Agence Faso Mêbo et Fonds de soutien patriotique: la diaspora en Espagne offre 20 millions F CFA

La diaspora burkinabè en Espagne a officiellement remis deux chèques de 10 millions F CFA chacun respectivement à l’Agence Faso Mêbo et au Fonds de soutien patriotique (FSP), mardi 10 février 2026, à Ouagadougou.

Les Burkinabè de l‘extérieur n’ont pas mis aux oubliettes la Patrie. En effet, la diaspora burkinabè vivant en Espagne a laissé parler son cœur au profit de l’Agence Faso Mêbo et du Fonds de soutien patriotique (FSP). Elle a remis, au ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, deux chèques de 10 millions F CFA chacun respectivement aux deux institutions, mardi 10 février 2026, à Ouagadougou.

Assisté de la ministre déléguée, chargée de la Coopération régionale, Stella Kabré, M. Traoré a d’emblée souhaité la bienvenue et ses meilleurs vœux 2026 à la délégation burkinabè vivant en Espagne. Pour le ministre Traoré, depuis le début de la nouvelle année, des compatriotes sont fréquemment reçus au département des affaires étrangères pour témoigner leur soutien à la mère-patrie à laquelle ils sont attachés par le cœur, loin parfois des yeux. Il a exprimé le plaisir du ministère des Affaires étrangères à accueillir la délégation.

A son tour, le consul honoraire du Burkina en Espagne, Karidia Friggit, a remercié le ministre des Affaires étrangères pour l’accueil « chaleureux » qu’il a réservée à l’équipe. « Merci de nous recevoir au nom de tous les Burkinabè vivant en Espagne », a-t-elle déclaré. Karidia Friggit a indiqué que les compatriotes en Espagne considèrent le Burkina comme « loin des yeux, près du cœur » et non « loin des yeux, loin du cœur ». « Nous avons entendu l’appel du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré pour apporter notre contribution à l’édification du Burkina qui est notre seule patrie », a laissé entendre le consul honoraire du Burkina en Espagne.

Selon elle, ce don est un énorme effort et un immense sacrifice des Burkinabè vivant en Espagne à qui elle demande de ne jamais baisser les bras s’agissant de la construction de la Nation. Mme Friggit a aussi saisi l’occasion pour annoncer la participation de la diaspora d’Espagne à l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) et au grand projet de construction du Mémorial Thomas-Sankara. « Nous prions pour une paix totale et que Dieu bénisse le Burkina », a-t-elle souhaité.

Renforcer les liens entre l’Etat et la diaspora

Quant au délégué du Haut conseil des Burkinabè d’Espagne (HCBE), Dramane Saré, il a émis des doléances visant à renforcer les liens entre l’Etat burkinabè et ses ressortissants en Espagne qui constitue aujourd’hui, à ses dires, un espace stratégique en Europe. « La communauté sollicite l’appui diplomatique auprès des autorités espagnoles pour renforcer la légalisation de certains documents. Nous rappelons que cela nous coûte au moins 160 000 F CFA pour faire la légalisation d’un document administratif par les autorités espagnoles », a déploré le délégué du HCBE, parmi tant d’autres requêtes.

A la suite de ces sollicitudes, le ministre des Affaires étrangères a, au nom du chef de l’Etat et du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, exprimé sa gratitude à la diaspora en Espagne pour cet élan de solidarité et de fraternité. Il a chargé les émissaires de transmettre la reconnaissance des autorités à ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement du Burkina. « Le Burkina Faso renoue avec la quiétude, l’économie reprend et les résultats sont palpables.

Vous êtes tous des acteurs et des émissaires de l’appel lancé par le président du Faso, un appel qui est un esprit auquel vous donnez vie », a lancé Karamoko Jean Marie Traoré. Il a jugé les doléances pertinentes qui devraient être transmises à qui de droit. Le ministre des Affaires étrangères a, par ailleurs, informé de la mise en place bientôt d’un guichet unique de la diaspora qui serait un portail ou une plateforme sécurisée pour réduire les pertes des investissements et servir de lieu d’orientations et de conseils. Il a loué la diaspora burkinabè dans son ensemble en la qualifiant de modèle et d’intègre.

