Reconquête du territoire: 333 nouveaux « boys » prêts à défendre la patrie

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La 4e région militaire a organisé la cérémonie de fin de formation et de présentation au drapeau national du contingent 2025, le jeudi 5 février 2026, au camp Liptako de Dori.

Après trois mois de formation au Centre régional d’instruction (CRI) de la 4e région militaire, les 333 soldats du contingent 2025 ont été présentés au drapeau, le jeudi 5 février 2026, marquant ainsi leur fin de formation. Issus des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de la région du Liptako, les « boys » ont reçu leurs épaulettes en présence des responsables militaires, des familles et proches.

A en croire le commandant adjoint du CRI, le lieutenant Moussa Dalbilgou, la formation s’est articulée en six phases à savoir la phase administrative, d’adaptation, d’apprentissage des règlements, d’apprentissage technique, la consolidation des acquis et enfin celle d’aguerrissement et de la cohésion sociale. Pour lui, ces jeunes soldats ont suivi un programme de formation militaire incluant les domaines pluridisciplinaires tels que l’environnement militaire, la formation physique, militaire et sportive et enfin la formation au combat. « Vous voilà enfin au bout de ces trois mois de formation intense durant lesquels, vous avez été éprouvés de façon multiforme.

Certes, la traversée a paru interminable pour bon nombre d’entre vous, mais, sachez que vous en sortez grandis en termes de compétences doublées de caractères essentiels faisant de vous des membres à part entière de notre noble famille militaire burkinabè », a-t-il lancé aux soldats de la classe 2025. Pour finir, le lieutenant Dalbilgou leur a demandé d’être des dignes représentants de l’armée burkinabè en tout lieu et en toute circonstance avec pour principes fondamentaux le respect des règles militaires, des droits des citoyens et de leurs biens, tout en gardant un esprit de collaboration et de cohésion.

« Servir avec loyauté, honneur et fidélité »

S’adressant aux soldats de la classe 2025, le chef de bataillon, le commandant du 41e Régiment d’infanterie commando (RIC), le commandant Fayçal Ilboudo, représentant le commandant de la 4e région militaire a déclaré qu’ils sont désormais dignes d’être considérés non plus comme des recrues mais comme des soldats aptes pour le métier des armes. « Soldats du contingent 2025, votre devoir est de servir avec loyauté, honneur et fidélité votre armée. Le drapeau auquel vous avez eu l’honneur d’être présentés, incarne à lui, ce que vous aimez et défendez.

C’est le patrimoine de sueur et de sang que nous ont légué nos ancêtres. Il constitue pour tous, le signe de ralliement dans l’unité pour le meilleur comme pour le pire », a-t-il rappelé. Il a en outre précisé que le contingent 2025 représente un apport en personnel pour l’armée dans le cadre de la reconquête du territoire. Pour ce faire, il a exhorté les jeunes soldats à mettre en pratique toutes les connaissances acquises et surtout de continuer à apprendre pour le succès de leur carrière. Pour sa part, le représentant du contingent 2025, le soldat de 2e classe, Adama Hassane, a exprimé sa reconnaissance de faire partie de la grande famille des forces armées nationales. A cet effet, avec ses frères d’armes, ils entendent défendre la patrie jusqu’au sacrifice suprême.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

Grand prix cycliste RTB: les détails de la deuxième édition

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Les organisateurs du Grand prix cycliste RTB ont échangé avec les journalistes, le jeudi 5 février 2026, à Ouagadougou, sur les grandes articulations de la deuxième édition prévue pour le 15 février sur le Boulevard Thomas-Sankara.

L’édition 2026 du Grand prix cycliste RTB sera ouverte aux deux autres pays de l’AES. C’est l’innovation majeure de la compétition annoncée par les initiateurs lors d’une conférence de presse le jeudi 5 février 2026. La course se tiendra le dimanche 15 février 2026, à partir de 7h sur le Boulevard Thomas-Sankara. Les participants qui seront issus des clubs affiliés à la Fédération burkinabè de cyclisme et à celles maliennes et nigériennes vont se mesurer sur un circuit fermé de 5,1 km à boucler plusieurs fois. Les dames devront le faire six fois, soit une distance totale de 30,6 km. Les hommes eux, auront 25 tours à effectuer pour une distance de 127,5 km à parcourir, ont indiqué les conférenciers.

