Capitaine Elvis Kapioko, coordonnateur régional de l’Agence Faso Mêbo du Guiriko : « Notre souci majeur est la disponibilité en concassé de granit, élément crucial pour le pavage et la confection de dalots »

« Faso Mêbo », en langue mooré, « le Burkina se construit », est une Initiative présidentielle sous l’impulsion du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Elle vise à améliorer l’aménagement urbain, à renforcer la cohésion nationale et à promouvoir l’utilisation des ressources locales dans la construction d’infrastructures publiques. Lancée d’abord à Ouagadougou, l’initiative, aujourd’hui, Agence Faso Mêbo, a pris ses quartiers depuis avril 2025 à Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko avec les mêmes objectifs. Dans cet entretien, le coordonnateur régional de l’Agence Faso Mêbo du Guiriko, le capitaine Elvis Kapioko, revient sur les objectifs de cette initiative, le bilan, et les perspectives pour l’année 2026.

Sidwaya (S) : En mars 2025, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lançait l’Initiative présidentielle Faso Mêbo (aujourd’hui Agence Faso Mêbo) à Ouagadougou. Trois mois après, l’initiative s’est déportée à Bobo-Dioulasso dans la région du Guiriko. Dites-nous les objectifs recherchés par cette initiative ?

Coordonnateur régional de l’Agence Faso Mêbo du Guiriko, Capitaine Elvis Kapioko :
Elvis Kapioko (EK) : L’objectif de l’Agence Faso Mêbo est de participer au développement du pays, notamment en désenclavant des zones par la réalisation d’infrastructures routières. Aujourd’hui, Faso Mêbo a pris ses marques dans la région du Guiriko à travers de grands chantiers. Partout dans la ville, vous allez constater qu’il y a beaucoup de chantiers de reprofilage. Le but de tous ces travaux, est d’améliorer la mobilité de nos populations parce qu’il y a certains quartiers qui n’arrivent pas à se communiquer du fait du mauvais état des voies. Donc c’est aussi apporter cette touche tout en combinant les différentes missions.

S : Y a-t-il eu une adhésion de la population à l’initiative ?

EK: Il faut saluer le très fort engouement de la population. Dès les premiers moments de l’initiative dans la région, on a tout de suite senti que l’initiative était très attendue par les populations. Il y a eu des jours où on refusait du monde sur le site tant il y avait de volontaires et de contributions pour nous accompagner.

S : Justement, concernant les contributions, recevez-vous suffisamment de ressources pour vos travaux ?

EK: Ce n’est pas encore suffisant vu notre ambition d’améliorer la mobilité et d’embellir le paysage des villes. Les contributions nous permettent d’avancer certes, mais nous avons des besoins spécifiques. Notre souci majeur est la disponibilité en concassé de granit, élément crucial pour le pavage et la confection de dalots. Parfois, nous faisons venir le granit concassé de Ouagadougou, ce qui limite nos actions. Nous souhaiterions aussi plus de colorants pour apporter de la couleur à nos pavés et améliorer le rendu visuel.

S : Plusieurs chantiers sont en cours, comme la voie d’accès au CHU de Pala ou la route de Samandéni. Quel est l’état d’avancement de ces différents chantiers ?

EK: Nous sommes satisfaits du niveau de réalisation des différents chantiers. Le tronçon du CHU de Pala était un grand défi étant donné qu’il se trouve dans une zone de forêt et au cœur d’un dépotoir. Nous avons dû effectuer des excavations de 2 à 3 mètres de profondeur pour stabiliser le terrain afin de pouvoir continuer les travaux. A ce jour, on a pu stabiliser toute cette zone et les travaux de terrassement se poursuivent très bien. Il faut dire que sur ce chantier, en plus de la bretelle d’accès, il y a un parking d’environ 3,5 hectares qui est en cours de réalisation. Pour ce qui est du chantier de la route de Samandéni, le rythme est encore plus accéléré parce que nous ambitionnons de rendre ces ouvrages-là avant l’arrivée de la saison des pluies. Outre ces deux chantiers majeurs, nous avons réalisé une rue pavée témoin au niveau de la rue 16.51 qui permet de connecter l’Avenue Charles de Gaulle au Boulevard de la Révolution. C’était une phase expérimentale que nous comptons implanter dans la ville de Bobo-Dioulasso. A ce titre même, on a eu une rencontre avec les autorités locales pour impliquer toutes les parties prenantes possibles dans le choix des routes à paver et également dans la méthodologie pour que ça soit assez inclusif.

