Construction de l’unité africaine: une conférence pour accélérer la dynamique

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a organisé au profit de la délégation des afrodescendants et de la diaspora africaine aux USA séjournant au Burkina, une conférence sur le rassemblement de la jeunesse et l’unité africaine, mercredi 29 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le séjour de la délégation des afrodescendants et de la diaspora africaine vivant aux USA en cours au Burkina Faso est jalonné de diverses activités. Mercredi 29 octobre 2025, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, en collaboration avec celui en charge de l’enseignement supérieur, a organisé une conférence publique sur le rassemblement de la jeunesse et l’unité africaine. Un thème qui a été développé par le Pr Moumouni Zoungrana afin d’éclairer les lanternes des participants sur les enjeux de l’unité africaine.

Pour lui, l’Afrique doit se réveiller et maintenant, surtout que des siècles durant, elle a été exploitée, spoliée de ses ressources. « Depuis l’avènement des indépendances, les africains ont toujours eu cette soif d’aller au panafricanisme. Mais, qu’est ce qui les empêche de le faire jusque-là ? Qu’est-ce que la jeunesse d’aujourd’hui peut faire pour réaliser ce rêve ? », ce sont quelques questions que le conférencier a posées et qui ont trouvé leurs explications et réponses dans son exposé.

Bâtir une nouvelle Afrique

Aussi, le Pr Zoungrana a fait savoir à l’assistance que l’unité africaine ne sera une réalité que lorsque la jeunesse va prendre conscience de la domination imposée à l’Afrique depuis des décennies. « Il faut que les paradigmes changent. Nous devons enseigner la vraie Afrique aux générations actuelles et à venir au lieu de continuer dans le modèle impérialiste qu’on nous distille. Nous avons une Afrique riche et prospère.

Malheureusement, elle a été pillée volée et vidée de son système politique économique et social depuis des années. Et, il faut que la génération actuelle en prenne conscience afin d’assumer ses responsabilités de bâtir une nouvelle Afrique », a fait savoir le conférencier.
Un autre conférencier, Benson Kassue, originaire des Etats Unis d’Amérique, membre de la délégation de la diaspora et des Afrodescendants a fait ressortir dans son exposé que l’unité africaine n’est plus négociable. Il a salué l’accompagnement du gouvernement burkinabè qui est, selon lui, dans la dynamique de changement des paradigmes.

Selon lui, l’Afrique ne manque de rien et la jeunesse africaine doit se réveiller et prendre conscience du rôle qu’elle doit jouer dans la géopolitique actuelle. M. Kassue a également indiqué que la visite des Afrodescendants au Burkina s’inscrit dans cette logique d’apporter un soutien aux peuples qui luttent pour l’indépendance réelle du continent. En cela, il a salué l’engagement remarquable des autorités burkinabè à travers le monde à assumer librement et souverainement leurs choix stratégiques et leurs priorités de développement pour le pays et l’Afrique toute entière.

Wanlé Gérard COULIBALY
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

Initiative présidentielle Faso Mêbo: les doyens de la musique burkinabè apportent leur contribution

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Les doyens de la musique moderne et traditionnelle ont fait un don d’une tonne de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou.

Les doyens de la musique moderne et traditionnelle sont convaincus que l’Initiative présidentielle Faso Mêbo est un levier de développement du Burkina Faso. Voilà pourquoi, ils ont décidé d’apporter leur soutien à l’initiative mardi 28 octobre 2025 à Ouagadougou à travers un don d’une tonne de ciment. Selon Tiemoko Traoré de son nom d’artiste « Patcheko », ce geste est pour eux une question d’engagement citoyen et de patriotisme.

Après ce don, les initiateurs envisagent tenir cette manifestation au Musée national pour rendre hommage à ces icones de la musique burkinabè dont certains sont malheureusement inactifs et parfois oubliés du grand public, a soutenu M. Ouédraogo. Il a expliqué que cette journée culturelle sera accompagnée des prestations d’artistes. A cette occasion, l’artiste a invité les jeunes générations à prêter main forte à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo pour un Burkina Faso meilleur. Pour encourager les travailleurs de Faso Mêbo, la délégation a organisé quelques prestations musicales à l’issue du don.

