Le prix de l’inaction : pourquoi nous devons investir dès maintenant pour mettre fin aux mutilations génitales féminines en Afrique de l’Ouest et du Centre

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Le 6 février, le monde commémore la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF). En Afrique de l’Ouest et du Centre, cette date est bien plus qu’un simple rendez-vous du calendrier : c’est un moment de vérité pour les droits, la santé et l’avenir de millions de filles.
Le fardeau de cette pratique est ressenti de manière disproportionnée en Afrique de l’Ouest et du Centre. La région compte 17 des 27 pays africains les plus touchés. Compte tenu de cette concentration du risque, la région est au coeur de la réalisation de l’objectif mondial de zéro MGF.
Les MGF ne sont ni une affaire privée ni un rite culturel de passage, et aucune raison médicale ne saurait les justifier. Il s’agit d’une grave violation des droits humains, qui porte atteinte au droit des filles à la vie, à la santé et à l’intégrité physique, ainsi qu’à leur droit de vivre à l’abri de la discrimination fondée sur le genre, de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Les séquelles psychologiques de cette pratique marquent toute une vie et touchent
actuellement plus de 230 millions de femmes et de filles en vie. Chaque année, 4 millions de filles supplémentaires sont exposées au risque, dont la moitié ont moins de cinq ans. Si nous n’accélérons pas nos actions dès maintenant, on estime que 23 millions de filles
supplémentaires subiront des MGF d’ici 2030, les laissant sans protection ni espoir.
Un moment décisif pour le progrès
Nous nous trouvons à un tournant décisif. Si des progrès ont été enregistrés — la moitié des avancées des 30 dernières années ayant eu lieu au cours de la dernière décennie reste
insuffisante. Pour atteindre la cible des Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030, le taux de recul de la pratique doit être 27 fois plus rapide. Concrètement, cela signifie que chaque année, nous devons protéger 4 millions de filles qui, selon les projections actuelles, risquent de subir cette pratique néfaste.
Cette urgence est aggravée par un recul croissant de l’égalité de genre et des droits des
femmes à l’échelle mondiale. Malgré l’ampleur des enjeux, nous assistons à une tendance
préoccupante : la diminution des financements mondiaux. L’inaction a un coût bien réel. Le
traitement des complications sanitaires liées aux MGF coûte chaque année 1,4 milliard de
dollars aux systèmes de santé — un montant appelé à augmenter si l’élimination de la pratique
n’est pas atteinte.
À l’inverse, l’argument économique est clair. Investir 1 dollar pour mettre fin aux MGF génère un retour sur investissement de 10 dollars, grâce aux économies substantielles en matière de santé et aux gains transformateurs en éducation et en productivité lorsque les filles sont protégées. Un investissement mondial de 2,8 milliards de dollars permettrait d’éviter que 20 millions de filles et de femmes ne subissent les MGF, tout en générant près de 28 milliards dedollars de bénéfices économiques.

Pas de fin aux MGF sans investissement
Le thème de la Journée internationale 2026, « Vers 2030 : pas de fin aux MGF sans
engagement et investissement durables », est un appel à la pérennité et au passage à l’échelle. Nous savons ce qui fonctionne : l’éducation, l’engagement communautaire et le travail avec les prestataires de santé pour transformer les normes sociales. En garantissant des financements durables et flexibles, nous pouvons permettre aux mouvements communautaires de renforcer leur impact et de provoquer un changement durable au sein des communautés. En Afrique de l’Ouest et du Centre, nous devons :
• Briser les silos : intégrer la prévention des MGF dans les programmes de santé,
d’éducation et de développement économique ;
• Diversifier les sources de financement : renforcer les ressources nationales, explorer
des mécanismes de financement innovants et mobiliser le secteur privé ;
• Investir dans l’innovation : utiliser la technologie pour atteindre les communautés les
plus reculées et garantir qu’aucune fille ne soit laissée pour compte.
La force du partenariat : le Programme conjoint UNFPA–UNICEF
En cohérence avec ces objectifs, le Programme conjoint UNFPA–UNICEF pour l’élimination des mutilations génitales féminines constitue la plus grande initiative mondiale dédiée à
l’accélération de l’abandon de cette pratique. Lancé en 2008, le programme intervient dans 18 pays, dont 8 en Afrique de l’Ouest et du Centre, afin de tenir la promesse mondiale de mettre fin aux MGF d’ici 2030, conformément à la cible 5.3 des Objectifs de développement durable.
En s’appuyant sur l’expertise combinée des deux agences, le Programme conjoint renforce les cadres juridiques nationaux, étend les mouvements communautaires visant à transformer les normes sociales, et veille à ce que les survivantes aient accès à des services de santé,
juridiques et sociaux de qualité. À ce jour, cette collaboration a permis de protéger 1 137 000 filles âgées de 0 à 14 ans contre les MGF, d’amener plus de 50 millions de personnes dans 21 700 communautés à déclarer publiquement l’abandon de la pratique, et de fournir des services essentiels de protection et de prise en charge à plus de 7 millions de femmes et de filles.
Il s’agit d’un appel à l’action pour chaque membre de la société — femmes et hommes, filles et garçons, familles, leaders traditionnels et religieux, gouvernements et secteur privé afin qu’ils mettent leur influence et leurs compétences au service d’un avenir sans MGF. Les enjeux sont immenses : on estime que 23 millions de filles supplémentaires risquent de subir des MGF d’ici 2030 si nous n’accélérons pas nos actions.
Chaque déclaration publique, chaque changement de politique et chaque dollar investi nous
rapprochent d’un monde où le corps des filles est respecté et où leur avenir est protégé.
Préservons les acquis durement obtenus. Nous avons les outils ; il nous faut désormais la
volonté collective d’investir dans l’avenir que ces filles méritent.

