Afrique du Sud : lancement d’un médicament injectable contre le VIH

L’Afrique du Sud devient le premier pays africain à autoriser le lénacapavir, un médicament injectable à longue durée d’action pour la prévention du VIH. Le lancement national est prévu dès mars 2026, ciblant les populations les plus exposées au virus.

La première dose combine une injection sous-cutanée et des comprimés pris les deux premiers jours. Il s’adresse aux adultes et adolescents séronégatifs exposés au virus.

Le gouvernement prévoit un coût réduit à 40 dollars par personne et par an grâce à Gilead et plusieurs partenaires pharmaceutiques. Des versions génériques seront également produites, et le pays développe ses capacités de fabrication locales.

Les essais cliniques ont montré une efficacité de 100 % chez les femmes et de 96 % chez certains hommes, laissant espérer une réduction significative des nouvelles infections.

Source : Africanews

Faso-Mêbo: les premiers fruits de l’ENEP de Loumbila passent à l’action

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L’Amicale des élèves-maîtres de la première promotion de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) de Loumbila (1985-1986) a remis un don à Faso-Mêbo, samedi 25 octobre 2025, à Ouagadougou.

Les membres de l’Amicale des élèves-maîtres de la première promotion des élèves de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) ne veulent pas rester à marge de l’Initiative présidentielle pour la construction de la nation.

Ainsi, l’Amicale a procédé à une remise de don à Faso-Mêbo, samedi 25 octobre 2025, à Ouagadougou. Le coordonnateur de l’amicale de la première
promotion des élèves-maîtres de 1985 de l’ENEP de Loumbila, Siédou Babou Nignan, a confié que l’ensemble des élèves-maîtres de la promotion 85 à travers toutes les provinces du Burkina, ont décidé de marquer d’une pierre blanche les 40 ans de leur
promotion par une remise de don à Faso-Mêbo.

Le don est composé de 4 tonnes de ciment et 5 bidons de 20 litres d’huile de décoffrage d’une valeur de 560 000 F CFA. M. Nignan a souligné que ce don vise à soutenir l’initiative Faso-Mêbo car toute la promotion adhère à l’Initiative présidentielle du président du Faso. «

Nous encourageons totalement les plus hautes autorités à continuer cette Révolution progressiste populaire », a-t-il déclaré. Il a expliqué qu’il y a 40 ans de cela que la première promotion a accédé à l’ENEP de Loumbila sous la Révolution démocratique populaire (RDP). Et 40 ans après, ils se réjouissent d’être encore sous une ère révolutionnaire.

Le chargé de missions du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Atimi Démé, représentant son ministre de tutelle, a félicité la promotion pour cette belle initiative. Il les a encouragés pour cette consolidation des liens après 40 ans de vie de promotion. Atimi Deme a incité également les autres promotions ainsi que les autres démembrements du ministère à emboiter le pas.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Rapport 2024 de l’Inspection du travail: plus de 100 000 infractions relevées dans 2 217 entreprises

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, mardi 28 octobre 2025, le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré et ses proches collaborateurs. La délégation est venue remettre au chef du gouvernement, le rapport 2024 de l’Inspection du travail.

Le document transmis au Premier ministre rend compte de l’ensemble des missions conduites par les services de l’Inspection du travail : contrôles en entreprises, conciliation et dialogue social, études, enquêtes et appui aux partenaires sociaux. Au cours de l’année 2024, 2 217 entreprises ont été inspectées, pour un peu plus de 100 000 infractions relevées.

Selon le ministre Traoré, ces constats ont donné lieu à une gradation de mesures : observations (mise en conformité sans délai), mises en demeure (observation assortie d’un délai), puis, en cas de non-conformité, procès-verbaux transmis au procureur et amendes.
Au titre du dialogue social, les inspections ont été saisies de 7 002 conflits individuels et de 12 conflits collectifs.

