Carrefour international de la gastronomie du Faso: une vitrine pour le rayonnement international du pays

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La deuxième édition du Carrefour international de la gastronomie du Faso (CIGAF) a officiellement ouvert ses portes, lundi 27 octobre 2025, à Ouagadougou. Cette édition qui se tient du 27 octobre au 1er novembre, a pour thème : « La gastronomie, vecteur de valorisation culturelle et d’unité des peuples ».

L’art culinaire est un vecteur de richesse culturelle et de développement des pays. C’est fort de cette vision que des chefs cuisiniers burkinabè ont créé le Carrefour international de la gastronomie du Faso (CIGAF). Ainsi, la grande famille des acteurs œuvrant dans le domaine de la gastronomie de plusieurs pays se retrouve à Ouagadougou pour un partage d’expériences, une vulgarisation du savoir-faire culinaire et une valorisation des riches patrimoines culturels.

Pour la présente édition qui se tient, du 27 octobre au 1er novembre 2025, dans la capitale burkinabè, 26 pays sont présents dont la Turquie, le Nigeria, la France, la Tunisie, l’Afrique du Sud, le Ghana, le Mali, le Togo et la Guinée. Selon le représentant du ministre de la
Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le chargé de missions Moussa Dicko, la tenue de cette édition du CIGAF est d’abord une fierté, ensuite un engagement à partager nos valeurs, notre riche patrimoine culinaire et exporter le savoir-faire des Burkinabè vers le reste du monde.

Selon lui, le Carrefour international de la gastronomie du Faso constitue une réponse à la question fondamentale : comment transformer nos richesses locales, nos talents et nos traditions en leviers de développement et de rayonnement mondial ? Le président du comité d’organisation du CIGAF 2025, Benjamin Compaoré, a affirmé que leur ambition est de faire de la gastronomie un levier de développement national et une fierté. « Cette IIᵉ édition se veut plus ouverte, plus inclusive et résolument internationale », a-t-il poursuivi.

Quant à la représentante du parrain, Martine Baillou, elle a confié qu’être parrain de cette édition est pour lui un devoir moral et patriotique, mais aussi une source de fierté, car au-delà de la célébration du goût, le CIGAF est un espace d’unité, de créativité et d’opportunités. A l’issue de la cérémonie d’ouverture, les participants, au cours d’une visite de stands, ont découvert la diversité et la qualité des produits exposés par les différents pays au CIGAF 2025.

Emmanuel BICABA

 

Cas d’incivisme à Ouagadougou: le tenancier d’une auberge voile un lampadaire avec un pagne

Dans la nuit, du 28 au 29 octobre 2025, le Centre d’appel de la Police municipale de Ouagadougou recevait l’appel d’un citoyen pour dénoncer un cas d’incivisme.

Très rapidement une équipe de la Direction de la sécurité publique s’est déportée sur les lieux. Le constat est désolant, en effet le tenancier d’une auberge a enveloppé le
lampadaire situé devant son auberge d’un pagne en vue d’assurer une discrétion à la clientèle.

Après vérification, l’auberge a été fermé pour non-respect des conditions légales d’exploitation et les tenanciers conduits sur le site de Faso Mêbo.

Séance tenante des instructions ont été données d’enlever le pagne, le gérant et le concierge ont été conduits dans les locaux de la Police municipale. Au cours de l’intervention, l’équipe a constaté que l’auberge ne répond pas aux conditions légales d’exploitation d’une infrastructure d’hébergement, notamment l’absence d’un agrément d’exploitation, certains documents ne sont pas à jour et la non tenue d’un registre d’enregistrement des clients.

Ce jour, 29 octobre 2025, les services de la Police municipale ont procédé à la fermeture de l’auberge, les contrevenants conduits sur le site de Faso Mêbo pour des travaux d’intérêt commun.La Police municipale rappelle aux citoyens que l’éclairage public répond à un besoin de sécurité publique, la notion de « voir et être vu ». Il dissuade le délinquant et rassure le citoyen.

Elle réitère ses remerciements à la population de la ville de Ouaga-dougou pour son esprit patriotique et civique.

Le Service de l’Information et de la Communication.
Contacts : ligne verte : 80.00.11.03
Plate-forme des plaintes WhatsApp : 70.00.83.41
La Police municipale, toujours plus proche de vous !

