Coopération Burkina-Venezuela: le nouveau chargé d’affaires de l’ambassade échange avec le chef de la diplomatie

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, accompagné de madame le ministre délégué chargé de la Coopération régionale, a reçu en audience le chargé d’Affaires de l’ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela au Burkina Faso, ce mercredi 7 janvier.

Nouvellement arrivé à Ouaga-dougou, le diplomate venezuelien, monsieur Daniel Salvador Gomis Muños, est venu se présenter officiellement aux premiers responsables du département en charge des affaires étrangères. A l’occasion, il a fait part du message des autorités de son pays relatif à la coopération avec le Burkina Faso. Il s’agit d’un message d’engagement à renforcer les liens d’amitié et de coopération entre la République Bolivarienne du Venezuela et le Burkina Faso d’une part, et les pays du Sahel d’autre part. Comme il fallait s’y attendre, l’actualité relative à l’enlèvement du Président Nicolas Maduro par les Etats-Unis a été abordée lors des échanges.

On apprend du diplomate venezuelien que l’opération a fait au moins 80 morts parmi lesquels on compte des civils. Une nouvelle très triste selon le chef de la diplomatie burkinabè, qui déplore le fait que ces dizaines de victimes venezueliennes de l’intervention américaine aient été totalement ignorées dans les discours. Le chef de la diplomatie burkinabè a exprimé sa solidarité vis-à-vis du peuple venezuelien, tout en regrettant cet acte qu’il qualifie de “dangereux” pour l’avenir et la stabilité du monde. « Ce sont des personnes innocentes qui ont perdu leur vie dans cette attaque injustifiée.

C’est un mauvais signal qu’un pays qui se dit respectueux des droits de l’Homme envoie au monde et on ne saurait fermer les yeux face à cette situation », a laissé entendre SEM Karamoko Jean Marie Traoré. En attendant, le nouveau chargé d’Affaires a traduit sa gratitude au ministre des Affaires étrangères et à ses collaborateurs, pour les commodités dont il a bénéficiées pour son installation au Burkina Faso. Il est chargé d’organiser l’établissement d’une ambassade de la République Bolivarienne du Venezuela à Ouagadougou qui est couverte par la juridiction diplomatique de ce pays au Mali.

 

DCRP/MAECR-BE

Rétro 2025/ Initiative présidentielle Faso Mêbo : Changer le « visage » du Faso

Adoptée en Conseil des ministres, le 16 octobre 2024, l’Initiative présidentielle Faso Mêbo mobilise les filles et les fils de la Nation dans une dynamique sans précédent de développement par la solidarité citoyenne. Entre dons massifs en nature et/ou espèce, engagement populaire et leadership exemplaire du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, cette initiative transforme le visage du pays.

Malgré les défis sécuritaires auxquels le pays fait face, l’Initiative présidentielle Faso Mêbo démontre que le développement reste possible lorsqu’il s’appuie sur la mobilisation collective et l’exploitation judicieuse des ressources locales. En transformant chaque citoyen en acteur du changement, le Burkina écrit un nouveau chapitre de son histoire, pavé après pavé. En effet, depuis le lancement de la phase pilote à Ouagadougou, l’initiative affiche des résultats tangibles. Des rues ont été bitumées.

Des artères emblématiques ont bénéficié de travaux de pavage. Les accotements et terre-pleins centraux des principales avenues se parent désormais de pavés neufs, donnant un nouveau visage à la capitale burkinabè. Pour mener à bien ce projet, l’Etat a acquis des bulldozers, malaxeurs, niveleuses et camions financées entièrement par des ressources nationales. Pour réaliser les travaux proprement dits, les matériaux utilisés, principalement du ciment, du sable et du quartz concassé, sont produits localement.

Ce qui réduit les coûts de réalisation et la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. En réalité, la particularité de Faso Mêbo est due à la forte mobilisation citoyenne qu’elle suscite. A cet effet, les entreprises privées, les membres du gouvernement, les organisations de la société civile et des particuliers font preuve de patriotisme en remettant des tonnes de ciment, des brouettes, des gants, des moules à pavé, etc. A titre d’exemple des chiffres, le ministère de l’Economie et des Finances a remis plus de 140 tonnes de ciment accompagnées d’équipements divers pour une valeur dépassant 25 millions F CFA.