S’agissant des études et enquêtes, 203 enquêtes ont été réalisées sur des accidents du travail, afin d’établir leur imputabilité au service et de permettre la prise en charge des travailleurs par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Le ministre Mathias Traoré a salué la contribution de toutes les parties prenantes (employeurs, employés et partenaires sociaux) et invité les inspecteurs et contrôleurs à accélérer la cadence pour une couverture plus complète des établissements dans les années à venir. Il a également précisé que le gouvernement examinera, dans les semaines à venir, le nouveau Code du travail, destiné à accompagner la croissance du secteur privé tout en garantissant le travail décent.

Le Premier ministre a félicité le ministre et ses collaborateurs pour les efforts consentis dans la promotion d’un monde professionnel juste et équilibré. « Nous sommes contre le travail qui ressemble à de l’esclavage », a déclaré le chef du gouvernement, réaffirmant la détermination de l’Exécutif à bâtir un environnement de travail pro-
pice au développement du pays et à l’épanouissement du travailleur.

DCRP/Primature

Gestion des ressources humaines dans l’administration publique: le comité des DRH se réunit pour la 3e fois

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La 3e session ordinaire du comité des Directeurs des ressources humaines (DRH) élargie aux directeurs régionaux du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale et aux directeurs du contrôle des marchés publics et des engagements financiers des ministères et institutions a eu lieu, le vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le comité des Directeurs des ressources humaines (DRH) s’est réuni à Ouagadougou dans le cadre de sa 3e session ordinaire. Tenue le vendredi 24 octobre 2025, la rencontre a cette fois été élargie aux directeurs régionaux du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale et à ceux du contrôle des marchés publics et des engagements financiers des ministères et institutions.

Aux dires du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré, cette session a permis aux participants d’échanger sur la déconcentration des actes de carrière et sur le bilan d’étape de la mise en œuvre des avancements de classe. Elle est également, a-t-il indiqué, une tribune pour présenter la clause prioritaire de servir l’Etat, le projet de loi portant jours chômés et payés et journées de commémoration et de recueillement, les insuffisances et les innovations de l’avant-projet de loi portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents des établissements publics de l’Etat et la réorganisation des directions régionales.

Cette rencontre a été par ailleurs, l’occasion, a-t-il noté, de faire des propositions pertinentes pour l’édification d’une administration publique porteuse d’un développement endogène. Mais d’ores et déjà, le ministre s’est réjoui de la mise en œuvre par son département d’un certain nombre de réformes visant la réduction du train de vie de l’Etat et l’amélioration de la gestion du capital humain.

Il a fait cas notamment de la mesure de fusionner les directions régionales pour les départements ministériels qui comptent plus d’une direction régionale.
A l’entendre, cette réforme qui vise la rationalisation des structures administratives est conforme aux aspirations du peuple burkinabè fièrement engagé dans la Révolution progressiste populaire (RPP) sous le leadership du Président du Faso le capitaine Ibrahim Traoré. En plus de cette mesure, il a mentionné d’autres réformes en cours dont la relecture du code du travail, celle de la loi portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents des établissements publics de l’Etat et la déconcentration des actes de carrière notamment par le renforcement des attributions des directions régionales de la fonction publique.

Nadège YAMEOGO

Insertion socioprofessionnelle: les acteurs du Kadiogo s’approprient l’approche « Un talibé, un métier à apprendre »

La Direction régionale de l’action humanitaire et de la solidarité nationale de Kadiogo, appuyée par l’UNICEF, a organisé, lundi 29 septembre 2025, à Ouagadougou, un atelier de renforcement des capacités de 75 acteurs sur l’appropriation de l’approche « Un talibé, un métier à apprendre ». S’inscrivant dans le cadre de son Plan de travail annuel (PTA) de la direction, cet atelier a réuni des maitres coraniques, des parents tuteurs, des maîtres artisans et la Fédération des associations des écoles islamiques du Burkina.

