Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO et ses collègues Ministres en charge de l’Action Humanitaire (Commandant Passowendé Pélagie KABORE), de l’Habitat (Mikaïlou SIDIBÉ), des Sports (Roland SOMDA) ainsi que leur personnel respectif ont pris part , ce lundi 5 janvier 2026, à la traditionnelle montée des couleurs au bâtiment administratif du Kadiogo.
A l’issue de ce rituel de montée des couleurs, le Ministre Pingdwendé a livré, au nom de ses collègues ministres, un message au personnel fortement mobilisé.
Il a d’abord rappelé les efforts consentis par l’ensemble des acteurs en 2025 permettant d’engranger des résultats. <<Nous devons aujourd’hui vous reconnaître le mérite d’avoir contribué à l’atteinte des objectifs de l’année 2025 soit un taux de réalisation de plus de 70 %>>, a-t-il indiqué.
En second lieu, le Ministre Pingdwendé a présenté les perspectives liées à la nouvelle année. Pour lui, <<2026 sera l’année des impacts et de la consolidation de tous les acquis>>.
Enfin, le Ministre Porte-parole du Gouvernement a rendu un hommage appuyé aux Forces de Défense et Sécurité et les Volontaires pour la Défense de la Patrie pour l’engagement au front pour la sécurisation du territoire.
La traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales s’est tenue, ce lundi 5 janvier 2026, à la Primature, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. À cette occasion, le Chef du Gouvernement a dressé le bilan de l’action menée en 2025 et réaffirmé sa détermination à poursuivre sa mission au service de la Nation, conformément à la vision du Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Revenant sur un peu plus d’une année à la tête de l’action gouvernementale, le Premier ministre a rappelé avoir accepté cette responsabilité « avec un sentiment de lourde responsabilité, mais aussi avec une conviction inébranlable : celle de pouvoir, avec l’ensemble des Burkinabè, engager notre pays sur la voie de la résilience, du progrès et de la paix retrouvée ». Dans un contexte national et international exigeant, l’année 2025 a été marquée par des choix assumés. « Nous avons choisi de ne pas subir mais d’agir. Agir avec pragmatisme, avec courage et avec la conviction que les difficultés doivent être des tremplins pour des réformes structurelles et des progrès durables », a-t-il souligné, rappelant que l’action gouvernementale s’est inscrite sous le leadership du Chef de l’État.
La sécurité, la gouvernance, la modernisation de l’administration et le développement économique ont constitué le socle de l’action gouvernementale. À la Primature, cette orientation s’est traduite par la promotion de la culture du résultat, de la redevabilité et de la célérité dans le traitement des dossiers. Ainsi, du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre 2025, le Cabinet et le Secrétariat général ont traité 6 253 dossiers. Au 30 septembre 2025, le taux d’exécution physique des activités de la Primature était estimé à 66,26 %, tandis qu’au 31 décembre, la consolidation des réalisations des structures atteignait un taux de 90 %. Saluant l’engagement de ses collaborateurs, le Premier ministre a rappelé que « votre dévouement, souvent dans l’ombre, est le carburant de l’action de la Primature ».
Tout en reconnaissant les acquis enregistrés, le Chef du Gouvernement a relevé les défis persistants, notamment la pression sécuritaire dans certaines zones, les attentes légitimes des populations en matière d’amélioration des conditions de vie et la nécessité d’une justice plus efficace. Pour autant, il a assuré que l’action gouvernementale se poursuivra « avec la sérénité de celui qui est dans le droit chemin ».
Pour l’année 2026, le Premier ministre a annoncé une phase d’accélération et de concrétisation des chantiers engagés. Elle sera notamment marquée par la réforme des Autorités administratives indépendantes, afin de rationaliser leurs dépenses et leur fonctionnement, ainsi que par le renforcement des activités de production à travers des unités de transformation et des brigades de production. Les efforts porteront également sur la formation professionnelle et la formation civique, patriotique et militaire.