Dr Sennen Hounton
Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

4e Forum des médias du REMAPSEN : Message de Mme Thoko Elphick-Pooley Directrice adjointe, Plaidoyer et communication des programmes, Afrique, Fondation Gates

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C’est un honneur pour la Fondation Gates de prendre part à cette cérémonie d’ouverture du Forum des Médias du REMAPSEN sur les Maladies Tropicales Négligées, à un moment hautement symbolique, à la veille de la Journée mondiale de lutte contre les MTN.

Les Maladies Tropicales Négligées touchent encore plus d’un milliard de personnes dans le monde, dont une majorité en Afrique. Elles affectent les communautés les plus vulnérables, compromettent la santé, freinent la scolarisation des enfants, réduisent la productivité économique et perpétuent le cycle de la pauvreté. Pourtant, ce sont des maladies que nous savons prévenir, traiter et, pour certaines, éliminer.

Depuis plusieurs années, des progrès remarquables ont été réalisés grâce à l’engagement des gouvernements, des communautés, de la société civile, du monde scientifique et des partenaires au développement. Mais ces progrès restent fragiles. Ils nécessitent une mobilisation constante, une volonté politique renouvelée et une information juste, accessible et mobilisatrice.

C’est précisément là que le rôle des médias est fondamental.

Les professionnels des médias ne sont pas seulement des relais d’information. Ils sont des acteurs du changement. En donnant une voix aux communautés affectées, en mettant en lumière les avancées scientifiques, en interpellant les décideurs et en luttant contre la désinformation, les médias contribuent directement au succès des programmes de lutte contre les MTN.

La Fondation Gates est fière de soutenir cette initiative du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement, le REMAPSEN, qui reconnaît la place stratégique des médias africains dans la promotion de la santé publique et dans l’accélération des progrès vers l’élimination des maladies tropicales négligées. Renforcer les capacités des journalistes, favoriser un journalisme de qualité fondé sur les données probantes et encourager des récits humains et responsables sont des leviers essentiels pour transformer l’engagement en impact durable.

À la veille de la Journée mondiale de lutte contre les MTN, ce Forum nous rappelle que l’élimination de ces maladies n’est pas seulement une question de santé, mais aussi de justice sociale, d’équité et de dignité humaine. Aucun pays, aucune communauté, aucun enfant ne devrait être laissé pour compte face à des maladies que nous avons les moyens de vaincre.

La Fondation Gates réaffirme son engagement à travailler aux côtés des gouvernements africains, des organisations régionales, des partenaires techniques et financiers, et des réseaux de médias comme le REMAPSEN, pour faire de l’élimination des MTN une réalité.

Nous formons le-vous que les échanges de ce Forum inspirent des actions concrètes, renforcent les synergies et amplifient les voix qui portent l’espoir d’un avenir sans maladies tropicales négligées.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite plein succès à ce Forum.

6e Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass : Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo à N’Djamena

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo séjourne à N’Djamena dans la capitale tchadienne du 6 au 8 février 2026 pour prendre part au 6e Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass (FICSA). Ce festival se déroule du 7 au 13 février 2026, dans la ville d’Amdjarass, chef-lieu de la province de l’Ennedi-Est, située à environ 1 100 kilomètres au nord-est de la capitale tchadienne.