 

Abdoulaye BALBONE
Korotimi Nabaloum
(Stagiaire)

Cinkansé: 207 sacs de cyanure dissimulés sous du riz saisis

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Sous des montagnes de sacs de riz, l’illusion paraissait parfaite. Un convoi banal, apparemment voué à nourrir. Mais derrière ces grains de riz d’apparence innocente, se cachait le souffle du danger : 267 sacs de cyanure, dissimulés avec cynisme et perfidie.

Une tromperie méthodique, stoppée net par la vigilance des agents du bureau des Douanes de Cinkansé.Ce que les douaniers ont mis à jour ce 23 octobre 2025, ce n’est pas seulement une fraude : c’est le visage cru de la bêtise humaine, celle qui sacrifie la vie au profit, qui marchande la mort sous couvert de commerce.

Le cyanure, substance d’une toxicité extrême, ne pardonne ni l’erreur ni l’imprudence. Une fuite, un contact, une respiration, et c’est la vie qui chancelle, la terre qui s’empoisonne, l’eau qui devient cendre.

Après la saisie récente de deux cent (200) fûts de cyanure par la Brigade mobile des Douanes de Kaya, cette nouvelle saisie confirme la persistance d’un péril que seule la vigilance peut contenir.

A Cinkansé, cette vigilance porte l’empreinte d’une administration debout, celle de la Douane burkinabè, gardienne inflexible de la sécurité publique face aux périls invisibles.
Face à ces actes d’une irresponsabilité inouïe, le Directeur général des Douanes l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a tenu à saluer la clairvoyance et la détermination des agents de Cinkansé, tout en appelant à une mobilisation citoyenne autour de la Douane.

« Les trafics dangereux ne menacent pas seulement l’économie. Ils menacent la vie. Ensemble, restons vigilants, car la sécurité nationale se construuit dans chaque regard attentif et chaque signalement responsable », a-t-il déclaré avec insistance.
De Kaya à Cinkansé, et sur chaque parcelle du territoire, une certitude demeure : la ruse s’éteint là où commence la conscience douanière.
Et tant qu’il y aura des Hommes debout derrière cet uniforme, veillant dans l’ombre pour protéger la lumière, le pays pourra dormir sans crainte, le visage de la bêtise humaine mis à nu.

La Douane : Honneur-Dévouement-Vigilance
SCRP-DGD

Promotion des produits forestiers non ligneux: le ministre Roger Baro inaugure une vitrine d’exposition à Bobo-Dioulasso

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a procédé à la mise en service d’une vitrine de promotion des Produits forestiers non ligneux (PFNL) à Bobo-Dioulasso, lundi 27 octobre 2025. Cette vitrine a été rénovée par le projet REDD+ à plus de six millions de francs CFA.

Face à la mévente des produits forestiers non ligneux, la direction générale de l’économie verte et du changement climatique a entrepris d’installer des vitrines de promotion dans les différentes régions au profit des acteurs de la transformation. Celle de la région du Guiriko a été inaugurée par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, lundi 27 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso. Rénovée par le projet REDD+ à plus de six millions de francs CFA, cette vitrine, en plus de faire la promotion des PFNL, va permettre aux acteurs de la transformation d’écouler leurs produits et de réduire ainsi la mévente.

Première du genre dans la région, elle est installée dans les locaux de la direction provinciale des Eaux et Forêts du Houet, sur la route de Nasso. Selon le ministre Roger Baro, l’inauguration de cette vitrine permettra non seulement d’écouler les produits issus de la transformation des PFNL, mais aussi de valoriser les produits locaux. « Cette vitrine répond aux standards d’exposition et les produits qui y sont exposés sont certifiés, car ils ont suivi les normes de production.

Le cadre qui permet de les exposer est attractif et cela rassure les consommateurs », a-t-il souligné. A l’entendre, l’objectif est de doter toutes les régions de vitrines d’ici fin 2026. « Cela est nécessaire, parce que nous avons développé des programmes avec la direction générale de l’économie verte et du changement climatique afin que des
acteurs au niveau national puissent bénéficier de financements pour la transformation de ces produits.