Devant le drapeau national, symbole de l’unité et de la souveraineté, le Premier ministre a réaffirmé son engagement total et sa détermination à mener à bien la mission qui lui est confiée. « Continuons à travailler en synergie, dans le respect des institutions et avec un seul credo : servir la Nation », a-t-il déclaré, avant de conclure : « Je compte sur vous, comme vous pouvez compter sur ma détermination à mener à bien la mission que le Camarade Président du Faso nous a confiée pour le bien du peuple burkinabè. »
Le samedi 19 novembre 2022, le Grand stade de Marrakech au Maroc a vécu un évènement historique. Ce jour-là, les Etalons ont dominé (2-1) les Eléphants de la Côte d’Ivoire en match amical. Une victoire qui avait permis au Burkina de vaincre un signe indien vieux de 25 ans. Retour sur cette victoire de prestige.
A un quart d’heure du coup d’envoi, la tension monte d’un cran au Grand stade de Marrakech en cet après-midi glacial du samedi 19 novembre 2022. Cela est motivé par l’entrée des supporters (en majorité estudiantine) des deux équipes. Chacun de son côté essaie de se faire entendre. Dans ce match des gradins, ce sont les supporters des Eléphants qui l’emportent. Grâce à leur nombre et leurs moyens de bord (tam-tams, sifflets et autres), ils se font plus entendre que ceux du Burkina. Eux, se distinguaient à travers leurs petits drapeaux.
Sur l’aire du jeu, la première occasion est burkinabè (3e) par Cédric Badolo. Il ne cadre pas son shoot aux abords de la zone de vérité. Une première occasion matinale certes, mais, la maitrise est ivoirienne. Après, plus rien, sauf que les Ivoiriens auront une main mise sur la partie. Ils monopolisent la balle jusqu’à ce corner déposé par Bertrand Traoré sur la tête de Dango Ouattara (11e) pour l’ouverture du score.
Les Etalons dans un bloc bas medium bien compact sont dans leur match, même en étant acculés. Mais, une action ivoirienne bien menée depuis le secteur médian permet à Ibrahim Sangaré (20e) de rétablir la parité. Loin de se décourager, les Etalons, portés par un Bertrand Traoré retrouvé, vont de nouveau surprendre. Et cette fois, le bourreau se trouve être le capitaine Bertrand. Il déstabilise la défense ivoirienne qui ne peut qu’utiliser la manière forte. Le penalty qu’il a provoqué est transformé en force par Edmond Tapsoba (41e). On reprend les mêmes et l’on recommence après la période d’oxygénation. Les Ivoiriens, dans l’optique d’une égalisation maintiennent le rythme et la pression.
Les Etalons, eux, cherchent la profondeur. Ils se montrent imperturbables. Un peu timoré en première partie, le novice dans le onze de départ, Cheick Ouédraogo, sort de sa torpeur. Il réalise de belles choses défensivement sur le côté gauche. Dans le secteur médian, la nonchalance de Gustavo Fabrice Sangaré (convalescent) est comblée par la vivacité d’Ibrahim Blati Touré et l’explosivité de Trova Boni, lui qui fêtait sa première
titularisation avec les Etalons A. Les Burkinabè font preuve d’une solidarité exemplaire qui gêne considérablement les Ivoiriens.
L’exclusion de Gustavo Fabrice Sangaré (72e) est venue accentuer la souffrance des Etalons qui refusent malgré tout de craquer. Le coach ivoirien multiplie les remplacements dans l’espoir de rétablir la parité au score. Que nenni ! Ils étaient à 6 remplacements à 6 minutes du temps règlementaire. Côté burkinabè, rien, malgré la fatigue visible de certains. Pour un match amical, l’attitude du coach Hubert Velud ce jour était incompréhensible.
« C’est parce que tout allait bien. Il y avait un système de jeu bien précis et il n’y avait pas lieu de changer », s’était-il défendu. Il se satisfait que malgré un déficit au niveau de la maitrise du jeu, son équipe ait eu plus d’occasions que les Ivoiriens. Sans doute l’homme de cette rencontre, Bertrand Traoré, avoue que lui et ses camarades ont été très solides durant les 90 minutes. « Nous avons su rester bien en place. Nous ne nous sommes pas précipités et nous ne sommes pas allés les chercher. Nous avons essayé de les contrer et cela a marché. Nous savons tous la rivalité footballistique qui existe entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. Nous avons rendu beaucoup de nos compatriotes très fiers ce soir », s’était-il réjoui. Avec cette victoire de prestige, les Etalons qui n’avaient plus eu raison de la Côte d’Ivoire depuis 1997 venaient ainsi de briser une série noire datant de 25 ans.
