Partenariat public-privé: 39 projets PPP mûrs validés

La commission de Partenariat public-privé (PPP) a tenu sa première session ordinaire de l’année, lundi 23 mars 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. La rencontre a permis de valider un projet de programme PPP de 86 projets dont 39 projets mûrs et 47 en maturation.

Le Burkina veut faire du Partenariat public-privé (PPP) un levier stratégique de financement de son développement, sans alourdir la facture de la dette publique. La première session de la Commission PPP tenue le lundi 23 mars 2026, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, s’inscrit dans cette dynamique. Les travaux de cette session ont permis d’examiner et d’adopter le rapport de mise en œuvre du programme de l’année 2025 et de valider le projet de programme PPP de 2026.

Selon le directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), le Pr Hamidou Sawadogo, le Burkina Faso avait adopté en 2025 27 projets PPP mûrs, estimés à 6 529 milliards F CFA au profit de 10 départements ministériels. S’agissant du bilan de la mise en œuvre des projets, depuis la signature du premier projet PPP en 2015, sur un total de 24 projets, le taux moyen d’exécution physique au 31 décembre 2025 s’établit de 29,97%, contre un taux moyen d’exécution financière de 10,99% à la même période, a-t-il fait savoir.

Pour ce qui de 2026, la Commission a validé un projet du programme de partenariat public-privé de 86 projets dont 39 projets mûrs et 47 en maturation, qui sera adopté par l’Assemblée générale du Conseil présidentiel d’orientation et de suivi (CPOS) dans les prochains jours. Selon M. Sawadogo, ce sont des projets d’envergure dans les secteurs stratégiques comme les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’éducation, la santé, qui ont été négociés. D’un coût global de 9 000 milliards F CFA pour des maturités de 15 à 30 ans, ces différents projets vont contribuer à l’édification de la nation burkinabè, a-t-il précisé. Ils s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation du volet investissement du nouveau référentiel national de développement, le plan RELANCE. Un accent particulier sur la mobilisation des investisseurs nationaux pour la conduite de ses projets PPP ; quant aux investisseurs internationaux, ils viendront en complément aux nationaux, a confié le directeur exécutif du BN-GPB.

Un levier stratégique pour booster la croissance

Malgré les acquis enregistrés, la mise en route de certains projets a connu un retard, compte tenu d’un certain nombre de contraintes. Elles ont pour noms :  non-transmission des offres techniques et financières dans les délais par certains ministères, insuffisances dans la gestion des projets PPP par les sectoriels, non mise en place des cellules PPP dans certains départements, insuffisance d’évaluations préalables nécessaires à la validation du choix de l’option PPP pour la contractualisation, absence de financement pour la conduite et la maturation des projets, etc.

Tout en appelant les parties prenantes à surmonter ces contraintes et à passer à l’action, le Premier ministre a indiqué que, conformément aux orientations du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, l’ambition du Burkina Faso est de se donner les moyens de financer, mais aussi de concevoir et de gérer de manière performante des infrastructures structurantes dans les secteurs clés de développement. « Dans un contexte économique mondial difficile, l’Etat ne peut plus se limiter à la seule commande publique classique pour satisfaire les besoins de son fonctionnement. Le Partenariat Public-Privé s’avère un levier stratégique indispensable pour combler le déficit d’infrastructures et booster la croissance », a-t-il souligné.

Engagé dans la quête de sa pleine souveraineté, le pays des Hommes intègres a donc besoin d’investissements structurants dans les domaines porteurs comme les transports, l’énergie, les aménagements hydro-agro-pastoraux, les infrastructures et les industries. « Ces investissements garantissent une croissance économique forte, résiliente, inclusive, durable et créatrice d’emplois décents au profit des populations. Pour la réalisation des projets structurants, le Plan RELANCE accorde une place prépondérante au Partenariat public-privé (PPP) », a conclu le chef du gouvernement.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

Matchs amicaux Burkina # Guinée Bissau: Amir Abdou veut marquer ses pas

Le nouveau sélectionneur des Etalons, Amir Abdou, était face à la presse nationale ce lundi matin, à Ouagadougou. Après la présentation de son staff élargi et l’explication de sa liste de vingt-cinq (25) joueurs, le technicien franco-comorien dans un langage franc, a tracé les grandes lignes de sa vision à la tête des Etalons. Objectif affiché : réussir ses débuts face à la Guinée-Bissau et inscrire le Burkina Faso parmi les tops clubs.

