Vente de chitoumou à Bobo-Dioulasso: la pluie fait et défait les prix

Les chenilles de karité communément appelé « chitoumou » en langue dioula apparaissent généralement à Bobo-Dioulasso dès l’installation de la saison pluvieuse. Très prisées par les consommateurs, ces chenilles s’arrachent sur les marchés en fonction de plusieurs facteurs parmi lesquels la pluviométrie.

Le jeudi 6 août 2026, sur les différents marchés de la ville, la boîte de tomate de chenilles se négociait autour de 1 250 F CFA. Les détaillantes proposaient également le produit en petites quantités, disposées en tas de 200 F CFA. Mais contrairement à de nombreux produits alimentaires, le chitoumou ne bénéficie pas d’un prix stable tout au long de la saison. Plusieurs facteurs influencent son coût, notamment la disponibilité, la période de récolte, la qualité, les frais de transport et surtout la pluviométrie.

Lorsque les pluies sont régulières, les chenilles se développent en abondance et arrivent en grande quantité sur les marchés. Cette augmentation de l’offre entraîne généralement une baisse des prix.

A l’inverse, lorsque les précipitations se raréfient et que les températures augmentent, la ressource devient moins abondante, ce qui favorise une hausse des prix. Adjaratou Sanou, vendeuse de chenilles aux marchés de fruits de Bobo-Dioulasso, confirme cette fluctuation liée aux conditions météorologiques. « Les chenilles n’ont pas de prix fixe. Hier, on vendait la boîte à 1 000 F CFA parce qu’il avait plu pendant deux jours.

Mais avec l’arrêt des pluies que nous avons connu ces derniers temps, nous ne pouvons plus les avoir à ce prix. Aujourd’hui, nous vendons la boîte à 1 250 F CFA », explique-t-elle. Selon la commerçante, les ventes peuvent également varier considérablement d’un jour à l’autre. « On peut vendre en moyenne 100 boîtes en une journée, mais il nous arrive souvent de peiner à en écouler 40 », confie-t-elle. La qualité du produit constitue un autre élément déterminant dans la fixation des prix. Sur les marchés, les consommateurs peuvent notamment trouver des chenilles fraîches ou séchées.

Les premières sont commercialisées peu après leur récolte, tandis que les secondes ont subi un processus de séchage destiné à prolonger leur durée de conservation. A ces facteurs s’ajoutent les frais d’acheminement. Une grande partie des chenilles commercialisées à Bobo-Dioulasso provient de la région des Tannounyan, ainsi que des communes et villages environnants.

Après leur récolte, elles sont acheminées vers les marchés de la ville, où elles sont vendues par des grossistes et des détaillants. Avant leur transport, les chenilles sont généralement bouillies puis lavées. Chez les grossistes, elles sont mesurées à l’aide de boîtes de tomate, qui constituent une unité de vente couramment utilisée. Les détaillants, pour leur part, proposent le produit en tas, adapté à la quantité souhaitée par les clients.

La conservation, un autre casse-tête

Adjaratou Sanou « Les chenilles n’ont pas de prix fixe ».

La conservation des chenilles fraîches constitue également une préoccupation pour les commerçants. En cas de mévente, celles-ci doivent être bouillies une nouvelle fois, avec l’ajout de potasse, afin de ralentir leur décomposition. Cette opération permet de prolonger leur durée de conservation, mais occasionne aussi des dépenses et des manipulations supplémentaires.

« Lorsque nous n’arrivons pas à vendre tout le stock le même jour, nous sommes obligés de les faire bouillir à nouveau pour éviter qu’elles ne se gâtent. Mais à ce moment-là, le prix baisse et nous enregistrons des pertes », témoigne Mariam Konaté, une autre commerçante de la filière.

Chez les consommateurs qui aiment les chenilles pour leur goût et leur valeur nutritive, le coût est souvent frustrant, mais cela n’a aucun impact sur son influence sur le marché. « Malgré la cherté des chenilles, elles ne suffisent pas », laisse entendre Bintou Coulibaly une adepte de chitoumou à Bobo-Dioulasso à la date du 21 août 2026, où le prix se fixe à 2250 F CFA la boîte. Le constat est que le prix des chenilles est abordable durant la période de fin juillet au début août où les prix peuvent varier entre 1 000 et 2 000 F CFA.

