Chantier de la centrale thermique Bobo 2: les taux de réalisation sont à 90%

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a visité, le samedi 7 février 2026, dans la ville de Sya, une nouvelle centrale thermique en construction au sein de la centrale Bobo2. D’une puissance de 26,4 MW, la nouvelle centrale va renforcer les capacités de Bobo 2 et augmenter l’offre en électricité pour la population et les industries.

La centrale thermique Bobo 2 de la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) comprend deux centrales disposant de 9 groupes électrogènes d’une puissance totale de 68 MW. La nationale de l’électricité a entrepris des travaux d’extension de Bobo 2 par la construction d’une nouvelle centrale de 26,4 MW. Cette nouvelle centrale jouxte les deux premières et comprend 3 groupes électrogènes en cours d’installation. Outre le bâtiment principal qui abrite les machines, le projet d’extension comprend, entre autres, un bâtiment auxiliaire, des cuves pour les combustibles, l’eau, huile, les locaux des transformateurs et des réseaux de tuyauterie.

La centrale thermique de 26,4 MW de Bobo 2 devra être opérationnelle dans le premier trimestre de 2026. Les travaux sont à un taux de réalisation de 90%. La construction de cette nouvelle centrale est faite sur fonds propre de la SONABEL à hauteur de 33 893 140 000 F CFA TTC. Une fois achevée, elle va renforcer la capacité de production électrique nationale, sécuriser l’alimentation électrique de la ville de Bobo-Dioulasso et de sa région, assurer la disponibilité des installations de production et optimiser leur exploitation.

Pour une souveraineté énergétique

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a visité, le samedi 7 février 2026, les deux centrales existantes et la nouvelle en construction. Il s’est rendu dans le bâtiment principal et sur les autres chantiers en cours. A l’occasion, Yacouba Zabré Gouba a demandé à l’entreprise d’accélérer les travaux afin de permettre aux populations et aux entreprises de disposer de courant et de traverser sans grande difficulté la période de chaleur. Le directeur général-adjoint de PPI, l’entreprise en charge des travaux, Pegdwendé Franck Yaméogo, a rassuré le ministre que la centrale sera disponible dans les meilleurs délais. Le ministre de l’Energie s’est réjoui que la nouvelle centrale va porter la puissance totale de Bobo 2 à près de 90 méga watt, ce qui va permettre d’aller vite vers une souveraineté énergétique. « Nous allons faire en sorte à mettre à la disposition de nos populations, l’énergie nécessaire et accompagner l’industrialisation parce que c’est l’un des facteurs de productions les plus importants.

L’Initiative présidentielle va permettre de consolider tout ce qui est acquis et nous allons nous projeter vers cette quête de souveraineté énergétique qui va participer à la souveraineté générale du pays », a signifié M. Gouba. Toujours dans la dynamique de la quête de la souveraineté énergétique, le chef du département de l’Energie a annoncé l’installation des groupes secondaires dans chaque région du Burkina Faso et d’autres initiatives pour pouvoir aller vers cette quête de souveraineté. « C’est tout un processus qui est en cours et qui ne va pas s’arrêter. En plus de l’augmentation de notre capacité de production, nous avons d’autres projets qui prennent en compte nos capacités de transport et de distribution. Cela prend en compte la modernisation des postes pour que nous soyons en phase avec les ambitions du pays », a laissé entendre le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières.

Adaman DRABO
Légendes

 

Académie sportive du Kadiogo à Rayongo: un chantier de proximité en bonne voie

A Rayongo, dans la commune de Komsilga, le chantier de l’Académie sportive du Kadiogo prend progressivement forme. En visite de terrain sur le site vendredi 6 février 2026, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire du rapprochement des infrastructures sportives avec les populations un levier majeur du développement de la jeunesse.

Bientôt, les longues distances à parcourir jusqu’au stade du 4-Août pour s’entraîner ne seront plus qu’un souvenir. A Rayongo, l’Académie sportive du Kadiogo se dessine peu à peu et symbolise l’engagement du gouvernement à rapprocher les infrastructures sportives des jeunes et des communautés. « Les travaux évoluent très bien. Au regard de ce que nous avons vu et des informations reçues, nous sommes confiants », a déclaré la ministre Annick Pikbougoum, visiblement satisfaite de l’état d’avancement de ce projet phare de l’Initiative présidentielle pour la relève sportive (IP-RELIS) à l’occasion d’une visite de terrain, le vendredi 6 février 2026.