C’est pourquoi, M. Traoré a invité les Burkinabè de l’extérieur à être chacun un ambassadeur du Burkina dans sa terre d’accueil en défendant l’image de la patrie par l’intégrité, le travail bien fait, l’honneur, etc. A ce jour, le nombre de Burkinabè vivant en Espagne pourrait dépasser 6 000 et 327 978 500 F CFA soit 500 000 euros ont déjà été investis dans l’éducation et la santé, foi du consul honoraire du Burkina en Espagne.

Boukary BONKOUNGOU
Astride OUEDRAOGO
(Stagiaire)

𝐓𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐥𝐚𝐧𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞́𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 : 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞́𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu, ce mardi 10 février 2026, une délégation de l’équipe médicale ayant conduit avec succès la première transplantation rénale au Burkina Faso, accompagnée du couple bénéficiaire de cette intervention majeure. La délégation a été présentée au Chef du Gouvernement par le ministre en charge de la Santé, Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou.

‎‎Cette rencontre a été l’occasion pour le Chef du Gouvernement de saluer une prouesse médicale historique, intervenue le 29 juillet 2025, marquant une avancée décisive dans la prise en charge de l’insuffisance rénale dans le pays.‎Le Premier ministre a félicité l’ensemble de l’équipe médicale pour son professionnalisme, son engagement et son sens élevé du devoir, tout en adressant ses encouragements et son souhait de parfaite santé au premier couple formé par la donneuse et la receveuse, pionnières et symboles d’espoir et de solidarité nationale.

Moment chargé d’émotion, l’audience a également donné la parole à la receveuse de la greffe, qui a exprimé sa profonde gratitude au Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, pour les investissements consentis dans le secteur de la santé, ainsi qu’à l’équipe médicale dont l’expertise lui permet aujourd’hui de retrouver une vie normale.‎Le Directeur général du Centre hospitalier universitaire de Tengandogo, Dr Lin Somda, a exposé les principaux défis liés à la greffe rénale, notamment l’approvisionnement en médicaments, le financement du don et le suivi post-opératoire.

‎ Des préoccupations que le Premier ministre a accueillies avec une attention particulière.

‎‎Rassurant ses interlocuteurs, le Chef du Gouvernement a réaffirmé la pleine disponibilité du Gouvernement à poursuivre le renforcement du plateau technique et des ressources humaines nationales, afin de garantir un accès élargi aux soins spécialisés.‎Il a souligné que l’ambition des autorités est de faire du Burkina Faso un pays à la pointe de la technologie en matière sanitaire, dans une dynamique résolue de souveraineté sanitaire.

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‎« Au-delà de la néphrologie, le Gouvernement est disposé à accompagner toutes les initiatives allant dans le sens de l’amélioration durable de l’offre de soins et de l’atteinte de la souveraineté sanitaire », a indiqué Dr Lin Somda, rapportant les propos du Premier ministre.‎Le Chef du Gouvernement a également encouragé une collaboration renforcée entre les établissements publics et privés, afin de mutualiser les compétences, les ressources et les expertises au bénéfice des populations.

‎‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Igor Martynov, ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso : « Des dizaines de pays dans le monde souffrent du non-respect de leurs droits souverains »

A l’occasion de la Journée du diplomate célébrée le 10 février de chaque année, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso, Igor Martynov, revient dans cette interview sur l’importance de cette journée pour les diplomates russes, les défis de la diplomatie moderne, les principaux résultats de la diplomatie russe au cours de l’année 2025, l’état actuel des relations entre la Russie et le Burkina Faso et les perspectives russo-burkinabè.

 

Le 10 février, la Russie célèbre la Journée du Diplomate. Quelle est son importance pour les diplomates russes ?

Aujourd’hui, nous célébrons une fête professionnelle qui réunit plusieurs générations de diplomates ayant consacré leur vie au service de la Russie. L’histoire moderne de la célébration des diplomates de notre pays remonte à 2002, lorsque le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a décidé d’instaurer cette date importante.

A l’occasion de la Journée du Diplomate, nous préservons précieusement la mémoire et honorons les mérites des diplomates éminents de notre pays qui, en toutes circonstances, ont fermement défendu les intérêts de la Patrie. Nous nous souvenons de nos aînés qui ont contribué à la victoire lors de la Seconde Guerre mondiale sur le front de la politique étrangère, qui ont apporté une contribution inestimable à la formation de la coalition antihitlérienne, puis à la création de l’Organisation des Nations Unies et à l’adoption de sa Charte, dont les principes et les objectifs restent d’actualité à ce jour.

