Mémorial Thomas SANKARA : 11ème cérémonial d’hommage militaire au Président Thomas SANKARA et à ses douze compagnons
Flash
En circulation, il n’est pas rare de voir que certains usagers changent de direction, ou de voie, tournent ou se rabattent sans prendre au préalable la peine de signaler leur intention aux autres usagers. Pourtant, le clignotant n’est pas un accessoire décoratif. Il constitue un moyen essentiel de communication entre les usagers de la route. Il ne sert pas de justifier une manœuvre déjà effectuée. Son utilisation correcte permet de situer les autres acteurs de la circulation de prendre en compte les options d’un usager positionné à l’avant afin d’anticiper les mouvements et de réduire les risques d’accident. Ainsi, le clignotant doit être actionné suffisamment tôt pour permettre à l’environnement de celui qui l’actionne de comprendre son intention dans la progression. Il s’agit d’un élément important dans la circulation en ce sens qu’il organise la progression, favorise les dépassements et préserve la sécurité des usagers. Il faut faire du clignotant un réflexe, et non une option.
Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Coopération bilatérale : Ouagadougou et Ankara réaffirment leur volonté de donner un nouvel élan à leur coopération
La camarade Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, a reçu en audience, le mercredi 2 septembre 2026, l’ambassadeur de la République de Türkiye au Burkina Faso, Feriba Duygu Hokkacý Esirgen.
Au cours des échanges, les deux personnalités ont passé en revue plusieurs sujets d’intérêt commun dans la coopération entre le Burkina Faso et la République de Türkiye, avec un accent particulier sur la nécessité de consolider cette coopération. Elles ont également évoqué le soutien réciproque des deux Etats au sein des instances internationales, traduisant ainsi une convergence de vues sur plusieurs questions d’envergure mondiale.
Les discussions ont également porté sur la tenue prochaine des consultations politiques entre les deux pays, qui devraient permettre d’approfondir le dialogue bilatéral, d’identifier de nouvelles perspectives de coopération et de renforcer la coordination entre Ouagadougou et Ankara, au bénéfice des peuples des deux pays. La camarade ministre déléguée a surtout souligné l’importance d’un accompagnement mutuel accru entre le Burkina Faso et la République de Türkiye, afin de transformer les engagements communs en résultats concrets et mutuellement bénéfiques.
DCRP/ MAE
Spéculation sur le prix du ciment: des magasins fermés et leurs propriétaires interpellés
La brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), l’Agence burkinabè de normalisation de la métrologie et de la qualité (ABNORM) et la Brigade Labaal ont effectué une sortie de contrôle des prix du ciment, jeudi 3 septembre 2026, à Ouagadougou.
Le renchérissement illégal du prix du ciment persiste sur le marché malgré des tarifs officiels d’usine qui restent strictement inchangés. Dans l’optique de contraindre les commerçants à respecter la norme en la matière, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), l’Agence burkinabè de normalisation de la métrologie et de la qualité (ABNORM) et la Brigade Labaal, se sont engagés à renforcer le contrôle. Le jeudi 3 septembre 2026, ces trois structures ont
fait une descente dans les quartiers Cissin et Bonheur-Ville de Ouagadougou.
Des pratiques illicites en matière de commerce ont été constatées dans les différents lieux de distribution du ciment. Et des entrepôts ont été mis sous scellés. Le chef de division chargé de l’instruction des plaintes à la BMCRF, Moctar Sawadogo, a souligné qu’ils y ont relevé des infractions jugées intolérables.
« Tous les acteurs savent que le prix du ciment CPJ est de 5 000 FCFA le sac, au niveau des points de vente en détail. Ce qui revient à 100 000 FCFA la tonne.
La tonne du ciment CPA ne peut être vendue au-delà de 115 000 FCFA »,
a-t-il souligné. Selon lui, d’autres infractions telles que le non-affichage des prix et le stockage clandestin, combattues depuis plusieurs mois ont été également constatées. Moctar Sawadogo a annoncé que les boutiques dans lesquelles les infractions ont été observées ont été fermées.
Des reconditionnements illégaux
« Nous allons appliquer la réglementation dans toute sa rigueur. On peut prononcer la saisie définitive des stocks, en plus des paiements d’amende à la hauteur de l’infraction. D’ores et déjà, les commerçants indélicats sont automatiquement réquisitionnés par la Brigade Laabal pour des travaux d’intérêt général », a-t-il détaillé.
