6e Région militaire : le général de division Moussa Diallo exhorte les forces combattantes à rester soudées, engagées et disciplinées

Le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Moussa Diallo, a effectué une visite opérationnelle, du 1er au 3 septembre 2026, à Fada N’Gourma, dans la sixième Région militaire. Porteur d’un message de félicitations et d’encouragement du chef de l’Etat aux forces combattantes, il les a exhortées, surtout, à renforcer la cohésion, l’engagement et la discipline.

« Vaillants comba- ttants de la 6e région militaire, je vous adresse, au nom du chef suprême des armées, le camarade capitaine Ibrahim Traoré, et au mien propre, mes vives félicitations et mes encouragements pour votre engagement constant et votre bravoure sur les lignes de front du Grand Est ».

C’est en ces termes que le Chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), le général de division Moussa Diallo, s’est adressé aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), lors d’une visite opérationnelle qu’il a effectuée, du 1er au 3 septembre 2026, à Fada N’Gourma. Il a relevé que leur courage, leur abnégation et leur engagement « constituent une source d’espoir pour tout un peuple qui compte sur eux pour défendre son intégrité, sa dignité et sa liberté ».

Ainsi, le général de division Moussa Diallo a exhorté les forces combattantes à maintenir
ce cap, mais également à redoubler de vigilance et à demeurer unis. « Agissez
de sorte à assurer une bonne collaboration avec la population et œuvrez à ce que la garnison de Fada N’Gourma reste le bouclier impénétrable contre l’hydre terroriste. Que la force de votre courage et la noblesse de votre serment continuent de faire trembler l’ennemi tout en honorant les sacrifices de nos martyrs jusqu’à la victoire finale »,
a-t-il dit.

La discipline, le maître mot

Aussi, le CEMGA a insisté sur la discipline, qu’il considère comme l’un des fondements de l’efficacité de l’institution militaire. « Dans l’armée, le maître mot, c’est la discipline », a-t-il rappelé. Pour lui, sans cette valeur, « rien de grand ne peut être accompli ». Par ailleurs, le général de division Moussa Diallo a appelé les forces combattantes à se départir de la trahison et à rester fidèles à la patrie.

A l’entendre, la loyauté et le sens du devoir doivent demeurer des valeurs cardinales dans la conduite des opérations. Prenant la parole au nom des forces combattantes, le lieutenant-colonel Aboubacar Dadijan, commandant la 6e région militaire, a salué cette démarche du CEMGA. Selon lui, cette visite traduit la volonté de la hiérarchie de rester proche des forces engagées sur les différents théâtres des opérations.

« Il faut dire que cette visite est une occasion qui est donnée au chef de communier avec la troupe et à la troupe aussi de communier avec le chef, toute chose qui contribue à rehausser le moral de la troupe et à la remobiliser davantage », a-t-il déclaré. Le lieutenant-colonel Aboubacar Dadijan a indiqué également que le CEMGA a donné des orientations et des consignes « claires et précises », au cours de cette visite.

Des directives que le commandement régional entend traduire rapidement en actions sur le terrain. « Dans les prochains jours, nous allons travailler à les traduire en actions concrètes sur le terrain, de sorte à être le plus efficace possible dans le cadre de l’exécution de nos différentes missions pour le bonheur du peuple Burkinabè », a-t-il assuré.

Joanny SOW

Régions de Bankui et du Sourou : les activités de l’Agence Faso Mêbo officiellement lancées

Le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a procédé à Dédougou, le vendredi 4 septembre 2026, au lancement officiel régional des travaux de l’Agence Faso Mêbo.

Aujourd’hui 7 septembre 2026, débutent à pro-prement parler les travaux de l’Agence Faso Mêbo dans les régions de Bankui et du Sourou. L’information a été donnée, vendredi dernier, à Dédougou, chef-lieu de la région de Bankui, au cours d’une cérémonie qui a consacré le lancement desdits travaux. La cérémonie, placée sous le patronage du gouverneur, Babo Pierre Bassinga, a été présidée par le commandant de la cinquième région militaire, le lieutenant-colonel Idrissa Sosthène Coulibaly et parrainée par le président du conseil régional de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF) de Bankui et du Sourou, El hadj Arouna Compaoré.