La date de cette fête est liée à la première mention documentaire, en 1549, du Posolsky Prikaz (Bureau des ambassadeurs), la première structure étatique de l’histoire de notre pays chargée des affaires étrangères. Cependant, l’âge du service diplomatique russe est beaucoup plus ancien.

Au cours de leur histoire, les diplomates de notre pays ont accompli de nombreuses réalisations qui ont changé le destin de millions de personnes et de dizaines de pays. La situation géopolitique unique de notre pays a déterminé un éventail exceptionnellement large d’intérêts en matière de politique étrangère. La Russie ne pouvait en aucun cas se permettre de mener une politique étrangère passive ou isolationniste. Au contraire, les intérêts du pays l’ont constamment contraint à jouer non seulement un rôle actif, mais aussi, dans une large mesure, un rôle moteur et déterminant dans les affaires internationales.

 

Parlez-nous des défis auxquels est confrontée la diplomatie moderne.

La situation sur la scène internationale se dégrade de plus en plus, les conflits anciens s’exacerbent, de nouveaux foyers de tension graves apparaissent. Dans le même temps, la diplomatie, la recherche d’un consensus et de solutions de compromis sont de plus en plus remplacées par des actions unilatérales, et même très dangereuses. Et au lieu d’un dialogue entre les Etats, on entend le monologue de ceux qui, forts de leur puissance, estiment pouvoir dicter leur volonté, donner des leçons de vie et donner des ordres. Des dizaines de pays dans le monde souffrent du non-respect de leurs droits souverains, du chaos et de l’anarchie, et ne disposent pas de la force et des ressources nécessaires pour se défendre.

Au début de l’année 2026, nous avons été témoin d’événements sans précédent : l’invasion armée des Etats-Unis au Venezuela, qui a fait des dizaines de morts et de blessés, ainsi que l’enlèvement et l’exil du Président légitime du Venezuela, Nicolás Maduro, et de son épouse. Parallèlement à ces actions, nous observons des menaces à l’encontre de Cuba et d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

Les tentatives déclarées de forces extérieures visant à déstabiliser la situation politique en Iran sont profondément préoccupantes. Les pays occidentaux s’ingèrent dans les affaires intérieures de ce pays et cherchent à obtenir un changement de pouvoir. L’Europe et les Etats-Unis continuent de soutenir le régime de Kiev.

Fin janvier de cette année, une attaque armée a été perpétrée contre la base aérienne 101 et l’aéroport international de Niamey, la capitale du Niger. Notre pays a fermement condamné cette nouvelle incursion des extrémistes. Je rappelle qu’une attaque similaire avait eu lieu en septembre 2024 contre l’aéroport de la capitale malienne. Selon les informations disponibles, des forces extérieures fournissant un soutien technique et des services de formation sont impliquées dans les actions des terroristes.

 

Selon vous, quels sont les principaux résultats de la diplomatie russe au cours de l’année passée ?

La Russie a apporté une contribution significative au renforcement des fondements d’un ordre mondial multipolaire équitable. La coopération pratique avec les Etats et les associations de la Majorité mondiale a été considérablement élargie.

L’année dernière, la Russie a célébré le 80e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique. L’un des événements internationaux les plus importants a été le défilé de la Victoire, auquel ont participé le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine et les dirigeants d’États amis, parmi lesquels figurait le Président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. A l’initiative de la Russie, une séance solennelle de l’Assemblée Générale des Nations Unies a été organisée au siège de l’ONU en mémoire des victimes de la Seconde Guerre mondiale, et la résolution annuelle sur la lutte contre la glorification du nazisme et le néonazisme a été adoptée par 44 États.

La Russie a renforcé ses positions sur le continent africain. Un mécanisme de dialogue « Russie – Confédération des Etats du Sahel » a été mis en place au niveau des Ministres des Affaires Etrangères. La Deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique, qui s’est tenue au Caire en décembre 2025, a établi les bases pour la tenue du prochain sommet russo-africain en 2026.