Cet atelier avait pour objectif de renforcer la synergie d’actions entre les acteurs présents à travers des échanges sincères et fructueux, susceptibles de déboucher sur des engagements forts allant dans le sens de l’appropriation de l’approche « Un
talibé, un métier à apprendre » en vue de la réduction, voire l’éradication du phénomène. Pour le Directeur provincial (DP) de l’action humanitaire et de la solidarité nationale du Kadiogo, Abdou Guébré, la rencontre est une tribune de réflexion pour l’opérationnalisation du placement et la réinsertion des enfants talibés dans le processus d’apprentissage dont les choix se feront sur la base des propositions des acteurs ici présents. M. Guébré a invité les uns et les autres à s’approprier l’approche afin que chaque talibé sous l’impulsion des maîtres artisans et autres acteurs puisse se construire avec ses dix doigts.

Cyprien Ouédraogo, Conseiller technique (CT) représentant le gouverneur du Kadiogo, a, quant à lui, émis le vœu que la rencontre permette aux acteurs de travailler avec la synergie et l’énergie nécessaires en vue de tendre vers zéro men-
diant dans les rues. Parce que, a-t-il précisé, le phénomène affecte dangereusement la santé, l’éducation et la sécurité des enfants et des jeunes d’où cet atelier de cadrage des acteurs de formation et d’accompagnement des talibés. Le CT Ouédraogo a poursuivi qu’en 2024, les données du Kadiogo faisaient état de 1 632 enfants et jeunes retirés de la rue, et c’est conscient de cela que le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale a réitéré l’opération de retrait et de réinsertion des enfants, des jeunes, des femmes, des déplacés internes et autres personnes vulnérables en situation de mendicité dans la rue. Trois communications étaient au menu de la rencontre.

2 655 personnes retirées de la rue

Le DP de l’action humanitaire et de la solidarité nationale du Kadiogo, Abdou Guébré (droite) et le CT du gouverneur du Kadiogo, Cyprien Ouédraogo (milieu) ont témoigné leur gratitude à l’UNICEF pour le soutien.

La première sur l’état des lieux de la mendicité et l’opération de retrait des enfants et jeunes, déplacés internes et autres personnes vulnérables en situation de mendicité a été faite par le Directeur provincial de l’action humanitaire et de la solidarité nationale du Kadiogo. Il a souligné que malgré les actions développées par le gouvernement (cours de solidarité crées par le CNR en 1984 et la stratégie d’action éducative en milieu ouvert en 1990), force est de constater la persistance du phénomène de la mendicité dans les grands centres urbains.

Ainsi à la date du 22 novembre 2024, ce sont 2 655 personnes qui ont été retirées de la rue par les forces de sécurité et les équipes de retrait, soit 1 632 enfants et jeunes en situation de rue (tous des garçons) et placés au CEFPO. M. Guébré a conclu que l’éradication du phénomène de la mendicité demeure l’affaire de tous et que des actions fortes et conjuguées inscrites dans une approche méthodique qui nécessitent l’adhésion de l’ensemble des acteurs permettront de venir à bout du phénomène.

Quant à la deuxième communication faite par Etienne Lamien, elle a porté sur les enjeux, les défis de la formation aux métiers et le rôle des différents acteurs pour la réussite de la formation alternative des élèves issus des foyers coraniques. Pour ce qui est des enjeux relevés par le communicateur, il s’agira entre autres de lutter contre la mendicité et la présence des enfants dans la rue, de valoriser le capital humain à travers les placements et apprentissages chez les maîtres artisans, de renforcer les capacités d’encadrement et les missions des maitres coraniques dans l’éducation et la formation des talibés.

Au nombre des défis, il y a entre autres l’adhésion des différents acteurs (maîtres coraniques, talibés, maîtres artisans), la mobilisation des acteurs, la recherche de financement et l’adaptation des formations aux besoins du marché. Concernant le rôle des différents acteurs, il a estimé que l’Etat et les PTF doivent œuvrer à la mobilisation des ressources et la sensibilisation à l’approche « Un talibé, un métier à apprendre ».
Les parents et tuteurs quant à eux, doivent convenir avec l’enfant sur le métier à apprendre et faciliter son installation. Les maîtres coraniques pour leur part, doivent favoriser l’adhésion à l’approche et les maîtres artisans, accueillir les talibés dans les ateliers et établir une feuille de route pour l’apprentissage.