Le chef de canton de Dédougou a eu l’honneur de bénir cette cérémonie à laquelle, le coordinateur régional de Faso Mêbo, le lieutenant Oumarou Ouédraogo, et d’autres membres de la brigade sans oublier les autorités administratives et
les populations locales ont participé. Le coordinateur a expliqué que les travaux vont débuter avec la confection des pavés et des banquettes. Selon ses dires, il est projeté la confection de 1 000 pavés par jour avec une équipe d’environ 20 personnes. M. Ouédraogo a confié que « la production peut être beaucoup plus ou beaucoup moins en fonction de l’engouement que cette activité va susciter ».

Une version améliorée des travaux d’intérêt commun sous le CNR

Et pour que l’engouement soit effectivement de la partie, les différentes entités régionales ont été programmées pour passer à tour de rôle à la tâche sur le site de confection situé à proximité de la mairie de Dédougou. Dans l’ordre de passage présenté à la cérémonie, ce sont les personnels de la mairie et du conseil régional qui ouvrent le bal de la confection, aujourd’hui 7 septembre 2026. Les travaux, a dit le lieutenant Ouédraogo, se dérouleront chaque lundi et mardi, avec un intercalaire de repos le mercredi et reprendront les jeudis et vendredis. Les samedis et dimanches vont être réservés aux entités qui, pour une raison ou une autre, n’auront pas pu respecter le programme de passage, a-t-il clarifié.

Le coordinateur régional a invité les différents acteurs militaires, paramilitaires et civils à se mobiliser. Celui-ci a précisé que la pause des pavés interviendra à la suite de la confection avant de souligner que tous les dons seront désormais réceptionnés sur le site. Un service de garde qui s’occupera de la sécurité du site, un permanencier chargé de la réception des dons ponctuels et une commission technique regroupant les services de la mairie et de la direction régionale en charge de la construction de la patrie forment l’équipe locale de
Faso Mêbo.

Le lancement des travaux de Faso Mêbo rappelle à Elisabeth Hakani Dayo, citoyenne de Dédougou, les travaux d’intérêt commun sous le Conseil national de la révolution (CNR). « Cela nous ramène à une quarantaine d’années en arrière pensant aux travaux d’intérêt commun, mais cette fois-ci en version améliorée », a-t-elle déclaré avec fierté. Pour le chef du village de Makuy, Fidèle Kasa Coulibaly, le démarrage des travaux était tant attendu. Il a remercié le chef de l’Etat pour avoir pensé aux régions de Bankui et du Sourou.

Il a avoué que les notabilités coutumières « mettront tous les moyens pour mobiliser et conscientiser les populations », afin qu’elles se mettent en mouvement pour booster le développement local à travers Faso Mêbo qui va faciliter la réalisation de diverses infrastructures. Le patron de la cérémonie, Babo Pierre Bassinga, a salué le début des travaux qui vont contribuer à embellir les centres urbains des deux régions et favoriser la construction et la réhabilitation d’infrastructures routières. Il a témoigné sa gratitude aux acteurs pour leur implication à différents niveaux qui a permis, entre autres, d’acquérir du matériel nécessaire pour le démarrage effectif des activités.

Yacouba BELEM

IIe Jeux de l’AES : Ouagadougou fin prête pour accueillir les trois nations du Sahel

Ouagadougou abritera, du 7 au 16 septembre 2026, la deuxième édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel (JAES). À quelques jours du coup d’envoi, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi assure que les dispositions sont prises pour garantir le bon déroulement de cette grande rencontre sportive entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Le Burkina Faso s’apprête à vivre dix jours de compétition et de fraternité sportive. Dans le cadre des préparatifs de la deuxième édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel (JAES), le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi a animé, ce samedi 5 septembre 2026, une conférence de presse au Stade du 4-Août de Ouagadougou.