En revanche, le prix des chenilles augmente progressivement de la fin du mois d’août à la saison sèche. A la date du mercredi 2 septembre 2026, une boîte de chenille est vendue entre 2500 et 3000 F CFA. Le séchage représente une autre méthode de conservation largement utilisée. Correctement séchées et stockées dans de bonnes conditions, les chenilles peuvent être conservées jusqu’à la prochaine période.

Améliorer les méthodes de séchage et de stockage

Cette technique permet aux producteurs et aux commerçants de disposer de stocks en dehors de la période des pluies et à ce moment le prix peut connaître une hausse de plus de 50%. « En saison sèche, les chenilles se vendent la boîte à environ 4000 à 6000 F CFA », témoigne une vendeuse. Les chenilles séchées sont également très demandées au-delà du marché national.

Elles sont commercialisées dans plusieurs pays voisins et souvent même être exportées vers d’autres continents. Pour faciliter leur transport et limiter les risques de détérioration, elles sont généralement bien séchées, emballées avant leur expédition. Cette possibilité d’exportation montre le potentiel économique de la filière. Toutefois, son développement reste limité par plusieurs contraintes, notamment l’irrégularité de la production, l’insuffisance des moyens de conservation et les difficultés liées au transport.

La filière des chenilles de karité dépend directement de la préservation des arbres et des espaces naturels où elles se développent. Or, la déforestation, la coupe abusive du bois et l’utilisation des pesticides contribuent à la destruction de leurs habitats. La disparition progressive des arbres de karité et l’usage de produits chimiques peuvent réduire la présence des chenilles. Les producteurs, les collecteurs, les transporteurs et les commerçants pourraient ainsi voir leurs revenus diminuer.

La protection des espaces boisés, la sensibilisation des populations et un usage mieux contrôlé des pesticides apparaissent donc indispensables. Préserver l’environnement permettra de protéger cette activité économique qui est une source de revenus pour de nombreuses familles.

Pour rendre la filière plus durable, les acteurs gagneraient à améliorer les méthodes de séchage et de stockage, à renforcer l’organisation des commerçants et à mieux encadrer la collecte. La protection des arbres de karité et des habitats naturels constitue toutefois la condition essentielle pour garantir l’avenir de cette activité. Tant que la pluie sera irrégulière et que les habitats continueront de disparaître, le prix des chenilles restera imprévisible. Mais une meilleure organisation de la filière et une gestion responsable des ressources pourraient contribuer à sécuriser les revenus des acteurs
et l’approvisionnement des consommateurs.

Perthiou DIARRA (Stagiaire)

Excellence scolaire : une soixantaine d’élèves déplacés internes de Pobé-Mengao récompensés

L’association « Sadang Lebum », en collaboration avec l’association « Hilfe fur
Pobé-Mengao », basée en Autriche, a récompensé des élèves déplacés internes de la commune de Pobé-Mengao qui se sont distingués par leurs résultats scolaires
satisfaisants, samedi 5 Septembre 2026 à Ouagadougou.

L’association « Sadang Lebum » veut encourager les élèves déplacés internes de la commune de Pobé-Mengao, inscrits dans la ville de Ouagadougou à persévérer dans leurs études. A cet effet, en collaboration avec l’association « Hilfe fur Pobé-Mengao » basée en Autriche, elle a récompensé au cours d’une journée d’excellence scolaire les élèves de la classe de CP1 à la première qui se sont distingués par leurs résultats scolaires satisfaisants, le samedi 5 septembre 2026 à Ouagadougou.

