Financement des projets cinématographiques: FasoFilm Fonds présenté aux acteurs du Guiriko

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L’Agence burkinabè de cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) a organisé un atelier, le mercredi 22 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, pour présenter l’agence et les mécanismes de financement de FasoFilm Fonds aux acteurs de la région du Guiriko.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de refondation de l’Etat et d’organisation des secteurs stratégiques, le gouvernement burkinabè a créé, en décembre 2024, l’Agence burkinabè de cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA). Cette structure qui regroupe plusieurs entités administratives de la filière a pour mission d’assurer la mise en œuvre des actions de développement de l’Etat en matière de cinéma, d’audiovisuel et d’image animée.

C’est ainsi que l’ABCA a mis en place un mécanisme de financement dénommé Faso Film Fonds, lancé le 8 octobre dernier à Ouagadougou. Dans le but de mieux faire connaître les mécanismes de financement de ce projet et les missions de l’ABCA aux professionnels de la région du Guiriko, un atelier d’échanges s’est tenu, le mercredi 22 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre a permis de clarifier les perspectives et les innovations mises en place pour le développement du cinéma et de l’audiovisuel au Burkina Faso. Selon la cheffe du département de financement des projets cinématographiques de l’ABCA, Brigitte Balaam, cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une tournée de présentation de l’agence et du mécanisme de financement de FasoFilm Fonds aux acteurs dans les différentes régions.

A l’en croire, FasoFilm Fonds résulte de la volonté des autorités d’accompagner le secteur et de trouver des solutions aux problèmes de financement. « Il ambitionne d’accompagner tous les maillons de la chaîne pour permettre la création d’une véritable industrie cinématographique dans notre pays », a-t-elle indiqué. Elle s’est réjouie de la participation des acteurs de la région du Guiriko, qui ont montré de l’intérêt pour l’appel à projets en cours, lequel prend fin le 1er novembre 2025.

Pour cette année 2025, FasoFilm Fonds accompagne, avec un budget d’un milliard de francs CFA, quatre catégories : Faso Film Développement, Faso Film Production, Faso Film Postproduction et Faso Film Export, qui vise à promouvoir la visibilité des films aussi bien sur le plan national qu’international. Pour rappel, L’ABCA résulte de la fusion de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS-SE), de la Direction du cinéma et de l’audio-visuel, du Secrétariat technique du Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (ST-CNCA) ainsi que la délégation générale du FESPACO.

Noufou NEBIE
Korotimi TINGARA
(Stagiaire)

Académie du SARA: un cadre de partage d’expériences entre artisans

La première édition de l’Académie du SARA s’est tenue, le mercredi 29 octobre 2025, à Tenkodogo.

C’est l’une des principales innovations de la Ve édition du Salon régional de l’artisanat (SARA). L’académie du SARA, une rencontre entre professionnels de l’artisanat afin de trouver des solutions aux défis du secteur tels que la digitalisation des savoir-faire traditionnels, la labélisation des produits et l’accès aux marchés internationaux, s’est tenue le mercredi 29 octobre 2025, à Tenkodogo.

Pour cette première édition de l’académie du SARA, il y a eu des communications et des master-class animés par des experts, notamment des spécialistes de la propriété intellectuelle, des représentants de l’Agence pour la promotion des exportations du Burkina, ainsi que des personnes-ressources expérimentées, devant une assistance composée majoritairement d’étudiants d’écoles professionnelles de la ville de Tenkodogo. La première communication : « Stratégie commerciale, labellisation, digitalisation de l’artisanat », a été développée par Emmanuel Zongo, du Centre national de la propriété intellectuelle (CNPI). Celui-ci a indiqué que la stratégie commerciale est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour atteindre des objectifs commerciaux.

« Elle vise à conquérir ou élargir des marchés », a-t-il ajouté. Selon lui, c’est dans cette dynamique que le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a initié la labellisation permettant de donner un signe à un produit lui permettant de se distinguer des autres. M. Zongo a expliqué que le processus de labellisation inclut, entre autres, la sensibilisation des acteurs et du public sur la qualité et l’opérationnalisation du label. « Si vous avez un produit labélisé, vous avez un puisant argument de vente », a-t-il soutenu.

