Modernisation de l’administration fiscale: la facture électronique certifiée officiellement lancée

Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a lancé officiellement la facture électronique certifiée, mardi 6 janvier 2026, à Ouagadougou. Cette innovation devrait permettre de simplifier la vie des entreprises, sécuriser leurs opérations et renforcer la transparence des transactions économiques.

La facture physique normalisée, lancée en 2017, a permis des avancées notables en matière de traçabilité des opérations économiques. Cependant, face à l’évolution rapide des techno-logies, aux exigences actuelles de célérité, de fiabilité et de transparence, ainsi qu’aux standards des économies modernes, ce dispositif a progressivement montré ses limites. Pour y remédier, la Direction générale des Impôts (DGI) a initié et implémenté avec succès la facture électronique certifiée. Le mardi 6 janvier 2026, à Ouagadougou, le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a officiellement lancé ce nouveau dispositif, en présence de ses collègues chargés du Commerce et de la Transition digitale.

Il a indiqué que la facture électronique certifiée est le prolongement du chemin ouvert avec la facture normalisée. « Hier, nous posions les premières pierres de la traçabilité. Aujourd’hui, nous entrons dans l’ère de la donnée fiable et de la transparence assumée et de la responsabilité partagée. Cette facture met fin aux zones grises, protège les acteurs vertueux et restaure l’égalité entre tous », a-t-il expliqué. Pour le ministre chargé de l’Economie, la facture électronique certifiée est un bouclier moderne contre la fraude et un levier puissant pour renforcer les recettes nationales.

« Dans un contexte où notre Nation fait face à des défis sécuritaires et économiques majeurs, chaque franc mobilisé honnêtement devient une arme pour protéger, soigner, éduquer et construire », a-t-il soutenu.Selon Aboubakar Nacanabo, le lancement de la facture électronique normalisée répond à l’appel lancé par le chef de l’Etat invitant à la discipline, la vérité dans la gestion et la rupture avec les pratiques qui affaiblissent la Nation.

Il a, par ailleurs, rendu hommage aux agents de l’administration fiscale, car, grâce à leur engagement, au 31 décembre 2025, le taux de recouvrement est supérieur à 100%. D’après Aboubakar Nacanabo, la facture électronique certifiée vient amplifier cette dynamique et les oblige à davantage d’éthique, de transparence et de responsabilité. C’est pourquoi, Il a invité les acteurs du monde économique à s’approprier cet outil, non comme une contrainte, mais comme un passeport vers plus de modernité, de crédibilité et de compétitivité.

 

Une réforme nécessaire, opportune et irréversible

La directrice générale des Impôts du Burkina, Talato Eliane Djiguemdé, a assuré que la facturation électronique certifiée qui s’inscrit dans un contexte de modernisation profonde de l’administration fiscale est fondée sur un support numérique fiable et interopérable. En outre, elle a déclaré que plusieurs outils seront mis à disposition, selon le niveau de formalisation des entreprises afin de garantir une transition inclusive et adaptée à tous les profils des contribuables.

« Des modules de contrôle de facturation seront mis à disposition pour les entreprises disposant déjà d’un logiciel de facturation et des unités de facturation pour celles qui n’en disposent pas encore. Ces outils seront accessibles à travers les canaux de distribution de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso », a-t-elle précisé. Mme Djiguemdé a souligné que la facturation électronique certifiée est une réforme nécessaire, opportune et irréversible dont la réussite repose sur une adhésion collective et responsable de l’ensemble des acteurs, à savoir les administrations publiques, les opérateurs économiques, les éditeurs de solutions digitales et citoyennes.

Quant au président de la Délégation spéciale consulaire (DSC) de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Roland Achille Sow, il a fait savoir que ce dispositif constitue désormais le socle d’une relation commerciale plus simple, fluide et crédible entre les entreprises, les artisans, les partenaires commerciaux et l’administration publique du Burkina. M. Sow a confié que la CCI-BF s’emploiera à mettre en œuvre, en collaboration avec la DGI et les opérateurs privés, des programmes de formation certifiés et adaptés à chaque catégorie d’entreprises et d’artisans, assurer une assistance technique et un accompagnement opérationnel continu afin de permettre une transition sans rupture.