S : Quel est le niveau de satisfaction de l’ensemble de ces réalisations à ce jour ?

EK: De façon générale, et au vu des retours que nous avons, la population est satisfaite des travaux. Mais nous, à notre niveau (ndlr Agence Faso Mêbo), nous trouvons que le rythme est encore lent. C’est pourquoi nous voulons aller encore plus vite. Donc actuellement, nous sommes en train de prospecter différents chemins pour pouvoir accélérer ces travaux-là.

S : Justement, quel est le rythme qu’il faut implémenter en 2026 pour accélérer les différents chantiers ?

EK: Comme le chef de l’Etat l’a dit pour le cas de l’autoroute, nous comptons aller à un rythme infernal parce que nous voulons accélérer ce développement. Il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire en même temps. Et cela passe par une main-d’œuvre abondante. Et cette main-d’œuvre, on ne va pas aller la chercher ailleurs, c’est par nos propres forces que nous allons le faire. Donc je profite de cette occasion aussi lancer un appel aux populations pour qu’elles adoptent ces travaux. Que les populations se joignent aux travailleurs de Faso Mêbo pour certains travaux en ville. Parce que l’objectif aussi recherché, c’est la cohésion sociale, et cela passe forcément par la participation citoyenne. Donc c’est inviter toutes les personnes, quand nous sommes dans une artère de la ville, de se joindre à nous pour apporter aussi leur touche. C’est comme ça que nous pourrons aller encore plus vite.

S : En dehors du granit concassé qui est un sérieux problème. Quel autre problème freine l’avancée des chantiers de Faso Mêbo à Bobo-Dioulasso ?

EK: Il faut qu’on fasse la part des choses au niveau des différents chantiers. Pour les chantiers de réalisation d’infrastructures routières, nous avons les brigades routières qui sont financées. A ce niveau, on ne rencontre pas de grandes difficultés, les chantiers avancent très bien. Maintenant, pour le volet qui traite du réaménagement urbain et de l’embellissement, c’est là-bas que nous travaillons plus avec les contributions. Plus il y a de contributions, plus ça nous permet d’élargir notre champ d’action. Donc c’est là-bas la difficulté, parce qu’au début il y avait une très forte mobilisation, mais à un certain moment, on a senti un essoufflement. Ces derniers temps, on sent que les gens sont en train de revenir encore plus forts avec beaucoup de dons. Beaucoup de chantiers sont en cours, certains sont déjà même finis.

S : Quelles sont les dispositions prises pour l’entretien de ces chantiers ?

EK: Pour ces chantiers, nous avons adopté une approche inclusive pour que les premiers bénéficiaires sachent déjà qu’ils sont les premiers garants de la pérennité de ces ouvrages-là. Donc, nous les associons à tous les niveaux, que ce soit avant ou après la réalisation de ces travaux. Donc l’entretien nous incombe à nous tous, et si c’est bien entretenu, il va de soi que ces ouvrages soient pérennisés.

S : Peut-on avoir une idée des kilométrages de voies déjà pavées ou de caniveaux ?