La Banque Commerciale du Burkina (BCB) a organisé la première édition de sa semaine de la qualité, du 22 au 26 décembre 2025, à Ouagadougou, et dans ses différentes agences. A travers cette initiative, l’ambition des premiers responsables était de faire de la culture qualité un réflexe au sein de la banque.
La Banque Commerciale du Burkina (BCB) veut faire de la culture qualité un levier stratégique de sa gouvernance. Pour ce faire, elle a tenu sa première semaine de la qualité, du 22 au 26 décembre 2025, à son siège à Ouagadougou et dans toutes ses agences. Selon le directeur général de la BCB, Dr Patrice Forogo, l’organisation de cette semaine dédiée à la qualité, entre dans le cadre du processus de restructuration de la banque, entamée après sa nationalisation en mai 2024. En effet, en juin 2025, le Conseil d’administration a doté la BCB d’un organigramme comportant une nouvelle entité en charge de l’Organisation et du Management de la Qualité.
Autrement dit, la tenue de cette activité a été la résultante d’une réflexion bien nourrie, avec pour finalité d’ancrer la culture qualité au sein de l’institution.
« L’initiative de la semaine de la qualité n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit pleinement dans cette vision stratégique et dans l’ambition de bâtir une culture de la qualité solide, durable et partagée », a souligné Dr Forogo. A travers cette semaine, la BCB réaffirme ainsi une vision claire, celle de faire de la qualité un pilier de performance, un levier de compétitivité et un outil de souveraineté économique au service du développement du Burkina Faso, a-t-il poursuivi.
« Le premier objectif est de montrer à nos clients et partenaires que la BCB met l’accent sur la qualité du service. Le deuxième est de montrer que la perfor-mance d’une entreprise ne peut se faire que sur la base de la confiance. Et cette confiance est fondée sur la qua-
lité. Le troisième objectif est que le Burkina Faso est dans une période charnière de son histoire, que ce soit sur le plan économique et financier ; et la BCB a décidé d’accompagner l’industrialisation du pays. Cela ne peut se faire qu’à travers un dispositif du
système de management de la qualité », a-t-il expliqué.
La tenue de cette semaine vise également à faire passer un message au personnel, celui de mettre le client au centre de tout notre travail. « Cela ne peut se faire qu’à travers la qualité. Et la qua-
lité commence par l’accueil, l’écoute du client, et offrir des services adaptés à la clientèle. Aux clients et aux parties prenantes, c’est de leur dire de faire confiance à la BCB. Nous sommes dans un processus de démarche qualité. Faites-nous confiance, nous allons vous offrir le meilleur », a-t-il lancé.
Une banque de proximité
Cette innovation intervient, non seulement à un moment décisif de la vie de la banque, mais aussi à un tournant de l’histoire économique et financière du pays, marqué par la
nationalisation de certains leviers stratégiques, la concurrence bancaire de plus en plus exigeante, et une ambition politique bien assumée en matière d’industrialisation et de transformation structurelle du Burkina Faso. Et un tel environnement où la BCB, a indiqué Dr Patrice Forogo, en tant qu’acteur financier national, est appelée à soutenir
l’économie réelle, accompagner les PME et les industries émergentes, faciliter l’inclusion financière et garantir des services fiables, accessibles et performants, la prise en compte du management qualité n’est plus une option.