Le communicateur a fait savoir qu’à l’opérationnalisation du label, il y a un système de code QR afin de savoir l’origine du produit sur le marché. « Le label ne peut pas être donné à autrui pour y apposer sur ses produits », a-t-il averti. Il a précisé en outre que la
labellisation requiert que le produit soit porté par une faitière. En ce qui concerne la digitalisation, Emmanuel Zongo a indiqué qu’avec l’insécurité, l’artisanat s’est limité au marché local.

C’est pourquoi, il a proposé aux artisans de recourir au numérique pour atteindre une cible plus lointaine. Interrogé sur les avantages de la labélisation, il a souligné que celle-ci rend crédible le produit et stimule la demande.

Les masters-class ont permis à des personnes-ressources de partager leurs expériences avec l’assistance sur la transformation agro-alimentaire, le marché du cuir et de la maroquinerie et la mécanique automobile.

Pour le commissaire général du SARA, Eric Bassolé, l’académie se veut un dispositif de réflexion stratégique et de partages d’expériences entre acteurs du secteur artisanal. Elle constitue, à son avis, un espace d’excellence pour le renforcement des capacités, la valorisation des métiers de l’artisanat et l’amélioration continue des techniques. D’après M. Bassolé, elle vise également à intégrer l’innovation comme gage de qualité et de compétitivité pour permettre aux artisans burkinabè de conquérir de nouveaux marchés.

Anselme KAMBIRE

Construction de l’unité africaine: une conférence pour accélérer la dynamique

Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a organisé au profit de la délégation des afrodescendants et de la diaspora africaine aux USA séjournant au Burkina, une conférence sur le rassemblement de la jeunesse et l’unité africaine, mercredi 29 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le séjour de la délégation des afrodescendants et de la diaspora africaine vivant aux USA en cours au Burkina Faso est jalonné de diverses activités. Mercredi 29 octobre 2025, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, en collaboration avec celui en charge de l’enseignement supérieur, a organisé une conférence publique sur le rassemblement de la jeunesse et l’unité africaine. Un thème qui a été développé par le Pr Moumouni Zoungrana afin d’éclairer les lanternes des participants sur les enjeux de l’unité africaine.

Pour lui, l’Afrique doit se réveiller et maintenant, surtout que des siècles durant, elle a été exploitée, spoliée de ses ressources. « Depuis l’avènement des indépendances, les africains ont toujours eu cette soif d’aller au panafricanisme. Mais, qu’est ce qui les empêche de le faire jusque-là ? Qu’est-ce que la jeunesse d’aujourd’hui peut faire pour réaliser ce rêve ? », ce sont quelques questions que le conférencier a posées et qui ont trouvé leurs explications et réponses dans son exposé.

Bâtir une nouvelle Afrique

Aussi, le Pr Zoungrana a fait savoir à l’assistance que l’unité africaine ne sera une réalité que lorsque la jeunesse va prendre conscience de la domination imposée à l’Afrique depuis des décennies. « Il faut que les paradigmes changent. Nous devons enseigner la vraie Afrique aux générations actuelles et à venir au lieu de continuer dans le modèle impérialiste qu’on nous distille. Nous avons une Afrique riche et prospère.

Malheureusement, elle a été pillée volée et vidée de son système politique économique et social depuis des années. Et, il faut que la génération actuelle en prenne conscience afin d’assumer ses responsabilités de bâtir une nouvelle Afrique », a fait savoir le conférencier.
Un autre conférencier, Benson Kassue, originaire des Etats Unis d’Amérique, membre de la délégation de la diaspora et des Afrodescendants a fait ressortir dans son exposé que l’unité africaine n’est plus négociable. Il a salué l’accompagnement du gouvernement burkinabè qui est, selon lui, dans la dynamique de changement des paradigmes.