Le représentant de l’ABNORM, Nestor Ouattara, a ajouté que dans certains points de vente, le poids des sacs de ciment ne vaut pas 50 kg. « Normalement, avec l’emballage, on doit avoir plus de 50kg. Mais ici, on constate qu’il y a des sacs de ciment de 42 kg, 48 kg, 47 kg. Ce qui veut dire qu’il y a eu un reconditionnement. Alors que le commerçant devrait, en principe, demander l’accompagnement de l’ABNORM.
Le commerçant va payer une amende, en fonction de la quantité du ciment, dont il dispose actuellement », a-t-il expliqué. Le commerçant, Ousseni Compaoré, a reconnu qu’il y a eu défaut d’affichage des prix du ciment CPJ et CPA. « Avant, j’avais affiché les prix. Mais, avec la rupture, j’ai suspendu la vente. C’est tout récemment que mes commandes ont commencé à venir. C’est pourquoi, il n’y a pas encore d’affichage », s’est-il justifié. Pour lui, ce sont les déchargeurs qui ont commis la faute, en reconditionnant les sacs incriminés. « Mon rôle, c’est de comptabiliser pour m’assurer de l’exactitude du nombre de sacs livrés », s’est-il défendu.
Adama SAWADOGO
Ina Mariama KINDA
(Stagiaire)
Immersion patriotique des professionnels de la culture: 21 appelés initiés au maniement aux armes
Les professionnels de la culture, en immersion patriotique volontaire, ont participé à une séance d’exercice de tir, à Badnoogo, jeudi 3 septembre 2026.
Des professionnels de la culture se sont familiarisés au maniement des armes. En effet, le centre d’instruction et de tir du Groupement spécial d’intervention de la police nationale (GSIPN) situé à Badnoogo dans la commune de Saaba, a servi de cadre pour ces appelés à l’immersion patriotique volontaire à l’Académie de police, pour s’exercer aux tirs, jeudi 3 septembre 2026.
Les acteurs du secteur de la culture ont eu un briefing sur les techniques de démontage, de remontage et du fonctionnement des armements de guerre. Il s’agit de la RPG7, des roquettes antipersonnel et antichar, de la machine de guerre ou l’arme collective de calibre 12/7 pour les combats aériens et terrestres à distance, la kalachnikov, du P.A, du AKMS, etc.
Le commandant du GSIPN, le commissaire principal de police, Issa Zongo, a félicité appelés à l’immersion pour leur participation volontaire à cette initiative. « Vous avez touché du doigt les métiers des armes.
Vous devriez êt

re fiers de vous », leur a-t-il dit. Issa Zongo a traduit sa reconnaissance à l’Académie de police pour la confiance et encouragé les encadreurs pour leurs efforts dans l’encadrement.
Le représentant des appelés, Marius Diessongo, a salué cet exercice de tir. Au nom de ses camarades, il a remercié le ministère en charge de la culture pour les connaissances reçues. « C’est une expérience sur la gestion du stress, le dépassement de soi. A la fin, on tire un résultat satisfaisant », a-t-il reconnu. En partenariat avec le ministère de la Sécurité, ce sont au total 25 acteurs culturels qui ont participé à l’immersion patriotique, du 20 août au 4 septembre 2026, à l’Académie de police.
Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)
Cérémonial d’hommage à Thomas Sankara : Célestin Simporé demande aux jeunes de participer à la construction de la Nation
Le traditionnel cérémonial d’hommage militaire au Président Thomas Sankara et à ses compagnons s’est déroulé le jeudi 3 septembre 2026, au Mémorial Thomas-Sankara, sous la présidence du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé.
Pour la 11e fois, le cérémonial d’hommage militaire au Président Thomas Sankara et à ses compagnons s’est tenu le jeudi 3 septembre 2026. Au fil des mois, la Nation reste fidèle aux hommages militaires mensuels rendus en mémoire du capitaine-Président Thomas Sankara et à la Révolution démocratique et populaire (RDP). Pour ce mois, l’activité a été placée sous la présidence du ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé.
Comme à l’accoutumée, les tambours et trompettes militaires de la fanfare de la

Gendarmerie nationale ont résonné à la place du Mémorial Thomas-Sankara, en présence du personnel du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Sonnerie aux morts et protocole militaire ont été assurés par le groupement d’escorte et d’honneur dont la cavalerie et l’escadron d’escorte de la Gendarmerie nationale.
Le ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique a fait savoir que ce rendez-vous mensuel d’hommage de la Nation au père de la Révolution n’est pas seulement un devoir de mémoire. Selon lui, il est aussi une affirmation renouvelée de l’engagement du Burkina Faso pour la dignité, la souveraineté et la justice sociale.
« Thomas Sankara fut, pour beaucoup d’entre nous, un visage de la lutte pour l’émancipation collective. Il défendait avec courage et vigueur l’idée que notre peuple doit reprendre en main son destin, libéré des dépendances et des fatalités qui entravent le progrès », a affirmé Célestin Simporé.