Elle est une exigence stratégique, un facteur de crédibilité, et surtout un engagement vis-à-vis des citoyens, des entreprises et de l’Etat burkinabè ; un engagement quotidien, une promesse faite aux clients, aux partenaires et aux agents eux-mêmes et qui se traduit dans l’accueil, la rapidité du service, la fiabilité des opérations, la clarté de la communication… bref, dans l’expérience client offert au quotidien, a-t-il soutenu. Durant la semaine, la banque a été à l’écoute de la clientèle dans l’optique de déceler les insuffisances dans ses prestations, afin de les améliorer. Et cela à travers une enquête de satisfaction devant permettre d’identifier avec précision les forces, les axes d’amélioration prioritaires, et d’orienter les décisions et les actions futures avec lucidité et efficacité, a-t-il insisté.
Après le lancement officiel de cette semaine, les jours qui ont suivi ont été consacrés à la sensibilisation, à l’animation et à la collecte des avis clients, aussi bien dans les agences qu’en ligne et au siège. Cette démarche d’ouverture à l’endroit de la clientèle est bien appréciée par plus d’un. C’est le cas de Dr Daniel Rasmané Sawadogo, partenaire de la BCB à titre personnel et à travers sa société Air Sarada International, qui a pu acquérir un aéronef grâce à l’accompagnement de cette banque. « Si une banque pense à ses clients, prend un temps spécialement pour leur consacrer, pour penser à leur avenir et leur demander ce qui va ou ne va pas, c’est que c’est une institution de proximité qui est à l’écoute de ses partenaires. Nous sommes donc très satisfaits de cette initiative et nous l’encourageons à la répéter au profit des clients », s’est-il réjoui.
La communauté musulmane du Burkina Faso a accompagné le grand imam, Aboubacar Kassim Sana, à sa dernière demeure après une série d’hommages, vendredi 2 janvier 2026, à Ouagadougou.
Décédé le 30 décembre 2025 de suite de maladies à son domicile à l’âge de 75 ans, le grand imam El hadj Aboubacar Kassim Sana, a marqué la vie de la communauté musulmane du Burkina Faso par ses prêches, son leadership interreligieux, sa tolérance, son pardon, sa quête à la paix et la promotion à la cohésion sociale. Après quelques jours d’hommage rendu au guide religieux, le défunt a été inhumé dans l’après-midi du vendredi 2 janvier 2026, au cimetière de Koulwéoghin de Ouagadougou.
En effet, la cérémonie funéraire a débuté au domicile familial du défunt par des prières
et douas. Après cette séquence, tous ont convergé vers la grande mosquée de Ouagadougou avec le cortège funèbre pour la grande prière de vendredi. C’était en présence de leaders des différentes confessions religieuses et d’autorités administratives et coutumières du Burkina.
Le cardinal Philippe Ouédraogo (gauche) a exprimé sa compassion pour la disparition de son ami et frère avec qui, ils ont travaillé au rapprochement entre la communauté musulmane et catholique.
Au cours de la prière, le disparu a été élevé, au nom du président du Faso, à titre posthume au rang de Commandeur de l’Ordre de l’Etalon par le Grand chancelier des Ordres burkinabè. Une série d’hommages par des allocutions a mis fin à la prière mortuaire. Le président de l’association de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), El Hadj Moussa Kouanda, le disparu fut membre fondateur de la FAIB a relevé que son engagement pour l’unité de l’islam et des musulmans était sans équivoque. « Il fut un ardent défenseur de l’islam et un grand acteur de la sensibilisation.
Il a facilité le pèlerinage de plus de 300 fidèles à La Mecque et contribué à la construction de plusieurs mosquées à Ziniaré, Ouahigouya et Tougan, offertes par le Royaume d’Arabie saoudite », a précisé El Hadj Kouanda.
Le cardinal métropolitain de Ouagadougou, Philippe Ouédraogo, a confié avoir perdu un homme qui aime Dieu et son prochain au-delà de toute considération ethnique et religieuse.
