Décentralisation et gouvernance locale: un nouveau Code général des collectivités territoriales adopté

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Les députés de l’Assemblée législative de Transition, en session plénière, le mardi 30 décembre 2025, ont adopté à l’unanimité des 69 votants, le projet de loi portant Code général des collectivités au Burkina Faso.

Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) du Burkina Faso, la loi cadre, qui organise la décentralisation, définit les collectivités (communes et régions) et leurs compétences, a désormais un nouveau format adossé aux réalités et aux défis du moment. Lors de la séance plénière de l’Assemblée législative de Transition (ALT) tenue, le mardi 30 décembre 2025, à Ouagadougou, les députés ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant Code général des collectivités.

Il s’agit d’un document fort de 444 articles, soutenus dans 28 chapitres tous consignés dans cinq livres. La Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH), affectataire du projet de loi portant Code général des collectivités a indiqué que le projet de loi a connu une large consultation des acteurs, afin de lui donner un caractère inclusif et « tailler » un Code plus abouti qui reflète les attentes des populations. Dans son rapport présenté à la plénière, le porte-parole de la CAGIDH, le député Daniel Zoungrana, a indiqué que le Code existant présentait de nombreuses insuffisances.

Il a cité, entre autres, la faible capacité des collectivités à mobiliser des ressources financières propres, à insuffler un développement endogène durable et poser les jalons d’une autosuffisance alimentaire. Il a relevé les innovations dans la nouvelle loi qui renforcent, selon la CAGIDH, l’autorité de l’Etat. Il s’agit d’une nouvelle catégorisation des communes en fonction de leur capacité à générer des ressources budgétaires. Ainsi, sont reconnues comme « communes de moyen exercice » celles dont les activités économiques permettent de générer des ressources budgétaires propres annuelles inférieures à 50 millions francs CFA.

La « commune de moyen exercice », elle renvoie à celle dont les activités économiques permettent de générer des ressources budgétaires propres annuelles d’au moins 50 millions francs CFA, successivement sur une période de trois ans avant les prochaines élections générales. Le dernier statut confère les « communes de plein exercice » leurs activités économiques permettent de générer des ressources budgétaires propres annuelles supérieures ou égales à 50 millions francs CFA et inférieures à 5 milliards francs CFA.

Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, ce nouveau Code des collectivités introduit l’élection des présidents des collectivités au suffrage direct, consacre la réduction du nombre des conseillers municipaux et régionaux. Ce référentiel place les communes de moyen exercice sous délégation spéciale avec des présidents nommés. « il s’agit d’une volonté pour le gouvernement de rompre avec la faible implication des populations, la faible création de richesses et d’emplois jusque-là constatée au sein des collectivités sous la houlette de l’ancien Code », a-t-il expliqué.

Wanlé Gérard COULIBALY

CAN 2025 / Soudan # Burkina : « Nous nous battrons pour la 2e place », Brama Traoré, coach des Etalons

Le Burkina Faso dispute cet après-midi (16h GMT) à Casablanca, au Maroc, son troisième et dernier match de poules face au Soudan. Défaits face à l’Algérie lors de sa sortie précédente, les Etalons, selon leur sélectionneur, Brama Traoré, veulent vaincre les Crocodiles du Nil afin de terminer second du groupe E.

Renouer avec la victoire après la défaite face à l’Algérie, se faire le plein de confiance et terminer 2e du groupe E. Voici résumé, les réponses fournies aux journalistes par le sélectionneur Brama Traoré lors de la traditionnelle conférence de presse d’avant match animée, hier 30 décembre 2025 à Casablanca. A 24h de leur 3e et dernier match de la phase de groupes de cette 35e CAN au Maroc face au Soudan et même si la situation dans les groupes A et B (les Comores et l’Angola sont 3e de poules avec 2 points, donc hors course pour les repêchages) fait du Burkina Faso avec ses trois points un pays qualifié pour le second tour, les Etalons n’entendent pas tomber dans la facilité.

« Nous nous battrons pour conserver cette 2e place pour nous mettre en confiance. En nous battant sur le terrain avec la même ardeur, l’objectif fixé sera atteint », a expliqué Brama Traoré dit Chercheur. Le sélectionneur des Etalons a indiqué que la défaite
« frustrante » contre l’Algérie est derrière eux. Lui et ses poulains, a-t-il poursuivi, sont focus sur le Soudan, un adversaire qu’ils prennent très au sérieux.

« Tous les pays ont progressé. Nous ne pouvons pas dire que l’équipe du Soudan n’est pas bonne. Ils ont un entraineur ghanéen qui a contribué à ce que cette équipe puisse se qualifier pour la CAN », a déclaré Chercheur. Pour lui, il faut être intelligent dans cette rencontre, avec pour astuce de débuter le match, voir comment évolue l’adversaire, et si le plan initial n’est pas le bon, de le réajuster.
« Nous voulons être offensif et marquer des buts dans ce match … Etre les premiers à marquer et voir comment l’adversaire se comportera par la suite et nous adapter », a affirmé Brama Traoré.

