Rétro 2025/Financements publics: les fonds nationaux passent de 14 à 4 pour plus d’efficacité
Le Conseil des ministres, en sa séance du jeudi 20 novembre 2025, a adopté 4 décrets portant réorganisation de 14 fonds nationaux désormais regroupés en 4. L’objectif est d’accompagner le développement industriel du pays des Hommes intègres et de soutenir le secteur privé national.
Par souci d’efficacité, le gouvernement burkinabè a décidé de la fusion des fonds nationaux. La décision a été prise lors du conseil des ministres du jeudi 20 novembre 2025. 4 projets de décret ont consacré cette décision, ramenant ainsi le nombre de fonds de 14 à 4.
Le premier projet de décret porte sur la création du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) dénommé « Tõogo » en langue nationale Mooré.
Ce nouveau fonds résulte de la fusion du Fonds burkinabè de Développement économique et social (FBDES), du Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), de l’Agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME), du Fonds Dumu Ka Fa (FDK), du Fonds Faso Kuna Wili (FKW), du Fonds national d’Appui aux Travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) et du Fonds de développement culturel et touristique (FDCT).
Le rapport explique que ce nouveau fonds a été mis en place dans la dynamique de rationalisation et d’amélioration de l’efficacité des institutions publiques et permettra de fédérer les ressources nationales et internationales dédiées au financement des activités de développement économique, de rationaliser les dépenses de fonctionnement, d’améliorer la supervision et le contrôle des opérations de financement des bénéficiaires.
Le deuxième projet de décret a acté la création du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) dénommé « Wassa Bondo » qui signifie, en langue nationale Dioula « le grenier du succès ». La mission du FASP (fusion du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs avec le Fonds d’appui à la presse privée) est de contribuer par le financement, à la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de promotion du sport et des loisirs et à l’accompagnement des entreprises de presse privée.
Ce nouvel instrument permettra de renforcer la cohérence des interventions publiques, d’optimiser la gestion des ressources financières et humaines et d’accroître l’impact des actions du gouvernement en matière de sport, des loisirs et de la presse privée.
Le troisième projet de décret a porté sur la création du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) dénommé « Bãngr baoobo » en langue nationale Mooré qui signifie « Recherche du savoir ». Le FOSER résulte de la fusion du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA), du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER) et du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement (FONRID).
Il a pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière de formation, de recherche et d’innovation, en offrant un cadre sécurisé et unifié de financement.
Le quatrième fonds créé est le Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) dénommé « Seenimin » en langue nationale Bwamu qui signifie « Entraide ». Le Fonds « Seenimin » est issu de la fusion du Fonds national de solidarité et de résilience sociale (FNS-RS) et du Fonds d’assistance judiciaire (FAJ). Sa mission est de contribuer à la prise en charge des personnes et groupes sociaux vulnérables ou en détresse par le financement des actions humanitaires ainsi qu’à l’exercice de leur droit en justice.
Au sortir du conseil, le ministre chargé de l’Economie, Dr Aboubacar Nacanabo, a tenu à rassurer que tous les emplois seront préservés.
Alpha Sékou BARRY
Alphasekoubarry.com
SOTRACO : vaste opération de détection de substance incompatible avec la conduite chez le personnel roula
Kantigui a appris que la direction générale la Société de transport en commun (SOTRACO) a initié, en partenariat avec l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’environnement, de l’alimentation, du travail et des produits de santé (ANSSEAT), une vaste opération de dépistage et de prévention des substances psychoactives de son personnel roulant. Ainsi, a-t-on confié à Kantigui, sur plus de 300 machinistes (conducteurs), des prélèvements rigoureux sont effectués pour détecter toute substance incompatible avec la conduite (amphétamines, produits dopants, etc.), afin de (…)
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Kantigui
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Albinisme et santé mentale : un atelier pour briser le silence et renforcer la résilience
L’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) a organisé un atelier de formation consacré à l’albinisme et à la santé mentale, samedi 27 décembre 2025, à Ouagadougou. Il a réuni des personnes vivant avec l’albinisme, des acteurs associatifs et des professionnels de la santé mentale.