Il a indiqué que le cérémonial honore également les idéaux qu’il portait, notamment la promotion des droits de l’homme, l’émancipation de la femme, l’accès à l’éducation et à la santé pour tous, la lutte contre la corruption et la construction d’un Etat au service du

peuple. « Ses valeurs demeurent une boussole pour nos politiques publiques et pour le quotidien de nos concitoyens », a assuré le ministre d’Etat chargé de la Défense patriotique.
Les idéaux du père de la Révolution 1983, une source d’inspiration
Il a ensuite rendu hommage à l’ensemble du peuple burkinabè qui sert avec dévouement la Nation. Aux forces de défense et de sécurité, aux VDP, aux personnels civils de l’Etat, aux enseignants, aux soignants, aux agriculteurs, aux acteurs de la société civile, il a souligné que leurs efforts sont la véritable force du Burkina. Le ministre chargé de la Guerre a aussi rappelé le rôle de la jeunesse dans la construction du pays.
Dans ce sens, il a demandé aux jeunes de puiser dans la mémoire des grandes figures nationales, la force d’innover, de défendre la dignité humaine et d’œuvrer pour une société plus juste. « Soyez des citoyens engagés, critiques, solidaires et responsables. Que les idéaux du père de la Révolution 1983 soient aussi une source d’inspiration pour la Révolution progressive populaire sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré », les a-t-il exhortés.

Pour sa part, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a rappelé que ce cérémonial a été institué par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Il a ajouté qu’il est convaincu que le Nouveau Burkina ne peut se construire que dans une dynamique révolutionnaire. « Au-delà du cérémonial militaire qui se tient au mémorial, le site revêt un caractère mémoriel et symbolique, au point où partout en Afrique, les gens souhaiteraient visiter le Mémorial », a-t-il poursuivi.
Le ministre chargé de la Culture a rappelé que la mise en œuvre du projet de construction du Mémorial se poursuit. « J’invite les Burkinabè à s’engager résolument pour la mise en œuvre du projet faire du Mémorial une référence internationale », a-t-il déclaré. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a annoncé que le ministère de la Guerre et de la Défense
patriotique a remis une contribution de 5 millions FCFA pour les travaux.
Soumaïla BONKOUNGOU
Première cotation des diaspora Bonds du Burkina : la confiance au cœur d’une opération de charme
Après la mobilisation de 125 milliards F CFA auprès de la diaspora, le Burkina Faso franchit une nouvelle étape. Il s’agit de la première cotation, à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), du premier emprunt obligataire baptisé « Diaspora Bonds ». La cérémonie de cotation s’est tenue le jeudi 3 septembre 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Cette étape marque un passage important où les titres commencent à circuler sur un marché régional.
Diaspora Bonds a été lancée le 6 mai 2026 à Ouagadougou par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo. Baptisé « emprunt patriotique », l’objectif de départ était de mobiliser 125 milliards F CFA mais au terme des souscriptions, ce sont 151,5 milliards F CFA qui ont été levés, soit un taux de couverture de plus de 121% pour plus de 15 millions d’obligations souscrites, répartis entre deux nouveaux titres obligataires de type A et B.
Il s’agit respectivement des « TPBF Diaspora Bonds 6,75% 2026-2031 » et des « TPBF
Diaspora Bonds 6,85% 2026-2033. Après la mobilisation, place à la cotation. La cérémonie s’est tenue le jeudi 3 septembre 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les intervenants ont insisté sur l’intérêt de cette cotation pour l’économie burkinabè. Pour le Directeur général (DG) du Trésor et de la comptabilité publique, Jean Yves Bélem, Cette opération donne à chaque souscripteur, où qu’il se trouve dans le monde, la liberté et la sécurité de céder tout ou une partie de ses titres sur un marché régional régulé et transparent. Il a aussi souligné que la cotation ouvre également aux autres investisseurs la possibilité d’acquérir ces titres souverains sur le marché secondaire.
La courbe des taux souverains enrichie
Le DG du Trésor et de la Comptabilité publique a jugé que cette cotation enrichit la courbe des taux souverains du Burkina sur le marché régional. « La confiance des investisseurs ne se décrètent pas, elle se construit jour après jour, par la transparence, la discipline et le respect constant des engagements. Le Burkina Faso s’est distingué en se comportant comme un Etat responsable et fidèle à sa parole », a-t-il signifié. Jean Yves Bélem a soutenu que le Burkina Faso va continuer d’animer le marché des titres.
L’arrangeur de l’opération est le groupe Vista, à travers sa filiale Vista Bank Burkina. Le représentant du président de Vista holding group, Kouassi Yao, a estimé que le succès de la première émission constitue un signal fort. « Cette opération crée un lien direct entre la diaspora, les marchés financiers et les projets de développement du Burkina Faso. Elle a également mis en avant une perspective plus large », a-t-il commenté. Selon Kouassi Yao, le groupe Vista considère que l’intégration financière africaine est un levier important pour la souveraineté économique du continent.
Diversifier les financements, réduire la dépendance
Du côté de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), la satisfaction est également de mise. Son directeur général, Edoh Kouassi Amenounve, a exprimé sa joie et sa fierté après le succès de l’opération. D’après lui, ces émissions dépassent la seule levée de ressources. « Le Burkina démontre que la diaspora peut devenir une force économique et financière lorsqu’elle est bien informée et bien accompagnée », a-t-il ajouté.
Le directeur général de la BRVM a insisté que face au renchérissement du coût de la dette et la rareté du flux des capitaux, le marché financier régional est une alternative crédible. « La BRVM offre l’opportunité aux acteurs du développement de mobiliser directement l’épargne des résidents comme celle de la diaspora, réduisant du coup leur dépendance aux financements extérieurs classiques.
Les Diaspora Bonds constituent une source de financement complémentaire, stable et directement connectée à un sentiment d’appartenance que ni la dette institutionnelle ni l’aide extérieure ne peuvent offrir », a -t-il affirmé.
La Société burkinabè d’intermédiation financière (SBIF) a apporté son expertise, en tant que cheffe de file du syndicat de placement et co-arrangeur avec Oragroup. Son directeur général, Alexis Lourgo, s’est réjoui de la réussite de cette opération, une première au Burkina Faso. Selon lui, cette performance a nécessité de l’audace et du talent. « Cet emprunt patriotique a vu la participation de tous les investisseurs burkinabè et non burkinabè, résidents et non-résidents, personnes physiques et morales », a rappelé Alexis Lourgo.
Ouamtinga Michel ILBOUDO
omichel20@gmail.com
Système des Nations unies au Burkina: le nouveau coordonnateur-résident, Njoya Tikum, chez Ousmane Bougouma
Le nouveau coordonnateur-résident du Système des Nations unies, Njoya Tikum, a rendu visite au Président de l’Assemblée législative du peuple, Ousmane Bougouma, jeudi 3 septembre 2026, à Ouagadougou. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur la nécessité d’un accompagnement axé sur les priorités nationales.
Après la Primature, c’est au tour de l’Assemblée législative du peuple (ALP) de recevoir le nouveau coordonnateur-résident du Système des Nations unies, Njoya Tikum. Cette rencontre entre le diplomate onusien et le chef du Parlement burkinabè, Dr Ousmane Bougouma, a eu lieu le jeudi 3 septembre 2026, à Ouagadougou.
Selon Njoya Tikum, ces échanges visent à renforcer la collaboration entre le Système des Nations unies et l’ALP. Venu avec les représentants-résidents de certains organismes du système onusien, il a affirmé vouloir témoigner au président de l’ALP, de la volonté du système des Nations unies à continuer à accompagner le Parlement burkinabè.
« Je suis venu écouter beaucoup plus la vision du président de l’Assemblée, comprendre les enjeux et comment, de notre côté, on peut mieux coordonner pour apporter plus de soutien », a-t-il poursuivi.
Selon le nouveau coordonnateur-résident du Système des Nations unies, la délégation a reçu des conseils avisés du chef du Parlement qui a insisté sur le respect de la souveraineté du Burkina Faso et la vision définie par l’Etat burkinabè. « Le président nous a aussi conseillés d’être proches du peuple burkinabè à travers l’Assemblée qui représente la voix du peuple et du Burkina Faso », a-t-il indiqué.
Njoya Tikum a aussi salué le travail de l’ALP concernant le relèvement de l’âge de mariage de 16 à 18 ans. Il a remercié Ousmane Bougouma pour les échanges qu’il a eus, très récemment avec l’ancienne présidente de la république fédérale d’Ethiopie, experte indépendante chargée de conduire la Revue stratégique indépendante du bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).
Galedie Kétoura SIMPORE
Fadila Yasmine LENGANE
(Stagiaire)
Lutte contre l’incivisme routier: la brigade de recherches et d’intervention en action
Le camarade ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, a procédé, le mercredi 2 septembre 2026, au lancement officiel de la Brigade de recherches et d’intervention contre l’incivisme routier (BRICIR). La cérémonie s’est tenue à la direction générale de la Police nationale à Ouagadougou, en présence des autorités administratives, de la hiérarchie policière et de représentants des corps paramilitaires.