En outre, les membres du gouvernement se sont cotisés pour offrir 150 tonnes de ciment, donnant l’exemple au plus haut sommet de l’Etat. Cette générosité collective illustre la détermination des Burkinabè à participer activement à la construction de leur Nation.
Au-delà des infrastructures, Faso Mêbo forge une nouvelle identité nationale. Les ministres posent des pavés aux côtés d’étudiants, de retraités et d’enfants. Les communautés musulmanes, chrétiennes et traditionnelles unissent leurs efforts. Des entreprises privées côtoient des organisations dans un élan patriotique commun.

Une autoroute en construction

En visitant les sites de Faso Mêbo, le 31 mai 2025 à Ouagadougou, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a soutenu que l’initiative a pour vocation de transformer beaucoup de choses dans les villes dont l’une des composantes consiste à l’assainissement et l’embellissement des villes.

C’est pourquoi, après le succès de la phase pilote à Ouagadougou, l’initiative s’est étendue dans d’autres localités. A l’image de Bobo-Dioulasso, la capitale économique ciblée pour des travaux similaires, les régions de Bankui et du Sourou, ont saisi l’opportunité pour mobiliser les contributions locales en matériaux et en fonds.

L’un des gros projets de l’initiative est le lancement des travaux de construction de l’autoroute par le Président du Faso, Ibrahim Traoré reliant les deux capitales. En vue de contribuer à l’amélioration de ces travaux, le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a remis au coordonnateur de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, le 12 septembre 2025, du matériel dont des véhicules Pick-up 4X4, des machines recycleuses, des bétonnières, des camions-grues, des camions-bennes, des camions- citernes, des projecteurs mobiles et des niveleuses.

Ces dons iront au profit des régions du Yaagda, de Koulsé, du Goulmou et de Bankui et contribueront à améliorer la qualité des travaux pour construire le Faso.
Cette philosophie de développement endogène trouve écho, bien au-delà des frontières burkinabè. A l’étranger, la diaspora reconnait dans Faso Mêbo, une démarche innovante d’autonomie nationale.

A travers cette initiative, le Burkina démontre qu’une autre voie de développement endogène est possible sans avoir recours à des prêts étrangers de développement aux résultats décevants.

Oumarou RABO

Rétro/ Campagne nationale de reforestation 2025: des bosquets pour promouvoir les plantes médicinales

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a lancé des bosquets à plantes médicinales, samedi 14 juin 2025, à Guiba, dans la région du Nazinon. Cette initiative s’est inscrite dans le cadre de la campagne nationale annuelle de reforestation 2025.

La campagne nationale de reforestation 2025 avait pour objectif de créer un bosquet médicinal dans chaque province. Pour la campagne, 20 millions de plants devraient être mis en terre sur l’ensemble du territoire national. En effet, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a donné le coup d’envoi de ladite campagne, par le lancement des bosquets à plantes médicinales, samedi 14 juin 2025, à Guiba, dans la région du Nazinon, en plantant un tamarinier.

C’est précisément dans le village de Banguessom que le tamarinier, une plante aux multiples vertus a été planté symboliquement par le chef de l’Etat. Selon lui, cette initiative répond aux “différentes pressions climatiques et anthropiques qui affectent négativement le couvert végétal et la biodiversité nationale”. La protection de l’environnement et de l’écosystème doit donc “être une priorité dans nos actions de tous les jours”, affirme le capitaine Traoré. Il a invité les Burkinabè à se mobiliser pour planter et protéger les arbres afin de contribuer au reverdissement de notre environnement.

Il s’agit donc de restaurer le couvert végétal, lutter contre les effets du changement climatique et renforcer la santé communautaire, avec des objectifs spécifiques, comme, entre autres, l’entretien des plants et la mobilisation citoyenne qui sont cruciaux pour le succès de la campagne.

