Contribution de l’Intelligence artificielle au développement: une conférence inaugurale nationale pour lancer le débat

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé une conférence inaugurale de la campagne nationale d’information sur la contribution pratique de l’Intelligence artificielle au développement du Burkina Faso, mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso ne veut pas rester en marge de l’ère de l’Intelligence artificielle (IA). En effet, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a lancé la conférence inaugurale de la campagne d’information et de formation sur l’IA sur le thème : « IA, un enjeu de souveraineté : regards croisés sur la maitrise de l’information et de la communication stratégique », mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou.

Cette initiative vise à développer une approche intégrée de la communication stratégique adaptée aux défis contemporains du Burkina, sensibiliser et former les professionnels aux outils de l’IA, selon les organisateurs. Il s’agit également, pour eux, de renforcer les capacités de « fact-checking », lutter contre la désinformation et analyser les enjeux sociopolitiques de la communication numérique.

La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, a indiqué que cette thématique est interpellatrice en ce sens qu’elle met l’IA au cœur des débats de souveraineté à l’échelle mondiale. A l’écouter, cette technologie peut être une menace mais offre des opportunités.

« Nous avons choisi de ne pas subir les menaces mais de travailler à travers un plan d’actions pragmatique à mettre à la disposition de nos populations, des entreprises, des institutions, l’énorme potentiel que représente l’IA », a-t-elle confié. Elle a fait savoir que c’est un tremplin pour que tous les secteurs puissent intégrer l’IA de façon harmonieuse et responsable afin que cette technologie bénéfice au développement socio-économique du Burkina Faso.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a salué la clairvoyance du département en charge de l’économie numérique pour cette initiative et la pertinence du thème. « En tant que ministre chargé de la Communication, je vois comment l’IA redéfinit l’écosystème de l’information.

Défi pour la maitrise des outils

Le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert
Ouédraogo, a formulé le vœu
que les travaux permettent de
stimuler une recherche et une innovation nationale compétitive et éthique.

Elle peut être un formidable outil de progrès, permettant de mieux informer, de personnaliser les contenus et de lutter contre la désinformation. Dans le même temps, elle peut devenir une arme de déstabilisation et de destruction massive », a-t-il soutenu. A cet effet M. Ouédraogo a fait comprendre que la maitrise des outils qui font et véhiculent l’information reste un défi.

« Nous devons développer une IA au service d’une information vraie, vérifiée, pluraliste et responsable, qui renforce notre espace public plutôt que de le fracturer », a dit le ministre chargé de la Communication. A son avis, la souveraineté communicationnelle passe par la capacité à développer et contrôler cette technologie, former les experts et définir un propre récit à l’ère de l’IA. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano et le secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, ont parrainé la cérémonie.

Ousmane Ouattara, porte-parole des parrains, a signifié que l’intégration de l’IA dans le système de gouvernance pourrait être un couteau à double tranchant. Pour lui, soit elle contribue à améliorer les politiques à court terme, soit elle bouleverse l’ordre public déjà établi à long terme, en creusant plus le fossé entre les différentes couches de la société. « Notre souveraineté commence alors dans notre capacité à maîtriser nos propres outils et processus.

L’Etat doit être le premier à intégrer l’IA de manière responsable pour améliorer ses services aux citoyens et son efficacité interne », a-t-il souligné. M. Ouattara a suggéré l’élaboration d’un cadre éthique et juridique robuste pour le développement et l’usage de l’IA dans le secteur public, garantissant le respect des libertés individuelles et des données personnelles. « Il faut sécuriser nos systèmes d’information contre les nouvelles menaces que l’IA peut aussi bien détecter que générer », a-t-il recommandé.

Aly SAWADOGO
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Campagne agropastorale 2025-2026: plus de 104 milliards F CFA pour la souveraineté alimentaire

Un homme qui a faim n’est pas un homme libre ! Cette maxime, le gouvernement en a fait sienne, conscient que la souveraineté du pays des Hommes intègres passe par l’atteinte de la souveraineté alimentaire. Portée par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, cette vision se traduit entre autres par l’adoption de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 pour la souveraineté alimentaire.