Selon lui, l’Afrique ne manque de rien et la jeunesse africaine doit se réveiller et prendre conscience du rôle qu’elle doit jouer dans la géopolitique actuelle. M. Kassue a également indiqué que la visite des Afrodescendants au Burkina s’inscrit dans cette logique d’apporter un soutien aux peuples qui luttent pour l’indépendance réelle du continent. En cela, il a salué l’engagement remarquable des autorités burkinabè à travers le monde à assumer librement et souverainement leurs choix stratégiques et leurs priorités de développement pour le pays et l’Afrique toute entière.

Wanlé Gérard COULIBALY
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

Initiative présidentielle Faso Mêbo: les doyens de la musique burkinabè apportent leur contribution

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Les doyens de la musique moderne et traditionnelle ont fait un don d’une tonne de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou.

Les doyens de la musique moderne et traditionnelle sont convaincus que l’Initiative présidentielle Faso Mêbo est un levier de développement du Burkina Faso. Voilà pourquoi, ils ont décidé d’apporter leur soutien à l’initiative mardi 28 octobre 2025 à Ouagadougou à travers un don d’une tonne de ciment. Selon Tiemoko Traoré de son nom d’artiste « Patcheko », ce geste est pour eux une question d’engagement citoyen et de patriotisme.

Après ce don, les initiateurs envisagent tenir cette manifestation au Musée national pour rendre hommage à ces icones de la musique burkinabè dont certains sont malheureusement inactifs et parfois oubliés du grand public, a soutenu M. Ouédraogo. Il a expliqué que cette journée culturelle sera accompagnée des prestations d’artistes. A cette occasion, l’artiste a invité les jeunes générations à prêter main forte à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo pour un Burkina Faso meilleur. Pour encourager les travailleurs de Faso Mêbo, la délégation a organisé quelques prestations musicales à l’issue du don.

 

Abdoulaye BALBONE
Korotimi Nabaloum
(Stagiaire)

Cinkansé: 207 sacs de cyanure dissimulés sous du riz saisis

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Sous des montagnes de sacs de riz, l’illusion paraissait parfaite. Un convoi banal, apparemment voué à nourrir. Mais derrière ces grains de riz d’apparence innocente, se cachait le souffle du danger : 267 sacs de cyanure, dissimulés avec cynisme et perfidie.

Une tromperie méthodique, stoppée net par la vigilance des agents du bureau des Douanes de Cinkansé.Ce que les douaniers ont mis à jour ce 23 octobre 2025, ce n’est pas seulement une fraude : c’est le visage cru de la bêtise humaine, celle qui sacrifie la vie au profit, qui marchande la mort sous couvert de commerce.

Le cyanure, substance d’une toxicité extrême, ne pardonne ni l’erreur ni l’imprudence. Une fuite, un contact, une respiration, et c’est la vie qui chancelle, la terre qui s’empoisonne, l’eau qui devient cendre.

Après la saisie récente de deux cent (200) fûts de cyanure par la Brigade mobile des Douanes de Kaya, cette nouvelle saisie confirme la persistance d’un péril que seule la vigilance peut contenir.

A Cinkansé, cette vigilance porte l’empreinte d’une administration debout, celle de la Douane burkinabè, gardienne inflexible de la sécurité publique face aux périls invisibles.
Face à ces actes d’une irresponsabilité inouïe, le Directeur général des Douanes l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a tenu à saluer la clairvoyance et la détermination des agents de Cinkansé, tout en appelant à une mobilisation citoyenne autour de la Douane.

« Les trafics dangereux ne menacent pas seulement l’économie. Ils menacent la vie. Ensemble, restons vigilants, car la sécurité nationale se construuit dans chaque regard attentif et chaque signalement responsable », a-t-il déclaré avec insistance.
De Kaya à Cinkansé, et sur chaque parcelle du territoire, une certitude demeure : la ruse s’éteint là où commence la conscience douanière.
Et tant qu’il y aura des Hommes debout derrière cet uniforme, veillant dans l’ombre pour protéger la lumière, le pays pourra dormir sans crainte, le visage de la bêtise humaine mis à nu.

La Douane : Honneur-Dévouement-Vigilance
SCRP-DGD

Promotion des produits forestiers non ligneux: le ministre Roger Baro inaugure une vitrine d’exposition à Bobo-Dioulasso

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a procédé à la mise en service d’une vitrine de promotion des Produits forestiers non ligneux (PFNL) à Bobo-Dioulasso, lundi 27 octobre 2025. Cette vitrine a été rénovée par le projet REDD+ à plus de six millions de francs CFA.