EK: Pour ce qui est des rues pavées, comme je le disais, c’est une rue d’environ 320 mètres avec un caniveau qui a été réalisé en matériaux locaux de la même distance. Actuellement, nous sommes en train de nous projeter au niveau de l’avenue de la République. C’est un petit tronçon qui permet de connecter le boulevard à la RN9. Beaucoup connaissent plus la zone sous l’appellation « Ancienne gare Sogebaf ». Et à ce niveau-là, pour que ce soit vraiment inclusif et pour que les travaux puissent répondre aux attentes des populations, ce message a été lancé aux autorités locales, que ce soit les différents PDS (ndlr Président de la délégation spéciale) d’arrondissements, la direction régionale des infrastructures routières, de l’urbanisme, même de l’environnement, pour qu’ensemble on puisse identifier et avoir un répertoire. En fonction des priorités que nous allons nous fixer et des possibilités que nous avons, nous allons pouvoir nous projeter progressivement sur ces différentes voies.

S : Quel est le niveau d’implication des autorités communales et d’arrondissement dans les activités de Faso Maï-Ba ?

EK: Les autorités communales sont en première ligne parce que, que ce soit pour les chantiers de reprofilage dans la ville de Bobo-Dioulasso, c’est vers eux que nous nous tournons pour identifier ces voies. Certes, nous avons quelques marges en fonction des retours que nous avons des populations où nous pouvons aller intervenir, mais principalement c’est vers elles que nous allons pour qu’elles identifient ces routes, pour qu’on ne puisse pas pervertir cette initiative. Parce qu’il y a beaucoup qui viennent vers nous pour nous montrer certaines voies à reprofiler. Ça ne se passe pas comme ça. On passe par les arrondissements concernés, et c’est en fonction des priorités que ces derniers donnent à ces voies, et nous, en fonction de notre capacité, nous intervenons.

S : Quel message aux populations pour plus d’implication ?

EK: C’est d’abord un message de remerciement à l’endroit des bonnes volontés qui, au-delà même de venir à Faso Mêbo pour certains dons ou certains travaux, prennent d’autres initiatives dans le sens du patriotisme recherché à travers l’Agence Faso Mêbo. Il y a des bonnes volontés qui ont réhabilité certaines voies à leurs propres frais. D’autres même ont bitumé certains tronçons, et tout ça c’est l’esprit Faso Mêbo. C’est déjà remercier dans ce sens, et rappeler que Faso Mêbo, c’est nous tous. Ce n’est pas seulement ce petit organe qui pilote les travaux, mais c’est un état d’esprit que nous devons tous adopter pour que nous puissions aller très vite vers ce développement souhaité.

Propos recueillis par Kamélé FAYAMA

 

Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous: les propositions des artisans du Guiriko pour l’équipement des amphithéâtres sont attendues

Le coordonnateur technique de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), Dr Raymond Ouoba, a rencontré ce week-end, une délégation d’artisans, de la région du Guiriko, sur le site du complexe universitaire en chantier à l’université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso.

Ce complexe universitaire est composé d’un amphithéâtre de 1000 places, de salles de cours et de bureaux. Il est en phase de finition et doit être équipé en mobilier par les artisans locaux conformément à l’orientation donnée par le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat. En conviant les artisans sur le site de l’université Nazi-Boni à Nasso, l’objectif est de leur permettre de prendre contact avec le chantier en vue de proposer du mobilier pour bien équiper le complexe universitaire. Par cette décision de faire appel à l’expertise et à la créativité nationales pour équiper désormais les infrastructures, le président du Faso entend valoriser le génie local et encourager le développement endogène.

Le coordonnateur technique de l’IPEQ a invité les artisans à travailler à mériter la confiance du chef de l’Etat en faisant des propositions à la hauteur des attentes.
A l’issue de cet échange avec les artisans, le coordonnateur technique de l’IPEQ a procédé à la mise à disposition d’un nouveau site au sein de l’université pour la construction d’un autre complexe universitaire, composé d’un amphithéâtre de 500 places et de bureaux administratifs. La construction de ce deuxième complexe universitaire, contribuera, selon Dr Ouoba, à résorber le problème d’infrastructures de l’Université Nazi-Boni. Le président de l’université, Pr Hassan Bismarck Nacro, a exprimé la reconnaissance de la communauté universitaire au président du Faso pour ces investissements structurants qui contribueront à l’amélioration des conditions de travail et d’études.