Véritable boussole du département de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, ce plan opérationnel ambitionne notamment de couvrir les besoins de consommation en maïs et en riz des populations. Il vise également la couverture de tous les besoins d’importation en pomme de terre, de 50% des besoins de consommation en poisson et la relance de la production de blé.

Pour la présente campagne agro-pastorale, les objectifs de production sont fixés à 7 millions de tonnes de céréales, 1 514 280 tonnes de cultures de rente et 830 081 tonnes d’autres cultures vivrières. La production attendue de viande est fixée à 617 876 tonnes et celle de poissons à 100 000 tonnes. Il est également attendu la production de 208 525 068 litres de lait et 121 207 092 tonnes d’œufs. Pour atteindre ces objectifs de production, l’Etat a consenti d’énormes efforts à hauteur de plus 104 milliards FCA au profit du monde rural.

En effet, pour ce qui est des facteurs de production, le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques s’est investi dans la construction et la réhabilitation des retenues d’eau pour faciliter la production agropastorale. Dans le même ordre d’idée, des périmètres irrigués avec maitrise totale de l’eau ont été réhabilités et de nouveaux périmètres ont été aménagés. Aussi, plus de 25 000 ha de bas-fonds ont été, soit aménagés, soit réhabilités dont 15 000 ha en aménagement sommaire par les agents et les populations bénéficiaires. Et pour y faciliter l’accès à l’eau pour la production, près de 185 forages à gros débit ont été réalisés.

Concernant les intrants et équipements agricoles, 15 000 tonnes de semences, 70 000 tonnes d’engrais, plus de 31 000 litres de produits phytosanitaires ainsi que 608 tracteurs, 1102 motoculteurs, 24 grands semoirs, 452 moissonneuses, 150 broyeurs, 10 unités de transformation, 485 motopompes, 29 969 tubes PVC et 315 kits d’irrigation ont été, entre autres, mis à la disposition des producteurs à prix subventionnés. Ces derniers ont aussi bénéficié d’appuis en labours. Et pour faciliter le transport des intrants, équipements agricoles, produits agropastoraux et halieutiques, 35 camions dont des camions frigorifiques et de transport d’alevins ont été acquis au profit des structures du département ministériel.

Dans le sous-secteur des ressources animales, 2 250 noyaux reproducteurs de petits ruminants, 2 794 kits de volaille et 1 000 animaux d’embouche ont été mis à la disposition des producteurs. En outre, des campagnes d’insémination artificielle à coût fortement réduit d’au moins 15 000 vaches et 2 000 truies sont en cours. Par ailleurs, le département a acquis plus de 67 millions de doses de vaccins et médicaments vétérinaires pour la mise en œuvre de campagnes de vaccination de masse contre les principales maladies animales prioritaires.

Conscient de l’importance de l’appui conseil pour l’atteinte des objectifs escomptés, le ministère en charge de l’agriculture a renforcé les capacités du réseau d’encadrement en matériel roulant à travers la dotation de 1 033 motos et 36 véhicules pick-up pour un suivi rapproché des producteurs.

En rappel, ces importants appuis en faveur du monde rural s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de l’Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025 qui vise l’atteinte de la souveraineté alimentaire à l’horizon 2025 par la stimulation de la croissance agricole, animale et halieutique. L’adoption de ce plan opérationnel traduit l’importance que les plus hautes autorités accordent au secteur agropastoral d’où les importantes réformes opérées pour sa mise en œuvre réussie. L’on peut citer de façon non exhaustive la création du Fonds de souveraineté alimentaire Fonds Dumu Ka Fa, de la Société burkinabè d’intrants et matériels agro-pastoraux (SOBIMAP), de l’Office nationale des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH).