La déclaration liminaire a été lue par le directeur de cabinet du ministère, Abdoulaye Ouattara. Il avait à ses côtés le conseiller technique Alexandre Yobaré et la directrice générale des Sports, Wendguété Valérie Badolo/Tapsoba. Cette rencontre avec les hommes et femmes de médias a permis de faire le point sur l’organisation de cette deuxième édition des JAES.

Placés sous le Très haut patronage du président du Faso, président de la Confédération des États du Sahel, le capitaine Ibrahim Traoré, les Jeux se veulent bien plus qu’une simple compétition sportive. Ils s’inscrivent dans la dynamique de rapprochement entre les peuples des trois pays de la Confédération des États du Sahel (AES).

« Le sport, langage universel », est ainsi présenté comme l’un des principaux vecteurs de ce rapprochement entre les jeunesses burkinabè, malienne et nigérienne. Les organisateurs entendent faire de cette manifestation un espace de fraternité, de rencontre et de dépassement de soi.

Au total, 11 disciplines sportives sont inscrites au programme de cette édition. Il s’agit de l’athlétisme, la boxe, le cyclisme, le football, le handball, le judo, le karaté, le kung-fu wushu, la lutte, le taekwondo et le tir à l’arc.

Les compétitions se dérouleront sur plusieurs sites de la capitale, notamment au Stade du 4-Août, au Palais des Sports de Ouaga 2000, à la salle des Arts martiaux du Comité national olympique et des sports burkinabè (CNOSB), au Centre national médico-sportif, ainsi que sur le boulevard Capitaine Isidore-Noël-Thomas-Sankara et à l’Hippodrome de Hamdalaye.

L’arrivée des différentes délégations est prévue les 5 et 6 septembre, tandis que leur retour est programmé pour le 17 septembre. La cérémonie officielle d’ouverture est, elle, prévue le mardi 8 septembre à partir de 9 heures au Palais des Sports de Ouaga 2000.

Sur le plan organisationnel, les autorités assurent que les différents sites de compétition ont fait l’objet de vérifications afin de garantir des conditions optimales aux athlètes. Les sites d’hébergement des délégations ont également été identifiés et sécurisés.

La question de la sécurité et des transports figure également parmi les priorités. Des plans ont été élaborés pour assurer l’accueil des délégations, leurs déplacements entre les lieux d’hébergement et les sites de compétition, ainsi que la sécurisation des enceintes sportives.

Au-delà des enjeux sportifs, les JAES 2026 devraient également constituer une opportunité économique et touristique pour Ouagadougou et ses environs, avec l’arrivée de délégations, de visiteurs et de partenaires. Les organisateurs espèrent aussi que la compétition contribuera à valoriser les infrastructures sportives et à dynamiser le mouvement sportif national et sous-régional.

Pour cette deuxième édition, le message porté par les organisateurs est celui de la paix, de la fraternité transfrontalière et de la solidarité entre les peuples du Sahel. Une philosophie qui devrait se traduire dans les stades et les salles de compétition pendant les dix jours de compétition.

A quelques heures du début des Jeux, les autorités invitent donc les populations, particulièrement celles de Ouagadougou, à se mobiliser pour soutenir les athlètes. L’ambition est de faire de cette deuxième édition des JAES une véritable fête populaire, à la hauteur de l’hospitalité légendaire du Burkina Faso.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Carnet d’audience du PDS de la commune de Ouagadougou : Aïcha Koné apporte son soutien au Burkina Faso et à la dynamique de l’AES