Une foule immense venue de divers horizons a accompagné le grand imam El hadj Cheick Aboubacar Kassim Sana…
« J’étais évêque de Ouahigouya de 1996 à 2009 où j’ai été appelé à servir à Ouagadougou. Arrivé en 2009, j’ai eu un accueil chaleureux avec l’imam Aboubacar Sana », a-t-il rappelé. Le cardinal Philippe a poursuivi que depuis lors Aboubacar Sana et lui ont travaillé ensemble dans le cadre du dialogue inter-religieux pour la quête de la paix au Faso. Il a aussi confié que pendant sa longue maladie, ils continuaient à se rendre visite. « Le Seigneur nous l’a donné, nous l’avons apprécié. Le Seigneur nous l’a repris que son nom soit béni à jamais et qu’il repose en paix »,
a-t-il conclu.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
Des fidèles musulmans témoignent sur la vie de l’illustre disparu
El Adj Assane Ilboudo : « C’est un homme de paix et de cohésion sociale »
« Je suis l’un des élèves du regretté. C’est vraiment une perte pour nous. Mais, on ne peut rien devant la mort. Car, on vient de Dieu et c’est à lui que nous repartirons. Ce que je retiens de lui. C’est qu’il est un homme de paix et de cohésion sociale. C’est pourquoi tout le Burkina pleure sa disparition. Nous invoquons Allah de lui trouver une place auprès de lui ».
El hadj Hamadou Sana : « Il a été un leader tolérant qui aime pardonner, conseiller et partager ».
« Nous avons effectué le déplacement de Ziniaré pour venir traduire notre compassion, car nous avons perdu un religieux. Il a été un leader tolérant qui aime pardonner, conseiller et partager.
Quand nous voyons cette grande foule venue de partout, nous sommes convaincus que le grand imam était un homme bien. Qu’Allah nous permette d’avoir cette bonté et de se pardonner au quotidien ».
Imam Hamado Kouraogo : « C’est vraiment une perte pour nous imams et pour l’ensemble de la communauté musulmane ».
« C’est vraiment une perte pour nous imams et pour l’ensemble de la communauté musulmane. Mais nous remettons cela entre les mains de Allah. Car, c’est de lui que nous venons et nous repartirons vers lui. Que Dieu l’accueille dans son
paradis et qu’il puisse profiter de ses bienfaits, parce qu’il nous a été d’un grand apport à travers ses différents prêches ».
Souleymane Sakandé : « son charisme pour le bonheur de l’autre se ressentait dans ses propos ».
« Depuis que la triste nouvelle est tombée, nous nous sommes mobilisés pour accompagner notre grand imam à sa dernière demeure. Il a été pour nous un savant, un homme pieux qui prônait la cohésion sociale dans son quotidien. Son charisme pour le bonheur de l’autre se ressentait dans ses propos. Qu’Allah lui fasse miséricorde et bénisse la famille qu’il a laissée ».
GCBK
Une vie au service de la paix
Né en 1950 à Nobéré dans la province du Zoundwéogo, Imam SANA s’est très tôt engagé sur la voie du savoir et de la science religieuse. Sa formation l’a conduit bien au-delà des frontières nationales. Après un premier parcours au Ghana, il poursuit ses études dans de grands centres du savoir islamique : Le Caire en Egypte, Damas en Syrie, Bagdad en Irak, et surtout Médine en Arabie Saoudite, où il séjourne près de dix années. Il y obtient une Licence d’enseignement. De retour au Burkina Faso en 1980, il se consacre à la formation religieuse et à l’encadrement des fidèles, enseignant à la médersa de la communauté musulmane, à celle du Mouvement sunnite, ainsi qu’à l’école franco-arabe de l’Association Ittihad Islami.
En 1997, il devient président de la communauté musulmane du Burkina Faso et imam de la grande mosquée de Ouagadougou. A ces fonctions, il se distingue par sa sagesse, sa retenue et son sens élevé du dialogue. Il quitte la présidence de la CMBF en 2004, tout en restant une autorité morale et religieuse respectée.
Promoteur convaincu du dialogue interreligieux, il a œuvré, aux côtés du Cardinal Philippe Ouédraogo, pour le rapprochement entre la communauté musulmane et la communauté chrétienne. Il croyait fermement que la foi devait unir et non diviser, et que la paix sociale passait par l’écoute, le respect et la reconnaissance mutuelle.