Au-delà de l’aspect infrastructurel, cette académie s’inscrit dans une dynamique de décentralisation de la pratique sportive. Pour la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, il n’est plus acceptable que les jeunes athlètes soient contraints de parcourir de longues distances pour s’entraîner. « L’objectif est que les enfants n’aient plus à faire de grandes distances pour aller jusqu’au stade du 4-Août, notamment pour l’athlétisme », a-t-elle souligné.

Elle estime par ailleurs que ce type d’infrastructures permettra d’organiser des compétitions locales en dehors des grands centres sportifs traditionnels. Dans cette perspective, la ministre a évoqué la possibilité d’intégrer des infrastructures

La ministre en charge des sports, Annick Pikbougoum, a pris connaissance de l’état d’avancement de l’Académie sportive du Kadiogo à travers cette visite.

complémentaires, notamment un terrain de handball ainsi que des installations dédiées aux sauts en longueur et en hauteur, afin de répondre davantage aux besoins des jeunes sportifs, des riverains et des usagers. Selon le directeur de projet de MPK Construction, monsieur Ali Riza Parlar, l’académie est implantée sur une superficie de deux hectares. Elle comprend un terrain principal de football, entouré d’une piste d’athlétisme en tartan de six couloirs, longue de 400 mètres, ainsi que des bâtiments réservés aux joueurs et aux arbitres.

Le complexe comprend également des salles de classe, des bureaux, des magasins, un gymnase, des toilettes pour les spectateurs et une tribune de 300 places. Un terrain multifonctionnel destiné au volley-ball, au basketball et au tennis, doté d’une tribune de 50 places, une aire de jeux pour enfants et une clôture de sécurité viennent compléter les installations. Au-delà de Rayongo, ce projet s’inscrit dans une vision nationale. « Treize académies sportives sont prévues dans treize régions du Burkina Faso », a indiqué monsieur Parlar.

Les travaux, démarrés le 4 août dernier, affichent un taux de réalisation de 77 % pour un délai consommé de 71 %. La livraison des premières académies est annoncée pour le 15 avril prochain. A travers la construction de ces infrastructures, le gouvernement entend faire du sport un outil d’encadrement, de cohésion sociale et de détection des talents, tout en favorisant un accès équitable aux équipements sportifs. L’Académie sportive du Kadiogo s’impose ainsi comme un symbole fort d’une politique résolument tournée vers la jeunesse, la proximité et la structuration durable du sport burkinabè.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

 

Le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, a accordé une audience, le jeudi 5 février 2026, à Ouagadougou, à une délégation de la Fondation turque de transplantation d’organes, conduite par l’ambassadrice de Türkiye au Burkina Faso, Feriba Hokkacı Esirgen. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement des capacités nationales en matière de transplantation rénale, à travers le partage d’expériences et l’exploration de nouvelles perspectives de partenariat entre les deux pays.

A cette occasion, le ministre de la Santé a fait le point sur la bonne conduite de la deuxième session de transplantations menée par l’équipe conjointe burkinabè-turque. Il a aussi indiqué que les interventions se sont déroulées avec succès et toutes les dispositions techniques nécessaires ont été correctement mises en place, confirmant les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de ce programme au Burkina Faso. Dr Robert Kargougou a rappelé que l’objectif principal demeure l’autonomisation progressive de l’équipe technique nationale.

« D’ici à fin avril, nous aurons notre troisième session de transplantations, avec déjà trois couples immunologiquement compatibles », a-t-il annoncé, tout en soulignant la détermination des équipes techniques et des responsables administratifs à poursuivre cette dynamique. Prenant la parole, Feriba Hokkacı Esirgen s’est réjouie de rencontrer les autorités burkinabè, rappelant que des échanges avaient déjà eu lieu en juillet dernier. Elle a réaffirmé l’importance qu’elle accorde à la coopération entre le Burkina Faso et la Türkiye en particulier dans le domaine de la santé, qu’elle considère comme un secteur prioritaire et stratégique de la politique de coopération turque dans la région du Sahel.