Les élevés classés 1er ont reçu un vélo, un t-shirt, un kit complet de fournitures scolaires et une enveloppe financière. Les élèves qui occupent le 2e rang ont reçu chacun un t-shirt, un kit complet de fournitures scolaires. Quant à ceux classés 3e, 4e ou 5e, ils ont reçu chacun un kit complet de fournitures scolaires. Au total, ce sont 12 vélos et une centaine de kits scolaires qui ont été offerts aux élèves méritants de l’année scolaire 2025-2026.

Le président du comité d’organisation de la journée d’excellence scolaire, Somkeita Moussa Konfé, a félicité les jeunes scolaires pour leur détermination et leur soif de savoir malgré les immenses défis qu’ils ont dû traverser. « Votre parcours est une source d’inspiration pour nous tous. Nous sommes fiers de reconnaitre vos efforts et votre résilience. Cette distinction est le reflet de votre travail acharné et de votre potentiel exceptionnel », a-t-il confié.

Pengdwendé Abibou Konfé et Moussa Konfé, tous les élèves de CM2 ont été classés 1er. Ils ont remercié les donateurs tout en leur promettant de continuer à poursuivre dans la même dynamique.

Le natif de la commune de Pobé-Mengao, Seniba Yo, a aussi félicité les élèves de la commune pour leurs performances. Le prince du Loroum, Moussa Konfé, a aussi reconnu le mérite des élèves. Il a émis le vœu que les prochaines cérémonies soient organisées dans de la commune de Pobé-Mengaa.

Yassimine Aminata OUARMA
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Pompage solaire au Burkina Faso : passer de la sensibilisation à l’adoption

L’irrigation par pompage solaire est étroitement alignée avec les priorités nationales du Burkina Faso en matière de transition énergétique, d’utilisation productive de l’énergie et de développement rural. Malgré les campagnes d’information et les démonstrations pratiques sur le pompage solaire, de nombreux agriculteurs ne se décident, ni de l’adopter, ni de le payer. Cette tribune propose aux pouvoirs publics de piloter un modèle intégré combinant sensibilisation directe, coordination entre acteurs, mécanismes de financement abordables et mesures sensibles au genre.

Le Burkina Faso a placé les énergies renouvelables au cœur de sa transition énergétique. A travers sa Vision 2050 de développement à faible émission de carbone et résilient au climat, le gouvernement ambitionne de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans deux secteurs clés que sont l’agriculture et l’énergie.

La Stratégie nationale de l’électrification rurale (SNER) vise également à promouvoir l’accès équitable à des services énergétiques respectueux de l’environnement, tout en mettant l’accent sur les usages productifs de l’énergie. L’irrigation par pompage solaire constitue une solution particulièrement pertinente à l’intersection de l’énergie, de l’eau et de l’agriculture.

Elle peut contribuer à réduire les coûts de production, améliorer la productivité des terres, renforcer la résilience des exploitations agricoles face au changement climatique et soutenir les moyens d’existence en milieu rural.

Malgré ce potentiel, l’adoption des pompes solaires demeure très faible. Les résultats préliminaires issus de l’analyse des rapports de l’Agence Faso Vêenem (AFAV) suggèrent que leur utilisation dans l’irrigation demeure limitée aux groupements communautaires ayant bénéficié d’un appui, tandis que la plupart des coopératives de producteurs et des agriculteurs individuels continuent d’utiliser des pompes à énergie fossile ou la force manuelle.

Les contraintes de liquidité, la perception d’un coût élevé, le manque d’information précise et fiable ainsi qu’une faible coordination entre acteurs semblent être les principaux freins à l’adoption. Les contraintes sont encore plus fortes pour les femmes pour lesquelles les difficultés d’accès à l’information, à la main-d’œuvre, à l’eau, à la terre, au financement et à la prise de décision sont plus contraignantes. Il est alors important que toute stratégie d’adoption du pompage solaire prenne en compte cette spécificité.