Face à la mévente des produits forestiers non ligneux, la direction générale de l’économie verte et du changement climatique a entrepris d’installer des vitrines de promotion dans les différentes régions au profit des acteurs de la transformation. Celle de la région du Guiriko a été inaugurée par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, lundi 27 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso. Rénovée par le projet REDD+ à plus de six millions de francs CFA, cette vitrine, en plus de faire la promotion des PFNL, va permettre aux acteurs de la transformation d’écouler leurs produits et de réduire ainsi la mévente.

Première du genre dans la région, elle est installée dans les locaux de la direction provinciale des Eaux et Forêts du Houet, sur la route de Nasso. Selon le ministre Roger Baro, l’inauguration de cette vitrine permettra non seulement d’écouler les produits issus de la transformation des PFNL, mais aussi de valoriser les produits locaux. « Cette vitrine répond aux standards d’exposition et les produits qui y sont exposés sont certifiés, car ils ont suivi les normes de production.

Le cadre qui permet de les exposer est attractif et cela rassure les consommateurs », a-t-il souligné. A l’entendre, l’objectif est de doter toutes les régions de vitrines d’ici fin 2026. « Cela est nécessaire, parce que nous avons développé des programmes avec la direction générale de l’économie verte et du changement climatique afin que des
acteurs au niveau national puissent bénéficier de financements pour la transformation de ces produits.

Une gamme de produits

La vitrine de promotion des PFNL de la région du Guiriko a été rénovée à plus de 6 millions de francs CFA

La mise à disposition de vitrines vient combler le gap en matière d’espaces de commercialisation », a laissé entendre le ministre. Selon la directrice de la promotion et de la valorisation des PFNL, Gertrude Coulibaly, plusieurs variétés de produits seront exposées dans cette vitrine. Il s’agit notamment des produits issus de la transformation du karité, du néré, du baobab, du moringa, du miel et de toute sorte de produits forestiers non ligneux. « Les acteurs travaillent à innover dans la transformation des produits forestiers pour que nous puissions consommer une variété de ces produits.

Nous avons aussi la cosmétique, des crèmes, des pommades, des shampoings et toutes sortes d’huiles provenant de ces espèces. Ces huiles peuvent être utilisées dans la cosmétique comme dans l’alimentation. Elles ont également des vertus thérapeutiques », a-t-elle souligné. A l’en croire, ces huiles sont produites par des sociétés coopératives dans le cadre du projet PGPC/REDD+. « Nous avons lancé des appels à projets et nous avons pu valider plus de 1 000 projets financés par le programme. Les acteurs vont transformer ces produits et, grâce à la vitrine, ils pourront les commercialiser et se faire connaître plus facilement sur le plan national et sous-régional », a-t-elle ajouté.

Pour le coordonnateur du PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougma, la rénovation de cette vitrine vise à donner une valeur ajoutée aux produits de leurs partenaires, c’est-à-dire les producteurs de PFNL. « Elle va servir à stocker et à conserver ces produits afin d’en disposer sur le long terme. Certains produits sont saisonniers et il est parfois difficile d’en trouver à certaines périodes de l’année. Grâce à cette vitrine, nous pourrons les conserver et en faire un lieu de vente. C’est en cela qu’il y a un lien important entre la vitrine et les sous-projets que nous
finançons », a-t-il déclaré.

Noufou NEBIE

Mise en œuvre des Projets de développement intégré communaux pour la REDD+ : le ministre Roger Baro constate les réalisations dans plusieurs communes

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a effectué une tournée dans plusieurs communes du Guiriko et des Bankui en vue de s’imprégner des réalisations des Projets de développement intégré communaux pour la REDD+, mardi 28 octobre 2025. Au total, quatre sites ont été visités dans les communes de Koumbia, Houndé et Boromo.

Après avoir échangé avec les présidents des délégations spéciales des 60 communes d’intervention du Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) sur les réalisations dans leurs localités, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, est allé sur le terrain constater les réalisations dans certaines communes.

