Le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Rodrigue Oboulbiga, était face à la presse le jeudi 3 septembre 2026 à Ouagadougou pour apporter des éclaircissements sur l’incident relatif aux résultats d’admissibilité à certains concours directs de la session 2026.
A la suite de la publication le 25 août 2026 des résultats d’admissibilité au concours direct de recrutement 184 élèves du cycle C de l’Institut des finances publiques du Burkina (ex-ENAREF, cycle C), des préoccupations relatives à une éventuelle non prise en compte des copies du centre de composition de Koudougou ont été soulevées par des candidats. Pour plus de transparence, a indiqué le secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, Rodrigue Oboulbiga, par ailleurs président de la commission nationale de pilotage des concours, des vérifications ont été effectuées.
Celles-ci ont révélé qu’une partie des copies du centre de Koudougou n’a pas été prise en compte. Aussi, les copies du concours de recrutement de 53 élèves gestionnaires des services de santé, ont été partiellement prises en compte dans la correction. Il s’est prononcé le jeudi 3 septembre 2026 à Ouagadougou devant les Hommes de
médias.
Rodrigue Oboulbiga a informé qu’il a été procédé immédiatement à la correction des copies non prises en compte et à l’intégration des candidats désormais admissibles.
35 candidats de Koudougou intégrés sur la liste des admissibles
« Au total, 35 nouveaux candidats admissibles issus du centre de composition de Koudougou ont été intégrés, par ordre de mérite, à la liste des candidats initialement déclarés admissibles au concours direct de recrutement du cycle C de l’IFPB. De même, 39 nouveaux candidats admissibles du même centre ont été intégrés à la liste du concours direct de recrutement des gestionnaires des services de santé », a-t-il détaillé.
Le problème, a précisé le SG du ministère des Serviteurs du peuple, ne provient pas de Koudougou, car toutes les copies ont été scannées et transmises à Ouagadougou pour correction. « Pour le cas des deux concours concernés, les copies ont été bien groupées. Le problème s’est posé lors du transfert des copies issues du groupage vers les machines de correction », a-t-il clarifié.
Rodrigue Oboulbiga a informé que l’erreur tient à l’action humaine et non pas au dispositif mis en place pour garantir la transparence et la célérité dans l’organisation des concours. Il a rassuré donc l’opinion publique de la crédibilité du processus de l’organisation de l’ensemble des concours de la session 2026. « Aucun candidat n’a été retiré de la liste initiale des admissibles », a-t-il insisté.
Le président de la commission nationale de pilotage des concours a affirmé que des mesures disciplinaires vont être engagées à l’encontre des acteurs, dont les manquements professionnels sont à la base de cette situation regrettable. En vertu de la transparence et de l’égalité de tous devant le service public, il a rappelé que tout candidat, qui le désire, a la faculté d’exercer son droit de recours.
Les acteurs culturels en immersion patriotique, à l’Académie de police de Pabré, ont reçu la visite des ministres de la Sécurité, Mahamoudou Sana et celui chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, dans la nuit du mercredi 2 septembre 2026.
Soucieux du bon déroulement de l’immersion patriotique des professionnels de la culture, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et celui de la Sécurité, Mahamoudou Sana, leur ont rendu visite, mercredi 2 septembre 2026 au sein de l’Académie de police, située à Pabré. Selon le ministre chargé de la Culture, cette visite est une réaffirmation de soutien des autorités aux figures de la culture actuellement en stage à l’école des valeurs cardinales.
Il a indiqué que l’objectif affiché par ces 14 jours de formation des artisans de la culture est un « réarmement » pour gagner la guerre culturelle qui s’impose au peuple burkinabè, face au terrorisme et à l’impérialisme. Pour lui, cette formation patriotique est aussi le moyen par lequel on peut constituer un « bataillon » capable de mener cette guerre. Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a rappelé qu’en contexte de Révolution progressiste populaire, une nouvelle dynamique doit être enclenchée par les acteurs de la culture.
« Il faut moraliser la vie dans le secteur culturel et promouvoir nos valeurs et notre patrimoine culturel pour impacter le Burkina Faso et le faire rayonner partout en Afrique et dans le monde », a-t-il insisté. Le ministre chargé de la Culture a ainsi invité les appelés à être des ambassadeurs du renouveau culturel du pays des Hommes intègres, en rompant avec les anciennes pratiques. « Les appelés, venus volontairement, doivent repartir plus engagés et fidèles au serment prononcé », a-t-il rappelé.
Une immersion multidimensionnelle
Selon le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, cette immersion n’est pas consacrée qu’aux modules militaires. Elle vise, a-t-il ajouté, à renforcer la capacité des participants dans l’exercice de leur fonction. Mahamadou Sana a indiqué que la révolution culturelle enclenchée par les autorités doit se faire avec l’implication de toutes les parties prenantes.
Aussi, il a rappelé l’importance de la « guerre culturelle » qui est une porte de sortie du terrorisme. « Pour pouvoir vaincre et tuer le terrorisme, il faut que les acteurs culturels
également s’engagent dans la guerre », a-t-il précisé.
Insistant sur le rôle des professionnels de la culture dans la RPP, le ministre de la Sécurité a invité les acteurs à véhiculer la vision des autorités à travers le cinéma, la comédie, la musique, les productions journalistiques axées sur la culture. Il a également félicité le personnel de l’Académie de police pour le professionnalisme dans l’encadrement des participants qui, selon lui, prendront l’engagement d’être des ambassadeurs de la RPP.
Les appelés ont traduit leur gratitude aux autorités, aux différents initiateurs et les formateurs.
Selon le chef de groupe des appelés, Marius Diessongo, le temps passé à cette « école de la vie » justifie son importance à travers les différents modules appris notamment la loi portant statut de l’artiste et les valeurs inculquées aux participants. Il a indiqué que durant les deux semaines, les 25 acteurs culturels se sont imprégnés d’une portion du quotidien des Forces de défense et de sécurité (FDS) et ont été renseignés davantage sur la culture burkinabè. « Nous avons su que nous devons être dans une certaine dynamique de sérieux, de rigueur pour permettre à la culture burkinabè de rayonner partout », a-t-il ajouté.
Marius Diessongo s’est dit prêt à devenir un ambassadeur de la culture, en réponse à l’appel des autorités. Quant à l’artiste-musicien Issaka Ouédraogo, alias Kosa Pic, il a exprimé son satisfécit. « J’ai aimé ce que nous avons vu aujourd’hui. Ces choses nous aideront à faire de très bonnes œuvres », a-t-il conclu.
L’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC) a officiellement lancé la plateforme en ligne de recensement du passif des sociétés immobilières, notamment SOCOGIB, AZIMO
L’Agence nationale de gestion et de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués (ANAGRASC) a franchi une étape dans la modernisation de l’administration judiciaire. En effet, elle a officiellement lancé, jeudi 3 septembre 2026, à Ouaga- dougou, la plateforme « passif-immobilier.anagrasc.gov.bf » pour apurer le passif de trois sociétés immobilières, notamment SOCOGIB, AZIMO et SATMO. Le directeur général de l’ANAGRASC, Issa Abdul-Jabbar Suuri Maïga, a indiqué que la plateforme a été mise en place avec le concours de l’Agence nationale de promotion des technologies de l’information et de la communication (ANPTIC).
« L’ANAGRASC a été mandatée par le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouaga 1 pour gérer, désormais, les avoirs et le passif d’entreprises sous saisie judiciaire, notamment SOCOGIB SA, AZIMO SA et SATMO », a-t-il expliqué. Selon Issa Abdul-Jabbar Suuri Maïga lui, ces sociétés de promotion immobilière accumulent un passif important auprès de nombreux citoyens burkinabè qui ont acquis des terrains ou des logements sans avoir pu obtenir leurs documents administratifs définitifs. « Nous avons rencontré plusieurs personnes qui n’avaient pas encore la situation exacte pour pouvoir jouir sereinement des droits rattachés à leurs parcelles », a-t-il déploré.
Une base de données fiables
Le directeur général de l’ANAGRASC, Abdul-Jabbar Suuri Maïga : « les usagers concernés peuvent formuler leurs demandes directement à l’adresse,passif-immobilier.anagrasc.gov.bf. ».
Le directeur général de l’ANAGRASC a assuré que la plateforme va permettre d’avoir une base de données fiables. Il a invité les usagers concernés à formuler directement leurs demandes à l’adresse passif-immobilier.anagrasc.gov.bf « Une fois l’inscription effectuée sur la plateforme, nous allons opérer le traitement à un rythme accéléré », a rassuré le DG de l’ANAGRASC. Il a signifié qu’à l’issue des traitements, des communiqués officiels vont informer le public de la suite donnée aux dossiers enregistrés.
Selon le représentant du directeur général de l’ANPTIC, Batta Serge Landry, le développement de passif-immobilier.anagrasc.gov.bf est conforme aux textes régissant les plateformes numériques nationales. Il a soutenu que le projet a suivi toutes les étapes requises, notamment l’élaboration du cahier des charges, la demande d’avis technique ministériel et la réalisation de tests fonctionnels. Batta Serge Landry a fait savoir que des tests de sécurité, entre autres, conduits par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ont été effectués pour garantir le bon fonctionnement de la plateforme en cas de trafic simultané important. « La plateforme respecte la charte graphique nationale et déclare ses données personnelles à l’instance de protection compétente », a-t-il rassuré.
Créée en 2023, l’ANAGRASC entend renforcer l’efficacité des institutions judiciaires face à la criminalité économique et financière. Elle assure, sur l’ensemble du territoire et sur mandat de justice, au cours d’une procédure pénale, la gestion de tout bien, quelle que soit sa nature, saisi, confisqué, ou faisant l’objet d’une mesure conservatoire, à l’exception
des biens régis par des textes spéciaux.
Le bureau de la faitière des acteurs du tourisme de la région du Kadiogo a été élu, jeudi 3 septembre 2026 à Ouagadougou. Il est présidé par Moussa Zoubandé.
Grace à l’accompagnement du Ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme (MCCAT) les acteurs privés du tourisme du Kadiogo ont mis en place la faitière des acteurs du tourisme de la région, jeudi 3 septembre 2026 à Ouagadougou. Les membres de la Faitière des acteurs du tourisme du Kadiogo (FRAT-Kadiogo) ont été élus par voie de consensus électoral.
Composé de neuf membres, le bureau de la faitière est présidé par Zoubandé Moussa. Deux commissaires aux comptes ont été élus également.
De l’avis de la directrice régionale de la communication, de la culture, des arts et du tourisme du Kadiogo, Octavie Noelle Ouédraogo la faitière aura la charge de porter les doléances du secteur privé auprès de l’administration.
Selon le directeur du développement de l’industrie touristique, Kadré Sawadogo, le renforcement de la structuration des associations est un impératif. « Nous savons que les acteurs sont déjà structurés en associations, en quelques fédérations, mais nous estimons que cette structuration pourrait donc être renforcée étant donné que le secteur du tourisme s’est élargi », a-t-il expliqué.
Le Kombi Naaba Karfo, président d’une association affiliée à la Fédération patronale des hôteliers et des restaurateurs du Burkina (FAPAT) a reconnu l’importance de la faîtière. « Elle va regrouper tous les acteurs du secteur privé qui militent dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie de se retrouver pour mieux échanger avec leur ministère de tutelle », s’est-il réjoui.
Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, a lancé, jeudi 3 septembre 2026, les épreuves pratiques du Brevet professionnel de technicien (BPT) au centre régional de formation professionnelle et de référence de Ziniaré. Cette phase d’évaluation met 880 candidats des régions de Oubri et du Guiriko à l’épreuve de leur savoir-faire dans plusieurs métiers.
Dans l’atelier génie civil du centre régional de formation professionnelle et de référence de Ziniaré, hier jeudi 3 septembre 2026, Ali Ouédraogo et son binôme s’attellent à la pose des carreaux devant les examinateurs du jury 4 et des autorités. Marteaux, truelles, carreaux et autres outils en main, l’équipe fait preuve de précision, de rigueur et de maîtrise technique pour réaliser les travaux conformément aux dimensions et aux consignes prescrites.
Après les épreuves théoriques des 1er et 2 septembre dernier, les candidats sont désormais appelés à démontrer concrètement les compétences acquises durant leur formation. A l’issue de cette épreuve, « nous sortons en tant que techniciens. Le métier, c’est chef de chantier. Sur le terrain, on peut coordonner les équipes d’ouvriers, faire le contrôle des ouvrages réalisés », a-t-il expliqué.
Au jury 4 de Ziniaré, 168 candidats sont inscrits et 134 ont effectivement pris part aux épreuves, dont 22 filles. Au total, 880 candidats sont inscrits, pour cette session, dans les régions de Oubri et du Guiriko. Le centre de Ziniaré concentre, à lui seul, 747 candidats répartis dans sept métiers, tandis que Bobo-Dioulasso accueille 133 candidats engagés dans cinq métiers. Les travaux pratiques se déroulent sur trois jours, du 3 au 7 septembre prochain. Les spécialités concernées sont notamment le génie civil, la maintenance automobile, l’électromécanique, l’électronique de maintenance, l’installation de systèmes solaires photovoltaïques, la pâtisserie et les métiers liés aux réseaux et à la maintenance.
« Vous devez être comme des étoiles »
Le groupe d’Ali Ouedraogo a lancé la phase pratique des épreuves.
Présent à Ziniaré, le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, a donné le top départ des épreuves pratiques du Brevet professionnel de technicien (BPT). Le Pr Moumouni Zoungrana était accompagné de la gouverneure de la région de Oubri, Assetou Sy Barry et de plusieurs collaborateurs.
A l’occasion, le ministre a encouragé les candidats à faire preuve de sérieux et de rigueur dans l’exécution des travaux.
Il les a invités à devenir des modèles dans leurs différents milieux professionnels. « Les diplômes de la formation professionnelle doivent être un choix. Comme dans l’enseignement général, l’enfant doit pouvoir choisir de son propre gré l’enseignement technique ou la formation professionnelle. Parce que désormais, les diplômes ont la même
valeur », a-t-il déclaré.
Le Pr Moumouni Zoungrana a rassuré les apprenants que le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires pour assurer le bon déroulement des épreuves et accompagner les candidats vers la certification de leurs compétences professionnelles.
Le ministre a également souligné les opportunités offertes aux apprenants de la formation professionnelle, notamment en matière de bourses, estimant que le domaine occupe « une place de choix » dans les politiques publiques et dans la dynamique de développement du pays. « Vous avez réellement l’avenir devant vous. Vous devez être comme des étoiles. Vous devez briller partout où vous passez, afin de donner l’espoir à vos petits frères », a-t-il lancé aux candidats.
Toutefois, les apprenants ont exhorté notamment pour une meilleure prise en compte du BPT dans les recrutements et les appels d’offres. « Dans la plupart des appels d’offres, on voit rarement le BPT. Notre doléance est que désormais on pense à nous », a plaidé Ali Ouédraogo.
Dans les champs, les premières observations effectuées dans plusieurs exploitations dans la région de Yaadga sont encourageantes. Producteurs et agents des services techniques affichent leur optimisme pour une saison prometteuse. Une équipe de la direction régionale en charge de l’agriculture conduite par le premier responsable Bernard Sawadogo était sur le terrain, le lundi 31 août 2026, pour constater la physionomie des cultures et échanger avec les producteurs.
La visite a débuté dans un bas-fond rizicole d’une superficie 31 ha aménagé dans le cadre du projet RESI 2P au profit des populations réunies autour de la coopérative Wend-Manegda. Ce bas-fond rizicole est situé dans le village de Zamdogo dans la commune rurale de Kalsaka, à une centaine de kilomètres de Ouahigouya. Présent sur ce site, le directeur régional de l’agriculture et ses collaborateurs ont exprimé leur optimisme général quant à l’atteinte de l’objectif souhaité pour les récoltes. Zackaria Kiémdé, président de la coopérative en charge de l’exploitation du bas-fond rizicole s’est réjoui de l’état de la campagne et de l’accompagnement des autorités.
« Nous sommes vraiment satisfaits de l’accompagnement de l’Etat. Le travail est devenu plus facile avec l’appui que nous recevons des services techniques en charge de l’agriculture. Le riz se développe bien. Si la pluviométrie est bonne jusqu’à la fin de la campagne, nous pensons pouvoir obtenir un bon rendement », a-t-il affirmé.
Après Zamdogo, l’équipe de la direction régionale s’est retrouvée dans un champ de maïs de variété Wari d’une superficie d’environ 3 hectares (ha) dans le village de Touko. Ce champ a été réalisé grâce à l’accompagnement des services techniques de l’agriculture.
Boukary Sawadogo, cultivateur : « je suis très content de mon champ de maïs. J’ai bénéficié des autorités de 30 kilogrammes de cette variété dénommée Wari et après 37 jours des semis, les résultats nous donnent l’espoir ».
Boukary Savadogo, responsable du champ de maïs a exprimé sa joie pour l’accompagnement qu’il a bénéficié des services techniques d’agriculture du Yaadga. « Je suis vraiment très content de mon champ de maïs. J’ai bénéficié des autorités, 30 kilogrammes de semence de cette variété dénommée Wari et après 37 jours des semis, les résultats nous donnent de l’espoir de faire de bonnes récoltes. Comme vous le constater, le champ nous donne beaucoup d’espoir.
Nous remercions l’Etat pour tous les efforts qui sont faits en faveur des producteurs. Nous avons bénéficié de l’accompagnement et des conseils des agents de l’agriculture. Nous sommes confiants », a-t-il déclaré. Sur le terrain, les champs observés sont rassurants. Dans les deux bas-fonds visités, le riz présente une physionomie globalement satisfaisante.
Les cultures sont bien installées et l’entretien des parcelles témoigne de la mobilisation des exploitants. A côté de ces champs, d’autres spéculations affichent une bonne croissance.
Selon le directeur régional en charge de l’agriculture de Yaadga, Bernard Sawadogo, cette sortie avait pour objectif de toucher du doigt les réalités de la campagne agricole, d’apprécier l’évolution des spéculations et de recueillir les préoccupations des producteurs.
L’accompagnement de l’Etat salué
« Nous sommes satisfaits de ce que nous avons vu sur le terrain. Les producteurs ont travaillé et ont suivi les conseils des agents des services techniques et les cultures évoluent normalement. Cela nous donne de l’espoir pour la suite. Pour cette campagne agricole humide, le gouvernement a réaffirmé sa volonté d’accompagner les producteurs de la région afin que la sécurité alimentaire soit une réalité au bonheur de la population », a-t-il précisé.
Le technicien supérieur en d’agriculture chef de la ZATA de la commune de Kalsaka, Boukari Belem : « notre rôle est d’accompagner les producteurs tout au long du cycle de production ».
Il a ajouté : « pour la région de Yaadga, c’est plus 286 tonnes de semences améliorées, plus 3140 tonnes d’engrais et 3524 ha de terres labourées pour accompagner les producteurs de la région. Nous disons merci au camarade capitaine Ibrahim Traoré, au ministre de l’agriculture, de l’eau pour leur vision et surtout les efforts énormes consentis pour accompagner le monde paysan. Avec tous ces appuis techniques, nous attendons plus de 332 571 tonnes de céréales au niveau de la région de Yaadga», a-t-il indiqué.
L’espoir de faire de bonne récolte
A en croire le directeur régional, Bernard Sawadogo, la réussite de la campagne agricole ne dépend toutefois pas uniquement des appuis publics. Elle repose également sur lamobilisation et la discipline des producteurs dans la conduite des opérations culturales. Il a ainsi appelé les exploitants de Yaadga à ne pas relâcher leurs efforts.
L’entretien régulier des champs, la lutte contre les mauvaises herbes, la surveillance des attaques éventuelles de ravageurs et le respect des itinéraires techniques doivent, selon lui, demeurer des priorités. Le responsable régional a par ailleurs invité les producteurs à se rapprocher davantage des services techniques déconcentrés afin de bénéficier des conseils appropriés. « Nos agents sont sur le terrain.
Les producteurs doivent les approcher chaque fois qu’ils rencontrent une difficulté. Nous sommes là pour les accompagner », a-t-il assuré. Boukari Belem est technicien supérieur en agriculture et chef de Zone d’appui technique d’agriculture (ZATA) de la commune
de Kalsaka. « Notre rôle est d’accompagner les producteurs tout au long du cycle de production. Nous les aidons à identifier les bonnes pratiques, à respecter les périodes et les techniques d’entretien des cultures et à réagir rapidement lorsqu’un problème apparaît.
Après 37 jours des semis, le champ de maïs de varité Wari de Boukary Savadogo du village Touko donne laisse l’espoir de faire d’une bonne récolte.
A Kalsaka, nous avons une dizaine de bas-fonds aménagés au profit pour la production afin que l’autosuffisance alimentaire soit une réalité conformément à la vision des autorités. Au vu de ce que nous observons aujourd’hui, nous espérons faire de bons rendements. Par exemple, au niveau du bas-fond rizicole de Zamdogo, avec des estimations de 4 tonnes à l’hectare, nous espérons récolter plus de 120 tonnes de riz », a-t-il expliqué.
Des agents techniques et producteurs très confiants
Toujours dans la commune de Kalsaka, dans le village de Ouatinoma, c’est un bas-fond rizicole d’une superficie de 17 hectares (ha) qui a été également aménagé par l’Etat pour la production du riz. Boukari Zida est le président du Comité villageois de développement
Les responsables de la direction régionale de l’agriculture de Yaadga invite les producteurs à suivre les consignes des services afin de faire de bons rendements agricoles.
(CVD) et président de la coopérative Nabonswendé de Ouatinoma. « Le travail est devenu plus facile avec l’appui que nous recevons des services techniques présents à nos côtés. Le riz se développe bien pour le moment.
Si, la pluviométrie est bonne jusqu’à la fin de la campagne, nous pensons faire de bons rendements. Nous avons vraiment bénéficié divers appuis techniques et matériels. Cela a été possible grâce à la vision éclairée du camarade capitaine Ibrahim Traoré et le ministre en charge de l’agriculture qui ont fait de la production agricole, l’une des priorités pour notre souveraineté alimentaire. Nous, agriculteurs, ne pouvons que dire merci aux autorités pour leur vision audacieuse », a-t-il confié.
La camarade Bêbgnasgnan Stella Eldine KABRE/KABORE, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, a reçu en audience, le mercredi 02 septembre 2026, l’ambassadeur de la République de Türkiye au Burkina Faso, Son Excellence Madame Feriba Duygu Hokkacı ESIRGEN.
Au cours des échanges, les deux personnalités ont passé en revue plusieurs sujets d’intérêt commun dans la coopération entre le Burkina Faso et la République de Türkiye, avec un accent particulier sur la nécessité de consolider cette coopération.
Elles ont également évoqué le soutien réciproque des deux États au sein des instances internationales, traduisant ainsi une convergence de vues sur plusieurs questions d’envergure mondiale.
Les discussions ont également porté sur la tenue prochaine des consultations politiques entre les deux pays, qui devraient permettre d’approfondir le dialogue bilatéral, d’identifier de nouvelles perspectives de coopération et de renforcer la coordination entre Ouagadougou et Ankara, au bénéfice des peuples des deux pays.
La camarade ministre déléguée a surtout souligné l’importance d’un accompagnement mutuel accru entre le Burkina Faso et la République de Türkiye, afin de transformer les engagements communs en résultats concrets et mutuellement bénéfiques.
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a rendu visite, dans la soirée du mercredi 2 septembre 2026, aux 22 acteurs culturels en immersion patriotique à l’Académie de Police de Pabré. Engagés volontairement dans cette formation de deux semaines, du 22 août au 4 septembre, ils constituent la première promotion d’acteurs culturels à prendre part à une session d’immersion patriotique.
Conçue en collaboration avec le Ministère de la Sécurité, cette immersion associe formation humaine, intellectuelle et patriotique à des enseignements liés aux métiers de la culture. Les appelés ont notamment bénéficié d’exercices physiques, de modules pratiques ainsi que d’une formation sur la loi relative au statut de l’artiste.
Pour le Ministre, Porte-parole du Gouvernement, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), qui place la culture au cœur de la construction du Burkina Faso nouveau. <<Le réarmement culturel est un défi central qui doit garantir la pérennité de la Révolution>>, a-t-il rappelé, citant le Manifeste de la RPP.
À ce titre, le Ministre Pingdwendé a invité les participants à faire de leur art un véritable instrument de promotion des valeurs, de l’identité et du patrimoine culturel burkinabè. Musique, cinéma, comédie, arts plastiques ou journalisme culturel : chaque filière doit, selon lui, contribuer à porter le message du renouveau culturel et à faire rayonner le Burkina Faso au-delà de ses frontières. <<Vous devez constituer le bataillon qui va mener en première ligne le combat pour le renouveau culturel du Burkina>>, a lancé le MCCAT aux appelés, tout en les exhortant à repartir de cette immersion avec une mission : servir leur pays avec patriotisme, engagement et détermination.
Le Ministre de la Sécurité, Mahamoudou SANA a pour sa part salué l’engagement des acteurs culturels et souligné leur rôle dans la transmission des valeurs et la lutte contre l’acculturation, notamment à travers leurs productions artistiques et culturelles. Il a également félicité l’Académie de Police pour la qualité de l’encadrement.
Chez les appelés, l’expérience semble déjà porter ses fruits. Ils disent avoir pris davantage conscience de la responsabilité qui incombe aux acteurs culturels. <<Cette formation m’a plus sensibilisée>>, témoigne la comédienne Nicole SANOU, ajoutant qu’ils entendent désormais, par leurs voix et leurs actes, contribuer à rendre le Burkina Faso fier d’eux.
À deux jours de la clôture de leur immersion, les acteurs culturels sont ainsi appelés à mettre leurs acquis et leur créativité au service des valeurs et du patrimoine culturel burkinabè.
S.T a comparu en audience correctionnelle devant le TGI de Dédougou le mardi 1er septembre 2026. Il est prévenu pour des faits de coups mortels et blessures volontaires. Il a en effet administré des coups ayant entrainé la mort sans intention de la donner à D.B et d’autres à l’aide de marteau à N.C ayant entrainé une incapacité temporaire de travail. Les faits se sont produits, le 18 janvier 2026, aux environs de 23h à Solenzo. Après avoir reconnu les faits, le prévenu a expliqué qu’il a eu maille à partir avec ses collègues autour d’une affaire de bagages. Lui et ses victimes étant des employés de transport. La déposition de N.C rapporte que lui et le défunt étaient venus pour aider à décharger les bagages du véhicule qui venait d’arriver de Ouagadougou. Depuis la galerie, le prévenu jetait les bagages avec une rapidité au point qu’il n’arrivait pas à suivre son rythme. Pour cela, certains bagages tombaient à même le sol sans être réceptionnés à cause de la célérité. Cela a fait dire le prévenu à ses victimes que s’il descendait, elles allaient le ‘’sentir’’. Effectivement, à sa descente, il a profité du moment où D.B voulait étaler sa natte pour se coucher pour lui donner un coup de marteau à la tête. Cette première victime s’étant écroulée, N.C quant à lui, a tenté de s’échapper. Mais, il recevra un coup à la nuque et quand il a tenté de se retourner, il a reçu un second coup au front avant de pouvoir se soustraire. La victime D.B a été transportée d’urgence à l’hôpital, mais succombera à ses blessures le lendemain. Mais pour se défendre, S.T a confié avoir pris le marteau sur lui pour se défendre. Il a souligné que ses victimes étaient munies de couteau et de cailloux, mais le procureur du Faso a relevé que les victimes ne détenaient aucune arme blanche.
A l’issue des débats, le procureur a laissé entendre que le prévenu est un délinquant primaire. Mais, il a cherché à nuire à des jeunes qui étaient moins âgés que lui. Et durant toute la procédure, il n’a manifesté aucune compassion pour la famille de la victime, a déploré le ministère public. « Il a plutôt cherché à mentir », a-t-il enchaîné. C’est pourquoi le parquet estime que le tribunal doit être sévère envers lui afin de contribuer à sa sensibilisation et à rendre service à la société. Convaincu que les faits à lui reprochés sont constitués, il a requis contre le prévenu une peine d’emprisonnement de 60 mois dont 24 mois ferme et une amende de 500 000 FCFA ferme. Quant au tribunal, il a déclaré S.T coupable des faits qui lui sont imputés avant de lui infliger une condamnation de sept ans de prison dont trois ans ferme et une amende de 300 000 FCFA ferme.
Il s’en prend à des femmes à coups de pioche et de hache
O.T est poursuivi pour coups et blessures volontaires contre trois jeunes femmes avec qui il partage le même village. Dans le même temps, il lui est reproché d’avoir détenu une arme à feu de calibre 12 sans autorisation préalable et d’avoir détruit volontairement des biens de ses victimes en l’occurrence des téléphones portables. Le prévenu était donc face à la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 1er septembre 2026 pour répondre des faits en question. Les événements se sont déroulés à Yasso dans la province des Banwa, le 5 août 2026. Le prévenu aurait procédé à la destruction des plants de cultures de ses victimes avant de leur administrer des coups à l’aide de pioche et de hache. Ces mêmes outils ont servi à détruire les appareils téléphoniques des victimes. Il a résulté de ces violences infligées à ces dernières des incapacités de travail allant jusqu’à 90 jours. Au fond, un problème foncier opposerait la famille des victimes à O.T qui a reconnu partiellement les faits qui lui sont imputés.
Le procureur du Faso a rappelé qu’à la suite des incidents, les trois dames se sont rendues au commissariat central de Solenzo pour porter plainte. C’est ainsi que O.T a été interpelé. Pour lui, point de doute quant à la constitution des faits à lui reprochés. Et en plus, au regard du fait que les victimes continuent de se soigner et trainent les stigmates béants des violences subies (tête bandée, bras fracturé toujours sous bande, etc.), le parquet a demandé aux juges de garder le prévenu quelque temps en prison pour contribuer un tant soit peu à apaiser la douleur des jeunes dames. Subséquemment, le ministère public a requis une peine d’emprisonnement de 24 mois dont 12 mois ferme et une amende de 300 000 FCFA ferme contre la personne mise en cause. Il a aussi requis la confiscation du scellé constitué d’un fusil de chasse de calibre 12. Dans sa décision, le tribunal a déclaré O.T responsable des faits. Il lui a accordé une condamnation de 24 mois de prison dont 12 mois ferme et une amende de 1 000 000 FCFA dont 500 000 FCFA ferme. Les juges ont aussi entériné la demande de confiscation du scellé. Les intérêts civils ont été réservés.