De la journée nationale de l’arbre

Après le top départ de la campagne nationale de reforestation, le samedi 21 juin 2025, la 7e Journée nationale de l’arbre (JNA) est intervenue, couvrant la campagne nationale de reforestation. Elle a été officiellement lancée à Manga, chef-lieu de la région du Nazinon, par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le président du Faso, sur le thème « Plantes médicinales : source de résilience sanitaire et climatique des communautés ». Pour la seule journée du samedi 21 juin 2025, 5 millions de plants devraient être plantés à travers le territoire national.

Dans un contexte de dégradation avancée des écosystèmes, la JNA entend promouvoir des actes citoyens en faveur de l’environnement, tout en contribuant à la valorisation du potentiel médicinal des espèces locales. Le chef du gouvernement a indiqué que la campagne nationale de reforestation 2025 s’inscrit pleinement dans la vision du Président Ibrahim Traoré de léguer aux générations futures un Burkina plus vert, plus sain et plus vivable. Il a encouragé et appelé tous les Burkinabè à s’impliquer et surtout à être des acteurs de la reforestation du Burkina Faso.

La campagne nationale de reforestation 2025 a sonné la mobilisation des citoyens, des services techniques, des partenaires, avec un appel à planter et entretenir et la mise en place d’une plateforme nationale (www.fasoreboisement.gov.bf) pour suivre les plantations. La lutte contre la pression climatique et la dégradation du couvert végétal, la sécurisation des ressources forestières, l’amélioration de la biodiversité et la promotion de la santé et de l’autonomie des communautés sont également des priorités. La campagne nationale de reforestation 2025 a été marquée par le défi de planter 5 millions d’arbres en une heure dans tout le Burkina, le 21 juin 2025 entre 8h et 9h, désignant l’heure patriotique.

Ce choix révolutionnaire est fait, selon le ministère en charge de l’environnement, en fonction de la Révolution progressiste populaire (RPP) dans laquelle, le Burkina est désormais engagé. Quant au ministre chargé de l’environnement, Roger Baro, il a supervisé, entre autres, la mise en œuvre des bosquets à plantes médicinales dans la région des Tannounyan, mardi 19 août 2025, dans le cadre de la campagne de reforestation et la réalisation de bosquets dans ladite région. Il a constaté l’effectivité du déroulement de la campagne de reforestation et surtout la mise en œuvre des bosquets à plantes médicinales lancée, samedi 14 juin 2025 par le président du Faso. Le ministre Baro a invité les citoyens à s’approprier des différentes politiques en matière de reforestation pour leur propre bien et celui de tous.

Boukary BONKOUNGOU

Elimination des Etalons à la CAN 2025 : Effet boumerang d’un choix tactique

Les Etalons ont été étrillés par les Eléphants de Côte d’Ivoire en 8e de finale de la 35e Coupe d’Afrique des nations, le 6 janvier 2026, au grand stade de Marrakech.
Un match qui a vu la mise en place d’un système de jeu expérimental avec
les conséquences que l’on sait.

Dur a été le retour chez soi des supporters burkinabè, notamment la forte
communauté estudiantine dans le Royaume chérifien après le match Eléphants-Etalons. Dur a aussi été le réveil d’une grande partie des supporters des Etalons. Car, pour eux, quel que soit son cadre (amical ou officiel) un match contre le voisin ivoirien « est tout autre ».
Il se joue sur et en dehors de la pelouse. Et depuis quelques jours, tous avaient hâte d’en finir avec ce match de 8e de finale. Car, les commentaires allaient bon train et la pression montait, aussi bien chez les joueurs que chez les supporters.

Et pour cette opposition à quitte ou double, le coach des Etalons opte d’entrée pour le 5-3-2. Un nouveau système dans l’objectif de dérouter l’adversaire. Ce fut le contraire, une bérézina. « Nous avons profité de leurs changements tactiques opérés par rapport aux trois matchs de poules pour les mettre en difficulté », s’est réjoui le coach des Eléphants, Emerse Faé, à la fin de la rencontre. Le moment était-il propice pour un système expérimental qui n’a en aucun cas été essayé même en match amical ? Question ! Logiquement, un système ne vaut que par l’animation qui en découle. Dans ce cas précis, l’animation n’a pas été la bonne tant sur le plan offensif, défensif et même dans les
transitions.

