cohorte.

Les jeunes de 18 à 40 ans iront, après leur pré-formation dans les centres de formation agricole où ils apporteront leurs connaissances et compétences pour développer des pratiques agricoles durables et rentables », a-t-il expliqué. Le coordonnateur technique de l’IP-P3A a dit être convaincu qu’avec les valeurs civiques et patriotiques apprises, les VDP agricoles vont faire corps avec la Révolution progressiste populaire (RPP) et être des entrepreneurs agricoles modèles. Il a salué le soutien apporté par tous les acteurs à la formation de cette 3e vague de VDP agricoles. « La formation civique et patriotique va permettre aux bénéficiaires d’accomplir leurs missions au sein des groupes de travaux d’intérêt commun pour le développement de la nation.

Aussi, ces jeunes ont été amenés à cultiver l’esprit d’équipe, la cohésion, la résilience et la discipline », a affirmé le représentant du commandant de la Brigade des VDP, le commandant du centre national de formation des VDP, Ousseni Zida. Il a témoigné de l’excellent état de discipline et de cohésion qui a animé cette promotion tout au long du stage. Le chef de bataillon Zida a invité les jeunes entrepreneurs agricoles à garder cet état d’esprit pour la suite de la formation dans les centres de production dans les jours à venir pour la souveraineté alimentaire du Burkina Faso.

« Que la main puissante de Dieu bénisse abondamment toutes les graines et toutes les plantes que vous enfouirez dans la terre », a-t-il lancé. Le représentant du commandant de la Brigade des VDP a remercié également les responsables de l’IP-P3A, ainsi que les représentants du gouvernement et des partenaires. « Depuis notre entrée au centre national de formation des VDP, nous avons porté fièrement l’uniforme, symbole de notre serment à servir le Burkina Faso. Notre mission est claire : renforcer la souveraineté alimentaire face aux défis sécuritaires et climatiques. Ce stage nous a permis de cultiver la solidarité, l’amour de la cohésion entre nous », a fait savoir le porte-parole des bénéficiaires de la formation, Ousmane Dianda.

En dehors des cours civiques et patriotiques dispensés, des modules militaires comme les techniques d’action immédiate, l’armement, etc. ont ponctué l’apprentissage, aux dires du porte-voix des VDP agricoles. Il a également souligné que lui et ses camarades ont bénéficié, entre autres, de panels sur la production agricole, notamment la production du blé, l’élevage, la pisciculture. « A travers cette formation, nous avons appris que la force d’un VDP réside dans la cohésion », a dit Ousmane Dianda. Il a été reconnaissant au chef de l’Etat pour son leadership éclairé dans le développement du Burkina Faso. Les promus ont été galvanisés davantage par des artistes-musiciens et certains d’entre eux ont symboliquement reçu leur attestation de fin de formation, à l’issue de la cérémonie de clôture.

Boukary BONKOUNGOU

Lutte contre le paludisme: le plan stratégique 2026-2030 validé

Le Comité national multisectoriel pour l’élimination du paludisme (CONAMEP) a tenu sa réunion semestrielle, vendredi 3 avril 2026 à Ouagadougou.

Le Burkina Faso veut franchir un nouveau cap dans la lutte contre le paludisme. Dans ce cadre, le Comité national multisectoriel pour l’élimination du paludisme (CONAMEP) a tenu sa réunion semestrielle, le vendredi 3 avril 2026 à Ouaga-dougou. L’objectif visé est d’évaluer les progrès enre-gistrés et valider le plan stratégique 2026-2030 pour venir à bout de cette maladie.

Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, qui a présidé la rencontre a rappelé que le paludisme demeure « l’un des défis majeurs de santé publique » au Burkina Faso. Malgré des avancées notables, a-t-il relevé, la maladie continue d’affecter les populations, avec des conséquences sur l’économie et le développement. « Elle prive nos enfants d’avenir, nos familles de stabilité et nos communautés de vitalité », a-t-il déploré. Face à cette situation, le gouvernement a opté pour une approche multisectorielle. Selon le ministre, l’élimination du paludisme ne peut être l’apanage du seul secteur de la santé.