L’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB) poursuit ses efforts pour l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant avec l’albinisme. Dans cette optique, elle a initié un atelier de formation à l’albinisme et la santé mentale, samedi 27 décembre 2025, à Ouagadougou. Pour la présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina, Maïmouna Déné, cette initiative vise à répondre à une problématique souvent négligée : l’impact psychologique de la stigmatisation et des discriminations subies par les personnes atteintes d’albinisme au sein de la société.

Elle a souligné le caractère crucial de cette thématique. De son avis, naître avec l’albinisme dans un environnement où l’on est parfois la seule personne à la peau différente constitue une épreuve difficile. « Le regard moqueur, parfois effrayé, les mots péjoratifs et la stigmatisation pèsent lourdement sur le vécu des personnes atteintes d’albinisme », a-t-elle expliqué. Ces stéréotypes, selon elle, conduisent bien souvent à l’isolement, au repli sur soi ou à une posture défensive, limitant ainsi la participation active à la vie sociale.
A travers cet atelier, l’AFAB entend aider ses membres à mieux comprendre et accepter leur différence. Pour Maïmouna Déné, l’objectif principal est clair : faire comprendre que l’albinisme ne rend ni inférieur ni supérieur aux autres.
« C’est une différence due à la nature. Certes, il y a des contraintes, notamment liées à l’exposition au soleil, mais cela n’empêche pas de contribuer pleinement à la vie de la communauté », a-t-elle insisté.La dimension psychologique de cette réalité a été développée par le formateur principal, Clément Y. Lankouandé, psychologue clinicien. Il est intervenu sur la gestion du stress et la santé mentale, un concept souvent réduit à tort à la seule maladie mentale. « La santé mentale englobe la capacité d’un individu à préserver

Le psychologue clinicien, Clément Y. Lankouandé : « La santé mentale englobe la capacité d’un individu à préserver son bien-être et à faire face aux défis de la vie ».
son bien-être et à faire face aux défis de la vie », a-t-il précisé. Or, pour les personnes vivant avec l’albinisme, ce bien-être est fréquemment mis à mal par le poids du regard social, la stigmatisation et les critiques constantes.
Ces expériences répétées peuvent engendrer un vécu traumatique profond. Etre continuellement indexé, diabolisé ou marginalisé constitue une épreuve difficile pour le mental, a rappelé le psychologue, d’où la nécessité d’un accompagnement adapté.
Participant à l’atelier, Adama Guéné, personne vivant avec l’albinisme, a salué cette initiative qui lui a permis de mieux comprendre les mécanismes du stress et d’échanger avec d’autres personnes partageant les mêmes réalités. Pour lui, cet espace de dialogue et de formation représente un pas important vers l’acceptation de soi et le renforcement de la confiance.
Hubert BADO
Registre social unique: le Burkina Faso renforce la protection sociale
Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale a tenu la deuxième session ordinaire de l’année du Comité d’orientation et de suivi du Registre social unique (COS/RSU), le mardi 30 décembre 2025, à Ouagadougou.
Le gouvernement poursuit sa dynamique de modernisation du système de protection sociale avec la tenue de la deuxième session ordinaire de l’année du Comité d’orientation et de suivi du Registre social unique (COS/RSU). Cette réunion stratégique, organisée par le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, le mardi 30 décembre 2025, à Ouagadougou, vise à évaluer les progrès réalisés et définir les orientations pour l’année à venir. La représentante de la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, Salimata Romba, a souligné que la crédibilité de la rencontre repose sur la capacité à transformer les décisions en actions concrètes et à lever les obstacles identifiés en matière de mobilisation des ressources et de déploiement du RSU dans les zones à défi sécuritaire.
Pour elle, l’année 2025 a été marquée par une avancée notable dans la couverture géographique du RSU, avec son extension à 24 nouvelles communes, portant le nombre de communes couvertes à 99 communes réparties dans 10 régions. « En termes d’enrôlement, la base de données du RSU recense désormais 362 698 ménages, soit
2 217 518 personnes dont 1 191 859 femmes », a-t-elle poursuivi. Mme Romba a insisté sur la nécessité de renforcer la couverture dans certaines zones, afin de ne laisser personne de côté, conformément aux objectifs de développement durable.
Concernant la sécurité des données, elle a indiqué que la protection des informations à caractère personnel est une exigence absolue, garantissant la confiance des populations et la souveraineté numérique du système de protection sociale. « L’utilisation effective des données du RSU est essentielle pour éviter les doublons, réduire les erreurs d’inclusion et optimiser l’allocation des ressources », a-t-elle soutenu.
