Montée des couleurs nationales: les ministères en charge de l’industrie et de l’énergie sacrifient à la tradition

Les ministres chargés de l’Industrie, Serge Poda et de l’Energie, Yacouba Zabré Gouba, ont présidé la traditionnelle montée mensuelle des couleurs nationales, lundi 5 janvier 2026, à Ouagadougou.

Comme à l’accoutumée, chaque premier lundi du mois, les personnels des départements ministériels en charge de l’industrie et de l’énergie hissent le
drapeau national pour exprimer leur patriotisme et leur citoyenneté, ainsi que leur amour pour la Patrie. Dans le même élan, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda et celui de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, ont présidé la traditionnelle montée mensuelle des couleurs nationales, lundi 5 janvier 2026, à Ouagadougou, au sein de l’immeuble du 15 Octobre.

Renouvelant leur esprit d’appartenance à la Nation, les agents des deux ministères ont entonné en chœur l’hymne national pour monter le drapeau national. Après cette solennité, le ministre chargé du Commerce a souligné que la tradition qu’ils ont consacrée est particulière en ce sens qu’il s’agit de la première montée des couleurs de la nouvelle année 2026. A cet égard, il a souhaité à l’ensemble des agents ses vœux les meilleurs pour cette nouvelle année, tout en insistant sur la santé et la paix.

« La santé est le capital premier pour tout être humain. La paix et la sécurité sont les conditions essentielles pour la mise en œuvre de nos activités sociales, professionnelles, publiques, administratives, personnelles et communes », a-t-il justifié. Serge Poda a ajouté ses vœux de bonheur, de prospérité qui, selon lui, sont essentiels pour l’épanouissement individuel et collectif.

Il a saisi cette opportunité pour réitérer l’appel et l’invitation du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui demande à chaque Burkinabè de rester le fervent défenseur de l’intérêt général et de la Patrie, dans le temps comme dans l’espace.
« Que nous soyons ces patriotes convaincus et convaincants et davantage engagés pour la cause nationale, dans tous les actes que nous posons »,
a-t-il soutenu. Pour lui, 2025 a été parsemée d’événements heureux et malheureux. C’est pourquoi, il a dit prier Dieu et évoquer les mânes des ancêtres afin qu’ils éloignent des événements malheureux et renforcent les événements heureux autour d’eux.

Accompagner l’œuvre de la reconstruction

« Que les résultats que nous avons engrangés en 2025 se renforcent et que nous puissions continuer à être les meilleurs dans notre environnement, en Afrique et dans le monde », a-t-il lancé. A sa suite, son collègue chargé des Mines, Yacouba Zabré Gouba, a également joint sa voix pour souhaiter aux personnels des deux ministères ses vœux les meilleurs pour 2026. Puis, il a demandé qu’ils puissent avoir une pensée pieuse pour l’ensemble des Forces combattantes qui ont perdu leur vie sur le théâtre des opérations. « Je voudrais également que nous puissions porter dans nos prières, les collaborateurs qui nous ont quittés en 2025. Que Dieu et les mânes de leurs ancêtres les accueillent et fassent en sorte qu’ils aient un repos éternel », a-t-il souhaité.

Lors du deuxième Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année de 2025, a-t-il poursuivi, le département a pu faire un bilan des activités réalisées et des projections. A cet égard, le ministre chargé des Mines a traduit ses remerciements à l’ensemble du personnel pour le travail abattu et les acquis engrangés en 2025. Le ministre Gouba a aussi encouragé l’ensemble des agents à redoubler d’effort pour qu’ils puissent s’inscrire durablement dans la vision de la Révolution progressiste populaire et bâtir un Burkina Faso meilleur. Il les a exhortés à travailler dans la solidarité afin de relever les défis
de 2026.

 Adama SAWADOGO

Rétro/ Page triste: A jamais dans nos mémoires

L’année 2025 a été marquée par la disparition de personnalités publiques burkinabè. Il s’agit notamment de l’activiste, Alino Faso, du colonel Abdoul Salam Kaboré, figure de la Révolution d’août 1983, de l’Emir de Djibo, Boubacari Dicko, du grand imam de Dédougou, El hadj Almâmy Famanta Traoré, l’ex- coordonnateur national du Millennium Challenge Account, Joseph Sirima Bissiri et le journaliste Paul Ismaël Ouédraogo