 

Comment évaluez-vous l’état actuel des relations entre la Russie et le Burkina Faso?

Nos relations sont amicales et stratégiques. Les échanges entre nos pays se multiplient. L’année dernière, le Président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est rendu à Moscou, et une réunion des ministres des Affaires Etrangères entre la Russie et la Confédération des États du Sahel a eu lieu. Des représentants russes de haut niveau ont également visité Ouagadougou, parmi lesquels le ministre de l’Energie de la Fédération de Russie, Sergueï Tsivilev, et la cheffe du Service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain de la Fédération de Russie, Anna Popova.

Le domaine humanitaire connaît un développement actif. Un laboratoire mobile antiépidémique basé sur une structure pneumatique a été remis à la Partie burkinabè. Il permettra de travailler avec des agents pathogènes pertinents pour la région africaine, tous groupes de pathogénicité confondus, et de mener plus de 200 recherches par jour.

A Ouagadougou, le Centre de langue russe a été ouvert dans les locaux de la Maison russe, avec le soutien de l’Université d’Etat des sciences humaines et pédagogiques du Sud-Oural.

Un accord a été signé entre les mairies de Ouagadougou et de Novossibirsk pour établir des liens de jumelage et coopérer dans les domaines de la culture, de l’éducation et des technologies numériques.

En juillet 2025, la Partie russe a remis à la Partie burkinabè, 709,5 tonnes de pois jaunes (2,5 millions de dollars), livrés dans le cadre de la contribution supplémentaire de la Russie au Programme alimentaire mondial des Nations Unies par l’intermédiaire du ministère russe en charge de la Défense civile, des Situations d’urgence et de l’Elimination des conséquences des catastrophes naturelles (EMERCOM).

L’ambassade de la Fédération de Russie au Burkina Faso a organisé, en collaboration avec nos amis de la « Maison russe » et de « Africaine Initiative », des événements culturels et des expositions. En février 2025, nous avons notamment tenu une soirée musicale avec le quintette de la Philharmonie d’Etat de Novossibirsk.

 

Quelles sont les perspectives du partenariat russo-burkinabè ?

Je pense que les perspectives des relations bilatérales sont très positives. La signature de documents fondamentaux – l’Accord sur les bases des relations et l’Accord sur la création d’une commission intergouvernementale russo-burkinabè – est prévue dans un avenir proche.

Une base juridique contractuelle est en cours d’élaboration, les fondements juridiques de nos relations sont en train d’être posés, de plus en plus d’entreprises russes s’intéressent au marché burkinabè et proposent de nouveaux projets de coopération. Un projet de construction d’une centrale nucléaire se réalise, la coopération en matière de renforcement de la sécurité au Burkina Faso se poursuit.

Nos pays coordonnent étroitement leurs actions sur la scène internationale, notamment dans le cadre des Nations Unies et d’autres organisations internationales, ainsi que dans le cadre de la Confédération des États du Sahel.

La Russie a l’intention de continuer à aider le Burkina Faso à rétablir la légalité et l’ordre constitutionnel, et à contribuer à la répression des groupes radicaux qui subsistent dans certaines régions du pays.

Ambassade de Russie au Burkina

23e congrès international de l’eau et de l’assainissement : Le début d’une ère nouvelle pour l’AAEA s’annonce

Il se tient du 09 au 13 février 20026 à Yaoundé au Caméroun, le 23e congrès international et exposition de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA) sous le thème : « Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique »

C’est parti pour le 23e congrès international de l’eau et de l’assainissement et exposition ce 09 février 2026 à Yaoundé au Cameroun et ce jusqu’au 13 février prochain. Placée sous le thème : « Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique », cette rencontre continentale rassemble les acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement venus de plus de 25 pays africains. La présente édition met en exergue l’urgence de l’accès à l’or bleu en Afrique car selon les données de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA), près de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une eau potable de qualité et environ 800 millions vivent sans assainissement adéquat.