Humilité

Un peu plus tôt, lors de cette conférence de presse d’avant match, son homologue sélectionneur du Soudan, le Ghanéen Kwesi Appiah a reconnu la supériorité des Etalons, sur le papier, parce qu’ils comptent « de nombreux joueurs professionnels évoluant en Europe ». En plus, il a précisé que du fait de la situation au Soudan, le pays ne dispose plus de ligue, à fortiori d’un championnat, depuis trois ans. Mais, a-t-il ajouté, son équipe ne se présentera pas sur la pelouse du Stade Mohamed V de Casablanca en victime expiatoire. « J’ai des joueurs locaux qui donnent tout pour la fierté de leur pays.

Ils sont très combatifs et forts mentalement. Je loue leur courage. Nous jouerons avec nos atouts pour être à la hauteur d’une très bonne équipe du Burkina Faso », a prévenu Kwesi Appiah, tout en indiquant que leur objectif à cette CAN est de prouver qu’ils sont à la hauteur de tout adversaire.

Les Crocodiles du Nil se sont relancés dans le groupe E lors de la 2e journée de la phase de groupes en venant à bout (1-0) de la Guinée équatoriale.
L’enjeu donc de ce dernier match de poules est la bataille pour la 2e et la 3e place du groupe, l’Algérie étant assurée de terminer en tête. Les Etalons ont un léger avantage sur les Crocodiles du Nil grâce à un goal-average favorable. Et pour Chercheur, c’est un acquis qu’il faut prendre en considération, mais avec humilité.

« Si par hasard le match à un moment est difficile, nous saurons mettre le plan qu’il faut pour rester lucide et nous en sortir avec un nul. Mais nous voulons gagner », a insisté Brama Traoré. Il se pourrait que son latéral, Issa Kaboré, blessé, soit de retour lors de ce match, car selon Brama Traoré, l’ancien sociétaire de Rahimo a récupéré 95% de ses moyens physiques. « Nous verrons si c’est possible qu’il joue une partie du match.
En tous les cas, nous comptons beaucoup sur son apport pour la suite de cette CAN », a-t-il persisté. Qu’a cela ne tienne, Brama Traoré promet d’agrémenter le réveillon des Burkinabè.

Sié Simplice HIEN

Région de Nando: une délégation gouvernementale encourage les forces combattantes

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Une délégation gouvernementale composée du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré et du ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro a effectué, une tournée dans la région de Nando pour porter un message de félicitations et d’encouragement aux forces combattantes, mardi 30 décembre 2025.

Le gouvernement loue les efforts fournis par les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour la sécurisation du territoire national. Pour témoigner cette reconnaissance aux forces combattantes, une délégation gouvernementale composée du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale et de son collègue de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro a rendu une visite aux éléments de la Brigade d’intervention aéroportée de Koudougou ainsi qu’aux unités de Tenado, Zamo et Laba, mardi 30 décembre 2025 dans la région de Nando.

Le ministre chargé de la Fonction publique, porte-parole de la délégation, Mathias Traoré, a salué les progrès réalisés dans le cadre de la lutte contre
le terrorisme. « Nous sommes témoins des exploits des soldats sur les théâtres d’opération », a-t-il relevé. C’est pourquoi, a-t-il confié, la délégation a été mandatée par le chef de l’Etat, Ibrahim Traoré, pour féliciter l’ensemble des FDS et VDP sur le terrain et les encourager à maintenir le cap pour la victoire finale. Le ministre Traoré s’est aussi réjoui du moral haut des forces combattantes.

« Durant tous le parcours, nous avons trouvé des éléments très engagés, avec une organisation parfaite sur le terrain », a-t-il déclaré. Il a souhaité prompt rétablissement aux élements blessés pendant les combats et invité les troupes à poursuivre leur inlassable mission. Il a en outre remercié les autorités régionales, provinciales et communales qui ont accompagné la délégation gouvernementale lors de la sortie ainsi que les délégations des autorités coutumières. Cela montre, a-t-il estimé, l’engagement de chaque citoyen burkinabè à arriver à bout du terro-risme au pays des Hommes intègres. Mathias Traoré a par ailleurs soutenu que cette tournée vise également à recueillir les préoccupations des forces combattantes dans le but de renforcer les unités opérationnelles.

Redoubler de vigilance

Les forces combattantes ont soumis à la délégation gouvernementale quelques doléances qui ont reçu une oreille attentive.

« Les doléances sont relatives au renforcement du matériel. Des engagements ont été pris sur place et seront exécutés et d’autres seront transmis aux plus hautes autorités pour un traitement diligent », a-t-il assuré. Et son homologue chargé de l’Environnement, Roger Baro de noter les acquis enre-gistrés dans les zones visitées. « Les témoignages des populations sont reluisants, car elles affirment qu’elles jouissent d’une tranquillité avec la présence des forces combattantes », a-t-il fait savoir.

Toutefois, le mi-nistre Baro a appelé les différentes populations à redoubler de vigilance pour ne plus vivre les affres du passé. « Dans la zone, nous avons des forêts classées qui sont souvent les aires de refuge des ennemis de la Nation. L’objectif est d’apurer ces zones afin qu’elles soient occupées par des forces amies », a-t-il insisté. Puis de poursuivre que ces aires protégées regorgent d’énormes ressources.

« Nous voulons faire en sorte que l’exploitation de ces ressources puissent bénéficier au Trésor public et par ricochet à la Nation entière », a-t-il ajouté. Avant de prendre congé des forces combattantes, la délégation gouvernementale leur a transmis les vœux du nouvel an du président du Faso. Pour le commandant de la Brigade d’intervention aéroportée de Koudougou, capitaine Ismaël Nathanaël Nombré, cette visite vient davantage galvaniser les soldats dans leurs missions régaliennes. « Cela montre que nos plus hautes autorités suivent le travail qui est fait sur le terrain et cela est un signe de motivation », a-t-il
précisé.