Elle requiert l’implication concertée de plusieurs acteurs dont l’administration territoriale, l’éducation, l’environnement, la recherche, le secteur privé et les communautés. « Cette approche traduit notre conviction profonde que seule une action coordonnée permettra d’atteindre les résultats escomptés », a-t-il souligné. De son avis, cette réunion intervient après un travail technique approfondi mené par plusieurs groupes spécialisés. A cet effet, il a précisé que ces groupes, couvrant notamment la prévention, la prise en charge, la lutte anti-vectorielle, la planification, le suivi-évaluation, la recherche et la communication, ont formulé des propositions pertinentes.

« Nos échanges porteront sur l’analyse de la situation épidémiologique, l’examen des propositions techniques, la validation du plan stratégique 2026-2030 ainsi que la formulation de recommandations concrètes », a-t-il indiqué. L’adhésion de la population M. Kargougou a, à l’occasion, insisté sur trois priorités majeures pour accélérer la lutte. Il s’agit de l’intensification des interventions à fort impact, du renforcement de la mobilisation des ressources dans un contexte budgétaire contraignant, ainsi que de l’implication accrue des communautés. « Aucune stratégie ne peut réussir sans l’adhésion totale des populations », a-t-il affirmé. Des résultats encourageants ont été néanmoins été enregistrés.

Pour le secrétaire permanent pour l’élimination du palu-disme, Sidzabda Christian Bernard Kompaoré, l’année 2025 a été marquée par une baisse significative des cas et des décès. « Nous avons connu une baisse drastique des cas de paludisme à hauteur de 32%, ainsi qu’une diminution de la létalité », a-t-il déclaré. A l’en croire, ces avancées doivent être consolidées à travers une action collective renforcée. « Une seule main ne saurait ramasser la farine », a-t-il illustré, insistant sur la nécessité d’une synergie entre les secteurs, la société civile et les partenaires techniques et financiers. Parmi les acquis majeurs, il a évoqué l’introduction à grande échelle du vaccin antipaludique R21. Désormais, a-t-il poursuivi, tous les districts sanitaires du Burkina Faso offrent cette vaccination aux enfants.

« Nous avons les moyens non seulement de prévenir, mais aussi de traiter cette maladie », a-t-il soutenu, jugeant inacceptable la persistance des décès liés au paludisme. Par ailleurs, M. Kompaoré a expliqué que le nouveau Plan stratégique 2026-2030 met un accent particulier sur la prévention, la prise en charge rapide des cas et la responsabilisation de chaque acteur. « L’objectif est clair, réduire drastiquement l’incidence de la maladie et parvenir à son élimination », a-t-il conclu.

Abdoulaye BALBONE

Fatimata ZOUNGRANA (Stagiaire)

Ministère des Serviteurs du peuple: 30 nouveaux inspecteurs du travail prêtent serment

Trente nouveaux inspecteurs du travail du ministère des Serviteurs du peuple ont prêté serment devant la cour d’appel de Ouagadougou, vendredi 3 avril 2026.

Le ministère des Serviteurs du peuple à travers l’Ecole nationale de l’administration et de magistrature (ENAM) a formé 30 inspecteurs du travail. Pour permettre à ces nouveaux inspecteurs ayant suivi la formation requise de 2023-2025 de prendre service et d’être en règle vis-à-vis de leur profession et du Code pénal, ils ont prêté serment devant la cour d’appel de Ouagadougou, vendredi 3 avril 2026. C’est le premier président de la cour, Adama Nana, qui a présidé la cérémonie d’audience solennel.

Après la lecture des documents administratifs, d’affectation et du curriculum vitae des nouveaux inspecteurs, ils ont tous juré en répétant la formule du serment : « Je jure de bien et fidèlement remplir ma mission et de ne pas révéler même après avoir quitté mon service, les secrets de fabrication et en général les procédés d’exploitation dont je pourrais prendre connaissance dans l’exercice de mes fonctions ». Le premier président de la cour a, à l’issue de la cérémonie, invité les nouveaux cadres de l’administration à travailler avec rigueur, discernement, loyauté et responsabilité dans l’accomplissement de leurs tâches.

Le procureur général près la cour d’appel de Ouaga-dougou, Désiré Sawadogo, a salué le professionna-lisme de la nouvelle cuvée de l’ENAM à travers le curriculum vitae de chaque impétrant. Il a prodigué des conseils aux impétrants afin qu’ils puissent bien accomplir leur mission. A ce propos, il leur a demandé de vivre leur serment, de respecter son contenu et de garder le secret qu’ils viendraient à découvrir dans le cadre de leurs inspections. M. Sawadogo a également rappelé quelques éléments de leurs attributions.