De l’Insurrection à la Révolution

Les 30 et 31 octobre 2014, le peuple burkinabè descendait dans les rues pour exprimer un ras-le-bol général contre l’injustice, la confiscation du pouvoir et la gouvernance d’exclusion. A voir de près, l’Insurrection populaire portée par une jeunesse audacieuse et une population décidée, a été avant tout l’expression d’une profonde soif de changement et d’une quête de dignité.

Onze ans plus tard, la commémoration de cet événement majeur se déroule dans un contexte tout aussi historique : celui d’une Révolution populaire progressiste (RPP) engagée pour refonder l’Etat, libérer l’économie nationale des dépendances extérieures et le pays entier de l’exploitation impérialiste. Le Burkina Faso vit aujourd’hui une autre phase de sa marche vers l’émancipation, sous le sceau d’un idéal de souveraineté assumée et d’un développement endogène qui place le citoyen au centre des politiques publiques.
Le parallèle entre 2014 et la période actuelle est évident.

En 2014, les Burkinabè ont tout bravé. Balais et spatules en main, le poing levé, ils ont dit non à la pérennisation d’un régime de 27 ans et réclamé plus de justice sociale, d’opportunités et de patriotisme dans la gestion de la chose publique. Aujourd’hui, cette soif trouve un prolongement concret dans les actions portées par la RPP qui s’attelle à transformer ces aspirations en actes concrets, les discours en politiques publiques, et les promesses en réalisations tangibles. Si les insurgés d’hier réclamaient la liberté et la dignité, les révolutionnaires d’aujourd’hui s’efforcent de bâtir les bases d’un Burkina libre, fort et prospère.

Cependant, comme en 2014, la réussite de cette nouvelle étape dépendra de la mobilisation collective. La révolution ne saurait être l’affaire d’un seul homme ou d’un seul gouvernement. Elle doit être le fruit d’une conscience nationale partagée, d’une responsabilité citoyenne assumée et d’une volonté commune inébranlable.

En commémorant ce 11e anniversaire de l’Insurrection populaire, chaque Burkinabè est donc invité à revisiter le sens du combat d’hier, à mesurer le chemin parcouru et à renouveler sa foi dans le destin collectif. Car l’histoire de la nation ne se limite pas à des dates symboliques, mais s’écrit chaque jour, dans les champs, les écoles, les usines, les marchés, les casernes et les bureaux. En somme, il s’agit de donner un sens concret au sacrifice des martyrs.

La rédaction

Le retissage d’un lien sacré

Une délégation d’Afro-descendants et de la diaspora africaine séjourne, depuis quelques jours, au Burkina Faso. Ces dernières années, ce mouvement croissant des Afrodescendants vers l’Afrique, singulièrement, dans sa partie occidentale, n’est pas un simple flux migratoire, mais un phénomène socio-politique, culturel et économique profond qui traduit une volonté manifeste de renouer avec la terre des aïeux. Longtemps perçu comme une utopie lointaine, ce « Retour aux sources » qui, jadis, n’était qu’une simple vue de l’esprit, est aujourd’hui encouragé par plusieurs Nations africaines dont le Burkina Faso, pour qui la diaspora est vue comme un pilier essentiel dans la construction du pays, et d’un continent africain souverain et prospère.

Ce mouvement trouve ses racines dans l’histoire tragique de l’esclavage transatlantique. Pour les descendants des africains arrachés de force à leur terre, revenir sur le continent est bien plus qu’un symbole. Il est un acte puissant de réappropriation identitaire. « Il est plus encore celui du retissage du lien sacré entre le continent africain et ses enfants ; ce lien que les tempêtes de l’histoire avaient tenté d’effacer mais qui n’a jamais disparu des
cœurs », avait déclaré le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré, à la conférence inaugurale du séjour de la délégation. En effet, l’initiative des Afrodescendants vise à renouer avec le fil d’une histoire brutalement interrompue, à l’image de celle que le Ghana a mis en place dénommée « l’Année du retour » et lancée en 2019.

Selon certains observateurs, cette démarche a démontré la puissance mémorielle de ce pèlerinage, incitant des milliers de personnes à entreprendre ce voyage sur les terres de leurs ancêtres. Le Burkina Faso s’est positionné activement au cœur de cette dynamique avec l’accueil de cette délégation d’Afrodescendants. Toute chose qui, il faut le dire, traduit la volonté du Président, le capitaine Ibrahim Traoré, qui, de vive voix, ne cesse d’appeler à l’union des peuples africains pour la construction du continent. C’est d’ailleurs le combat que mènent le Burkina Faso et les autres pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) pour l’affirmation de leur pleine souveraineté. Le retour symbolique de la diaspora africaine vient donc renforcer la conviction d’une Afrique capable de forger son propre modèle de développement.