Si l’année 2025 a été riche en évènements, elle a malheureusement aussi été marquée par des pages sombres avec la disparition de personnalités publiques. Ce sont, entre autres, l’activiste, Alino Faso, le Colonel Abdoul Salam Kaboré, figure de la Révolution d’août 1983, l’Émir de Djibo, Boubacari Dicko, le grand imam de Dédougou, El hadj Almâmy Famanta Traoré, l’ex- coordonnateur national du Millennium Challenge Account, Bissiri Joseph Sirima, le journaliste Paul Ismaël Ouédraogo…

L’activiste burkinabè, Alain Christophe Traoré dit Alino Faso est décédé, le 24 juillet 2025 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dans des circonstances controversées. En effet, la justice ivoirienne évoque un suicide de l’activiste par pendaison. Cette hypothèse est réfutée par le gouvernement burkinabè qui a exigé une enquête. Les autorités ivoiriennes avaient annoncé que des enquêtes sont en cours afin d’élucider les circonstances du drame. Alino Faso était en détention depuis le 10 janvier 2025. La deuxième personnalité décédée en 2025 est le grand imam de Dédougou, El hadj Almâmy Famanta Traoré.

Les Burkinabè réclament la lumière sur la disparition de l’activiste burkinabè, Alain Christophe Traoré dit Alino Faso.

Il a tiré sa révérence le lundi 3 novembre à Ouagadougou, à l’âge de 63 ans. C’est une figure spirituelle influente connue pour son humanisme et son rôle de rassembleur. La grande faucheuse a aussi eu raison de l’Emir de Djibo, Boubacari Dicko, le mercredi 19 novembre 2025 à Ouagadougou, des suites de maladie. Figure emblématique du Sahel, il a régné près de 40 ans, après la succession à son père en 1987. Le chef traditionnel a été député à l’Assemblée nationale, où il représentait la province du Soum. Il a œuvré pour la cohésion sociale, le dialogue communautaire et la préservation des traditions dans une région éprouvée par les défis sécuritaires et humanitaires.

Son engagement pour la paix, sa sagesse et son sens élevé de la responsabilité lui avaient valu l’estime des populations et le respect des autorités administratives comme coutumières.

L’autre personnalité connue du public décédée est l’homme politique Bissiri Joseph Sirima. Il a rendu l’âme dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 décembre 2025 au CHU de Bogodogo, des suites d’une longue maladie. Né en janvier 1953 à Niangoloko, dans la région des Cascades, il effectue ses études en économie et finance à Nice, en France, avant de rentrer au Burkina en 1983. Il entame alors une carrière au service de l’Etat, notamment comme directeur de la prévision au ministère de l’Économie et des Finances, ministre délégué chargé des Réformes économiques, puis dirige le Programme d’ajustement structurel (PAS) pendant onze ans.

Le père de l’opération « vaccination commando »

Le grand imam de Dédougou, El hadj Almâmy Famanta Traoré, a tiré sa révérence, le lundi 3 novembre à Ouagadougou, à l’âge de 63 ans.

De 2006 à 2014, il est coordonnateur national du Millennium challenge account (MCA), un programme américain d’aide au développement. Ancien député à l’Assemblée nationale. Il est également connu pour son engagement au sein du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) dans la région des Cascades et pour son rôle de conseiller spécial du président du Faso.

La personnalité publique qui a passé l’arme à gauche est le colonel Abdoul Salam Kaboré, figure majeure de la Révolution du 4-août 83. Il a tiré sa révérence, le 24 décembre 2025. Le colonel Abdoul Salam Kaboré fut ministre de la Santé sous le Conseil national de la révolution (CNR). C’est à la tête du mi-nistère de la Santé qu’il lança l’opération « vaccination commando », une grande campagne nationale de vaccination qui permit d’immuniser des millions d’enfants contre des maladies telles que la rougeole, la polio et la méningite.

Pharmacien de formation, compagnon fidèle du capitaine Thomas Sankara, le défunt a marqué de son empreinte, l’action sanitaire et sociale du pays dans la période du CNR. Militaire et pharmacien diplômé de l’Ecole de santé navale en France, Abdoul Salam Kaboré fut un des piliers de la Révolution d’août 1983 qui porta Sankara au pouvoir. Le journaliste
Paul Ismaël Ouédraogo a définitivement rangé sa plume. Il est décédé, le dimanche 28 décembre 2025 à l’âge de 81 ans.

L’Émir de Djibo, Boubacari Dicko, a régné près de 40 ans.

Personnalité majeure de la vie politique burkinabè sous le régime de Sangoulé Lamizana et la IIIe République, Paul Ismaël Ouédraogo est né le 12 avril 1946 à Ouagadougou.
Il a été ainsi un des premiers journalistes professionnels voltaïques. Après avoir collaboré avec la Radio-télévision voltaïque (RTV), il en sera le patron en 1972 puis le directeur général de l’information en 1976, activité menée en parallèle avec celle de directeur de cabinet du ministre de l’Information, des Postes et des Télécommunications. Le 13 janvier 1977, il entre dans le gouvernement formé par le général Lamizana au poste de ministre des Postes et Télécommunications.

