36e Tour du Faso/5e étape : Paul Daumont premier à Dano
Le Burkinabè Paul Daumont a remporté la 5e étape du 36e Tour du Faso le mardi 28 octobre 2025 à Dano. Il conserve ainsi le maillot jaune conquis depuis la 3e étape.
L’histoire retiendra que la première arrivée d’étape du Tour du Faso dans la ville de Dano a consacré la victoire de Paul Daumont. Le Burkinabè a fait preuve d’une solidarité de nerfs remarquable pour s’imposer dans un sprint final groupé devant le Marocain Achraf Ed-Doghmy et le Belge Lance De Cabooter. Il a bouclé les 111,700 km entre Gaoua et Dano en 2h36’49 » soit une vitesse moyenne de 42,737 km/h. Daumont conserve le maillot le maillot jaune conquis depuis la 3e étape et garde aussi à l’issue de cette étape le maillot vert, 2e tunique la plus convoitée de la compétition.
Partis de Gaoua, les 63 coureurs du jour ont été lancés à 8h26 pour une étape qui a comporté deux sprints intermédiairs. Le Peloton est resté très calme jusqu’à l’approche du premier point chaud à Bouroum-Bouroum au kilomètre 23,220. Là, les choses sont allées à 42,367 km/h et c’est le porteur du maillot jaune Paul Daumont qui le premier, franchit la ligne. Dans ses roues, le Marocain Driss El Alouanin 2e au classement général et la Ghanéen Emanuel Cesi.
Le peloton s’est par la suite regroupé en direction de Diébougou où est jugé le second et dernier sprint intermédiaire après 74,140km parcours. C’est également à vive allure que le Malien Djandouba Diallo devance à ce point les Burkinabè Rachid Bouda (2e) et Moucaïla Rawendé (3e). Pour les 20 derniers km, le peloton est resté groupé et ce, jusqu’à l’arrivée. Ce qui n’a pas manqué de provoquer une chute sur les derniers km à l’arrière du peloton au moment d’engager le sprint final.
Voro KORAHIRE
Mémorial Thomas SANKARA : visite des afro-descendants et de la diaspora africaine dans ce haut lieu de mémoire
Des afro-descendants et de la diaspora africaine en séjour au Burkina du 25 octobre au 08 novembre 2025 ont visité dans l’après-midi de ce lundi 27 octobre à Ouagadougou le Mémorial Thomas SANKARA.
Dans ce lieu emblématique, ils ont découvert la statue du président Thomas SANKARA, le bureau du Père de la Révolution d’août 83, sa jeep de commandement militaire ainsi que le Mausolée où repose le Camarade Président et douze de ses compagnons d’infortune du 15 octobre 1987.

Chaque étape a été un moment d’explication et d’éclairage sur l’histoire du Capitaine Thomas SANKARA, son cursus scolaire en passant par sa formation militaire, ses responsabilités politiques, ses combats idéologiques jusqu’à son assassinat.

C’est une assemblée acquise à la cause du Père de la Révolution qui a été émue par son histoire expliquée par les guides touristiques du jour. Ils repartent fiers de s’être imbibés et abreuvés à la source des évènements tragiques d’octobre 87.
DCRP-MCCAT
Ecriture de mémoire pour la postérité: des anciens combattants et anciens militaires désormais outillés
Le Délégué aux anciens combattants et anciens militaires, le colonel de gendarmerie William Aristide Nassidia Combary, a présidé la cérémonie de clôture du 2e atelier d’écriture mémorielle au profit des anciens combattants et anciens militaires, vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou.
Le 2e atelier d’écriture mémorielle au profit des anciens combattants et anciens militaires organisé par la Délégation aux anciens combattants et anciens militaires (DACAM), débuté mardi 21 octobre 2024, a pris fin vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou. C’est le délégué aux anciens combattants et anciens militaires, le colonel de gendarmerie William Aristide Nassidia Combary, qui a présidé la clôture de l’évènement sur le thème : « Ecrire pour éclairer les générations actuelles et futures ».