Abdoulaye BALBONE

Issoufou Dayo, vice-capitaine des Etalons: « Pour ce match, le Soudan et nous, avons les mêmes objectifs »

Même si les Etalons sont qualifiés avant de disputer le dernier match de poules face au Soudan cet après-midi, leur vice-capitaine Issoufou Dayo estime dans cette interview que l’objectif reste la victoire pour conserver la 2e place.

Quel est votre état d’esprit avant d’aborder ce match face au Soudan ?

Il est bon. Comme tous les autres matchs, nous sommes focus et concentrés sur l’objectif face au Soudan qui est de remporter le gain du match. C’est le dernier match de poules. Il est très important pour nous avant d’entamer les huitièmes de finale.

Vous êtes déjà qualifiés. Quelles sont les nouvelles résolutions avant d’aborder ce match contre le Soudan ?

Face à l’Algérie, malgré la défaite, il y a eu de bonnes choses comme de mauvaises. C’est au staff maintenant de corriger les lacunes. Et comme je vous le disais tantôt, nous avons déjà oublié ce match et sommes focus sur celui contre le Soudan. Il s’agit de tout faire pour vaincre et se concentrer sur les huitièmes de finale.

Les observateurs estiment que le Soudan monte en puissance. Cela ne vous inquiète-t-il pas ?

Non, pas du tout. Vous savez, le plus important, c’est nous. Nous ne pensons pas aux autres. Et notre objectif est clair : terminer 2e de la poule. Pour cela, nous allons disputer ce match face au Soudan à fond. Et pour bien entamer les huitièmes de finale, il faut se faire de la confiance.

Que pensez-vous de cet adversaire soudanais ?

Une équipe très forte que nous respectons. Elle est combative et nous savons qu’elle, aussi, va jouer le match à fond avec le même objectif que nous. De notre côté, nous sommes prêts.

Finalement, vous avez beaucoup plus à perdre qu’à gagner dans ce match. Cela peut-il être un peu inconfortable pour vous ?

Tout à fait, même si nous sommes déjà qualifiés, nous allons rester concentrés pour ce match-ci. Nous avons vécu l’expérience amère avec les éliminatoires de la Coupe du monde. Dans nos têtes, nous étions qualifiés pour les barrages. Ce qui n’a pas été le cas. Certes, les deux compétitions ne sont pas pareilles, mais, nous allons rester concentrés.

Ça sera la deuxième fois que le Burkina croise le Soudan avec une défaite burkinabè à la CAN 2012. C’est forcément un mauvais souvenir ?

Affirmatif, mais, depuis lors, beaucoup de choses ont changé.

Dites-nous. Pour une compétition comme la CAN, suivez-vous à la lettre les consignes de l’encadrement technique ?

Outre les consignes de l’encadrement technique, entre nous joueurs, nous avons aussi des choses à nous dire. Après, l’encadrement est là pour nous guider. Et les choses dépendent de nous maintenant sur le terrain. Nous avons un bon groupe composé de joueurs expérimentés et de jeunes joueurs avec un bon état d’esprit. Et c’est cela qui fait le Burkina Faso. Nous nous comprenons sur le terrain. Chacun connaît ses qualités.

Entre la Côte d’Ivoire et le Cameroun qui sont vos probables adversaires, le quel préférez-vous en huitième ?

Je n’ai pas de préférence. Notre objectif en venant à cette CAN est de repartir avec le trophée. Pour cela, nous sommes prêts à affronter toutes les équipes qui y sont.

Interview réalisée par Yves OUEDRAOGO
Depuis Casablanca

Boromo: une délégation gouvernementale galvanise les forces combattantes et sollicite les bénédictions des autorités coutumières et religieuses

Une délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, s’est rendue lundi à Boromo pour galvaniser les forces combattantes et solliciter les bénédictions des autorités coutumières et religieuses.

Composée du ministre de la Justice, garde des Sceaux et de celui de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikailou Sidibé, cette mission visait à témoigner la reconnaissance de la Nation aux forces engagées sur le front et à renforcer les liens avec les leaders coutumiers et religieux. En séjour à Boromo, la délégation est allée directement à la rencontre des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Au détachement du Bataillon d’intervention aéroportée (BIA), le porte-parole de la délégation a transmis les félicitations les plus chaleureuses du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Cette visite visait à saluer les résultats probants déjà obtenus sur le terrain des opérations dans la zone. Toutefois, le ministre a tenu à lancer un avertissement sécuritaire : « Ne baissez pas la garde », a-t-il martelé. Rappelant que l’ennemi guette la moindre faille ou moment de relâchement pour frapper. Il a exhorté les combattants à une
vigilance de tous les instants. M. Bayala a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre l’équipement des forces, souli-gnant que malgré les acquisitions massives de matériel de guerre déjà effectuées, les efforts se poursuivront sans relâche.

Au-delà du volet militaire, la délégation a accordé une place d’honneur aux forces morales de la commune. Les ministres se sont rendus auprès des autorités coutumières et religieuses de Boromo pour solliciter leurs conseils et bénédictions. En retour, les chefs
spirituels et coutumiers ont formulé des prières intenses pour le président du Faso, pour le gouvernement et pour l’ensemble des forces combattantes qui se sacrifient nuit et jour.