Sur invitation du Premier ministre de la République de Tchad, Allamaye Halina, sous la houlette du Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, chef du gouvernement, effectue une visite à N’Djamena en République de Tchad du 6 au 8 février 2026 pour participer, aux côtés des autorités tchadiennes, à la 6e édition du Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass (FICSA). Cet évènement culturel d’envergure régionale se déroule du 7 au 13 février 2026, dans la ville d’Amdjarass, chef-lieu de la province de l’Ennedi-Est, située à environ 1 100 kilomètres au nord-est de la capitale tchadienne.

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo (gauche) et son homologue du Tchad, Allamaye Halina ont eu des échanges au salon d’honneur.

Le vendredi 6 février 2026, dans la soirée, à l’aéroport international Hassan Djamous, le chef du gouvernement, accompagné du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et d’autres personnalités, ont été accueillis par les autorités tchadiennes conduites par le Premier ministre de la République du Tchad. Placé sous le thème « Coopération Sud-Sud : culture et tourisme durable pour des territoires inclusifs », le 6ᵉ FICSA est organisé au « cœur du Sahara » et devrait enregistrer la participation d’invités venus d’Europe, d’Asie et d’Afrique, Durant une semaine, la ville devrait également vibrer au rythme des danses et musiques traditionnelles, du théâtre en plein air, des parades caravanières, des courses de dromadaires, des expositions artisanales et des dégustations gastronomiques valorisant les savoir-faire locaux.

C’est avec enthousiasme que les compatriotes burkinabè ont accueilli le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Ces activités témoignent de la vitalité des cultures sahariennes et leur capacité à renforcer la cohésion sociale. L’invitation du Premier ministre burkinabè explique l’existence de relations fructueuses en termes culturelles et diplomatiques entre le Burkina Faso et la République du Tchad.

Boukary BONKOUNGOU

(A N’Djamena en République du Tchad)

Coopération Burkina – Nations Unies : le Gouvernement et ses partenaires onusiens lancent trois programmes transformateurs clés pour accélérer la mise en œuvre du plan RELANCE 

 

Le Gouvernement burkinabè et le des Nations Unies au Burkina Faso ont procédé, ce vendredi 6 février 2026, à la validation de trois programmes transformateurs phares, dédiés à accélérer la mise en œuvre du nouveau référentiel de développement au Burkina Faso, le plan RELANCE. 

Il s’agit du Programme d’appui à la stabilisation et à la coopération transfrontalière, du Programme d’appui à la transformation durable des systèmes alimentaires, ainsi que du Programme d’appui à la transition humanitaire, développement et paix.

 

La cérémonie officielle de lancement de ces trois programmes clés a réuni une délégation gouvernementale, composée du ministre des Affaires étrangères, du ministre de l’Economie et des Finances, du ministre de la Famille et de la Solidarité, et du ministre délégué auprès de ministre des Affaires étrangères, et une équipe du Système des Nations Unies au Burkina Faso.

Présidée par le ministre des Affaires étrangères, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE, cette séance consacre un engagement politique majeur du gouvernement burkinabè à bâtir le socle d’une nation pleinement souveraine et prospère.

La validation de ces trois programmes transformateurs est le résultat d’un renouveau dans la conduite des actions de développement au Burkina Faso.

« C’est un processus de co-construction engagé entre le gouvernement burkinabè et le Système des Nations Unies, afin de repenser le partenariat, revisiter les méthodes et surtout réaffirmer une vérité fondamentale qui est que le développement ne se délègue pas, il se conduit », a déclaré SEM Karamoko Jean Marie TRAORE.

Avec ces trois programmes transformateurs, le Burkina se tourne vers la mise en œuvre de projets intégrés et efficaces pour des résultats tangibles et durables.

« Le Burkina a décidé de rompre avec les réponses fragmentées qui aboutissaient à des résultats mitigés et qui sont, par moment, inefficaces », indique le ministre TRAORE.

Le Chef de la diplomatie burkinabè soutient par ailleurs que « les trois programmes transformateurs sont une illustration de cette nouvelle forme que nous voulons donner à notre partenariat. Ils viennent en articulation parfaite au Plan RELANCE, qui fixe les balises de développement. Ils constituent un socle stratégique de reconstruction nationale ».