Certes, le staff technique des Etalons pensait pouvoir annihiler le jeu en largeur des Ivoiriens, mais dans la profondeur, les Ivoiriens étaient bien présents, en témoignent les deux premiers buts. La transition offensive-défensive, fut laborieuse comme ce fut le cas lors du 3e but sur une récupération basse. Le joueur ivoirien Bazoumana Touré qui venait de faire son entrée traverse tout le terrain pour se retrouver face à Hervé Koffi sans être inquiété.

Absence d’engagement et de combativité

…Issoufou Dayo ont décidé de mettre
un terme à leur carrière internationale.

Sentant que son équipe sans réaction pouvait couler, l’entraineur des Etalons change de stratégie avant la pause avec la sortie de Adamo Nagalo (qui avait perdu ses repères comme plusieurs autres de ses coéquipiers), remplacé par Ibrahim Blati Touré (41e). Les Etalons rehaussent un peu leur niveau en apportant du répondant au milieu de terrain. Ils arrivent à mieux s’exprimer dans cette configuration que dans la première. Mais, les dés étaient déjà jetés.

Outre le système de jeu d’entrée, il est à noter que l’état d’esprit de gagner n’était pas la chose la mieux partagée. L’engagement et la combativité des Etalons n’a pas été à la hauteur pour se hisser au niveau de l’adversaire. Cela est à mettre à l’actif des joueurs, car, à ce niveau de la compétition, le sens de la responsabilité de chacun est aussi engagé. Au-delà du discours du coach sur les stratégies mises en place, il y a aussi l’apport du joueur en termes de créativité, d’expériences et de volonté. Toute chose qui ne s’est pas faite ressentir le 6 janvier au grand stade de Marrakech.

Il est bien beau de blâmer l’entraîneur quand souvent ça tourne mal. Mais, à un certain moment du match, les joueurs doivent prendre leur responsabilité. En attendant probablement que d’autres emboitent le pas, Steeve Yago et Issoufou Dayo ont décidé de mettre un terme à leur carrière internationale. Question de laisser la place aux jeunes pour les futures aventures. C’en est donc fini pour cette CAN pour les Etalons mais le football continue. C’est maintenant aux dirigeants de notre football de donner des orientations claires dans les différents aspects afin que tous les acteurs se remettent au travail et insuffler une dynamique plus progressiste au sport roi burkinabè.

Yves OUEDRAOGO
Depuis Casablanca

Tapoa: la ville de Diapaga à nouveau ravitaillée

L’année 2026 commence sous de bons auspices pour les populations de Diapaga, dans la Tapoa. Et pour cause : après l’arrivée du convoi de ravitaillement, le 14 décembre 2025, la ville était de nouveau à l’honneur ce 5 janvier 2026.

Un imposant convoi chargé de vivres et de non-vivres est arrivé pour le bonheur des populations. Parti de Fada N’Gourma le 18 décembre 2025, le convoi de plus de 300 camions-citernes a rallié Diapaga, le 5 janvier 2026, escorté par des éléments des FDS et des VDP. De 19 h 45 à 4 h du matin, c’est un véritable ballet de véhicules qui s’est déroulé sur la nationale n°19, devant une foule nombreuse sortie pour rendre hommage aux « boys », saluer leur bravoure, leur engagement et leur détermination. Les populations ont également, dans un élan de solidarité, témoigné leur reconnaissance et leur soutien sans faille au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui, par ce geste salutaire, redonne vie à une population ayant connu des moments très difficiles liés à l’insécurité et à la crise alimentaire.