La culture, la fraternité et l’engagement pour le Burkina Faso étaient au cœur de la rencontre d’échange entre le Président de la Délégation Spéciale de la Commune de Ouagadougou, le camarade Maurice KONATÉ, et la célèbre artiste ivoirienne Aïcha KONÉ, affectueusement appelée « Mama Africa ».
En séjour à Ouagadougou dans le cadre de la célébration des 45 ans de carrière de Zougnazagemda (Issiaka OUÉDRAOGO), récemment élevé au rang de Trésor Humain Vivant, la diva ivoirienne a effectué une visite de courtoisie au Président de la Délégation Spéciale de la Commune de Ouagadougou, le camarade Maurice KONATÉ à l’Hôtel de ville.
Au cours des échanges, Aïcha KONÉ a salué les efforts engagés pour l’embellissement de la capitale et rendu hommage au leadership du premier responsable de la ville : « Je viens dire bravo à un fils qui se bat », a-t-elle déclaré.
Réaffirmant son attachement au Burkina Faso, l’artiste a également exprimé sa solidarité et son soutien au peuple burkinabè, ainsi qu’à la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Source : Mairie de Ouagadougou officiel

Journée de l’Excellence scolaire 2026 : Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ aux jeunes lauréats : « science, science et science, tout est science ! Cherchez la connaissance scientifique et technologique »

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a salué, ce vendredi 4 septembre 2026, le mérite des meilleurs élèves et enseignants à l’occasion de la Journée de l’Excellence Scolaire (JES), édition 2026. Loin des hommages académiques conventionnels, le Chef de l’État a exhorté la jeunesse burkinabè à une rupture avec la résignation religieuse et à un virage vers les disciplines scientifiques et techniques.
Le Camarade Président du Faso et les deux meilleurs enseignants de l'année scolaire 2026
Le Camarade Président du Faso et les deux meilleurs enseignants de l’année scolaire 2026
Abordant d’emblée ce qu’il qualifie de sujets « sensibles mais nécessaires », le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a vivement dénoncé le détournement de la religion à des fins de domination. Citant le célèbre Homme d’État kenyan Jomo KENYATTA, le Capitaine TRAORÉ a rappelé comment la colonisation et l’emprise idéologique ont dépossédé les Africains de leurs richesses. Il a appelé les Africains à cesser de rejeter la responsabilité des échecs humains sur le divin : « Un être qui n’est pas utile à sa communauté est un ennemi de Dieu. Tant que vous ne vous battez pas, Dieu ne vous accompagne pas ».

Les lauréats de l'éducation inclusive ont également reçu leurs récompenses des mains du Camarade Président du Faso
Les lauréats de l’éducation inclusive ont également reçu leurs récompenses des mains du Camarade Président du Faso

L’urgence de l’industrialisation et l’impératif des filières scientifiques
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a invité les lauréats à s’inscrire dans une dynamique de créativité pour accompagner le développement du Burkina Faso
Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a invité les lauréats à s’inscrire dans une dynamique de créativité pour accompagner le développement du Burkina Faso
Pour le Chef de l’État, la souveraineté économique du Burkina Faso ne pourra s’articuler qu’autour d’une transformation profonde de la jeunesse et de l’appareil éducatif. Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à procéder à une réorientation massive dès la rentrée scolaire prochaine, vers des filières scientifiques et le recrutement massif d’enseignants spécialisés pour pallier le manque de compétences techniques sur le marché national.
Ils sont au total 188 lauréats, élèves et enseignants, qui ont été recompensés cette année pour leurs résultats scolaires
Ils sont au total 188 lauréats, élèves et enseignants, qui ont été recompensés cette année pour leurs résultats scolaires
En effet, sur environ 65 000 bacheliers, plus de 50% sont de la série littéraire, alors que les séries scientifiques et industrielles ne comptent respectivement que 571 pour le BAC série C et 38 lauréats pour le BAC série E. « On ne se construira jamais comme cela », a averti le Président du Faso.
« L’africain qui n’est pas capable de se nourrir, qu’il meure ! »
S’adressant à l’ensemble des dirigeants africains et à la conscience collective du continent, le Leader de la Révolution Progressiste Populaire a dénoncé le drame de la migration clandestine et l’assistanat international. « L’africain qui n’est pas capable de se nourrir, qu’il meure ! On doit être en mesure de produire, on a assez de terres ici. Pourquoi c’est nous qui devons aller mendier ailleurs ? », regrette-t-il.
La Journée de l’Excellence Scolaire 2026, célébrée sous le thème « Cultiver l’excellence scolaire dans le contexte de la refondation de l’école burkinabè », a été parrainée par le président de la Fondation Bank of Africa (BOA), le camarade Lassiné DIAWARA et le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO.
Le représentant des parrains, Camarade Lassiné DIAWARA a soutenu que l’excellence scolaire transcende les résultats scolaires pour se déteindre sur la personnalité des lauréats
Le représentant des parrains, Camarade Lassiné DIAWARA a soutenu que l’excellence scolaire transcende les résultats scolaires pour se déteindre sur la personnalité des lauréats
Pour eux, l’excellence dépasse le cadre des résultats scolaires immédiats, elle s’inscrit dans un état d’esprit durable soutenu par la discipline et l’intégrité.
« Les diplômes ouvrent des portes, mais c’est le caractère qui les maintient ouvertes. Le talent crée des opportunités, mais c’est le travail qui assure un succès durable », indique le parrain Lassiné DIAWARA.
Le porte-parole des lauréats, le camarade Sékou TRAORÉ, a salué l’effort du Gouvernement à refonder le système éducatif en misant sur l’innovation, la rigueur et l’enseignement technique. Il a exprimé sa gratitude aux éducateurs, avec une mention spéciale à ceux qui sont dans les zones à fort défi sécuritaire, aux encadreurs et aux Forces combattantes. Selon Sékou TRAORÉ, le prix de l’excellence n’est pas un accomplissement final, mais un devoir de servir la Nation avec intégrité, compétence et créativité.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Éducation nationale : le Président du Faso honore les super-enseignants 2026