Aux dernières heures de 2025, le grand imam de Ouagadougou, El hadj Aboubacar Kassim Sana, nous a quitté aussi. Le 30 décembre, il a tiré sa réverance à l’âge de 75 ans.

Abdoulaye BALBONE

Rétro 2025/ Information et souveraineté: une communication en refondation

L’année 2025 a marqué un tournant décisif pour le secteur de la communication et de l’information au Burkina Faso. Dans un contexte de lutte pour la souveraineté, de défis sécuritaires et de bataille narrative à l’échelle régionale et internationale, les autorités ont engagé des réformes structurantes visant à renforcer le rôle stratégique des médias, à assainir l’espace informationnel et à mobiliser les populations autour des enjeux nationaux.

Au cœur de ces réformes, le soutien affirmé à la presse publique et privée s’est traduit par des actions concrètes. L’Etat a renforcé l’accompagnement institutionnel et matériel des médias publics appelés à jouer pleinement leur mission de service public, tout en maintenant le dialogue avec la presse privée pour préserver un paysage médiatique pluraliste et professionnel. A plusieurs reprises, le ministre en charge de la communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a exhorté les hommes et femmes de médias à faire preuve de responsabilité patriotique, notamment en soutenant l’action des forces combattantes et en contribuant à la mobilisation populaire face à la menace sécuritaire.

Cette vision s’est également illustrée à travers l’organisation du concours Prix Galian, rendez-vous majeur de l’excellence journalistique. L’édition 2025 a été marquée par l’institution de prix spéciaux de la présidence du Faso, saluant des productions engagées, professionnelles et en phase avec les priorités nationales. Une reconnaissance forte du rôle des médias dans la consolidation de la cohésion sociale et de la résilience nationale. De même, les Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO 2025) se sont déroulées du 1er au 3 octobre 2025 à Ouagadougou, avec pour thème : « Influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique ».

Ainsi, les UACO 2025 ont exprimé la nécessité d’une communication africaine souveraine, responsable et offensive. Les participants ont appelé au renforcement de la coopération médiatique, à la lutte contre la désinformation, à la régulation du numérique et à la valorisation des narratifs endogènes au service de la cohésion et du développement. Parallèlement, les autorités ont engagé une régulation plus rigoureuse du secteur. Des sanctions ont été prises à l’encontre de certains médias reconnus coupables de manquements professionnels, de diffusion de fausses informations ou d’atteinte à la cohésion nationale.

Cette fermeté s’inscrit dans une volonté d’assainissement, sans complaisance, de l’espace médiatique. Dans la même dynamique, l’année 2025 a été marquée par la fusion du Conseil supérieur de la communication (CSC) et de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL), donnant naissance à une autorité de régulation renforcée, mieux outillée pour faire face aux défis du numérique. Cette réforme s’accompagne d’une régulation accrue des réseaux sociaux, devenus à la fois des outils de mobilisation et des vecteurs de dérives informationnelles.

La rédaction

Fonds de soutien patriotique: les Burkinabè du Togo et du Koweït offrent plus de 21 millions F CFA

La diaspora burkinabè au Togo et au Koweït ont apporté leur soutien à la lutte contre l’insécurité au Burkina à travers un don au Fonds de soutien patriotique (FSP), le lundi 5 janvier 2026, à Ouagadougou.

La moisson a été bonne pour le Fonds de soutien patriotique (FDS) au cours de l’année 2025. Au total, 212,860 milliards F CFA ont été mobilisés sur une prévision de 150 milliards F CFA. Cette année, les perspectives s’annoncent bonnes avec une contribution dès les premiers jours de l’année 2026 de la diaspora burkinabè au Togo et au Koweït. Ils ont remis respectivement 20 millions et 1, 82 million FCFA comme contribution au FSP, dans l’après-midi du lundi 5 janvier 2026.

Pour les donateurs, ce geste vise à apporter, à l’instar d’autres diasporas, leur touche à la construction de leur pays d’origine. Le représentant des donateurs des Burkinabè vivant au Togo, Mamoudou Zango, a précisé que la somme remise a été mobilisée à l’occasion des journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne organisées à Lomé. En plus du don au FSP, il a indiqué que des dons en nature d’une valeur de 2 millions FCFA ont aussi été mobilisés en faveur des Burkinabè qui ont trouvé refuge au Nord du Togo.