L’ère Amir Abdou est désormais lancée. Successeur de Brama Traoré, le nouveau patron du banc des Etalons n’a pas fait dans la langue de bois pour sa première sortie officielle. Face à la presse, le lundi 23 mars 2026, il a insisté sur les valeurs de discipline et de compétitivité qui guideront sa mission.
« L’équipe nationale n’appartient à personne. Si un joueur est performant, il reste. S’il ne l’est pas, il travaillera en club », a-t-il martelé, annonçant clairement la couleur.
Diversité du staff technique
Autour d’Amir Abdou, on retrouve notamment Bouziane Benaraibi (1er adjoint) et l’ancien international burkinabè, Jonathan Zongo en qualité de 2e adjoint. Le sélectionneur a également mis l’accent sur l’analyse de la performance avec deux analystes vidéo chargés de disséquer le jeu des adversaires et de suivre les binationaux évoluant en Europe. Sur le plan médical, il s’est dit « surpris et satisfait » de la qualité des infrastructures locales, tout en annonçant un renforcement en kinésithérapie et en ostéopathie.
Des retours et une nouvelle génération confirmée
Pour la double confrontation amicale des 28 et 31 mars au Stade du 4 Août, le sélectionneur a convoqué un groupe de vingt-cinq (25) joueurs. Deux nouveaux joueurs honorent leur première sélection : Lohann Doucet et Elohim Kaboré. Âgé de 21 ans, Lohann Doucet, milieu défensif du Paris FC, évoluant à Dunkerque en Ligue 2 française, incarne un profil moderne de récupérateur. Elohim Kaboré, 19 ans, formé à l’ASEC Mimosas et aujourd’hui à Hammarby IF en Suède, symbolise la volonté du sélectionneur d’injecter du sang neuf. D’autres joueurs signent leur retour en sélection, à l’image de Dylan Ouédraogo, absent depuis 2021, ou Ibrahim Bancé et Mohamed Ouédraogo.
Très actif sur le terrain ces derniers jours pour superviser ses joueurs, le sélectionneur semble déjà en mode commando. Reste désormais à transformer ce discours en résultats concrets.
Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Economat des Forces de défense et de sécurité: le premier point de vente de l’antenne régionale de Bankui inauguré

Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a présidé le lancement officiel des activités de l’antenne régionale de l’Economat des Forces de défense et des forces de sécurité, le mercredi 18 mars 2026 à Dédougou.

L’Economat des Forces de défense et des forces de sécurité s’est installé dans la région de Bankui. Son tout premier point de vente, situé à cheval entre la 16e Compagnie d’incendie et de secours de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers de Dédougou et le siège local de l’ONATEL à Dédougou, a été inauguré le mercredi 18 mars 2026, sous la présidence du gouverneur de la région, Babo Pierre Bassinga.

Pour le directeur général de l’Economat des Forces de défense et des forces de sécurité, l’intendant colonel Yves Borèma Bado, l’esprit de cette initiative est de proposer des produits alimentaires de grande consommation et d’autres types de marchandises à des prix abordables ou sociaux aux personnels des Forces combattantes à l’échelle de la garnison de Dédougou. Il a donc pour mission d’acquérir, emmagasiner et vendre à des prix étudiés les produits alimentaires comme le riz, les pattes alimentaires, les sardines, le sucre et l’huile.

La gamme des produits s’élargit à des réfrigérateurs, gazinières, motocyclettes et téléviseurs. L’intendant colonel Yves Borèma Bado a précisé que le but est de tranquilliser les hommes et les femmes qui se sacrifient au quotidien pour que le pays tienne debout. De manière caricaturale, il a présenté l’initiative comme « un établissement créé par un employeur en vue de permettre à ses employés d’avoir des biens et services à des prix économiques ». Il a invité les bénéficiaires à s’approprier les articles proposés. Aussi, sont-ils priés de respecter le code d’éthique et de la déontologie établie en la matière. Déjà opérationnel dans six régions du pays, l’Economat se fixe pour objectif de couvrir l’ensemble des régions en 2026, à en croire son premier responsable.

Dynamisation de l’économie nationale

De l’avis du commandant de la 5e Région militaire, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly, l’ouverture de ce point de vente constitue une réponse aux besoins des forces combattantes et de leurs familles. « Elle exprime une volonté partagée d’améliorer les conditions de vie, de renforcer le bien-être et de soutenir le moral de ceux qui veillent sur la sécurité, la stabilité et la souveraineté du Burkina Faso », a-t-il ajouté.