Intervenant à son tour, le président de la Fondation turque de transplantation d’organes, Dr Eyüp Kahveci, a salué les avancées enregistrées et le leadership des autorités sanitaires burkinabè. Il a indiqué que les opérations menées font aujourd’hui du Burkina Faso une référence régionale, tout en réaffirmant la disponibilité de sa fondation à poursuivre la coopération, notamment avec une troisième mission prévue fin avril, assortie de nouvelles transplantations et d’un vaste programme de formation au profit du personnel médical. A travers cette rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de consolider durablement le programme de transplantation rénale et d’autres organes au Burkina Faso, au bénéfice des patients et du renforcement du système de santé national.

DCRP-MS

 

Pèlerinage diocésain 2026 : A Yagma, les fidèles chrétiens prient pour la paix au Burkina

Les fidèles chrétiens ont effectué, hier dimanche 8 février 2026, à Ouagadougou, le pèlerinage diocésain au sanctuaire Notre Dame de Yagma. Cette célébration marque également le lancement du jubilé des 125 ans d’évangélisation de l’archidiocèse de Ouagadougou.

Les fidèles chrétiens de Ouagadougou et d’ailleurs ne se sont pas faits prier pour participer massivement au pèlerinage diocésain. Par milliers, ils ont rejoint le sanctuaire Notre Dame de Yagma, hier dimanche 8 février 2026. Cette célébration marque également l’ouverture du jubilé des 125 ans d’évangélisation de l’archidiocèse de Ouagadougou (1901-2026) et les 25 ans de la province ecclésiastique de Ouagadougou (qui comprend les diocèses de Ouagadougou, Ouahigouya, Koudougou, Kaya, Manga).

La célébration, présidée par Monseigneur Prosper Kontiebo, archevêque métropolitain de Ouagadougou, a été marquée par des prières, louanges et des adorations. Les chrétiens ont prié pour les malades, les victimes du terrorisme et les efforts de développement au Burkina.

S’agissant du jubilé des 125 ans d’évangélisation dans l’archidiocèse de Ouagadougou, il sera commémoré autour de plusieurs activités qui s’étaleront durant toute l’année. Le thème : « 125 ans de l’évangélisation à Ouagadougou : Rendons grâce au Christ, fondement de notre foi et de l’espérance du monde » constitue pour Monseigneur Kontiebo, un temps de rendre grâce pour les bienfaits de l’Evangile et d’engagement à poursuivre la mission. Cependant, Il a émis la nécessité d’une nouvelle évangélisation qui répond aux défis actuels du monde.

« Nous devons être du sel et des lumières. Nous devons nous engager pour la réconciliation et la paix dans notre pays. Nous devons être une Eglise qui console, qui soigne… », a-t-il lancé. Et d’inviter les fidèles à prier pour la cohésion sociale, la paix, le bonheur et la prospérité au Burkina. Il a enfin traduit sa joie et sa reconnaissance à tous ceux qui ont soutenu l’Eglise Famille de Ouagadougou dans cette organisation. Il a dit enfin sa gratitude aux forces de défense et de sécurité qui, en plus de leurs efforts dans la sécurisation du pays, ont offert au sanctuaire une statuette de Saint Michel Archange.

… les fidèles chrétiens à toujours prier pour la paix et la prospérité au Burkina.

Le Nonce apostolique du Burkina, Monseigneur Eric Soviguidi, tout en saluant la qualité de l’organisation, est reconnaissant aux responsables de la province ecclésiastique de Ouagadougou pour l’avoir invité à ce pèlerinage. «Je dirai au Pape Leon XIV que l’Eglise au Burkina est vivante et que la semence que les missionnaires ont semée dans le cœur des fils du pays, il y a 125 ans porte beaucoup de fruits prometteurs. En outre, le Pape me charge de vous dire tout son amour et sa fraternité », a-t-il laissé entendre.
Revenant sur les 25 ans de la province ecclésiastique, l’évêque modérateur, Alexandre Bazié, a rappelé que plusieurs solutions ont été proposées face aux défis qui se posent après des réflexions et concertations autour de l’archevêque.