Le secrétaire technique du RSU, Moussa Ouattara, a expliqué que cet outil sert à cibler efficacement les interventions tout en veillant à ce que les ressources atteignent les véritables bénéficiaires. Il a insisté sur la sécurité des données et l’interopérabilité avec l’identifiant unique pour garantir l’authenticité des personnes. Par ailleurs, M. Ouattara a salué l’appui des partenaires techniques et financiers en particulier le consortium UNICEF-PAM. Il a annoncé que la couverture devrait continuer à s’étendre progressivement avec une cinquantaine de communes préparées pour 2026.
Oumarou RABO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)
Lutte contre la criminalité urbaine: la police effectue une vaste opération de bouclage à Saaba
Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 décembre 2025, le Commissariat de police de district (CPD) de la commune de Saaba a conduit, avec l’appui des Commissariats de police d’arrondissement (CPA) de la ville de Ouagadougou, une vaste opération de bouclage ciblée dans les zones criminogènes de la commune.
Cette action d’envergure, placée sous la supervision du Directeur provincial de la police nationale (DPPN) du Kadiogo, le commissaire divisionnaire de police, Sié Narcisse Pooda, a été initiée dans le cadre de la lutte contre toutes formes de criminalité en milieu urbain. S’inscrivant dans la dynamique de sécurisation proactive des zones à risques et de protection des populations, elle a permis aux différentes équipes d’effectuer entre autres des contrôles d’identité et des fouilles sécuritaires dans les zones concernées.
Ayant mobilisé plus de 140 éléments issus de 16 services de police de la région du Kadiogo, l’opération a également permis le bouclage de 16 carrefours stratégiques considérés comme sensibles. Le bilan se présente comme suit : 457 véhicules contrôlés, 8 tricycles contrôlés, 1 146 motos à deux roues, 1 729 personnes contrôlées, 9 personnes contrôlées avec armes et permis à jour, 47 engins saisis à deux roues pour contrôle au fichier Irapol, 3 individus pour vérification d’identité interpelés.
La Police nationale remercie l’ensemble des populations pour leur franche collaboration, toute chose qui a contribué à la réussite de cette opération. Elle les exhorte à plus de vigilance et de prudence surtout en ces temps de festivités et à toujours dénoncer les cas suspects aux numéros verts que sont les 16, 17 et 1010. La Police nationale, une force publique au service des citoyens !
DCRP/ Police nationale
Secteur minier dans les Tannounyan: deux nouvelles coopératives d’artisans miniers mises en place
Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, à travers sa Direction régionale des Tannounyan, a procédé à la mise en place de deux coopératives d’artisans miniers, les 27 et 28 décembre 2025, sur deux sites, respectivement dans les communes de Mangodara et de Tiéfora.
Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières franchit une nouvelle étape dans l’opérationnalisation des réformes prévues par le nouveau code minier. Dans cette dynamique, la Direction régionale des mines des Tannounyan a procédé à l’installation des deux premières sociétés coopératives simplifiées d’artisans miniers dans la région, marquant ainsi un tournant décisif vers une exploitation plus structurée et encadrée du secteur artisanal.
C’était respectivement le samedi 27 décembre 2025, à Mangodara pour la coopérative « Mambo » du site de Koflandé et le dimanche 28 décembre à Tiéfora pour la coopérative « Songtaaba Yagnina » du site de Tieradeni, toutes dans la province de la Comoé. Dans les deux localités, des bureaux ont été mis en place. Ces bureaux se composent d’un comité de gestion composé de 3 membres et d’un comité de surveillance de 3 membres également. Selon le Directeur régional (DR) en charge des mines des Tannounyan, Ahmed Diarra, il s’agit, à travers, la création des coopératives, d’organiser l’artisanat minier, pour plus de sécurité de l’activité, et afin que son impact soit plus positif pour la population.
Il a, par la même, invité les artisans miniers à recourir aux services de la direction régionale pour les accompagner afin que leur activité soit plus rentable bénéfique. Alexis Dakuyo, chargé de mission au ministère des Mines, a conduit une équipe depuis le ministère pour la supervision de mise en place des deux sociétés coopératives. A l’entendre, ces mises en place de coopératives ne sont qu’une application de la loi 016-2024 portant nouveau code minier. Pour Alexis Dakuyo, c’est avant tout une vision du gouvernement qui a été transcrite dans le nouveau code minier. « C’est un secteur porteur dans la vie de nos populations, mais qui n’était malheureusement pas suffisamment encadré ou pas du tout encadré », a fait remarquer le chargé de mission.