Le porte-parole de la diaspora au Koweït, pour sa part, a précisé que la somme donnée a pu être mobilisée grâce au concours des travailleurs de la Représentation diplomatique du Burkina dans ce pays qui ont aussi participé à l’opération. A tous les donateurs, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur,
Karamoko Jean Marie Traoré, a traduit la reconnaissance des plus hautes autorités du pays. « Par ce geste, vous démontrez que les Burkinabè où qu’ils soient peuvent se mettre ensemble pour prendre en charge leur destin », a-t-il déclaré.

« La paix est désormais une certitude »

Il les a rassurés que les différentes contributions sont utilisées à bon escient. Il a cité en exemple, la construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso dont les travaux ont été lancés, le 16 décembre 2025, par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. A l’occasion, a-t-il indiqué, le chef de l’Etat a fait savoir que les équipements ont été acquis grâce au FSP. « Nous pouvons être fiers en tant que Burkinabè de voir que chaque franc que nous mobilisons à l’intérieur comme à l’extérieur est utilisé de manière optimale pour financer des projets dans plusieurs domaines, en plus du pilier principal qui est la sécurité », a-t-il estimé.

Parlant de sécurité, Karamoko Jean Marie Traoré a noté que les résultats sont palpables sur le terrain avec la reconquête de plus de 73% du territoire accompagné d’un retour massif des populations et d’une reprise des activités de production dans ces zones. Il a dit être convaincu que grâce à l’élan de solidarité en cours, la paix est désormais une certitude au pays des Hommes intègres. Il a demandé aux délégations du Togo et du Koweït de transmettre les remerciements des autorités burkinabè à ceux qui les ont mandatés. « Vous leur direz également que notre pays se construit, se relève et s’érige de plus en plus comme une forteresse et que leurs dons contribuent énormément à la situation de l’économie de notre pays », a-t-il déclaré.

Nadège YAMEOGO

CAN 2025/Côte d’Ivoire-Burkina: Yssouf Koné, ex-international burkinabè d’origine ivoirienne, entre le cœur et la raison

Les Burkinabè se rappellent de son doublé mémorable face à la Tunisie le 1er juin 2008 au Stade olympique de Radès dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2010. International burkinabè d’origine ivoirienne, Yssouf Koné évoque le match de cet après-midi.

Né à Korhogo en Côte d’Ivoire il y a 43 ans, Yssouf Koné a porté les couleurs du Burkina jusqu’en 2004. Ex-attaquant aux 12 caps pour 4 réalisations, il connait mieux que quiconque les deux pays qui s’affrontent en 8e de finale de la présente Coupe d’Afrique des nations cet après-midi. Selon lui, un match entre la Côte d’Ivoire et le Burkina est un peu spécial. « Ce sont deux équipes sœurs qui se croisent. J’aurai voulu qu’Eléphants et Etalons se croisent au-delà des 8es de finale, mais le sort en a décidé autrement », déplore-t-il. Malgré qu’il vive du côté de la Lagune Ebrié, l’ex-sociétaire de CFR 1907 Cluj (Roumanie) suit de près le football burkinabè.

« Sous l’égide de Brama Traoré que je connais bien, le niveau des Etalons va crescendo. Les Etalons sont passés à un autre niveau », reconnait-il. Ce sera donc pour lui, une « bonne équipe » du Burkina face au champion d’Afrique en titre qui veut défendre son trophée. Selon Yssouf Koné, la rencontre va se disputer à l’usure. Il constate que d’un côté comme de l’autre, il y a des joueurs d’expérience. Du côté burkinabè, il a cité entre autres, Bertrand Traoré, Edmond Tapsoba, Hervé Koffi. Chez les champions en titre, il a nommé Franck Késsié, Séko Fofana et autre Jean Philippe Krasso.
« Des joueurs qui vont faire parler leur vécu et contribuer à donner une autre saveur au match », a laissé entendre l’ex-Etalon. Il n’a pas osé le moindre pronostic sur le match. Il souhaite par contre que le meilleur gagne.