« Pendant 25 ans, des thèmes divers qui aident les chrétiens à vivre ont été abordés par les membres », a-t-il indiqué.  Un des thèmes les plus importants abordés selon lui, est la question des funérailles chrétiennes. « L’idée de regrouper les funérailles en une date se justifiait par le souci de réductions des dépenses. Malheureusement, on a assisté à une sorte de concurrence. Alors à l’issue d’une rencontre en novembre 2023, les évêques ont décidé de ne plus rendre obligatoire la célébration des deuxièmes funérailles. Le jour des obsèques, on célèbre en même temps la messe de requiem et les funérailles chrétiennes et il n’y a plus d’autres célébrations. On va faire en sorte pour que cette pratique puisse être mieux comprise », a-t-il détaillé.

 

Adama SEDGO

 

 

 

Refondation du système éducatif: le ministre Zoungrana à l’écoute des acteurs du Ganzourgou

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les structures déconcentrées de son département, le ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique (MESFPT), Moumouni Zoungrana, a effectué, le vendredi 6 février 2026, une sortie officielle à Zorgho, chef-lieu de la province du Ganzourgou.

Dès 6 heures 45 minutes, le ministre Moumouni Zoungrana était déjà présent au lycée provincial de Zorgho, au pied du mât, en compagnie des autorités provinciales, de la communauté éducative et surtout des élèves. Après avoir salué le public, le ministre a pris place face aux couleurs nationales, donnant ainsi le ton d’une cérémonie placée sous le signe du respect des symboles de la République. Avant la montée des couleurs, le proviseur du lycée provincial de Zorgho, Joseph Pafadnam, a présenté l’établissement depuis son ouverture le 20 décembre 1985 jusqu’à nos jours. Il a mis en exergue les forces et les faiblesses du lycée, tout en dressant une kyrielle de doléances, notamment en matière d’infrastructures, d’équipements et de ressources humaines, en vue d’améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage.

A 7 heures 00, la montée solennelle des couleurs nationales est intervenue, accompagnée de l’hymne national chanté en Mooré, dans une atmosphère empreinte de ferveur patriotique et de communion entre autorités, enseignants et apprenants. A l’issue de la cérémonie, la haut-commissaire de la province du Ganzourgou, Aminata Sorgho, a souhaité la bienvenue au ministre avant de lui céder la parole pour un entretien direct avec la communauté éducative. Dans son adresse, Moumouni Zoungrana a rappelé l’importance des valeurs républicaines, du civisme et de la discipline en milieu scolaire.

Il a exhorté les élèves à cultiver l’excellence et le sens de la responsabilité, tout en rassurant les acteurs éducatifs quant à son engagement à œuvrer pour une école plus performante et mieux adaptée aux réalités locales. La rencontre a également permis des échanges francs avec les responsables éducatifs, au cours desquels ont été abordés les défis liés à la qualité de l’enseignement, à l’adéquation formation-emploi et au renforcement de la formation professionnelle et technique comme levier d’insertion socio-économique des jeunes.

L’étape de Zorgho s’est achevée par les salutations d’usage au chef de Zorgho, à son palais, traduisant l’importance accordée aux autorités coutumières dans la cohésion sociale et le développement du système éducatif. Le ministre et sa délégation ont ensuite quitté Zorgho pour Koupéla, dans la province du Kourittenga.

 

Amédée Wend-La-Sida SILGA
silgaamedee@yahoo.fr

Ministère de l’Economie et des Finances : un hommage rendu à 205 agents admis à la retraite

En guise de reconnaissance, le ministère de l’Economie et des Finances a organisé une cérémonie d’hommage à 205 agents admis à la retraite, vendredi 06 février 2026 à Ouagadougou.
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‎Au ministère de l’Economie et des Finances (MEF), 205 agents sont admis à la retraite. Pour leur faire honneur, le ministre Aboubakar Nacanabo a organisé une cérémonie d’hommage. Issus de tous les corps de métiers et de toutes les structures du MEF, ces retraités sont, entre autres, des secrétaires de direction, des chauffeurs, des agents de liaison, des agents de bureau, des gardiens.