 

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Israël-Iran : terminer le travail ?

Après avoir bombardé sans discontinuer l’Iran avec un « tapis de bombes » l’année dernière avec le soutien des B52 américains, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, s’est rendu à l’évidence. Son objectif ultime dans le Golfe persique, à savoir la destruction totale du programme nucléaire iranien, est loin d’être atteint. Pire, ce pays dispose de missiles balistiques de très longue portée, capables de faire mal à l’Etat hébreu en cas de guerre ouverte entre les deux pays.

Car, et malgré la guerre des chiffres qui a suivi la dernière confrontation entre Israéliens et Iraniens, on s’est rendu compte que Israël a perdu beaucoup plus de ses compatriotes que lors de toutes les guerres avec le monde arabe depuis sa création en 1948. Des chiffres qui ont heurté la conscience nationale en Israël alors que de nombreuses affaires judiciaires pendent au nez de Netanyahou.

Il lui faut donc coûte que coûte terminer le travail, et, dans l’état actuel des forces en présence, seul un appui conséquent des USA peut le lui permettre. Il a donc agité « l’épouvantail » Trump qui a constaté que le sable persan pouvait être très mouvant pour lui, au point qu’il parle de nos jours « d’accord possible » avec le régime de Téhéran.
Pour cause, l’équation apparaît simple et complexe à la fois étant entendu que c’est le statut de Jérusalem et la création d’un Etat palestinien qui constituent les points d’achoppement.

Un problème culturel et philosophique qui demande une réponse intelligente loin de la politique du muscle actuelle. Car, à ce jeu personne ne sortira vainqueur en raison de l’équilibre de la terreur qui tend à s’installer. L’Iran a dit être ouvert à toutes les éventualités y compris une riposte musclée contre des intérêts américains en cas d’attaque. Une hypothèse qui embraserait le monde entier avec des conséquences insoupçonnées. Les jeux sont loin d’être faits dans ce poker menteur qui s’apparente de plus en plus à la roulette russe. Avec cette fois-ci cinq balles au lieu d’une seule dans le barillet.

En fait, Trump est contraint à la reculade non seulement du fait de la force des Iraniens, mais aussi en raison d’une conjoncture politique nationale défavorable pour lui. Son coup du Venezuela ayant tourné à la tragi-comédie avec le reniement de sénateurs de son propre camp, et les Européens étant peu enclins à lui déplier le tapis rouge au Groenland, le président américain craint pour sa destitution par les institutions républicaines du pays très pointilleuses sur le respect de la constitution. Or, Trump a violé celle-ci en « débarquant » au Venezuela sans en avertir la Chambre des représentants, un « crime de lèse-majesté » qui lui a valu des critiques acerbes.

Avec une économie qui porte les stigmates de la perte d’influence en Amérique latine et un endettement croissant vis-à-vis de l’extérieur et de la Chine en particulier, on comprend l’« amour » soudain de Trump pour l’Afrique, contrairement à son premier mandat. Après avoir été briefé par les milieux bancaires et financiers sur l’immense potentiel du continent, le voilà plus « africanophile » que quiconque au point de vouloir « jeter » son allié rwandais pour s’occuper lui-même du coffre-fort congolais. Mieux, il lorgne désormais du côté de l’ouest africain en misant sur son poulain Tinubu comme cheval de Troie.

Boubakar SY

Culture : CMG achève la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026

China Media Group (CMG) a organisé dimanche la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026. Le programme combine des aspects de la culture traditionnelle chinoise avec des techniques scéniques modernes, ainsi que des performances interculturelles mettant en vedette des artistes internationaux.

Le Nouvel An lunaire chinois est officiellement reconnu comme jour férié dans près de 20 pays et régions, et environ un cinquième de la population mondiale le célèbre de différentes manières. Cette année, CMG a organisé une série d’événements de prévisualisation aux États-Unis, en Russie, en France, en Italie et dans plusieurs pays africains, invitant le public international à découvrir le gala et la culture chinoise avant le Nouvel An chinois.