Ces bénédictions ont été portées vers un seul objectif : le retour définitif de la paix pour que le drapeau du « pays des Hommes intègres » continue de flotter fièrement sur chaque centimètre du territoire national.Cette visite à Boromo vise à renforcer la symbiose entre le sommet de l’Etat, la base combattante et les gardiens des traditions, essentielle pour la réussite de la reconquête du territoire.

 

Agence d’information du Burkina

Pô: le gouvernement félicite les FDS et VDP

Une mission gouvernementale conduite par le ministre de la sécurité Mahamoudou Sana était dans la garnison de Pô ce 29 décembre 2025. Elle était porteuse d’un message de félicitations et d’encouragement du président du Faso aux forces de défense et de sécurité.

Conduite par le ministre de la sécurité Mahamoudou Sana, accompagné de Jacques Sosthène Dingara, ministre en charge de l’enseignement de base, Aminata Zerbo, ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications, Pélagie Kaboré, ministre de l’Action humanitaire, du gouverneur de la région du Nazinon, des autorités provinciales et communales, la mission est porteuse d’un message de félicitations et d’encouragement aux FDS et VDP de la garnison de Pô.

Félicitations pour l’engagement et la détermination remarquable qui ont permis de sécuriser la région du Nazinon et encouragements afin d’intensifier la lutte pour recouvrer l’intégralité du territoire national a indiqué le ministre Sana. « Nous sommes venus porter de vive voix les félicitations des plus hautes autorités pour l’engagement des hommes sur le terrain et rassurer les troupes que leurs efforts et leur résilience face aux défis sécuritaires sont vus et soutenus par les plus hautes autorités ». « Ce type de déplacement auprès de vous s’inscrit dans une dynamique de proximité entre le gouvernement et ceux qui sont au front, visant à consolider “l’esprit de corps” indispensable à la reconquête du territoire national ».

« Aujourd’hui, il est plus que nécessaire de mettre l’accent sur la cohésion sociale et une synergie d’actions entre les FDS, VDP et la population », a insisté le ministre Sana.
Avant la rencontre avec les forces combattantes, la mission gouvernementale est allée rendre une visite de courtoisie au Pô-Pê, coutumier de Pô, afin de solliciter ses bénédictions et solliciter son accompagnement sur le terrain. Il faut noter que la cérémonie s’est déroulée sous le parrainage du chef d’Etat-major de l’armée de l’air, le colonel Bahima Christian Ouattara.

Agence d’information du Burkina

Reconquête du territoire: Ouakara, un symbole de résilience

Ouakara, village situé dans la région du Bankui, province du Mouhoun était un havre de paix. Les 28 et 29 mai 2023, elle a subi des attaques ayant occasionné des déplacés. Une année après, grâce aux efforts des Forces combattantes, les populations de Ouakara sont de retour sur leurs terres où elles se reconstruisent jour après jour. Reportage.

Dimanche 16 novembre 2025, le temps est ensoleillé à Ouakara. Jour de repos et de marché, il est 11 heures lorsque nous franchissions les emprises du village. Les populations endimanchées vaquent à leurs occupations. Quelques stigmates et les ruines d’habitations témoignent des évènements malheureux. Plus loin sur la place centrale, le marché reprend ses couleurs d’antan. Les étals improvisés en bois, en paille et des nattes s’étirent sous l’ombre légère des neemiers.

D’un côté, les femmes parées de pagnes en cotonnade soigneusement noués, disposent des céréales, des condiments, des fruits, et légumes, fraîchement récoltées. De l’autre côté, des hommes se désaltèrent avec des calebasses de bière locale (dolo). Les voix se mêlent, parfois hautes, parfois rieuses. On se reconnaît, on s’interpelle, on s’étreint. Ici, chaque salut a le goût d’un retour à la vie. Les enfants, eux, courent entre les étals, surfant dans une liberté retrouvée. Dans cette ambiance faite de rires, de chuchotements et d’espoir, Ouakara se réaffirme.

Le village revit, peu à peu, porté par la détermination de ses habitants. Les écoles, le dispensaire, le commerce, le marché ont tous réouvert. Les populations composées d’agriculteurs, éleveurs et autres vaquent librement à leurs occupations. Pour le

A l’infirmerie, des patients attendent leur tour afin de bénéficier de soins.

commandant, chef de corps du 51e Régiment d’infanterie commando (RIC) par ailleurs, coordonnateur régional chargé de la formation des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dans la Boucle du Mouhoun, Ambroise Belemkoabga. Cette paix retrouvée résulte des efforts du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a entrepris des opérations d’envergure pour la reconquête du territoire national.

De son avis, ces actions étaient en cours lorsque Ouakara a été attaqué. Les jeunes du village ont compris qu’il fallait s’organiser pour participer activement à la défense de leur commune. Le coordonnateur régional chargé de la formation des VDP dans la Boucle du Mouhoun affirme que le cas du village de Ouakara est un exemple de réussite. « Les jeunes étaient engagés aux côtés des FDS dans le cadre de la reconquête et de la consolidation des acquis », se réjouit-il. L’enseignant de lycée, Seydou Zongo, natif de Ouakara a temporairement quitté les classes pour enfiler la tenue des VDP. Il est le chef d’équipe des VDP de Ouakara. Il est un acteur important dans le dispositif de reconquête et de consolidation de Ouakara et des villages environnants.