Le ministre de l’Economie et des Finances les a félicités pour le travail abattu durant leurs années de service. A travers cette cérémonie, c’est une manière pour lui de saluer le service rendu par ces retraités à l’Etat. Au nom de la Nation, le ministre chargé de l’Economie a transmis sa profonde gratitude aux retraités. « Vous avez été les gardiens des ressources publiques, les artisans de l’équilibre financier, les planificateurs du développement et les vigiles de la rigueur budgétaire », a-t-il poursuivi.

A l’entendre, la retraite n’est pas un retrait de la vie, mais une nouvelle saison, une nouvelle vie qui commence, propice aux passions retrouvées et à la vie familiale. A cet effet, il leur a souhaité une retraite paisible, dans la santé, la sérénité et la longévité.
Les retraités, par la voie de leur représentante, Madjara Sagnon, ont salué cet acte fort de reconnaissance officielle   et profondément humaine.

« Cette cérémonie n’est pas seulement un hommage, elle est une consécration morale », a-t-elle affirmé. Mme Sagnon a rappelé que derrière chaque dossier traité, chaque réforme mise en œuvre et chaque service rendu aux citoyens, se trouvent des agents animés par le sens du devoir. Elle a indiqué qu’en quittant l’administration publique, les retraités réaffirment leur fierté d’avoir servi le ministère de l’Economie et des Finances et par ricochet, la Nation burkinabè.

Fleur BIRBA
Patricia TAONSGO
(Stagiaire)
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Le ministre de l’Enseignement secondaire dans le Nakambé : Moumouni Zoungrana « surfe » sur l’esprit de famille pour réussir sa mission

Le nouveau ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Moumoni Zoungrana, a rencontré, le vendredi 6 février 2026, la communauté éducative, respectivement à Koupéla et à Tenkodogo dans la région du Nakambé pour une prise de contact.

Près d’un mois après son entrée au gouvernement, le Ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique (MESFPT), Moumouni Zoungrana, est sur le terrain pour une prise de contact avec le personnel déconcentré de son département. Le vendredi 6 février 2026, après Zorgho, dans la région d’Oubri, il a rencontré les acteurs de l’éducation de Koupéla et de Tenkodogo, dans le Nakambé. Dans la cité de Zoungrantenga, le nouveau ministre a été sans langue de bois avec la communauté éducative de Tenkodogo, lors de cette première sortie.

« J’ai le devoir de vous parler, les yeux dans les yeux », a-t-il dit. Puis, il a demandé aux participants aux échanges de ne pas tenir compte de son parcours scolaire, académique et professionnel. « Je ne fais pas la confusion entre la réussite de ma carrière professionnelle et celle de la mission qui m’a été confiée.  Le CV ne veut rien dire sans vous », a-t-il fait observer. Moumouni Zoungrana a ensuite surfé sur l’esprit de famille pour réussir sa mission. « Je suis venu, parce que je suis l’un de vous. Je suis venu parce que je crois en l’éducation. L’oiseau a beau voler, il va revenir sur terre. Ma famille, c’est ici. Vous avez votre frère. Si vous le laisser dans la nature, moi je n’ai rien à dire », a-t-il déclaré.

Puis, il a pris l’exemple sur lui-même : « Je suis ministre. Je donne toujours des cours. Je participe aux encadrements et aux soutenances », avant d’ajouter : « quoi qu’il en soit, nous devons travailler ensemble ». Cela requiert, à son avis, un changement d’état d’esprit. « Je veux que s’il y a victoire, qu’elle soit collective », a-t-il poursuivi. « Nous voulons un changement radical », a-t-il affirmé. Dans ce sens, il s’est dit persuadé que ce changement aura lieu à condition que les bons leviers, dont l’éducation, soient activés.

« Etre justes et équitables »

Il s’est dit d’autant plus convaincu que le Président Ibrahim Traoré a pris l’éducation comme étant le pilier central de sa gouvernance. « Je suis venu vous demander d’être en ordre de bataille. Avec la dynamique actuelle, je suis convaincu que des gens vont quitter leur pays pour venir chercher de l’emploi au Burkina », a-t-il affirmé. Le ministre de l’Enseignement secondaire s’est également adressé à tous ceux qui assument une responsabilité administrative quelle qu’elle soit. « Je demande aux proviseurs d’être les responsables de la famille dans leur établissement, même si vous n’avez pas les solutions aux problèmes posés », a-t-il conseillé.