Une gamme de produits

La vitrine de promotion des PFNL de la région du Guiriko a été rénovée à plus de 6 millions de francs CFA

La mise à disposition de vitrines vient combler le gap en matière d’espaces de commercialisation », a laissé entendre le ministre. Selon la directrice de la promotion et de la valorisation des PFNL, Gertrude Coulibaly, plusieurs variétés de produits seront exposées dans cette vitrine. Il s’agit notamment des produits issus de la transformation du karité, du néré, du baobab, du moringa, du miel et de toute sorte de produits forestiers non ligneux. « Les acteurs travaillent à innover dans la transformation des produits forestiers pour que nous puissions consommer une variété de ces produits.

Nous avons aussi la cosmétique, des crèmes, des pommades, des shampoings et toutes sortes d’huiles provenant de ces espèces. Ces huiles peuvent être utilisées dans la cosmétique comme dans l’alimentation. Elles ont également des vertus thérapeutiques », a-t-elle souligné. A l’en croire, ces huiles sont produites par des sociétés coopératives dans le cadre du projet PGPC/REDD+. « Nous avons lancé des appels à projets et nous avons pu valider plus de 1 000 projets financés par le programme. Les acteurs vont transformer ces produits et, grâce à la vitrine, ils pourront les commercialiser et se faire connaître plus facilement sur le plan national et sous-régional », a-t-elle ajouté.

Pour le coordonnateur du PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougma, la rénovation de cette vitrine vise à donner une valeur ajoutée aux produits de leurs partenaires, c’est-à-dire les producteurs de PFNL. « Elle va servir à stocker et à conserver ces produits afin d’en disposer sur le long terme. Certains produits sont saisonniers et il est parfois difficile d’en trouver à certaines périodes de l’année. Grâce à cette vitrine, nous pourrons les conserver et en faire un lieu de vente. C’est en cela qu’il y a un lien important entre la vitrine et les sous-projets que nous
finançons », a-t-il déclaré.

Noufou NEBIE

Mise en œuvre des Projets de développement intégré communaux pour la REDD+ : le ministre Roger Baro constate les réalisations dans plusieurs communes

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a effectué une tournée dans plusieurs communes du Guiriko et des Bankui en vue de s’imprégner des réalisations des Projets de développement intégré communaux pour la REDD+, mardi 28 octobre 2025. Au total, quatre sites ont été visités dans les communes de Koumbia, Houndé et Boromo.

Après avoir échangé avec les présidents des délégations spéciales des 60 communes d’intervention du Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) sur les réalisations dans leurs localités, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, est allé sur le terrain constater les réalisations dans certaines communes.

C’était, mardi 28 octobre 2025 dans les communes de Koumbia, Houndé et Boromo. Dans la commune de Koumbia, province du Tuy, le ministre et sa délégation ont visité le parc de vaccination de Dougoumato 2. Ce parc, réalisé en matériaux définitifs, est composé d’un parc d’attente, de deux couloirs de contention pour petits et gros ruminants, et de deux trottoirs dans les couloirs de contention.

Selon le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Koumbia, Bakary Zono, la réalisation de ce parc va non seulement permettre de préserver l’environnement, mais aussi faciliter le travail des agents techniques lors des campagnes de vaccination. Le représentant des bénéficiaires, Lonko Nadoun, a exprimé sa reconnaissance pour la réalisation de ce parc. « Ce parc va beaucoup nous soulager, car nous n’allons plus couper le bois dans la forêt pour en faire des parcs », s’est-il réjoui.

Pour le technicien chargé de l’exploitation du site, la réalisation de ce parc en matériaux définitifs permettra de préserver environ 400 pieds d’arbres par an. Après Koumbia, la délégation a mis le cap sur Houndé, où un bas-fond a été aménagé dans le village de Dohoun dans le cadre du projet PGPC/REDD+, afin de booster la production rizicole. D’une superficie de 19 hectares (ha), ce site est composé de sept diguettes d’une longueur totale de 7 504 mètres linéaire et de 80 parcelles de 0,25 ha chacune. Selon l’agent technique de l’agriculture, Mathias Ouattara, le bas-fond a été enroché avec des moellons et bien disposé. Abdoul Rasmané Ouédraogo, producteur sur ce site, s’est dit heureux de l’aménagement de ce site.

