AVIS DE RECRUTEMENT : Consultant pour la mise en place d’un système comptable permettant de tenir la comptabilité et de d’établir les états financiers de l’exercice 2025 suivant le SYCEBNL

Créé en 2003, Malaria Consortium est l’un des leaders mondiaux des organisations à but non lucratif spécialisée dans la prévention, le contrôle et le traitement du paludisme et autres maladies transmissibles parmi les populations vulnérables et moins privilégiées. De plus en plus, nous trouvons que nos travaux sur le paludisme peuvent être efficacement intégré a d’autres interventions similaires en santé publique pour plus d’impact et pour élargir notre mandat afin d’inclure la santé infantile et des interventions sur les maladies tropicales négligées.

Nous travaillons en Afrique et en Asie avec les collectivités, les gouvernements, les institutions universitaires et les organisations locales et internationales, afin d’assurer une prestation efficace de services, qui sont soutenues par des évidences solides.

Le Conseil des ministres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) a adopté en sa séance du 22 décembre 2022 à Niamey, l’Acte Uniforme instituant le Système Comptable des Entités à But Non Lucratif (SYCEBNL). Conformément aux articles 2, 4, 5 et 28 dudit Acte, la tenue d’une comptabilité et la production d’états financiers annuels conformes aux normes du SYCEBNL par les entités qui y sont assujetties sont rendues obligatoires pour compter du 1er janvier 2024.

Afin de répondre à cette exigence, Malaria Consortium recrute un Consultant ou Cabinet pour la mise en place d’un système comptable permettant de tenir la comptabilité et d’établir les états financiers de l’exercice 2025 suivant le SYCEBNL.

Lieu et date limite de dépôt des dossiers

Les Consultants ou cabinets intéressés par cet Appel d’Offres sont invités à soumettre leurs offres par voie électronique et physique en un original et deux copies comprenant l’offre technique et financière à tenders@malariaconsortium.org et inclure dans l’objet du mail :       DAO-2026-001-MC/BF « RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT OU PRESTATAIRE POUR LA MISE EN ŒUVRE DU SYCEBNL POUR LE COMPTE DE MALARIA CONSORTIUM BURKINA FASO » au plus tard le 20 février 2026 à 15 heures.

 

 

                                                                  Le Directeur Pays de Malaria Consortium

Projet EPAAV-BF : De bons résultats engrangés en 18 mois

Après 18 mois de mise en œuvre, le projet Espace pour autonomisation des adolescentes vulnérables (EPAAV-BF) porté par l’Association Pagb-Zoodo pour le bien-être familial et social (APZ-BFS) et financé par UAF-AFRICA s’est officiellement achevé le samedi 7 février 2026 sur une note de satisfaction. 

 

L’Association Pagb-Zoodo pour le bien-être familial et social (APZ-BFS) a fait du bien être de la femme et de la jeune fille son cheval de bataille. C’est ainsi qu’elle a mis en place un projet dénommé Espace pour autonomisation des adolescentes vulnérables (EPAAV-BF) visant à autonomiser les adolescentes bénéficiaires d’une part et à améliorer les normes sociales qui entravent la participation des adolescentes à l’éducation d’autre part. Après 18 mois de mise en œuvre, les acteurs ont passé en revue les acquis engrangés par le projet. C’était au cours d’un atelier de restitution qui a servi également de cadre de mobilisation et de clôture du projet le samedi 7 février 2026 à Ouagadougou.

 

Assami Compaoré représentant le PDS de l’arrondissement N 11 a souhaité que le projet EPAAV-BF soit dupliqué dans tout le pays

En termes de bilan, le suivi-évaluateur Edmond Ouédraogo de l’APZ-BFS a noté que plusieurs activités ont été réalisées, notamment des sessions de formation, de plaidoyer et de mobilisation communautaire, d’assistance psycho-sociale, de soutien et de réintégration scolaire. Dans la même lancée, la coordonnatrice de l’association Salamata Ouédraogo a souligné que « Le projet EPAAV-BF a été une véritable école citoyenne dans la mesure où il a offert aux adolescentes un espace où leurs voix comptent ». Poursuivant, elle a souligné que ce programme, qui a placé les jeunes filles au cœur de la réflexion et de l’action en leurs donnant la parole a également ravivé leur confiance en soi afin de faire d’elles des leaders de demain.