Nadège YAMEOGO

Retrouver le lien de la vidéo ici : https://youtu.be/XKrwRi3IHW0

Ouagadougou : Agence Nationale Pour l’Emploi recherche pour le compte d’une société d’Etat des candidats ayant les profils suivants pour le recrutement de trois (03) agents techniques du foncier et deux (02) agents de liaison.

La référence pour les besoins en emploi : www.anpe.gov.bf

L’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE)

Poste 1 : Trois (03) agents techniques du foncier

  • Qualifications et aptitudes requises pour le poste :
  • être titulaire du Certificat d’Aptitudes Professionnelles (CAP) en génie civil ;
  • justifier d’une expérience professionnelle pertinente d’au moins trois (03) ans ;
  • avoir le sens de l’organisation du travail et de la méthode ;
  • avoir des connaissances dans l’utilisation d’un GPS est un atout ;
  • avoir une bonne connaissance de Microsoft office (Excel, Accès, Word).

 

  • Description des tâches et responsabilités
  • identifier les terrains ;
  • contribuer aux travaux de lotissement ;
  • contribuer à l’évaluation des activités ;
  • contribuer à la réalisation technique des travaux d’aménagement ;
  • contribuer aux travaux de prospection et de mobilisation foncière ;
  • contribuer à la réalisation des enquêtes de satisfaction ;
  • contribuer à l’accueil et à l’orientation des clients ;
  • exécuter toute autre tâche connexe à lui confiée par la hiérarchie dans le cadre règlementaire.

Poste 2 : Deux (02) agents de liaison

  • Qualifications et aptitudes requises pour le poste 
  • être titulaire du Certificat d’Etudes Primaires (CEP) ;
  • justifier d’une expérience professionnelle pertinente d’au moins trois (03) ans ;
  • avoir le sens de l’organisation du travail et de la méthode ;
  • avoir le sens de la confidentialité et de la discrétion ;

 

  • Description des tâches et responsabilités
  • transmettre les courriers internes et externes et les documents aux services destinataires ;
  • assurer le retour d’information sur les difficultés rencontrées dans la transmission du courrier ;
  • effectuer les courses administratives ;
  • exécuter toute autre tâche connexe à lui confiée par la hiérarchie dans le cadre réglementaire.
  1. Conditions générales

Peuvent faire acte de candidature les personnes des deux (02) sexes remplissant les conditions suivantes :

  • être de nationalité burkinabé ;
  • jouir de ses droits civiques et être de bonne moralité ;
  • être âgé de 18 ans au moins et de 45 ans au plus au 31 décembre 2026 ;
  • être capable de travailler sous pression et en équipe ;
  • être physiquement et mentalement apte ;
  • avoir le sens du respect du bien public ;
  • être immédiatement disponible ;
  • être dynamique et avoir une grande capacité à travailler sous pression.

 

  1. Composition du dossier de candidature

 

Les candidats intéressés devront déposer sous pli fermé un dossier de candidature comprenant les pièces suivantes :

  • une demande manuscrite timbrée à 200 F CFA (timbre fiscal) adressée à Monsieur le Directeur Général de l’ANPE précisant le poste ;
  • une photocopie légalisée de la CNIB en cours de validité ;
  • une photocopie légalisée du diplôme demandé ;
  • une photocopie des attestations de travail attestant l’expérience du candidat ;
  • un certificat de visite et de contre visite datant de moins de trois (03) mois ;
  • une photocopie de la carte de demandeur d’emploi à jour.
  • un curriculum vitae daté et signé.

 

NB : Les candidats déclarés admis devront compléter leurs dossiers avec d’autres pièces qui seront précisées par l’Employeur.

 

Date et lieu de dépôt des candidatures : du 09 au 13 février 2026 à la Direction Régionale de l’ANPE du Centre, sise à la Cité AN III, à côté des rails.

  • Procédure de recrutement:
  • Présélection sur dossier ;
  • Epreuve écrite/pratique ;
  • Entretien oral.
  1. Insertions/Diffusions
  • Insertion journal Sidwaya des 4, 6 et 9 février 2026 ;
  • Affichage à l’ANPE ;
  • Diffusion en ligne (WhatsApp, Facebook ANPE)

                                                                                          Le Directeur Général

                                                       

 

                                                                                            Yakouba GUIGMA

                                                                                      Officier de l’Ordre de l’Etalon

Centre médical militaire de Dédougou: le ministre Emile Zerbo inaugure un bloc médical d’hospitalisation

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, accompagné de son collègue ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a inauguré officiellement un bloc médical d’hospitalisation et de soins au profit du Centre médical militaire de Dédougou, le vendredi 6 février 2026, au sein du camp Nazi Boni.

Le Centre médical militaire de Dédougou s’est agrandi en capacité et en qualité d’accueil de ses patients, dont les soldats blessés au front de la lutte contre le terrorisme. Il a, en effet, bénéficié d’une nouvelle bâtisse médicale moderne et adaptée pour offrir une prise en charge sanitaire « appropriée et digne de ceux qui veillent sur la sécurité et la stabilité de notre pays et nous protègent », mais aussi à la population de la cité du Bankuy. Ce joyau, inauguré le vendredi 6 février 2026, est la matérialisation d’un engagement et d’une promesse faite le 9 mai 2025 par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo.

Ce jour-là, il avait, au détour d’une visite des blessés en soins dans ledit centre, constaté des conditions d’hospitalisation peu reluisantes. Mesurant l’urgence d’agir, il lui était apparu nécessaire de construire une infrastructure adaptée pour servir de salles de soins et d’hospitalisation en vue d’offrir à ces combattants un cadre de prise en charge sanitaire plus humain. Moins d’une année après, la volonté exprimée a accouché d’un bloc infrastructurel médical d’une valeur de 74 314 979 F CFA au profit de la garnison de Dédougou. Il a été érigé sur une superficie de 285 m². Il se compose d’une salle de garde, d’une salle de soins, d’une salle de consultation, de deux autres d’hospitalisation de 10 lits chacune et d’un local technique. Le bâtiment qui jouxte l’ancien centre médical comprend également des blocs de toilettes, d’un hall d’attente et de deux terrasses à l’avant et à l’arrière.

Un engagement au service de la Nation

Le ministre d’Etat, Emile Zerbo, avant de remettre les clés de l’infrastructure au ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, Célestin Simporé, a souligné que la réalisation est l’œuvre collective du personnel du Ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité (MATM). Le ministre Zerbo a relevé que cette initiative citoyenne et patriotique a vu le jour grâce aussi à l’accompagnement et au soutien de Me Soumaïla Dakuo. Ce dernier a confié que ce geste porte en lui des valeurs de solidarité, de responsabilité et d’engagement au service du pays.

Il a salué le « leadership éclairé » du ministre Zerbo dont la vision et la rigueur ont permis de concrétiser cette initiative tournée vers l’humain et une gouvernance responsable. « La santé de nos forces combattantes est indissociable de la paix et de la stabilité de notre pays », a indiqué Me Dakuo. C’est pourquoi son adhésion ne s’est pas fait attendre lorsque l’idée lui avait été soumise. Représentant le personnel du MATM, le directeur général des études et des statistiques sectorielles dudit ministère, Toussaint Dipama, s’est réjoui du choix des femmes et des hommes qui ont décidé de transformer des ressources personnelles en un bien collectif durable qui va offrir des commodités pour la prise en charge des FDS et VDP victimes de blessures au front et à la population locale, a-t-il salué.

Le commandant de la 5e Région militaire, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly, a exprimé sa reconnaissance aux généreux donateurs. Ce nouveau centre médical va contribuer à l’amélioration des conditions de travail et à donner un meilleur cadre d’hospitalisation aux blessés du front et à la population civile, a-t-il expliqué. Le ministre d’Etat, Emile Zerbo, donateur en chef, a souhaité que cette bâtisse soit bien entretenue, bien utilisée et que cette réalisation puisse inspirer d’autres initiatives du genre pour répandre l’espoir, le réconfort et la dignité. A l’issue de la cérémonie inaugurale, les officiels ont rendu visite aux pensionnaires du centre médical militaire avant de mettre en terre un plant pour la postérité.