Mais, au-delà de l’aspect symbo-lique, les enjeux sont éminemment économiques. Car, on le sait, les Afrodescendants, souvent originaires des Amériques et des Caraïbes, arrivent avec des capitaux, des compétences et des réseaux professionnels précieux susceptibles de consolider le développement du continent. Ainsi, plutôt que de voir en ces
« retours » comme de simples visites mémorielles, il faut également y percevoir des ponts solides pour des investissements directs structurants profitables aux peuples d’Afrique.
Des pays comme le Bénin ont montré la voie en facilitant l’accès à la nationalité, reconnaissant que les descendants des esclaves peuvent jouer un rôle majeur dans le dynamisme économique local.

En effet, ce sont des acteurs qui, loin des stéréotypes, peuvent contribuer positivement à l’édification d’une économie plus résiliente. Toutefois, les différences culturelles et les attentes peuvent parfois créer des frictions ou des désillusions. C’est pourquoi, pour le succès de cette « Renaissance africaine », les nations d’accueil devront travailler à une meilleure intégration durable des intéressés. En attendant, l’on peut se féliciter de la démarche du Burkina Faso qui, si besoin en était, réaffirme une fois de plus sa volonté de faire du pays des Hommes intègres une terre panafricaine en vue de bâtir, avec ses frères et sœurs de la diaspora, une Afrique forte, unie et maîtresse de son destin.

Kamélé FAYAMA

Intégration de l’IA dans le système sanitaire: les ministères de la Transition digitale et de la Santé scellent une convention

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques et celui de la Santé ont signé une convention de collaboration afin d’implémenter des outils IA au profit du système sanitaire, mercredi 29 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le gouvernement burkinabè a fait le choix d’aller vers l’intégration de l’Intelligence artificielle (IA) dans tous les secteurs d’acti-vités. Cette vision s’est matérialisée, mercredi 29 octobre, à Ouagadougou, par la signature d’une convention de collaboration entre le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques et le département de la Santé. Selon la ministre chargée de la Transition digitale, Aminata Zerbo, cette convention est une étape qui va permettre de se pencher sur des problématiques réelles, concevoir et mettre en place des outils IA au profit du système de santé.

Elle a confié que c’est une technologie « très puissante » qui a déjà fait ses preuves à travers le monde dans plusieurs secteurs, notamment celui de la santé où de nombreuses données sont produites.

« Avec l’IA, nous arrivons à analyser ces données et à inférer de nouvelles connaissances qui permettent d’aider à la décision au niveau de la santé, faire des diagnostics plus précis et améliorer la surveillance de la situation sanitaire pour pouvoir anticiper sur d’éventuelles épidémies », a expliqué Mme Zerbo.

A l’écouter, c’est une urgence de profiter de ce potentiel pour améliorer les performances du système sanitaire burkinabè, pour qu’il soit efficace et proche de la population. « Nous avons les ingrédients qu’il faut pour mettre en place des outils qui vont venir renforcer notre système de santé, grâce à l’intelligence artificielle », a signifié la ministre chargée de la Transition digitale. Le ministre de la Santé, Robert Lucien Kargougou, a fait savoir que son département est honoré par la matérialisation de cette collaboration qui existait déjà. «

L’utilisation de l’IA dans le secteur de la santé, comporte beaucoup d’avantages. Nous pouvons l’utiliser pour des diagnostics plus précis dans le domaine de l’imagerie médicale ou le scanner. Il nécessite que nous puissions disposer en tout cas de données contextuelles », a relevé le ministre Kargougou. Il a également indiqué que cette technologie devrait permettre de prédire la survenue de certaines maladies épidémiques. Selon lui, avec l’appui du département en charge de la transition digitale, plusieurs
produits sont en train d’être dématérialisés. « Cela devrait nous permettre de ne pas s’appuyer sur les données qui nous viennent de l’extérieur », a-t-il dit. Il a annoncé la mise en place d’un centre national d’intelligence sanitaire.

 

Aly SAWADOGO

Protection des données à caractère personnel : le cabinet du ministre chargé de l’Enseignement supérieur outillé

La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) a tenu une séance d’échanges avec les membres du cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou.