 

Adama SAWADOGO

Lutte contre la drogue : environ 40 tonnes de drogue et de produits nocifs incinérées

Le Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue (SP/CNLD) et la direction générale de la préservation de l’environnement, de concert avec la Douane et la Police nationale ont organisé l’incinération d’environ 40 tonnes de drogue et de produits nocifs, mardi 6 janvier 2026, à Ouagadougou.

Le fléau de la drogue et les produits nocifs fragilisent le tissu social. Forts de cette conviction, le Secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue (SP/CNLD), la Direction générale de la préservation de l’environnement de concert avec la Douane, la Police nationale et le soutien de la société NOWATA Bur-kina SA ont incinéré environ 40 tonnes de drogue et de produits nocifs, le mardi 6 janvier 2026, à Ouaga-dougou.

Selon le Secrétaire permanent du comité national de lutte contre la drogue,
l’inspecteur général de police, Emanoël Kaboré, cette opération s’inscrit dans le prolongement des acti-vités marquant la 38e journée internationale contre l’abus et le trafic illicite de drogue célébrée le 26 juin de chaque année.

Il a indiqué que les produits concernés ont été saisis courant l’année 2025. Il a aussi soutenu que le choix d’une inci-nération conforme aux normes environnementales et sécurisée témoigne de la volonté de l’Etat de lutter contre la drogue sans compromettre la protection de l’environnement. Pour l’administrateur général adjoint, Souleymane Zanga, représentant l’administrateur général de la société NOWATA Bur-kina, la lutte contre la drogue ne saurait être l’apanage du seul Secrétariat permanent du Comité national de lutte contre la drogue.

Selon lui, la drogue et les substances illicites constituent une menace pour la santé publique, la sécurité et hypothèquent l’avenir des enfants. D’où la contribution de la société NOWATA Bur-kina spécialisée dans la fourniture des services aux mines, notamment la distribution des produits chimiques et réactifs, le conseil et la métallurgie, la gestion sécurisée des déchets dangereux et leur incinération. Le représentant du ministère de la Sécurité, Marie Denise Drabo, a confié que le ministre Mahamadou Sana a
salué la collaboration de l’ensemble des acteurs qui a permis de saisir puis d’incinérer cette quantité de drogue (canabis) et de substances illicites. « L’avantage de cette opération, c’est qu’elle a été faite dans la rigueur, le professionnalisme, la transparence tout en tenant compte de l’environnement », a-t-elle relevé.

Emmanuel BICABA

Construction du lycée professionnel des métiers de la mode vestimentaire: le ministre Boubakar Savadogo, contrôleur d’un jour

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Boubakar Savadogo, a visité le mardi 6 janvier 2026, à Ouagadougou, le chantier de construction du lycée professionnel des métiers de la mode vestimentaire délocalisé dans le quartier Ouidtooghin.

Le ministre de l’Enseignement secon-daire et de la Formation professionnelle et technique, Boubakar Savadogo, veut s’assurer de la livraison à bonne date des bâtiments du lycée professionnel des métiers de la mode vestimentaire. Délocalisé dans le quartier Ouidtooghin à Ouaga-dougou, ce lycée professionnel est né de la transformation du collège
d’enseignement technique féminin qui se trouve actuellement au sein du lycée professionnel régional du Kadiogo.

Le mardi 6 janvier 2026, le ministre chargé de la Formation professionnelle s’est rendu sur le nouveau site pour constater l’état d’avancement des travaux. Il a rappelé que les chantiers débutés depuis 2019 ont connu un arrêt en raison de plusieurs difficultés dont certaines dépendent de l’administration. Depuis novembre 2025, les travaux ont repris et l’entreprise a jusqu’en fin mars 2026 pour livrer les infrastructures en bonne et due forme. Dans cette première phase, les travaux concernent la réalisation d’un bloc pédagogique de 12 salles de classe avec les bureaux, un atelier de coupe-couture et des bâtiments pour l’administration du lycée. « Nous avons été très fermes avec eux. Il faut que ces délais soient respectés. Tous les chantiers financés par l’Etat doivent respecter les normes et les délais », a prévenu le ministre Savadogo.