Une étude réalisée par une équipe de chercheurs du Burkina Faso et du Bénin, avec l’appui du Partnership for Economic Policy (PEP) entre 2024 et 2026, examine la mesure dans laquelle un paquet d’interventions combinant, une campagne d’information sur les coûts et les avantages, une démonstration pratique d’une pompe solaire en fonctionnement, des témoignages de pairs et des informations sur des possibilités d’acquisition à crédit à travers une institution de microfinance, peut encourager les agriculteurs et agricultrices à adopter les technologies d’irrigation solaire. L’étude qui a été conduite sous la forme d’un essai contrôlé randomisé, a touché 1 748 agriculteurs des deux sexes des régions du Kadiogo et de l’Oubri.

L’objectif principal consiste à évaluer les effets des campagnes d’information et de sensibilisation sur trois dimensions importantes pour l’action publique : les connaissances, l’intention d’adoption et la disposition à payer. Cela devrait permettre d’éclairer les interventions publiques dans le cadre de la SNER 2024-2028, celles de l’AFAV et de la Direction générale des aménagements agro-pastoraux et du développement de l’irrigation (DGADI), ainsi que celles de toutes les structures intervenant dans
l’appui aux agriculteurs, la transition énergétique, l’autonomisation économique des femmes, etc.

Implications pour la décision publique

Les résultats montrent que les campagnes d’information et les démonstrations pratiques ont un effet positif mais limité. Elles ont significativement accru les connaissances des agriculteurs sur le pompage solaire tout en favorisant des échanges entre agriculteurs, fournisseurs de technologies solaires et institutions de microfinance. Cependant, l’amélioration de la connaissance sur le pompage solaire ne s’est pas traduite en une intention effective d’adoption ou en une disposition à payer plus élevée. Autrement dit, l’information et les démonstrations permettent de mieux informer les agriculteurs et de corriger certaines perceptions erronées, mais elles ne suffisent pas à lever les obstacles financiers et pratiques qui empêchent l’adoption effective.

Cette position est confortée par un effet positif et significatif observé sur l’intention d’adoption potentielle. L’étude montre également que la participation directe aux campagnes et démonstrations est plus efficace que l’exposition indirecte via les pairs. Les effets de diffusion au sein des coopératives restent donc limités. Il y a trois principales explications. D’abord, l’intervention a corrigé des croyances trop optimistes quant aux avantages et aux coûts des pompes solaires. Plutôt que d’accroître la demande, cette information plus précise a réduit leur attractivité vis-à-vis des options d’irrigation actuelles.

Ensuite, l’intervention n’a pas permis de corriger les défaillances de coordination entre agriculteurs et partenaires privés. Enfin, l’absence de source d’eau appropriée peut être une contrainte active, voire dominante, qui a limité l’engouement qu’aurait pu susciter l’intervention. Ces constats ont une implication centrale : les campagnes d’information ne doivent pas être utilisées comme instruments isolés. Pour passer de la sensibilisation à l’adoption, elles doivent être intégrées dans un modèle plus complet combinant information, appui technique, financement abordable, installation, service après-vente
et coordination institu-tionnelle.

Recommandations pour les politiques

Les décideurs burkinabè devraient développer un modèle intégré d’appui à l’adoption du pompage solaire, notamment dans le cadre de la SNER 2024-2028, des interventions de l’AFAV et de la DGADI. Ce modèle devrait combiner quatre composantes : des campagnes de sensibilisation et de démonstration directe ; une meilleure coordination entre les agences de l’Etat, les agriculteurs, les fournisseurs de technologies solaires et les institutions de microfinance ; des mécanismes de financement abordables ; et des mesures sensibles au genre. La recommandation n’est pas de généraliser immédiatement un mécanisme unique, mais de structurer et tester des approches adaptées au contexte burkinabè, telles que des crédits subventionnés, des modèles de paiement à l’usage ou de paiement échelonné, et des dispositifs ciblés pour les agricultrices et les coopératives féminines.

Feuille de route

A court terme, il s’agit de structurer le modèle pilote. Cela nécessite d’identifier les sites ou périmètres où l’AFAV et ses partenaires peuvent tester un modèle intégré d’appui à l’adoption du pompage solaire ; de clarifier les rôles de l’AFAV, des services agricoles, des fournisseurs de technologies solaires, des institutions de microfinance et des organisations de producteurs; de définir les modalités de démonstration, d’information technique, de conseil sur les coûts, d’installation et de service après-vente ; et d’améliorer la qualité des équipements en assainissant le marché, notamment par le renforcement de la lutte contre la contrefaçon et la promotion de pompes solaires conformes aux normes de qualité. A moyen terme, il faut tester les mécanismes d’appui.