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce vendredi 4 septembre 2026, à Ouagadougou, la 5e édition de la Journée Nationale de l’Excellence Scolaire. Placée sous le thème « Cultiver l’excellence scolaire dans le contexte de la refondation de l’école burkinabè », la cérémonie a mis à l’honneur deux figures emblématiques de l’enseignement : Edmond Bama pour le primaire et Didier Zongo pour le secondaire.

Au Ministère de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, le Super Prix a été attribué à Edmond Bama, Professeur Certifié des Écoles en service à l’École primaire publique de Mogueya A (CEB de Didyr, province du Sanguié, région de Nando). Fort de 22 ans de carrière, il s’est distingué avec 161 points sur 174 et un taux de réussite de 100 % au CEP 2026 (119 admis sur 119 candidats).

Au Ministère de l’Enseignement Secondaire et de la Formation Professionnelle et Technique, Didier Zongo a été désigné Super enseignant du secondaire 2026. Professeur d’Éducation physique et sportive (EPS) et titulaire d’un Master de recherche en sciences et techniques des activités physiques et sportives, il compte 14 années de service. Son engagement lui a également valu d’être décoré en 2024 dans l’Ordre du mérite de la jeunesse et des sports, au grade de chevalier des Palmes académiques.

Pour saluer leur performance remarquable, chaque lauréat s’est vu attribuer une distinction comprenant :

  • Une attestation signée par le Président du Faso ;
  • Une villa de type F3 ;
  • Une moto et un ordinateur portable ;
  • Un chèque de 5 millions de FCFA ;
  • Un exemplaire du manifeste de la Refondation Patriotique Populaire (RPP).

Prenant la parole à cette occasion, le Président de la Fondation BOA Burkina Faso, Lassiné Diawara, en sa qualité de parrain de la 5ème édition, a adressé un message fort aux élèves récompensés : « Vous êtes la génération qui aura la responsabilité de bâtir un BURKINA FASO plus fort, plus prospère, plus innovant et plus souverain. » Il a également rendu un hommage appuyé aux enseignants et aux encadreurs pédagogiques pour leur engagement exceptionnel, leur dévouement et leur abnégation au service de la jeunesse burkinabè.

Au total, 187 lauréats ont été distingués, dont 139 élèves, 26 enseignants, 18 enseignants résilients et 5 encadreurs pédagogiques ont été célébrés à l’occasion de la 5ème édition de la Journée de l’Excellence Scolaire.