En lançant ces trois programmes, le ministre a traduit l’engagement du gouvernement burkinabè vers une nouvelle forme de multilatéralisme.

« Un partenariat d’égal à égal, respectueux des choix souverains et orienté vers des résultats tangibles », soutient-il.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, a également salué la validation de ces programmes qui s’alignent parfaitement avec les 4 piliers du Plan RELANCE, montrant une cohérence avec la vision de l’Etat.

« Les résultats attendus des trois programmes répondent véritablement aux attentes du gouvernement », affirme-t-il.

Le Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Monsieur Maurice AZONNANKPO, a traduit sa satisfaction de cet aboutissement et de cette nouvelle étape de la coopération entre les deux parties.

« Aujourd’hui, nous validons une vision nationale, une ambition collective et une expérience partagée, celle d’un Burkina Faso souverain, prospère et résilient », a-t-il indiqué.

Monsieur Maurice AZONNANKPO soutient que ces programmes sont élaborés pour agir sur les causes structurelles et inscrire l’action publique dans la durée.

En rappel, les trois programmes transformateurs seront exécutés à travers les 17 régions du Burkina sur la période 2026-2030. Une enveloppe financière de près de 850 milliards sera mobilisée pour leur mise en œuvre.

 

DCRP/MAE

Réformes éducatives :Le ministre Dingara échange avec ses collaborateurs des Koulsé

Une délégation ministérielle, conduite par le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langue nationale, Jacques Sosthène Dingara, a échangé, le vendredi 6 février 2026 à Kaya, avec des acteurs de l’éducation des Koulsé sur les reformes éducatives opérées au niveau de son département.La tournée ministérielle sur les différentes réformes opérées dans le système éducatif se poursuit après les étapes de Manga, Koudougou, Dédougou, Fada et Tenkodogo. Ainsi, c’est autour des acteurs de l’éducation des Koulsé de recevoir, le vendredi 6 février 2026 à Kaya, le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langue nationale, Jacques Sosthène Dingara et ses proches collaborateurs pour échanger sur les différentes ruptures opérées et les préoccupations des éducateurs de ladite région. Parlant des ruptures, le ministre Dingara a listé , entre autres, le changement concernant le développement préscolaire, la reforme des curricula tenant compte des valeurs culturelles ou des savoirs endogènes, la refondation de l’encadrement pédagogique basé sur la proximité et la continuité, le financement endogène du système éducatif à travers les fonds propres de l’Etat, la gestion des carrières des serviteurs du peuple avec la décentralisation des actes d’avancement, la déconcentration des examens et concours et la création du Conseil de l’école axé sur la participation communautaire.

Les acteurs de l’éducation ont échangé à bâton rompu avec la délégation ministérielle.

Dans les échanges entre la délégation ministérielle et les acteurs de l’éducation des Koulsé, plusieurs préoccupations ont été soulevées. Prenant la parole premièrement, le représentant du Syndicat national de l’éducation de base (SYNATEB), Issouf Ouédraogo a notifié la formation initiale des enseignants sur les langues nationales, la remise à niveau des enseignants en anglais et le décret portant fixation de la vie de l’école. Au niveau de l’enseignement préscolaire, les acteurs ont souligné la clôture des Centres d’éveil et d’éducation préscolaire (CEEP), l’organisation des journées d’excellence au niveau du préscolaire et la décoration des enseignants du préscolaire, le recrutement des inspecteurs du préscolaire, la scission des trois sections (petite, moyenne et grande, ndlr) parfois cumulées dans une seule salle de classe. Certains présidents du Conseil d’école ont sollicité la sécurité des écoles et la gratuité de l’enseignement.

Les partenaires sociaux ont insisté sur la formation initiale des enseignants pour une mise en œuvre réussie des réformes éducatives.

Quant aux partenaires ONG du système éducatif, ils ont évoqué les difficultés liées à la mise en œuvre de certains de leurs projets, à savoir la cantine scolaire et la construction des bâtiments scolaires semi-finis. De ce fait, ils ont exhorté le ministère en charge de l’enseignement de base à alléger la procédure d’obtention des autorisations. « Les échanges ont permis de mieux se comprendre, répondre aux préoccupations et éclairer certaines zones d’ombre. Nous repartons satisfaits de ces échanges avec l’espoir que les choses vont véritablement bouger aussi sur le terrain », s’est réjoui Jacques Sosthène Dingara.

Le DR en charge de l’alphabétisation des Koulsé, Moussa Ouédraogo s’est dit satisfait de la mise en œuvre des réformes éducatives dans sa région.