La voix des notables

Arme à la main, le chef VDP revient sur les circonstances de l’attaque du dimanche 28 mai 2023. « Aux environs de 16 heures pendant que la population ne se doutait de rien, les terroristes ont fait irruption des quatre côtés du village. Ils ont attaqué l’église et plusieurs endroits en tirant sur tous les passants », confie-t-il. Il précise que les assaillants ont sommé les populations de quitter le village. Selon Seydou Zongo, deux faits majeurs ont permis de déclencher l’engagement de la jeunesse pour la reconquête et la consolidation.

Il s’agit de l’invite de la diaspora, des filles et fils de Ouakara à la mobilisation pour la reconquête du village et le Timboni ou le tambour de la guerre depuis la cité de Bankuy qui

Le commandant, chef de corps du 51e RIC, Ambroise Belemkoabga : « les VDP de Ouakara ont
fait preuve d’engagement exemplaire ».

a sonné la mobilisation de la jeunesse pour le combat. « En tant que jeune, j’estime que la meilleure manière de lutter contre le terrorisme et venger la mémoire de mes défunts parents, c’est de m’enrôler VDP pour défendre la patrie », déclare Seydou Zongo. Autour du cercle des sages, les notabilités coutumières garants des us et coutumes ont aussi joué un rôle discret mais crucial pour le retour de la cohésion sociale.

« Sur initiative de la diaspora à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Dédougou, nous avons tenu plusieurs rencontres sur notre retour au village. Ainsi, il a été décidé que les notabilités et les vieux soient les premiers à retourner au village afin de consacrer des rites coutumiers et traditionnels », explique le représentant des notabilités, Alain Kohoun.

« La vie reprend »

Pour M. Kohoun, ce retour a été organisé de concert avec les FDS qui étaient en première ligne. « Nous sommes venus trouver un village sécurisé et tout s’est bien passé. Nous sommes contents de retrouver nos terres ancestrales. Nous continuons à solliciter auprès des mânes de nos ancêtres pour que la paix, la cohésion sociale et la quiétude soit notre partage et dans tout notre pays », soutient-t-il. Après les évènements douloureux, Ouakara amorce une dynamique de reconstruction de son tissu social et de ses infrastructures afin de redonner au village un fonctionnement normal.

Le président du Comité villageois de développement (CVD) de Ouakara, Vincent de Paul Tibiri Bicaba, fait savoir que tout le village est au travail. Loin de leurs terres, les Ouakarois pensaient à la réorganisation de leur village et au renforcement de la résilience. A cet effet un Comité de relance socio-économique et culturelle de Ouakara (CRESCO) a été porté sur les fonts baptismaux. Le président Laurent Kadeba a affirmé : « nous sommes chargés d’impulser le renouveau, les initiatives en cours pour restaurer l’économie locale et raviver la vie communautaire », relève-t-il.

Selon lui, cette résilience en consolidation a bénéficié de l’appui de l’Etat à travers la SONAGES, les contributions de la diaspora au niveau national et international, en vivres, non vivres et en espèce, précise-t-il. A la paroisse Saint-Joseph de l’Apparition de Ouakara,

Selon Elie Tamini, Ouakara c’est le symbole du courage et de
l’engagement.

l’église et les autres bâtiments portent encore les stigmates de la barbarie du 28 mai 2023. Toutefois, le curé Modeste Priva Bicaba invite à la paix et la cohésion dans la communauté. Même son de cloche du côté de la communauté musulmane.

L’imam de la mosquée de Ouakara, Idrissa Kassa, souligne l’importance du pardon et du vivre-ensemble. « Je rends grâce à Allah le miséricordieux qui nous a permis de revenir auprès des nôtres. Mais elle a renforcé notre foi en la protection divine et en la capa-cité de résilience de notre village ». Puis de laisser entendre que l’Islam est une religion qui prône la paix, le pardon et la cohésion sociale.

Le retour à la vie

A l’infirmerie, l’agent de santé décrit le quotidien d’un service qui renaît avec une volonté forte d’assurer les soins essentiels. Pour l’infirmier en poste à Ouakara, Kouholi Amombawé, les urgences sanitaires récurrentes sont, entre autres, le paludisme, la diarrhée, les intoxications… « Les gens sont revenus, il y a un besoin d’accompagnement sanitaire », explique-t-il. Ouakara compte 2 écoles primaires publiques, un lycée et un collège privé. Dans ces établissements, les enseignants ne ménagent aucun effort pour offrir aux élèves une éducation de qualité. 100% de réussite au Certificat d’études primaires, session 2024-2025.

Les enseignants de Ouakara ont contribué à la résilience du village. Seydou Coulibaly qui est professeur de français/anglais au lycée de Ouakara raconte avec émotion le retour.
« De nos attributions d’éducateur, nous donnons de l’assurance, du réconfort et de la motivation à ces enfants. Chaque jour avant de commencer le cours nous faisons de l’animation pour les mettre en confiance.

La psychose a disparu pour faire place à l’assurance », se réjouit-il. Les associations des femmes du village ont aussi joué un rôle important dans la relance économique du village à travers les activités génératrices de revenus. La présidente de la fédération des associations féminines de Ouakara, Séni Madeleine Bicaba. Elle soutient que lorsqu’elles étaient loin du village, elles ont bénéficié de plusieurs formations dont le jardinage, la couture, les techniques d’élevage, la production de soumbala, du savon solide et liquide, des croquettes…

Une vue partielle des étals au marché.