La Coordonnatrice de l’APZ-BFS Salamata Ouédraogo : « En donnant la parole aux ados nous leur donnons aussi la confiance nécessaire pour devenir des leaders de demain

« Nous avons vu des adolescentes prendre des initiatives, proposer des solutions et défendre des causes qui touchent directement leur quotidien comme l’éducation, la santé, la sécurité, l’égalité. Ces actions sont des graines de transformation sociale », est-elle convaincue. Au regard des résultats engrangés par ce programme impactant, la coordonnatrice de l’APZ-BFS a lancé un appel aux partenaires pour sa continuité. « Nous devons continuer à soutenir ces jeunes filles, à renforcer leurs capacités, et à leur offrir des espaces sûrs pour s’exprimer.

Reconnaissance aux partenaires

Soraya Ouédraogo, représentante des bénéficiaires : « Grâce au projet EPAAV-BF, nous sommes plus autonomes et confiantes »

Car chaque adolescente qui prend la parole aujourd’hui est une femme résiliente qui bâtira le Burkina Faso de demain », a-t-elle déclaré tout en traduisant sa reconnaissance aux partenaires pour leur accompagnement. Elle a aussi félicité les adolescentes qui ont pris part au programme. « Continuons ensemble à marcher sur ce chemin de participation, d’équité, d’égalité de chance et de dignité », a-t-elle dit.

Si les responsables du projet ont félicité les adolescentes pour leur participation au projet, les plus heureuses étaient les bénéficiaires. Leur représentante Soraya Ouédraogo n’a pas tari d’éloges à propos du projet. « Nous avons appris à créer des serviettes hygiéniques, du savon, des pagnes coco-Dunda et des objets décoratifs », a-t-elle fait savoir.

En termes de bilan, le suivi-évaluateur Edmond Ouédraogo de l’APZ-BFS a noté que plusieurs activités ont été réalisées

De ce qu’elle a dit, c’est grâce à l’initiative “chacune sa création cocodunda”, que l’uniforme arborée fièrement par les bénéficiaires le jour de la clôture a été réalisée. Grâce au projet, les jeunes adolescentes ont également appris à cuisiner plusieurs mets dont des biscuits, beignets, gâteaux, croquettes, chips, crêpes, bonbons, brochettes pannées, etc.

Des kits d’installation dont 3 machines à coudre et du materiels pour la fabrication de Cocodunda ont été remis à cinq bénéficiaires

« Ces savoir-faire sont notre avenir, chacune de nous peut les reproduire et les vendre », a indiqué Soraya Ouédraogo. En plus du savoir-faire appris dans plusieurs domaines, le projet EPAAV -BF a été une véritable école de vie pour les apprenantes. « Nous avons appris à vivre ensemble, à nous entraider et à participer à des actions pour notre communauté », a déclaré la porte-parole des bénéficiaires.

Nemata Ilboudo, Chargée de communication de l’APZ-BFS : « Des vies ont été transformées, des voix libérées, des rêves ravivés grâce à ce projet »

Elle a traduit sa reconnaissance à l’association et à ses partenaires techniques et financiers que sont UAF-AFRICA, IRC, IGNITE pour leur soutien au projet. Elle a plaidé pour que le projet se poursuive afin de les aider à lever les obstacles qui se dressent sur leur chemin.

Dupliquer le projet

Le même plaidoyer a été fait par la Chargée de communication de l’APZ-BFS Nemata Ilboudo. Elle a noté que des vies ont été transformées, des voix libérées, des rêves ravivés grâce au projet. Il a fait cas notamment de la création de deux espaces sûrs et inclusifs pour les adolescentes vulnérables, la mise en place de séances d’alphabétisation, de formations en petits métiers, sur les compétences de vie courante, la santé, la sécurité, et l’autonomisation économique et l’implication des communautés locales, pour bâtir un environnement protecteur et bienveillant.