Yves OUEDRAOGO
Depuis Casablanca

 

Opération « Wibga »: la gendarmerie sécurise l’axe Dédougou-Ouarkoye

La 5e Légion de gendarmerie, à travers son escadron et sa Brigade de la prévention routière (BPR), a organisé une patrouille de sécurisation du tronçon Dédougou-Ouarkoye et de ses axes secondaires sur la Route nationale n°10 (RN 10), route Bobo-Dioulasso/Dédougou, le mercredi 31 décembre 2025. Cette mission entre dans le cadre de l’opération « Wibga » pour la sécurisation des personnes et de leurs biens à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Déployée sur les territoires des régions de Bankui et du Sourou, la 5e Légion de gendarmerie incarne déjà la nouvelle dynamique prônée par la Gendarmerie nationale en matière de sécurité routière. Résolument engagée dans la prévention et la sécurisation en zone rurale, elle applique les nouvelles orientations qui privilégient des interventions mobiles, réactives et proches des usagers. C’est pourquoi l’escadron et la Brigade de la prévention routière (BPR) de la gendarmerie de Dédougou ont saisi l’occasion que leur offre l’opération « Wibga » pour organiser, le mercredi 31 décembre 2025, une opération de sécurisation de l’axe Dédougou-Ouarkoye et de ses pistes annexes.

Susciter plus de sécurité, prévenir les risques d’accidents de circulation et sensibiliser les usagers de la route pendant ces moments de fêtes de fin d’année, tels étaient, entre autres, les objectifs visés par cette sortie sur une distance d’environ 50 km. Après un débriefing au sujet des consignes et aussi des objectifs de la mission, conduit par le commandant de l’escadron, le lieutenant Ousséni Kiénou, l’équipe d’escorte, avec à bord des journalistes, a pris la direction de Ouarkoye, localité située à une cinquantaine de kilomètres de Dédougou.

A peine une vingtaine de minutes de route, nous voilà à Kamandena, village situé à environ une quinzaine de kilomètres de la ville. A l’entrée de cette bourgade, nous avons débouché sur une équipe de la BPR. Les éléments sont distinctifs par leurs gilets. Ils procédaient à des contrôles des documents d’identité des usagers de la route, mais aussi à la vérification des pièces des engins. Dans la foulée, les agents sensibilisaient au port du casque en circulation, jugé comme un outil protecteur en cas d’accident.

Appel à la prudence

A la tête de cette équipe, il y avait l’adjoint au commandant de la BPR de gendarmerie de Dédougou, l’adjudant-chef, Ismaël Koudougou Kabré. Il a confié que cette mission de sécurisation vise à réduire au maximum les risques d’accidents et à permettre aux populations de vaquer sereinement à leurs occupations pendant ces moments de fin d’année caractérisés par des célébrations. A l’en croire, leur sortie participe de la mise en œuvre de l’action gouvernementale en matière de sécurité et de prévention routières. L’usager de la route, Abdoulaye Konaté, apprécie cette opération qui contribue à sauver des vies pendant ces moments d’effervescence.

A la hauteur du village de Sagala, le convoi a quitté la RN 10 pour se positionner à l’extrême nord du village. Des usagers y sont contrôlés et sensibilisés. La gendarmerie a mis à profit cette sortie pour se familiariser avec les villageois à travers de petits échanges sur la sécurité et la prévention routière. Même si M. Kabré a dit constater que le port du casque en circulation n’est pas encore la chose la mieux partagée, il a tiré un motif de satisfaction quant à la réception du message par les populations. Après ces contrôles sur des pistes rurales, le voyage a repris. Ouarkoye est au bout du chemin après environ trois quarts d’heure de route. Dans ce chef-lieu de commune rurale, nous avons découvert un dispositif sécuritaire qui rassure, comme l’a souligné ce villageois.

« Depuis plus de dix jours, ces hommes sont là. Ça nous permet d’aller et venir sans crainte », s’est-il réjoui. Ce dispositif est l’œuvre des hommes de la Brigade territoriale (BT) de gendarmerie de Ouarkoye, avec les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) du village, depuis le 14 décembre dernier. Le commandant de la BT, l’adjudant-chef, Saïdou Traoré, a confié que ce dispositif sécuritaire, établi tout autour du village comme à l’intérieur, restera en place jusqu’au 15 janvier 2026. Il a conclu par un appel à la prudence pendant ces moments de fêtes de fin d’année.

Yacouba BELEM

CAN 2025, Côte d’Ivoire-Burkina: un face-à-face Brama-Emerse en attendant celui de la pelouse

En attendant d’en découdre ce soir pour désigner une équipe pour les quarts de finale, un premier duel entre Brama Traoré coach des Etalons et Emerse Faé des Eléphants a eu lieu hier, lundi 5 janvier 2025, en conférence de presse.

Vous rencontrez la Côte d’Ivoire championne d’Afrique. Pensez-vous que c’est un match qui arrive trop tôt pour le Burkina ou bien il vient à point nommé ?