A cette cérémonie d’ouverture, le président de l’AAEA, Blaise Moussa a lancé le désormais « appel de Yaoundé » à l’endroit de tous les acteurs du domaine

A écouter le président de l’AAEA, Blaise Moussa, par ailleurs, le directeur général de la CAMWATER du Cameroun, le thème choisi, résume parfaitement le défi qui leur rassemble. En effet, ces dernières années, l’AAEA s’est engagée dans une dynamique de transformation profonde. « Notre ambition est claire : changer d’échelle, renforcer notre capacité d’action et assumer pleinement notre responsabilité face aux défis immenses de l’eau et de l’assainissement en Afrique. Notre conviction est que l’Afrique ne peut plus subir son destin hydrique, elle doit le maîtriser » a-t-il relevé.

Le directeur exécutif de l’AAEA, Olivier Gosso ; « L’AAEA est prête à jouer pleinement son rôle afin de transformer les engagements en résultats tangibles pour nos populations ».

Pour le directeur exécutif de l’AAEA, Olivier Gosso, la tenue de ce 23e congrès est une manière pour eux d’affirmer que l’eau et l’assainissement sont des droits fondamentaux et que leur accès universel est la mesure de notre responsabilité collective. « Parler d’actions fortes signifie donc d’accepter un changement de paradigme », a-t-il indiqué.  Ce Congrès, à l’entendre, doit être un accélérateur de décisions, un catalyseur de partenariats et un laboratoire de solutions africaines. Et de poursuivre que l’exposition qui l’accompagne démontre que l’Afrique n’est pas seulement un continent de besoins, mais un continent de solutions, d’innovations et de talents.

Synthèse de Fleur BIRBA

 

 

 

Dissolution des partis et formations politiques : le projet de loi acté par les députés

Le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a présidé le lundi 9 février 2026, à l’hémicycle, la séance plénière d’adoption du projet de loi portant abrogation de la loi N° 032-2001 portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso, la loi N°008-2009 portant financement des partis et formations politiques et des campagnes électorales et de la loi N°009 -2009 portant statut de l’opposition politique ainsi que son modificatif N°046 -2013.

Après la dissolution des partis et formations politiques par le gouvernement, un certain nombre de textes de lois ont été présentés aux députés de l’Assemblée législatives de transition (ALT) par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo. C’est ainsi qu’ils ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant abrogation de la loi N° 032-2001 portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso, la loi N°008-2009 portant financement des partis et formations politiques et des campagnes électorales et de la loi N°009 -2009 portant statut de l’opposition politique ainsi que son modificatif N°046 -2013. Cela, en séance plénière, sous la présidence du Président de l’ALT, Ousmane Bougouma, dans la matinée du lundi 9 février 2026, à Ouagadougou.

Selon M. Zerbo, suite à cette dissolution, il était important de présenter devant les honorables députés les textes de loi qui les organisaient et donnaient les détails de leur fonctionnement afin de les abroger. « Cela a été fait aujourd’hui par l’adoption de cette loi abrogative, qui met ainsi à plat tout le système partisan que nous connaissions dans notre pays », a-t-il dit. En plus, le ministre d’Etat, chargé de l’Administration territoriale a fait savoir qu’il est question d’une disposition légale qui est mise en application. Car, de son avis, les partis et formations politiques étaient obligés par la loi d’insérer, dans leurs textes internes, le mécanisme de dévolution de leurs biens en cas de dissolution. C’est ce qui a été pris en compte à travers le décret adopté en Conseil des ministres. Pour Emile Zerbo, dans le Burkina profond, les gens ne seront pas surpris pour ces décisions, parce qu’elles prennent leurs sources à ce niveau. « Cette position est ressortie dans les résultats d’enquêtes des députés qui ont fait une tournée dans le Burkina profond. C’est un constat qui est fait par les populations », a-t-il dit.

Le ministre d’Etat, chargé de l’Administration territoriale a également indiqué que les populations burkinabè ne sont pas si incultes. Elles ont vu le mode de fonctionnement des partis politiques, les conséquences du système partisan et la division qui étaient tout proche d’elles. « Les populations en ont été elles-mêmes victimes, donc les Burkinabè ne seront pas inquiets de cette décision », a-t-il confié.

Evariste YODA

 

Gaoua: 6 000 poussins frauduleux saisis

Le vendredi 6 février 2026, très tôt dans la matinée vers 5 h du matin, la Brigade de recherches de Gaoua a intercepté, lors d’une mission de contrôle de routine, un véhicule personnel de marque Hyundai Tucson. Le conducteur transportait plus de 6 000 poussins de la race « Kuroler ».