« Ils sont appelés à l’élaboration des règlements dans leur domaine de compétence, à éclairer l’autorité en matière de travail et de protection social. Ils portent aussi à l’attention de l’autorité, sur tout ce qu’il y a comme violation des différentes lois. Ils ont l’obligation de garder la confidentialité dans l’exercice de leur fonction », a-t-il cité, entre autres. Le directeur des ressources humaines du ministère des Serviteurs du peuple, Roland Zombré, a souhaité une très bonne carrière aux nouveaux inspecteurs. La représentante des nouveaux inspecteurs, Sylviane Dakuyo, a confié avoir prêté serment avec un profond sentiment de gratitude. « C’est un sentiment de fierté de prêter serment pour servir la Nation afin de répondre à l’appel du président du Faso et d’accompagner les serviteurs du peuple », a-t-elle relevé.

Gbetcheni Constantin

Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Protéger le consommateur

En dépit du contexte d’implémentation de la Révolution progressiste populaire (RPP) qui appelle, entre autres, au patriotisme et à la probité, des Burkinabè continuent de sombrer dans la cupidité. Le désir immodéré de se faire de l’argent, parfois au mépris des règles de la République, habite encore de nombreux commerçants. Alors que la structure des prix leur garantit généralement une marge bénéficiaire, ils trouvent encore moyen d’augmenter les prix pour satisfaire leur soif d’argent.

La relative pénurie de ciment, due à des contraintes énergétiques qui ont amené les cimenteries à réduire leurs productions, a permis une fois de mesurer l’avidité d’argent de certains commerçants. Malgré cette situation, les prix ont été maintenus aux plafonds réglementaires, à raison de 5 000 F CFA pour le sac de CPJ 35 et 5 750 F CFA pour le sac de CPA 45, mais c’est sans compter avec les spéculateurs. Des augmentations de l’ordre de 250, 500, 750, voire 1750 F CFA ont été pratiquées sur le prix du sac de ciment, à Ouagadougou ou à l’intérieur du pays au mépris, de la réglementation en vigueur.

Fort heureusement, la brigade Laabal, lors d’une opération de contrôle des prix, menée le week-end écoulé, a pu mettre la main sur plusieurs commerçants pour délit de surfacturation. Des factures établies pour des clients ont été exhibées pour confondre les fautifs qui, malgré tout, voulaient nier les accusations de surfacturation. A l’heure où nous sommes, et si ce n’est déjà fait, les commerçants, tombés dans les mailles des filets de la brigade Laabal sont soumis à des travaux d’intérêt général, pour prévenir toute récidive de leur part. Ils vont rendre témoignage.

L’attitude de ces vendeurs de ciment est inadmissible. Pendant que l’Etat burkinabè fait de gros sacrifices pour un encadrement strict des prix de cette matière, indispensable à la construction de maisons et autres infrastructures, eux ils font dans la spéculation. C’est ramer à contre-courant des politiques publiques. Les « hors-la-loi » retiennent-ils pour autant la leçon du passé ? La question se pose légitimement, en considération des épisodes antécédents relatifs à la vente des bouteilles de gaz et des mobylettes. Le grappin a été mis sur plusieurs spéculateurs dans ces domaines.

Les intéressés ont d’ailleurs vu leurs biens saisis et revendus au profit du Trésor public, pour dissuader d’autres commerçants de leur emboîter le pas. Les vendeurs de ciment auraient dû tirer leçon du sort réservé à ces Burkinabè, avides d’argent, et ne pas succomber à la tentation. Hélas ! Comme on le dit, l’habitude est une seconde nature. Les commerçants véreux s’exposent à la volonté et à la détermination des autorités de faire respecter les prix sur le marché, afin de protéger le consommateur qui, au royaume de l’argent-roi, se retrouve dans les mains de toutes sortes de prédateurs.

Si des vendeurs persistent à trouver des subterfuges pour gonfler les prix et se remplir les poches, ils auront toujours en face d’eux, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) et la redoutable brigade Laabal qui abat un travail formidable pour instaurer l’ordre et la discipline. Ces valeurs cardinales sont promues par le capitaine Ibrahim Traoré, dans le cadre de la mise en œuvre de la RPP, en vue de construire un nouveau type de Burkinabè dont l’intégrité ne sera plus mise en doute. On ne peut pas se dire patriote et contribuer à renchérir le coût de la vie par des pratiques commerciales malsaines. Il est temps pour les commerçants sans foi ni loi de se ressaisir, pour ne pas continuer à faire négativement la Une de l’actualité.