Pour plus de traçabilité
Et d’ajouter que le gouvernement, dans sa nouvelle politique, a décidé de ces réformes pour faire du secteur de l’artisanat minier un véritable secteur porteur avec des emplois décents. Il a, en outre, expliqué que du moment où l’or qui est extrait de l’artisanat minier était difficilement traçable. En encadrant l’activité, cette traçabilité sera désormais possible et permettra de lutter par ricochet contre la déperdition des devises nationales. Le chef du service en charge de la formalisation et de l’encadrement technique au niveau de la Direction générale des mines et de la géologie, Sylvain Sanou, a déroulé une communication sur le processus de la mise en place d’une coopérative suivant l’acte uniforme OHADA.
Le processus, à l’entendre, consiste à identifier d’abord les différents sites propices à la formalisation. Une fois le site identifié, a-t-il poursuivi, la mairie informe sur le projet de mise en place de la coopérative et lance un appel à souscription pour la coopérative afin
de permettre à tous les acteurs qui souhaitent s’inscrire de le faire. Une fois la liste close, une assemblée générale constitutive est convoquée par la mairie et les différents souscripteurs s’y retrouvent pour la mise en place du bureau de la coopérative. Sylvain Sanou a, par ailleurs, rappelé qu’il s’agit de coopératives simplifiées, et que le ministère suggère un effectif d’au moins 5 membres et au plus 100 pour une meilleure organisation.
Ce qui, a-t-il précisé, ne signifie pas que seuls les membres de la coopérative ont droit de travailler sur le site. « La coopérative assure l’organisation et la gestion du site.
D’autres artisans miniers non membres de la coopérative peuvent y travailler aussi, à condition qu’ils soient identifiés par la coopérative », a-t-il clarifié. Moussa Sankara, le président du comité de gestion de la coopérative « Mambo », a salué à sa juste valeur, l’initiative de création des coopératives. Pour celui qui s’est installé à Koflandé depuis 2019 dans le cadre de l’orpaillage, la recherche de l’or, tout ce qui prône l’union des acteurs de l’artisanat minier est la bienvenue.
Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com
Initiative présidentielle Faso Mêbo: des opérateurs économiques contribuent au bitumage d’une rue à Bobo-Dioulasso
Le Cadre de concertation des opérateurs économiques du grand Ouest du Burkina Faso (CADRE) a remis, le mardi 6 janvier 2026, à Bobo-Dioulasso, du matériel et des agrégats d’une valeur de 60 millions FCFA à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Ce don va servir à bitumer une rue dans la ville de Sya.
Le Cadre de concertation des opérateurs économiques du grand Ouest (CADRE) a marqué un nouvel élan de solidarité économique, le mardi 6 janvier 2026, en se rendant au siège de Faso Mêbo à Bindougousso. A travers un important don de matériaux, d’agrégats et d’équipements, estimés à 60 millions F CFA, l’association entend contribuer au bitumage de la voie de 500 mètres devant le centre de formation de SITARAIL, situé à Accart-ville. Pour le président du CADRE, Mahamadou Barry, la contribution de l’association aux activités de Faso Mêbo et à l’embellissement de la ville de Bobo-Dioulasso répond à l’appel du président du Faso.
« Nous avons décidé d’apporter notre pierre à la construction de notre pays. L’idée, c’est de contribuer à la construction de notre pays en offrant du matériel, des agrégats et bien d’autres afin de bitumer une voie de Bobo-Dioulasso, d’une longueur de 500 m, pour contribuer à l’assainissement de la ville de Bobo-Dioulasso », a signifié M. Barry. Le CADRE n’est pas à son premier geste. Il avait remis, en fin d’année, une enveloppe de 60 millions pour la construction de logements sociaux pour les personnes déplacées internes et a fortement contribué au Fonds de soutien patriotique.
« Au-delà des actions de développement que nous faisons au quotidien, il est souvent nécessaire de se mettre ensemble pour impulser ces mêmes actions collectives, pour montrer un exemple et aussi dire aux autorités au niveau national et régional que nous sommes à leurs côtés pour impulser ces actes de développement », a laissé entendre le président du CADRE.