Il a dit aussi aux responsables régionaux et provinciaux d’avoir la même attitude. « Je demande aux responsables impliqués dans les examens d’être justes et équitables. Choisissez les hommes qu’il faut à la place qu’il faut », a-t-il supplié. Puis avec le cœur, il a lâché : « ce que je veux, c’est que nos enfants ne traversent plus la méditerranée pour aller être traités de voleurs, de violeurs, de tous les maux d’Israël ».

A peine a-t-il fini son intervention que les préoccupations se sont succédé les unes après les autres. Le représentant des établissements privés veut un accompagnement financier et la formation continue de leurs enseignants. Celui des partenaires sociaux plaide pour les enfants des enseignants tombés du fait de terrorisme comme pupilles de la Nation alors que le corps enseignant veut savoir à quand le Bac UEMOA. Un autre souhaite l’institution d’une indemnité.

Un Bac, un emploi

En réponse, le ministre Zoungrana a fait savoir qu’il va être difficile d’accompagner financièrement des structures quoique l’éducation soit un tout. Il a souligné que pour la conférence pédagogique des enseignants du public, cela coûte plus de 3 milliards F CFA au budget de l’Etat, a fortiori si l’on adjoint ceux du privé. En ce qui concerne les pupilles de la Nation, Moumouni Zoungrana a indiqué que le ministère en charge de la solidarité recense toutes les victimes. « Si vous avez des cas, faites-le savoir », a-t-il dit.

S’agissant du Bac UEMOA, il a laissé entendre que le Burkina veut un Bac qui permet aux lauréats d’avoir un emploi. « Au moment où des gens cotisent se soutenir, certains donnent de leur salaire pour le pays. Je vais aller en Conseil des ministres dire : nous, on veut des indemnités. Je vais ressembler à quoi ? », a-t-il questionné avant d’ajouter : « je vous aime bien. Mais le moment n’est pas propice ».

Plus tôt à Koupéla, dans un échange empreint de convivialité, le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a encouragé l’ensemble des acteurs du monde éducatif secondaire pour le travail qu’ils accomplissent au quotidien et leur a surtout fait part de la nouvelle vision de son département. Ce cadre d’échanges a permis au premier responsable chargé de l’enseignement secondaire du Kourittenga, Dieudonné Belemsigri et d’autres acteurs du domaine, d’étaler les difficultés auxquelles font face les établissements secondaires de la province.

« A travers cet échange avec le ministre, nous sommes convaincus qu’il y aura beaucoup d’investissements pour que l’éducation soit ce socle sur lequel, nous allons bâtir notre avenir », a laissé entendre le directeur provincial. A cet effet, le ministre a rassuré les enseignants de sa disponibilité de travailler à minimiser les difficultés dans ce domaine. « Je connais les difficultés que vous traversez, car j’ai été aussi enseignant et j’ai du respect pour vous qui êtes sur le terrain. Je suis là pour vous servir et je souhaite que nous travaillions main dans la main », a-t-il ajouté.

Anselme KAMBIRE
Silga Amédée

Hadj 2026: des pèlerins s’activent pour l’obtention du certificat d’aptitude

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Le comité d’organisation du Hadj 2026 a initié, vendredi 06 février 2026, à Ouagadougou, une sortie pour constater le déroulement de la visite médicale des pèlerins en vue de l’obtention du certificat d’aptitude.

Le certificat d’aptitude institué en 2025 est obligatoire pour pouvoir accomplir le pèlerinage à la Mecque. De ce fait, cette année, il est même intégré dans les dispositifs du visa saoudien. Dans l’optique de permettre aux pèlerins de l’obtenir dans de meilleurs délais, une opération de la visite médicale des pèlerins a été lancée, le lundi 24 janvier partout au Burkina. Elle va se poursuivre jusqu’en mai. Pour s’imprégner de l’évolution de l’activité, le comité d’organisation du Hadj 2026 a organisé une sortie-terrain à l’intention des journalistes, vendredi 06 février 2026, à l’Office de santé des travailleurs (OST) de Ouagadougou.