La Directrice de l’école Talato Catherine Compaoré /Tondé a salué l’engagement et le dévouement des responsables et animateurs de l’association

L’école Karpala A a mis à disposition l’une de ses salles de classe pour les activités du projet. « En mettant à disposition l’une de nos salles de classe, notre école n’a fait que jouer son rôle naturel : celui d’un espace d’éducation, mais aussi de solidarité et d’humanité. Durant cette période, cette salle n’a pas seulement accueilli des cours, elle a été un lieu d’écoute, d’apprentissage, d’espoir et de reconstruction pour de nombreuses filles vulnérables », a apprécié la Directrice de l’école Talato Catherine Compaoré /Tondé.

Lors de la cérémonie de clôture, des fournitures scolaires ont été remis à 33 adolescentes dont 25 scolarisées au primaire, 3 au collège et 5 qui ont réintégré l’école classique

Tout en saluant l’engagement et le dévouement des responsables et animateurs de l’association, elle a exhorté les bénéficiaires à mettre à contribution tout ce que vous avez appris dans le but d’un avenir radieux. « Sachez que votre courage et votre détermination seront une source de motivation et d’inspiration pour d’autres. Croyez en vos capacités et tracez votre chemin dès à présent », leurs a-t-elle dit.

Assami Compaoré représentant le PDS de l’arrondissement N11 a également souhaité que le projet EPAAV-BF soit dupliqué dans tout le pays.

Nadège YAMEOGO

 

 

 

 

 

 

Déconstruction des stéréotypes: le Burkina met en place un mémorandum

Le ministère des Affaires étrangères, a élaboré un mémorandum de déconstruction des stéréotypes sur le Burkina Faso intitulé : « Burkina Faso : au-delà des stéréotypes, une dynamique vers la sécurité et le développement ». le document a été mis à la disposition des institutions, mardi 10 février 2026, à Ouagadougou.

Face aux stéréotypes de tout genre qui sont régulièrement distillés à l’endroit du Burkina Faso, le gouvernement a pris l’option de riposter et de rétablir la vérité. Sur initiative du ministère des Affaires étrangères, un mémorandum de déconstruction des stéréotypes a été rédigé pour refléter la réalité du pays des Hommes intègres. Le mardi 10 février 2026, à Ouagadougou, le document a été soumis aux responsables des ministères et institutions pour amendement et adoption comme document référentiel. Pour le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, il s’agit d’un document de travail qui donne un regard convergeant, un descriptif réaliste et cohérent sur le Burkina Faso en matière de développement, de sécurité et de progrès socioéconomique.

La rencontre avec les hauts cadres des départements et institutions vise, selon le ministre, à harmoniser les vues, mutualiser et partager les expériences, afin de mettre en lumière les images réelles du Burkina, au lieu de laisser les préjugés perdurer. « Nous ne devons plus laisser ceux qui n’ont qu’une connaissance livresque de notre pays relater ce qui se passe chez nous. Il faut rétablir la vérité des faits à tous les niveaux, en portant nous-mêmes les informations du moment. Il importe à cet effet d’occuper également le front de la guerre informationnelle à nous imposer par ceux qui méconnaissent le pays et certains médias étrangers », a fait remarquer le ministre Traoré.

C’est ainsi que le patron de la diplomatie burkinabè a exhorté les participants à la rencontre à un débat franc, afin de d’enrichir le document qui sera régulièrement mis à jour. Il a insisté également sur la nécessité de déconstruire les stéréotypes, restituer la vérité et restaurer l’image du pays des Hommes intègres. « Tout récemment alors qu’on venait de déblayer plus de 200 km de l’autoroute Ouaga-Bobo en 40 jours de travaux, certains ont parlé d’une mise en scène par intelligence artificielle. Ce qui veut dire qu’on ne doit pas fermer les yeux sur ceux qui veulent estomper les efforts du pays, qui inventent des conflits intercommunautaires et qui peignent en rouge des villes du pays dans le dessein de faire souffrir notre économie et notre secteur touristique », a regretté Karamoko Jean Marie Traoré.