Puis de poursuivre qu’après leur réinstallation, leurs priorités se résument aux activités de subsistance notamment l’agriculture, l’élevage et le commerce. Membre du CRESCO et chargée de la mobilisation des femmes, Giselle Bicaba, a souligné qu’elle œuvre à conduire à bon port les nouvelles initiatives visant la relance des activités économiques et culturelles. « Nos priorités ce sont les activités auxquelles nous tirons notre subsistance notamment l’agriculture, l’élevage, le commerce et autres », dit-elle.

Bâtir à nouveau

A Ouakara, l’agriculture occupe la première place suivie de l’élevage. Gabriel Bicaba est à cheval entre les deux secteurs. Selon ses dires, les récoltes, cette année, seront excédentaires malgré la pluviométrie capricieuse.

Pour la commerçante, Salimata Zonou, les acteurs du secteur économique participent à l’animation et à la reconstruction du village. D’après Salimata Zonou, plus de temps à perdre ; chacun s’occupe du mieux qu’il peut pour éviter l’anxiété. La sécurité retrouvée, le village revit et se reconstruit de plus belle. Janvier Bicaba, cultivateur : « Pour moi, rien ne vaut la vie. Désormais le courage et l’espoir restent notre point commun pour rebâtir notre cher village ». Le président de l’association des ressortissants de Ouakara résidant à Ouaga-dougou est Paulin Bicaba.

« Notre gratitude aux Forces de défense et de sécurité, aux VDP et à la diaspora », précise Salimata Zonou.

Selon lui, tous les habitants ont regagné leur domicile et la vie a repris ses droits à Ouakara. « Les secteurs sociaux de base comme les écoles et la santé sont opérationnels. Les différentes communautés coutumières et religieuses mènent leurs activités. Les acteurs du commerce se consacrent paisiblement à leurs acti-vités. Autant de réalités qui prouvent que Ouakara renait de plus belle », se réjouit-il.

Pour accompa-gner cette dynamique de renaissance, poursuit-il, « nous avons procédé à la mise en place en juin 2024 d’un comité de relance des activités socio-économiques et culturelles de Ouakara ». Il précise que la force de résilience des populations de Ouakara, réside d’une part dans l’élan de solida-rité, de cohésion sociale, la contribution de autorités militaires qui ont été très attentives aux sollicitations, et d’autre part la jeunesse qui s’est inscrite dans la dynamique des plus hautes autorités… ».

Une solidarité communautaire exemplaire

Dédougou la cité de Bankuy abritait le plus grand bastion militaro-civile de la reconquête de Ouakara. Natif de Ouakara, Elie Tamini est le président du comité de crise section de Dédougou. Il est heureux que la paix revienne dans son village. Informe Elie Tamini de concert avec les comités de Ouagadougou et Bobo Dioulasso nous avons élaboré trois plaidoyers. Un plaidoyer pour la réponse immédiate à nos besoins. Un plaidoyer auprès des autorités militaire et politique et enfin un plaidoyer pour l’inscription de nos écoliers, élèves et étudiants.

De même, la région du Guiriko a également accueilli un nombre important de déplacés internes de Ouakara à Bobo-Dioulasso. Basile Bicaba était le point focal du comité de crise à Sya. « C’est une population traumatisée et très épuisée qui se déportait sur Bobo-Dioulasso », a confié Basile Bicaba. Et de préciser que les premiers jours, la préoccupation c’était d’abord les loger, ensuite, voir les questions de santé et d’alimentation.

Quelle leçon en tire-t -on ?

Selon le curé Modeste Priva Bicaba, si Dieu a permis le retour, il est important de tirer des enseignements de ce passé récent. A l’en croire, dans l’ancien temps, des personnes étaient chargées d’alerter le village d’une éventuelle menace ou de personnage étranger douteux. On les appelait des “guetteurs”.

Selon Janvier Bicaba, s’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

« Puisons dans le tréfonds de l’histoire pour construire nos villages », plaide-
t-il. Paulin Bicaba abordant la question de la gestion post crise suggère qu’au niveau du village et des familles, des efforts soient faits pour se connaitre. « Lorsque vous vivez dans une communauté et qu’un étranger vient à vous. Il doit être présenté et connu de tous.
La cohésion sociale et la communication intercommunautaire permettent d’assurer plus de foisonnement, de fraternité et la symbiose », assure-t-il.

Au-delà de la reconquête militaire, estime-t-il, c’est surtout la victoire du courage et de la dignité des habitants qui marque les esprits. Des salles de classe à nouveau animées, un centre de santé qui rallume l’espoir, des champs cultivés, le commerce « bourgeonne », des troupeaux de petite taille regagnent les pistes des prières qui rassemblent et apaisent. Chaque geste, chaque initiative raconte la même histoire : celle d’un village debout. Pour Elie Tamini, c’est l’engagement, la capacité organisationnelle, la solidarité agissante et la collaboration des autorités militaires qui ont permis la maitrise de la gestion de la crise et parvenir à la réinstallation des populations de Ouakara.