Honoré KIRAKOYA

Collaboration administration douanière/Police: le Directeur général des Douanes, Yves Kafando, chez le ministre de la Sécurité

Le Directeur général des Douanes, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a rendu une visite de courtoisie au ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou. L’application du Règlement 14 dans l’espace UEMOA et le renforcement de la collaboration entre les administrations douanière et policière étaient au centre de leurs échanges.

Le Directeur général des Douanes, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, s’est inscrit dans une dynamique de renforcement des partenariats avec les institutions publiques et privées contribuant à la réussite des missions assignées à l’administration douanière. Son objectif, à travers cette orientation, est de contribuer à bâtir des synergies institutionnelles au service de l’efficacité opérationnelle sur le terrain.

Dans cette option, M. Kafando a rendu une visite de courtoisie au ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou. Deux sujets étaient au menu de cette audience.

Il s’agit d’abord de l’application stricto-sensu du Règlement 14 sur le poids des véhicules lourds et qui impose l’harmonisation des normes de gabarit et de poids dans l’espace UEMOA. Selon Dr Yves Kafando, l’opérationnalisation de cette directive communautaire, grâce à l’implication du département en charge de la sécurité, permet une amélioration dans la collecte des recettes douanières.

« Depuis la mise en œuvre de cette mesure, nous avons au niveau de la douane une meilleure appréciation sur les marchandises importées ; cela nous permet d’imposer l’impôt juste.

Galvaniser les hommes sur le terrain

Le renforcement de la collaboration entre les administrations douanières et policières était au menu de cette visite de courtoisie du DG des Douanes, Yves Kafando, au ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana.

Nous sommes donc venus témoigner notre soutien dans l’application de cette mesure, qui du reste permet à l’administration des Douanes d’en tirer des dividendes », a-t-il confié. A la question de savoir si l’application du Règlement 14 n’a pas engendré des difficultés au niveau de la douane, le DG Kafando a indiqué qu’il n’en est rien, en dehors de l’affluence massive des camions au début de la mesure, qui du reste a été vite circonscrite.

« Aujourd’hui, cette préoccupation est résolue. Nous n’enregistrons donc plus de difficultés. Actuellement, il n’y a que des dividendes qui sont profitables à l’administration douanière », a-t-il laissé entendre. Pour ce qui est du second sujet, qui était au menu de cette audience, il a été question de la coopération entre la douane et la police, de voir comment renforcer cette collaboration entre les deux administrations.

« C’est une collaboration qui existe, fonctionne bien, elle est au beau fixe. Notre présence ce matin vise également à booster cette collaboration, à galvaniser les différents agents qui sont sur le terrain pour qu’ils puissent comprendre que nos différentes entités, institutions collaborent étroitement, communiquent entre elles », a confié le patron de la Douane burkinabè.

Pour lui, la prise de conscience de cette réalité de partenariat au sommet constitue un élément qui devrait davantage galvaniser les agents de la douane et de la police sur le terrain. L’initiative de cette démarche entreprise par le directeur général des Douanes a été bien appréciée par le ministre Sana, qui a marqué sa disponibilité à être aux côtés de l’administration douanière dans la réalisation de ses objectifs.

« Le ministre chargé de la Sécurité a apprécié cette visite, il nous a prodigué des conseils et nous a témoigné son entière disponibilité à nous accompagner dans cette mission qu’il nous a confiée », a confié l’inspecteur divisionnaire.

Mahamadi SEBOGO

Souveraineté nationale: réflexions autour de l’apport de l’artisanat burkinabè

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Le comité d’organisation de la Ve édition du Salon régional de l’artisanat (SARA) a organisé un séminaire, le 28 octobre 2025, à Tenkodogo, sur le thème : « Artisanat burkinabè et industrialisation : quelle contribution à la souveraineté nationale ? »

Après quatre jours d’exposition, l’heure est à la réflexion à la Ve édition du Salon régional de l’artisanat (SARA) qui se déroule à Tenkodogo. Mardi 28 octobre 2025, un séminaire y a lieu sur le thème : « Artisanat burkinabè et industrialisation : quelle contribution à la souveraineté nationale ? ». Il a été animé par le chargé de missions du ministre chargé du Commerce, Boubié Séraphin Badolo.