Par sa pédagogie de la da‘wa, il a porté le verbe du grand rassembleur. Il a prêché un islam du juste milieu, un islam de paix, de cohésion sociale et de vivre-ensemble entre toutes les communautés de notre pays. Son discours, mesuré et accessible, a contribué à apaiser les cœurs et à renforcer la fraternité nationale. Il fut le tout premier imam à faire la promotion du prêche en langue locale Mooré et la prière du Quiyamouleyl pendant la période du Ramadan. Son engagement pour l’unité des musulmans fut constant. Il a été l’un des acteurs majeurs du processus ayant conduit à la création de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) en 2005, convaincu que l’islam au Burkina Faso devait être un facteur de stabilité et de concorde.
En 2017, frappé par la maladie, il est évacué en France pour des soins. Sa convalescence, longue de plus de deux ans, fut marquée par la patience, la dignité et une foi inébranlable, avant son retour auprès des siens.
Aujourd’hui, la Oummah perd un guide, un éducateur et un bâtisseur. Mais son héritage demeure vivant à travers les générations qu’il a formées, les institutions qu’il a contribué à structurer et les valeurs de paix qu’il a incarnées.
En ce jour de son inhumation, ce vendredi 2 janvier 2026, nous implorons Allah, le Tout-Miséricordieux, de lui accorder Son pardon, de l’élever en degrés et de faire de sa tombe un jardin parmi les jardins du Paradis.
A sa famille, à ses proches et à l’ensemble de la Oummah musulmane, nos sincères condoléances.
Il est l’incarnation d’une volonté gouvernementale d’œuvrer à la souveraineté nationale dans tous les secteurs. Acteur majeur de l’atteinte de la souveraineté alimentaire, avec une production de plus de 7 millions de tonnes de céréales cette année, le commandant Ismaël Sombié, ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, est l’Homme de l’année 2025 de votre quotidien Sidwaya. Retour sur un engagement qui ne doit rien au hasard.
«L’autosuffisance alimentaire qui était un combat de tous les jours que nous menons, nous
pouvons dire aujourd’hui que nous avons atteint l’autosuffisance
alimentaire au cours de l’année 2025 », déclarait le président du Faso, lors de son discours à la Nation, le 31 décembre 2025.
Ce résultat atteint avec plus de 7 millions de tonnes de céréales produites, n’est ni le fruit du hasard ni la simple conséquence d’une bonne pluviométrie. Elle est avant tout le résultat d’une volonté politique affirmée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et d’un engagement de terrain incarné par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié. A la tête de l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) 2023-2025, ce dernier s’est imposé comme l’un des principaux artisans de cette victoire stratégique pour la Nation.
Dès le lancement de l’OAPH en août 2023, l’objectif était clair : rompre avec la dépendance alimentaire et faire de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche des piliers de la souveraineté nationale. Huit filières stratégiques ont été ciblées, du riz au maïs, en passant par la pomme de terre, le blé, la mangue, le poisson, la volaille et la viande. Mais au-delà des chiffres et des plans, c’est la méthode Sombié qui a marqué les esprits : une présence constante sur le terrain, au four et au moulin, dans les champs, les plaines rizicoles, les bas-fonds, autour des barrages, jusque dans les casernes et les établissements pénitentiaires transformés en espaces de production.
Le commandant Ismaël Sombié a fait du terrain son bureau. Dans les périmètres irrigués comme dans les zones pluviales, il a multiplié les descentes pour constater, corriger, encourager. Cette proximité avec les producteurs a permis de lever de nombreux obstacles, d’adapter les appuis techniques et de renforcer la confiance entre l’Etat et le monde rural. Sous son impulsion, l’accompagnement à la production a pris une ampleur inédite : aménagement de milliers d’hectares de bas-fonds et de périmètres irrigués, réhabilitation d’ouvrages existants, renforcement de l’encadrement agricole grâce à des moyens
logistiques accrus pour les agents.