C’était, mardi 28 octobre 2025 dans les communes de Koumbia, Houndé et Boromo. Dans la commune de Koumbia, province du Tuy, le ministre et sa délégation ont visité le parc de vaccination de Dougoumato 2. Ce parc, réalisé en matériaux définitifs, est composé d’un parc d’attente, de deux couloirs de contention pour petits et gros ruminants, et de deux trottoirs dans les couloirs de contention.

Selon le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Koumbia, Bakary Zono, la réalisation de ce parc va non seulement permettre de préserver l’environnement, mais aussi faciliter le travail des agents techniques lors des campagnes de vaccination. Le représentant des bénéficiaires, Lonko Nadoun, a exprimé sa reconnaissance pour la réalisation de ce parc. « Ce parc va beaucoup nous soulager, car nous n’allons plus couper le bois dans la forêt pour en faire des parcs », s’est-il réjoui.

Pour le technicien chargé de l’exploitation du site, la réalisation de ce parc en matériaux définitifs permettra de préserver environ 400 pieds d’arbres par an. Après Koumbia, la délégation a mis le cap sur Houndé, où un bas-fond a été aménagé dans le village de Dohoun dans le cadre du projet PGPC/REDD+, afin de booster la production rizicole. D’une superficie de 19 hectares (ha), ce site est composé de sept diguettes d’une longueur totale de 7 504 mètres linéaire et de 80 parcelles de 0,25 ha chacune. Selon l’agent technique de l’agriculture, Mathias Ouattara, le bas-fond a été enroché avec des moellons et bien disposé. Abdoul Rasmané Ouédraogo, producteur sur ce site, s’est dit heureux de l’aménagement de ce site.

Un bilan satisfaisant

Le parc de vaccination de Dougoumato 2 a été réalisé en matériaux définitifs.

Le ministre Roger Baro a terminé sa tournée dans la commune de Boromo, province des Balé, où il a visité le site de reboisement de la forêt villageoise de Virou et le site de production de jus de l’Association de solidarité et de développement communautaire. Le site de la forêt villageoise comprend une clôture grillagée autour de 6 ha, 1 185 plants mis en terre, une haie vive de 2 000 plants et un forage d’un débit de 4,2 m³ d’eau par heure.

D’une superficie totale de 12 ha, ce site existe depuis 1986. Ensuite, la délégation a visité l’unité de production de jus de l’Association de solidarité et de développement communautaire, qui a bénéficié d’un forage et de la réfection de ses locaux dans le cadre du projet PGPC/REDD+. Après avoir constaté de visu ces réalisations, le premier responsable du département de l’Environnement s’est dit satisfait des résultats engrangés par le projet PGPC/REDD+ dans ces communes.

Il a invité les populations à une gestion optimale de ces sites pour une exploitation durable. « Nous sommes satisfaits des réalisations, car nous avons donné des moyens d’existence à la population. Nous avons mis en place des systèmes qui permettent de protéger et d’exploiter sans détériorer », a-t-il affirmé. Pour lui, cela s’inscrit en droite ligne avec les objectifs du projet. Selon le coordonnateur du projet PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougma, les investissements visités contribuent directement aux indicateurs du projet au regard des témoignages des populations.

« Au niveau du parc de vaccination, en substituant le bois par des matériaux définitifs, on diminue la pression sur le potentiel forestier, on augmente les stocks de carbone et on réduit les émissions de gaz à effet de serre », a-t-il affirmé. Pour rappel, le PGPC/REDD+, lancé le 31 mai 2023, vise à renforcer la gestion durable des paysages et à améliorer la génération de revenus dans les zones forestières ciblées du Burkina Faso.

Noufou NEBIE

Etablissements publics de l’Etat : les dirigeants se forment à la comptabilité matières

Le ministère de l’Economie et des Finances, à travers la Direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat (DGAIE), a formé, du lundi 27 au mercredi 29 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, les présidents des conseils d’administration et directeurs généraux des Etablissements publics de l’Etat (EPE) sur la comptabilité matières. La formation visait à doter ces responsables des EPE d’une meilleure compréhension des enjeux, des procédures et des responsabilités liées à la gestion des patrimoines non financiers de l’Etat.