Selon le communicateur, l’artisanat est une activité basée sur le savoir-faire local consistant à la fabrication ou à la transformation dont la pratique est caractérisée par l’utilisation
prépondérante de la main.

« Dans certains cieux, a-t-il dit, il est considéré comme la mère de l’industrie ». Il a indiqué que plusieurs pays se sont développés en commençant par l’artisanat. Quant à l’industrie, d’après M. Badolo, elle est une activité économique qui combine les facteurs
de production et des technologies modernes de production des biens et services à grande échelle. Pour ce qui est de la souveraineté, elle s’entend, d’après lui, comme l’autorité exclusive que l’Etat détient sur son territoire sans que nul ne puisse se mêler de ses affaires internes.

Un vivier de création d’emplois

Pour le commissaire général du SARA, Eric Bassolé, ce thème s’inscrit dans la dynamique de la construction de la souveraineté nationale.

Il a ajouté que la souveraineté nationale peut être économique, culturelle et technologique. M. Badolo a soutenu qu’il y a une complémentarité entre artisanat et industrie. « L’artisanat peut servir d’appoint à l’industrie en fournissant à celle-ci sa matière première de base. L’industrie, quant à elle, met à la disposition de l’artisanat des procédés peu modernes pour pouvoir booster la production artisanale », a-t-il expliqué.

Concernant la contribution de l’artisanat à la souveraineté, l’utilisation et la transformation des ressources locales et la préservation du patrimoine, l’artisanat, a affirmé Boubié Séraphin Badolo, peut contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire, culturelle, alimentaire, vestimentaire. Il en a voulu pour preuve le tissu traditionnel burkinabè, le Faso dan fani, et le kôkô donda, très utilisés par des citoyens valorisant ainsi l’identité culturelle burkinabè. A cela, il a ajouté la transmission du savoir et le renforcement de la cohésion sociale.

« Le secteur de l’artisanat est un vivier en matière de création d’emplois », a soutenu le conférencier. Pour le commissaire général du SARA, Eric Bassolé, ce séminaire est d’une importance capitale en ce sens qu’il constitue un cadre privilégié pour les techniciens, les professionnels, les acteurs et les partenaires du secteur de stimuler l’intelligence collective autour des problématiques liées au développement de l’artisanat.

« Ce thème s’inscrit dans la dynamique actuelle du gouvernement qui reflète la volonté affirmée des plus hautes autorités de créer une synergie entre l’artisanat et l’industrie afin qu’ils contribuent à la construction de la souveraineté nationale », a déclaré M. Bassolé. Après la première communication, deux autres sous-thèmes portant sur la
« contribution du secteur de l’artisanat au développement socioéconomique du Burkina Faso : défis et perspectives » d’une part, et « artisanat, vecteur d’affirmation culturelle et souveraineté nationale » d’autre part, ont été développés.

Anselme KAMBIRE

Maroc : préserver la paix

Depuis septembre, le collectif citoyen Gen Z 212, à l’image de celui de Madagascar, est monté au créneau au Maroc pour réclamer une amélioration de la gouvernance dans les secteurs de la santé et de l’éducation et une lutte infernale contre la corruption. Aussi ce mouvement plaide-t-il pour la réorientation des dépenses consacrées à des événements d’envergure, telle la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, vers les services publics.

Si les manifestations s’étaient intensifiés et multipliés, au point d’engendrer des violences et d’occasionner des morts, la tension est quelque peu retombée depuis le discours du Roi Mohammed VI, à l’ouverture de la session parlementaire du 10 octobre dernier. Comme s’il était en phase avec les revendications des membres de la Gen Z 212, Sa majesté a invité le gouvernement, entre autres, à améliorer les soins de santé et l’éduction, à créer des emplois pour les jeunes et à combattre les inégalités.

La volonté du Roi Mohammed VI a été faite, puisque le gouvernement a répondu à son appel, plus d’une semaine plus tard, avec des annonces fortes. L’exécutif marocain prévoit une augmentation de 13 milliards d’euros pour les dépenses consacrées à la santé et l’éducation, avec plusieurs actions envisagées, dont la création de plus de 27 000 postes dans les deux secteurs, la mise en service de nouveaux centres hospitaliers universitaires et la rénovation de 90 hôpitaux.