180 chantiers en arrêt

Et instruction a été donnée pour que toute autre infrastructure qui doit être implantée sur ce site soit faite à niveau. « Nous avons des difficultés d’espace dans nos grandes villes pour avoir des infrastructures publiques. Il faut qu’on optimise l’utilisation de l’espace et c’est très important », a expliqué M. Savadogo. Pour lui, le fait de délocaliser ce lycée est très salutaire car, il permettra à la ville de Ouagadougou de disposer d’infrastructures de formation professionnelle et technique dans ses différents quartiers. Son objectif, selon lui, est de permettre aux apprenants de pouvoir se former et d’être employables directement. Le responsable de l’entreprise en charge des travaux, Abdouramane Diallo, est confiant.

« Nous sommes déjà à 50% de l’exécution des travaux. D’ici fin mars, nous allons achever le chantier pour la réception des infrastructures en avril prochain », a-t-il rassuré.
Le ministre Boubakar Savadogo a rappelé que le point fait à la rentrée 2024-2025, fait ressortir 180 chantiers en arrêt et abandonnés au ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique. « Il fallait regarder quels sont les chantiers qu’on pouvait relancer le plus rapidement possible pour pallier au déficit d’infrastructures. Il y a eu une étude qui a concerné une quarantaine d’infrastructures sur l’ensemble du pays », a-t-il précisé.

Il est nécessaire de son avis, que le système éducatif s’oriente de plus en plus vers l’enseignement technique et la formation professionnelle. Pour ce faire, a-t-il révélé, il faut investir dans les infrastructures diversifiées et dans plusieurs endroits.
« Nous avons pour mission de passer des 5% des apprenants qui sont dans l’enseignement technique et la formation professionnelle en 2025 à 60%
en 2050 », a indiqué le ministre chargé de l’Enseignement secondaire.

 

Adama SEDGO

𝐂𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 : 𝐥𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 𝐫𝐞𝐜̧𝐮 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

‎Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce mardi 06 janvier 2026 à Ouagadougou, les membres du Conseil constitutionnel, conduits par son Président, Barthélemy Kéré.
‎Cette rencontre, qui s’inscrit dans la tradition républicaine des échanges entre institutions, vise à renforcer la coopération institutionnelle pour l’accomplissement des missions régaliennes de l’État.
‎
‎Au sortir de l’audience, le Président du Conseil constitutionnel a indiqué être venu, au nom de son institution, présenter ses vœux de paix, de santé et de réussite au Chef du Gouvernement pour la nouvelle année 2026.
‎
‎« 2025 a été une année de tous les défis, et nous l’avons tous suivie. Ces défis ont été relevés ensemble avec l’équipe gouvernementale. Nous avons donc jugé utile de féliciter le Premier ministre pour le travail accompli en 2025 et d’ouvrir les perspectives pour 2026 », a-t-il déclaré.
‎
‎Maître Barthélemy Kéré a rappelé le rôle central du Conseil constitutionnel dans la préservation de l’État de droit et le respect de la Constitution. À ce titre, il a indiqué que l’institution a rendu, au cours de l’année écoulée, vingt-cinq décisions et deux avis, dont vingt saisines émanant du Premier ministre.
‎
‎« Cela montre combien la collaboration avec les services du Premier ministre doit être étroite afin que le Conseil constitutionnel puisse statuer avec toutes les informations nécessaires », a-t-il expliqué.
‎
‎Dans cette dynamique, le Président du Conseil constitutionnel a suggéré la désignation d’un point focal au sein des services de la Primature, en vue de fluidifier les échanges administratifs et d’assurer un traitement diligent des dossiers, notamment en situation d’urgence.
‎
‎« Dans certaines saisines du Premier ministre, il y a urgence, ce qui implique que le Conseil constitutionnel rende sa décision dans un délai de huit jours. Il est donc essentiel que les relations administratives soient suffisamment fluides pour permettre la transmission rapide des informations requises », a-t-il précisé.
‎
‎Il s’est par ailleurs réjoui de l’écoute et de la disponibilité du Chef du Gouvernement, qui a marqué son accord de principe pour la mise en place de ce dispositif.
‎
‎Abordant les perspectives nationales pour l’année 2026, Maître Barthélemy Kéré a formulé un vœu majeur : celui de la paix pour le Burkina Faso et pour l’ensemble des pays de l’Alliance des États du Sahel.
‎
‎« Nous constatons des progrès encourageants. Nous souhaitons qu’ils se traduisent davantage par des avancées en matière de développement économique et que l’insécurité devienne un souvenir du passé, afin que nos pays accèdent, à brève échéance, à une paix durable », a-t-il affirmé.
‎
‎Le Conseil constitutionnel réaffirme ainsi sa disponibilité à poursuivre, aux côtés du Gouvernement, sa mission de garant de la constitutionnalité des lois et du bon fonctionnement des institutions de la République.
‎
‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