Un bilan satisfaisant

Le parc de vaccination de Dougoumato 2 a été réalisé en matériaux définitifs.

Le ministre Roger Baro a terminé sa tournée dans la commune de Boromo, province des Balé, où il a visité le site de reboisement de la forêt villageoise de Virou et le site de production de jus de l’Association de solidarité et de développement communautaire. Le site de la forêt villageoise comprend une clôture grillagée autour de 6 ha, 1 185 plants mis en terre, une haie vive de 2 000 plants et un forage d’un débit de 4,2 m³ d’eau par heure.

D’une superficie totale de 12 ha, ce site existe depuis 1986. Ensuite, la délégation a visité l’unité de production de jus de l’Association de solidarité et de développement communautaire, qui a bénéficié d’un forage et de la réfection de ses locaux dans le cadre du projet PGPC/REDD+. Après avoir constaté de visu ces réalisations, le premier responsable du département de l’Environnement s’est dit satisfait des résultats engrangés par le projet PGPC/REDD+ dans ces communes.

Il a invité les populations à une gestion optimale de ces sites pour une exploitation durable. « Nous sommes satisfaits des réalisations, car nous avons donné des moyens d’existence à la population. Nous avons mis en place des systèmes qui permettent de protéger et d’exploiter sans détériorer », a-t-il affirmé. Pour lui, cela s’inscrit en droite ligne avec les objectifs du projet. Selon le coordonnateur du projet PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougma, les investissements visités contribuent directement aux indicateurs du projet au regard des témoignages des populations.

« Au niveau du parc de vaccination, en substituant le bois par des matériaux définitifs, on diminue la pression sur le potentiel forestier, on augmente les stocks de carbone et on réduit les émissions de gaz à effet de serre », a-t-il affirmé. Pour rappel, le PGPC/REDD+, lancé le 31 mai 2023, vise à renforcer la gestion durable des paysages et à améliorer la génération de revenus dans les zones forestières ciblées du Burkina Faso.

Noufou NEBIE

Etablissements publics de l’Etat : les dirigeants se forment à la comptabilité matières

Le ministère de l’Economie et des Finances, à travers la Direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat (DGAIE), a formé, du lundi 27 au mercredi 29 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, les présidents des conseils d’administration et directeurs généraux des Etablissements publics de l’Etat (EPE) sur la comptabilité matières. La formation visait à doter ces responsables des EPE d’une meilleure compréhension des enjeux, des procédures et des responsabilités liées à la gestion des patrimoines non financiers de l’Etat.

La comptabilité matières est un ensemble de règles et procédures qui permettent à l’Etat de gérer ses biens et meubles et immeubles. Son champ d’application porte sur l’ensemble des patrimoines non financiers de l’Etat, selon les explications du directeur de la comptabilité matières à la direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, Honoré Zongo.

Les présidents des conseils d’administration et des directeurs généraux des Etablissements publics de l’Etat (EPE) sont allés à l’école de la direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, du lundi 27 au mercredi 29 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, pour renforcer leurs connaissances à la comptabilité matières. Pendant trois jours, ils ontappris le rôle stratégique de la comptabilité matières et ont renforcé leurs compétences managériales nécessaires à son opérationnalisation.

Pour le directeur général des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, Djakaridja Barro, l’adhésion et l’engagement des directeurs généraux et présidents des conseils d’administration des Etablissements publics de l’Etat s’avèrent déterminants pour non seulement impulser la dynamique des réformes entreprises pour la gestion des patrimoines non financiers, mais aussi garantir leur mise en œuvre réussie. Selon lui, l’application effective des réformes demeure encore limitée dans plusieurs EPE.

Pour une gestion transparente

Cette situation, à l’entendre, est due entre autres aux résistances au changement, aux réticences persistantes et à une appropriation insuffisante de la comptabilité matières par certains organes dirigeants.

Or dans un contexte de rareté des ressources et d’exigence croissante de reddition des comptes, la bonne gouvernance des patrimoines non financiers de l’Etat est un impératif conformément à la vision des plus hautes autorités.