Concernant les récompenses, 1 850 000 FCFA sont prévues comme primes et récompenses au classement pour les dames. La première à l’arrivée chez les Elites dames empochera 500 000 FCFA. La 2e aura 300 000 CFA et la 3e repartira avec 250 000 FCFA. En Elites hommes, le premier décrochera un million de FCFA. Le second, 600 000 FCFA et le 3e 400 000 FCFA. A ce niveau, ce sont 2 900 000 FCFA qui sont prévus pour récompenser les 10 premiers au classement. Des prix sont également prévus dans des sections spécifiques. Par exemple, le meilleur de l’AES récoltera 100 000 FCFA et les meilleurs des provinces hors les sociétaires des clubs AJCK et MAKAFA seront primés. Tout en invitant la population de Ouagadougou et ses environs à effectuer massivement le déplacement pour ce rendez-vous de la petite reine qui marque la rentrée sportive de la discipline, la RTB par la voix de son directeur général promet au public, un spectacle « inédit ».

Spectacle à vivre en direct et en intégralité sur tous les canaux de diffusion du groupe média que sont la Télévision nationale, la Télévision Zénith, la Télévision RTB3, la Radio nationale et l’ensemble des plateformes digitales de la RTB, a précisé Atéridar Galip Somé. La IIe édition du Grand prix cycliste RTB a pour thème : « Avec le Peuple, la RTB pédale pour la Victoire ». Aux dires du DG Somé, elle s’inscrit dans la volonté d’offrir un programme sportif de haut niveau au public tout en montrant au reste du monde que le Burkina Faso reste debout et résolument orienté et engagé dans son combat pour le développement et l’épanouissement de ses populations. L’événement est placé sous le patronage du Premier ministre, chef du gouvernement, la présidence du ministre chargé de la Communication, le parrainage du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, et le co-parrainage de El hadj Mahamadi Ouédraogo, opérateur économique, président du Patronat de la région du Nord.

Voro KORAHIRE

Assurance maladie universelle: les bénéficiaires satisfaits des prestations

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La caisse nationale de l’assurance-maladie universelle à organisé une tournée en compagnie de la presse au sein des hôpitaux Bogodogo et Yalgado Ouédraogo à l’effet de constater l’engouement autour de l’assurance maladie universelle, jeudi 5 février 2026 à Ouagadougou.

En ambulatoire comme en séjour, les assurés et les bénéficiaires des prestations de l’assurance maladie universelle manifestent un ouf de soulagement depuis le 1er février 2026. Pour en faire le constat, la Caisse nationale de l’assurance-maladie universelle (CNAMU) a convié la presse à une tournée dans deux grandes formations sanitaires, jeudi 05 février 2026 à Ouagadougou. Il s’agit des Centres hospitaliers universitaires (CHU) de Bogodogo et Yalgado Ouédraogo.

La gestionnaire administrative des patients au CHU Yalgado Ouédraogo, Mariam Thiombiano, a expliqué le processus pour bénéficier d’une prestation. « Il faut d’abord disposer de la carte ou détenir la fiche d’immatriculation provisoire, présenter son ordonnance de consultation plus l’un des documents précités à la caisse. La caisse délivre un bon dûment rempli et cacheté au service de facturation, selon la prestation prescrite par le médecin. Le patient peut ensuite s’acquitter de 30% du montant à la caisse », a-t-elle détaillé.

Pour Mme Thiombiano, la routine s’installe au fur et à mesure depuis le lancement des prestations. « De façon générale, nous constatons un soulagement chez les patients qui expriment leur joie de voir se concrétiser ceux que beaucoup d’entre eux considéraient comme un serpent de mer », a-t-elle poursuivi.