Avec ce convoi, toutes les denrées alimentaires ont été disponibilisées à Diapaga. «Aujourd’hui, à Diapaga, nous ne voulons que l’opérationnalisation de la téléphonie mobile, Telmob et Orange, qui avaient subi la barbarie des hommes sans foi ni loi le 13 mai », a laissé entendre un habitant du secteur 5 de Diapaga. Dans les mosquées, les églises et les temples, des prières pour le retour de la paix, pour le président du Faso et pour les FDS et les VDP sont organisées. Du côté des organisations de la société civile, les petits plats sont mis dans les grands pour un meeting de soutien au président et à l’ensemble du gouvernement, afin de dire merci et surtout d’affirmer qu’elles épousent la vision du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré

Agence d’Information du Burkina

Coup d’Etat déjoué du 3 janvier 2026: El hadj Ali Winèga, un 2e complice passe aux aveux

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana a annoncé, le mardi 6 janvier 2026, que les services de renseignement avaient déjoué une tentative de déstabilisation qui était prévue le samedi 3 janvier dernier. Après El hadj Madi Sakandé, c’est au tour d’un autre complice, El hadj Ali Winèga, d’expliquer, hier 7 janvier 2026 sur les antennes de la télévision nationale, son degré d’implication dans le projet.

«Je m’appelle El hadj Ali Winèga. Je viens de Ziniaré. En 2023, El hadj Madi Sakandé m’a informé qu’il allait rendre visite au Président Damiba au Togo. Moi aussi, je lui ai exprimé mon intention de l’accompagner pour aller exprimer ma reconnaissance à l’ancien président. Deux semaines plus tard, il m’a téléphoné pour dire qu’il voulait aller voir l’ancien président et qu’il est déjà là-bas même.

Il m’a dit que l’ancien président demandait de mes nouvelles et me saluait. Après, il m’a informé que lors de ses échanges avec l’ancien président, ils prévoyaient faire un coup d’Etat contre le régime en place et qu’ils ont besoin des gens pour les soutenir. Il m’a demandé si j’en connaissais. Je lui ai dit que j’ai un petit-fils du nom de Yalwéogo Salif qui travaille chez le chef. Que s’il voulait, je peux lui donner son numéro de téléphone afin qu’il l’appelle pour voir s’il peut les accompagner dans leur projet. Il a tenté à trois reprises de le joindre en vain, et il m’a appelé de lui dire que c’est El hadj Sakandé qui l’appelle au téléphone.

Par la suite, ils se sont rencontrés et ils ont même causé avec l’ancien président.
Ils avaient prévu de se rencontrer à nouveau, mais je n’ai pas su, si cette rencontre a eu lieu ou pas. Voici ce qui s’est passé. Ils préparaient un coup d’Etat. Nous avons vraiment fauté et nous voulons demander au Président Ibrahim Traoré de nous pardonner. Nous demandons pardon à tous ses collaborateurs, à tous les ministres. Nous sommes tous sous sa responsabilité, les bonnes et les mauvaises personnes. Nous lui demandons de nous accorder son pardon ».

Propos retranscris par la rédaction

Acquéreur et propriétaires terriens à la barre

L.T et D.T, deux frères ont comparu le 7 novembre 2025 devant la
Chambre correctionnelle du TGI de Bobo-Dioulasso le 7 novembre 2025 pour destruction volontaire de biens appartenant à autrui. Selon les faits relatés à l’audience, les deux frères ont arraché les bornes qu’un acquéreur a mises pour délimiter le terrain qu’il venait d’acheter. Selon les prévenus, le terrain sur lequel les bornes ont été plantées appartient à leur famille forte de 23 enfants. C’est leur champ familial où leur père avait (…)

Retrouvez Au coin du palais sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Adaman DRABO
Joanny SOW

Coup d’Etat déjoué : « La situation est sous contrôle », Mahamadou Sana, ministre de la Sécurité

Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana a donné hier mardi 6 janvier 2026, des détails sur la tentative de de déstabilisation des instittuions républicaines qui était prevu, le samedi 3 janvier dernier. Dans cette déclaration que nous proposons en intégralité, il lève aussi le voile sur le cerveau, le financement et les complices

.« Avant tout propos, permettez-moi de rendre un hommage mérité à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité, à l’ensemble des Volontaires pour la défense de la patrie, à l’ensemble de toutes ces populations résilientes et patriotes qui se battent jour et nuit pour que le Burkina Faso reste debout. Grâce à leur résilience, à leur détermination, à leur abnégation, le Burkina Faso restera debout malgré toutes les adversités.