« La comptabilité matières apparaît comme un levier stratégique de bonne gouvernance, car elle contribue à la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’Etat. Elle ne se limite pas à un simple outil technique, mais constitue un pilier de la transparence, de la responsabilité et de l’efficacité dans la gestion du patrimoine non financier de l’Etat », a affirmé le directeur général Barro.

La formation de Bobo-Dioulasso a alors permis d’approfondir de manière substantielle les notions sur la comptabilité des matières et la compréhension des enjeux majeurs liés à la gestion du patrimoine non financier de l’Etat. « Vous êtes désormais conscients du rôle stratégique de la comptabilité matières dans l’amélioration de la transparence et de la performance dans la gestion des patrimoines non financiers de l’Etat.

Vous avez une maitrise renforcée du cadre réglementaire, des procédures, des rôles et des responsabilités en la matière », a-t-il dit aux participants. Mieux, a poursuivi M. Barro, les participants ont acquis des compétences managériales spécifiques pour suivre et évaluer efficacement la mise en œuvre de la comptabilité matières dans leurs différentes structures.

Il les a invités, de ce fait, à demeurer engagés, mobilisés et déterminés dans la poursuite des objectifs communs, à savoir la culture de la bonne gouvernance du patrimoine non financier de l’Etat à travers une gestion empreinte de transparence, de traçabilité et d’efficacité au bénéfice exclusif des populations et du développement durable du Burkina Faso. Les participants ont salué cette initiative qui va permettre de clarifier certaines choses en matière de comptabilité matières dans leurs structures respectives.

Adaman DRABO

Soutien à l’Afrique : Alhaji Ayana marche du Ghana au Burkina Faso pour une Afrique unie

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Le Ghanéen, Alhaji Ayana a parcouru à pieds une distance de plus de 900km du Ghana au Burkina Faso. Il a quitté son pays le 7 octobre 2025 et a atteint la place de la nation de Ouagadougou le mercredi 29 octobre, après trois semaines de marche.

Alhaji Ayana, est un Ghanéen. Il a quitté Accra la capitale du Ghana le 7 octobre 2025 et a parcouru 957 Km pour rallier Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso à pied. Habillé d’un tissu où l’on retrouve les drapeaux des pays de l’Afrique, Alhaji Ayana a été accueilli par des panafricanistes. Une équipe médicale a été mobilisé également en vue de s’assurer de sa bonne condition physique.

La motivation de celui qui a rejoint Ouagadougou à pieds, après une vingtaine de jours de marche est d’appeler les pays africains à l’union. « Si j’ai choisi de marcher jusqu’au Burkina Faso, c’est grâce au Président Ibrahim Traoré. Il poursuit le même objectif. Il veut que toute l’Afrique soit unie », a-t-il déclaré. Alhaji Ayana a ajouté que son message à travers ce voyage est de convaincre les africains qu’ils ne sont pas pauvres. « Nous sommes riches mais si nous avons le sentiment que nous sommes pauvres, c’est parce que nous ne sommes pas unis », a-t-il insisté.

Au cours de son séjour, Alhaji Ayana, le panafricaniste espère rencontrer le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, le Mogho Naaba Baongo, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur Karamoko Jean Marie Traoré.

« Je voudrais rencontrer le président du Faso parce que les acclamations auxquelles il a eu droit, lors de son arrivée à la prestation de serment du président ghanéen montre qu’il est apprécié au-delà des frontières burkinabè », a-t-il déclaré.

Jean Elysée NIKIEMA
(Stagiaire)

Les Impôts au Tour du Faso: engagement sportif et révolution digitale au service des contribuables

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La Direction générale des impôts (DGI) réaffirme son soutien au sport et fait de sa participation au Tour du Faso une tribune pour la promotion du civisme fiscal et la modernisation de ses services en ligne.

La Direction générale des impôts (DGI) réaffirme son soutien au sport et fait de sa participation au Tour du Faso une tribune pour la promotion du civisme fiscal et la modernisation de ses services en ligne. La Direction régionale des impôts (DRI) du Nazinon a marqué sa présence au Tour du Faso à la 6e étape, réaffirmant l’engagement de la DGI à soutenir le sport, facteur essentiel de cohésion sociale.