Le chef de la diplomatie a précisé que les représentations diplomatiques du Burkina, à savoir les chefs de missions diplomatiques et les responsables consulaires, très impliqués dans la rédaction du mémorandum de déconstruction des stéréotypes sur le Burkina en seront également les premiers utilisateurs. Il a félicité l’ensemble des experts des différents départements et institutions qui ont travaillé aux côtés du bureau d’analyse stratégique pour rédiger ce document qui offre une base harmonisée contre la « guerre cognitive », menée contre le pays des Hommes intègres, à travers des vagues incessantes de désinformation.

Wanlé Gérard COULIBALY

Lycée technique national Aboubacar-Sangoulé-Lamizana: le ministre Moumouni Zoungrana encourage les élèves en immersion patriotique

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique a rendu une visite aux élèves en immersion civique et patriotique, le mardi 10 février 2026 au lycée technique national Aboubacar-Sangoulé-Lamizana à Ouagadougou.

Le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique tient au bon déroulement de la formation civique et patriotique initiée au profit des élèves des classes intermédiaires. A cet effet, une délégation conduite par le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana a rendu visite aux élèves en immersion civique et patriotique, le mardi 10 février 2026 au lycée technique national Aboubacar-Sangoulé-Lamizana à Ouagadougou.

A l’occasion, M. Zoungrana a expliqué que cette sortie vise à saluer les efforts de l’équipe d’encadrement composée des Forces de défense et de sécurité (FDS) et de civils. Le ministre a aussi mis à profit sa sortie pour véhiculer un message d’encouragement aux immergés. Il leur a demandé d’être attentifs, disciplinés, sages et engagés pour le développement du Burkina. De son avis, les bénéficiaires vont participer avec eux à l’écriture des plus belles pages de l’histoire du Burkina.

« Ils ont la chance d’être parmi les heureux élus, car la formation ne concerne pas, pour l’instant, l’ensemble des établissements d’enseignement du Burkina », a-t-il déclaré. Le proviseur du lycée technique national Aboubacar-Sangoulé-Lamizana, Roger Doumabo Ouadio, a indiqué que l’immersion civique et patriotique des classes intermédiaires a débuté dans son établissement, le 17 janvier 2026, avec au départ 1 598 élèves soit 671 filles et 927 garçons.

Il a en outre confié que le personnel d’encadrement est composé de 20 FDS et de 10 professeurs qui se sont portés volontaires pour dispenser les modules prévus à cet effet. M. Ouadio a par ailleurs relevé que tout se déroule normalement et que les élèves sont assidus aux différentes séances. L’élève Wendpenga Jonathan Félix Silga s’est réjoui de participer à cette immersion patriotique. « Ils nous ont appris la solidarité, l’entraide dans une communauté. Je compte transmettre les valeurs acquises à mes camarades au quartier pour l’avancée de notre pays », a-t-il fait savoir.

Abdoulaye BALBONE

 

 

Les implications d’un crime

La situation sociopolitique en Libye connait un regain de tourments susceptibles de raviver les tensions consécutives au décès du guide de la Jamahiriya islamique, Mouammar Kadhafi le 20 octobre 2011, à Syrte, dans son bastion. Ces développements, pour le moins inattendu, surviennent à une période charnière pour la Libye, alors que les efforts tous azimuts se poursuivent pour trouver une solution politique pour l’unification des institutions et mettre fin à la division entre l’Est et l’Ouest.

Ainsi, tout ce qui se rapporte à Saïf al-Islam Kadhafi, figure de proue de la scène politique du pays, pourrait avoir des répercussions sur ces efforts, soit en alimentant les tensions, soit en modifiant les équilibres de pouvoir potentiels. Alors qu’il était pressenti comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam Kadhafi, un des fils de l’ancien dirigeant libyen a été assassiné, mardi 3 février dernier, à Zintan, dans le Nord-Ouest du pays.