Prompt rétablissement aux blessés. Pour ceux qui nous ont quittés dans cette guerre d’honneur, je réitère l’engagement ferme du gouvernement à ne jamais les oublier. Que la terre libre du Burkina Faso leur soit légère. C’est l’occasion pour moi de féliciter et de saluer le travail fort appréciable des services de renseignements. Grâce à leur professionnalisme, le Burkina Faso a déjoué, pour la énième fois, des tentatives de déstabilisation. Félicitations à eux.

En substance, le 3 janvier 2026 à 23h, il était prévu une action de déstabilisation du pays. Cela allait se faire par une série d’assassinats ciblés des autorités civiles et militaires, en commençant par la neutralisation Selon le ministre de la sécurité, Mahamoudou Sana, les enquêtes se poursuivent pour démanteler tous les membres du réseau. du camarade-capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat, Président du Faso, soit à bout portant, soit par une action pour miner son domicile.

Après cette action, devrait suivre une action de mise hors service de la base de drone et une intervention militaire terrestre des forces extérieures. Les acteurs impliqués, pour une question de conf identialité et aussi pour éviter de compromettre l’efficacité des enquêtes, nous allons citer seulement l’acteur principal. Il s’agit de l’ex-lieutenant-colonel, PaulHenri Sandago Damiba.

Alors, il a eu pour mission clé, de concevoir et de planifier les actions, de rechercher et de mobiliser les fonds, de recruter des populations civiles et des militaires. Les militaires avaient pour mission de coopter d’autres militaires, de mettre en place des groupes d’actions avec des missions bien déterminées. Et, les civils devraient mobiliser des populations, leurs adeptes, pour qu’après l’action militaire, le camarade-capitaine Ibrahim Traoré, témoigne de leur détermination à soutenir la marche irréversible de la libération du Burkina Faso des chaînes de l’impérialisme.

Je lance aussi un message d’unité nationale, de cohésion sociale et d’appel à vigilance accrue aux populations pour renforcer la veille stratégique de lutte contre l’impérialisme. ils puissent mobiliser ces derniers pour pouvoir soutenir l’action militaire. Ce qui est important, d’apporter comme élément d’information auprès des populations, c’est les sources de f inancement. Il sied de souligner qu’une bonne partie du financement provient de la Côte d’Ivoire dont la dernière opération s’élève à 70 millions F CFA.

Alors, je tiens aussi à souligner que les interpellations se poursuivent ainsi que le démantèlement des réseaux. En tout état de cause, et pour prendre l’opinion nationale à témoin, nous mettrons à la disposition des médias, des vidéos d’aveux issues des auditions de quelques acteurs clés. Alors, les enquêtes se poursuivent. Les interpellations également se poursuivent.

Alors, toutes les personnes impliquées dans cette affaire seront présentées devant le procureur du Faso et toute la rigueur de la loi s’appliquera à elles. A l’endroit des Burkinabè, je tiens à rassurer les populations que la situation est sous contrôle. Je les invite à rester sereines. Aussi, je tiens à saluer l’esprit d’abnégation, de patriotisme des populations et particulièrement de la veille citoyenne. Cette énième mobilisation des populations pour protéger leur leader, C’est l’occasion pour moi d’attirer l’attention des populations à faire montre de discernement dans leurs activités quotidiennes pour éviter d’être auteurs ou co-auteurs ou complices des projets funestes de déstabilisation de notre pays, en dénonçant tout comportement aux numéros indiqués.

Je souligne cela parce que dans les investigations, de nombreux citoyens civils ont été également interpellés parce qu’ils ont été utilisés naïvement pour faire des courses ou pour transmettre des commissions par-ci, par-là. Et donc, c’est pour cela que je tiens réellement à ce que les populations soient vigilantes, à ce que les populations fassent montre de discernement dans leurs activités quotidiennes.

Propos retranscris par la Rédaction