3e Semaine du cinéma chinois à Ouagadougou : Deux documentaires de CGTN Français projetés

La 3e Semaine du cinéma chinois s’est tenue du 18 au 21 décembre 2025 à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. L’événement a été conjointement organisé par l’ambassade de Chine au Burkina Faso et l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA).

La cérémonie de lancement a réuni près d’une centaine de personnes, dont l’ambassadeur de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong, le représentant du ministre burkinabé de la Culture, le secrétaire général de l’ABCA, des journalistes, ainsi que des représentants d’organisations et de différents milieux culturels et institutionnels du Burkina Faso.

Au cours de la Semaine du cinéma chinois, plusieurs films, dont « The Wandering Earth 2 » et « Home Coming », ont été projetés dans plusieurs villes du pays, notamment Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Deux documentaires de CGTN Français, « Une École sur le Toit du Monde » et « Un Œil sur la Nature », projetés lors de la Semaine du cinéma chinois, ont été chaleureusement applaudis par le public.

 

Le documentaire « Une École sur le Toit du Monde » raconte les histoires émouvantes de trois femmes tibétaines d’âge moyen et avancé : Gesang Lamu, une infirmière à la retraite, Tashi Wangmu, une étudiante à l’université des seniors, et Ouzhu Wangmu, une femme leader passionnée et engagée dans les efforts pour la prospérité rurale.

 

Dans le documentaire « Un Œil sur la Nature », CGTN Français a suivi le photographe animalier Ba Te dans les profondeurs hivernales des monts Kunlun, à la découverte des conditions de survie et l’habitat des « esprits du plateau ».

Synthèse de Nadège YAMEOGO

(Photos : Ambassade de Chine au Burkina Faso et CGTN Français)

 

Région du Nakambé : le gouverneur invite les corps constitués à la mobilisation

Le gouverneur du Nakambé, Yiyé Abraham Somdo, a invité, le lundi 5 janvier 2026, lors de la cérémonie de montée des couleurs, à Tenkodogo, les corps constitués de la région, à se mobiliser pour soutenir les forces combattantes et les Initiatives présidentielles.

Le gouverneur du Nakambé, Yiyé Abraham Somdo, a appelé l’ensemble des corps constitués de la région à plus d’engagement aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à renforcer la mobilisation autour de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo et le Fonds de soutien patriotique (FSP). L’appel a été lancé, lors de la cérémonie de montée des couleurs nationales, le lundi 5 janvier 2026, au gouvernorat de Tenkodogo.

Pour lui, 2025 a encore été une année difficile parce que la région du Nakambé n’est pas étrangère à la situation globale du pays. « Des situations malencontreuses, conjoncturelles liées au terrorisme ont hélas perturbé la mise en œuvre de certaines activités et projets pourtant très ambitieux », a-t-il déploré.