Au titre des réformes figurent également la création du Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF), de l’Agence Faso abattoir (AFA), la restructuration de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) en la transformant en une centrale d’achat des produits agro-sylvo-pastoraux.

DCRP/MARAH

Centre hospitalier universitaire de Pala: le DG Ounanlini Thiombiano installé dans ses fonctions

Le secrétaire général de la région du Guiriko, Abraham Somdo a procédé à l’installation du nouveau Directeur général (DG) du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pala, Ounanlini Thiombiano, le lundi 27 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso.

Nommé en Conseil des ministres du 4 septembre dernier, le nouveau Directeur général (DG) du Centre hospitalier universitaire (CHU), Ounanlini Thiombiano, administrateur des hôpitaux et des services de santé a été installé par le secrétaire général de la région du Guiriko, Abraham Somdo, dans l’après-midi du lundi 27 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso. Les responsables institutionnels, les représentants du ministère de la Santé, corps médical, les universitaires et les invités à cette cérémonie ont tous témoigné leur soutien à la nouvelle direction de cette structure hospitalière appelée à jouer un rôle clé dans l’offre de soins de qualité au Burkina Faso.

Le secrétaire général a, de ce fait, salué les efforts conjugués de l’Etat, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs locaux qui ont contribué à la réalisation du Centre hospitalier universitaire de Pala. Le directeur général Thiombiano a d’abord tenu à adresser ses sincères remerciements au chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré et au ministre de la Santé, pour la confiance placée en sa personne à travers cette nomination. « Etre appelé à diriger une institution majeure de notre système de santé est un honneur, mais aussi une lourde responsabilité », a-t-il déclaré.

Pour lui, la réussite de la mission repose sur la mobilisation collective, la rigueur professionnelle et la loyauté envers les valeurs du service public. Selon le DG, son équipe sera guidée par les principes de professionnalisme, de crédibilité et de loyauté. Elle aura ainsi pour mission de bâtir un cadre de travail motivant, propice à l’efficacité et à la performance dans la gestion quotidienne de l’hôpital. Le Centre hospitalier universitaire de Pala se veut un modèle de modernité et d’excellence. Doté d’équipements de pointe et conçu pour répondre aux exigences de la formation et de la recherche médicale, il se positionne comme un maillon essentiel dans la politique sanitaire nationale.

Un hôpital au service de la science et de la population

La vocation du CHU de Pala, a souligné l’administrateur des hôpitaux et des services de santé, est d’offrir des soins de qualité accessibles à tous les Burkinabè, tout en servant de cadre d’apprentissage pour les étudiants en médecine et les professionnels de santé. « La science et le savoir sont à notre disposition, à nous de les mettre au service de la dignité humaine. Nous devons être des leaders-managers, capables d’allier compétence et engagement au service de notre peuple », a-t-il affirmé.

Le nouveau directeur a également insisté sur l’importance du dialogue social, de la formation continue et de l’innovation comme leviers d’une gestion performante. Pour lui, l’hôpital doit être un espace où la rigueur scientifique se conjugue avec la compassion humaine. Avant de clore son propos, M. Thiombiano a rendu hommage à ses prédécesseurs et collaborateurs pour les efforts consentis dans la mise en œuvre du projet de construction du CHU de Pala. Il a également salué le travail du programmeur Dr Sanou Olivier, ainsi que la contribution de tous les techniciens et ouvriers ayant œuvré à la concrétisation de ce projet.

« Ce centre hospitalier est le fruit d’une collaboration intense entre de nombreux acteurs. Nous devons continuer à travailler dans cet esprit de cohésion pour hisser Pala au rang des hôpitaux de référence de la sous-région », a-t-il lancé sous les applaudissements. La cérémonie d’installation s’est achevée dans une ambiance conviviale par une photo de famille, symbole d’un engagement collectif pour relever les défis du système de santé burkinabè. A travers cette installation, le Centre hospitalier universitaire de Pala s’affirme comme un nouvel espoir pour la santé publique. En conjuguant compétence, innovation et engagement patriotique, la nouvelle équipe entend faire du CHU un levier de transformation au service du bien-être des populations.