Les résultats parlent d’eux-mêmes. En 2024 déjà, la barre des 6 millions de tonnes de céréales avait été franchie. En 2025, la dynamique s’est accélérée avec une production céréalière provisoire estimée à 7 142 484 tonnes, en hausse de plus de 17 % par rapport à la campagne précédente et de plus de 37 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le riz, symbole fort de la lutte contre les importations, a enregistré une progression spectaculaire, dépassant le million de tonnes, soit une hausse de plus de 49 % en un an. Le maïs, le sorgho, le mil et même le fonio ont suivi la même tendance haussière.
Cette performance repose aussi sur un pari assumé de la mécanisation agricole. Avec le soutien direct du chef de l’Etat, plus de 600 tracteurs et plus de 1 100 motoculteurs ont été mis à la disposition des producteurs pour des labours fortement subventionnés, voire gratuits pour les exploitants à faible revenu. Ce choix stratégique a permis de réduire la pénibilité des travaux, d’augmenter les superficies emblavées et de sécuriser le calendrier agricole, notamment dans un contexte marqué par un démarrage tardif de la saison des pluies.
Autre innovation majeure portée par le ministre d’Etat : le labour gratuit et la production pénitentiaire. Dans une approche inclusive et révolutionnaire, les établissements pénitentiaires ont été intégrés à l’effort national de production. Les détenus, encadrés et formés, participent désormais à la mise en valeur de terres agricoles, contribuant à l’autosuffisance tout en préparant leur réinsertion. De même, les casernes militaires ont été mobilisées pour la production agricole, renforçant le lien entre défense et développement, cher à la vision du capitaine Ibrahim Traoré.
L’Offensive agropastorale et halieutique ne s’est pas limitée aux céréales. Les cultures vivrières comme le niébé, le voandzou, l’igname et la patate ont enregistré des volumes importants, tandis que les cultures de rente hors coton ont progressé de manière significative. La production fourragère, essentielle pour l’élevage, a dépassé 10 millions de tonnes de matière sèche, sécurisant l’alimentation du cheptel. Dans le domaine halieutique, la promotion des cages flottantes à Bagré, Samendeni et sur d’autres plans d’eau a dopé la production piscicole, désormais proche de 30 000 tonnes.
Ces performances n’auraient pas été possibles sans un appui massif en intrants et en équipements. Des milliers de tonnes de semences améliorées et d’engrais ont été distribuées, tandis que la lutte phytosanitaire a été renforcée face aux attaques de ravageurs et de maladies. Là, encore, la réactivité des services techniques, soutenus par une logistique renforcée, a permis de contenir les menaces et de préserver les rendements. Au total, l’OAPH mobilise près de 592 milliards francs CFA, avec une forte implication du secteur privé. Mais au-delà des montants, c’est la cohérence de l’action qui force l’admiration. Sous la conduite du commandant Ismaël Sombié, avec l’appui constant du président du Faso, l’agriculture burkinabè a changé de visage.
Elle est devenue un champ de bataille stratégique pour la souveraineté, un espace de mobilisation nationale et un levier concret de résilience face aux crises. L’autosuffisance alimentaire atteinte en 2025 est donc le symbole d’un Burkina Faso debout, qui produit ce qu’il consomme et consomme ce qu’il produit. Et dans cette conquête, le commandant Ismaël Sombié restera, pour la rédaction de Sidwaya, l’un des visages de cette révolution silencieuse mais déterminante, menée au plus près de la terre et des hommes.
La Fédération des associations « Burkina Remparts », a organisé le samedi 3 janvier 2026 à Nariou dans la région de Nando, une marche-meeting pour réaffirmer son soutien au Chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré et aux actions du gouvernement.
Enfants, hommes, femmes et personnes du 3e âge du village de Nariou dans la commune rurale de Sabou, la région de Nando, ont renouvelé une fois de plus, leur soutien, confiance et engagement au président du Faso et au gouvernement. Ils ont exprimé leur adhésion à la Révolution progressiste et populaire (RPP) le samedi 3 janvier 2026, à travers l’inauguration d’un rond-point à l’effigie des trois présidents de la Confédération des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), l’installation de la veille citoyenne et la remise de photos officielles du président capitaine Ibrahim Traoré et de l’affiche de l’hymne national retranscrite en français, à toutes les écoles de Nariou.