Toutefois, il a indiqué que 2025 aura permis de mettre en relief la résilience de la population du Nakambé et singulièrement celles des corps constitués qui, grâce aux opérations de reconquête des zones sous emprises terroristes, ont engrangé des résultats fort appréciables dans plusieurs secteurs. Yiyé Abraham Somdo a saisi l’occasion pour rendre hommage aux forces combattantes.

« C’est grâce aux FDS et VDP que le drapeau flotte fièrement ici et partout sur le territoire national », a-t-il déclaré. Pour l’année en cours, il a souligné que 2026 commence avec un grand espoir, celui de voir le Burkina Faso débarrassé du terrorisme. « Cet espoir ne sera qu’un leurre tant que l’ordre et la discipline n’en sont pas les piliers fondamentaux », a-t-il lancé. Selon le gouverneur Somdo, l’ordre et la discipline permettent un vivre- ensemble, fondé sur les valeurs burkinabè et facilitent l’efficacité organisationnelle. Il a invité chaque membre des corps constitués à montrer en 2026 au monde entier que le Burkina Faso reste debout, résilient et résolument tourné vers l’avenir.

Anselme KAMBIRE

Reconquête du territoire: Djibasso soutient le président du Faso à travers une marche

Des centaines de jeunes de la ville de Djibasso ont participé, ce lundi 5 janvier 2026, à une marche de soutien visant à réitérer leur engagement envers le leader du pays, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans un contexte marqué par une lutte acharnée pour la souveraineté du Burkina Faso.

Sous un ciel clair, les manifestants ont brandi les drapeaux des trois pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), tout en scandant des slogans tels que « IB, IB, IB ! » pour marquer leur soutien indéfectible au capitaine Traoré. La marche est partie du centre-ville de Djibasso pour se diriger vers la sortie ouest de la commune, où un message fort a été délivré. Le porte-parole de la jeunesse de Djibasso, François Dembélé, a souligné l’impor-tance de cette mobilisation.

« Nous avons organisé cette marche pour affirmer notre soutien au capitaine Ibrahim Traoré, qui fait face à une énième tentative de coup d’Etat que nous condamnons fermement », a-t-il déclaré. La jeunesse de Djibasso a dit être prête à défendre la souveraineté du Burkina Faso sous la conduite du capitaine Ibrahim Traoré. « Que Dieu protège notre leader contre les ennemis », a ajouté M. Dembélé, insistant sur la nécessité de rester unis face aux défis sécuritaires que traverse le pays. Outre le soutien politique, la jeunesse a également exprimé ses préoccupations concernant la situation sécuritaire dans les communes de Djibasso et de Madouba.

« Nous profitons de cette occasion pour interpeller les autorités sur la nécessité de renforcer la sécurité dans ces deux communes frontalières », a ajouté le porte-parole. Les jeunes ont, par ailleurs, appelé le gouvernement malien à intensifier ses efforts pour sécuriser la zone frontalière, déplorant que certains villages et communes frontaliers soient dépourvus de dispositifs sécuritaires adéquats.

« Nos Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que nos Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), se battent sans relâche, mais les terroristes se réorganisent et reviennent en renfort », a expliqué un marcheur. Les manifestants ont rappelé que la coopération régionale est essentielle, notamment entre le Burkina Faso et le Mali, deux pays voisins et membres de l’AES. « En tant que voisins et partenaires au sein de l’AES, nous devons collaborer pour assurer la sécurité de nos populations », ont-ils insisté.

Pour matérialiser leur soutien aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie, les jeunes de Djibasso ont organisé une collecte volontaire de fonds, traduisant ainsi leur solidarité par des actes, au-delà des mots. Cette marche de soutien, loin d’être un simple événement de façade, a constitué un moment fort de mobilisation populaire, symbolisant l’engagement indéfectible de la jeunesse de Djibasso en faveur de la stabilité, de la souveraineté et de la sécurité du Burkina Faso.

Agence d’Information du Burkina

Montée des couleurs nationales: le rituel républicain perpétué à l’immeuble du Faso

Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, a présidé la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales, lundi 5 janvier 2026 à Ouagadougou.