En termes de mise en œuvre des reformes éducatives, le directeur régional de l’enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (DREAPLN) des Koulsé, Moussa Ouédraogo, a indiqué que l’introduction de l’anglais dans les classes du CE1 et au CM2 a concerné 941 structures éducatives touchant 104 064 apprenants. « L’initiation aux métiers et aux TIC a été mise en œuvre dans 740 écoles et CEEP touchant 145 240 apprenants contre 748 écoles d’implantation aux TIC touchant 36 427 apprenants au primaire et 38 CEEP pour 1399 écoliers », a souligné le DR Ouédraogo. De son avis, pour l’initiation aux métiers, des ressources ont été mobilisées telles que les semences, poulaillers, abreuvoirs, mangeoires, guides pratiques aux métiers et outils agricoles de base, sous l’accompagnement des partenaires, conseils d’école, particuliers et enseignants. Cependant, quelques difficultés freinent la mise en œuvre de ces reformes éducatives. A écouter Moussa Ouédraogo, il s’agit de la faible implication des parents, du manque ou l’insuffisance d’espace dans certaines écoles, de l’absence de source d’eau pérenne, de l’insuffisance de formation des enseignant, de la généralisation des TIC, de la non-maitrise de l’anglais par certains enseignants, de l’insuffisance de supports pédagogique et du manque de cadre de formation. C’est pourquoi, il a suggéré la sensibilisation des parents, l’adaptation des métiers aux espaces existants, l’autoformation et le plaidoyer auprès des partenaires et ONG.

Emil Abdoul Razak SEGDASegda9emil@gmail.com

Festival International des Cultures Sahariennes: une forte délégation du Burkina participe à l’événement en République du Tchad

Le Secrétaire Général du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bètamou Fidèle Aymar TAMINI a conduit une délégation Burkinabè qui prend part à la 6ème édition du Festival International des Cultures Sahariennes (FISCA) qui se tient sous le thème <<Coopération sud-sud : Culture et Tourisme durable pour des territoires inclusifs>>.
Le Burkina Faso est pays invité d’honneur de cet événement qui se déroule du 7 au 13 février 2026 dans la province de l’Ennedi, située au Nord-Est du Tchad et à 1130 Km de la capitale N’Djamena.
La cérémonie d’ouverture du FISCA 2026 est placée sous le Très haut patronage du Maréchal Mahamat Idriss Deby ITNO, Président de la République du Tchad et connaîtra également la présence du Premier Ministre du Burkina, Son Excellence Monsieur Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO accompagné du Ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Le ballet national du Burkina assurera une prestation à l’ouverture de l’événement demain samedi 7 février au bord du massif de l’Ennedi.
DCRP-MCCAT

MCCAT : Passation de charges à la tête de la Direction de la Gestion des Finances

Le Directeur de Cabinet du Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Sy Christian OUATTARA a présidé la cérémonie de passation de charges entre les Directeurs de la Gestion des Finances (DGF) entrant et sortant, ce jeudi 5 février 2026.
Nommé en Conseil des ministres en sa séance du 29 janvier 2026, Donnibo Jacob DA a été officiellement installée dans ses nouvelles fonctions de Directeur de la Gestion des Finances (DGF) en remplacement de Salifou NANA.
Prenant fonction, le nouveau DGF du MCCAT a invité ses collaborateurs à travailler en toute collégialité, dans la diligence et le professionnalisme pour plus de résultats dans l’exécution du budget du département.
<<Chers collaborateurs de la chaîne financière et des autres structures techniques et spécifiques, je serai heureux de travailler avec vous et de vous accompagner avec les possibilités que nous offre le budget du département >>, s’est-il exprimé.
Le DGF sortant, Salifou NANA, a invité ses désormais anciens collaborateurs à une franche collaboration avec leur nouveau Directeur.
Le Directeur de Cabinet a formulé des vœux de plein succès et a souhaité un bon vent respectivement aux DGF entré et sorti.
DCRP-MCCAT

Opérationnalisation de « Faso Yaar » : des conventions signées avec la SN-SOSUCO et la SN-Citec

La société « Faso Yaar » a signé deux conventions, respectivement avec la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) et la Société nouvelle huilerie et savonnerie (SN-Citec), jeudi 05 février 2026, à Ouagadougou, dans le cadre de l’approvisionnement et de distribution de produits de grande consommation. 