Le coordonnateur de la veille citoyenne de Nariou, Daouda Kiendrébéogo, qui a exprimé sa satisfaction pour ce nouveau rond- point, a indiqué que la jeunesse est le premier acteur de leur sécurité et elle va veiller pour contrecarrer les ennemis de la nation. « Ce rond-point va servir de lieu de sensibilisation de la jeunesse, afin de donner des orientations pour accompagner le président du Faso, son gouvernement et les forces combattantes», a-t-il souligné.
Et le parrain de la marche-meeting, Franck Alain Kaboré, d’ajouter que la
jeunesse doit alerter les chefs des villages et les autorités administratives locales, lorsqu’elle constate des mouvements suspects. Si la population s’est réunie dans cette localité selon les organisateurs, c’est pour exprimer publiquement et sans équivoque, leur soutien indéfectible au Capitaine Ibrahim Traoré, un homme qui incarne
l’espoir, la dignité retrouvée et la souveraineté assumée du peuple burkinabè.
Le Président de la délégation spéciale (PDS) de Sabou, Abdul Aziz Koara, a dit compter sur la jeunesse en termes de contribution pour l’union entre les jeunes eux-mêmes, la population, le vivre-ensemble et la cohésion sociale au niveau de la commune.
Ce meeting de soutien de l’avis du président de l’Association « Burkina Remparts », Omar Michel Kopia, est le premier de l’année 2026, pour souhaiter les vœux les meilleurs au président du Faso, au guide comme il l’a qualifié et le féliciter pour toutes ses actions menées en faveur des populations. Du thé, du sucre, des théières ont été remis pour l’occasion, à la veille citoyenne de Nariou. Une somme de 180 000 F CFA a également collectée au profit des forces
combattantes.
Alertées par des informations sur une tentative de coup d’Etat au Burkina Faso, les associations de la veille citoyenne se sont mobilisées à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, dans la nuit du 3 janvier 2026, pour mettre en garde les auteurs et exprimer leur soutien sans faille au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
Même si aucune source officielle n’avait confirmé cette tentative de coup d’Etat, l’information qui est devenue virale sur les réseaux sociaux a suscité la sortie des associations de la veille citoyenne (Wayiyans) dans les grandes villes du pays, notamment à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Elles ont appelé les habitants à se rassembler pour contrer cette énième tentative de coup d’Etat contre la Révolution progressiste populaire (RPP) conduite par le capitaine Ibrahim Traoré.
Au rond-point des Nations unies à Ouagadougou qu’ils ont rebaptisé « Rond-point capitaine Ibrahim Traoré », les Wayiyans mettent en garde : « il n’y aura pas de pitié pour les ennemis de la Nation » ; « vous voulez faire un coup d’Etat pour gouverner quel pays ? » ; « vous allez toujours échouer parce que le capitaine Traoré a le soutien total du peuple burkinabè ».
Cette tentative de coup d’Etat interviennent après plusieurs autres tentatives déjouées en 2025, 2024 et 2023. En effet, en avril 2025, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, informait le peuple burkinabè que des militaires dissidents, en collaboration avec des groupes terroristes, projetaient de lancer une offensive contre la présidence du Faso le 16 avril 2025, accompagnée d’attaques coordonnées à travers le pays. Leur objectif était de plonger le Burkina Faso dans le chaos afin de s’emparer du pouvoir.
Le ministre Sana dénonçait également, en septembre 2024, une tentative de déstabilisation menée depuis l’étranger par des anciens responsables, dont notamment
le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien Président de la Transition burkinabè (31 janvier – 30 septembre 2022). « Des individus résidant en République de Côte d’Ivoire se sont activés dans une entreprise de subversion contre notre pays …
Ces acteurs du chaos appuyés par certains services de renseignement de puissances occidentales sont constitués aussi bien de civils de divers profils que de militaires et anciens militaires ayant quitté le territoire national pour participer à des opérations de propagande et de déstabilisation », a-t-il déclaré. Chaque tentative de coup d’Etat a enregistré une grande mobilisation des Burkinabè pour apporter leur soutien au capitaine Traoré.