Sous le firmament matinal de la capitale burkinabè, les agents du ministère de l’Administration territo-riale et de la Mobilité et celui en charge de la justice se sont assemblés en cette première levée collective de l’étendard national de l’année. En effet, cette cérémonie mensuelle inaugure officiellement le calendrier des activités civiques de l’année 2026. Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, a mis en exergue la dimension hautement symbolique de cet événement.

Selon lui, ce rituel offre à chaque citoyen une occasion privilégiée d’exprimer son attachement patriotique et sa fierté d’appartenir à la Nation burkinabè, tout en réaffirmant son engagement indéfectible et sa fidélité absolue envers la Patrie. A cet effet, le Garde des Sceaux a exhorté avec vigueur les agents de la Fonction publique à incarner les valeurs nationales « dans leur cœur et dans leur esprit ». Le ministre Bayala, en outre, a rendu un hommage appuyé aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et à l’ensemble des acteurs mobilisés dans la défense de l’intégrité territoriale.

« C’est grâce à leur détermination inébranlable et à leur courage exemplaire que notre pays peut aujourd’hui restaurer sa dignité, recouvrer pleinement sa souveraineté et garantir aux populations la possibilité de vaquer librement à leurs occupations », a-t-il déclaré. Evoquant l’exercice 2025, le ministre chargé de la Justice a adressé ses félicitations à l’ensemble du personnel pour les performances accomplies, en dépit d’un contexte opérationnel marqué par de substantielles contraintes sécuritaires et humanitaires.

Il a particulièrement salué la résilience remarquable et le professionnalisme dont ont fait montre les agents des deux départements ministériels concernés. Le Garde des Sceaux a encouragé chacun à poursuivre son engagement avec une détermination renouvelée et un esprit de sacrifice, deux vertus qu’il estime cardinales pour l’accomplissement des missions qui attendent l’administration au cours de l’année.

Pour le ministre Bayala, l’année 2026 s’annonce comme une période déterminante pour les deux départements ministériels. D’une part, elle sera marquée par la mise en œuvre effective du nouveau Code général des collectivités territoriales et, d’autre part, l’opérationnalisation des juridictions coutumières.

Oumarou RABO
Fatimata ZOUNGRANA
(Stagiaire)

8e de finale CAN 2025/Côte d’Ivoire-Burkina: un derby à quitte ou double

L’un des chocs des 8es de finale de la CAN 2025 au Maroc oppose ce 6 janvier 2025, à Marrakech, à 19h GMT, le Burkina à la Côte d’Ivoire. Ce duel entre voisins s’annonce épique pour une place en quart de finale.

Le match Etalons du Burkina-Eléphants de Côte d’Ivoire de ce 6 janvier 2025, au grand stade de Marrakech, a véritablement été lancé hier en conférence de presse d’avant-match des deux équipes. Ce traditionnel face-à-face entre les deux sélectionneurs, les deux joueurs de chaque formation (Arsène Kouassi du Burkina Faso et Jean-Philippe Krasso de la Côte d’Ivoire) et les journalistes burkinabè et ivoiriens a été particulièrement animé.

Chaque camp a essayé de jauger les intentions et la mentalité de l’autre avant les joutes sur la pelouse, avec parfois un brin de provocation sur quelques questions de journalistes ivoiriens. Morceaux choisis. « Arsène Kouassi, vous êtes Ivoirien né ivoirien. Vous jouez contre votre pays la Côte d’Ivoire. Le sentiment que ça vous fait de savoir que vous allez jouer contre votre pays et que vous allez chercher à éliminer votre pays à ce stade de la compétition ? ».

Question d’un journaliste ivoirien au latéral droit gauche burkinabè, Arsène Kouassi et réponse du défenseur de Lorient : « Aujourd’hui, le plus important, c’est le choix que j’ai fait de représenter le Burkina Faso. Et je ne regrette pas ce choix-là. Je vais tout donner pour que le Burkina soit fier de moi. Même si j’ai des liens forts avec la Côte d’Ivoire, j’ai de la famille et des amis là-bas, n’empêche que je veux gagner ce match contre la Côte d’Ivoire ».