La Commission de l’informatique et des libertés (CIL) poursuit ses échanges avec les responsables des institutions. Elle a eu une rencontre avec les membres du cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou. L’objectif est de les outiller aux enjeux de la réglementation en matière de protection des données à caractère personnel.

Il ressort des explications que les données à caractère personnel sont définies comme toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable. Cela
signifie que ces données concernent une personne physique, identifiée directement (par exemple, nom, prénom) ou indirectement (numéro de téléphone, adresse email, adresse IP).

Selon les techniciens, ces données peuvent inclure un large éventail d’informations allant des données d’identité classiques, aux données plus techniques ou biométriques (photo, voix, données de connexion, données de localisation), tant qu’elles permettent de désigner une personne physique, directement ou par croisement plusieurs informations. Au regard des enjeux de la protection des données à caractère personnel, le ministre l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a salué l’initiative de la CIL.

Il a confié que son département dispose de plusieurs plateformes numériques telles CampusFaso, le CENOU, le FONER, et même l’université virtuelle. Selon la Présidente de la CIL, Halguièta Nassa, le ministère chargé de l’Enseignement dispose d’outils performants qui génèrent et manipulent quotidiennement des données personnelles sensibles comme celles des étudiants, des parents, des enseignants et du personnel du ministère et bien d’autres.

Elle a rappelé que toute donnée collectée, stockée, partagée ou publiée mérite une attention particulière, un cadre de sécurité adapté et une déclaration à la CIL, conformément à la loi. Mme Nassa a également fait le plaidoyer afin que le ministère intègre de la protection des données à caractère personnel dans les curricula de l’enseignement supérieur.

La présidente de la CIL a remis au ministre chargé de l’Enseignement supérieur le texte de la loi N°001/2021/AN du 30 mars 2021, portant protection des données à
caractère personnel.

Emmanuel BICABA

RENCARTS 2025 : les arts à l’honneur, du 30 octobre au 1er novembre prochain

Le Musée national du Burkina Faso organise, du 30 octobre au 1er novembre 2025, à Ouagadougou la IIe édition de la Rencontre des arts (RENCARTS) sur le thème : « Créer, dire et partager nos rêves ». L’information a été annoncée au cours d’une conférence de presse, lundi 27 octobre 2025, à Ouagadougou.

La Rencontre des arts (RENCARTS) est un événement culturel et artistique initié par le Musée national du Burkina Faso. Dans la soirée du lundi 27 octobre 2025, à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse, le Musée national a annoncé la tenue de la IIe édition, du 30 octobre au 1er novembre, sur le thème : « Créer, dire et partager nos rêves ».
Selon le directeur général par intérim du Musée national du Burkina Faso, Adama Ouédraogo, le thème choisi pour la IIe édition de RENCARTS met en lumière la puissance de l’imagerie collective et la capacité des artistes à transformer les rêves en réalités visibles. Il a indiqué que plusieurs activités sont à l’ordre du jour. Il s’agit de communications et d’expositions.

Selon M. Ouédraogo, l’évènement poursuit plusieurs objectifs à savoir favoriser la rencontre entre artistes de différentes disciplines (sculpture, peinture, musique, théâtre, danse et littérature) et encourager le dialogue interculturel et la transmission des savoirs artistiques. « Il vise aussi au renforcement du Musée national comme un pôle de créativité et de rayonnement culturel », a-t-il expliqué.

Pour lui, le succès de RENCARTS repose sur la synergie entre institutions publiques, partenaires privés et acteurs culturels. Pour cette
édition 2025, un appel à candidatures a été lancé et 90 dossiers issus de toutes les régions du pays ont été réceptionnés dans plusieurs disciplines. Le DG par intérim du Musée national espère recevoir plus de visiteurs qu’en 2024.

Valentin KABORE
(Collaborateur)

Excellence scolaire au Sanguié : les meilleurs acteurs du système éducatif récompensés

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La IIe édition de la journée provinciale de l’excellence scolaire du Sanguié s’est tenue, samedi 25 octobre 2025, à Réo. Les acteurs qui se sont illustrés par leurs résultats au cours de l’année scolaire 2024-2025 ont été récompensés.