Kader Patrick KARANTAO

Reconnaissance du statut de réfugié au Burkina: le comité national d’éligibilité tient sa première session de l’année

Dans le cadre de la reconnaissance du statut du réfugié au Burkina Faso, le comité national d’éligibilité s’est réuni ce mardi 7 avril 2026, au sein de la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF) pour sa première session de l’année 2026.

Cette séance est consacrée à l’examen de 145 dossiers de demandes d’asile, en vue de la reconnaissance du statut de réfugié au profit des demandeurs. L’ouverture des travaux de cette première session a été présidée par Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, par ailleurs président du comité national d’éligibilité. Dans un discours introductif, le secrétaire permanent de la CONAREF, l’ambassadeur Fulbert Traoré a salué la présence du premier responsable du département en charge des affaires étrangères, qui traduit l’engagement du gouvernement à promouvoir et à garantir la protection des réfugiés et des demandeurs d’asile sur le territoire burkinabè.

« Cette fidélité de notre engagement traduit la constance de notre pays dans la défense de la dignité humaine et la préservation des valeurs républicaines », a-t-il indiqué. Le secrétaire permanent de la CONAREF a également traduit sa reconnaissance au ministre pour l’accompagnement soutenu et l’appui stratégique apporté à la CONAREF pour l’accomplissement de ses missions. En lançant les travaux de cette première session, Karamoko Jean Marie Traoré a renouvelé l’engagement du Burkina Faso à veiller au respect des conventions auxquelles le pays s’est souscrit. Il a salué la régularité de la tenue des sessions du comité national d’éligibilité, grâce à un engagement soutenu de la CONAREF avec l’appui constant du Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR).

Le ministre a félicité les membres du comité investis dans cette mission pour la reconstitution de la dignité au profit des personnes en quête d’un nouvel espoir. « Le fait de vous engager dans une procédure simplifiée, c’est aussi un témoignage de reconnaissance de votre expertise, qui vous amène à travailler sur des dossiers sans la présence des différents concernés et de vous appuyer sur votre expérience pour faire des appréciations justes, fiables et permettant d’attribuer le statut qu’il faut à ceux qui sont dans le besoin », a affirmé le ministre. Il a par ailleurs invité les membres du comité à examiner les dossiers avec beaucoup d’application pour des résultats encore plus probants. A noter que le comité national d’éligibilité a trois jours pour examiner et analyser les 145 dossiers de demandes d’asile, suivant la procédure simplifiée de détermination du statut de réfugié. Ce travail fait suite aux missions d’enregistrement des demandeurs d’asiles, réalisées avec l’appui du HCR, dans les localités de Dédougou et de Kpuéré dans la région du Djôrô.

DCRP/MAE

Ouagadougou : les maraichers invités à libérer les abords des barrages

Dans un communiqué signé du Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouagadougou et dont Kantigui a obtenu copie, il est porté à l’attention des maraîchers, des horticulteurs et autres occupants des berges du barrage de Boulmiougou, des barrages n°1, 2, 3 et des zones environnantes qu’il est strictement interdit d’occuper ou d’exploiter les berges et les cuvettes des plans d’eau. Le communiqué précise que ces (…)

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Kantigui

kantigui2000@gmail.com

(+226) 25 31 22 89

Invité de la Rédaction: le Coordonnateur national de lutte contre la fraude (CNLF), l’inspecteur principal des douanes, Dr Mohamadi COMPAORÉ

Au Burkina de nombreuses institutions de l’État ont pour mission de lutter contre la fraude sous toutes ses formes, notamment la Douane et la Brigade mobile de contrôle économique, de la répression des fraudes (BMCRF) et de la Brigade nationale anti-fraude de l’or.

La rédaction des Editions Sidwaya a reçu comme invité le mardi 31 mars 2026, le Coordonnateur national de lutte contre la fraude (CNLF), l’inspecteur principal des douanes, Dr Mohamadi COMPAORÉ.

Dans cette séquence, monsieur COMPAORÉ explique les actions menées par la CNLF, contre les produits alimentaires impropres à la consommation comme le riz, la farine, les poulets, les huiles, les cubes et les boites de conserves qui inondent les marchés du Burkina Faso.

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