Le véhicule, en provenance d’un pays voisin et à destination de Bobo-Dioulasso, acheminait cette marchandise au profit d’un éleveur y demeurant. Après les constatations d’usage, l’audition du conducteur et la saisie du chargement, la cargaison a été remise, sur instructions de la hiérarchie, au service vétérinaire de la Direction régionale des ressources animales du Djôrô. Elle est incinérée le même jour à Gaoua, sous la supervision du chef du service vétérinaire régional du Djôrô. En rappel, l’importation de poussins notamment de chair, est actuellement interdite au Burkina Faso.

Cette mesure, en vigueur depuis octobre 2025, vise à protéger et à consolider la filière avicole nationale, à renforcer la souveraineté alimentaire du pays et à prévenir les risques sanitaires liés aux maladies aviaires. La Gendarmerie nationale remercie vivement les populations pour leur précieuse collaboration dans la lutte contre le terrorisme et contre tous les fléaux sociaux. Elle réaffirme sa disponibilité permanente et invite toute personne disposant d’informations utiles à contacter sans hésiter les numéros verts suivants : 1010; 16; 17.

DCRP/Gendarmerie nationale

Aérodrome d’Essakane: le premier site privé certifié au Burkina Faso

L’Agence nationale de l’aviation civile a organisé une cérémonie de remise officielle de l’attestation d’homologation de l’aérodrome d’IAMGOLD Essakane SA, vendredi 6 février 2026, à Ouagadougou.

L’aérodrome de la société minière IAMGOLD Essakane SA a franchi une étape décisive. Il a été reconnu, par l’Agence nationale de l’aviation civile, comme le premier site privé au Burkina Faso qui répond désormais aux exigences de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) en matière de sécurité, de qualité et de procédures d’exploitation. La cérémonie officielle de remise de l’attestation d’homologation a eu lieu, vendredi 6 février 2026, à Ouagadougou.

Le Directeur général (DG) de l’ANAC, Daouda Abdoul Aziz Amoussa, a salué l’excellente collaboration entre sa structure et IAMGOLD Essakane SA. Pour lui, l’aérodrome offre des conditions de sécurité acceptables pour les opérations aériennes. « Il dispose d’installations et d’équipements conformes aux exigences applicables et est exploité selon des procédures clairement définies et maîtrisées.  C’est un gage de confiance, de sécurité et de crédibilité pour les usagers, les exploitants et les partenaires », a-t-il indiqué.

Le DG de l’ANAC a fait savoir que cette homologation constitue une étape importante non seulement pour la société minière, mais aussi pour l’ensemble du système de l’aviation civile du Burkina Faso. « Il s’agit d’un processus rigoureux et indispensable pour garantir que les infrastructures et les procédures répondent aux normes de sécurité et de qualité. L’ANAC va poursuivre sa mission de supervision continue dans un esprit d’accompagnement et d’amélioration permanente de la sécurité », a-t-il souligné.

Pour IAMGOLD Essakane SA, cette certification représente bien plus qu’une simple reconnaissance administrative. Son DG, Tidiane Barry, au nom de toute la compagnie et de l’ensemble des employés, a témoigné sa reconnaissance à son homologue de l’ANAC et aux inspecteurs dans la conduite de la procédure de certification de l’aérodrome.
« Recevoir ce certificat, premier du genre pour un aérodrome privé au Burkina Faso, est un honneur pour IAMGOLD Essakane SA et confirme la volonté de l’entreprise de se conformer durablement à la réglementation nationale », s’est réjoui Tidiane Barry.

Il a réaffirmé l’engagement d’IAMGOLD Essakane à respecter les normes les plus élevées de santé et de sécurité des employés et des installations, tout en assurant que les dispositions seront prises pour préserver cette certification dans la durée. M. Barry a félicité les équipes internes et les encourager à maintenir le niveau de conformité. Il a remercié le gouvernement, en particulier l’ANAC, pour son soutien constant.