Je ne dirai pas que ce match arrive tôt. Car, à ce stade de la compétition, toutes les équipes peuvent rivaliser. Nous sommes là pour disputer la finale et la remporter. Et si cela doit passer par le champion en titre, nous devons le faire.

Comment comptez-vous vous y prendre pour battre la Côte d’Ivoire ?

Nous savons que nous aurons affaire à une équipe technique avec des individualités marquantes. Pour cela, nous devons être prêts à tous les niveaux. Nous ne lésinerons pas sur les moyens pour sortir vainqueurs de ce match. Car, pour être champion, il faut battre un champion.

Outre le terrain, il y a l’environnement autour de ce match. Pensez-vous être prêts à tous les niveaux ?

Ça va être un match difficile et nous nous sommes préparés à toute éventualité. Nous avons le potentiel nécessaire pour gagner ce match. Nous savons aussi que notre adversaire s’est bien préparé. Ce qui veut dire qu’il y aura de l’étincelle dans l’air. Nous allons rester dans le cadre du football avec le fair-play et dans le respect mutuel. Les deux peuples se connaissent très bien. La Côte d’Ivoire et le Burkina sont unis par l’histoire et la géographie. Ce sont deux peuples qui se respectent. Souvent, vous penserez que ce sont des parents à plaisanterie. Nous prenons les choses du bon côté. Nous savons que c’est par le biais du football que les peuples peuvent fédérer. Nous pensons que ça ne restera qu’un match avec des souvenirs après. Nous souhaitons que les Eléphants nous passent le témoin.

Avez-vous les ingrédients nécessaires pour disputer la finale de cette CAN ?

Nous connaissons un peu le football ivoirien. Nous savons que l’équipe nationale ivoirienne est technique et de haut niveau. De notre côté, nous avons notre plan pour rivaliser avec cette équipe.

Est-ce que le fait que vous ayez toujours gagné la Côte d’Ivoire avec les petites catégories vous inspire et vous donne confiance pour mieux aborder ce match ?

Il est vrai qu’avec les juniors, les espoirs et même avec les locaux, nous avons toujours eu des résultats positifs face à la Côte d’Ivoire. Ce sont de jeunes joueurs. Maintenant, nous sommes avec les A. Ce qui ne sera pas un match facile avec un autre état d’esprit et une autre équipe. Je me suis beaucoup inspiré du football ivoirien qui est vivant. Si tu connais déjà une équipe, ça te donne souvent de l’avance. Je prévois un match de haut niveau entre deux grandes nations de football.

 

Entretien réalisé par Yves OUEDRAOGO


 

Des équipes comme la Tunisie et l’Afrique du Sud qualifiées pour la Coupe du monde ont été éliminées. Vous qui seriez aussi à ce mondial, sentez-vous une certaine pression face au Burkina ?

Emerse Faé, coach des Etalons : « Si nous ne sommes pas à 100%, nous n’avons aucune chance d’éliminer le Burkina. ».

C’est la même pression qu’on a à tous les matchs. Je n’ai pas l’habitude de me mettre la pression. Je fais confiance au groupe. Je ne regarde pas si les autres mondialistes ont été éliminés ou pas. La Coupe du monde est une compétition, la CAN en est une autre. Et chaque compétition a sa vérité. Nous resterons juste concentrés pour le match face au Burkina. Après face au Gabon, j’avais dit que nous avions un groupe de 26 joueurs de qualité qui a bien travaillé depuis l’Espagne avec un bon état d’esprit.

Tout le monde s’est investi et est concerné en acceptant les choix du staff technique. Pour nous, c’est important que ce groupe reste dans cette dynamique. C’est pour cela que nous avons opté de donner du temps à tout le monde dans la mesure du possible. Il y a des matchs où certains ont été laissés sur le banc parce que ceux qui ont joué à leur place le méritaient aussi. Notre objectif est d’aller jusqu’au bout, pour cela, il nous fallait garder cette fraicheur psychologique.

Championne d’Afrique en titre, donc favorite ! Imaginez-vous le Burkina éliminer la Côte d’Ivoire cet après-midi ?

Vous avez la réponse et vous êtes persuadés que le Burkina peut le faire. Moi aussi. Etre favori ne veut rien dire. Ce mot est pour les bookmakers et pour ceux qui font les paris. Pour nous, ça ne veut rien dire. Et vous avez vu le match entre le Maroc et la Tanzanie qui était serré. Tout comme Tunisie-Mali, où le Mali a gagné à 10 malgré que la Tunisie soit favorite. Le Burkina a une bonne équipe qui n’est pas arrivée là par hasard. Bien sûr qu’elle va nous causer des problèmes, et sur un match, elle peut nous éliminer. Il faut prendre le Burkina au sérieux parce qu’il est capable de nous éliminer avec la qualité des joueurs qu’il a. Même collectivement, c’est une équipe qui travaille bien. Nous sommes sur nos gardes parce que rien ne sera facile face au Burkina. Si nous ne sommes pas à 100%, nous n’avons aucune chance d’éliminer le Burkina.