Cela implique de mettre en œuvre des campagnes directes de sensibilisation et de démonstration, combinées à des informations précises sur les coûts, les conditions de crédit et les options de paiement ; de tester des mécanismes de financement abordables, notamment des crédits subventionnés ou des paiements échelonnés adaptés aux petits exploitants ; et de prévoir des mesures spécifiques pour les femmes, les agricultrices et les coopératives féminines. A long terme, il faut évaluer et adapter avant une mise à l’échelle. Cela demande de mesurer si les gains de connaissances se traduisent en adoption effective à plus long terme; d’évaluer les effets sur la disposition à payer, l’accès
au financement, l’installation effective des pompes solaires, la productivité agricole et l’équité de genre; et d’ajuster le modèle avant toute extension à plus grande échelle.

Agnès ZABSONRE
Edmond LANKOUANDE
Soumaïla GANSONRE
Rita NIKIEMA
Maxime AGBO
Sié Mohamed BARRO
Roukièta BONKOUNGOU

Tentative de destabilisation au Niger : l’association des chefs traditionnels exhorte la population à une résilience patriotique absolue

L’Association des chefs traditionnels du Niger a, dans une déclaration rendue publique, le jeudi 3 septembre 2026 à Niamey, dénoncé la tentative de déstabilisation survenue dans la nuit du 28 au 29 août dernier au sein de la base 101 de Niamey, et exhorté la population à une résilience patriotique absolue.

Dans cette déclaration, le secrétaire général du bureau de l’Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN), le chef de canton de Kouré, Amirou Mohamed Sidikou a indiqué qu’en tant que pères des communautés, les chefs traditionnels du Niger expriment ́leur profonde compassion à l’ensemble de la nation et présentent leurs condoléances “les plus émues au peuple nigérien ainsi qu’aux familles ayant perdu les leurs lors de ces événements douloureux”. L’analyse de ces troubles, a-t-il fait remarquer, “ne révèle pas seulement des fractures, elle met en lumière les spasmes d’un ordre ancien révolu qui tente de saboter la marche du Niger vers sa pleine souveraineté”.

A cet effet, “nous condamnons fermement ces agitations qui, loin d’être spontanées, servent de leviers à ceux qui rêvent d’une vassalisation administrative de notre pays” a-t-il souligné, notant que “toute sédition interne est une brèche ouverte au profit du néocolonialisme visant à restaurer un système où nos institutions n’étaient que les pâles reflets de modèles étrangers importés’’.

Aussi, “nous affirmons avec force que la violence et la surenchère ne sont que les instruments de ceux qui craignent la Refondation, et fragiliser notre édifice social en ce moment précis, c’est trahir l’ambition de rupture portée par la Charte de la refondation du 26 mars 2025,” a soutenu le représentant de l’ACTN, selon qui, cette Charte “nous impose dans son article 2, de bâtir un Etat dont les réformes sont enfin inspirées de notre vécu, de nos cultures et traditions, rompant ainsi avec des décennies de mimétisme institutionnel’’.

Dans ce contexte de refondation du pays, l’ACTN a appelé le peuple nigérien à ‘’une résilience patriotique absolue”, tout en les invitant à ne pas se laisser “séduire par les sirènes du désordre, qui ne cherchent qu’à rétablir les chaînes de la dépendance car le Niger a besoin d’une stabilité interne inébranlable pour garantir sa souveraineté sur son territoire et ses ressources”. Le chef du canton de Kouré a invité enfin la population, au nom du bureau de l’association, à ‘’multiplier les prières collectives pour un hivernage fécond et  un Niger stable, de paix et de solidarité’’.