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat veut progressivement opérationnaliser la société « Faso Yaar ». Dans cette dynamique, il a organisé une cérémonie de signature de deux conventions entre la société « Faso Yaar » et deux sociétés d’Etat spécialisées dans les productions de produits de grande consommation. Il s’agit de la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) et la Société nouvelle huilerie et savonnerie (SN-Citec). La signature des conventions a eu lieu, jeudi 05 février 2026, à Ouagadougou, sous la houlette du Secrétaire général (SG) du ministère en charge du commerce, Alassane Ouédraogo. « La société ‘’Faso Yaar ‘’ a été créée pour la distribution des produits de grande consommation au niveau national. Elle a pour mission de participer à la régulation des prix de ces produits », a-t-il rappelé.

M. Ouédraogo a souligné que le département en charge du commerce considère trois produits comme prioritaires. Il s’agit de l’huile, du savon et du sucre. « Ces conventions entrent dans le cadre de l’opérationnalisation progressive de la société « Faso Yaar » qui, en principe, devrait ouvrir ses premières boutiques-témoins avant le début du mois du jeûne musulman et du carême chrétien », a indiqué Alassane Ouédraogo. Selon lui, ces conventions viendront renforcer le partenariat entre la société « Faso Yaar » avec les deux sociétés de distribution de produits de grande consommation.

« A ce stade, nous avons identifié 30 localités avec environ 57 lieux de distribution sur toute l’étendue du territoire national. Il y a des localités de certaines régions qui ont déjà commencé à être approvisionnées », a-t-il assuré.
Pour le directeur général de « Faso Yaar », le commandant Moussa Bako, les conventions signées définissent les conditions d’approvisionnement et de distribution des produits de la SN-Citec et la SN-SOSUCO, ainsi que les intérêts des parties. « Ces deux sociétés sont à la production. La société ‘’Faso Yaar’ est la distribution. Nous attendons de ces deux sociétés qu’elles mettent à la disposition de « Faso Yaar » les produits demandés à temps afin de satisfaire les populations et de remplir leurs engagements », a-t-il souhaité.

Pas de concurrence entre les commerçants et Faso Yaaar

Le commandant Bako a annoncé que le sucre et l’huile seront vendu aux prix normaux. « ‘’Faso Yaar’’ est là pour régler le marché et mettre à disposition de la population les produits de grande consommation, à juste prix », a-t-il précisé.
Le directeur général de la SN-SOSUCO, Djakaridja Hema Ouattara, a déclaré que l’essence de la SN-SOSUCO est de produire le sucre et le mettre à la disposition de la population. « Il y a un effort qui est en train d’être fait pour satisfaire les populations dans ce mois de carême. Nous allons travailler à ventiler le sucre sur toute l’étendue du territoire et le rendre accessible à un prix règlementé », a-t-il promis.

M. Ouattara a également invité les commerçants grossistes de la SN-SOSUCO à ne pas faire la rétention du sucre pendant le mois de carême et dans les autres mois. Car, à son avis, ce bien doit être accessible et disponible, en tout temps et en tout lieu.
« La convention n’impacte pas les commerçants habituels du sucre. Chacun doit simplement jouer sa partition pour disponibiliser le produit », a-t-il clarifié.

Quant au directeur général de la SN-Citec, Nomandé Prosper Kola, il a confié que l’huile de coton, l’huile de soja et le savon sont les produits concernés par la convention. « Après sa nationalisation, la SN-Citec a bénéficié d’un appui de l’Etat pour la mobilisation de 50 000 tonnes de graines de coton. Ce qui correspond à près de 8 millions de litres d’huile alimentaire. Cette quantité couvre largement les besoins de ‘’ Faso Yaar ‘’ », a-t-il dit.
M. Kola a soutenu que la SN-Citec offre le prix à l’usine dans les mêmes conditions que ceux octroyés aux commerçants. A l’entendre, la particularité de « Faso Yaar » n’est pas de faire la concurrence aux commerçants, mais de pouvoir réguler les prix. « Au cas où ‘’Faso Yaar’’ se rend compte qu’il y a des spéculations sur le marché, elle pourrait éventuellement contrebalancer ses effets pervers, en vendant les produits à juste prix », a-t-il conclu.

 

Adama SAWADOGO
Célestine KINI
(Stagiaire)

Révocation d’agents publics coupables d’actes de corruption

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 février 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 24 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

Lire l’article en cliquant sur le lien ci-dessous:

CONSEIL DES MINISTRES N°004 DU 05 FEVRIER 2026