Il ressort du constat que le centre connait une forte affluence des candidats au Hadj. L’on note également que tous les moyens humains et matériels sont réunis pour accélérer l’attribution des certificats d’aptitude. « Ici, trois médecins s’occupent de la vérification des résultats. Les pèlerins sont répartis de façon équitable de sorte que les choses avancent vite », a confié le coordonnateur de la clinique des travailleurs de l’OST, Ousmane Nikiéma.

Et de préciser qu’au cours des deux semaines d’activités, environ 1000 personnes ont été déjà reçues. « En moyenne, les médecins reçoivent 75 personnes par jour », a-t-il estimé.M. Nikiéma a expliqué que lorsque les pèlerins arrivent le matin, ils vont directement à la caisse pour payer les frais qui s’élèvent à 22 500 FCFA dont 5 000 FCFA pour le certificat d’aptitude. « Apres avoir payé ce montant, on leur remet un carnet et tous les bulletins d’examens. Ensuite, ils passent au laboratoire pour les prélèvements. Puis, ils vont à la cardiologie pour faire l’électrocardiogramme », a-t-il détaillé.

« Tout se déroule bien »

En ce qui concerne les femmes, le coordonnateur a souligné qu’elles doivent également faire des examens au niveau de la santé de la reproduction pour s’assurer qu’elles peuvent aller au pèlerinage, sans avoir de désagrément. « Après avoir fait le tour de ces trois services, les pèlerins doivent revenir le lendemain, pour prendre les résultats et les présenter aux médecins qui vont juger de leur aptitude, avant de délivrer le certificat », a-t-il clarifié.

Le responsable sanitaire au comité d’organisation du Hadj 2026, Dr Lassina Konaté, a affirmé que la visite médicale se déroule bien dans tous les chefs-lieux de région ainsi que dans les chefs-lieux de deux provinces que sont Koupéla et Kongoussi. A Ouagadougou, Dr Konaté a mentionné qu’en plus de l’OST, tous les trois Centres hospitaliers universitaires (CHU) et les Centres médicaux avec Antenne chirurgicale (CMA) de Kossodo, de Pissy ont été retenus pour cette opération de visite médicale des pèlerins. Pour lui, l’objectif de cette visite médicale est de vérifier non seulement la santé des pèlerins, mais aussi leur prodiguer éventuellement des conseils.

« Ceux qui sont malades, on les oriente vers les spécialistes pour qu’ils fassent des bilans et se faire soigner ; c’est-à-dire prendre des médicaments qui couvrent la période du pèlerinage. Cette période est d’environ un mois pour chaque pèlerin », a-t-il dit.
Dr Konaté a, en outre, fait savoir que les examens concernent, entre autres, la numération formule sanguine, la glycémie, la créatinine pour voir la fonction des reins. « Cette année, on a ajouté les transaminases qui sont des enzymes mesurées par prise de sang pour évaluer la santé du foie. Pour les femmes en âge de procréer, on a demandé un test de grossesse. Aussi, les pèlerins de plus de 50 ans doivent faire un Electrocardiogramme (ECG) pour voir le fonctionnement du cœur », a-t-il insisté.

A l’entendre, contrairement à l’année dernière, les centres de santé resteront ouverts qu’au début des vols. En ce qui concerne la vaccination, il a indiqué qu’elle est intégrée à la visite médicale pour éviter que les pèlerins ne fassent pas des allers-retours.
Des pèlerins, à l’image de Ibrahim Sana, ont exprimé leur satisfaction pour avoir obtenu leur certificat d’aptitude. « Je salue le comité d’organisation du Hadj pour les efforts consentis, afin que les préparatifs se déroulent bien. Hier, je me suis fait prélever le sang. Je viens de recevoir mon certificat d’aptitude. Je suis très heureux. J’encourage les médecins à maintenir la dynamique », s’est-il réjoui.

Adama SAWADOGO

 

Enseignement supérieur: le Centre universitaire de Gaoua devient «Université Sib Sié Faustin

Le Conseil des ministres du jeudi 5 février 2026 a adopté un rapport relatif à un projet de décret portant érection du Centre universitaire de Gaoua (CUG) en université pleine avec pour dénomination: « Université SIb Sié Faustin » (U2SF).