Ces annonces vont plus ou moins dans le sens des attentes des protestataires, dont la plupart ont refroidi leurs ardeurs, même s’ils redoutent le phénomène de la corruption. Les manifestations n’ont pas pour autant cesser. Quelques militants de la Gen Z 212 entendent toujours squatter la rue, pour demander la libération de leurs camarades détenus et jusqu’à quand encore ?

Au moins un millier de manifestants ont été arrêtés et plus de 200 d’entre eux ont été jugées et condamnés, dont 39 à des peines comprises entre 6 et 15 ans de prison, pour divers motifs (organisation de manifestations non autorisées, usage d’armes blanches, dégradation de biens…). Les manifestants encore présents dans les rues gagneraient à mettre de l’eau dans leur vin, car des dégâts matériels ont été enregistrés et il va falloir situer les responsabilités. S’il est évident que les revendications de la Gen Z, version marocaine, est légitime, les destructions de biens publics ne sauraient passer par perte et profits.

Les problèmes de gouvernance ne manquent pas, mais il faut savoir raison garder. On ne construit pas un pays dans le désordre et l’indiscipline, comme on le dit souvent. Les Marocains ont intérêt à œuvrer à préserver la paix dans leur patrie. L’heure est venue pour eux de taire leurs divergences et de se serrer les coudes, dans la perspective de la CAN 2025, que le Royaume chérifien va abriter du 21 décembre prochain au 18 janvier 2026, après l’édition de 1988. Ce rendez-vous fera place à la Coupe du monde de football 2030, co-organisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Le Maroc a rendez-vous une fois de plus avec l’histoire et devrait travailler à présenter une bonne image.

 

Kader Patrick KARANTAO

Trafic de chanvre indien: la Gendarmerie démantèle un réseau de cultivateurs et revendeurs à Guiaro

Alertée par des habitants inquiets, la Brigade territoriale de gendarmerie de Guiaro a mis fin à un réseau local de production et de vente de chanvre indien dans plusieurs villages du département. Trois (03) personnes ont été interpellées et les champs détruits.

La consommation de chanvre indien prenait insidieusement racine dans la commune de Guiaro, au Sud du pays. Depuis quelque temps, des habitants signalaient la présence de fumeurs et même de cultures de cette plante dans des zones reculées. Face à la multiplication des alertes, la brigade territoriale de Guiaro a décidé d’agir.
Sur la base d’informations jugées crédibles, une équipe d’enquêteurs a mené des investigations dans le village de Boli, dans le département de Guiaro. Ces recherches ont permis, le 8 octobre 2025 à 21h26, d’interpeller le sieur O., cultivateur, pour production, vente et consommation de chanvre indien.

Les investigations ont ensuite permis de remonter la filière. Le 11 octobre, un second individu, le sieur I., a été arrêté pour vente et consommation. Le 12 octobre 2025, le sieur Z., résidant à Koumbili, a lui aussi été interpellé pour importation, culture, vente et

Le sieur O. cultivait du chanvre indien dans le village de Boli.

consommation de la même substance. Tous ont reconnu les faits, expliquant qu’ils cultivaient et revendaient le chanvre pour la consommation locale. Conformément aux instructions du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Pô, les champs identifiés ont aussitôt été détruits.

Les faits reprochés sont prévus et punis par l’article 382-1 du Code pénal. Les gendarmes poursuivent leurs investigations pour identifier d’éventuels complices et mieux cerner l’ampleur du phénomène. C’est l’occasion d’interpeller la population sur la nécessité de protéger la jeunesse de cette pratique qui gagne du terrain dans certaines zones rurales. La Gendarmerie nationale invite enfin les citoyens à redoubler de vigilance et à continuer de signaler tout comportement suspect aux numéros verts suivants :

✓1010 : Centre national de veille et d’alerte
✓16 ou 80 00 11 45 :
Gendarmerie nationale
✓17 : Police nationale