En rappel, arrêté en novembre 2011 dans le Sud de la Libye, à la suite d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes présumés contre l’humanité, Saïf al-Islam Kadhafi avait été condamné à mort en 2015 par un tribunal de Tripoli, à l’issue d’un procès expéditif. Il avait, ensuite, bénéficié d’une amnistie. Cet assassinat alimente les débats en interne comme à l’extérieur rappelant que depuis le renversement du régime de Kadhafi par les armées de l’OTAN, à l’initiative de la France de Nicolas Sarkozy et du Royaume-Uni de David Cameron en 2011, la Libye ne s’est jamais remise de cette intervention. La suite de cette intervention impérialiste est connue de tous.

Deux exécutifs s’y disputent le pouvoir : le gouvernement d’unité nationale (GNU) installé à Tripoli, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU et un exécutif à Benghazi, contrôlé par le maréchal Haftar et ses fils qui ont étendu leur présence militaire au Sud du pays. Bien qu’officiellement favorable aux initiatives onusiennes de réunification, Saïf al-Islam représentait un danger politique majeur pour les deux camps.

Bien plus, sa disparition est une épine de plus dans le pied de la médiation du Comité de haut niveau de l’Union africaine dont la présidence est assurée par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso. Cela dit, faut-il craindre une escalade de la violence ? Ce scénario n’est pas à exclure même si certains trouvent que la mort de Saïf al-Islam lève un obstacle majeur pour la tenue des futures élections dans le pays. Ce qui est plausible, c’est que son assassinat va davantage creuser des divisions communautaires et régionales, laissant craindre des représailles de la part de ses partisans tribaux ou des milices qui le soutenaient.

Pour ce faire, la médiation doit se remettre sur pied afin d’éviter d’éventuelles troubles. Au- delà de tout, la mort de Saïf al-Islam marque la fin potentielle de l’influence politique des Kadhafi, car, étant perçu comme un héritier potentiel de la politique kadhafiste. Bien que des enquêtes aient été ouvertes pour situer les responsabilités et les mobiles du crime, la question, désormais, est de savoir si les institutions fantomatiques de la Libye et la communauté internationale parviendront à empêcher que cet assassinat ne devienne le prélude d’un nouveau chapitre de chaos, anéantissant les derniers espoirs de consensus dans un pays épuisé par près de quinze ans de conflits.

Soumaïla BONKOUNGOU

Transition énergétique: l’hydrogène vert comme une technologie prometteuse

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières a initié un atelier d’échanges sur l’hydrogène vert pour renforcer la compréhension des décideurs et cadres techniques sur son potentiel et explorer les opportunités de développement de projets intégrés dans le cadre du nexus Agriculture-énergie-eau, mardi 10 février 2026, à Ouagadougou.

Dans un contexte marqué par les défis liés aux changements climatiques, la sécurité énergétique, la pression sur les ressources en eau et la nécessité de moderniser le secteur agricole, le Burkina s’est engagé dans une dynamique de promotion des énergies propres et durables. Ainsi, le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, en collaboration avec le Centre ouest-africain de services scientifiques sur les changements climatiques et l’utilisation adaptée des terres (WASCAL) a tenu un atelier d’échanges sur la production d’énergie électrique à partir de l’hydrogène vert ainsi que la valorisation de ses sous-produits, mardi 10 février 2026 à Ouagadougou.

Selon le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, l’objectif de cette rencontre est d’explorer les opportunités de développement de projets structurants au nexus agriculture-énergie-eau. Il a, d’ailleurs, rappelé que cette rencontre fait suite à une des recommandations stratégiques issues de la Semaine des énergies et des énergies renouvelables d’Afrique (SEERA) tenue en novembre 2025 dont le thème était : « Nexus agriculture-énergie-eau : défis et opportunités ».

Renforcer la cohérence des politiques publiques

C’est une recommandation qui devrait permettre de renforcer la cohérence des politiques publiques notamment les stratégies en cours au sein des ministères concernés en vue de maximiser les impacts socio-économiques et environnementaux. « Les participants vont dégager des pistes de solution à exploiter afin d’apporter une solution durable à l’ensemble des défis qui se posent à ces secteurs », a soutenu M. Gouba.