En tous les cas, un match, même amical entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso a toujours suscité des passions à fortiori un 8e de finale de CAN. La preuve, leur dernière rencontre en match amical le 19 novembre 2022, à Marrakech au Maroc, avec la victoire des Etalons (2-1) au terme d’un match âprement disputé. C’est dire qu’une grosse rivalité dans le football a toujours existé entre ces deux pays liés par l’histoire et la géographie.

Et le match de cet après-midi ne dérogera pas à la règle. Le moins que l’on puisse dire est qu’au vu de leurs trois matchs de poules (2 victoires et une défaite face à l’Algérie), le capitaine Bertrand Traoré et ses coéquipiers doivent hausser leur niveau de jeu, surtout au milieu de terrain et en attaque, s’ils veulent mettre en déroute les pachydermes venus d’Eburnie. Le bloc burkinabè dans l’entrejeu doit être compact et solide pour faire déjouer les expérimentés milieux de terrain ivoiriens.

Concentration et réalisme

Aussi, comme ils l’ont démontré lors de la phase de groupes, la grande force des Eléphants reste les couloirs où les ailiers Amad Diallo et Yan Diomandé, très techniques et rapides, ont été de vrais poisons pour les défenses adverses. Il faudra donc que les poulains du sélectionneur Brama Traoré restent concentrés durant tout le match afin de commettre le minimum d’erreurs possibles. En outre, la gaffe à ne pas commettre, comme ce fut le cas en match de poule face à la Guinée équatoriale, c’est de vendanger les nombreuses occasions de but.

Car, dans ce genre de rencontre, en général, les occasions ne sont pas légion et les attaquants burkinabè se doivent d’être cliniques devant les cages ivoiriennes. En effet, les tenants du titre ne sont pas aussi costauds dans tous les compartiments de jeu comme ils le laissent transparaitre. Leur axe central par exemple peut être mis en difficulté lors des ballons dans leur dos.

Les 8es de finale de cette CAN, débutés le 3 janvier dernier, nous ont donné à voir jusque-là des rencontres très disputées. Ce qui a fait dire à l’attaquant des Eléphants, Jean-Philippe Krasso, qu’il n’y a pas de petites équipes dans cette compétition. « Toutes les équipes ont leur mot à dire. Il faut jouer les matchs à fond quel que soit l’adversaire en face. Si le Burkina est en 8e de finale, c’est qu’il a mérité sa place. Nous savons qu’ils ont de la qualité. Ce sera un bon match », a-t-il ajouté. Quant à Arsène Kouassi, l’un des meilleurs Etalons depuis le début de la CAN, il a insisté sur le fait que ses coéquipiers sont prêts et sans stress pour ce derby.

« Nous savons que la Côte d’Ivoire est une grande nation de football. C’est à nous de rivaliser. Nous nous battrons pour nous qualifier », a indiqué le latéral gauche de Lorient, avant de lancer un appel aux uns et aux autres à tempérer leur ardeur : « Ce n’est qu’un match de football. Ça doit rester dans le cadre du football. Chaque équipe veut gagner … Après le match la vie continue ». Le choc ouest-africain au Grand stade de Marrakech débute à 19h GMT (20h heure locale).

Sié Simplice HIEN
Depuis Marrakech

 

Le cancer des paupières : la majorité des cas sont peu agressifs

Le cancer de la paupière est une pathologie qui fait partie des cancers de la peau. Il existe plusieurs types de cancers mais fort heureusement, la plupart des cas sont peu agressifs et peuvent être soignés convenablement.