En honorant ces acteurs de l’éducation, le Chef de l’État a rappelé que l’éducation demeure le socle de la souveraineté nationale. Insistant sur la nécessité de bâtir une école burkinabè refondée afin de former des citoyens responsables et les bâtisseurs du Burkina Faso nouveau, il a également lancé un appel appuyé à la jeunesse pour qu’elle s’oriente massivement vers les filières scientifiques et techniques.

Ces distinctions traduisent la volonté affirmée des autorités de valoriser le mérite, de stimuler la motivation au sein de la communauté éducative et de renforcer la confiance dans le système d’enseignement national.

#Sidwaya.info

Journée Nelson Mandela à Tenkodogo: L’autosuffisance alimentaire au cœur de la commémoration

La Maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo a accueilli, ce vendredi, 4 septembre 2026,  la célébration de la Journée Nelson Mandela. Cette célébration est consacrée au rôle des centres pénitentiaires agricoles dans la réinsertion et la formation professionnelle des personnes détenues.

Consacrée à la mémoire et à l’œuvre de Nelson Mandela, cette journée est célébrée officiellement tous les 18 juillet de chaque année. Cette année, c’est en différé qu’elle s’est tenue à la Maison d’arrêt et de correction de Tenkodogo (MACT) sous le thème :« contribution des centres pénitentiaires agricoles à la formation professionnelle des détenus et à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire : défis et perspectives ». Selon le représentant du ministre de la Justice, cette commémoration traduit une volonté de considérer la période de détention comme une étape pouvant également préparer l’avenir. «Le choix du thème s’inscrit dans les  orientations du premier responsable de notre nation qui fait de l’autosuffisance alimentaire un élément clé de son action. Par conséquent, les centres pénitentiaires de production agricole doivent être repensés et contribuer non seulement à la formation professionnelle des détenus mais aussi à l’autosuffisance alimentaire », a-t-il déclaré.

La cérémonie a également permis de récompenser les meilleurs détenus ayant pris part à un jeu de société. Elle s’est achevée par la visite de leurs œuvres réalisées en milieu carcéral et de leurs champs.

K.A.K. et E.E.B.

𝐋𝐢𝐜𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐂𝐀𝐅 𝐀 : 𝐥𝐚 𝐅𝐁𝐅 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮 𝐜𝐡𝐚𝐩𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢̂𝐧𝐞𝐮𝐫𝐬

Le stade du 4 Août a abrité ce vendredi 4 Septembre 2026 la cérémonie officielle de lancement de la formation pour l’obtention de la Licence CAF A, sous la présidence du président de la Fédération Burkinabè de Football (FBF), Oumarou Sawadogo.
Face aux 25 entraîneurs retenus pour cette session, le premier responsable du football burkinabè a insisté sur un maître-mot : l’assiduité. « Je vous exhorte à être assidus. Nous avons bataillé pour obtenir cette formation. On nous a promis d’autres formations d’ici la fin de l’année, mais je tiens à ce que vous soyez très assidus », a déclaré le président de la FBF.
Pour Oumarou Sawadogo, cette formation constitue une opportunité majeure pour renforcer les compétences des techniciens burkinabè et, par ricochet, améliorer la compétitivité du football national. Il a également invité les entraîneurs à diversifier leurs compétences et à rester en permanence dans une dynamique de perfectionnement. « La Fédération fera tout pour vous aider. À vous d’être très assidus », a-t-il martelé.
La formation s’étendra sur six mois, répartis en plusieurs sessions autour de quatre modules. Elle sera animée par des experts nationaux et internationaux, sous la supervision de la Direction Technique Nationale (DTN).
Au total, 25 entraîneurs de football prennent part à ce programme destiné à leur permettre d’accéder à la Licence CAF A, l’une des qualifications majeures dans le parcours de formation des entraîneurs.
À travers cette initiative, la FBF entend ainsi investir dans le capital humain et contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération de techniciens mieux formés, plus compétitifs et capables de répondre aux exigences du football moderne.