Agence nigerienne de presse

COMMUNIQUÉ DU MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE LA GUERRE ET DE LA DEFENSE PATRIOTIQUE

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Sous réserve de contrôles approfondis et des conclusions des enquêtes de moralité, les candidats au concours direct de recrutement de six:cent (600) Elèves Sous-Officiers de Gendarmerie de la 54ème promotion de l‘Ecole Nationale de Sous-Officiers de Gendarmerie session 2026 dont les noms suivent, sont déclarés admis à l‘issue des visites médicales d‘aptitude.

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Commuinqué

Coopération Burkina Faso – Chine : vers un soutien accru à la production nationale

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 7 septembre 2026, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Burkina Faso, Zhao Deyong. Les échanges ont porté sur l’état des relations bilatérales et les perspectives de renforcement de la coopération, notamment dans les secteurs productifs et stratégiques.
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‎À l’issue de l’audience, l’ambassadeur Zhao Deyong a indiqué avoir eu avec le Chef du Gouvernement « un échange franc et fructueux » sur les relations entre la Chine et le Burkina Faso. Les deux parties se sont félicitées de la qualité de leur coopération dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’agriculture, la santé, la défense et les infrastructures technologiques. Cette dynamique se traduit également par l’intensification des échanges entre les peuples.
‎Selon l’ambassadeur chinois, plus de 8 000 visas ont été délivrés, en 2025, à des citoyens burkinabè pour des activités commerciales, des études, des formations et diverses missions professionnelles en Chine. Cette mobilité croissante illustre la vitalité des échanges économiques, universitaires et humains entre les deux pays.
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‎Les échanges ont également permis de relever des convergences entre la Révolution progressiste populaire engagée au Burkina Faso et l’approche chinoise du développement centré sur le peuple. Pour Zhao Deyong, ces convergences offrent aux deux pays des possibilités de partage d’expériences et d’enrichissement mutuel dans la conduite de leurs politiques de développement.
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‎Le Camarade Premier ministre a, pour sa part, souligné l’importance de la coopération avec la Chine dans la volonté du Burkina Faso de renforcer ses capacités nationales de production. L’expérience chinoise en matière d’industrialisation, de mécanisation et de transformation économique pourrait ainsi contribuer à accompagner la dynamique productive engagée par le Pays des Hommes intègres.
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‎Le Burkina Faso acquiert déjà en Chine divers équipements destinés à la défense, ainsi que des machines de production agricole et industrielle. Le Chef du Gouvernement a souhaité que cette coopération soit davantage orientée vers l’acquisition d’équipements productifs, le transfert de technologies, la formation des compétences nationales et le développement d’unités locales de production.
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‎Dans cette perspective, le Camarade Premier ministre a insisté sur la nécessité de privilégier les appuis permettant de renforcer durablement les capacités nationales de production. Au-delà des aides ponctuelles, notamment alimentaires, l’enjeu est de permettre au Burkina Faso de produire davantage, de transformer localement ses matières premières et de réduire progressivement sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
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‎L’ambassadeur Zhao Deyong a assuré que la partie chinoise partage cette orientation et entend adapter davantage ses interventions aux priorités définies par le Gouvernement burkinabè. « La Chine soutiendra le Burkina Faso dans la recherche d’une voie de développement adaptée à ses réalités nationales, afin de parvenir à un développement autonome sur la voie de la modernisation et d’améliorer le bien-être de sa population », a-t-il déclaré.
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‎Le diplomate chinois a également évoqué la mise en œuvre de plusieurs accords et projets d’appui conclus entre les deux pays. Il a souhaité une accélération de leur exécution, dans le respect des modalités convenues, afin que les engagements pris se traduisent rapidement par des réalisations concrètes.
‎La coopération sino-burkinabè compte déjà plusieurs réalisations importantes. Le Centre hospitalier universitaire de Pala, à Bobo-Dioulasso, en constitue une illustration majeure. Inaugurée le 24 décembre 2025, cette infrastructure sanitaire moderne, réalisée avec l’appui de la République populaire de Chine, contribue au renforcement de l’offre nationale de soins spécialisés.
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‎Cette audience confirme la volonté commune du Burkina Faso et de la République populaire de Chine de développer une coopération pragmatique et mutuellement bénéfique, davantage orientée vers la production, le transfert de savoir-faire et l’obtention de résultats concrets au profit des populations.
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‎𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Montée du pavillon national : le Premier ministre réaffirme sa foi en un Burkina Faso capable de surprendre le monde