Oumarou RABO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)
Crédit photo :

Banque Confédérale pour l’investissement et le développement : le Pr Balibié Serge Auguste Bayala nommé président

Dans un contexte de profondes mutations institutionnelles et économiques au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES), la nomination du Professeur Balibié Serge Auguste Bayala à la présidence de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) constitue un événement majeur qui mérite d’être salué à sa juste valeur.

Bien que passée relativement sous silence, cette désignation revêt une portée stratégique considérable, tant pour le Burkina Faso que pour l’ensemble de l’espace confédéral. Professeur titulaire des universités, expert en gestion financière et dirigeant public de premier plan, le Professeur Bayala incarne une génération de cadres africains alliant excellence académique, expérience opérationnelle et vision institutionnelle.

Titulaire d’un Doctorat (PhD) en gestion financière de l’université de Groningen, il cumule plus de vingt années d’expérience dans la gouvernance d’organisations complexes, la structuration de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles structurantes. Au Burkina Faso, il a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Caisse des dépôts et d’investissements (CDI-BF), contribuant à doter le pays d’un outil structurant de mobilisation de l’épargne longue au service de l’investissement productif. Sur le plan régional, il a dirigé le Centre africain d’études supérieures en gestion (CESAG) à Dakar, qu’il a repositionné comme centre régional d’excellence, consolidant son autonomie institutionnelle et son rayonnement académique.

Il a également intégré le haut management de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment au sein du COFEB, où il a contribué au renforcement des capacités des décideurs publics et des banques centrales de la sous-région. La Banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des Etats du Sahel (BCID-AES) n’est pas une institution financière ordinaire. Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la Confédération des Etats du Sahel, portée par le Collège des chefs d’Etat de l’AES, et répond à une ambition claire : doter l’espace sahélien d’un instrument autonome de financement de son développement.

Dans un contexte où les Etats sahéliens affirment leur volonté de renforcer leur souveraineté politique, économique et monétaire, la BCID-AES est appelée à devenir un outil structurant : de financement des infrastructures stratégiques, de soutien à l’industrialisation, de mobilisation de ressources internes et régionales, de promotion de projets intégrateurs à fort impact social et économique. La désignation du Professeur Bayala à sa tête traduit la volonté de placer cette institution sous le leadership d’un technicien aguerri, capable d’articuler rigueur financière, crédibilité internationale et vision stratégique.

Au-delà de la reconnaissance d’un parcours individuel remarquable, cette nomination est également une source de fierté nationale. Elle témoigne de la qualité des compétences burkinabè capables d’occuper les plus hautes responsabilités dans les nouvelles architectures régionales. Elle illustre aussi la confiance placée dans l’expertise burkinabè pour porter des instruments clés de la transformation structurelle du Sahel.

DCRP/MAE

 

Coopération régionale: l’UA veut changer d’approche dans ses relations avec les pays de l’AES

Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné du ministre délégué, Madame Bêbgnagnan Stella Eldine Kabré, a reçu en audience, ce lundi 9 février, 2026, le nouveau chef de la Mission de l’Union africaine pour le Sahel (MISAHEL), Dr Mamadou Tangara.

Il s’agit d’une visite de prise de contact avec les autorités burkinabè, dans le but de comprendre davantage le contexte national et sahélien, afin de réfléchir ensemble avec les pays de l’AES à la consolidation de la coopération sous régionale. A l’occasion, il a partagé la volonté de la nouvelle équipe de l’UA de changer d’approche dans ses relations avec les pays de l’AES en les impliquant davantage dans les processus de dialogue. Le chef de la mission dit également avoir effectué le déplacement de Ouagadougou, afin de mieux organiser son action en tant que responsable de cette institution sous régionale. Il a saisi l’occasion pour exprimer au chef de la diplomatie burkinabè, le soutien et la solidarité de l’Union africaine à l’endroit des peuples du Sahel.

« On a un devoir de solidarité, on est obligé de travailler ensemble, puisque nos destins sont inextricablement liés», a-t-il indiqué. Dr Mamadou Tangara a aussi exprimé l’urgence et la nécessité de se pencher sur la situation du Sahel dans une action commune, et travailler à faire face aux crises et à les juguler ensemble. A cette audience, l’envoyé spécial a salué l’excellent travail conduit par le chef de la diplomatie burkinabè et ses homologues de l’AES, pour éclairer les populations du Sahel et de l’Afrique, et porter haut la vision et les idéaux des chefs d’Etat de la Confédération AES.