Emmanuel BICABA


Lieutenant-colonel, Sosthène Coulibaly, commandant de la 5e région militaire
« Beaucoup d’efforts ont été consentis par le Président du Faso »

Selon le lieutenant-colonel Sosthène Coulibaly, la reconquête de Ouakara s’inscrit dans le cadre de l’opération globale de reconquête essentiellement pour les communes de Bondoukuy et de Ouakara. « En octobre 2023, nous avons eu dans la région l’installation du 10e Bataillon d’intervention rapide. Toute chose qui a permis de conduire de grandes opérations, Bondoukuy 1 et Bondoukuy 2 respectivement en novembre et décembre dans la zone. Ce qui a permis de créer les conditions de retour à la normale », explique-t-il. De ses dires, c’est à la faveur de ces opérations que les mois qui ont suivi avec les forces sur place, notamment le détachement militaire qui était à Bondoukuy, le bataillon mixte et les VDP de Ouakara ont procédé à la réinstallation de Ouakara en janvier 2024.

« Il faut dire qu’à cette date, nous pouvons, sans risque de nous tromper, que la consolidation qui a commencé depuis janvier 2024 est à un stade très avancé », a confié le lieutenant-colonel Sosthène Coulibaly. Il a fait savoir que dès lors qu’une localité est abandonnée, la reconquête devient une difficulté majeure. Mais, selon lui, avec le déploiement des bataillons d’intervention rapide la donne a complètement changé. « Les VDP de Ouakara et les forces ont mené des actions de sécurisation conjointes avec les VDP de Yaho, afin de ramener la sérénité pour le retour des populations », confirme-t-il. Avec les autorités administratives, dit-il, la vie a repris son cours normal. « Beaucoup d’efforts ont été consentis à travers la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui entend faire en sorte qu’aucun village du Burkina ne soit délaissé. Tôt ou tard, la situation va se régulariser », lance-t-il confiant.

B.I

Gestion durable des paysages communaux : plus de 110 000 hectares d’espaces de conservation restaurés

La deuxième session ordinaire du comité de pilotage du Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ s’est tenue, mardi 30 décembre 2025 à Ouagadougou.

Lancé en janvier 2023, le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) s’inscrit dans la dynamique des initiatives stratégiques mises en œuvre par le Burkina Faso pour répondre à des enjeux majeurs de développement. En vue de mieux conduire le projet dans la réalisation des différentes activités, les membres du Comité de pilotage (CoPil) se sont réunis le mardi 30 décembre 2025 à Ouagadougou, pour examiner le bilan technique et financier du Plan de travail et budget annuel (PTBA) au 30 septembre 2025, adopter le plan de passation des marchés de l’année 2026 et formuler des recommandations pour une bonne mise en œuvre du projet.

En effet, au 30 septembre 2025, il est ressorti selon le président du CoPil du PGPC/REDD+, Christian Somda que la mise en œuvre du PTBA révisé affiche un taux d’exécution physique de 55% et un taux d’avancement physique global de 40% après un délai consommé de 49% sur la durée du projet. Sur le plan financier, a poursuivi, M. Somda, le taux d’exécution financière du PTBA 2025 s’établit à 30,9% avec un taux de décaissement annuel de 47% et un taux de décaissement global de 34%. S’agissant du plan de passation des marchés, il affiche un taux d’exécution estimé à 85,11% avec un taux d’engagement de 85,13% sur la même période. « Au terme du troisième trimestre, le bilan présenté fait état de nombreuses réalisations jugées positives. Les taux d’exécution enregistrés sont globalement satisfaisants, traduisant une avancée notable des activités prévues », a-t-il souligné.

Des projets majeurs en cours

Christian Somda a reconnu que ces performances ont été obtenues grâce aux différentes orientations des acteurs et surtout à l’engagement des partenaires de mise en œuvre.
Relativement aux activités réalisées au cours de l’année, le coordonnateur
du PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougouma a confié que les interventions du projet ont concerné la mise en place des investissements structurants au bénéfice direct des populations. Il s’est agi notamment de la création d’espaces de conservation, assortie de mesures de clôture et de sécurisation foncière.

Le projet a également contribué, selon lui, à l’ins-tallation de parcs de vaccination, la réalisation de forages pastoraux, l’aménagement de bas-fonds rizicoles ainsi qu’à la mise en place de périmètres agricoles aménagés au profit des communautés bénéfi-ciaires. « La restauration du couvert végétal constitue un autre axe majeur des actions menées. Des opérations de reboisement ont été réa-lisées aussi bien dans les espaces de conservation identifiés que dans les zones situées en dehors de ces espaces », a-t-il soutenu. En termes de résultats chiffrés, a précisé le coordonnateur, le PGPC/REDD+ a déjà permis la restauration de plus de 110 000 hectares d’espaces de conservation.

A terme, le projet prévoit la récupération d’environ un million d’hectares de terres dégradées. Au cours de cette session, a noté le président du CoPil, les échanges vont se focaliser sur les projets de 2026 avec l’ambition de mettre en œuvre des actions structurantes en phase avec la dynamique de refondation nationale et bénéfiques aux populations rurales. Parmi les grands chantiers, il a annoncé la valorisation des produits forestiers non ligneux, le renforcement des capacités institutionnelles et la mise en œuvre des Plans de développement intégrés communaux.