Selon les statistiques, le Burkina n’a jamais gagné la Côte d’Ivoire en match officiel. Cela peut-il être un atout psychologique pour vous ?

Dès que l’arbitre donnera le coup d’envoi, il n’y aura plus de statistiques qui vaillent. Chacune des deux équipes veut jouer les quarts de finale. Il faudra que nous ayons les mêmes ingrédients que ce que nous avons eu lors des précédents matchs pour prendre notre petite revanche sur le Burkina qui nous a gagné en match amical (NDLR : en novembre 2022). Il nous faut gagner ce derby. Je fais confiance aux joueurs pour y parvenir. C’est véritablement un derby. Que ce soient les Etalons ou les Eléphants, tous les joueurs seront motivés pour ce match.

Entretien réalisé par Yves OUEDRAOGO

Le bourbier nigérian

La situation sécuritaire au Nigeria domine toujours l’actualité, avec la récurrence des attaques terroristes, ces dernières semaines. Le samedi 3 janvier dernier, un groupe armé a perpétré une attaque sur le marché Kasuwan Daji de l’Etat du Niger dans l’Ouest du
Nigeria, avec au moins 30 morts selon des sources locales.

Plusieurs autres personnes ont été enlevées et des réserves alimentaires pillées à l’occasion. Autant dire que l’année 2026 commence mal au Nigeria, alors que celle précédente n’a été guère meilleure. En novembre 2025, un pic de violence a été particulièrement observé dans l’Etat du Niger. Plusieurs vies y ont été fauchées. Environ 400 personnes ont été également enlevées. Plus de 300 élèves, qui figuraient dans le lot des individus pris en otage, ont été libérés, grâce aux efforts du gouvernement nigérian. Des rançons ont-elles été versées aux groupes armés ?

Aucune information n’a circulé à cet effet. Dans l’Etat du Niger, les attaques terroristes se multiplient, au grand dam des autorités qui peinent à ramener la quiétude tant souhaitée. Tout comme ses prédécesseurs, Bola Tinubu, au pouvoir depuis 2023, n’arrive pas à vaincre le signe indien. S’il a promis de renforcer la sécurité nationale pour garantir la paix et la prospérité, le chef de l’Etat nigérian n’est toujours pas parvenu à faire véritablement bouger les lignes en matière de lutte contre l’insécurité.

Trois ans après, la situation sécuritaire ne donne pas des motifs de satisfaction. Pire, elle se dégrade dangereusement, surtout dans l’Ouest du pays. Malgré les discours et les sacrifices consentis pour renforcer les capacités opérationnelles des forces armées, les groupes armés, dont le plus redouté est Boko Haram, continuent de tuer, piller, saccager…Les pauvres populations paient malheureusement le lourd tribut, si elles ne sont pas condamnées à vivre constamment dans la hantise de lendemains incertains.

On se demande quand est-ce que tout cela va prendre fin. Il y a trop de questions, mais très peu de réponses. Des dizaines de milliers de cadavres ont déjà été laissés sur le carreau et plus de deux millions de déplacés enregistrés. Le Nigeria fait inéluctablement face à un gros défi sécuritaire, que ses dirigeants ont du mal à relever. L’Indice mondial du crime en donne la triste illustration, puisque le pays est classé 2e en Afrique et 6e au rang mondial en termes de criminalité.

Les groupes armés poursuivent leurs basses besognes comme si rien ne pouvait les arrêter. C’est à croire que les forces du mal imposent le tempo à l’armée nigériane, dont la détermination à lutter contre le terrorisme n’est pas à démentir. Que faire pour inverser véritablement la tendance, dans la mesure où les actions nuisibles des bandes armées sapent les efforts de développement du Nigeria ?

La charge repose pour le moment sur les épaules de Tinubu, qui va devoir fournir des sacrifices supplémentaires, s’il veut enrayer les menaces sécuritaires. Promettre de combattre l’insécurité c’est bien, mais encore faut-il trouver la stratégie qui aille et les moyens adéquats. Mesurant les enjeux plus que quiconque, Tinubu, qui entend solliciter un second mandat en 2027, sait à quoi s’en tenir.