Quant au gouverneur, Babo Pierre Bassinga, il a salué la mise en œuvre de cette vision des plus hautes autorités dans la région. Il a martelé que l’Economat apparait comme un levier de soutien et de solidarité à l’endroit des forces combattantes et de leurs proches. En plus d’avoir une vocation sociale, l’Economat des Forces de défense et des forces de sécurité, défend M. Bassinga, contribue à la dynamisation de l’économie nationale et à l’effort de stabilisation des prix de certaines denrées alimentaires de grande consommation. C’est pourquoi les autorités régionales et les services techniques déconcentrés sont mobilisés pour accompagner l’implémentation de cette initiative au niveau local.

Yacouba BELEM

Commune de Bobo-Dioulasso: de nouveaux textes pour rendre la ville plus propre

La commune de Bobo-Dioulasso a lancé, le mercredi 18 mars 2026, une nouvelle règlementation relative à la salubrité urbaine et à la gestion des déchets solides ménagers et assimilés dans la ville. Ces nouveaux textes visent à mieux organiser la gestion des ordures et à rendre la ville plus propre.

Les ménages à Bobo-Dioulasso ont désormais l’obligation de rendre leur cadre de vie plus propre. Ils ont également le devoir d’entretenir la devanture de leurs concessions. En outre, les ménages ont l’obligation de disposer d’une poubelle et de s’abonner aux opérateurs privés d’assainissement pour l’enlèvement de leurs ordures. Le coût de l’abonnement varie entre 1 500 F CFA à 5 000 F CFA en fonction de la taille du ménage. Les promoteurs des débits de boisson, des restaurants ou des kiosques sont soumis aux mêmes obligations. Ils doivent aussi s’abonner pour l’enlèvement des déchets dont le montant sera déterminé en fonction de leurs activités.

Ces ordures seront acheminées dans des décharges provisoires en attendant d’en avoir de définitive. C’est du moins le contenu de l’arrêté portant réglementation de la salubrité urbaine et de la gestion des déchets solides ménagers et assimilés dans la ville de Bobo-Dioulasso adopté par la délégation spéciale communale. Ces nouveaux textes seront mis en application après une période de sensibilisation de trois mois.

Les forces de sécurité et surtout la Brigade Laabal seront mises à contribution pour la mise en œuvre effective de ces nouvelles mesures. Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso himself, Laurent Koutoukou Kontogom, a présenté, le mercredi 18 mars 2026, ces nouvelles réglementations en matière de salubrité aux forces vives, aux associations et à d’autres acteurs de la commune de Bobo. Il leur a expliqué le contenu de cet arrêté communal, les obligations de chaque partie prenante et les sanctions prévues en cas de non-respect des dispositions prévues dans l’arrêté. Il a appelé les Bobolais à s’approprier cette nouvelle règlementation.

« Nous comptons sur la bonne compréhension des ménages et des agents économiques pour que cette réglementation prenne corps et s’applique à tous. Nous allons communiquer pour que tout le monde comprenne le bien-fondé de cette réglementation et qu’ensemble on coproduise la salubrité urbaine dans la commune de Bobo-Dioulasso et avoir la ville la plus propre au Burkina-Faso », a souligné le PDS. Les participants ont salué l’adoption de ces nouveaux textes qui vont, à les entendre, permettre de rendre à la ville de Bobo-Dioulasso son lustre d’antan.

Adaman DRABO

« Opération « Ramadan ni yanmaarô »: 1 060 poulets congelés impropres à la consommation saisis

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a animé un point de presse le 19 mars 2026 à Ouagadougou pour présenter deux importantes saisies réalisées dans le cadre de l’opération « Ramadan ni yanmaarô », qui signifie 𝘙𝘢𝘮𝘢𝘥𝘢𝘯 𝘴𝘢𝘪𝘯 en langue Dagara. Cette opération vise à protéger la santé des populations et à assainir le marché pendant la période de jeûne et des fêtes.

 Face aux hommes et femmes de médias, le Coordonnateur national, Dr Mohamadi Compaoré, entouré de ses collaborateurs, a détaillé les résultats des actions menées par les équipes de la CNLF. La première opération a permis la saisie de 1 060 poulets congelés impropres à la consommation, en provenance d’un Etat voisin. Introduits frauduleusement sur le territoire national, ces produits alimentaires en état de putréfaction représentaient un risque réel pour la santé publique.