Au-delà de l’aspect purement sportif, cette participation est l’occasion d’une vaste campagne de sensibilisation axée sur la modernisation des services et l’appel citoyen au paiement de l’impôt. Robert Soulama, Directeur régional des Impôts du Nazinon, a profité rappeler le rôle de la DGI en tant que sponsor du maillot du plus jeune combatif burkinabé. « Nous supportons la jeunesse, mais le message aussi se dit à la jeunesse de payer ses impôts. Parce que pour que le Burkina soit résilient, il faut payer les impôts », a-t-il déclaré.

Selon M. Soulama, le paiement de l’impôt est le gage de la résilience nationale, en droite ligne avec la vision de l’administration fiscale qui se veut une administration de services moderne, performante et résiliente. La performance de l’administration passe nécessairement par la collecte efficace des impôts. Profitant de la forte affluence du Tour du Faso, la DGI met en lumière ses deux produits phares qui incarnent sa transition vers le numérique qu’est la SICAD et iDocument.

L’objectif, selon le directeur régional, est clair :
« rapprocher les contribuables de l’administration fiscale de manière électronique, sans nécessiter de déplacement physique ». SICAD (Système informatisé du Cadastre et des Domaines). Cette plateforme de gestion informatisée permet, selon les explications, d’obtenir des documents domaniaux et cadastraux à distance, grâce au numérique et à Internet. Le iDocument, conçue pour pallier les difficultés des contribuables à se déplacer, cette plateforme offre l’accès à des documents en ligne.

Elle intègre des pièces cruciales telles que le quitus fiscal, le certificat d’exonération et l’état de revenus des parents, simplifiant grandement les démarches. « Nous sommes dans une situation de service, il ne faut pas fatiguer les gens pour venir avoir les services. Donc on essaie d’être moderne, de se moderniser avec ces plateformes pour être au top », a conclu M. Soulama. Pour diffuser ces messages de civisme fiscal et de modernisation, la DGI utilise une stratégie de communication diversifiée sur le Tour. Distribution de flyers, interviews aux médias et participation active aux « Nuits chaudes ». Ces soirées sont l’occasion d’expliquer les missions de la DGI, l’importance de l’impôt, ainsi que
les fonctionnalités du e-documents et e-syntaxes (plateformes en ligne).

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Foire régionale à Bobo-Dioulasso :une tribune pour valoriser les produits forestiers non ligneux

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a lancé, lundi 27 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, la Foire régionale des produits forestiers non ligneux qui s’est tenue, du 27 au 29 octobre 2025, dans la ville de Sya. Cette foire est une tribune de valorisation des produits forestiers autres que le bois.

La place de la mairie de Bobo-Dioulasso a abrité, du 27 au 29 octobre 2025, la Foire régionale des produits forestiers non ligneux. On y trouve des produits forestiers à l’état sauvage ou transformé comme le soumbala, le zamné, la poudre des feuilles de baobab ou le beurre de karité. C’est le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, qui a donné le top départ de cette Foire, lundi 27 octobre 2025. Pour lui, cette Foire a été voulue par le département de l’Environnement pour non seulement faire connaitre les produits forestiers non ligneux, mais également rapprocher ces produits des consommateurs.

C’est pour cela que cette foire va se tenir dans les différentes régions du Burkina Faso pour permettre aux acteurs de rester dans leurs régions respectives et exposer leurs produits afin de faire fructifier leurs affaires. Le ministre Baro a invité les acteurs à une meilleure structuration du secteur pour que les produits transformés soient commercialisables. « Je lance un appel à la structuration du secteur pour que nos produits forestiers non ligneux ne soient pas les derniers de la classe en termes de présentation parce qu’en termes de contenu nous sommes les premiers », a souligné Roger Baro.

Son département, a-t-il poursuivi, va donner les moyens avec les acteurs du privé pour qu’il en soit ainsi pour une meilleure présentation parce que le contenu, le fond est bon. Le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, a salué la tenue de la Foire des produits forestiers secondaires dans la ville. Cette Foire, selon lui, constitue un espace privilégié d’échanges, de partages d’expériences, d’apprentissage mutuel et de mise en réseau des acteurs.