Kader Patrick KARANTAO

Première montée des couleurs de 2026: le ministre Baro souhaite plus d’engagement

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a présidé la première montée des couleurs de la nouvelle année, lundi 5 janvier 2026, à Ouagadougou.

La montée des couleurs constitue un moment solennel de rassemblement autour du drapeau. Lundi 5 janvier 2026, à Ouagadougou, la première cérémonie de la nouvelle année a réuni des acteurs du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement autour du drapeau national, dans un climat de civisme et de responsabilité collective. La rencontre mensuelle a été l’occasion pour le premier responsable du département en charge de l’environnement, Roger Baro, de saluer l’engagement du personnel et dresser le bilan des réalisations au cours de l’année 2025.

Selon lui, l’heure patriotique pour reverdir le Faso comme point d’orgue de la campagne de reboisement a démontré à souhait l’engagement de chaque Burkinabè pour un Faso plus vert. Il a soutenu que les aménagements paysagers réalisés ont fini de convaincre que dans ce domaine, l’engagement et la volonté suffisent pour surmonter les défis. Pour ce qui est de la mise en œuvre de la loi numéro 45 et le lancement des travaux de la Station de traitement de boue de vidange (STBV) de Komsilga, il a signalé qu’ils ont été des accélérateurs de résultats dans le domaine de l’assainissement et l’amélioration du cadre de vie.

« La délivrance de 2271 arrêtés de faisabilité et de conformité environnementale est un gage de soutien au secteur privé et aux projets et programmes », a-t-il déclaré. Le ministre Baro a également souligné que la réalisation du premier forage profond de 1100 mètres à Souroukoudougou, dans la commune de Bama, région du Guiriko et la phase pré-pilote des compteurs cash water restent des avancées technologiques et scientifiques pour l’accès à l’eau et sa gestion contrôlée.

L’eau est un droit

Le ministre chargé de l’Environnement, Roger Baro, a indiqué qu’en 2026, chaque action devra être une victoire.

Le premier responsable du département en charge de l’eau a affirmé que dans un Burkina Faso nouveau, l’eau ne doit pas être un privilège, mais un droit, un symbole de justice sociale et un outil de dignité humaine. Pour ce qui concerne la contribution du département à la création d’activités génératrices de revenus et à la mobilisation des financements, il a évoqué 4,69 milliards FCFA de subvention au profit des acteurs de la Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+), la mobilisation de 6,8 milliards FCFA de financement climatique et le recouvrement de 4,63 milliards FCFA au titre de la Contribution financière de l’Etat (CFE).

Pour Roger Baro, l’année 2026 ne sera pas une année ordinaire. « Elle doit être plus révolutionnaire, plus martiale en matière d’engagement et de résultat à atteindre. Il a précisé que l’environnement et l’eau sont des biens stratégiques et que leur gestion ne se délègue pas mais qu’elle s’assume « par nous, pour nous et avec nous », conformément aux orientations bien avisées du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’assainissement a confié que dans le département en 2026, chaque action devra être une victoire, chaque projet un acte de souveraineté, chaque agent, un soldat du développement endogène.

Aly SAWADOGO
Yasmine Aïda Arlette KAFANDO
(Stagiaire)

Montée des couleurs à l’hôtel administratif du Kadiogo : « 2026 sera l’année des impacts et de la consolidation de tous les acquis », selon le Ministre Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO et ses collègues Ministres en charge de l’Action Humanitaire (Commandant Passowendé Pélagie KABORE), de l’Habitat (Mikaïlou SIDIBÉ), des Sports (Roland SOMDA) ainsi que leur personnel respectif ont pris part , ce lundi 5 janvier 2026, à la traditionnelle montée des couleurs au bâtiment administratif du Kadiogo.

A l’issue de ce rituel de montée des couleurs, le Ministre Pingdwendé a livré, au nom de ses collègues ministres, un message au personnel fortement mobilisé.

Il a d’abord rappelé les efforts consentis par l’ensemble des acteurs en 2025 permettant d’engranger des résultats. <<Nous devons aujourd’hui vous reconnaître le mérite d’avoir contribué à l’atteinte des objectifs de l’année 2025 soit un taux de réalisation de plus de 70 %>>, a-t-il indiqué.

En second lieu, le Ministre Pingdwendé a présenté les perspectives liées à la nouvelle année.  Pour lui, <<2026 sera l’année des impacts et de la consolidation de tous les acquis>>.

Enfin, le Ministre Porte-parole du Gouvernement a rendu un hommage appuyé aux Forces de Défense et Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie pour l’engagement au front pour la sécurisation du territoire.

DCRP-MCCAT