La comptabilité matières est un ensemble de règles et procédures qui permettent à l’Etat de gérer ses biens et meubles et immeubles. Son champ d’application porte sur l’ensemble des patrimoines non financiers de l’Etat, selon les explications du directeur de la comptabilité matières à la direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, Honoré Zongo.

Les présidents des conseils d’administration et des directeurs généraux des Etablissements publics de l’Etat (EPE) sont allés à l’école de la direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, du lundi 27 au mercredi 29 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, pour renforcer leurs connaissances à la comptabilité matières. Pendant trois jours, ils ontappris le rôle stratégique de la comptabilité matières et ont renforcé leurs compétences managériales nécessaires à son opérationnalisation.

Pour le directeur général des affaires immobilières et de l’équipement de l’Etat, Djakaridja Barro, l’adhésion et l’engagement des directeurs généraux et présidents des conseils d’administration des Etablissements publics de l’Etat s’avèrent déterminants pour non seulement impulser la dynamique des réformes entreprises pour la gestion des patrimoines non financiers, mais aussi garantir leur mise en œuvre réussie. Selon lui, l’application effective des réformes demeure encore limitée dans plusieurs EPE.

Pour une gestion transparente

Cette situation, à l’entendre, est due entre autres aux résistances au changement, aux réticences persistantes et à une appropriation insuffisante de la comptabilité matières par certains organes dirigeants.

Or dans un contexte de rareté des ressources et d’exigence croissante de reddition des comptes, la bonne gouvernance des patrimoines non financiers de l’Etat est un impératif conformément à la vision des plus hautes autorités.

« La comptabilité matières apparaît comme un levier stratégique de bonne gouvernance, car elle contribue à la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’Etat. Elle ne se limite pas à un simple outil technique, mais constitue un pilier de la transparence, de la responsabilité et de l’efficacité dans la gestion du patrimoine non financier de l’Etat », a affirmé le directeur général Barro.

La formation de Bobo-Dioulasso a alors permis d’approfondir de manière substantielle les notions sur la comptabilité des matières et la compréhension des enjeux majeurs liés à la gestion du patrimoine non financier de l’Etat. « Vous êtes désormais conscients du rôle stratégique de la comptabilité matières dans l’amélioration de la transparence et de la performance dans la gestion des patrimoines non financiers de l’Etat.

Vous avez une maitrise renforcée du cadre réglementaire, des procédures, des rôles et des responsabilités en la matière », a-t-il dit aux participants. Mieux, a poursuivi M. Barro, les participants ont acquis des compétences managériales spécifiques pour suivre et évaluer efficacement la mise en œuvre de la comptabilité matières dans leurs différentes structures.

Il les a invités, de ce fait, à demeurer engagés, mobilisés et déterminés dans la poursuite des objectifs communs, à savoir la culture de la bonne gouvernance du patrimoine non financier de l’Etat à travers une gestion empreinte de transparence, de traçabilité et d’efficacité au bénéfice exclusif des populations et du développement durable du Burkina Faso. Les participants ont salué cette initiative qui va permettre de clarifier certaines choses en matière de comptabilité matières dans leurs structures respectives.

Adaman DRABO

Soutien à l’Afrique : Alhaji Ayana marche du Ghana au Burkina Faso pour une Afrique unie

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Le Ghanéen, Alhaji Ayana a parcouru à pieds une distance de plus de 900km du Ghana au Burkina Faso. Il a quitté son pays le 7 octobre 2025 et a atteint la place de la nation de Ouagadougou le mercredi 29 octobre, après trois semaines de marche.

Alhaji Ayana, est un Ghanéen. Il a quitté Accra la capitale du Ghana le 7 octobre 2025 et a parcouru 957 Km pour rallier Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso à pied. Habillé d’un tissu où l’on retrouve les drapeaux des pays de l’Afrique, Alhaji Ayana a été accueilli par des panafricanistes. Une équipe médicale a été mobilisé également en vue de s’assurer de sa bonne condition physique.