Le Camarade Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé, ce lundi 7 septembre 2026, la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée du pavillon national à la Primature. À cette occasion, il a rendu hommage aux devanciers de la Nation, aux Forces combattantes et aux producteurs agricoles, avant d’inviter les collaborateurs de l’institution à maintenir le cap de l’engagement et de la performance au cours des quatre derniers mois de l’année.
Dans son adresse, le Chef du Gouvernement a insisté sur la portée patriotique et symbolique de la montée des couleurs, devenue un rendez-vous mensuel de communion autour des valeurs de la Nation. Cette cérémonie constitue, selon lui, un moment privilégié pour se souvenir de toutes celles et de tous ceux qui ont consenti des sacrifices pour préserver la souveraineté et la dignité du Burkina Faso. « Cette montée des couleurs est aussi l’occasion pour chacun de nous de renouveler son serment envers la Nation : celui de toujours la servir avec dévouement, avec engagement et sans concession ; celui de ne jamais la trahir », a affirmé le Camarade Premier ministre. Il a invité les agents de la Primature à mesurer la responsabilité qui leur incombe en tant qu’héritiers de celles et de ceux qui, à différentes étapes de l’histoire nationale, ont œuvré à maintenir le Burkina Faso debout.
Dans le même élan, le Chef du Gouvernement a rendu un hommage appuyé aux Forces combattantes engagées dans la reconquête du territoire national et dans la lutte pour la paix et la souveraineté. « Nous devons reconnaître et saluer leur esprit de sacrifice. C’est cet esprit de sacrifice, cette résilience et cette combativité à toute épreuve qui maintiennent le Burkina Faso debout et qui consolident, tous les jours, notre espoir collectif de venir à bout de toutes les adversités », a-t-il déclaré.
𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟕𝟐 % 𝐝𝐞 𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐟𝐢𝐧 𝐚𝐨𝐮̂𝐭
Abordant le bilan des huit premiers mois de l’année 2026, le Camarade Premier ministre a relevé des résultats encourageants au sein de la Primature. À la fin du mois d’août, l’institution affichait un taux de réalisation physique supérieur à 72 %, avec plus de 4 600 dossiers traités. « Chers collaborateurs, vous avez mis du cœur à l’ouvrage. C’est ce qui nous permet aujourd’hui, lorsque nous jetons un coup d’œil sur le tableau de bord, de nous rendre compte que nous avançons à un rythme qui dégage des motifs de satisfaction », a-t-il soutenu.
Tout en saluant cette dynamique, le Chef du Gouvernement a appelé le personnel à se garder de toute autosatisfaction et à redoubler d’efforts au cours des derniers mois de l’année. « Ce bilan statistiquement satisfaisant ne doit pas nous pousser à verser dans l’autosatisfaction. Il doit plutôt constituer une source supplémentaire d’énergie et de remobilisation pour toujours tendre vers l’excellence et vers des performances inédites », a-t-il poursuivi.
Le Chef du Gouvernement a également salué la détermination des producteurs agricoles, qu’il a qualifiés de « combattants de notre souveraineté alimentaire ». Malgré les disparités pluviométriques observées dans certaines régions, il s’est montré confiant quant à l’issue de la campagne agricole, tout en exprimant sa solidarité aux producteurs confrontés à des poches de sécheresse. Il a, en outre, salué le travail des agents chargés de l’encadrement du monde rural et formulé le vœu de voir les performances agricoles de 2026 dépasser celles de la campagne précédente.
« 𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐮𝐫𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 »
Évoquant la dynamique de transformation du Burkina Faso sous le leadership du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Premier ministre a relevé les progrès accomplis dans plusieurs secteurs, notamment la défense, l’agriculture, la santé, l’éducation et les infrastructures.
Il a particulièrement salué les efforts engagés dans la réorganisation et l’équipement des Forces armées nationales, ainsi que l’accélération des projets de développement depuis l’avènement du MPSR II, il y a près de quatre ans. « De la parole à l’acte, c’est cela, la Révolution progressiste populaire sous le leadership du Camarade Président du Faso », a-t-il soutenu.
Face aux critiques et au scepticisme, le Camarade Premier ministre a réaffirmé sa confiance dans les capacités du peuple burkinabè à poursuivre la transformation du pays.
« Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde », a-t-il lancé, invitant chacun à avoir foi dans le Burkina Faso, ainsi que dans la vision et le leadership du Camarade Président du Faso.
Parmi les avancées évoquées, le Chef du Gouvernement a annoncé l’inauguration prochaine de l’usine textile des Forces armées du Burkina Faso, TEXFORCES-BF. Cette unité industrielle permettra de valoriser le coton produit au Burkina Faso et de contribuer à l’habillement des Forces combattantes.
Pour le Camarade Premier ministre, cette réalisation illustre la dynamique d’industrialisation et de souveraineté économique dans laquelle le Burkina Faso est résolument engagé.
Au terme de son adresse, le Chef du Gouvernement a appelé l’ensemble des agents de la Primature à rester mobilisés, déterminés et pleinement engagés dans l’accomplissement de leurs missions au cours des derniers mois de l’année 2026.
Il les a invités à puiser leur motivation dans le sacrifice des Forces combattantes, la détermination des producteurs agricoles et la résilience du peuple burkinabè, afin que la Primature continue d’assumer avec efficacité les hautes missions qui lui sont confiées.
DCRP/Primature