Kamélé FAYAMA

Projet de Gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ : le ministre Roger Barro échange avec les PDS de 60 communes d’intervention du projet

Le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement a organisé un atelier d’échanges entre le ministre Roger Barro et les présidents des délégations spéciales de 60 communes d’intervention du Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+), le lundi 27 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso.

Lancé le 31 mai 2023, le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) a pour objectif de renforcer la gestion durable des paysages et d’améliorer la génération de revenus dans les zones forestières ciblées au Burkina Faso. En vue de faire le point sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des activités du projet, le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement a organisé une rencontre de concertation entre le ministre Roger Barro et les Présidents des délégations spéciales (PDS) des 60 communes d’intervention du PGPC/REDD+. Cette rencontre s’est tenue le lundi 27
octobre 2025 à Bobo-Dioulasso.

Pour ce face-à-face entre le ministre et les PDS, il s’agissait non seulement de faire le point de l’exécution des Projets de développement intégré communaux pour la REDD+ (PDIC/REDD+) dans les 60 communes d’intervention, mais aussi d’échanger sur les difficultés rencontrées dans leur mise en œuvre. Selon le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, ce cadre de dialogue entre son département et les présidents des délégations spéciales des communes d’intervention de la première et de la deuxième vague du projet PGPC/REDD+ se veut un exercice de redevabilité des communes envers le gouvernement du Burkina Faso.

« Trois années après le lancement du PGPC/REDD+, la présente rencontre consacrée aux PDIC/REDD+ se justifie pleinement dans une logique de redevabilité en matière de gestion des deniers publics », a-t-il indiqué. Pour lui, le PGPC/REDD+ constitue une opportunité de taille pour l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires dans un contexte sécuritaire et humanitaire difficile marqué par une raréfaction des ressources du pays au regard des priorités du moment.

Echanger sur les résultats acquis et les difficultés rencontrées

A l’en croire, cette rencontre permettra aux parties signa-taires des conventions de financement des PDIC/REDD+ et aux autres acteurs de mise en œuvre du PGPC/REDD+, d’échanger sur les résultats acquis et les difficultés rencontrées afin de formuler des propositions de solutions. Selon le coordonnateur du projet, Soumaïla Bernard Tougma, le projet REDD+ intervient dans huit régions du Burkina Faso et couvre 96 communes.

« C’est un projet dont l’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter les capacités de séquestration et de réduire la pauvreté des populations à travers des investissements structurants », a-t-il précisé. A l’écouter, cet atelier d’échanges est le deuxième du genre, la première édition s’étant tenue l’année passée à Koudougou. « Il s’agit pour nous, avec les communes bénéficiaires du projet REDD+, de faire le point sur le niveau d’avancement des activités, d’identifier les difficultés éventuelles, de proposer des solutions et de partager les expériences entre communes, car certaines sont en avance et d’autres à la traîne.

L’objectif est que ces dernières puissent atteindre un bon niveau d’exécution », a-t-il ajouté. Il a rappelé que le projet a été lancé en 2023 pour une durée de six ans, mais que le financement accordé à chaque commune s’étale sur une période maximale de trois ans. « Nous sommes à mi-parcours, car nous lançons l’évaluation de mi-parcours du projet dès maintenant. La revue aura lieu en janvier 2026 », a-t-il souligné.

Noufou NEBIE
Safiatou BOLY
(Stagiaire)

Flash

0

La réussite vient de la discipline, du travail acharné. Malheureusement, nous remarquons que la jeunesse emprunte le chemin de la facilité pour réussir sans effort. En témoigne la tricherie à l’école pendant les examens et concours, l’embauche par des pratiques peu recommandables. Cette façon de faire est déshonorant et pas digne d’un Burkinabè. C’est pourquoi la jeunesse est interpelée, car, ceux qui réussissent sont ceux qui apprennent et persistent. Chaque chute, chaque erreur est une leçon que l’on retient. Ne dit-on pas que le succès se trouve au bout de l’effort !

Mohamed LY
(Stagiaire)

Assemblée législative de Transition: la dissolution de la CENI actée par les députés

Les députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) réunis en plénière, mardi 28 octobre 2025 à Ouagadougou, ont examiné le projet de loi portant dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avant de l’adopter à l’unanimité des votants.

C’est désormais effectif, la Commission élec-torale nationale indé- pendante (CENI) est dissoute. Jugée budgétivore et inadéquate avec vision du moment, le gouvernement avait décidé de sa dissolution afin de reverser ses compétences au ministère de l’Administration territoriale.

En effet, le projet de loi y relatif a été soumis aux députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) pour appréciation, examen et vote. Mardi 28 octobre 2025, ces derniers ont voté « oui » à l’unanimité des votants la loi portant dissolution de la CENI. Faisant son rapport à la plénière, la Commission des affaires générales institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) affectataire du dossier a pointé du doigt plusieurs insuffisances dans le fonctionnement de la CENI. Frondes, crises, absence d’unanimité dans la désignation des commissaires, gestion financière chaotique (…), sont entre autres tâches noires que les acteurs ont relevé à l’endroit de l’institution électorale. Face à une telle situation, il fallait, selon les députés, introduire une cohérence conformément à la dynamique révolutionnaire en cours au Burkina Faso.

D’où cette loi forte de cinq articles et prend en compte les préoccupations de l’heure. La loi prévoit le transfert des actifs et des passifs de la CENI au ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité. Pour les députés, la dissolution de cette institution va participer au renforcement de la souveraineté dans l’organisation pratique des élections, la rationalisation des dépenses liées à l’organisation des scrutins.

Néanmoins, les parlementaires ont voulu savoir les garanties et dispositifs mises en place par le gouvernement pour assurer l’impartialité, la bonne administration, la transparence et l’équité dans l’organisation d’élections futures. Ils se sont inquiétés aussi la gestion des données biométriques électorales ? Aux différentes inquiétudes des députés, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a rassuré que
c’est en connaissance de cause que l’exécutif a décidé de la dissolution de la CENI.

L’organisation dorénavant des élections par son ministère n’est pas une première, selon lui, car il y a eu une première expérience sous le régime du Président Aboubacar Sangoulé Lamizana, en 1978. En ce qui concerne le redéploiement du personnel de la CENI, le ministre Zerbo a indiqué qu’un plan est en cours pour les 104 agents de l’institution dissoute. Justifiant le bien fondé de cette dissolution surtout au niveau financier et budgétaire, le ministre d’Etat a fait savoir que la simple gestion administrative de cette institution faisait perdre au budget national plus 500 millions de francs CFA. Quant aux périodes électorales, l’organisation des élections pouvait couter jusqu’à 55 milliards F CFA.
Des chiffres qui, du point de vue du gouvernement, pesaient considérablement sur le budget de l’Etat.

 

Wanlé Gérard COULIBALY

Digitalisation des produits de la CNSS: l’application « eCNSS Burkina » lancée

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a lancé officiellement son application mobile dénommée « eCNSS Burkina », mardi 28 octobre 2025, à Ouagadougou. Ce nouvel outil vise à dématérialiser les services de la CNSS.

La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) veut faciliter l’accès de ses services aux assurés et à ses partenaires. Dans cette optique, l’institution a conçu une application mobile dénommée « eCNSS Burkina ». L’outil a été lancé officiellement, mardi 28 octobre 2025, dans la capitale, par le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré.

Le directeur du système informatique de la CNSS, Léopold Toé, a expliqué que « eCNSS Burkina » est une extension de la plateforme web de la structure. De son avis, le nouvel outil offre plusieurs services aux assurés de la CNSS, ainsi qu’à ses partenaires. M. Toé a précisé que l’outil est fonctionnel et peut être téléchargé sur Play store. Le DG de la CNSS, Dr Herman Yacouba Nacambo, a confié que l’application a été conçue pour rapprocher les services de la caisse de ses partenaires sociaux où qu’ils soient.

Elle permet aux assurés et aux employeurs de rester en contact permanent avec la CNSS. Ainsi, les assurés pourront, a-t-il poursuivi, consulter leurs comptes individuels, déposer des dossiers de maintien de droit, demander des avancements sur prestations, simuler le calcul de la pension ou consulter ses paiements… Quant aux employeurs, ils peuvent suivre la carrière de leurs employés, payer des cotisations par ordre de virements bancaires ou mobile money ou demander la présence des travailleurs.

Le DG de la CNSS a, en outre, soutenu que l’application permettra à la CNSS entre autres de consulter toutes les situations des employeurs et des travailleurs et de prendre la position GPS de l’employeur en vue des contrôles. Le nouvel outil a été salué par le ministre chargé du Travail, Mathias Traoré. Pour lui, la mise en service de « eCNSS Burkina » entre en droite ligne de la politique tracée par le gouvernement.

S’approprier l’outil

Le ministre s’est donc réjoui que l’outil offre de nombreux avantages, notamment, une commodité accrue pour les assurés, une transparence et une plus grande efficacité dans la prestation des services. Mathias Traoré a aussi fait savoir que l’introduction de cette application représente une avancée significative dans les efforts collectifs pour moderniser les services publics et améliorer l’écosystème de la sécurité sociale au Burkina Faso. A cet effet, il a salué la collaboration du ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques dans la mise en œuvre de « eCNSS Burkina ».

M. Traoré a encouragé la CNSS et les autres organismes de prévoyance sociale à poursuivre les efforts de modernisation, pour non seulement améliorer leur efficacité opérationnelle, mais aussi offrir des services plus accessibles et plus conviviaux aux assurés. Il a aussi invité la Caisse nationale de sécurité sociale à travailler à faire connaitre cette application mobile aux travailleurs de la diaspora qui, le plus souvent, souhaitent adhérer à l’assurance volontaire, mais hésitent encore parce qu’ils n’ont pas la possibilité d’interagir directement avec les services de la CNSS. Le ministre a, par ailleurs, encouragé tous les citoyens, employeurs et assurés à adopter l’application mobile
« eCNSS Burkina » et à explorer les nombreux avantages qu’elle offre.

Abdoulaye BALBONE

Foire aux impacts: la résilience des bénéficiaires présentée aux partenaires

L’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV) a organisé l’évènement ‘’Foire aux impacts’’ sur le thème: « Résilience au cœur du développement durable : des communautés actrices du changement », jeudi 16 octobre 2025, à Ouagadougou. Une activité qui vise à plonger les participants au cœur des résultats de SNV et ses partenaires, à mettre en lumière la résilience des communautés et à renforcer les synergies entre acteurs du développement durable au Burkina Faso.

Au Burkina Faso, les effets du changement climatique et le défi sécuritaire ont conduit les populations à cultiver la résilience. Pour être un appui à ces communautés, l’Organisation Néerlandaise de Développement (SNV) a lancé plusieurs projets et programmes dans les secteurs de l’Eau, l’Energie et l’Agro-alimentaire. SNV et ses partenaires techniques et financiers ont pu constater l’impact de ces projets et programmes dans la vie des communautés à travers une activité spécifique dénommée ‘’Foire aux impacts’’.

La cérémonie a eu lieu, jeudi 16 octobre 2025, à Ouagadougou sur le thème « Résilience au cœur du développement durable : des communautés actrices du changement ». L’objectif est de créer un cadre immersif de valorisation, d’apprentissage et de collaboration autour des résultats et impacts des projets de SNV et ses partenaires, afin de mettre en lumière la résilience des communautés et de renforcer les synergies entre acteurs du développement durable au Burkina Faso. Selon Marjon Tuinsma, Directrice Pays de SNV Burkina Faso, « cette rencontre vise à permettre aux partenaires de vivre autrement les résultats des actions de SNV, non pas à travers des rapports ou des chiffres, mais au contact direct des femmes, des hommes et des jeunes dont la résilience construit chaque jour le Burkina de demain ».

Le représentant du ministre chargé de l’Agriculture, Oumarou Ouédraogo, a félicité SNV et ses partenaires pour leur engagement en faveur des solutions durables dans les secteurs agro-alimentaires. « Les initiatives telles le projet Résilience communautaire dans le secteur agrosylvopastoral (ResCom), les Programmes d’appuis à la promotion de l’entreprenariat agricole (PAPEA), le Programme agro-alimentaire pour la résilience intégrée et le développement économique au sahel (Pro-Arides), le projet Africa Biodigesteur Component (ABC Sahel), le projet Eau Clé du Développement Durable WASH (ECDD WASH) s’inscrivent dans la vision actuelle du gouvernement », pour la sécurité alimentaire la création d’emploi des femmes et des jeunes, l’accès à l’eau potable et aux énergies renouvelables, etc.».

L’impact des programmes apprécié

Pour Richard Bationo, chef d’équipe du projet 2SCALE, à travers des programmes tels que PAPEA, 2SCALE, Pro- ARIDES, ResCom et Green Mango, les communautés ont pu bâtir une résilience. « Ces programmes les ont permis de transformer leur activité en entreprise, maintenir une certaine durabilité en accordant une place importante aux femmes et aux jeunes. Cela leur a permis d’accroitre ainsi leurs revenus » relève t-il.

Les acteurs appuyés par les projets et programmes ont témoigné des bienfaits de l’accompagnement de SNV et ses différents partenaires pour leurs entreprises. Marie Ouédraogo, représentante de la coopérative Neerwaya qui transforme la tomate en purée a remercié SNV et ses partenaires pour l’accompagnement. « Grace au projet PAPEA, nous pouvons désormais transformer jusqu’à 5 tonnes de tomate. Il nous a aussi facilité l’accès aux crédits en banque.

Nous appelons les populations à se procurer nos produits qui sont de très bonnes qualité », affirme-t-elle. Regma Yaméogo, présidente de l’entreprise Waguéssé située à Dédougou fait dans la transformation agro-alimentaire. « Nous transformons le riz, le maïs, le manioc ainsi que les produits forestiers non ligneux. Le projet Pro-ARIDES a construit une clôture pour sécuriser notre entreprise.

Nous avons aussi bénéficié d’un forage parce que le travail du manioc nécessite l’utilisation d’une grande quantité d’eau, ce qui nous permet d’assurer toutes nos commandes », confie-t-elle. Les présentations dans un format de « parcours de la résilience », de théâtre forum et de témoignages ce sont déroulées sous l’œil des partenaires techniques, financiers et institutionnels, des partenaires de mise en œuvre des projets et programmes et des ONG sœurs.

A l’affiche, plus de 200 000 personnes ont renforcé leur résilience grâce aux projets et programmes mis en œuvre par SNV Burkina et ses partenaires en 2024. En célébrant les résultats concrets et les impacts, SNV et ses partenaires réaffirment leur engagement à poursuivre dans cet élan, tout en encourageant la création de nouvelles synergies au service d’un développement durable et inclusif au Burkina Faso. C’est en 2023 que l’Organisation Néerlandaise de Développement a développé et mis en route sa nouvelle stratégie 2030 pour répondre efficacement à l’évolution du contexte mondial en s’ouvrant aux réalités actuelles, en saisissant les opportunités qui existent pour construire un monde meilleur grâce à une collaboration et à un partenariat plus soutenu.

Roland Kabore

Enseignement technique et professionnelle: des recommandations pour accélérer les réformes dans le domaine

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo a présidé ce mardi 28 octobre 2025 à Ouagadougou la clôture du forum national sur l’Enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP).

Le Burkina Faso dispose désormais d’une feuille de route pour accélérer la mise en œuvre des réformes dans le domaine de l’enseignement et la formation technique et professionnelle. En effet, après deux jours de réflexion, les participants au forum national sur l’enseignement et la formation techniques et professionnelle ont formulé des recommandations et une feuille de route devant guider les actions du gouvernement.

Au cours de la cérémonie de clôture, ce mardi 28 octobre 2025, présidée par le ministre d’Etat, Emile Zerbo, représentant le Premier ministre, a affirmé la nécessité d’adopter et vulgariser un document de référence qui servira de boussole pour une meilleure opérationnalisation des réformes en matière d’enseignement technique et professionnel. Il s’est réjoui que les participants aient recommandé l’organisation d’une campagne de communication de masse sur l’enseignement technique pour sa meilleure appropriation par la population. Un engagement fort de l’Etat pour le financement du secteur afin de garantir la mise en œuvre des politiques et reformes a été jugé nécessaire par les participants au forum.

En outre, ils souhaitent une synergie d’actions et la mutualisation
de ressources humaines et matérielles au sein de la confédération des Etats du
Sahel (AES). Une harmonisation des diplômes et certificats de l’enseignement technique et professionnel dans l’espace AES doit être envisagé selon les participants à la rencontre. Le

Les participants ont recommandé un engagement fort de l’Etat pour le financement du secteur afin de garantir la mise en œuvre des politiques.

ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle et technique, Boubakar Savadogo, a traduit ses félicitations aux participants pour la qualité des travaux qui ont abouti à des résultats probants pour la mise en œuvre des réformes de l’enseignement technique et professionnelle.

Il a rappelé qu’à l’horizon 2050, la vision des autorités est de parvenir à 60% dans l’enseignement technique et 40% dans l’ensei-gnement général. Le ministre Savadogo a réaffirmé sa disponible à rester à l’écoute des acteurs pour réussir cette mission conformément à la vision du chef de l’Etat. « Nous ne pourrons rien faire sans une solidarité. Je ne pourrai rien réussir sans votre accompagnement », a-t-il insisté. Pour lui, il est plus que nécessaire de compter sur le génie créateur des acteurs pour inventer un enseignement professionnel et technique en phase avec les exigences de souveraineté du pays et l’ambition de développement endogène.

Il a rassuré que les recommandations issues de ce forum tracent la voie à suivre. Le ministre d’Etat, Emile Zerbo, a traduit la reconnaissance des autorités du Burkina aux participants et notamment aux délégations venues du Mali et du Congo. Il a estimé qu’il est temps de passer à la phase des actions. Car, a-t-il reconnu, la feuille de route élaborée par les acteurs permettra d’accélérer la vision du président du Faso en matière d’enseignement technique et professionnel. Le forum national sur l’enseignement et la formation technique et professionnelle s’est tenue autour du thème « Mise en œuvre des réformes pour un système d’enseignement et de formation technique et professionnelle au service du développement endogène du Burkina ».

Adama SEDGO

Editions Sidwaya : un marathon pour se rapprocher des lecteurs de Bobo-Dioulasso

Kantigui a ouï dire que Les Editions Sidwaya organise la première édition d’une compétition en athlétisme dénommée Marathon Houet de Sidwaya, le samedi 8 novembre 2025, dans la ville de Bobo-Dioulasso. De ce qui se dit, cet évènement sportif d’envergure vise à promouvoir la cohésion sociale, rapprocher davantage le groupe de presse de ses lecteurs et surtout, valoriser l’image du Burkina Faso à travers le sport. Pour la réussite de cette activité, a-t-on rapporté à Kantigui, le comité (…)

Retrouvez On murmure sur https://www.sidwaya.info/numerique/

Kantigui
kantigui2000@gmail.com