Placée sous le pilotage du Service régional de la circulation et de la sécurité routières du Kadiogo (SRCSR-K), la BRICIR a pour mission, entre autres, de rechercher et d’interpeller les contrevenants issus de la e-verbalisation qui ne se seraient pas acquittés de leurs contraventions dans les délais prévus par la réglementation. Selon le ministre de la sécurité, cette nouvelle brigade vient compléter le dispositif de e-verbalisation opérationnel depuis le 1er août 2026.
Elle permettra notamment de rechercher, plusieurs semaines ou plusieurs mois après, des auteurs d’infractions en matière de sécurité routière. « Désormais, si vous brûlez le feu, sachez que même un mois, deux mois ou trois mois après, cette brigade fera des investigations pour vous retrouver et vous faire payer l’amende et vous contraindre à aller au niveau de la brigade Laabal pour exécuter les travaux d’intérêt commun », a-t-il fait savoir. Pour le premier responsable de la sécurité intérieure du Burkina, la phase de sensibilisation est désormais révolue.
« On a assez communiqué, on a assez sensibilisé. La brigade est là pour réprimer et faire appliquer strictement les dispositions légales en la matière », a-t-il ajouté. Le directeur général de la Police nationale a, pour sa part, rappelé que la route constitue un espace de partage, soumis à des règles claires et ne saurait être considérée comme un terrain de jeu ou de compétition. Il a ainsi appelé les usagers à bannir l’incivisme de leurs comportements quotidiens.
Evoquant les mesures déjà engagées, il a indiqué qu’« en plus de l’opération “Bouclier tête” actuellement en cours, nous allons, à un moment donné, passer à l’opération “bouclier double tête” pour prendre aussi en compte les passagers embarqués sans casque» a-t-il confié. Pour terminer, il a rappelé que le vrai révolutionnaire progressiste et populaire, c’est aussi celui qui respecte le code de la route et l’ensemble des lois et règlements du pays des Hommes intègres. La Police nationale, une force publique au service des citoyens.
Police nationale
Mobilité urbaine dans le Nakambé : l’Agence Faso Mêbo inaugure sa première voie pavée à Tenkodogo
L’Agence Faso Mêbo de la région du Nakambé a inauguré, le 1er septembre 2026, à Tenkodogo, sa toute première rue pavée, d’une longueur de 200 mètres sur 7 mètres de large pour un coût de plus 62 millions F CFA.
La rue reliant la route nationale 16 à la cité du 11-Décembre de Tenkodogo en passant devant la représentation de la maison de l’Entreprise du Burkina dans le Nakambé est désormais carrossable. Longue de 200 m et entièrement pavée par l’Agence Faso Mêbo, elle a été ouverte à la circulation le 1er septembre 2026 par le secrétaire général de la région du Nakambé, Tasséré Nacoulma.
Celui-ci a en effet rappelé que cette rue, jadis en mauvais état était difficile à pratiquer par les usagers. Il a donc salué le professionnalisme de l’Agence Faso Mêbo qui a finalisé les travaux de réhabilitation en cinq mois : « Cette voie, jadis impraticable, est désormais en très bon état et évitera beaucoup de problèmes de circulation aux usagers de la route ». Il a réitéré ses encouragements à l’endroit des fils et filles de la région du Nakambé pour la mobilisation des fonds qui ont permis de réhabiliter cette rue.
Le coordonnateur de l’Agence Faso Mêbo du Nakambé, l’adjudant Inoussa Kanazoé, a souligné que son équipe a travaillé à un rythme soutenu pour finaliser les travaux de réhabilitation de cet axe malgré les moyens insuffisants mis à sa disposition. Toutefois, il a fait savoir qu’avec les apports multiformes de la population, les travaux ont été achevés pour un coût total de 62 240 750 F CFA.
Pour lui, cela témoigne de l’intérêt porté au développement de la ville et la confiance placée à cette initiative présidentielle. L’adjudant Kanazoé a rassuré les contributeurs à l’Agence Faso Mêbo que plusieurs autres projets sont en cours. Le représentant des donateurs, Boukaré Yamneda, a invité la population de Tenkodogo à redoubler d’effort pour l’embellissement de la ville.
La fin de la cérémonie a été marquée par la coupure du ruban par les autorités et une marche symbolique sur le nouvel axe pour constater la qualité de l’ouvrage. Puis s’en est suivie une séance de plantation d’arbres aux abords de la nouvelle rue pavée.
Anselme KAMBIRE
Eben-Ezer BAMOGHO
(Stagiaire)







