Dans le cadre de ses missions de lutte contre les trafics et la circulation des produits prohibés, la Brigade territoriale de gendarmerie de Saponé a procédé, aux premières heures du samedi 22 août 2026, à l’interception de deux véhicules à Targho, localité située à environ 30 kilomètres de Saponé. Les deux véhicules transportaient une importante quantité de produits pharmaceutiques destinés à la santé humaine et animale, dont la circulation est interdite.
Selon les éléments recueillis, les véhicules étaient occupés par trois personnes, présentées comme étant les transporteurs des produits. Il s’agit de trois hommes âgés respectivement de 31 ans et deux de 27 ans, tous déclarant exercer dans le commerce et résider dans différentes localités du Burkina Faso. EIles ont été conduites dans les locaux de la sous-unité et placées en garde à vue conformément aux procédures en vigueur.
Les propriétaires présumés des produits auraient, quant à eux, évalué la valeur de la marchandise saisie à environ 5 000 000 francs CFA. Ils ont été invités à se présenter à la Sous-unité afin de contribuer aux nécessités de l’enquête.
Les investigations entreprises par les enquêteurs de ladite brigade sous la direction du commandant de brigade ont notamment porté sur l’origine, la nature et la destination des produits saisis. En effet, les présumés auteurs après avoir aménagé les véhicules à cet effet s’approvisionnent à Dakola et contournaient les postes de sécurité pour rejoindre leur destination. En outre, au regard des éléments recueillis au cours de l’enquête, le dossier a, par ailleurs, été étendu au volet relatif au blanchiment de capitaux. A la fin de l’enquête, les personnes mises en cause ont été déférées devant les autorités judiciaires compétentes, pour la suite de la procédure.
A travers cette opération, la gendarmerie nationale réaffirme son engagement dans la lutte contre les trafics illicites et la protection des populations, notamment contre la circulation de produits susceptibles de présenter des risques pour la santé humaine et animale. Cette action illustre aussi sa bonne collaboration avec les autorités judiciaires et les services techniques compétents. La Gendarmerie nationale réitère ses encouragements et félicitations à l’endroit aussi des populations pour leur fructueuse collaboration. Elle les incite à une vigilance plus accrue afin de dénoncer tout contrevenant vis-à-vis des dispositions légales ou tout comportement suspect aux différents numéros verts disponibles : 10 10 ; 16 et 17
Le ministère de la Sécurité a animé une conférence de presse, au cours de laquelle, il a dressé le premier bilan mensuel de la vidéo-verbalisation et du contrôle du port du casque, vendredi 4 septembre 2026, à Ouagadougou.
Les mesures prises par le gouvernement en août 2026, pour renforcer la sécurité routière font déjà des émules. C’est la substance de la conférence de presse animée par le ministère de la Sécurité, vendredi 4 septembre 2026, à Ouagadougou. Selon les conférenciers, entre juillet et août 2026, le nombre d’accidents enregistrés a baissé de 13,07 %, tandis que le nombre de décès a reculé de 30,08 %. Comparativement au mois précédent, 34 décès et 112 blessures auraient ainsi été évités.
Ces résultats interviennent dans un contexte où l’insécurité routière demeure un important problème de santé publique au Burkina Faso, ont-ils indiqué. Selon le directeur des études et des statistiques de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), le commissaire principal de police Apollinaire Kafando, 1 080 personnes perdent la vie chaque année sur les routes et 15 031 autres sont blessées en moyenne. « Plus préoccupants encore, les traumatismes crâniens représentent 77,41 % des décès d’accidentés admis dans les centres de santé entre janvier et juillet 2026.
Face à cette situation, le gouvernement a activé, au cours du mois d’août, deux mesures majeures. Il s’agit de la vidéo-verbalisation et du contrôle de l’obligation du port du casque avec l’opération « Bouclier double tête » pour les conducteurs et passagers d’engins à deux ou trois roues motorisées », a rappelé le directeur des études et des statistiques de l’ONASER. Pour le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamoudou Sana, ces dispositifs ne poursuivent pas un objectif financier, mais visent avant tout à dissuader les comportements dangereux et à préserver les vies humaines.
19 910 infractions constatées
« Concernant la vidéo-verbalisation, 19 910 infractions ont été constatées entre le 1er et le 31 août 2026. Le non-port de la ceinture de sécurité représente 71,31 % des infractions, suivi de l’excès de vitesse avec 15,36 %, du non-respect de la signalisation lumineuse avec 12,26 % et de l’usage manuel du téléphone au volant avec 1,07 % », a-t-il détaillé. Le ministre de la Sécurité a insisté, toutefois, sur les risques liés au téléphone au volant. Même si la vidéo-verbalisation, à son avis, retient actuellement l’usage manuel du téléphone comme infraction, les usagers sont invités à éviter toute communication pendant la conduite, celle-ci pouvant réduire la concentration et augmenter le risque d’accident.
« Sur le plan financier, les infractions constatées ont généré 146 459 000 F CFA d’amendes dues, pour seulement 16 010 000 F CFA déjà recouvrés, soit environ 10 %.
La Brigade de recherches et d’investigation de lutte contre l’incivisme routier (BRICIR), récemment créée, ainsi que le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), seront mis à contribution pour renforcer le recouvrement », a assuré le chef du département de la Sécurité. Il a annoncé l’extension du réseau de vidéo-verbalisation, dans les prochains mois, à d’autres villes du Burkina Faso ainsi que l’e-verbalisation aux motocyclistes. Mahamoudou Sana a appelé les usagers à faire du respect du Code de la route un réflexe quotidien, car, la sécurité routière ne saurait reposer uniquement sur les forces de l’ordre. « L’objectif affiché reste de faire des routes burkinabè des espaces plus sûrs et de réduire durablement les pertes en vies humaines », a signifié le ministre de la Sécurité.
Quid du port du casque ?
Sur la question du port du casque, le gouvernement entend poursuivre progressivement la sensibilisation et le contrôle. Le ministre de la Sécurité a rappelé que le « refoulement » pour défaut de port du casque relève actuellement d’une tolérance administrative et non d’une nouvelle disposition légale. « Cette phase doit permettre de renforcer l’adhésion des usagers avant une application stricte des textes en vigueur », a-t-il précisé.
A l’occasion de la Journée de l’excellence scolaire (JES) organisée le vendredi
4 septembre 2026, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est adressé à la communauté éducative. Cette adresse du chef de l’Etat a surtout remis au centre des préoccupations une question qui engage l’avenir du pays : quelle école pour accompagner la transformation du Burkina Faso ?
Dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP), l’éducation prend une dimension qui dépasse le seul cadre scolaire. Elle constitue un enjeu de souveraineté. Le Burkina Faso ne peut prétendre à une société juste, à une émergence durable et à une industrialisation à grande échelle sans une école capable de former les femmes et les hommes dont cette transformation a besoin.
Le constat dressé par le chef de l’Etat relève un déséquilibre entre les séries littéraires, scientifiques et industrielles. Cette disproportion interpelle. Les formations dispensées ne correspondent pas toujours aux compétences nécessaires pour transformer nos ressources, développer notre industrie, maîtriser les technologies et créer davantage de valeur sur place.