La seconde saisie concerne 1 000 cartons de boissons alcoolisées de marque Martens, introduits frauduleusement sur le territoire national. La valeur marchande de cette cargaison est estimée à plus de 16,5 millions F CFA. Cette fraude a entraîné un contournement de plus de 7 millions F CFA de droits et taxes, ainsi qu’un manque à gagner de plus  de 2,5 millions F CFA au titre du Fonds de soutien patriotique(FSP). A travers ces opérations, la CNLF réaffirme sa détermination à lutter contre toutes les formes de fraude économique, commerciale, fiscale et environnementale.

Le coordonnateur national, Dr Mohamadi Compaoré a salué l’engagement des équipes opérationnelles et a invité les populations à collaborer davantage avec les services compétents en dénonçant toute activité suspecte. Il a également rappelé que l’opération « Ramadan ni yanmaarô», s’inscrit dans une dynamique de protection des consommateurs et de préservation des recettes de l’Etat particulièrement durant cette période sensible où la consommation de produits alimentaires augmente.

 

DCRP/CNLF

Libertés religieuses : adoption d’un avant-projet de loi

Le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a présidé, la session ordinaire du Conseil des ministres, le jeudi 19 mars 2026. Selon le ministre Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation et pour l’épanouissement des Burkinabè conformément à la vision de la Révolution progressiste populaire.

Pour le compte du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats des campagnes 2025-2026 de la vaccination contre les maladies animales prioritaires, de déparasitage et d’insémination artificielle. « Nous sommes passés de 7 maladies prioritaires à 10 cette année. Et pour la première fois au Burkina Faso, nous avons mené une vaccination contre les maladies des poissons », indique le ministre délégué chargé des Ressources animales, M. Amadou Dicko.

Les résultats affichent 2,8 millions de bovins vaccinés (+12% par rapport à la campagne précédente), 4,8 millions de petits ruminants (+36%), 19 millions de volailles traitées contre la maladie de Newcastle, plus de 148 000 carnivores vaccinés contre la rage (+50%) et 1,4 million de poissons protégés. M. Dicko souligne que pour la présente campagne plus de 5,3 millions d’animaux ont été déparasités, et plus de 12 000 vaches inséminées. Cette campagne a bénéficié d’un accompagnement financier consistant de l’Etat. Plus de 2,8 milliards F CFA investis, avec une subvention moyenne de 70%, 6 vaccins totalement gratuits et 4 fortement subventionnés. Cette dynamique traduit la volonté du gouvernement de protéger le cheptel et soutenir les éleveurs.

Des sanctions contre les propos haineux et les nuisances liées à l’exercice du culte

Pour le compte du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un avant-projet de loi relatif aux libertés religieuses. Selon le ministre d’Etat, Emile Zerbo, l’avant-projet de loi sur les libertés religieuses vise à consolider la cohésion nationale. « Il s’agit pour l’Exécutif de combler le vide juridique qui caractérisait jusque-là l’encadrement de l’exercice des libertés religieuses », souligne-t-il.

Cet avant-projet de loi réaffirme la liberté de culte, encadre l’implantation des lieux de culte selon les règles d’urbanisme avec une interdiction dans les services publics, excepté les établissements de santé, les prisons et les casernes. Il prévoit des sanctions contre les propos haineux et les nuisances liées à l’exercice du culte. Cet avant-projet de loi marque une étape importante dans la consolidation du modèle burkinabè de la laïcité, conciliant libertés religieuses et ordre public.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

La foi au service de la paix

Après un mois de ferveur, de discipline, de privation et de solidarité, les fidèles musulmans du Burkina Faso ont célébré, le vendredi 20 mars 2026, l’Aïd el-Fitr, marquant la fin du Ramadan. Durant ce mois, les croyants ont observé le jeûne, multiplié les prières et renforcé les gestes de partage envers les plus démunis.

Ce moment de spiritualité intense a la particularité d’avoir coïncidé cette année avec le carême chrétien. En effet, les chrétiens, eux aussi, sont engagés dans une période de quarante jours de prière, de pénitence et de partage, qui connaîtra son épilogue le 5 avril prochain avec Pâques. Cette concomitance entre Ramadan et carême illustre à souhait qu’au-delà des différences de rites, ces deux chemins de foi convergent vers des valeurs universelles d’humilité, de partage et d’amour du prochain. C’est donc en vertu de cette foi en la force de la prière que les autres confessions religieuses se sont jointes aux musulmans sur les lieux de prière à travers le pays pour ensemble implorer Dieu pour la paix.