« Les produits forestiers non ligneux, au-delà de leurs valeurs économiques et nutritionnelles, représentent une richesse culturelle, écologique ines- timable, car fruits du savoir-faire de nos communautés en particulier les femmes et les jeunes qui œuvrent continuellement à leur transformation, à leur valorisation et à leur mise sur le marché », a affirmé le PDS de Bobo-Dioulasso. Le représentant de la Chambre de commerce, Issiaka Tiemtoré, a loué aussi cette initiative qui est un cadre de promotion et de valorisation des savoir-faire locaux.

Il a souhaité un accompagnement des acteurs pour une meilleure transformation et valorisation des produits forestiers non ligneux. L’un de ces acteurs, Siaka Traoré, exposant à la Foire a aussi loué la tenue de la manifestation. « J’apprécie beaucoup cette Foire parce que les produits forestiers non ligneux présentent beaucoup d’opportunités tant sur le plan alimentaire, médical et ornemental. Ils ont une grande importance et nous souhaitons un accompagnement des acteurs pour une meilleure valorisation de ces produits », a laissé entendre Siaka Traoré.

Adaman DRABO
Safiatou BOLY
(Stagiaire)

Agence burkinabè de la cinématographie : la structure se dévoile aux acteurs de Nando

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L’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) a organisé, le mercredi 22 octobre 2025 à Koudougou, une rencontre d’échanges avec les acteurs pour présenter la structure et le FasoFilms Fonds.

Une délégation de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) était face aux acteurs culturels de la région de Nando, le mercredi 22 octobre 2025, à Koudougou pour présenter l’agence et FasoFilms Fonds. Ainsi, dans sa présentation, le conseiller technique, Aboubacar Ouango, a indiqué que l’ABCA est un établissement public de l’Etat, né en 2024 de la fusion de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS), du FESPACO, du secrétariat technique du centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel ainsi que de la direction de la cinématographie et de l’audiovisuel.

Il vise à faire du Burkina, un pôle majeur du cinéma à travers la coordination et la promotion de l’activité cinématographique au sein du ministère. L’ABCA rentre dans la vision des autorités qui consiste à fédérer les forces du monde du cinéma et de l’audiovisuel pour développer l’industrie du cinéma burkinabè. Il compte quatre départements qui agissent dans plusieurs secteurs comme la formation, l’organisation du FESPACO, la réglementation et les financements. Ses principales missions sont, entre autres, le soutient du développement de la filière cinéma et audiovisuel burkinabè, la régulation et le contrôle de la filière cinématographique et audiovisuelle.

C’est au sein de l’agence qu’est mis en place le FasoFilms Fonds. Il est doté d’un milliard de F CFA pour l’année 2025 et vise à professionnaliser le secteur cinématographique à travers le financement des projets cinématographiques et audiovisuels locaux. Pour le chef du département de l’ISIS, le réalisateur, Aimé Bado, c’est une volonté politique de redorer l’image du Burkina. Il a ajouté que, le cinéma est un symbole de souveraineté nationale. Pour ce faire, il a invité les acteurs du domaine à adhérer à ce projet pour valoriser les richesses culturelles de leur localité.

Et Aimé Bado d’ajouter que ce fonds, au regard de son taux insuffisant, ne prend pas en compte certains paramètres comme la question des infrastructures qui demandent beaucoup de ressources. Il a également rappelé que l’Etat entend mobiliser des partenaires afin d’augmenter le budget du fonds et permettre sa pérennité pour booster le cinéma burkinabè. Sur la question des conditions et procédures pour postuler au financement, il a noté que le fonds est ouvert aux auteurs et réalisateurs burkinabè ainsi qu’aux organisations légalement constituées.

Il s’agit, a-t-il expliqué, de renseigner la plateforme, conformément à ce qui est demandé. « Dès que, l’ABCA reçoit par le canal de la plateforme votre dossier, il sera ensuite examiné par le comité », a clarifié M. Bado. Dans le souci d’une bonne gestion des ressources, les bénéficiaires ont des obligations comme l’utilisation exclusive des fonds pour la réalisation du projet soumis et la transmission d’un rapport financier et technique.

Romain NEBIE
Didier OUEDRAOGO
(Stagiaire)