Après 8 années de fonctionnement, le Centre universitaire de Gaoua (CUG) a connu une croissance soutenue de ses effectifs et de ses activités d’enseignement et de recherches. En effet, de 2017 à 2025, le nombre d’étudiants et celui des enseignants permanents sont passés respectivement de 165 à 1 166 et de 02 à 37. En outre, le CUG prévoit d’accueillir environ 2100 nouveaux bacheliers et 44 enseignants permanents par an à l’horizon 2028. Cette évolution indique une maturité académique et institutionnelle de l’établissement qui est désormais apte à assumer la mission d’une université.

L’érection du Centre universitaire de Gaoua en université pleine s’inscrit également dans un contexte de redéfinition de la politique éducative nationale bâtie autour de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ). Ce changement contribuera, entre autres, à répondre efficacement à la demande de formation de plus en plus forte, améliorer la gouvernance universitaire, atteindre les objectifs de diversification, de professionnalisation et de qualité de l’enseignement supérieur fixés par le gouvernement.

DCRP /MESRI

 

Réseau des Caisses populaires du Burkina: des vœux sur fond d’amélioration des indicateurs de gestion du crédit en 2026

Les travailleurs de la Faîtière des caisses populaires du Burkina ont présenté leurs vœux de nouvel an au président du conseil d’administration de la structure, Adama Kaboré, vendredi 6 février 2026 à Ouagadougou.

Les travailleurs de la Faîtière des caisses populaires du Burkina s’engagent à œuvrer davantage pour améliorer les indicateurs de gestion du crédit en 2026. Ils l’ont réaffirmé ce vendredi 6 février 2026 au cours d’une cérémonie de présentation de vœux au Président du conseil d’administration (PCA) de la faitière, Adama Kaboré. Un moment marqué par la remise des attestations de reconnaissance et de cadeaux au PCA.

Le représentant du personnel, Joël Sawadogo, d’entrée de jeu, a souhaité au PCA et à ses proches et collaborateurs une bonne année 2026 pleine de santé et de prospérité. Réaffirmant la volonté des travailleurs à faire briller à nouveau les étoiles du Réseau des

Le PCA de la Faîtière des caisses populaires, Adama Kaboré, a promis aux travailleurs que des efforts seront faits pour améliorer leurs conditions de travail.

caisses populaires du Burkina (RCPB), il a soumis aux dirigeants des doléances. Il s’agit de l’adoption d’une politique de crédit dédiée au personnel du RCPB à des conditions favorables, symbole de fidélité et d’engagement. « Cette politique de fidélité est essentielle pour maintenir une équipe motivée et engagée », foi de M. Sawadogo.

En outre, a-t-il ajouté, la facilitation de l’acquisition de logements, la révision des politiques d’incitation et le règlement définitif de la question du calcul du congé payé à verser au personnel, sont entre autres, les préoccupations des travailleurs. Il a enfin rassuré de l’accompagnement de la direction générale par le personnel dans la recherche de solutions innovantes pour la satisfaction des membres.

A ces doléances, Le PCA Adama Kaboré a promis de travailler de concert avec la direction générale pour créer des conditions satisfaisantes au profit des travailleurs. Il a d’ailleurs salué les efforts consentis au quotidien par tous les acteurs pour que le RCPB continue d’être le leader de la finance décentralisée au Burkina Faso. Grâce à la détermination de tous les acteurs, le RCPB a engrangé des résultats satisfaisants en 2025, malgré un contexte délicat, a indiqué le PCA. Et de les inviter à redoubler d’ardeur au travail « Le RCPB est et doit demeurer un véritable outil de développement endogène au service des populations : hommes, femmes, jeunes », a-t-il souhaité.

Cependant, le PCA a regretté certaines actions qui tendent à la déstabilisation à travers le non-respect institutionnel des règles de déontologie, la propagation des rumeurs et des propos de dénigrement par la presse et les réseaux sociaux. « Tous ces actes constituent des attaques directes contre la pérennité de notre institution et par extension contre l’épanouissement du citoyen burkinabè », a-t-il estimé. C’est pourquoi il a encouragé toute personne qui se livrerait à de tels actes sciemment, à revenir à la raison. « Notre mission est de servir, notre devoir est de protéger et garantir les intérêts des membres et partant, la pérennité du RCPB », a-t-il insisté.

Adama SEDGO