Selon ses explications, l’hydrogène vert obtenu à partir de la séparation de l’hydrogène et de l’oxygène par l’utilisation d’électricité renouvelable offre beaucoup de potentialités en termes d’utilisation de sous-produits comme l’ammoniac utilisé dans la production de l’engrais, et tout ce qui constitue des activités connexes en termes d’usage productif d’électricité. Le ministre chargé de l’Energie a dit attendre de ces acteurs de l’eau, de l’énergie, de l’agriculture et du monde universitaire, des recommandations à même de pouvoir nourrir les politiques publiques et développer des initiatives qui puissent intégrer l’ensemble de ces départements concernés.

Le coordonnateur régional pour les énergies renouvelables et vertes à WASCAL, Dr Bruno Korgo, a démontré que l’hydrogène vert reste un puissant vecteur énergétique, moins polluant, dont les technologies ont pénétré plusieurs secteurs, l’énergie, le transport, l’agriculture, l’industrie. Car, a-t-il expliqué, ces technologies se sont affirmées comme étant un moyen de dé-carboniser ces secteurs. De ce fait, dans sa communication articulée autour des opportunités de cette énergie verte pour le développement énergétique et agricole au Burkina Faso, M. Korgo a mis en exergue les différents secteurs d’application de cette énergie afin d’en tirer profit, les ressources nécessaires ainsi que les défis à relever pour y arriver.

Kadi RABO

Université Thomas-Sankara: le ministre Adjima Thiombiano échange avec le personnel et les étudiants

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano a rencontré le personnel et les étudiants de l’université Thomas-Sankara, mardi 10 février 2026, à Ouagadougou.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a initié une série de tournées dans les universités publiques et écoles de formation de Ouagadougou. Ainsi, il a rencontré le personnel et les étudiants de l’Université Thomas-Sankara (UTS), mardi 10 février 2026, à Ouagadougou. L’objectif des échanges était de donner des orientations pour l’atteinte des objectifs fixés par la Révolution progressiste populaire (RPP).

Lors des échanges avec le président de l’université Thomas-Sankara, les enseignants-chercheurs, les chercheurs et le personnel Administratif, technique, ouvrière et de service (ATOS) et les étudiants de l’université Thomas-Sankara, le ministre Adjima Thiombiano s’est accentué sur deux messages. Le premier était de féliciter et reconnaître les sacrifices consentis par les enseignants, le personnel ATOS et les étudiants dans la tendance vers la normalisation complète des années académique.

A cela, il a expliqué que l’UTS faisait partie des universités qui accusaient un grand retard dans un certain nombre de filières. « Grâce aux efforts conjugués des uns et des autres, nous sommes en train de voir le bout du tunnel », a-t-il signifié. Quant au second message, il s’est agi pour lui, de décliner ses orientations en termes de vision pour l’année académique déjà entamée, mais aussi pour les années académiques à venir. Il a expliqué les différentes réformes en demandant à chacun des acteurs de s’engager et à apporter sa contribution dans la mise en œuvre de ces réformes qui devraient transformer de façon structurelle les universités du Burkina.

« Il a été question de les éclaircir sur les nouveaux régimes d’études notamment la relecture des curricula et l’examen national », a-t-il précisé. Le corps enseignant et le personnel ATOS tout comme les étudiants ont soumis des préoccupations qui sont liées au manque d’infrastructures et d’équipements

Des promesses gouvernementales

« Nous repartons fort enrichis des échanges et nous promettons au niveau du gouvernement, de jouer pleinement notre partition pour que cette université puisse donner le bel exemple des universités qui veulent faire la fierté du Burkina Faso », a-t-il laissé entendre. Lors de sa rencontre avec les étudiants, il les a félicités pour leur exemplarité dans la prise de conscience disciplinaire et dans l’excellence académique. Il les a conseillés à continuer dans cet élan d’esprit pour promouvoir les idéologies de la Révolution populaire progressiste.