L’atelier a regroupé des généraux, des lieutenants, des lieutenants colonels, des colonels et des adjudants. Selon le formateur et écrivain-critique littéraire, Koba Boubacar Dao, les participants ont été formés essentiellement à des thématiques liées à l’écriture mémorielle. « L’idée, c’est de les amener à produire, à écrire leurs mémoires afin de pouvoir donner ce qu’ils ont pu vivre, ce qu’ils veulent qu’on apprenne d’eux aussi bien pour la génération actuelle et celle à venir », a-t-il confié.
Le général de division à la retraite, Dominique Diendéré, a salué cette initiative. Il a dit être satisfait de la formation qui lui a permis de lever des appréhensions concernant l’écriture mémorielle. Dominique Diendéré a remercié les formateurs pour la richesse du contenu des modules dispensés. Il a souhaité la pérennisation de cet apprentissage au profit des anciens combattants et anciens militaires. Le général de Brigade Sidiki Daniel
Traoré a également fait part de sa satisfaction pour l’apprentissage qu’il a reçu.
Des appréhensions levées
« Quand je venais à ce 2e atelier d’écriture mémorielle, je me demandais ce que je pouvais bien découvrir. J’allais être invité à écrire ? Ecrire quoi ? Pour qui ? Mais, une fois que nous avons débuté l’atelier, mes appréhensions se sont dissipées et je me suis rendu compte que l’écriture était essentielle pour tout le monde, pas seulement les anciens combattants et anciens militaires », a-t-il laissé entendre. Le délégué aux anciens combattant et anciens militaires, au nom du ministre d’Etat chargé de la Défense, a été reconnaissant aux participants pour leur assiduité, à la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO), au Fonds national d’appui aux travailleurs déflatés et retraités (FONA-DR) et aux Editions IKS pour leurs soutiens.
Le Directeur général (DG) du FONA-DR, Dr Sibiri Omar Compaoré, s’est réjoui d’avoir reçu une attestation de reconnaissance. Pour lui, c’est un témoignage de la DACAM au travail bien fait par le FONA-DR, en termes d’appui. « Depuis 2024, nous soutenons la DACAM au regard de la pertinence de la formation offerte. Nous pensons qu’il était de bon ton d’accompagner la structure pour permettre aux formés d’écrire pour la postérité », a-t-il indiqué. Quant au Président-directeur général (PDG) des Editions IKS, Sidnomwendé Nestor Koama, partenaire de la formation, il a félicité la DACAM pour l’occasion donnée aux anciens combattants et militaires de s’ouvrir et de laisser un héritage aux générations.
L’atelier a été placé sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de Brigade Célestin Simporé et le co-parrainage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré. La cérémonie de clôture a été marquée par une remise d’attestations de formation et de reconnaissance aux participants ainsi que des bons d’édition offerts par les Editions IKS.
Boukary BONKOUNGOU
Régime d’assurance maladie universelle: les mécanismes d’adhésion automatique du secteur informel en réflexion
Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale organise en collaboration avec le Bureau international du Travail, un atelier de réflexion sur les mécanismes d’adhésion automatique des travailleurs de l’économie informelle à l’assurance maladie universelle, du 27 au 30 octobre 2025, à Ouagadougou.
Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale veut garantir l’accès aux soins pour tous les résidents du Burkina Faso, à travers le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). Dans ce sens, sa structure technique, la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) en collaboration avec le Bureau international du Travail (BIT) organise, du 27 au 30 octobre 2025, dans la capitale un atelier de réflexion sur les mécanismes d’adhésion automatique des travailleurs de l’économie informelle à l’assurance maladie universelle.
Selon le DG de la CNAMU, Soumaïla Gamsoré, cet atelier qui réunit des représentants de l’économie informelle et des responsables des départements ministériels en lien avec l’économie informelle vise à faciliter l’adhésion de ces acteurs au RAMU. Le spécialiste en protection sociale de l’OIT pour l’Afrique de l’Ouest, Adam Dramane Batchabi a renchéri que l’objectif de la rencontre est d’identifier des méthodes automatiques d’affiliation de ce groupe de travailleurs.
Il a relevé qu’une grande partie de la population africaine notamment du Burkina Faso ne bénéficie pas d’une protection sociale en santé alors qu’elle est un droit. « Si nous arrivons à appliquer les stratégies que nous allons adopter, nous espérons que la protection sociale en santé pourra s’étendre progressivement aux travailleurs de l’économie informelle afin que le droit à la protection sociale en santé devienne une réalité », a-t-il assuré. Il a, en outre, salué les efforts du gouvernement à travers la mise en œuvre du RAMU et réitéré l’accompagnement du BIT au processus pour une adhésion massive des travailleurs de l’économie informelle.
L’aboutissement du processus souhaité
Le conseiller technique, Eric Somé, représentant le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, a rappelé que les données de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) indique que le secteur informel contribue à hauteur de 41,6% du PIB et 39,8% de la production nationale. Sur le plan de l’emploi, ce secteur concentre 90% de l’emploi au Burkina Faso et plus de 70% de ces emplois se trouvent dans des entreprises du secteur informel.
Ce secteur, a-t-il poursuivi, bien que dynamique et résilient, demeure vulnérable à cause de plusieurs facteurs. « Les travailleurs qui y évoluent ne sont pas suffisamment inclus dans des dispositifs classiques du système contributif de protection sociale. Ils sont exposés à des risques sanitaires, économiques et sociaux », a-t-il déploré. D’où l’intérêt pour lui de prendre en compte les travailleurs du secteur informel dans le Régime d’assurance maladie universelle. Il a aussi fait savoir que les efforts des acteurs ont permis à la date du 23 octobre 2025 d’affilier 344 entreprises, d’immatriculer 277 043 personnes dont 3 666 au titre de l’économie informelle.
Le premier vice-président du Conseil national de l’économie informelle, Boureima Tondé, a aussi accueilli favorablement l’atelier, car le secteur informel est la composante la plus vulnérable en matière de protection sociale. « Notre métier renferme beaucoup de risques. Nous souhaitons l’aboutissement de ce processus », a-t-il soutenu.
Abdoulaye BALBONE
Faso Mêbo/Koulsé: l’opérateur économique Marou Koom offre du matériel
Le promoteur de la chaîne des boulangeries Koom, Oumarou Ouédraogo alias Marou Koom, a offert, le samedi 25 octobre 2025, à Kaya, des agrégats, du matériel et équipements de confection de pavés et des produits alimentaires à la brigade Faso Mêbo des Koulsé.
D’une valeur d’environ 4 millions F CFA, selon les donateurs, le don à Faso Mêbo est constitué de 100 tonnes de granite, de 50 m2 de sable, de 400 litres d’huile, de 200 litres de gasoil, du matériel et équipements de confection de pavés et des produits
alimentaires. La cérémonie de remise du matériel a eu lieu, le samedi 25 octobre 2025, à Kaya au Quartier général (QG) de la brigade régionale de Faso Mêbo des Koulsé. Pour le donateur, le Président directeur général (PDG) de la chaîne des boulangeries Koom, Oumarou Ouédraogo alias Marou Koom, ce geste répond à l’appel du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, à l’engagement patriotique et à la participation citoyenne pour la construction de la Nation.
« Nous avons apporté notre touche à l’édification de Faso Mêbo parce qu’elle est une initiative salutaire, en ce sens qu’elle contribuera à embellir les villes burkinabè », a justifié le donateur Marou Koom. Il a promis s’approprier Faso Mêbo de Kaya. « Je prendrai Faso Mêbo de Kaya comme mon chantier. Le site est sur la voie de mon domicile et à chaque fois que le besoin de soutien se manifeste, j’apporterai mon soutien pour la bonne marche des travaux », a promis Oumarou Ouédraogo. Il a lancé un appel à toutes les filles et fils des Koulsé à apporter les contributions pour la réussite de Faso Mêbo des Koulsé.
« Nous ne pouvons pas construire cette Nation sans l’apport des commerçants et opérateurs économiques du Burkina », a-t-il estimé. Les autorités communales ont salué le geste, qui selon la 2e vice-présidente de la délégation spéciale de Kaya, Aminata Ouédraogo, contribuera à la bonne marche des activités de Faso Mêbo des Koulsé. « Le don est immense et nous leur remercions d’avoir répondu à cet appel du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré », s’est réjouie la 2e vice-présidente de la délégation spéciale de Kaya. De ce fait, elle a appelé les autres bonnes volontés à emboîter le pas du donateur pour la construction de la ville de Kaya. La brigade Faso Mêbo des Koulsé a aussi reçu un deuxième don constitué de deux sacs de ciment, d’une pelle et de deux packs d’eau, offert par l’association Bénéwendé du Sandbondtenga.
« Comme son nom l’indique : Faso Mêbo est la construction du Faso en langue mooré. C’est donc le développement de la Nation. C’est pourquoi, nous apportons notre touche à cette construction de la Nation qui nous incombe tous », a justifié le président de l’association Bénéwendé du Sandbondtenga, Pascal Kinda. Lui-aussi a appelé les associations œuvrant dans le Sandbondtenga à suivre leur exemple pour le développement de la Nation.
Emil Abdoul Razak SEGDA
Segda9emil@gmail.com
Confédération des Etats du Sahel: les missions expliquées aux populations des Koulsé
La Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (AES) a animé, le samedi 25 octobre 2025, à Kaya, une conférence régionale sur son ancrage pour une mobilisation des populations.
Après Ziniaré et Dori, Kaya a accueilli, le samedi 25 octobre 2025, la troisième étape de la tournée régionale de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES). Animée par les premiers responsables de la CN-CES, cette rencontre a permis d’informer les populations des Koulsé sur les missions de la CN-CES et surtout de les mobiliser autour des décisions prises par les trois chefs d’Etat du Sahel. « Une chose est de vouloir qu’on nous accompagne et une autre est de bien expliquer aux populations où est-ce qu’on veut aller, ce qu’on a pris comme décisions et les faire comprendre.
Et, c’est dans ce sens que les populations peuvent de façon saine et consciente se mobiliser pour vous accompagner », a indiqué le président de la CN-CES, Bassolma Bazié. A l’entendre, huit missions ont été assignées à la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel. Parmi ces missions, on peut citer, la mise en œuvre au niveau national les décisions prises par les chefs d’Etat, le travail de façon conjointe avec les Commissions nationales des deux autres Etats du Sahel, l’élaboration d’un programme d’activités annuel, et d’un plan de communication en lien avec les structures confédérales.
« Les chefs d’Etat peuvent à tout moment nous adjoindre une autre mission et nous sommes tenus de l’exécuter », a ajouté M. Bassolma. Durant quatre heures et sans langue de bois, les échanges ont porté, notamment, sur l’engagement des peuples des Etats du

Sahel à lutter contre l’impérialisme, l’éducation des enfants sur les valeurs culturelles positives, l’intégration des idéaux de l’AES dans l’implémentation des modules dans l’enseignement général. La formation des enseignants sur les idéaux de l’AES, l’implication des langues nationales dans les conférences régionales de la CN-CES et la consommation des produits manufacturés des Etats du Sahel par leurs peuples ont été également débattus par les participants.
En termes de doléances, le gouverneur des Koulsé, Blaise Ouédraogo, a suggéré l’élaboration de documents sur le fondement historique et social de l’AES et la désignation des points focaux régionaux, provinciaux et départementaux de la CN-CES pour plus d’appropriation de ses idéaux au sein des populations. A l’issue de la rencontre, le président de la CN-CES a traduit sa reconnaissance à l’endroit des populations et des autorités administratives pour leur mobilisation. « Aujourd’hui, nous avons eu une proximité avec l’AES et nos esprits sont maintenant disposés à recevoir les discours pour une véritable souveraineté des trois pays de l’AES », a rassuré le gouverneur Ouédraogo. Pour lui, si les Burkinabè veulent une certaine authenticité en harmonie avec leurs valeurs culturelles, ils doivent se mobiliser et s’organiser pour suivre les mots d’ordre de l’AES.
Emil Abdoul
Razak SEGDA
Flash
Depuis le 17 octobre dernier, il est formellement interdit de fumer dans les lieux publics et les transports au Burkina Faso. Si cette mesure permet de protéger la population en l’occurrence les fumeurs passifs, l’impression qui se dégage de manière générale, est qu’elle semble bénéfique pour les fumeurs actifs. Certains d’entre eux, par crainte de représailles, préfèrent s’abstenir de fumer, une fois qu’ils se retrouvent dans un lieu public, réduisant du même coup, leur consommation du tabac. Une option prise malgré eux, mais bienfaisante pour leur santé.
SEDGO Adama
Cameroun: l’incertitude
Alors que le climat sociopolitique est explosif au Cameroun, le Conseil constitutionnel a annoncé hier, lundi 27 octobre 2025, les résultats définitifs de la présidentielle tenue deux semaines plus tôt. Comme il fallait s’y attendre, la victoire du chef de l’Etat sortant, Paul Biya, 92 ans, a été confirmé avec 53,66 % des suffrages exprimés contre 35,19 % pour son principal rival, l’opposant Issa Tchiroma Bakary, 79 ans. Les dix autres candidats, largement distancés, occupent le bas du tableau au classement, avec des suffrages exprimés compris entre 3,41% et 0,22%.
Le « sphinx » du Cameroun, comme on le surnomme, se « tape » un 8e mandat, marquant la continuité d’un règne sans partage depuis 1982, mais son adversaire le plus sérieux n’entend pas se laisser faire. Issa Bakary Tchiroma, candidat du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), n’a pas attendu la proclamation des résultats provisoires par l’organe chargé des élections, ELECAM, pour revendiquer la victoire et il n’en démord pas. Cette prise de position a entrainé des troubles et la tendance ne semble pas laisser présager un retour à la quiétude nationale.
L’ancien ministre de l’Emploi et de la Communication persiste et signe. Dimanche, veille de la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle du 12 octobre dernier, la tension est remontée d’un cran. Les soutiens de Tchiroma ont manifesté en réponse à son appel dans les rues, à Douala et dans d’autres villes du Nord, dont Garoua (son fief), Maroua et Kondengui. Ces manifestations, qui se voulaient pacifiques, ont malheureusement dégénéré avec au moins quatre morts, plusieurs blessés et une centaine d’arrestations de militants du FSNC. Ce climat délétère est à déplorer et plonge le Cameroun dans une incertitude, tant on redoute de violentes manifestations après la proclamation des résultats officiels.
La soif de l’alternance habite Tchiroma Bakary, mais il faut admettre que son attitude est de nature à mélanger le pays, ce qui ne profitera à personne. Malgré l’expérience et l’engagement de ELECAM, l’organisation des élections au Cameroun n’est pas exempte de tout reproche. Des fraudes ont toujours été dénoncées dans l’histoire des scrutins dans ce pays d’Afrique centrale, sans que cela n’affecte fondamentalement les résultats. Bakary Tchiroma, qui connait bien le régime Biya pour l’avoir servi, surfe certainement sur ces irrégularités récurrentes, même s’il ne saurait se substituer à ELECAM.
Les inquiétudes de l’opposant pourraient être bien fondées, vu la curieuse révélation de la presse, selon laquelle le président Biya lui aurait proposé le poste de Premier ministre, avant la proclamation des résultats officiels. Pourquoi cette main-tendue avant la confirmation du verdict des urnes ? Ce geste vise-t-il à calmer les partisans de son principal adversaire ou est-ce une proposition qui cache une victoire volée ? En tous les cas, le malheureux présidentiable croit dur comme fer, qu’il est le principal vainqueur de l’élection et que les résultats ont été truqués. Bakary Tchiroma va-t-il s’entêter et entrainer le pays dans un chaos total ?
Le souhait est qu’il n’aille pas dans ce sens, vu les dégâts que cela pourrait occasionner. Des informations relatives à un assaut de l’armée contre la personne de l’opposant circulent d’ailleurs, à telle enseigne que l’on se demande ce que nous réserve les prochains jours. La question de l’alternance se pose au Cameroun, mais le sujet parait tabou jusqu’à présent. Les Camerounais semblent s’accommoder du personnage de Biya, qui croule pourtant sous le poids de l’âge et est contraint de faire des va-et-vient en Occident, plus particulièrement en Suisse, pour des soins. Après plus de quatre décennies aux affaires, Biya n’a plus véritablement rien à prouver et aurait dû prendre une retraite méritée et passer le flambeau à la jeune génération. Hélas ! Il semble être l’otage d’un système bien huilé entretenu par son entourage.
Kader Patrick KARANTAO
Kystes ovariens: Consulter un médecin si des symptômes apparaissent
Les kystes ovariens sont de plus en plus fréquents au Burkina Faso. Ce sont des grosseurs anormales au niveau d’un ovaire. Dans la plupart des cas, les kystes ovariens sont bénins et ne donnent aucun signe, mais, il est parfois nécessaire de les enlever car ils sont trop gros ou nombreux.
Au Burkina Faso, des hôpitaux publics font souvent écho d’intervention réussie de kystes ovariens. En effet, le 17 octobre 2025, l’équipe du bloc opératoire du Centre médical avec antenne (CMA) de Boromo annonçait avoir mené une opération réussie ayant permis d’extraire un kyste pesant 8,9 kg. Le 27 juillet 2025, une autre intervention chirurgicale a permis d’extraire un kyste ovarien de 14 kg chez une femme de 26 ans, au Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou.
Le 11 juin 2025, le service de gynécologie obstétrique du CHR de Tenkodogo informait qu’il a soulagé une patiente d’un kyste ovarien de 20 Kg. Ces trois interventions illustrent parfaitement la fréquence de la pathologie. Le kyste ovarien est une grosseur remplie de liquide ou de matière semi-solide qui se forme sur ou dans l’un ou les deux ovaires. Il existe différents types de kystes ovariens dont la plupart sont bénins et ne provoquent pas de symptômes. La plupart des femmes ignorent qu’elles présentent un ou des kystes de l’ovaire. Elles ne l’apprennent souvent que lors d’un examen gynécologique ou d’une échographie pelvienne de routine.
La première catégorie, les kystes ovariens fonctionnels est la plus fréquente et n’est pas liée à une maladie. Ils surviennent à la suite de l’ovulation et se résorbent dans la plupart des cas avec le temps, en général en deux mois, sans traitement spécifique. La seconde catégorie, les kystes ovariens organiques sont des kystes qui apparaissent sans lien avec le cycle menstruel.
Cela ne veut toutefois pas dire qu’ils sont forcément le signe d’une maladie. L’ovulation est la principale cause des kystes ovariens. Les autres causes sont liées à une reproduction cellulaire anormale et une reproduction cellulaire atypique. Les infections pelviennes graves peuvent se propager aux ovaires et provoquer des kystes. En général, les plus petits kystes ovariens ne provoquent ni douleur ni symptôme.
Les différents types de traitement
A contrario les kystes d’un diamètre plus important peuvent se manifester par une douleur abdominale ou une douleur lancinante dans le dos, des douleurs pelviennes dans la partie inférieure du ventre, un gonflement abdominal, souvent plus prononcé d’un côté du corps, des envies fréquentes d’uriner si le kyste appuie sur la vessie, des douleurs pendant les rapports sexuels et des règles douloureuses. Une échographie pelvienne permet de détecter les kystes sur les ovaires, leur emplacement, et s’ils sont liquides ou solides.
Cela permet également d’évaluer la taille des kystes ovariens pour voir si une opération est nécessaire pour les retirer. Le traitement du kyste ovarien dépend de l’âge, des symptômes et de la cause probable du kyste. Il existe différents types de traitement. Le premier type consiste à une surveillance active.
Le deuxième type consiste à un traitement médicamenteux contre les kystes ovariens. Une chirurgie est aussi possible pour enlever le kyste ovarien au cas où il provoque des symptômes gênants et continue de grossir. Le type d’intervention chirurgicale dépend de la taille du kyste et de son aspect à l’échographie. Pour établir un diagnostic médical précis, les patients doivent avoir plus d’informations sur leur pathologie et se rendre à l’évidence qu’il est indispensable de consulter un médecin.
Abdoulaye BALBONE