Les paupières sont un ensemble de couches de tissus cellulaires, de muscles, de muqueuses et de peaux qui se rabat sur les yeux. Elles protègent les yeux des agressions externes. Malheureusement, il arrive que ces organes protecteurs soient atteints de lésions. Une lésion de la paupière désigne toute anomalie qui affecte la peau des paupières. Les lésions de la paupière sont appelées tumeur et peuvent être cancéreuses ou non. Elles peuvent se présenter sur plusieurs formes comme une boule dans la paupière, un bouton sur la paupière, une éruption de la paupière persistante comme une tumeur de la paupière ou un cancer de paupière. Ce sont des affections fréquentes qui peuvent causer inconfort et inquiétude chez le patient.

Les causes des lésions de la paupière sont multiples. Des bactéries, telles que le staphylocoque ou le streptocoque, peuvent provoquer une infection d’un cil (orgelet), une infection d’un poil (furoncle), une infection de la peau de la paupière (impétigo).
Des virus, tels que l’herpès oculaire, la varicelle, le zona ophtalmique, peuvent provoquer une éruption d’une paupière. Des réactions allergiques aux cosmétiques, crèmes, maquillage, démaquillant, parfums, vernis etc. peuvent aussi entraîner un eczéma de contact des paupières. Bien que les lésions de la paupière soient souvent bénignes, certaines peuvent être plus suspectes comme la tumeur et le cancer de la paupière.

Les tumeurs de paupières désignent l’ensemble des lésions cancéreuses ou non de la région péri-oculaire. Elles touchent principalement la face antérieure de la paupière, mais peuvent également se présenter sur le bord de la paupière ou sur la conjonctive (sous la paupière). Elles concernent le plus souvent la paupière inférieure et peuvent tirer dessus, entraînant un larmoiement. En cas de surinfection de la lésion, une rougeur et une douleur peuvent apparaître. Certaines lésions des paupières sont favorisées par l’exposition au soleil. Elles touchent tout parti-culièrement les patients ayant une peau claire. Le cancer des paupières fait partie des cancers de la peau.

Selon les spécialistes, il est plus rare que ceux de la peau apparaissant sur d’autres zones. La majorité des cancers de la paupière (des carcinomes basocellulaires) sont peu agressifs, ne donnant pas de métastases. Les cas les plus graves, mais rares, sont les carcinomes épidermoïdes. Le premier groupe de cancer de paupières se manifeste par un petit bouton qui a la couleur de la peau et qui grandit progressivement.

Celui-ci présente souvent à la surface, de petits vaisseaux dilatés. Dans ces cas généralement, les patients présentent de petites excroissances sur la paupière qui peuvent être bénignes. Mais lorsque la lésion ne régresse pas en deux ou trois semaines, le cas doit faire l’objet d’une consultation chez un dermatologue.

Si le diagnostic établit un cas de carcinome basocellulaire, le patient peut subir un traitement qui consiste principalement à retirer la tumeur par la chirurgie. Cette chirurgie peut être plus lourde et plus compliquée lorsque le cancer est plus avancé. Une immunothérapie ou une chimiothérapie peut être envisagée dans des cas inopérables mais, ce moyen est assez exceptionnel, selon les spécia-listes. Des analyses sur la pièce opératoire permettent de vérifier que toute la tumeur a été retirée, si non, il existe un risque de récidive locale.

Lorsque le cancer se situe au niveau du bord libre de la paupière ou sur la paupière inférieure, il peut devenir plus problématique car ces zones sont plus complexes à traiter avec la chirurgie (il faut couper la peau, le cartilage et la muqueuse qui est derrière) et peuvent nécessiter une chirurgie reconstructrice. Toute lésion chronique de la paupière qui persiste et ne cicatrise pas, qui grossit et ne guérit pas, qui augmente de taille, change d’aspect, s’ulcère ou saigne, doit alerter et faire suspecter une tumeur de la paupière ou un cancer de la paupière et faire consulter rapidement.

Les personnes exposées de manière prolongée au soleil, ayant une peau claire et sensible aux coups de soleil, ne portant pas de lunettes de soleil, ne mettant pas de crème solaire, vivant dans des régions ensoleillées, ou travaillant à l’extérieur toute la journée, sont plus à risque de cancer de la peau de la paupière.

Abdoulaye BALBONE
Source : https://www.femmeactuelle.fr/sante/