Affaire Lionel Bilgo : le tribunal rejette la demande de liberté provisoire des prévenus et renvoie le dossier au 18 septembre

Le procès des responsables de la Société immobilière Traoré et Frères (SITRAF) a été renvoyé au 18 septembre 2026, dès son ouverture, ce vendredi 4 septembre 2026, au Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso. Le tribunal a rejeté les demandes de liberté provisoire formulées par les conseils des deux prévenus.


Les principaux dirigeants de la SITRAF, l’ex-ministre de l’Éducation nationale, Wendkouni Joël Lionel Bilgo, gérant, et Vincent de Paul Kaboré, directeur exécutif, sont poursuivis, avec la société SITRAF, pour exercice illégal d’activités de promotion foncière et publicité d’activités de promotion immobilière sans autorisation préalable.

À l’ouverture du dossier, le ministère public a demandé le renvoi de l’affaire pour des poursuites complémentaires. Le parquet a indiqué que des infractions de blanchiment de capitaux seront ajoutées aux poursuites. Selon le ministère public, plusieurs autres victimes ont déposé des plaintes depuis l’arrestation des mis en cause.

À l’audience, les conseils des deux prévenus ont formulé des demandes de liberté provisoire. Ils ont invoqué plusieurs arguments à l’appui de leurs demandes. Pour eux, il n’existe ni risque de subornation de témoins ni risque de trouble à l’ordre public. « Ils n’ont pas l’intention de se soustraire à la justice », a souligné l’un des avocats.

Il a demandé au tribunal d’assortir, s’il y a lieu, la mise en liberté provisoire d’un contrôle judiciaire afin de permettre de s’assurer de la représentation des prévenus à tout moment. « Je vous prie, Monsieur le Président, de nous laisser partir avec nos clients en leur accordant la liberté provisoire », a plaidé l’un des conseils.

Pour les cinq cabinets d’avocats constitués aux côtés des prévenus, rien ne justifie leur maintien en détention. « Il n’y a aucune raison de les détenir en prison, car plusieurs mesures ont été prises à leur encontre, notamment le gel de leurs comptes », a-t-il soutenu.

L’un des avocats a également remercié le parquet pour avoir programmé rapidement le dossier. Selon lui, cette célérité traduit la volonté du ministère public de contribuer à une justice plus juste.

Prenant la parole, l’ex-ministre Lionel Bilgo a, à son tour, plaidé en faveur de sa mise en liberté auprès du président du tribunal. « Je vais vous dire à quel point nous sommes affligés par cette privation de liberté et vous supplier de faire preuve de bienveillance afin de nous accorder la liberté provisoire. Je vous en supplie, faites appel à votre objectivité. Nous voulons la manifestation de la vérité », a-t-il lancé.

Le ministère public s’est opposé aux demandes de mise en liberté. Pour le parquet, il existe toujours un risque de subornation de témoins. « Il n’y a pas de garantie suffisante de représentation, car il n’est pas rare de voir des ex-ministres quitter le pays afin de se soustraire à la justice », a-t-il soutenu.

Concernant l’état de santé des prévenus, présenté comme fragile par leurs conseils, le procureur a relevé qu’une infirmerie existe au sein de la maison d’arrêt et que des rapports sur leur état de santé seront régulièrement établis.

Au regard de ces éléments, le ministère public a demandé au tribunal de rejeter les demandes de liberté provisoire et de renvoyer le dossier au 18 septembre 2026.

Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et par jugement avant dire droit, le tribunal a rejeté les demandes de liberté provisoire formulées par les conseils des prévenus et renvoyé le dossier au 18 septembre 2026.

Pour rappel, l’affaire fait suite à une enquête ouverte après des allégations de vente et de publicité de parcelles nues sans autorisation. Selon le parquet, plusieurs sites exploités par la société ont été identifiés à Léguéma et à Lôgofourousso.

Noufou NEBIE