Dans un pays qui amorce progressivement sa sortie d’une crise sécuritaire ayant mis à rude épreuve la paix et la cohésion sociale, cette convergence spirituelle revêt une portée particulière. Elle rappelle que les fondements du vivre-ensemble résident dans la capacité des Burkinabè à s’unir autour de l’essentiel : la solidarité et l’unité. Les prières dans les mosquées comme dans les églises, les actes de générosité posés au quotidien, les sacrifices consentis dans le silence des consciences constituent autant de piliers sur lesquels peut se reconstruire une nation forte et résiliente.

De Banfora à Dori, de Dédougou à Fada N’Gourma, de Ouahigouya à Gaoua, les voix se sont unies dans une même imploration pour la paix. Ces élans de foi, portés par des millions de Burkinabè, témoignent d’une volonté collective de tourner la page de l’adversité pour ouvrir celle d’une Nation réconciliée avec elle-même et résolument tournée vers un avenir de paix durable. Ils traduisent également un soutien moral indéfectible aux Forces combattantes engagées sur le terrain pour la reconquête de l’intégrité territoriale et la sécurisation des populations.

Cette coïncidence entre Ramadan et carême doit être perçue comme un signe, une opportunité offerte à la Nation de raffermir ses liens et de consolider son socle social. Elle invite les Burkinabè à inscrire durablement dans leur quotidien les valeurs de tolérance et d’entraide vécues durant ces périodes de jeûne. A un moment où certains Burkinabè, du fait de l’insécurité, ont tout abandonné pour chercher gîte et couvert dans des zones plus sûres, cette solidarité doit se poursuivre envers eux, mais aussi envers les plus démunis dans nos familles, nos quartiers, nos villes et nos villages.

Comme l’a si justement souhaité le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, toutes ces valeurs observées durant le mois de Ramadan doivent rythmer la vie au quotidien et renforcer la détermination commune des Burkinabè à bâtir une Nation inclusive, de paix et de fraternité. Cet appel est une invite à ne pas reléguer ces vertus au seul cadre religieux, mais à en faire le socle de notre engagement citoyen et quotidien. Que cette double période de recueillement et de foi inspire donc chaque Burkinabè à œuvrer, avec constance et conviction, pour un Burkina Faso de paix.

Par Assetou BADOH

Tentative d’immixtion de l’UE au Niger: la veille citoyenne dit niet

Les pays de la Confédération des Etats du Sahel ont fustigé, à travers des rassemblements de leur peuple, la tentative d’ingérence du Parlement européen dans les affaires intérieures du Niger, samedi 21 mars 2026. A Ouagadougou, au rond-point des Nations unies rebaptisé « rond-point camarade Ibrahim Traoré », des membres de la veille citoyenne et des patriotes ont dit non à la volonté européenne de libérer l’ex-Président, Mohamed Bazoum, par une intervention militaire.

La soirée du samedi 21 mars 2026 a connu à Ouagadougou, une mobilisation de membres de la veille citoyenne et de patriotes, au rond-point des Nations unies rebaptisé « rond-point camarade Ibrahim Traoré ». Et pour cause, la dénonciation de la tentative d’immixtion de l’Union européenne (UE) dans les affaires intérieures du Niger, l’un des pays de la Confédération des Edestats du Sahel. En effet, de façon simultanée, les trois pays de l’AES que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont mobilisé leur peuple pour protester contre cette volonté d’ingérence. Le membre de la Coordination nationale des associations de la veille citoyenne (CNAVC), Lassané Sawadogo, a déclaré que la coordination rejette catégoriquement la résolution du Parlement européen qualifiée d’ingérence politique inacceptable dans les affaires souveraines d’un Etat africain.

« Cette décision du Parlement européen est une attitude paternaliste sur le plan politique en déphasage avec les réalités du Sahel dans un contexte où ses Etats sont engagés dans un processus de reconquête du leur souveraineté », a-t-il indiqué. Le porte-voix de la CNAVC a martelé que cette souveraineté est non négociable. Il a aussi fait savoir que la résolution des questions politiques du Niger relève des seules prérogatives des autorités nigériennes et du peuple nigérien dans les réformes entamées.