Il ne s’agit évidemment pas de dévaloriser les lettres et les sciences humaines. Le pays a besoin d’historiens, de juristes, d’économistes, de linguistes, de journalistes et de spécialistes des sciences sociales autant que de scientifiques et de techniciens. Donc, l’école doit rééquilibrer les parcours et accorder une place accrue aux sciences, à la technique, à la technologie, à l’expérimentation et à la pratique.
Toute l’école burkinabè gagnerait aussi à faire émerger de nouveaux comportements, car la compétence n’a de véritable portée que lorsqu’elle est accompagnée de valeurs. Patriotisme, discipline et sens du devoir doivent retrouver toute leur place dans l’éducation de nos enfants. L’enseignant est reconnu comme un acteur essentiel de la transmission des savoirs et de la construction du citoyen. L’élève, de son côté, doit apprendre que la réussite individuelle prend tout son sens lorsqu’elle contribue au bien collectif. Et c’est aux parents d’inculquer dès le berceau, les bases de ces principes.
Cette refondation concerne également les programmes, les méthodes pédagogiques, les équipements, les laboratoires, les ateliers et la formation des enseignants. Il faut travailler de sorte que l’expérimentation, la recherche et l’innovation s’inscrivent davantage dans le quotidien de l’apprenant. A l’ère du numérique, que les nouvelles technologies soient mises au service de l’apprentissage, de la recherche et de la création, plutôt que de la simple consommation de contenus.
Le Burkina Faso nouveau a besoin de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens, d’agronomes, d’informaticiens, de chercheurs et de professionnels qualifiés. Ces compétences sont indispensables pour mieux valoriser nos matières premières, moderniser notre agriculture, renforcer notre autonomie énergétique et sanitaire et développer notre industrie. Mais il a tout autant besoin de citoyens responsables, disciplinés, patriotes et attachés à l’intérêt général.
L’excellence ne saurait donc se mesurer uniquement aux notes et aux distinctions. Elle se reconnaît aussi dans la capacité d’un jeune Burkinabè à mettre son intelligence, son savoir-faire et ses valeurs au service de la collectivité.
Refonder l’école, c’est préparer les bâtisseurs du Burkina Faso de demain. C’est passer du diplôme à la compétence, de la récitation à l’expérimentation, de la consommation à la production et de l’individualisme à la responsabilité collective. C’est à ce prix que l’éducation deviendra pleinement un moteur de souveraineté, de progrès et de transformation nationale.
Le camarade ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné de la camarade ministre déléguée, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré et d’autres collaborateurs, a reçu le nouveau représentant du Programme alimentaire mondial (PAM), Aliou Diongue et la nouvelle représentante du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Saoudatou Bah Mansaré, dans la soirée du vendredi 4 septembre 2026. Les deux diplomates onusiens sont venus remettre leurs Lettres de cabinet au ministre Karamoko Jean Marie Traoré, marquant officiellement leur entrée en fonction au Burkina Faso.
A l’issue du cérémonial de remise de ses lettres de cabinet, le nouveau Représentant du PAM a traduit sa gratitude au gouvernement pour avoir accepté sa nomination au Pays des Hommes intègres. M. Aliou Diongue entend inscrire son mandat à la tête du PAM sous le signe de la continuité, en alignant les interventions sur les priorités définies par le gouvernement burkinabè dans le domaine de l’atteinte de la sécurité alimentaire. La nouvelle représentante du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés s’est aussi engagée à travailler en étroite collaboration avec les acteurs étatiques, afin de consolider les acquis du partenariat entre le Burkina Faso et le HCR.
Mme Saoudatou Bah Mansaré dit être heureuse de servir au Burkina Faso dont le cadre institutionnel selon elle, est un modèle en matière de partenariat. Tout en félicitant les deux responsables d’agences onusiennes pour leur nomination au Burkina Faso, le ministre des Affaires étrangères leur a donné des orientations relatives à la vision actuelle du Burkina Faso en matière de coopération. Le camarade Kamarako Jean Marie Traoré les a invités à travailler dans un esprit de dialogue permanent avec les autorités nationales pour une coopération saine et fructueuse.
Le chef de la diplomatie burkinabè a, par ailleurs, exprimé la disponibilité de son département à les accompagner pour la réussite de leurs missions respectives. A noter que le nouveau représentant du PAM, Aliou Diongue, de nationalité sénégalaise, et la nouvelle représentante du HCR, Saoudatou Bah Mansaré de nationalité guinéenne, ont tous les deux déjà servi au Mali et au Niger.
Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a salué, le vendredi 4 septembre 2026, le mérite des meilleurs élèves et enseignants, à l’occasion de la Journée de l’excellence scolaire (JES), édition 2026. Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour adresser un message au monde éducatif et à la jeunesse burkinabè et africaine. Nous vous proposons l’intégralité de son message.
Nous rendons grâce à Dieu pour cette journée qui nous a offerte cette année pour célébrer l’excellence scolaire. Je tenais donc à féliciter les lauréats ici présents et ceux qui n’ont pas pu être dans cette salle. Félicitations à tous ceux qui ont réussi à leurs examens scolaires cette année. Et encore plus, félicitations aux braves enseignants qui se sacrifient jour et nuit, malgré les conditions difficiles. Nous sommes très bien conscients, que ce soit les conditions de travail ou vos propres conditions à vous, qui sont extrêmement difficiles dans ce contexte particulier. Mais vous faites tous les sacrifices nécessaires pour donner la connaissance et l’éducation nécessaires à cette jeunesse. Félicitations une fois de plus. Et que le fruit de votre travail soit donc le succès de ceux-là que vous êtes en train d’encadrer. Quant aux parents d’élèves, je ne cesse de le dire, continuez à appuyer ces braves enseignants par l’éducation que vous donnez à la maison aux enfants. Parce que nous sommes dans un monde très difficile et il faille que l’éducation soit à la base de tout succès de nos Etats. Nous avons entamé beaucoup de réformes au niveau de l’école au Burkina Faso. Cela, pour vous permettre d’être éduqués dans de très bonnes conditions. Du préscolaire jusqu’au secondaire, nous sommes en train de faire des réaménagements, en passant d’abord par le cadre de travail. Nous sommes en train de construire des écoles modernes pour que vous puissiez, déjà en vous réveillant le matin, avoir ce plaisir d’aller à l’école et aussi d’offrir un très bon cadre aux enseignants pour qu’ils puissent être à l’aise et dispenser les cours. Nous sommes aussi en train de revoir le contenu de tout ce qui vous est enseigné pour l’adapter à nos réalités. Et cela va se poursuivre petit à petit, mais également nous sommes en train de faire une bascule très importante. Une bascule importante en ce sens que nous voulons basculer plus vers les métiers scientifiques et techniques et permettre à ce que chacun puisse exprimer son talent pour le développement de notre Patrie. On ne cesse de le dire. Peut-être qu’on ne dit pas que la littérature n’est pas importante, mais il faut que nous puissions faire de la bascule totale afin que nous ayons très peu de littéraires pour beaucoup de scientifiques. Le travail est en cours. J’ai même dit, autant que possible, même la rentrée prochaine, s’il faut fermer des secondes A et ouvrir des secondes C, et recruter de nombreux enseignants nécessaires, il faut le faire. Nous avons besoin de beaucoup de scientifiques. Je vais vous expliquer pourquoi on a besoin de scientifiques dans ces moments précis. Mais je ne saurais parler de l’école sans passer le message, parce qu’il y a comme deux générations actuellement. Il y a vous et il y a moi, ma génération et au-dessus. Vous comprendrez pourquoi. Nous nous évertuons chaque fois à vous conseiller, à vous parler et à toujours parler. Et j’espère que vous comprendrez le fond de nos pensées et que vous prendrez la quintessence du message pour vous construire. Je prends au mot les conseils de votre parrain tout à l’heure. Il a lu son discours et j’espère que vous avez très bien écouté. Il a parlé de la qualité des ressources humaines plusieurs fois.
« Il faut que vous soyez lucides »
Le chef de l’Etat a invité les jeunes à s’intéresser à la science.
Je me souviens au Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FIRSIT), je parlais aussi de patriotisme. La tête bien pleine, mais le cœur vide de patriotisme, nous n’en voulons pas. Et c’est pour tout cela que nous avons initié un certain nombre de cours dans votre cursus et aussi à la fin, avec le baccalauréat, l’’immersion patriotique, pour que vous soyez une très bonne ressource humaine, mais également patriotes. Et je pense que le tout-petit nous a donné une très bonne leçon tout à l’heure. Si nous disons que nous aimons la mère-patrie, nous devons tout faire pour la protéger et ne jamais être à l’origine de sa déchirure. Mais qu’est-ce qui amène souvent les gens à dévier ou peut-être à se mettre en conflit avec leur propre patrie ou à aimer d’autres patries plus que la leur ? Il faut que nous abordions ce sujet. Avant tout propos, je tiens donc à m’excuser et à demander pardon à tous les croyants. Pardonnez-moi pour ce que je vais dire. A tous les athées, pardonnez-moi également pour ce que je vais dire. Le sujet peut être sensible. C’est ce qu’on a l’habitude de dire. Le sujet est sensible, n’en parlez pas. Mais on a passé le temps à dire que les nègres ne sont qu’émotion, et nous sommes en train toujours de mettre les émotions au-dessus de tout. Il n’y a pas de sujet sensible, il n’y a pas de sujet tabou. Et moi, j’ai une mission, et si je ne passe pas le message à vous, plus jeunes, j’aurai trahi ma mission. Et je suis obligé de vous passer le message. Après ce message, ils seront peut-être nombreux à ne pas m’aimer, à me détester. Ils seront nombreux à ne pas comprendre le message parce que les neurones refusent de s’ouvrir. Mais je veux que vous, jeunes, vous compreniez le message, que vous changez de paradigme, que vous aimiez votre Patrie, que vous travailliez pour votre Patrie. Nous et les générations au-dessus de nous, beaucoup pourront ne pas comprendre, parce que, jeunes, ils n’ont pas eu la chance d’avoir ce type de message de leurs dirigeants ou des personnalités du pays. Donc, écoutez-moi très bien. Pourquoi, je parlais de croyants et d’athées ? Parce que moi, je crois en Dieu. Je crois en un Dieu qui a créé ce monde. D’autant plus que si jamais on n’a pas pu, jusqu’aujourd’hui, passer de la matière inerte à la cellule vivante, c’est qu’il y a forcément un Dieu. Et je pense que les scientifiques ici présents nous diront combien l’ADN est complexe. D’autres mêmes ont dit que la manière dont l’ADN est codé, est plusieurs milliards de fois plus complexe que l’ordinateur le plus complexe. Ce qui veut dire qu’il y a forcément un être suprême. Et je suppose que ceux qui ont fait la biologie connaissent le principe biologique LUCA (Last universal common ancestor). Et si vous lisez ce principe, LUCA, vous comprendrez qu’il y a forcément un Dieu puisque nous n’avons pas réussi à passer de la matière inerte à la matière vivante. Mais croire en Dieu ne veut pas dire forcément ce que nous faisons aujourd’hui. Je veux parler des religions. La mauvaise compréhension des religions, le mauvais enseignement des religions. J’insiste. La mauvaise compréhension des religions et le mauvais enseignement des religions. L’utilisation des religions à des fins perfides, politiques, de domination. Il faut que vous soyez lucides, vous, les jeunes. Je vous parle à vous, ici, dans cette salle, je parle aux jeunes du Burkina et de toute l’Afrique. Vous savez, Jomo Kenyatta a dit quelque chose qui est très importante. Il a été élevé par des missionnaires écossais, je pense, parce qu’il a perdu ses parents un peu plus tôt. Mais il a dit que quand les Blancs sont arrivés, nous avions les terres, ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés. Lorsque nous avons ouvert les yeux, les Blancs avaient les terres et nous, nous avions la Bible. Est-ce que vous comprenez la portée de son message ? Ne lisons juste pas les citations. Lisons la portée des messages. On vous dira partout, heureux les pauvres, au paradis, ils seront reçus.
« N’endormez pas notre jeunesse »
Et même dans l’Islam, on vous dira, penser à demain, c’est-à-dire l’au-delà, quand vous allez mourir, c’est le paradis. La vie sur terre, ici, le bien, le confort, le luxe, ce n’est pas important. On vous amène donc à ne pas chercher à vous perfectionner, à ne pas chercher à travailler, à ne pas chercher, à rester stagnants. Et on vous conseille de vous retrouver dans les mosquées, les temples, les églises, à attendre tout de Dieu. Dieu ne viendra pas vous donner ce que vous voulez. S’il vous a créés avec un cerveau et des membres, c’est pour que vous puissiez les exploiter, pour être utile à vous, votre famille et votre communauté. Car, un être qui n’est pas utile au monde, à sa communauté, je dirais que c’est un ennemi de Dieu. J’ai dit à Ouahigouya que Dieu est fâché contre les Noirs, les gens n’ont pas compris. J’ai expliqué un peu, parce que nous refusons d’exploiter nos cerveaux pour travailler. Et c’est comme si nous disions à Dieu qu’il n’a pas eu raison de nous donner l’intelligence. Et les Noirs s’asseyent et ils attendent encore tout de Dieu. C’est parce qu’on nous a formatés qu’il faut attendre tout de Dieu. Et Dieu n’aime pas ça. Vous êtes intelligents. Vous voilà ici aujourd’hui. Les meilleurs, vous avez de l’intelligence. Vous devez exploiter votre intelligence pour vous, votre famille et votre patrie, c’est-à-dire la communauté dans laquelle vous vivez. Si vous n’apportez rien de plus à votre communauté, vous êtes un ennemi de Dieu. Et la recherche de cette connaissance doit être permanente. Si quelqu’un vous dit de vous asseoir et d’attendre le miracle de Dieu, c’est faux, il vous trompe. Persévérez, perfectionnez-vous, cherchez la connaissance. Est-ce que vous me comprenez ? Si quelqu’un vous dit d’aller vous asseoir et d’attendre votre pitance que ça vienne de Dieu, c’est votre ennemi. Il faut pousser. Tant que vous ne vous battez pas, Dieu ne vous accompagne pas. Certains guides religieux vous diront cela, mais eux-mêmes vivent dans le luxe. Est-ce que ça ne doit pas vous interpeller ? Et ceux-là qui agissent ainsi, je les interpelle également à changer de comportement. N’endormez pas notre jeunesse. Au contraire, faites-la travailler. Et je félicite et j’encourage tous ceux-là qui sont prêtres, imams, pasteurs ou autres, mais qui font autre chose, qui travaillent, à ne pas être seulement là, à endormir la jeunesse, parce que la mauvaise compréhension de la religion nous amène à être bêtes, très bêtes. Ça nous ferme totalement les neurones. On ne peut plus réfléchir. C’est cette mauvaise compréhension qui a amené le terrorisme, puisqu’ils sont convaincus que quand ils meurent, ils iront au paradis, ils auront 70 ou 72 vierges. C’est sérieux, puisque nous avons vu des terroristes qui, même en allant au combat, sachant qu’ils vont mourir, ont mis des cache-sexes en métal pour protéger leur sexe, parce qu’ils ont 72 vierges qui les attendent. C’est malheureux, mais ils y croient profondément. Et s’ils y croient, et ils disent qu’ils se battent, ils tuent des enfants en criant au nom de Dieu. J’aurais aimé que les plus grands leaders puissent sortir, parler, faire des discours pour dire à ces gens que ce qu’ils font, ce n’est pas la vraie religion.
« La religion a été créée pour que les Hommes puissent faire le bien »
La religion a été créée pour que les Hommes puissent faire le bien et distinguer le bien du mal, que les gens puissent être utiles à leur communauté. Et si nous ne faisons pas attention, en quoi serons-nous utiles à notre communauté ? Qu’est-ce que nous faisons ? Qu’est-ce que nous créons ? Regardez dans vos habitudes de tous les jours. Qu’est-ce que nous créons, nous, en tant que Burkinabè, pour contribuer à la vie des autres ? Tout de suite, il a dit que TELECEL donnait des gigas pour les recherches, que ce soit les téléphones ou l’Internet. Ça fait du bien aujourd’hui, ça vous permet de bosser, mais nous n’avons rien créé, nous. En quoi est-ce que nous contribuons à l’humanité ? Que ce soit vos moyens de déplacement ou tout ce qu’il y a, nous n’avons rien créé. Nous, les Noirs, en général, en quoi nous contribuons à l’humanité ? Si nous ne changeons pas, nous resterons ennemis de Dieu. Et ce n’est pas bien. Et pire, on nous a fait comprendre que nous sommes les premiers sur Terre, mais que nous sommes une race maudite. Ibn Khaldoun l’a dit, il y a plusieurs siècles de cela, que nous sommes plus proches des bêtes sauvages que de la race humaine, et que c’est ce qui a favorisé l’esclavage et tout. Et qu’est-ce que nous faisons aujourd’hui ? Il faut qu’on change ce paradigme. On ne vous a jamais dit que nous avons des prophètes, même si certains semblent dire qu’il y en a un qui était Noir. Il y en a eu des milliers et des milliers. Mais quel était ceux qui étaient Noirs ? Vous en connaissez ? Donc vous êtes nés maudits par Dieu lui-même? C’est faux. Dieu n’a jamais envoyé un peuple sur terre sans envoyer des guides. Les Noirs ont aussi beaucoup de prophètes, beaucoup de guides. Mais on ne vous le dira jamais. Nous, adultes, on ne vous le dira jamais. Nous passons le temps à vous dire autre chose. Et ceux-là même qui le disent, ne se posent pas la question de savoir si vraiment Dieu les a créés eux-mêmes pour être maudits. Sinon, pourquoi, il ne nous a pas envoyé des guides ? Dieu nous a envoyé beaucoup de prophètes, de guides, à nous, les Noirs. Malheureusement, nous avons passé le temps à les tuer. Nous n’avons jamais reconnu nos guides. Nous n’avons jamais reconnu nos prophètes. Et là encore, il n’est pas content de nous. Il ne peut pas être content de nous. Voilà pourquoi, nous sommes en train de vivre dans une misère incroyable. Tous les continents se développent plus ou moins. D’autres étaient dans des conditions pires que l’Afrique. En moins de 30, 40, 50 ans, ils se sont lancés. Et l’Afrique est toujours dans la même misère. Et partout dans le monde, lorsqu’on veut parler de misère, ce sont des images d’Africains qu’on affiche. Regardez nos jeunes qui prennent la mer. Ils meurent par milliers. Leurs corps sont rejetés sur les plages. Et nous, dirigeants africains, on est assis, on regarde cela, on continue de s’empiffrer dans leurs cérémonies. L’inconscience a atteint un niveau incroyable. Et lorsque vous demandez à certains, ils disent que, c’est le fait de Dieu. Vous pensez que Dieu peut être content de nous dans ce comportement ? Jamais. Nous laissons nos jeunes mourir ensuite dire, c’est Dieu qui a fait. On accuse Dieu à chaque fois. S’il vous plaît, Dieu est très bon. Il nous a créés avec l’intelligence.
« Exploiter à bon escient votre intelligence »
Exploitons notre intelligence pour faire ce que nous devons faire pour participer à la vie de la communauté. Et vous, jeunes, vous devez le comprendre pour exploiter à bon escient votre intelligence, pour participer à la vie de votre patrie. Et pourquoi on vous a mis ce concept dans la tête ? Je parlais de la citation de Jomo Kenyatta tout à l’heure. Justement parce qu’on voulait que l’Afrique abandonne toutes ses richesses, se consacre juste à dire que ça viendra de Dieu. Et eux, ils ont pillé toutes nos richesses et partir. Regardez
Le capitaine Traoré a félicité les enseignants pour leurs efforts de formation de l’élite de demain.
comment ils sont construits. Regardez comment ils vivent. Et ça nous plaît de regarder leurs images à la télé. Ça nous plaît d’aller là-bas, de faire les affaires, d’être contents, d’aller même se reposer, d’aller vivre là-bas. Les opérateurs économiques ne diront pas le contraire. Ça plaît aujourd’hui à tout le monde de prendre son vol pour aller à Dubaï, en Chine. Et nous, nous vivons dans une porcherie. Excusez-moi le terme, mais c’est la réalité des faits. Regardez en Afrique. Même nous, dirigeants, que ce soit les ministres ou DG, chacun sort, il part ailleurs, il voit. Depuis des décennies, tout le monde voit ce qui se passe ailleurs. Mais quand ils reviennent, ils reviennent encore dans les mosquées, dans les églises, pour flatter et vous dire de croire juste en Dieu et on vous pille. Je parle de nous, dirigeants. C’est notre comportement ainsi en Afrique. Ce n’est pas sérieux. N’exploitons pas la religion à des fins perfides pour endormir, abêtir notre jeunesse, piller, nous enrichir et la laisser mourir. Et on vous a tellement fait croire de mettre tout entre les mains de Dieu que ça va aller. Et nous, nous continuons de nous enrichir, en fait, avec nos amis. C’est comme ça l’Afrique. Et les enfants de l’Afrique partent mourir dans l’océan, les corps sont jetés sur les berges. Ça fait mal quand je vois ces images. Dernièrement, je disais à certains diplomates lorsqu’on parlait des crises de céréales, à la guerre Russie Ukraine, que je suis désolé, je ne suis pas dans ce concept. L’Africain qui n’est pas capable de se nourrir, qu’il meurt. Nous devons être en mesure de produire, nous ne devons pas dépendre des autres. Nous avons assez de terres ici. Pourquoi c’est nous qui devons aller quemader aller tout prendre ailleurs ? Nous, nous nous sommes révoltés et nous voulons prendre en main nos richesses. Nous voulons produire, nous voulons transformer. Mais on ne peut pas le faire sans vous, les jeunes, sans vous qui montez. On a besoin de vos intelligences. Regardez aujourd’hui, nous sommes en train de nous industrialiser, mais la ressource humaine manque. Dernièrement, pour avoir des profils techniques à Faso Mêbo, on a lancé le recrutement pour 7 brigades, des milliers d’emplois. Mais la plupart est technique et le vivier manque. Et ça se comprend comment ? J’ai regardé les résultats, les statistiques du Baccalauréat 2026. Sur environ 65 000 bacheliers, près de la moitié ou plus de la moitié sont littéraires, BAC A. Le BAC C, il n’y a que 571, si j’ai bien les chiffres en tête. Le BAC E, qui est industriel, technologique, il n’y en a que 38. On ne se construira jamais comme ainsi. Quand je parle de sciences et de BAC scientifique, il faut que vous compreniez qu’il faut qu’à un moment donné, on bascule. Même ceux qui ont fait les BAC littéraires, à partir de l’université, vous pouvez basculer. Il y a les formations professionnelles. Et d’ailleurs, on a un programme qui va s’ouvrir tout de suite pour que vous appreniez à faire quelque chose. Même le système éducatif, on nous a menti. On nous a mis dans un cycle infernal et improductif pour que même le jour qu’on veut prendre en main nos richesses, nous ne soyons pas en mesure de le faire.
« …aller vers les sciences »
C’est une réalité indéniable aujourd’hui. Supposons que demain, on découvre du pétrole au Burkina. Que je dise, on l’extrait nous-mêmes. Il n’y a personne qui est capable de fabriquer les pompes pour le faire. On ira payer ces pompes, ces foreuses. Et même si on extrait le pétrole brut, et que je dise : construisez-moi une petite raffinerie aussi petite soit-elle, pour transformer. Moi assis je connais le processus théoriquement. On chauffe, ça se décante naturellement avec la température et ainsi de suite. Mais personne ne peut me construire la raffinerie. Personne ne peut la souder. Nous sommes de gros théoriciens, pour la plupart et en pratique, nuls. C’est malheureux. Et ça, c’est notre génération et la génération montante. C’est une réalité. La plupart des ingénieurs que vous voyez ne savent rien fabriquer. C’est la théorie, rares sont ceux qui savent faire quelque chose. Ne soyez pas comme nous. Soyez pratiques, et nous mettrons les conditions pour que vous soyez pratiques. Sinon, nous sommes à cette époque charnière aujourd’hui au Burkina Faso. Nous voulons exploiter nos ressources. Voilà le cuivre. Nous voulons le cuivre. Qui n’utilise pas les fils électriques ? Personne n’est à mesure aujourd’hui de me dire qu’il peut ici au Burkina à 100 % peut prendre la terre, extraire le cuivre et en faire un fil électrique. Il n’y en a pas. Voilà notre manganèse qui dort à Tambao. Ainsi de suite. Aujourd’hui, on a décidé, par la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB) de reprendre en main nos ressources. Donc beaucoup de mines sont en train d’ouvrir. Certes, il y a des technologies et tout ça, avec des produits chimiques, d’ailleurs, qu’on utilise. Le zinc de PerKoa, est en train de réouvrir. Nous avons pu faire redémarrer, mais d’avoir la technicité, c’est difficile. Il y aura de l’emploi, mais déjà, on est presque bloqué par le système. Le parrain l’a dit. Les industries et autres ont besoin de ressources humaines, mais des ressources humaines pratiques. Donc, jeunes gens, mettez-vous dans la science, mettez-vous dans la pratique, cherchez à comprendre, cherchez à connaître. Utilisez Internet pour vous former, fabriquer, copier, faire tout ce qui est nécessaire. C’est ainsi que vous pourrez participer au développement de votre patrie, vous serez utiles à votre société. Ne prenez pas le diplôme comme une fin en soi. L’excellence, c’est dans la capacité à pouvoir influencer et impacter la vie de ceux qui vous entourent et votre propre vie. Si vous n’arrivez pas à le faire, vous aurez eu de grosses notes et de gros diplômes, mais vous n’aurez contribué à rien au développement de votre Patrie. Nous devons nous développer. Nous sommes sur le bon chemin. La vision est là, nous avons besoin des ressources humaines, et je compte sur vous. Les plus anciens ici sont les bacheliers. Conseillez-les brevetés à s’intéresser à tout ce qui touche à notre développement. Et même ceux qui font les certificats, il faut commencer maintenant à leur parler et à les motiver pour aller vers les sciences. Tout est science. Tout ce que vous portez, tout ce que nous faisons, c’est la science. La littérature nourrit l’esprit, ouvre les neurones, c’est très bien. Mais nous avons besoin de peu de littéraires et beaucoup de scientifiques. Et ce n’est pas tard. Même si tu as eu ton Bac A, il y a 10 ans, tu peux te convertir aujourd’hui avec une petite formation professionnelle pour faire quelque chose d’utile.
« Il faut que le Burkina sorte un bon nombre d’ingénieurs »
Mais ne vous asseyez jamais et dire que j’attends le concours de la Fonction publique. On part vers l’industrialisation. Tout ça va être minime bientôt. C’est dans les industries qu’on va recruter. Et je ne veux pas voir d’industries au Burkina où, il y a beaucoup de personnes qui viennent d’ailleurs parce qu’on n’a pas de substances grises pour pouvoir tenir les postes. Je compte donc sur vous. Et soyez lucides et comprenez une chose. Celui qui aura son diplôme et qui va s’asseoir pour dire que c’est Dieu qui doit faire le reste, il ne fera pas mieux que nous. Il ne fera pas mieux que nos anciens. Battez-vous, cherchez la connaissance. J’insiste là-dessus, cherchez la connaissance. C’est très important. Et cherchez à copier, cherchez à faire, cherchez à créer. Vous en êtes capables. Vous êtes capables de ce que vous ne pouvez même pas imaginer parce que Dieu vous a dotés de tout ce qu’il faut. Mais, c’est à vous de travailler à ouvrir cela. Donc, je compte sur vous pour impacter le développement du Burkina Faso. Je compte sur vous pour que dans 2 à 3 ans, je puisse voir un changement et qu’on me dise que ce sont ces jeunes à qui nous avons parlé, c’est cette génération qui est en train de faire quelque chose de merveilleux. Et vous en êtes capables. Si des gens de votre âge, brevetés ou bacheliers, partent aujourd’hui prendre des premiers prix en robotique ailleurs, des prix mondiaux, c’est qu’il y a de la matière grise. Et l’industrie, c’est de la robotique quelque part. La guerre que nous menons, elle est science. Les armes, la mécanique, les munitions, les explosifs, tout est science. Mais nous sommes nuls. Nous ne pouvons rien produire. Ça fait mal. Mais, il faut que je le dise de manière crue parce qu’on nous a endormis, on nous a abêtis. Tout est science, science et science. Les littéraires, on en a besoin, mais pas beaucoup. Changeons la donne. Voilà pourquoi, pour encourager les jeunes filles, on a lancé tout de suite le concours « Akili Mousso ». Vous vous demandez pourquoi, le genre ? Moi, je suis opposé au concept du genre parce que c’est une discrimination même que de faire le concept du genre. Tout le monde est la même chose. C’est le principe de base. Quand on amène les histoires de genre, c’est pour vous discriminer, vous, les femmes. C’est une discrimination. Non, tout le monde est pareille. Mais on s’est rendu compte de quoi ? Le Bac A, où il y a près de la moitié des bacheliers compte deux fois plus de femmes que d’hommes. Alors que les filles peuvent être scientifiques. Mais, il faut qu’on les encourage. Voilà pourquoi, nous avons lancé ce concours, pour vous encourager à aller vers la science et encourager les enseignants aussi qui vont vous encadrer à pouvoir réussir. Nous mettrons tout en œuvre. L’Académie est ouverte, vous l’avez dit, dans le discours de votre représentant. Ça va ouvrir ailleurs encore, à Bobo-Dioulasso sûrement et dans d’autres villes, parce que nous avons un objectif d’ingénieurs qu’il faut atteindre par an, dans les 5 ans à venir. Il faut que le Burkina produise un bon nombre d’ingénieurs et le nombre d’industries fleurisse. Nous devons avoir des centaines et des milliers d’industries au Burkina Faso pour produire tout sur place.
« Continuer à chercher la connaissance »
Le marché africain est vaste et immense. Ne regardez pas les autres. Ceux qui veulent continuer à danser sur TikTok qu’ils continuent. Travaillez ! Ils viendront payer le fruit de votre travail. C’est désolant, car, on parle à toute la jeunesse africaine et d’autres ne veulent pas comprendre. Tout ce qui les intéresse c’est la distraction, les choses inutiles. Il faut qu’on se réveille. On ne peut pas continuer à danser et on pille nos richesses. Non ! Nous politiquement, nous avons tout fait pour circonscrire cela, s’industrialiser et prendre en main nos richesses. Ainsi, nous comptons sur vous les jeunes parce que vous en avez la capacité. Je vous invite à prendre cela en compte. Vous avez le potentiel. Croyez en vous. Vous êtes très intelligents. Même ceux qui ne sont pas dans cette salle qui pensent qu’ils ne sont pas intelligents, vous êtes très intelligents. C’est en travaillant que les neurones s’ouvrent au fur et à mesure. C’est comme un enfant qui marche. S’il ne fait pas d’efforts, il ne pourra pas marcher. Et vous devez comprendre cela. Tous les jours, de votre jeune âge, votre cerveau se développe et vous devez vous perfectionner, vous devez chercher, vous devez travailler. Votre cerveau ne peut pas se fatiguer à votre âge. Et c’est en cela que vous devenez hyper intelligents et que vous découvrez le monde. Ne vous laissez pas abêtir, endormir. Allez vers la science, aidez-nous à développer, à nous sortir de cette situation, à être un modèle. Parce que je dis et je le répète, les Africains sont assis et regardent le Burkina. Est-ce qu’ils vont réussir ? Nous allons réussir, grâce à vous. Sur ce, je vous félicite une fois de plus pour ce succès. Je félicite vos enseignants et je vous exhorte à continuer à les encadrer. Ce n’est pas seulement la connaissance, mais l’éducation aussi, aux valeurs de notre société, au patriotisme, parce que nous voulons des cerveaux pleins et le cœur aussi plein de patriotisme. Je vous encourage à continuer à vous cultiver, à continuer à chercher la connaissance. Et s’il plaît à Dieu, nous réussirons très vite, plus vite que ceux qui l’imaginent, plus vite que ce que les plus sceptiques n’imaginent. Nous arriverons à bon port et très bien. Bon courage. Que Dieu bénisse notre chère patrie. Que Dieu vous garde pour le reste de vos vacances et pour la suite de votre cursus universitaire et scolaire. Que Dieu vous protège dans tout ce que vous faites et surtout qu’il vous illumine, qu’il illumine votre esprit, votre intelligence et que
vous puissiez participer activement au développement de votre Patrie.
La 24e Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), couplée à la cérémonie de clôture de la Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative (SNMT), s’est tenue, samedi 5 septembre 2026, à Manga, dans le Nazinon.
Longtemps fondée sur la transmission des savoirs ancestraux, la médecine traditionnelle entend désormais s’appuyer davantage sur la recherche scientifique pour renforcer sa contribution à la santé des populations. C’est pourquoi, le thème : « Réflexion sur les efforts de recherche et de développement en matière de médecine traditionnelle pour la mise en œuvre de la bonne couverture sanitaire universelle dans la région africaine », a été retenu pour la célébration de la 24e Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT).
L’édition, tenue, le samedi 5 septembre 2026, à Manga, dans le Nazinon, a également marqué la clôture de la 14e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative (SNMT), débutée depuis le 31 août dernier. Patronnée par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, la journée a été rythmée par la remise d’autorisations d’exercer la médecine traditionnelle, de certificats de reconnaissance et de cadeaux à des membres du gouvernement, venus pour la circonstance.
A cette occasion, plusieurs praticiens de la médecine traditionnelle ont été faits chevalier de l’ordre du mérite de la santé et de l’action sociale avec agrafe « santé ». Le parrain de la cérémonie, le Naaba Liguidi de Kassougou, a soutenu que la médecine traditionnelle occupe une place réelle dans le parcours du soin des populations. Selon lui, aujourd’hui, il est nécessaire de poursuivre l’accompagnement des praticiens vers l’autorisation d’exercice, de renforcer la formation continue et de soutenir les travaux de recherches et d’évaluation. Le chef de Kassougou a aussi fait savoir que la couverture sanitaire universelle ne sera pas atteinte par une seule profession ni par une seule approche.
« Elle exigera la mobilisation de toutes les ressources utiles dans un cadre qui protège le malade, qui garantit la qualité et qui rend les soins accessibles », a-t-il souligné. Le ministre de la Santé, Robert Kargougou, a pour sa part, salué l’engagement patriotique du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, qui a soutenu sans faille les soins par les plantes. Et cela, a-t-il dit, s’est matérialisé déjà par la prise en compte de la médecine traditionnelle dans le Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP).
« Renforcer les liens entre praticiens et chercheurs »
Le parrain de la cérémonie, le Naaba Liguidi de Kassougou (gauche), a reçu un certificat de reconnaissance.
Le ministre Kargougou a indiqué que les soins traditionnels, premier recours pour 80% de
la population, demeurent une composante importante de l’offre sanitaire, d’où la nécessité impérieuse de bien exploiter cette médecine dans l’attente de la couverture sanitaire universelle. A son avis, pour que la médecine traditionnelle puisse contribuer pleinement à la couverture sanitaire universelle, les savoirs traditionnels doivent être documentés afin d’éviter leur disparition et de mieux protéger les connaissances détenues par une communauté.
« La collaboration avec le monde de la recherche doit être renforcée et consolidée », a conseillé, M. Kargougou. Le premier responsable du département de la santé a mentionné que la production, la transformation des plantes médicinales, le développement de médicaments traditionnels, la recherche et l’innovation peuvent contribuer à créer des emplois et à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des médicaments importés.
Cependant, a-t-il précisé, l’on doit veiller à ce que cette valorisation se fasse avec toute la vigueur et l’honnêteté intellectuelle qui attribuent aux détenteurs des connaissances et la paternité de leurs savoirs. Le ministre de la Santé a relevé que son institution ambitionne de construire un système de santé dans lequel, la médecine occidentale et les savoirs médicinaux endogènes puissent dialoguer et collaborer, chacun dans le respect de
ses compétences, de ses exigences scientifiques et de la réglementation. Il a promis que son ministère jouera sa partition pour augmenter le financement alloué à la médecine tradi-tionnelle. Aux chercheurs et aux universitaires, le ministre Kargougou, les a exhortés
à intensifier les travaux de recherches et d’innovations dans le domaine de la médecine traditionnelle. Quant aux praticiens de la santé, il les a invités à poursuivre les efforts de conservation et de transmission des savoirs traditionnels.
Le Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), le général de division Moussa Diallo, a séjourné, du 1er au 3 septembre 2026, à Fada N’Gourma, dans la sixième Région militaire. Au cours de cette visite opérationnelle, il s’est rendu au centre médical militaire pour s’enquérir de l’état des blessés en opérations, leur témoigner sa solidarité et leur transmettre le message de soutien et d’encouragement du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.
L’armée burkinabè est solidaire des blessés en opérations. En effet, au cours d’une visite opérationnelle, du 1er au 3 septembre 2026, à Fada N’Gourma, dans la sixième Région militaire, le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Moussa Diallo, accompagné des autorités militaires et paramilitaires de la région, s’est rendu au chevet des « héros » blessés admis au centre médical militaire. Dans cet hôpital, l’hôte du jour a pris le temps d’échanger quelques mots avec les malades.
Il a dit être venu s’enquérir de leur état de santé, leur témoigner sa solidarité et leur transmettre le message de soutien et d’encouragement du chef de l’Etat. Au-delà de ce geste de réconfort, le général de division leur a souhaité un prompt rétablissement. Le sergent Arole Xavier Nana, infirmier militaire qui se remet progressivement de sa blessure, a indiqué que cette démarche de la hiérarchie militaire fait chaud au cœur. Pour lui, cela traduit la volonté des autorités militaires de rester au plus près des blessés et de leur apporter du réconfort. Même sentiment chez le sergent Lacina Touré, également infirmier militaire blessé en opérations.
« Une prise en charge diligente »
Le général de division Moussa Diallo a félicité le personnel de l’établissement hospitalier militaire pour les efforts déployés au quotidien.
« C’est une démarche que nous saluons. Elle nous va droit au cœur et nous donne beaucoup de courage », a-t-il confié. Les sergents Touré et Nana ont hâte de recouvrer la santé et de retourner au front afin de porter assistance aux forces combattantes ainsi qu’aux populations locales. Ce n’est sans doute qu’une question de temps. En effet, le sergent Arole Xavier Nana a confié qu’il se sent de mieux en mieux depuis son admission
à l’hôpital, où il bénéficie, a-t-il noté, d’une prise en charge diligente et adéquate.
Au terme de cette journée d’immersion dans l’établisse-ment hospitalier militaire, le général de division Moussa Diallo a salué le dévouement du personnel. « Nous vous félicitons pour le travail abattu au quotidien et vous encourageons à continuer dans ce sens », a-t-il lancé. Pour le médecin lieutenant Daniel Nitiema, représentant le Directeur régional (DR) interarmées du service de santé de la sixième Région militaire, si l’équipe médicale est si efficace, c’est grâce à l’appui de la hiérarchie militaire qui déploie beaucoup d’efforts pour leur offrir un cadre de travail propice.
« Nous remercions nos autorités pour cet accompagnement permanent », a-t-il exprimé avant de saluer la démarche du général de division. « C’est un sentiment d’honneur et de satisfaction pour nous, de recevoir le CEMGA au centre médical militaire. Il est
venu témoigner son soutien aux différents blessés, mais également féliciter et encou-rager le personnel », s’est-t-il réjoui.
Face à la recrudescence du phénomène de la divagation des animaux dans la ville de Ouagadougou, la municipalité mène quotidiennement des opérations de lutte contre ce fléau dans les différents quartiers. Ainsi, au cours des trois derniers mois, notamment juin, juillet et août 2026, ce sont environ 2000 bêtes, composées de bovins, de chevaux, d’ovins et de caprins, qui ont été mises en fourrière. Au-delà des risques d’accidents et des nuisances qu’elle occasionne, la divagation des animaux constitue également une préoccupation en matière d’hygiène et de salubrité publique. Elle contribue à la dégradation des espaces verts et à la destruction de la flore urbaine. C’est pourquoi, ceux qui sont en charge de la lutte contre la divagation des animaux doivent la faire dans le respect des textes en vigueur.
Le Conseil des ministres réuni, le vendredi 4 septembre 2026, sous la présidence du général d’armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, chef de l’Etat, a examiné la situation née de la tentative de déstabilisation de notre pays orchestrée par les éléments du bataillon spécial de renseignement du commandement des opérations spéciales, notamment à la base 101 de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 août 2026.
« Le Niger ne porte la guerre à aucun pays et ne nourrit pas cette velléité. A cet égard, une documentation conséquente a été constituée sur cette agression et le Niger se réserve le droit d’intenter des actions devant la Justice internationale », annonce le communiqué du Conseil des ministres, soutenant que cette opération aux ramifications internationales a été incitée et entretenue par un vaste réseau de connivences à la tête duquel se trouve le régime français de monsieur Macron », expliquant que ces éléments félons et renégats auxquels on a miroité monts et merveilles étaient chargés d’accomplir le dessein non assouvi de Macron et de ses comparses dans notre pays ».
Cette action, poursuit le communiqué du Conseil des ministres, « s’inscrit dans la continuité de toutes les autres tendant à ébranler la volonté affichée par notre peuple dans sa marche résolue pour la souveraineté et la prise en main de nos ressources naturelles ». Cette action, ajoute la même source, « est aussi révélatrice du double visage dont font montre certains de nos frères africains qui sont prompts à servir de passerelles aux actions déstabilisatrices des tenants du régime français ».
« Ces manœuvres de sape échoueront toujours, grâce à la détermination et à l’engagement sans faille de nos forces de défense et de sécurité et de l’ensemble du peuple nigérien », rassure le gouvernement dans son communiqué. Le Conseil des ministres note, « pour s’en féliciter, la mobilisation de l’ensemble des forces sociales et l’élan patriotique manifesté pour soutenir les actions héroïques des forces de défense et de sécurité, avec pour fer de lance, la garde présidentielle ».
Le gouvernement présente, à cette occasion, « ses condoléances au peuple nigérien et aux familles des martyrs civils et militaires et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ». Il tient à exprimer sa « reconnaissance aux pays amis, notamment les Etats membres de l’AES, la République algérienne démocratique et populaire et la Fédération de Russie qui ont manifesté, dès le début de ces événements leur solidarité à l’endroit du peuple nigérien et de ses institutions ». Par ailleurs, le gouvernement invite « les Oulémas et l’ensemble de la population à renforcer les prières, en particulier Al Qnut, contre les ennemis de la Nation et les puissances impérialistes et leurs valets africains qui agissent contre notre espace commun AES et à renforcer la vigilance et la veille citoyenne ».
L’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG) a clôturé la formation aux métiers de la 4e promotion des victimes de guerre et leurs ayants droit, vendredi 4 septembre 2026, à Ouagadougou.
L’Agence de soutien aux veuves, orphelins et victimes de guerre (ASVOVIG) poursuit ses efforts d’autonomisation des bénéficiaires de ses actions. Pour la 4e fois, elle a organisé une formation au profit des Veuves, orphelins et victimes de guerre (VOVIG). La clôture de la session a eu lieu le vendredi 4 septembre 2026, à Ouagadougou. Ainsi, durant quatre mois de formation théorique, suivis de deux mois de stage, les 470 bénéficiaires, composés de 285 veuves et orphelins et 185 blessés de guerre, ont été outillés dans
les domaines de la coupe-couture, la coiffure-esthétique, la cuisine-pâtisserie, la bureautique, l’aviculture, la saponification et la cosmétique.
Selon le Directeur général (DG) de l’ASVOVIG, le médecin-colonel Lamine Ouédraogo, cette initiative favorisant la reconstruction et la réinsertion des VOVIG ne relève ni de la compassion ponctuelle ni de l’assistance circonstancielle. « Il s’agit d’un devoir de solidarité nationale et d’un investissement dans la reconstruction humaine, sociale et économique de celles et ceux dont la vie a été affectée par la défense du pays », a-t-il précisé.
Le DG de l’ASVOVIG a également indiqué que le cursus de formation de la quatrième cohorte a pris en compte des modules tels que le développement personnel, l’initiative personnelle et l’éducation financière. « En effet, l’expérience nous enseigne que la maîtrise d’un savoir-faire technique, si indispensable soit-elle, ne garantit pas à elle seule la réussite d’un projet d’autonomisation », a-t-il poursuivi. Le médecin-colonel Lamine Ouédraogo a indiqué que l’objectif visé par le stage pratique et la remise des kits d’installation aux différents participants est de créer les conditions permettant de faire des compétences acquises, des activités économiques rentables et durables.
Envisager l’avenir avec sérénité
Ils sont au total 470 veuves, orphelins et victimes de guerre qui ont été formés à cette 4e promotion.
Il a toutefois appelé à un renforcement des partenariats pour relever les différents défis notamment le renforcement du kit et l’extension de l’initiative sur le territoire. Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a salué le combat de l’ASVOVIG au profit des personnes envers qui la Nation a une responsabilité particulière.
Selon lui, reconnaître le sacrifice consenti pour la Nation exige aussi d’accompagner une veuve vers l’autonomie, de permettre à un orphelin de construire son avenir, d’aider un combattant blessé à retrouver une nouvelle perspective professionnelle et soutenir les familles confrontées aux conséquences de la guerre. Le gal Simporé a exhorté l’ASVOVIG à faire en sorte que la formation ait des impacts.
« Un certificat et un savoir-faire sont indispensables. Mais la finalité véritable de notre politique doit être qu’une veuve puisse tirer durablement un revenu de son activité, qu’un blessé puisse retrouver une place active dans son unité ou dans la société, qu’une famille puisse reconstruire progressivement sa stabilité et envisager l’avenir avec davantage de sérénité », a-t-il insisté.
Le ministre d’Etat chargé de la Guerre a invité les bénéficiaires à faire fructifier cet investissement de la Nation. Ceux-ci, par les voix de l’adjudant de police Soungalo Traoré et Elisabeth Sebgo, ont salué l’initiative et exprimé leur satisfaction. « Nous avons acquis des compétences adaptées à nos capacités d’aujourd’hui et non à celles d’hier. Car il ne s’agit pas de renoncer à ce que nous avons été, il s’agit de continuer à avancer autrement », a confié Soungalo Traoré.
Samira Alida KAMBOU Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)
Les mots d’encouragement du président du Faso
« Bonjour camarades, j’espère que vous allez bien. J’ai tenu à passer vous dire bonjour et vous féliciter pour tout ce que vous avez appris ces derniers temps. Je suis passé voir les ateliers et les stands de saponification, de cuisine, de coupe-couture, de mécanique, d’agriculture et tout ce qui va avec. Félicitations pour ces mois de stage, pour tout le travail qui a été abattu. Ce n’est pas la fin de la vie, lorsqu’on est blessé ou lorsqu’on a perdu quelqu’un. C’est une guerre qui nous a été imposée et nous nous battons.
Notre devoir c’est de faire en sorte que le sacrifice de ceux-là qui nous ont devancés ne soit pas vain et aussi, de prendre soin de tous ceux qu’ils ont laissés derrière eux. Il y a beaucoup de problèmes qu’on a essayé de résoudre, notamment répertorier tous ceux qui ont été blessés dans cette guerre et proposer toutes les formations nécessaires pour la reconversion. Il en a été de même au niveau des veuves, la délégation des sols et tout ce qui s’ensuit. Aujourd’hui, je peux vous garantir que ce que vous avez appris, c’est ce dont nous avons besoin au Burkina Faso.
Nous voulons nous recentrer sur nous-mêmes, produire et transformer. Et, vous avez appris à transformer beaucoup de choses. Je disais
aux dames qui ont fait la saponification, que plus nous avons des dames qui
peuvent produire des produits cosmétiques, moins on aura à importer. D’autant plus qu’aujour-d’hui, quand vous écoutez en Europe, il y a un bon nombre de produits cosmétiques qui sont interdits, à cause d’une toxine qu’ils ont découverte eux-mêmes, qui est cancéreuse. Mais, ces produits vont être déversés en Afrique. Et nous, nous consommons tout. Mais, si vous arrivez à fabriquer ici à partir de nos plantes, à partir de tout ce qu’on a de naturel, c’est ce que nous voulons payer.
Donc, ils mettront tout en œuvre pour pouvoir vous installer, vous permettre de produire et faire en sorte que notre production nous suffise. Il va de même que ceux qui font la couture. Aujourd’hui, Dieu merci, nous avons pu mettre en place une usine qui va produire tous les tissus dont vous avez besoin pour fabriquer les prêt-à-porter, coudre des chemises et tout ce que vous voulez. Et là, c’est encore un autre domaine qui se développe. Donc soyez sûrs, peu importe ce que chacun a appris, l’élevage, l’agriculture, la mécanique, la bureautique, personne ne doit chômer.
Que ce soit indivi-duellement ou collectivement, on doit pouvoir mettre les énergies ensemble. Vous installer est une chose, mais vous offrir des débouchées est une autre. Nous ferons en sorte qu’une bonne part vous soit réservée. Félicitations une fois de plus. Continuez à prouver aux yeux de tout le monde que la vie ne s’arrête pas là et qu’il y a autre chose pour la Patrie et donner tout pour le développement de notre Patrie. Bonne chance à tous ceux qui ont fait aussi des formations sur l’agriculture, l’élevage.
Je vous exhorte à rester concentrés, parce que c’est prometteur et c’est de cela qu’on a besoin. On ne peut pas continuer à importer des œufs, des poulets. Cela fait honte pour nous-mêmes. Bonne chance à tous et que Dieu vous accompagne. Je peux vous assurer d’une chose, les jours de cette guerre sont comptés, parce qu’elle va finir tout de suite. Nous attendons la fin de la saison pluvieuse et comme j’aime le dire, la poussière va se soulever en brousse et c’est sûr.