La motivation de celui qui a rejoint Ouagadougou à pieds, après une vingtaine de jours de marche est d’appeler les pays africains à l’union. « Si j’ai choisi de marcher jusqu’au Burkina Faso, c’est grâce au Président Ibrahim Traoré. Il poursuit le même objectif. Il veut que toute l’Afrique soit unie », a-t-il déclaré. Alhaji Ayana a ajouté que son message à travers ce voyage est de convaincre les africains qu’ils ne sont pas pauvres. « Nous sommes riches mais si nous avons le sentiment que nous sommes pauvres, c’est parce que nous ne sommes pas unis », a-t-il insisté.

Au cours de son séjour, Alhaji Ayana, le panafricaniste espère rencontrer le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, le Mogho Naaba Baongo, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur Karamoko Jean Marie Traoré.

« Je voudrais rencontrer le président du Faso parce que les acclamations auxquelles il a eu droit, lors de son arrivée à la prestation de serment du président ghanéen montre qu’il est apprécié au-delà des frontières burkinabè », a-t-il déclaré.

Jean Elysée NIKIEMA
(Stagiaire)

Les Impôts au Tour du Faso: engagement sportif et révolution digitale au service des contribuables

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La Direction générale des impôts (DGI) réaffirme son soutien au sport et fait de sa participation au Tour du Faso une tribune pour la promotion du civisme fiscal et la modernisation de ses services en ligne.

La Direction générale des impôts (DGI) réaffirme son soutien au sport et fait de sa participation au Tour du Faso une tribune pour la promotion du civisme fiscal et la modernisation de ses services en ligne. La Direction régionale des impôts (DRI) du Nazinon a marqué sa présence au Tour du Faso à la 6e étape, réaffirmant l’engagement de la DGI à soutenir le sport, facteur essentiel de cohésion sociale.

Au-delà de l’aspect purement sportif, cette participation est l’occasion d’une vaste campagne de sensibilisation axée sur la modernisation des services et l’appel citoyen au paiement de l’impôt. Robert Soulama, Directeur régional des Impôts du Nazinon, a profité rappeler le rôle de la DGI en tant que sponsor du maillot du plus jeune combatif burkinabé. « Nous supportons la jeunesse, mais le message aussi se dit à la jeunesse de payer ses impôts. Parce que pour que le Burkina soit résilient, il faut payer les impôts », a-t-il déclaré.

Selon M. Soulama, le paiement de l’impôt est le gage de la résilience nationale, en droite ligne avec la vision de l’administration fiscale qui se veut une administration de services moderne, performante et résiliente. La performance de l’administration passe nécessairement par la collecte efficace des impôts. Profitant de la forte affluence du Tour du Faso, la DGI met en lumière ses deux produits phares qui incarnent sa transition vers le numérique qu’est la SICAD et iDocument.

L’objectif, selon le directeur régional, est clair :
« rapprocher les contribuables de l’administration fiscale de manière électronique, sans nécessiter de déplacement physique ». SICAD (Système informatisé du Cadastre et des Domaines). Cette plateforme de gestion informatisée permet, selon les explications, d’obtenir des documents domaniaux et cadastraux à distance, grâce au numérique et à Internet. Le iDocument, conçue pour pallier les difficultés des contribuables à se déplacer, cette plateforme offre l’accès à des documents en ligne.

Elle intègre des pièces cruciales telles que le quitus fiscal, le certificat d’exonération et l’état de revenus des parents, simplifiant grandement les démarches. « Nous sommes dans une situation de service, il ne faut pas fatiguer les gens pour venir avoir les services. Donc on essaie d’être moderne, de se moderniser avec ces plateformes pour être au top », a conclu M. Soulama. Pour diffuser ces messages de civisme fiscal et de modernisation, la DGI utilise une stratégie de communication diversifiée sur le Tour. Distribution de flyers, interviews aux médias et participation active aux « Nuits chaudes ». Ces soirées sont l’occasion d’expliquer les missions de la DGI, l’importance de l’impôt, ainsi que
les fonctionnalités du e-documents et e-syntaxes (plateformes en ligne).

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO