Foire régionale à Bobo-Dioulasso :une tribune pour valoriser les produits forestiers non ligneux

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a lancé, lundi 27 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, la Foire régionale des produits forestiers non ligneux qui s’est tenue, du 27 au 29 octobre 2025, dans la ville de Sya. Cette foire est une tribune de valorisation des produits forestiers autres que le bois.

La place de la mairie de Bobo-Dioulasso a abrité, du 27 au 29 octobre 2025, la Foire régionale des produits forestiers non ligneux. On y trouve des produits forestiers à l’état sauvage ou transformé comme le soumbala, le zamné, la poudre des feuilles de baobab ou le beurre de karité. C’est le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, qui a donné le top départ de cette Foire, lundi 27 octobre 2025. Pour lui, cette Foire a été voulue par le département de l’Environnement pour non seulement faire connaitre les produits forestiers non ligneux, mais également rapprocher ces produits des consommateurs.

C’est pour cela que cette foire va se tenir dans les différentes régions du Burkina Faso pour permettre aux acteurs de rester dans leurs régions respectives et exposer leurs produits afin de faire fructifier leurs affaires. Le ministre Baro a invité les acteurs à une meilleure structuration du secteur pour que les produits transformés soient commercialisables. « Je lance un appel à la structuration du secteur pour que nos produits forestiers non ligneux ne soient pas les derniers de la classe en termes de présentation parce qu’en termes de contenu nous sommes les premiers », a souligné Roger Baro.

Son département, a-t-il poursuivi, va donner les moyens avec les acteurs du privé pour qu’il en soit ainsi pour une meilleure présentation parce que le contenu, le fond est bon. Le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom, a salué la tenue de la Foire des produits forestiers secondaires dans la ville. Cette Foire, selon lui, constitue un espace privilégié d’échanges, de partages d’expériences, d’apprentissage mutuel et de mise en réseau des acteurs.

« Les produits forestiers non ligneux, au-delà de leurs valeurs économiques et nutritionnelles, représentent une richesse culturelle, écologique ines- timable, car fruits du savoir-faire de nos communautés en particulier les femmes et les jeunes qui œuvrent continuellement à leur transformation, à leur valorisation et à leur mise sur le marché », a affirmé le PDS de Bobo-Dioulasso. Le représentant de la Chambre de commerce, Issiaka Tiemtoré, a loué aussi cette initiative qui est un cadre de promotion et de valorisation des savoir-faire locaux.

Il a souhaité un accompagnement des acteurs pour une meilleure transformation et valorisation des produits forestiers non ligneux. L’un de ces acteurs, Siaka Traoré, exposant à la Foire a aussi loué la tenue de la manifestation. « J’apprécie beaucoup cette Foire parce que les produits forestiers non ligneux présentent beaucoup d’opportunités tant sur le plan alimentaire, médical et ornemental. Ils ont une grande importance et nous souhaitons un accompagnement des acteurs pour une meilleure valorisation de ces produits », a laissé entendre Siaka Traoré.

Adaman DRABO
Safiatou BOLY
(Stagiaire)

Agence burkinabè de la cinématographie : la structure se dévoile aux acteurs de Nando

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L’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) a organisé, le mercredi 22 octobre 2025 à Koudougou, une rencontre d’échanges avec les acteurs pour présenter la structure et le FasoFilms Fonds.

Une délégation de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) était face aux acteurs culturels de la région de Nando, le mercredi 22 octobre 2025, à Koudougou pour présenter l’agence et FasoFilms Fonds. Ainsi, dans sa présentation, le conseiller technique, Aboubacar Ouango, a indiqué que l’ABCA est un établissement public de l’Etat, né en 2024 de la fusion de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS), du FESPACO, du secrétariat technique du centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel ainsi que de la direction de la cinématographie et de l’audiovisuel.

Il vise à faire du Burkina, un pôle majeur du cinéma à travers la coordination et la promotion de l’activité cinématographique au sein du ministère. L’ABCA rentre dans la vision des autorités qui consiste à fédérer les forces du monde du cinéma et de l’audiovisuel pour développer l’industrie du cinéma burkinabè. Il compte quatre départements qui agissent dans plusieurs secteurs comme la formation, l’organisation du FESPACO, la réglementation et les financements. Ses principales missions sont, entre autres, le soutient du développement de la filière cinéma et audiovisuel burkinabè, la régulation et le contrôle de la filière cinématographique et audiovisuelle.

C’est au sein de l’agence qu’est mis en place le FasoFilms Fonds. Il est doté d’un milliard de F CFA pour l’année 2025 et vise à professionnaliser le secteur cinématographique à travers le financement des projets cinématographiques et audiovisuels locaux. Pour le chef du département de l’ISIS, le réalisateur, Aimé Bado, c’est une volonté politique de redorer l’image du Burkina. Il a ajouté que, le cinéma est un symbole de souveraineté nationale. Pour ce faire, il a invité les acteurs du domaine à adhérer à ce projet pour valoriser les richesses culturelles de leur localité.

Et Aimé Bado d’ajouter que ce fonds, au regard de son taux insuffisant, ne prend pas en compte certains paramètres comme la question des infrastructures qui demandent beaucoup de ressources. Il a également rappelé que l’Etat entend mobiliser des partenaires afin d’augmenter le budget du fonds et permettre sa pérennité pour booster le cinéma burkinabè. Sur la question des conditions et procédures pour postuler au financement, il a noté que le fonds est ouvert aux auteurs et réalisateurs burkinabè ainsi qu’aux organisations légalement constituées.

Il s’agit, a-t-il expliqué, de renseigner la plateforme, conformément à ce qui est demandé. « Dès que, l’ABCA reçoit par le canal de la plateforme votre dossier, il sera ensuite examiné par le comité », a clarifié M. Bado. Dans le souci d’une bonne gestion des ressources, les bénéficiaires ont des obligations comme l’utilisation exclusive des fonds pour la réalisation du projet soumis et la transmission d’un rapport financier et technique.

Romain NEBIE
Didier OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Dérives de la jeunesse africaine: Issaka Bonkoungou interpelle avec « ALERTE »

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean marie Traoré, a présidé la cérémonie de dédicace du livre « ALERTE » de l’écrivain-diplomate, Issaka Bonkoungou, vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou.

Dans un monde en perpétuelle mutation, le diplomate Issaka Bonkoungou, directeur Europe, Amérique, Océanie et Caraïbes au ministère en charge des affaires étrangères appelle à un comportement plus responsable de la jeunesse. C’est dans cette dynamique, il a écrit un livre intitulé « ALERTE » dont la cérémonie de dédicace a eu lieu, vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou.

Issaka Bonkoungou, a indiqué que son ouvrage, qui est un recueil de nouvelles, aborde les thèmes tels que l’immigration, le chômage, la xénophobie, l’injustice, le mimétisme intellectuel, afin de susciter une prise de conscience tout en recherchant des
solutions à ces maux qui, a-t-il dit, ruinent la société africaine. Il a également fait comprendre que son inspiration est venue d’une expérience sociale et professionnelle. « J’ai voulu dire « ALERTE » à toutes ces pratiques qui nous éloignent du progrès. Une Afrique nouvelle est possible, à condition que sa jeunesse croie en ses capacités et s’engage résolument pour son avenir », a confié M. Bonkoungou.

Le présentateur de l’œuvre, Youssef Ouédraogo, a précisé que le livre, paru aux éditions Mercury, est réparti sur 133 pages. Les sept nouvelles qui composent le livre ALERTE sont le destin tragique de Goulé, De héros à zéro, le Patriote, la désillusion de Tatiana, Bangr-Naba ou la fin d’un mythe, la volte-face du Professeur et le 09 mars. « Issaka Bonkoungou ne s’est pas contenté de raconter l’histoire, il interroge nos réalités, met à nu nos contradictions et invite à un sursaut collectif », a-t-il laissé entendre.

Le préfacier de l’œuvre, Serge Théophile Balima, a apprécié la plume de l’auteur, indiquant qu’il est capable de capturer des fragments du réel pour les transformer en leçons de vie. « L’auteur déconstruit le mythe del’occident paradisiaque, cette illusion qui continue de hanter certaines élites africaines mal décolonisées, prisonnières des mirages du modernisme et du reniement identitaire », a-t-il expliqué.
Le ministre chargé des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a
invité l’ensemble de ses collaborateurs à s’approprier le livre de M. Bonkoungou.

Soukriya NACRO
(Stagiaire)

Valorisation de l’expertise publique: la stratégie nationale dévoilée

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a organisé une conférence publique sur la Stratégie nationale de valorisation de l’expertise publique et son plan d’actions 2025-2027, vendredi 24 octobre 2025, à Tenkodogo.

Le Burkina Faso veut disposer d’une expertise nationale de qualité aussi bien pour ses besoins internes que pour conquérir des postes dans la fonction publique internationale. Pour y parvenir, il a élaboré en 2022, une Stratégie nationale de valorisation de l’expertise publique (SNVEP). Cette stratégie et son plan d’actions, en cours de mise en œuvre pour la période 2025-2027, a fait l’objet d’une conférence publique, vendredi 24 octobre 2025, à Tenkodogo dans la région du Nakambé.

Selon le conférencier, par ailleurs secrétaire permanent de la Coordination des établissements de formation professionnelle et de la valorisation de l’expertise publique, David Ousmane Zané, plus 100 000 assistants techniques sont payés à plus de 2 200 milliards de francs CFA par an dans les pays d’Afrique de l’Ouest francophone, d’après une étude réalisée en 2003. Il a indiqué que « ces experts à la petite culotte » qui essaimaient les administrations publiques préemptaient ainsi une bonne partie des financements acquis.

La SNVEP consiste donc, a-t-il précisé, à faire en sorte que les meilleurs agents publics puissent occuper les places à compétition à l’international et sur le plan national, permettre à l’autorité de disposer d’un bon répertoire des meilleurs agents publics. Selon lui, cela est d’autant plus justifié que le Burkina est membre d’organismes internationaux où il s’acquitte de ses obligations notamment financières. De ce fait, M. Zanné a soutenu qu’en retour, le pays a le droit d’occuper des postes mis en compétition, en plus de ceux qui sont statutaires.

Néanmoins, il a reconnu qu’il y a des Burkinabè qui, de leur propre chef, sont dans la fonction publique internationale. Désormais, a-t-il rassuré, l’Etat entend jouer sa partition à travers l’identification, la formation des experts pour la conquête des postes à l’international. Pour le secrétaire permanent, des Burkinabè dans la fonction publique internationale peuvent être des relais d’information pour leurs compatriotes et permettre aussi de renforcer la visibilité du pays des Hommes intègres dans le monde.

Les participants à la conférence ont voulu savoir ce que l’entend par expertise nationale ou si la Stratégie prend en compte les agents du secteur privé. En réponse, le conférencier Zanné a indiqué que l’expert c’est un agent public compétent ayant un savoir, un savoir-faire et un savoir-être capable d’accomplir une mission à lui confiée. Sur la place du secteur dans ce dispositif, l’orateur principal a fait savoir que la SNVEP n’exclut pas les acteurs du privé. Pour lui, cette Stratégie permet de donner un label à l’expert afin que quiconque ne s’auto-proclame expert dans son domaine. Mieux, il a indiqué que l’Etat peut réquisitionner toute personne du secteur privé si celle-ci a une compétence avérée dont il a besoin.

Anselme KAMBIRE

Retour aux sources : les afrodescendants découvrent la gastronomie burkinabè

L’art culinaire et gastronomique burkinabè à travers les différents mets locaux, a été présenté à la diaspora africaine, en séjour dans la capitale burkinabè depuis quelques jours. C’était à l’occasion d’une cérémonie de dégustation organisée dans la soirée du mardi 28 octobre 2025.
Ce moment de partage et de convivialité a servi de cadre pour non seulement souhaiter la bienvenue aux afrodescendants au Pays des Hommes intègres, mais surtout de célébrer le retour de ces fils et filles de l’Afrique sur la terre ancestrale.
Selon l’Ambassadeur Yirigouin Hermann TOE, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, ce moment d’un repas, permet de sceller la fraternité et l’amitié entre le peuple burkinabè et les afrodescendants dont chaque pas effectué au Burkina Faso est une réconciliation vers la dignité retrouvée et un rapprochement vers la souveraineté partagée.
« En savourant nos spécialités, vous partagez bien plus qu’un repas. Vous partagez notre culture, vous goûtez à notre hospitalité et vous ressentez la fraternité africaine dans la forme la plus authentique.
Derrière chaque plat, derrière chaque saveur se cache une histoire, un savoir faire ancestral. Nos mets locaux racontent la créativité de notre peuple, la résilience et l’identité du peuple burkinabè », a-t-il signifié aux afrodescendants.
Ce moment empreint de fraternité a été salué à juste titre du côté des afrodescendants, par la voix de la présidente de l’ADDI Dr Arikana CHIHOMBORI.
« Cela contribue fortement à l’atteinte de l’objectif principal de l’ADDI : celui de ramener la diaspora africaine et les cerveaux africains sur le continent, afin de participer aux efforts de développement des pays africains », a-t-elle souligné.
DCRP/MAECR-BE

Le train CR450 EMU : un symbole de l’innovation technologique en Chine

Il est actuellement en phase d’essai, mais il fait déjà parler de lui. C’est un bijou technologique qui va révolutionner le secteur du transport ferroviaire en Chine. Il dénote également le développement extraordinaire dudit secteur et de la place prépondérante qu’occupe l’innovation technologique dans le pays. Il s’agit du train CR450 EMU. Il a établi un record de vitesse de 453km/h. Des modifications importantes ont été nécessaires pour permettre au prototype CR450 EMU d’atteindre ce niveau de performance.

 

Selon des spécialistes, la tête du train est plus longue, atteignant 15 mètres, et présente une forme plus effilée. La hauteur de la carrosserie a été réduite de 20 centimètres, passant de 4 050 millimètres à 3 850 millimètres. Le dessous a également été entièrement fermé afin de réduire davantage la traînée aérodynamique pendant le fonctionnement. La hauteur totale du CR450 EMU a été réduite de 20 centimètres, toutefois l’espace intérieur est resté pratiquement inchangé. La disposition de la cabine de conduite est plus simple et compacte, avec des fonctionnalités intelligentes améliorées. Le nouveau train en phase d’essai dispose également d’un système de freinage plus fiable et plus sûr.

 

Si le CR450 EMU a pu voir le jour, c’est grâce à une collaboration étroite entre plusieurs entreprises à l’échelle nationale. De la recherche et développement à la maintenance opérationnelle en passant par la fabrication, le seul train EMU a mobilisé plus de 100 entreprises principales qui ont conçu et produit des composants, avec plus de 2 100 autres entreprises participantes réparties dans plus de 20 provinces, régions autonomes et municipalités à travers le pays. En conjuguant leur savoir-faire respectif, ces différentes entités industrielles ont su allier exigences technologiques et innovation pour révolutionner le secteur du transport ferroviaire.

 

Fruit d’une technologie de pointe qui s’améliore continuellement, le CR450 EMU traduit aussi le souci de réduire les distances et d’accroître le confort des voyageurs en Chine. Il souligne par ailleurs les efforts d’une connectivité plus étendue à travers le pays. Les infrastructures ferroviaires, routières et aériennes contribuent ensemble à connecter davantage tout le territoire chinois et à fluidifier la circulation des personnes et des biens.

 

L’avènement du CR450 EMU avec son record de vitesse ouvre une nouvelle ère dans le secteur ferroviaire en Chine qui rythme désormais avec rapidité, confort et plus de connectivité. Selon des statistiques officielles, à la fin de l’année 2024, le réseau ferroviaire à grande vitesse chinois atteignait 48 mille kilomètres de voies en service, soit plus de 70 % du réseau ferroviaire à grande vitesse au niveau mondial. La Chine est le premier pays au monde qui dispose du plus long réseau ferroviaire à grande vitesse en service, du plus grand nombre de lignes en construction, de la technologie la plus complète et des scénarios d’exploitation les plus riches.

 

De tels résultats ont été possibles grâce à une innovation technologique permanente et à une conjugaison de talents nationaux, tout cela qui a permis au pays d’améliorer ses infrastructures et ses capacités en matière de matériel roulant. En somme à travers une planification rigoureuse et une mise en œuvre efficiente des projets majeurs, la Chine avance inexorablement sur les chantiers de sa modernisation. Le 14e Plan quinquennal de développement national qui s’achève bientôt a littéralement laissé une empreinte visible dans tous les secteurs d’activités.

 

Karim BADOLO

CGTN Français

 

Burkina : L’ancien président sud-africain Jacob Zuma est arrivé à Ouagadougou

L’ancien président de la République d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a atterri cet après-midi à l’aéroport international de Ouagadougou.
M. Zuma séjourne à Ouagadougou dans le cadre des activités de la délégation des Afro-descendants qui se tiennent au Burkina Faso.
Pour rappel, Jacob Zuma a été président de la République d’Afrique du Sud du 9 mai 2009 au 14 février 2018.
Source: Agence d’information du Burkina

Tour du Fas/6e étape: Le Belge Timmy De Boes s’adjuge l’étape Ouaga-Pô, Paul Daumont garde le maillot jaune

La 6e étape du Tour du Faso, reliant Ouagadougou à Pô sur 144,200 km, a vu le Belge Timmy De Boes s’imposer au sprint. Malgré une longue échappée audacieuse de huit coureurs, dont cinq Burkinabè, le peloton est parvenu à revenir à moins de 10km de l’arrivée. Le Burkinabè Paul Daumont conserve sans peine le maillot jaune de leader.

La caravane du Tour du Faso prenait la direction de Pô ce jour pour la 6e étape, longue de 144,200 km. Sur les 68 coureurs inscrits au début de la compétition, 62 ont pris le départ pour cette course qui s’annonçait rapide, avec trois sprints intermédiaires prévus à Kombissiri, Toécé et Nobéré. Dès les premiers kilomètres, la course fut animée par une bataille intense pour les primes aux points chauds, marquée par la présence remarquée des coureurs locaux. Le premier point Chaud – Kombissiri (39,84km) avec une vitesse moyenne de 42,558km/h, Mahamadi Ilboudo (Équipe Régionale de l’Ouest Burkina), l’a remporté, suivi par le futur vainqueur du jour, Timmy De Boes (Belgique), et Rachid Bouda (Équipe Régionale du Centre). Au deuxième point chaud à Toécé, (78,04km), Soumaïla Ilboudo (Burkina Faso), s’impose avec une vitesse moyenne de 41,813Km/h devant les Belges Vandyck Niels et Timmy De Boes. Au 3e et dernier point chaud à Nobéré (99,63km), le Burkinabè Soumaila Ilboudo s’impose une nouvelle fois, précédant Wahabou Bouda (Régionale Ouest) et Moucaila Rawendé (Burkina Faso). L’événement marquant de cette étape fut la formation d’un groupe d’échappés à l’approche du dernier point chaud. Huit hommes, dont cinq Burkinabè, ont réussi à s’extirper du peloton pour creuser un écart qui est monté jusqu’à 1 minute 26 secondes à 20km de l’arrivée. L’échappée était composée d’une alliance stratégique de cinq Burkinabè (Moucaila Rawendé, Soumaïla Ilboudo, Kanhaye Soulama, Issouf Ilboudo, et Wahabou Bouda), de deux Marocains (Essabahi Ibrahim, El Arbaoui Adil) et du Camerounais Steve Auriol Ngueguim. Leur effort fut remarquable, notamment pour les coureurs burkinabè qui, en tête, ont pu mettre la pression sur le peloton et, potentiellement, empêcher les concurrents directs de Paul Daumont (le maillot jaune) de prendre des bonifications. Cependant, l’énergie déployée par l’échappée n’a pas suffi. Malgré une avance d’une minute et 18 secondes à 25km du terme, la détermination du peloton à ne pas laisser filer la victoire d’étape a eu raison des fuyards. A moins de 10km de Pô, les coureurs étaient de nouveau groupés. C’est donc au sprint massif que l’arrivée fut jugée. Le Belge Timmy De Boes a fait parler sa puissance pour s’imposer en 3h 24min, 15sec soit la vitesse moyenne de 42,296 km/h). Il est suivi sur le podium par son coéquipier Lance De Cabooter et le Marocain Achraf Doghmy. Au classement général, l’opération sauvetage du maillot jaune a été un succès. Paul Daumont conserve son leadership. La compétition se poursuit demain avec la 7e étape, Guiba-Garango, longue de 71,63km la plus courte des épreuves.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

8e Forum Galien Afrique : l’Afrique en marche vers la souveraineté sanitaire

La capitale sénégalaise accueille cette semaine la 8ᵉ édition du Forum Galien Afrique, rendez-vous incontournable de la santé sur le continent. Du 28 au 31 octobre, responsables politiques, scientifiques, entrepreneurs et partenaires internationaux se réunissent autour d’un thème d’une actualité brûlante : « Souveraineté sanitaire : un impératif pour l’Afrique ». Un sujet qui résonne particulièrement après la crise du COVID-19, révélatrice à la fois des fragilités et du potentiel du continent.

Un appel fort à l’autonomie sanitaire

La cérémonie d’ouverture, présidée par le Dr Ibrahima Sy, ministre sénégalais de la Santé et de l’Hygiène publique, a donné le ton. Représentant le Premier ministre Ousmane Sonko, il a rappelé que « la souveraineté sanitaire n’est pas un slogan, mais une nécessité vitale pour l’Afrique ». Selon lui, la pandémie a mis en évidence la dépendance du continent aux importations de vaccins et de médicaments, soulignant la vulnérabilité de son approvisionnement.

Dr. Ibrahima Sy, ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique du Sénégal

Le ministre a salué les avancées du Sénégal dans la mise en œuvre de sa vision « Sénégal 2050 », notamment dans la digitalisation du système de santé et la production locale de vaccins. Mais il a également reconnu que « des défis subsistent pour atteindre une pleine autonomie sanitaire » et a appelé à une coopération régionale renforcée pour bâtir un avenir plus résilient.

Le Forum, catalyseur de transformation

Pour la Pr Awa Marie Coll Seck, présidente du Forum Galien Afrique, l’événement se veut avant tout « une plateforme de transformation », un espace où idées et actions convergent pour accélérer la marche vers l’autosuffisance sanitaire.

Elle a salué l’engagement du gouvernement sénégalais et mis en avant le rôle central des jeunes et des femmes leaders dans cette dynamique. « L’Afrique ne pourra bâtir sa souveraineté qu’en s’appuyant sur l’énergie et l’innovation de sa jeunesse », a-t-elle déclaré.

La présidente a également rappelé la portée symbolique du Prix Galien Afrique, qui récompense chaque année les avancées majeures dans le domaine des médicaments, vaccins et dispositifs médicaux. « Ce prix est un hommage à la science et à l’engagement au service de la vie », a-t-elle conclu.

Une souveraineté fondée sur quatre piliers

De son côté, le Dr Magda Robalo, présidente du Comité scientifique international du Forum, a défini les quatre leviers essentiels de la souveraineté sanitaire africaine : le financement souverain, l’autosuffisance en produits de santé, la solidarité régionale et des systèmes de santé résilients.

Elle a insisté sur le fait que cette souveraineté constitue « une opportunité historique pour l’Afrique de sortir de la dépendance sanitaire en développant ses capacités locales et en créant un environnement propice à l’innovation ». Selon elle, l’accès équitable à la santé pour tous les Africains doit rester au cœur de cette ambition continentale.

L’appui de l’OMS à une Afrique autonome

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a également réaffirmé son engagement à accompagner cette transition. Le Dr Abdourahamane Diallo, représentant de l’OMS, a rappelé que « la souveraineté sanitaire n’est pas une option, mais une nécessité ».

Transmettant le message du Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, il a souligné que le renforcement des capacités locales, la résilience des systèmes de santé et la solidarité régionale constituent les fondations d’une Afrique autonome et préparée aux crises futures.

Un tournant pour la santé africaine

En clôturant la cérémonie, le Dr Ibrahima Sy a réaffirmé la détermination du Sénégal à investir dans la recherche, l’innovation et la production locale de médicaments et de vaccins. « Nous devons faire de la santé un droit effectif pour tous », a-t-il martelé.

Alors que les travaux du forum se poursuivent jusqu’au 31 octobre, un consensus se dégage : la souveraineté sanitaire africaine est désormais une priorité politique, économique et sociale. Le Forum Galien Afrique apparaît plus que jamais comme un laboratoire d’idées et d’actions, destiné à transformer cette vision en réalité durable pour le continent.

source: communiqué de presse REMAPSEN