Le RAMU un contrat social salvateur

Mariam Thiombiano a révélé que le CHU Yalgado Ouédraogo a enregistré, au cours de la semaine, 13 patients dont 12 patients en ambulatoire. Bénéficiaire de l’assurance maladie universelle, Paligwende Thierry Silga est heureux de bénéficier de la prise en charge de 70% des frais de soins. « Le médecin m’a prescrit cinq séances d’acupuncture. Avec le lancement des prestations, je suis venu me renseigner pour voir si c’était possible de bénéficier des réductions de 70 %. Pour ma part, au lieu de payer 25 000 FCFA pour mes séances, j’ai payé 7 500FCFA », s’est-il réjoui.

Au CHU Bogodogo, 7 patients ont profité des prestations de l’AMU depuis le 1er février. Son attestation provisoire en main, Téga Ouédraogo s’est dit heureux de constater l’effectivité de l’assurance maladie universelle. « Je suis suivi au service de rhumatologie et certaines prestations, auparavant hors de portée sont désormais abordables. Les prestations éligibles et le taux de réduction constituent un poids de moins sur nos épaules », a-t-il confié.

Emmanuel BICABA

 

Cérémonial militaire: deux tableaux en l’honneur du père de la Révolution

Le 4e cérémonial d’hommage militaire au capitaine Thomas Sankara et ses douze compagnons a eu lieu dans l’après midi du jeudi 5 février 2025, au Mémorial Thomas-Sankara.

Le 15 octobre 2025, à l’occasion de la 38e commémoration de l’assassinat de Thomas Sankara et ses douze compagnons, un cérémonial militaire mensuel d’hommage a été institué chaque premier jeudi du mois. Le quatrième « round » de ce cérémonial s’est déroulé, le jeudi 5 février 2025, au Mémorial Thomas-Sankara. Deux tableaux ont meublé ce cérémonial exécuté par le Groupement d’escorte et d’honneurs de la Gendarmerie nationale.

Le premier intitulé « La grande relève de la garde du Mémorial Thomas-Sankara » est le remplacement d’une garde par une autre. Très solennelle, son objectif est d’assurer la continuité et la sécurité tout en marquant le respect des traditions militaires et nationales. Elle vise également à renforcer le patriotisme et la mémoire collective.
Le second tableau est la sortie des chevaux. Il magnifie la dignité du pouvoir, la gloire du militaire et la noblesse du service de l’Etat. La présence des chevaux dans ce tableau évoque le passé glorieux et la dimension mythique du capitaine Thomas Sankara, le père de la Révolution.

L’ensemble de ces tableaux se sont déroulés en présence de plusieurs personnalités dont le ministre, directeur de cabinet du président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson Médah.

Il a rappelé que ce cérémonial s’inscrit dans le cadre des actions de la réhabilitation du père de la Révolution entamées par le Président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré. Il revêt, selon lui, un caractère symbolique car, il rappelle l’intemporalité de l’homme, son œuvre et son combat. « Le capitaine Thomas Sankara est le plus grand modèle que nous avons pu avoir », a-t-il estimé.

Garder ses idéaux

Le ministre, Directeur de cabinet du Président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson Médah : « le capitaine Thomas Sankara est le plus grand modèle que nous avons pu avoir ».

Le directeur de cabinet du président du Faso a donc invité l’ensemble des Burkinabè et des Africains a gardé en mémoire ses idéaux à savoir l’unité, la solidarité et la combativité. « Sa lutte n’était pas seulement pour les Burkinabè mais pour tous les Africains et l’ensemble des peuples noirs », a-t-il souligné. Le capitaine Martha Céleste Anderson Médah s’est réjoui que le combat de Thomas Sankara soit aujourd’hui porté par le Président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré.

« Tuez Sankara et des milliers de Sankara naîtront, disait le père de la Révolution. Aujourd’hui, nous sommes des millions de Sankara », a-t-il clamé fièrement. Tout en saluant les efforts déjà entrepris pour perpétuer la mémoire du héros national, il a dit espérer que ce cérémonial contribuera à raviver davantage la flamme patriotique et le devoir de mémoire au sein des Burkinabè.

Justement, au nom du devoir de mémoire, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a appelé l’ensemble des Burkinabè et des amis du Burkina a contribué à la réalisation des autres infrastructures du Mémorial en participant à la campagne « Ma brique pour Sankara ».

Il a, par ailleurs, remercié la présidence du Faso, la Grande Chancellerie et la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) pour leur participation à ce 4e cérémonial en tant que structures invitées. Il a également félicité les élèves de l’école primaire publique Baskuy A qui ont fait massivement le déplacement afin d’assister à la cérémonie. « Nous sommes fiers de vous. Tout ce que nous demandons est que vous soyez des citoyens qui respectent l’ordre et la discipline, car telle est la vision du capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il appelé.

Nadège YAMEOGO

 

 

 

Médias du Guiriko: le gouverneur échange avec les acteurs de l’information et de la communication

Le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a échangé avec les professionnels de l’information et de la communication de la région, le mercredi 4 février 2026, à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de maintien d’un dialogue permanent avec l’ensemble des couches socioprofessionnelles de la région.

Le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, entend maintenir le dialogue avec l’ensemble des couches socioprofessionnelles de la région. Le mercredi 4 février 2026, c’était le tour des professionnels de l’information et de la communication d’échanger à bâtons rompus avec la première responsable administrative de la région. L’objectif de ce face-à-face était de faire les présentations de vœux du nouvel an, de dresser le bilan de l’année écoulée et de voir les perspectives afin d’améliorer les résultats obtenus.

Après avoir présenté leurs vœux de nouvel an, les professionnels de l’information et de la communication se sont engagés à accompagner les actions du gouvernement. « Les hommes et les femmes de médias de la région du Guiriko souhaitent, à travers cette tribune, réitérer leur ferme engagement à soutenir et à accompagner, avec professionnalisme et responsabilité, la dynamique en cours sous votre leadership, pour la stabilité, la cohésion sociale et le développement de notre région », a laissé entendre leur porte-parole, Mountamou Kani.

Cette rencontre d’échanges a été aussi l’occasion pour les acteurs des médias de poser leurs problèmes au gouverneur. Il s’agit notamment de la prise en compte, dans la mesure du possible, de la presse régionale dans l’ensemble des initiatives et activités menées dans la région, et de l’appui du gouverneur afin que les professionnels de l’information et de la communication de la région soient davantage pris en compte par les différents départements ministériels.

Quant à Mariama Konaté, elle a félicité l’ensemble des professionnels des médias pour leur rôle dans la sensibilisation de la population de la région. « Je voudrais féliciter l’ensemble des professionnels des médias de la région pour votre accompagnement tout au long de l’année 2025. Malgré les conditions difficiles, vous avez toujours été à nos côtés. Vous avez été des relais pour donner l’information juste à la population », a-t-elle souligné. Elle a par ailleurs sollicité l’accompagnement des hommes et femmes de médias pour la réussite des chantiers gouvernementaux en cours dans la région. « Je voudrais vous inviter à encore plus d’effort, plus d’engagement patriotique », a-t-elle appelé.

Noufou NEBIE
Sita TRAORE
(Stagiaire)

Forces armées nationales : 925 militaires renforcent les effectifs à Dédougou

La cérémonie de présentation au drapeau de 925 soldats du contingent exceptionnel de la classe 2025, première vague, en vue de renforcer l’armée burkinabé de 9 000 militaires du rang, s’est déroulée au camp militaire Nazi-Boni de Dédougou, le mardi 3 février 2026.

La cinquième région militaire, qui couvre les régions administratives de Bankui et du Sourou, s’est renforcée en effectif avec l’arrivée de 925 nouvelles recrues issues du contingent exceptionnel de la classe 2025, première vague. La cérémonie de présentation de ces jeunes militaires du rang au drapeau a eu lieu, le mardi 3 février 2026, au complexe sportif du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dédougou, en présence des autorités militaires, administratives, coutumières et religieuses et des forces vives régionales.

Ce recrutement s’inscrit dans la dynamique du renforcement des effectifs de l’armée nationale de 9 000 soldats du rang. Ces combattants, qui ont reçu leurs épaulettes au cours de la cérémonie, proviennent des rangs des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) communaux des régions de Bankui et du Sourou. Ils ont débuté leur formation militaire initiale au Centre régional d’instruction (CRI) de la cinquième région militaire, le 5 novembre 2025.

Le commandant du CRI, le capitaine Olivier Kaboré, a expliqué que les modules enseignés au cours de l’instruction sont, entre autres, le combat, la topographie, l’armement, la sécurité militaire, le secourisme et l’éducation physique militaire et sportive. Aussi, les valeurs comme la discipline, le respect d’autrui, la cohésion et la solidarité ont été inculquées à ces soldats au seuil de leur carrière.

Il a rappelé, cependant, aux nouvelles recrues que « le véritable apprentissage se fera sur le terrain, dans les missions, dans les épreuves et surtout dans la fraternité qui vous lie les uns des autres », a-t-il précisé. M. Kaboré a salué l’accompagnement et la volonté des autorités ainsi que le sacrifice des encadreurs qui n’ont ménagé aucun effort pour assurer une réussite de 100% à cette première vague du contingent exceptionnel de la classe 2025 avec une moyenne générale de plus de 15. Fort des aptitudes acquises lors de leur passage au CRI, le soldat de 2e classe, Alassane Ouédraogo et ses compagnons d’armes se disent prêts à être déployés partout où besoin sera pour participer à la reconquête territoriale.

Yacouba BELEM

 

Journées du patronat burkinabè: une assemblée générale pour commencer les activités

Dans le cadre de la tenue des journées du patronat burkinabè sur le thème : « Souveraineté économique du Burkina Faso et investissement productif : enjeux et orientations stratégiques », la Confédération générale des entreprises du Faso a tenu, le jeudi 5 février 2026 à Ouagadougou, une assemblée générale mixte.

La Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) fait le bilan de ses activités en vue de bien entamer 2026. A cet effet, elle a tenu une assemblée générale mixte ce 5 février 2026 à Ouagadougou. Selon le président de la COGEF, Idrissa Nassa, c’est une occasion pour faire le point sur la marche de l’organisation, examiner les performances, tirer les enseignements nécessaires et définir les orientations stratégiques qui guideront l’action de l’organisation en 2026.

« Au cours de l’année 2025, la COGEF a œuvré au renforcement du dialogue public-privé, à la défense des intérêts de ses membres et du secteur privé national et à la participation active aux réflexions nationales sur les réformes économiques, l’amélioration de l’environnement des affaires et la promotion du secteur privé », a souligné M. Nassa

Ainsi, en termes d’avancées, le changement de la dénomination de l’organisation qui passe à conseil national du patronat burkinabè à COGEF en avril 2025. Pour lui, ce changement symbolise une ambition élargie, une vision renouvelée et un engagement renforcé envers toutes les entreprises du pays quelle que soit leur taille ou leur secteur d’activités. « Nous avons aussi finalisé l’acquisition de deux terrains, l’installation des treize COGEF régionales, la signature des conventions avec plusieurs partenaires dont la coopération belge. Le programme d’activités a été réalisé à environ 85 %. Nous sommes très satisfaits de l’exécution de la mise en œuvre de ce plan de travail », a-t-il expliqué.

Idrissa Nassa a indiqué que l’année 2026 s’inscrit dans la dynamique du renforcement de la COGEF comme institution moderne. « Nos perspectives pour 2026 reposent, entre autres, sur la pose de la première pierre de la construction de notre siège, la réorganisation et l’installation complémentaire des COGEF régionales, la mise en place des bureaux de liaison en Côte d’Ivoire et au Togo, l’élaboration d’un important projet de renforcement de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes, le renforcement des capacités des PME /PMI », a informé Idrissa Nassa.

Autour d’un diner à cette assemblée générale, le président du COGEF a présenté ses vœux de nouvel an à tous les membres. « A chacune et à chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles et à l’ensemble de vos collaborateurs, mes meilleurs vœux pour la nouvelle année 2026. Que cette année vous apporte la santé, la paix, la réussite dans vos entreprises et la force nécessaire pour poursuivre vos engagements au service du développement économique de notre pays », a-t-il souhaité.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

 

Confédération des Etats du Sahel: la Commission nationale exprime ses attentes aux points focaux AES et experts des ministères

La Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES) a tenu, ce jeudi 5 février 2026, une rencontre stratégique avec les points focaux AES et les experts des ministères et institutions, issus des trois piliers de la Confédération : défense et sécurité, développement, diplomatie. Cette rencontre de prise de contact et d’information marque une étape importante dans la structuration du dispositif opérationnel de la CN-CES.

L’initiative vise à renforcer la collaboration institutionnelle et à positionner les points focaux comme de véritables relais entre la CN-CES et les départements ministériels, condition essentielle à la mise en œuvre efficace des décisions des chefs d’Etat de l’AES.
A l’ouverture des échanges, le président de la CN-CES, Bassolma Bazié, a félicité les points focaux et experts pour la confiance placée en eux par leurs ministères et institutions respectifs. Selon lui, leur désignation repose sur la compétence, la rigueur et le sens de la responsabilité, des qualités indispensables dans le contexte actuel.

« Nous sommes engagés dans un combat pour la souveraineté. La création de l’Alliance des Etats du Sahel, le 16 septembre 2023, puis de la Confédération, le 6 juillet 2024, traduit la volonté de nos chefs d’Etat de bâtir un espace sahélien souverain. Dans ce contexte, chaque action posée doit être empreinte de probité et de responsabilité », a souligné Bassolma Bazié, appelant les points focaux à être à la hauteur des attentes placées en eux.
Les participants ont ensuite suivi une présentation sur le contexte de la création de l’AES, ainsi que les principales actions menées au cours de la première année de fonctionnement de la Confédération.

Cette rencontre a permis de mieux situer les enjeux et d’harmoniser la compréhension des missions assignées aux différents acteurs.
Le Secrétaire général de la CN-CES, Mohamed Savadogo, a précisé le rôle central attendu des points focaux. A ce titre, ils auront pour missions principales de faciliter la circulation de l’information, de suivre la mise en œuvre des actions en lien avec la Confédération au sein de leurs ministères.

Les échanges ont également permis aux points focaux et experts de soulever des préoccupations liées à l’opérationnalisation de leurs missions. Ces préoccupations ont trouvé des réponses auprès des responsables de la CN-CES, dans un esprit de dialogue et de co-construction.

SCRP/CN-CES

La cause des ignares

Ils sont arrivés ce soir et ils ont tiré à bout portant sur la foule
Que de cris stridents mêlés aux éclats de verres à moitié vides
Que de sang d’innocents versé sur le champ des titans en boule
C’étaient des êtres humains à venin, de pantins mutins perfides

Ils ont fait irruption ce soir sur la terrasse remplie de collations
Sans foi ni loi, ils ont vidé leur carquois sur les proies aux abois
Sans pitié ni piété, ils ont tué avec fierté, sans une revendication
C’étaient des mordus imbus de causes perdues et de mauvais aloi

L’amour a quitté le cœur des hommes pour hanter celui des bêtes
La tendresse est au bout de la griffe qui caresse avec délicatesse
Le meilleur ami de l’homme est un mammifère à cornes sans tête
Dans la jungle, les animaux ne sont pas les plus féroces de l’espèce

Derrière le sourire qui admire, se cache l’ire du sbire qui soupire
A la place du cœur qui bat, une bombe tonne sans un bip sonore
Dans la tête du timide compagnon qui rougit, un félon démon délire
A la taille de la pucelle qui chancelle, une ceinture de mort honore

Haro sur l’agneau qui crie à tort sur l’air des lampions sa conviction
Holà, au kamikaze qui crie hourra de rage, quel sens a ton combat ?
Basta, au gotha qui fait la nouba après le coup bas de son bon pion
Halte à la vérité qui prône la fatalité pour être dans l’obscurité ici-bas

Dites à la jeunesse en détresse que son salut n’est pas dans la terreur
Dites au frère qui se perd que la voie des pères ne mène pas en enfer
A la sœur qui flirte avec le mal, la cause que tu épouses est une erreur
A tous ceux qui s’inscrivent dans le rang de la dérive, quittez les fers

On ne met pas un innocent enfant au monde avec un minuteur de bombe
On n’inculque pas à un bambin le culte des ténèbres à l’ère des Lumières
Non à la violence qui se nourrit de l’ignorance pour digérer dans la tombe
Non à l’incurie qui prêche la barbarie dans les fratries de notre patrie fière

Ensemble, disons NON à la radicalisation de la jeunesse !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

 

Appropriation des réformes judiciaires La plaidoirie du ministre Rodrigue Bayala

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a échangé, le mercredi 4 février 2026, à Tenkodogo, avec les acteurs de la justice et les agents de la direction régionale des droits humains de la région du Nakambé.

Au surlendemain de son évaluation par le chef du gouvernement au cours de laquelle, son département a réalisé 99, 09% de ses activités en 2025, le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a retroussé ses manches. Le mercredi 4 février 2026, à Tenkodogo, il a échangé avec les acteurs de la justice et les agents de la direction régionale des droits humains du Nakambé pour les encourager et les exhorter à doubler d’ardeur au travail. Selon le ministre Bayala, au cours de la rencontre, il a félicité les travailleurs de la région relevant de son département pour le travail abattu.

« Ce que le peuple burkinabè attend de nous, c’est une justice efficace, accessible », a-t-il déclaré. Mais, il s’est dit rassuré car, à l’entendre, ce qu’il a vu à Tenkodogo répond à cette attente. A titre illustratif, il a indiqué qu’au palais de justice de Tenkodogo, il y a, en 2025, un traitement accéléré des dossiers ayant permis de recouvrer plus de 33 millions F CFA d’amendes pénales et la délivrance de 8000 certificats de nationalité au profit des justiciables. « Nous les avons appelés à aller de l’avant.

Notre souhait est qu’aucune demande ne dépasse les 24 heures, mais au regard des contraintes, il faut fixer cela comme un idéal », a-t-il dit. Rodrigue Bayala a également invité les acteurs de la justice à s’approprier les réformes pour alléger la lenteur judiciaire qui n’est pas du fait du juge mais celui des textes. « Beaucoup de réformes ont été opérées et nous les avons invités à se les approprier pour accélérer le cours de la justice », a-t-il ajouté.

Tenir compte du contexte de guerre

En ce qui concerne les préoccupations des travailleurs, il les a rassurés que son ministère fera de son mieux, en fonction de ses ressources disponibles, pour apporter un appui. Toutefois, le ministre de la Justice a invité le personnel déconcentré de son département à tenir compte du contexte d’insécurité et de guerre qui impose que la gestion de la rareté des ressources se fasse en tenant compte des contingences du moment.

Du reste, les préoccupations, de l’avis du président du tribunal de grande instance de Tenkodogo, Raymond Sanogo, sont l’insuffisance du personnel et de matériels pour travailler au bonheur des populations de la région du Nakambé. Qu’à cela ne tienne, il a estimé que la visite du ministre galvanise lui et son personnel parce qu’il a dit être persuadé que le travail qu’ils font est suivi de près. Pour lui, le chef du département de la Justice a eu une oreille attentive aux préoccupations soulevées.

Le directeur régional de la citoyenneté et de la paix de Nakambé, Daniel Ouarma, a jugé « fructueux » les échanges avec son ministre de tutelle. Selon lui, Me Bayala a promis des réponses, instruit ses agents à donner le meilleur d’eux-mêmes et à redoubler d’effort pour relever les défis de promotion et de protection des droits humains dans la région du Nakambé.

Anselme KAMBIRE