Une « grande » mobilisation populaire le 28 mars prochain

M. Sawadogo a annoncé, par ailleurs, l’organisation d’une « grande » mobilisation populaire, samedi 28 mars prochain, au rond-point des Martyrs, à Ouaga 2000, à partir de 8 heures. La coordination a, en outre, informé de la tenue prochaine de conférences, dans la même dynamique. Pour le membre de la CNAVC, c’est toujours pour dénoncer la tentative d’ingérence du Parlement européen dans les affaires internes des Etats de la Confédération AES. « Les mobilisations populaires prévues seront l’expression claire et déterminée de la volonté des peuples du Sahel de défendre leur souveraineté et de rejeter toute tentative d’ingérence extérieure », a-t-il insisté.

Des participants ont soutenu que la résolution européenne est déconnectée du contexte sécuritaire et politique propre au Sahel. Selon le président du mois de la CNAVC, Omar Michel Kopia, l’UE et les valets locaux de l’impérialisme vont faire face à une contre-attaque « rigoureuse » et « intense » des populations de l’AES. « Celui qui veut s’attaquer au Niger, veut également s’attaquer à l’AES. Par conséquent, nous allons nous ériger contre l’attaquant », a-t-il laissé entendre. Le président de la veille citoyenne du « rond-point camarade Ibrahim Traoré », Amado Compaoré, a affirmé que la veille citoyenne est prête à tout moment à riposter contre une éventuelle forfaiture de l’UE et de tous les ennemis des Etats du Sahel.

Le vice-président de la Commission nationale de l’AES, Adama Siguiré, a dit ne pas comprendre cette attitude de l’UE qui n’a dit mot pour ce qui se passe en Iran présentement et l’intervention des Etats-Unis au Venezuela, entre autres. « Nous n’allons donc pas accepter cette posture arrogante de l’UE. Et, nous allons faire comprendre à l’UE que l’AES est déterminée à conduire seul son destin », a-t-il relevé. Quant au membre de la veille citoyenne, Assèta Harvey surnommée « maman panafricaine », elle a affiché la détermination du peuple burkinabè pour dire « merdre » à l’UE. « Bazoum n’est pas notre priorité, car il y a beaucoup de préoccupations à résoudre dans l’espace AES », a-t-elle avisé.

Boukary BONKOUNGOU

Célébration de l’Aïd el-Fitr : Le mouvement sunnite invite le peuple à la droiture

Les membres du Mouvement sunnite du Burkina Faso ont prié, vendredi 20 mars 2026, à Ouaga 2 000, pour célébrer la fin du mois de Ramadan.

Le Mouvement sunnite du Burkina Faso (MSBF) après 29 jours de jeûne marqué par de « dures » privations du lever du soleil à son couchant, des prières « intenses » et le partage, ont honoré la fin du mois de Ramadan. En effet, ses membres ont prié, à l’occasion de la célébration de l’Aïd el-Fitr, communément appelée « fête de Ramadan », sous la conduite de l’imam, Dr Mohamad Kindo, en présence des membres du gouvernement, vendredi 20 mars 2026, à Ouaga 2 000. Il s’agit des ministres de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, du ministre d’Etat de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division, Célestin Simporé et du secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara. Cette célébration s’est déroulée sous le signe du pardon, de l’union, de la solidarité et de la cohésion sociale pour un retour de la paix au Burkina Faso confronté au terrorisme.

L’imam, Dr Mohamad Kindo a dirigé…

Dans son sermon, Dr Mohamad Kindo a exhorté les Burkinabè à la promotion de la paix, au partage, à la cohabitation pacifique qui sont les fondements essentiels de l’Islam. Il a indiqué que l’Islam prône le vivre-ensemble et n’appartient qu’à Dieu. C’est pourquoi, il a appelé les individus qui méprisent la religion musulmane au respect de ladite religion.  L’imam Kindo a également prôné l’union de tous les Burkinabè tout en les invitant à la droiture.

« Un grand jour »

Le président national du MSBF, El Hadj Oumarou Zoungrana, a soutenu que la fête de Ramadan est un grand jour pour les musulmans et le monde entier. Il a salué la présence de la délégation gouvernementale à cette prière. El Hadj Oumarou Zoungrana a aussi expliqué que ladite célébration est une fête de pardon, de vivre-ensemble et de prière. Il a confié que le sermon du guide Kindo vient à point nommé, car la situation nationale doit amener à une vie de partage et d’union. Le ministre d’Etat de la Guerre et de la Défense patriotique, porte-voix de la délégation gouvernementale, a affirmé que cette fête est un grand jour pour les fidèles musulmans du Burkina et du monde entier.

… la prière de l’Aïd el-Fitr du MSBF, à Ouaga 2 000.

A ce propos, il a signifié que l’équipe du gouvernement a été mandatée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, à venir communier dans la solidarité avec les frères et sœurs musulmans. « C’est un message de solidarité envers la communauté musulmane dans son ensemble au Burkina Faso et le peuple burkinabè. Nous profitons de l’occasion pour souhaiter que Dieu ramène la paix au Burkina Faso et améliore considérablement et davantage la situation sécuritaire afin de permettre un retour des Burkinabè au bercail tout en vaquant à leurs occupations pour un Burkina Faso radieux et prospère », a déclaré le général de division Célestin Simporé.

Le président du MSBF, El Hadj Oumarou Zoungrana : « l’Aïd el-Fitr est une fête de pardon, de vivre-ensemble et de prière ».

Il a estimé que le Burkina Faso en a les capacités à travers la prière, l’union et la détermination. « Le peuple burkinabè est uni et solidaire malgré toutes les tentatives déstabilisatrices qui proviennent de l’extérieur et de l’intérieur du pays. Nous sommes tous convaincus qu’ensemble, nous allons tous réussir à ramener la paix dans notre chère nation », s’est convaincu le ministre d’Etat chargé de la guerre. Il a rendu un hommage « vibrant » aux « vaillantes » Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) et au peuple burkinabè qui luttent contre l’hydre terroriste pour un retour de la paix au pays des Hommes intègres.

Boukary BONKOUNGOU

 

 

 

 

 

Ramadan 2026 : Les musulmans de Manga prient pour le retour de la paix

Les fidèles musulmans de Manga ont prié pour le retour de la paix et de la cohésion sociale à l’occasion de l’Aïd el-Fitr célébrée, le vendredi 20 mars 2026.

Parés de boubous pour certain avec nattes de prières et chapelets en main, des fidèles musulmans de Manga, au nombre de plusieurs, ont pris d’assaut la place de défilée du 11-décembre de Manga, situé au secteur n°5 de la ville, pour la grande prière marquant la fin du mois de Ramadan. Après 30 jours de jeûnes, de prières et d’adorations, ces hommes, femmes et enfants ont prié, à cette occasion, pour le retour de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso. Au terme de la prière, l’Imam El Hadj Salif Ouanga, a appelé les musulmans au pardon, à la tolérance mutuelle et au vivre-ensemble. Il les a également exhortés à continuer d’exercer leur foi et à pérenniser les bonnes actions après cette période de pénitence. Au regard du contexte actuel marqué par l’insécurité, a-t-il dit, l’on a imploré Dieu qu’il ramène la paix au pays des hommes intègres. Il a souhaité que le Tout-puissant montre à ses coreligionnaires, le Ramadan prochain dans la santé et dans la paix.

La gouverneure du Nazinon, Yvette Nacoulma, à la tête d’une délégation régionale, a dit être venue communier avec l’ensemble de la communauté musulmane de sa circonscription administrative qui célèbre la fête du Ramadan. Selon elle, après 30 jours de pénitence, de prières et d’invocations pour la paix, la sécurité et le développement du pays, il était de bon ton que l’on puisse marquer une solidarité aux côtés des fidèles musulmans. « Que toutes ces prières, durant ces 30 jours, nous apportent paix, sécurité, abondance, bien-être et développement dans la région et partout ailleurs au Burkina Faso », a formulé la gouverneure Nacoulma qui a aussi exprimé toute sa reconnaissance à la communauté musulmane pour sa grande contribution à l’accalmie observée au plan sécuritaire dans le Nazinon. « Nous leur demandons de rester en alerte pour mener toujours les sensibilisations et contribuer à l’effort de paix », a-t-elle désiré. La première responsable du Nazinon a invité les fidèles musulmans à continuer à soutenir les actions du gouvernement et les initiatives présidentielles qui ont pour objectifs d’accélérer le développement du pays et de contribuer au bonheur des burkinabè. « Je souhaite une très bonne fête de Ramadan à tous les musulmans de la région et du Burkina Faso », a-t-elle exprimé.

Noufou Sawadogo