Yacouba BELEM

 

Offense énergétique

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Depuis le mardi 3 février 2026, le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a entamé une visite dans les centrales thermiques et solaires de Ouagadougou, Koudougou et Bobo-Dioulasso. A l’heure où la période chaude commence à s’installer progressivement sur le pays, avec son corollaire de forte demande énergétique mettant à rude épreuve les capacités de production et de distribution, cette tournée prend tous son sens. Cette saison, traditionnellement marquée par une sollicitation accrue du réseau électrique, impose anticipation, rigueur et mobilisation de tous les acteurs de la chaîne énergétique.

En allant à la rencontre des agents de la SONABEL et des entreprises partenaires, le ministre Gouba porte un message : la satisfaction de la demande énergétique nationale passe par un renforcement effectif et rapide des capacités de production. C’est dire que cette tournée se veut résolument opérationnelle, avec une immersion dans les réalités techniques des centrales existantes et des chantiers en cours d’extension.
De Zagtouli à Komsilga, de Ouaga 2 à Kossodo, de Gonsin à Pabré, en passant par Bobo 2 et la centrale d’urgence de Koudougou, le gouvernement burkinabè investit avec determination pour accroître l’offre nationale. Les projets visités traduisent une stratégie cohérente, combinant thermique et solaire, maintenance des installations existantes et mise en service accélérée de nouvelles capacités de production.

A Zagtouli, l’extension de la centrale photovoltaïque, avec une capacité additionnelle de 17 MWc et une puissance finale portée à 50 MWc, illustre cette volonté d’anticiper les pics de consommation, tout en misant sur les énergies renouvelables. A Komsilga et Pabré, les centrales thermiques en cours d’achèvement viendront renforcer significativement le socle de production nationale, avec des capacités respectives d’au moins 50 MW. A Koudougou, la centrale d’urgence de 25 MW, appelée à couvrir les besoins locaux et à soutenir le réseau de Ouagadougou, s’inscrit dans cette même dynamique d’augmentation rapide de l’offre afin de répondre à une demande sans cesse croissante.

Ces investissements structurants confirment que la souveraineté énergétique du Burkina Faso se construit à travers des choix concrets, des infrastructures durables et une exigence accrue de résultats. Les efforts consentis par le gouvernement et la SONABEL ont déjà commencé à porter leurs fruits. L’année dernière, le pays a enregistré moins de coupures d’électricité comparativement à l’année précédente, et ce, malgré un contexte climatique et régional contraignant.

Ces résultats, bien qu’encourageants, doivent être consolidés, car la demande énergétique continue de croître sous l’effet de l’urbanisation, du développement industriel et de l’extension de l’électrification rurale. D’autant plus que la vision gouvernementale ne se limite pas aux grands centres urbains. En œuvrant à porter l’électricité jusque dans les zones rurales, l’Etat renforce le socle d’un développement endogène fondé sur la transformation locale, l’amélioration des conditions de vie et la création d’opportunités économiques sur l’ensemble du territoire national.

Dans ce contexte, l’appel lancé par le ministre Gouba aux agents de la SONABEL à redoubler d’effort est plus que légitime. Leur engagement, leur professionnalisme et leur sens du service public sont déterminants pour minimiser les coupures et assurer la stabilité du réseau durant la période de pointe.

Mais la responsabilité est aussi collective. Les Burkinabè sont appelés à adopter des comportements de consommation responsables afin de contribuer à l’effort national, soutenir la souveraineté énergétique et préserver un bien commun indispensable au développement du pays. En produisant davantage et en consommant mieux, les Burkinabè peuvent garder la lumière allumée sur le chemin d’un Burkina Faso résolument souverain.

Par Assetou BADOH