Le président de l’université Thomas-Sankara, Pr Pam Zahonogo a salué la tenue de la rencontre. Pour lui, les félicitations du ministre à leur endroit viennent une fois de plus les galvaniser à mieux faire. Il a confié prendre note des orientations données par le ministre pour une refondation des curricula universitaires.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

 

 

Aménagement de voiries dans la ville de Ouagadougou: le ministre Mikaïlou Sidibé satisfait de l’avancée des travaux

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a visité des travaux d’aménagement des routes nationales 2 et 4 ainsi que des chantiers de voiries de Nagrin et Yagma en cours de construction, mardi 9 février 2026, à Ouagadougou.

Le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé veut s’assurer du niveau d’avancement des travaux d’aménagement de voiries en cours dans la ville de Ouagadougou. Ainsi, le mardi 9 février 2026, à Ouagadougou, il a effectué une visite pour constater la réalisation des travaux d’élargissement des routes nationales 2 et 4 ainsi que des chantiers de réalisations de voiries aux quartiers Nagrin et Yagma.

Au niveau de la RN4, sortie Est de la capitale, le ministre a pu s’imprégner du taux d’exécution des travaux qui est d’environ 68% pour un délai consommé de 66%. Débutés en 2024, les travaux sur ce chantier consistent, entre autres à l’élargissement de la route en 2×2 voies sur 22,3 km et la réalisation de la voie d’accès à l’université Thomas-Sankara en 2×2 voies sur 2,8 km. Il s’agit également de l’aménagement et le bitumage des voiries connexes d’un linéaire de 13,2 km, la construction d’un passage supérieur à l’intersection avec la voie de contournement.

En outre, il y a la reconstruction d’un ouvrage d’art pour le franchissement du cours d’eau de Massili, la construction d’ouvrages d’assainissement et drainage, notamment des caniveaux, dalots… « Nous sommes sortis pour faire le point de l’état d’avancement des travaux. Au niveau la RN4, nous pensons que la tendance est bonne. Il nous reste pratiquement une année pour achever ces travaux. Et nous sommes rassurés par les explications de la mission du contrôle, mais aussi de l’administration et de l’engagement de l’entreprise », a indiqué M. Sidibé.

Il s’est engagé à régler certaines contraintes qui ralentissent les travaux notamment l’indemnisation des populations et les commerces se retrouvant au niveau de l’emprise ainsi que les concessionnaires des réseaux. Le chef du département de la Construction de la Patrie s’est rendu également sur le chantier des travaux d’élargissement et de modernisation de la RN2, situé entre le rond-point de la jeunesse et la voie de contournement, à la sortie Nord de la ville.

Désengorger la circulation

Sur ce site, le taux d’exécution physique des travaux est de 35% pour un délai consommé également d’environ 35%. « Nous pensons que la dynamique est aussi bonne », a fait savoir le ministre. Au regard de la réalisation d’ouvrages importantes sur ce site, comme les mini-échangeurs de Rimkiéta et la traversée de la voie de contournement, il a signifié que des dispositions seront prises pour désengorger la circulation pour les usagers de la route.

« Nous avons donné des instructions pour que l’on prenne des mesures pour soulager les populations en termes de gêne de la circulation, mais aussi maintenir la cadence pour achever les travaux », a notifié Mikaïlou Sidibé. Il a achevé sa tournée par la visite des voiries en cours d’aménagement à Yagma et Nagrin. Le ministre s’est dit rassuré du taux d’avancement dans le cadre de ce nouveau contrat qui se situe à environ 35% pour un délai consommé de 35%. Il a expliqué que ce sont des voies dont les marchés initiaux ont été résiliés et sont reprises actuellement par l’entreprise Soroubat.

Selon lui, malgré les zones critiques, notamment à Yagma qui nécessitent un dynamitage de la roche sur environ un kilomètre, le rythme d’avancement des travaux est appréciable. « Nous avons un niveau de finition sur une bonne partie où ils sont en train de couler le revêtement », a-t-il reconnu. Le premier patron de la Construction de la Patrie a apprécié le taux d’exécution des travaux des différents chantiers dans leur ensemble. Il a invité les responsables d’entreprises à travailler davantage pour pouvoir achever l’essentiel des travaux avant l’installation de la saison des pluies.