«Promotion de l’excellence scolaire dans la province du Sanguié : un engagement citoyen pour former des leaders patriotes ». C’est sur ce thème que s’est tenue la deuxième édition de l’excellence scolaire de la province du Sanguié. Ils sont au total 94 lauréats, dont 47 élèves ou apprenants, 23 enseignants ou éducateurs, 3 encadreurs, 5 partenaires de l’éducation et 16 structures éducatives qui ont été récompensés. Parmi eux, les dix meilleurs élèves au CEP, dont la moyenne est comprise entre 09 et 09,60, la meilleure enseignante, le meilleur encadreur pédagogique, les cinq meilleures écoles, le meilleur CEEP (Centre d’éveil et d’éducation préscolaire) et les trois meilleures circonscriptions d’éducation de base.

En outre, l’engagement d’un enseignant a été particulièrement salué à la suite de sa disponibilité, qui a permis à sa CEB (Circonscription d’éducation de base) d’origine d’éviter toute rupture dans le déroulement des activités pédagogiques. A côté de toutes ces récompenses, il a été décerné le prix de l’inclusion pédagogique, le prix des meilleurs partenaires : AME (Association des mères éducatives) et APE (Association des parents d’élèves).

Au BEPC, sur 5 160 candidats présentés, 2 515 ont été admis, soit un taux de
48,75 %. Ce résultat place la province du Sanguié en tête du classement au niveau régional. Au baccalauréat, parmi les 2 307 candidats, 1 302 étaient inscrits en série A et 1 005 en série D. Les taux de réussite sont de 80,95 % pour la série A et 50,35 % pour la série D, soit un taux de succès global de 67,62 %, positionnant la province du Sanguié à la deuxième place régionale.

Selon la haut-commissaire de la province du Sanguié, Talari Germaine Ouoba, par ailleurs présidente du comité d’organisation, ces résultats fort appréciables ont été réalisés en dépit de certaines difficultés. « Nous célébrons aujourd’hui le mérite, le travail bien fait et la persévérance de nos élèves, de nos enseignants et de tous les acteurs du système éducatif du Sanguié », a-t-elle indiqué. Elle a précisé que, dans un contexte où les défis de l’éducation sont nombreux, il est essentiel de montrer aux jeunes que le travail, la discipline et la détermination sont toujours récompensés.

« La même détermination »

Fortes de ce constat, a ajouté Mme Ouoba, et dans un élan de solidarité jamais égalé, les forces vives du Sanguié ont tenu à magnifier les acteurs qui se sont distingués par la qualité de leur travail. Prenant la parole au nom des patrons, le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des sceaux Rodrigue Edasso Bayala, a salué le comité d’organisation pour sa constance dans la tenue de cette journée et pour le choix porté sur sa personne et sur les autres membres
du gouvernement comme patrons de cette deuxième édition.

Il a fait savoir que cette activité est une tradition à valoriser et à perpétuer, car elle rappelle à tous que l’école est la clé du progrès et de tout développement durable. Il a ensuite félicité les lauréats pour leurs brillants résultats, tout en précisant qu’ils sont aujourd’hui à l’honneur parce qu’ils font preuve de rigueur, de courage et de discipline. M. Bayala les a invités à continuer à travailler avec la même détermination, la même passion et la même humilité, et à rester toujours disciplinés afin de contribuer à leur tour à la construction du pays. Quant aux encadreurs et enseignants de la province, le représentant des patrons a précisé qu’ils sont les véritables artisans de la réussite des enfants.

« Dans des conditions parfois difficiles, vous accomplissez votre mission avec abnégation et sens du devoir. Vous êtes les piliers de notre système éducatif », a-t-il dit. Pour le représentant des parrains, Désiré Yaméogo, c’est un honneur d’être associé à cet événement qui magnifie les meilleurs élèves et leurs enseignants de la province du Sanguié.

« Cette cérémonie, bien plus qu’un simple événement, est un moment de reconnaissance, un symbole fort d’encouragement et de motivation pour nos élèves », a-t-il signifié. De son avis, la journée de l’excellence leur offre l’occasion de se retrouver et de réaffirmer leur engagement pour un système éducatif moderne et producteur de compétences et de valeurs sûres pour la province et, partant, pour la nation entière. Sindi Issaka Zagré, Président de la délégation spéciale (PDS) et préfet du département de Réo, a précisé que sa commune est très fière d’abriter cette activité, symbole de reconnaissance, de mérite, de travail bien fait et de persévérance des élèves, des enseignants et de tous les acteurs du système éducatif.