Le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Kontogom, a salué cet apport de l’association des opérateurs économiques. « Nous sommes contents de constater que les fils du grand Ouest se mobilisent pour la cause du développement de la ville de Bobo-Dioulasso. Une route d’environ 500 m à bitumer avec des dons en nature est une action à saluer à sa juste valeur.
Les opérateurs économiques au sein du CADRE sont pétris de patriotisme et d’un esprit de citoyenneté et sont soucieux du développement de la ville qui les a vus naître pour certains et qui leur a tout donné pour d’autres. Je ne peux que leur dire merci et nous serons à leurs côtés pour les accompagner parce qu’au final, c’est une route de Bobo-Dioulasso qui sera bitumée », a affirmé le PDS de Bobo-Dioulasso.
Adaman DRABO
Amidou OUEDRAOGO
(Stagiaire)
Centrafricaine : Touadera ou la continuité
Ce n’est pas une surprise pour les observateurs avisés de la scène politique centrafricaine. Comme on pouvait le deviner aisément sans être un tapeur de sable, le chef
de l’Etat, Faustin-Archange Touadera, candidat à sa propre succession, a remporté la présidentielle du 28 décembre 2025. Les résultats provisoires publiés en début de semaine, notamment le lundi 5 janvier, donne le professeur d’université de 68 ans, vainqueur avec 76,15 % des voix, face à six autres adversaires. La Cour constitutionnelle dispose jusqu’au 20 janvier prochain pour valider les résultats ou statuer sur d’éventuels recours, mais cette démarche ne devra pas fondamentalement changer les résultats.
Touadera s’offre ainsi un 3e mandat contesté par une opposition qui opère en rangs dispersés. Avec cette défaite qui était prévisible, les opposants, dont les anciens Premiers ministres, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra, paient pour leur manque d’unité et de stratégie. Alors que certains Centrafricains rêvaient d’une alternance au sommet de l’Etat, Touadera, qui dirige le pays depuis 2016, va continuer son œuvre contre la volonté de ses détracteurs qui critiquent régulièrement sa gouvernance. Les adversaires politiques du chef de l’Etat centrafricain vont devoir encore le supporter pendant 7 ans, nouvelle durée du mandat présidentiel consacrée par la révision constitutionnelle de 2023. Touadera pourrait même s’éterniser au pouvoir, étant donné que le verrou de limitation des mandats présidentiels a été sauté dans la loi fondamentale.
En attendant de vivre un tel scénario, le président centrafricain reste aux commandes du pays et devra inscrire son action dans la continuité, avec plusieurs défis à relever pour le bonheur de ses compatriotes. Après sa victoire actée et l’euphorie qui va avec, la réalité du terrain va rattraper Touadera, dont la priorité N°1 reste la lutte contre l’insécurité. En dépit de l’aide de certains pays et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabili-sation en Centrafrique (MINUSCA), la Centrafrique vit une situation sécuritaire précaire, alimentée par les groupes armés.
Plus de 72 % du territoire national ont été reconquis depuis janvier 2024, d’après un bilan présenté courant décembre 2025 par Touadera. Cette avancée salutaire laisse entrevoir toutefois des poches de résistance à dompter, pour sécuriser encore plus la Centrafrique. Le Nord et l’Est du pays nourrissent particulièrement les inquiétudes, puisque les exactions en tout genre et les tueries y sont fréquemment constatées.
De mauvaises nouvelles et de nature à semer la psychose proviennent régulièrement de ces zones, compliquant davantage la tâche aux autorités qui cherchent le bout du tunnel. Alors qu’ils constituaient des lueurs d’espoir pour un retour à la paix, les nombreux accords signés avec des mouvements armés n’ont jusque-là pas produits l’effet escompté. L’insécurité est toujours d’actua-lité avec les conséquences y afférentes, mettant au défi le Président Touadera depuis son arrivée au pouvoir. Va-t-il réussir à ramener définitivement la paix dans son pays au cours de ce 3e mandat ? On ne saurait le dire, mais, il s’y est engagé, se donnant encore plus de pression dans ce contexte d’incertitude en Centrafrique. La volonté y est, mais, le défi est de taille. Laissons le temps au temps…
Kader Patrick KARANTAO