« Nous allons maintenir la dynamique. Les missions de contrôle et l’administration ont été engagées pour suivre de près tous les travaux », a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, exhorté les populations à la patience pour les désagréments, car des mesures vont êtes prises pour les atténuer. Le directeur des travaux de la RN4, Soumaila Ouattara, a indiqué que l’entreprise qui est Globex construction promet de livrer des infrastructures de qualité dans les délais.

Le chef de mission de contrôle des travaux d’élargissement et de modernisation de la RN2 pour le compte du groupement ACIT géotechnique, Jean Marie Toé a aussi affirmé que les travaux se déroulent bien. Mais, il a relevé quelques préoccupations liées aux déplacements résiduels des poteaux des concessionnaires et des questions d’indemnisations en cours », a renseigné M. Toé. Il s’est dit confiant quant à la qualité des ouvrages et leur livraison dans les délais de 36 mois.

Aly SAWADOGO

Police nationale : Pakidsama Ouédraogo installé directeur régional du Djôrô

Le directeur général adjoint de la Police nationale, Gérard Tarbangdo, a procédé le jeudi 5 février 2026, à Gaoua, à l’installation officielle du commissaire divisionnaire de police, Pakidsama Ouédraogo, en qualité de directeur régional du Djôrô, au cours d’une cérémonie solennelle.

Le commissaire divisionnaire de police, Pakidsama Ouédraogo, est désormais le directeur régional de la Police nationale du Djôrô. La cérémonie officielle d’installation s’est tenue, le jeudi 5 février 2026, au siège de la direction régionale de la Police nationale à Gaoua, en présence du directeur général-adjoint de la Police nationale, Gérard Tarbangdo, le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro et des autorités administratives, sécuritaires, coutumières et religieuses. Il succède à Valentin Kaboré.

Dans son discours de prise de fonction, le nouveau directeur régional a exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités du pays, notamment au ministère de la Sécurité et à la hiérarchie policière, pour la confiance placée en sa personne. Conscient de l’ampleur de la mission qui lui est confiée dans un contexte sécuritaire « exigeant », Pakidsama Ouédraogo a assuré mesurer pleinement les responsabilités liées à ses nouvelles fonctions. Il a également rendu un hommage appuyé aux forces combattantes et aux populations burkinabè, saluant les sacrifices consentis pour la défense de l’intégrité territoriale et la préservation de la paix.

A l’endroit de ses collaborateurs et des forces de défense et de sécurité, il a sollicité un accompagnement « loyal » et une collaboration « franche », estimant que la réussite de l’action policière repose sur l’unité, la concertation et le sens du devoir. Tout en félicitant son prédécesseur pour les acquis engrangés en matière de sécurisation du territoire et la dynamique impulsée au sein de la direction régionale, le commissaire divisionnaire de police, Pakidsama Ouédraogo, a indiqué que son action s’inscrira dans la continuité.

Son engagement, a-t-il souligné, vise le renforcement de la sécurité, la protection des personnes et des biens, ainsi que la promotion d’une police professionnelle, intègre, respectueuse des droits humains et proche des citoyens. Il a enfin invité les populations du Djôrô à une collaboration « étroite », tout en rappelant que la sécurité durable est une œuvre collective qui se construit chaque jour.

Boudayinga J-M THIENON

Bobo-Dioulasso : un bébé « ressuscite » à deux doigts de son enterrement

Un drame a été évité de justesse à Bobo-Dioulasso dans un cimetière. En effet, selon les informations de Kantigui, un bébé s’est réveillé quelques instants avant son enterrement. Le bébé, déclaré mort, est « revenu à la vie » alors que tout était déjà prêt pour son enterrement. La tombe était déjà creusée et la famille rassemblée, lorsque, au moment de la mise en terre, l’enfant a soudainement bougé. Selon les (…)

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Kantigui
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