Beyon Romain NEBIE
Moïse BADO
(Collaborateur)

Fonds de promotion culturelle : 423 projets seront financés à hauteur de 300 millions F CFA

Dans le cadre du suivi des projets financés par le Fonds de promotion culturelle (FPC), le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) a organisé une rencontre d’échanges avec les bénéficiaires, prestataires et chargés de suivi des projets, mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA) veut faire un point d’étape sur l’exécution des projets financés par le Fonds de promotion culturelle (FPC). A cet effet,
il a tenu une rencontre d’échanges avec les bénéfi-ciaires et les prestataires de son appel à projet 2025, mardi 28 octobre 2025, à Ouaga-dougou. Selon la secrétaire générale du BBDA, Chantal Sorgho Kaboré, il était opportun de regrouper le BBDA, le comité de suivi desdits projets et les bénéficiaires pour des échanges afin de s’accorder pour la réussite des projets sélectionnés.

Elle a annoncé que le BBDA va financer 423 dossiers sur un effectif global de 1289 dossiers reçus à hauteur de 300 millions F CFA. Selon le Directeur général (DG) du BBDA, Hamed dit Patindeba Patric Lega, cette rencontre avec les bénéfi-ciaires et les prestataires de l’appel à projets du BBDA est une occasion pour les acteurs d’avoir plus d’informations sur le Fonds de promotion culturelle, afin que ceux qui souhaitent postuler pour les prochaines années puissent le faire en toute quiétude et déposer leurs dossiers à temps. M. Léga a aussi soutenu que cette rencontre vise également à faire un point d’étape sur l’exécution des activités, identifier les difficultés rencontrées et harmoniser les pratiques en matière de gestion et de justification des financementsaccordés.

Il a indiqué que le BBDA a animé une conférence de presse, lundi 19 mai 2025, sur le lancement officiel de l’appel à projets du FPC. A l’en croire, les dossiers ont été reçus, du 22 mai au 26 juin 2025, au siège du BBDA à Ouagadougou et dans ses représentations régionales. Le DG a confié, par ailleurs, que tous les comités de suivi des projets sont déjà en place et les résultats attendus seront au rendez-vous. Le FPC vise à soutenir les projets culturels portés par les membres du BBDA dans les domaines tels que la musique, la littérature, les arts graphiques et plastiques (AGP), le cinéma/audiovisuel, la danse, le théâtre.

 

Valentin KABORE
(Collaborateur)

Salon des musées et des sites touristiques: la première édition prévue du 4 au 8 décembre 2025

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L’Association des jeunes visionnaires a animé une conférence de presse, le mardi 28 octobre 2025. Ses responsables ont annoncé la tenue de la première édition du Salon des musées et des sites touristiques du Burkina Faso (SAMUSITB), du 4 au 8 décembre 2025, à Ouagadougou.

Ouagadougou abritera, du 4 au 8 décembre 2025, à Ouaga-dougou, la première édition du Salon des musées et des sites touristiques du Burkina Faso (SAMUSITB) sur le thème : « Histoire et culture de notre nation, symbole de notre souveraineté ». L’annonce a été faite, le mardi 28 octobre 2025, dans la capitale par l’Association des jeunes visionnaires, la structure organisatrice de l’évènement.

Selon le président de l’association, Fernand Ouédraogo, le salon entend valoriser le patrimoine culturel et historique du Burkina Faso. Il vise aussi à sensibiliser les citoyens sur la nécessité de préserver et de transmettre la mémoire collective de la nation. Au programme de cette première édition figurent une conférence d’ouverture avec la remise de titres honorifiques à des entreprises et universités partenaires, l’animation d’un pavillon d’exposition installé au Musée national, ainsi que des visites guidées animées par des guides touristiques.

Ces acti-vités selon les initiateurs, visent à renforcer le lien entre les institutions académiques, les acteurs culturels et le grand public. Pour M. Ouédraogo, cette première édition s’inscrit dans un contexte où le Burkina Faso affirme de plus en plus son indépendance et son identité sur la scène internationale.

« Nous pensons que la culture est un socle sur lequel nous devons nous baser pour mieux défendre nos intérêts », a-t-il soutenu. Pour la préservation des sites touristiques, Fernand Ouédraogo et ses camarades invitent les entrepreneurs et les universitaires à s’impliquer dans la réhabilitation des musées.

« Il faut que les Burkinabè eux-mêmes s’impliquent dans la restauration de leur mémoire collective. Nos musées et nos sites touristiques sont les lieux où se préservent et se racontent nos valeurs culturelles », a-t-il relevé. A l’occasion, M. Ouédraogo a salué l’accompagnement du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.

Abdoulaye BALBONE