Saluant cette démarche du chef de la MISAHEL, le chef de la diplomatie burkinabè a rappelé à son hôte les motifs ayant conduit à la mise en place de la Confédération AES. Une occasion également pour le chef de la diplomatie burkinabè de déplorer les nombreux stéréotypes véhiculés sur la Confédération AES. Il dit surtout regretter la position et les sanctions imposées par l’UA aux pays de l’espace confédéral. Karamoko Jean Marie Traoré a aussi appelé les dirigeants de l’UA, à travailler dans le sens de réhabiliter l’image de l’institution panafricaine à travers un discours sincère et véridique.

DCRP/MAE

Sécuriser l’espace informationnel

Un peu partout dans le monde, les pouvoirs publics, les entreprises et mêmes des personnes physiques sont de plus en plus visés et de façon récurrente, par des fakes news et la désinformation. Le Burkina Faso n’est pas épargné par cette triste réalité souvent alimentée par des acteurs (activistes et médias traditionnels) officiant au-delà des frontières. Ces derniers jours, les exemples sont légions avec des messages attribués à des autorités, des citations truquées et des communiqués montés de toutes pièces.

Des plus récents, on retient une publication sur les réseaux sociaux qui informe que le Burkina Faso a vendu sa Société nationale d’électricité (SONABEL) à une entreprise étrangère. A cela s’ajoute un prétendu communiqué du parquet du Tribunal de grande instance de Ouaga 1, faisant état d’un cas de vol de numéraires et d’autres biens au préjudice d’un ancien ministre et dont le mis en cause serait un élément de sa sécurité rapprochée. Bien avant, ce sont des propos qui ont été attribués au ministre de la Guerre lors d’une de ses sorties pour encourager les forces combattantes.

Dans la plupart des cas, ces fausses informations sont le fait d’individus de mauvaise foi qui travaillent, parfois dans le cadre de campagnes de désinformation savamment orchestrées aux desseins inavoués mais suffisamment perceptibles à travers les cibles qu’ils visent. Ces situations, si besoin en est, viennent encore rappeler aux internautes la nécessité de toujours vérifier l’information avant de l’admettre comme authentique. Cela implique donc de faire preuve de vigilance en se référant uniquement aux canaux officiels pour avoir une information fiable.

La problématique de la désinformation et des fakes news est devenue plus que préoccupante et mérite qu’on s’y penche véritablement. L’essor des technologies de l’information et de la communication a révolutionné le secteur des médias et de l’information. En effet, avec l’avènement des réseaux sociaux, l’information s’est accrue et accessible à tous sans qu’on y trouve nécessairement la qualité. Ainsi, comment faire face à la propagande, à la désinformation, à cette « insécurité informationnelle » qui polarisent, de façon récurrente, l’opinion publique et sont susceptibles de saper les efforts des gouvernants ?

Ou encore, comment les citoyens peuvent-ils s’armer face au phénomène de désinformation ? Il est difficile de trouver des réponses à ces interrogations dans cette nouvelle ère médiatique où presque tout le monde produit l’information. Par voie de conséquence, il est impératif de développer des stratégies efficaces pour contrer ces désinformateurs qui innovent constamment à l’effet de parvenir à leurs fins sordides.
Une offensive de lutte contre la désinformation se doit donc d’être engagée, pour garantir le droit du public à une information juste et saine. Pour y parvenir, les gouvernants doivent déployer des efforts supplémentaires et être encore plus alertes en combinant sensibilisation et répression.

Ainsi, la promotion de l’éducation aux médias et la « littératie » numérique devraient être reconsidérée comme des outils clés pour permettre aux citoyens de « naviguer » dans ce nouveau paysage médiatique de plus en plus complexe. En somme, il faut sensibiliser davantage les populations à l’usage des réseaux sociaux et surtout avoir du discernement dans l’interprétation des informations qu’elles reçoivent.
Par ailleurs, les autorités judiciaires et de lutte contre la criminalité en ligne doivent intensifier la répression parce que ces fakes news ont des conséquences inimaginables sur la mobilisation de la population, le moral des forces combattantes et au finish, la quête de la souveraineté nationale.

Soumaïla BONKOUNGOU