Oumarou RABO

𝐃𝐞́𝐝𝐨𝐮𝐠𝐨𝐮 : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐥𝐞𝐬𝐬𝐞́𝐬 𝐞𝐧 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬

En visite dans la région du Bankui, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, s’est rendu, ce mardi 30 décembre 2025, à l’hôpital militaire de Dédougou pour exprimer son soutien, sa compassion et son réconfort aux blessés en opérations. Cette démarche vise à témoigner la reconnaissance du Président du Faso et du Gouvernement aux forces combattantes engagées dans la lutte pour la reconquête du territoire national.

‎Conduit par le Directeur des services de santé régionale des armées, le médecin capitaine Stéphane Zoungrana, le Chef du Gouvernement a été informé des circonstances des blessures des soldats internés. Le médecin capitaine a rassuré que toutes les dispositions sont prises pour garantir une prise en charge diligente, appropriée et conforme aux standards exigés pour les forces combattantes. Il a également permis au Premier ministre de constater de visu les conditions de soins ainsi que les efforts en cours pour renforcer l’offre sanitaire dans cette structure militaire.

‎Au terme de la visite, le Premier ministre a adressé aux blessés un message d’encouragement, de solidarité et de profonde reconnaissance. Il a salué leur engagement et leur sacrifice pour la défense du Burkina Faso.

‎« Vous êtes ici parce que vous avez été blessés dans le combat pour le Burkina Faso. Nous avons tenu à passer vous voir pour vous encourager et vous dire que nous sommes de tout cœur avec vous », a-t-il indiqué.

‎À l’orée de la nouvelle année, le Chef du Gouvernement a souhaité un prompt rétablissement aux blessés, formulant l’espoir qu’ils retrouvent très bientôt leurs familles et leurs communautés.

‎Le Premier ministre a enfin réitéré l’engagement du Gouvernement à améliorer continuellement les conditions de prise en charge des blessés, évoquant notamment la construction de nouveaux bâtiments au sein de l’hôpital militaire.

‎« Vous êtes la preuve de l’engagement que le Président du Faso attend de chaque Burkinabè. Nous allons continuer à améliorer les conditions de prise en charge », a-t-il affirmé, avant de souhaiter à tous une bonne et heureuse année 2026, placée sous le sceau de la santé et de la victoire sur l’ennemi.

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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

 

Reconquête du territoire national: le gouvernement salue les efforts des combattants dans le Goulmou

Une délégation gouvernementale, composée des ministres chargés de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, des Infrastructures, Adama Luc Sorgho, et des Mines, Yacouba Zabré Gouba, s’est rendue, hier lundi 29 décembre 2025, dans le Goulmou, pour traduire la reconnaissance du gouvernement aux Forces combattantes, activement engagées dans la reconquête du territoire national.

Le gouvernement burkina￾bè doit une fière chandelle aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), engagés sur les différents théâtres des opérations. A l’orée du nouvel an, une délégation ministérielle a été dépêchée, hier lundi 29 décembre 2025, dans la région du Goulmou, afin de leur exprimer la gratitude du peuple burkinabè pour les sacrifices consentis.

Conduite par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr
Adjima Thiombiano, la mission comprenait le ministre des Infrastructures, Adama Luc
Sorgho, et celui des Mines, Yacouba Zabré Gouba. Elle s’est rendue au 64e Régiment
interarmes de Fada N’Gourma, puis dans un détachement avant de visiter un poste de
sécurisation avancé. D’une étape à l’autre, elle était porteuse d’un message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Un message de reconnaissance et d’encouragement qui magnifie la bravoure, la résilience et le professionnalisme des hommes engagés pour la reconquête du territoire national. « Nous avons été mandatés par le président du Faso et l’ensemble du gouvernement pour féliciter les Forces combattantes et leur témoigner toute la reconnaissance de la Nation. Grâce à cet engagement, le Burkina Faso tient debout et avance », a déclaré le Pr
Adjima Thiombiano. Tout en saluant les efforts déjà fournis, il a appelé à un sursaut
collectif pour venir à bout de la menace terroriste, insistant sur la nécessité d’une cohésion
sociale renforcée entre Forces combattantes et populations civiles, ainsi qu’au sein même
des unités.

La délégation gouvernementale a visité un détachement et un poste de sécurisation.

« Un geste qui galvanise » A quelques jours de l’année 2026, le ministre Thiombiano a
également formulé des vœux à l’endroit des FDS et des VDP, souhaitant que la nouvelle
année soit celle de la consécration de la victoire tant attendue. « L’histoire retiendra
que c’est grâce à vous que des localités ont été libérées et que toute la région de l’Est et le
Burkina Faso sont restés debout », a-t-il ajouté. Par ailleurs, il les a rassurés de l’engagement du gouvernement à renforcer l’appui en ressources humaines, matérielles et financières.

Prenant la parole, le commandant de la 6e région militaire, le chef de bataillon Boubacar Dadijan, a exprimé sa satisfaction et sa fierté suite à cette visite. Pour lui, ce geste du gouvernement honore et motive davantage les forces déployées sur le terrain.
« Ces messages d’encouragement nous galvanisent pour l’année 2026. Ils renforcent notre
détermination pour la reconquête du territoire national », a-t-il souligné. Au terme de la visite, la délégation gouvernementale s’est rendue au chevet des blessés de
guerre. Elle leur a traduit la compassion et la solidarité du gouvernement, avant de
leur souhaiter un prompt rétablissement et un retour rapide au sein de leurs familles et de
leurs unités.

 Joanny SOW