Usurpation d’identité, faux et usage de faux: cinq individus interpellés

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Toute opération de « pré-enrôlement fictif » consistant pour des agents d’enregistrer des cartes SIM sous des identités inventées ou volée suivie de leur commercialisation, est une pratique interdite par la réglementation en vigueur.

Malgré cette interdiction, certains agents malveillants enregistrent délibérément des cartes SIM sous de fausses identités moyennant rémunération, une pratique qui n’est pas sans conséquences sur le plan sécuritaire. C’est dans ce contexte que la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a interpellé cinq présumés auteurs de faits d’usurpation d’identité, de faux et usage de faux. Les investigations menées par la Division des enquêtes (DE) ont permis de remonter jusqu’à P.A, âgé de 23 ans, employé de commerce exerçant dans la vente de cartes SIM et de téléphones devant les locaux d’un opérateur de téléphonie de la place. P.A était régulièrement en contact avec un dénommé Kevin, tel : +229 43112878, de nationalité béninoise et résidant dans son pays, identifié comme le cerveau présumé des opérations.

Ce dernier commandait depuis son pays auprès de P.A, des cartes SIM d’opérateurs de téléphonie mobile burkinabè déjà identifiées et orientait également certains de ses compatriotes vers celui-ci pour tout besoin de ce type. Pour répondre à ces demandes, P.A recevait de Kevin, via WhatsApp ou par l’intermédiaire d’autres personnes, des documents d’identité qu’il utilisait pour identifier les cartes SIM et créer des comptes Mobile Money associés aux numéros.

Les cartes SIM ainsi obtenues étaient cédées au prix unitaire de 2 000 à 2 500 francs CFA, selon la quantité commandée, puis remises aux complices ou à des intermédiaires chargés de leur acheminement. H.R, D.A, A.E et H.J, tous de nationalité béninoise, intervenaient notamment à cette étape du processus. H.R a d’ailleurs été interpellée en possession d’un colis contenant une dizaine de cartes SIM burkinabè déjà identifiées, destinées à être acheminées vers son pays. Les investigations ont par ailleurs permis d’établir qu’une vingtaine de cartes SIM avaient ainsi été mises en circulation par P.A, la plupart étant destinées à des activités d’escroquerie. Interpellés et auditionnés par la division des enquêtes de la BCLCC, les mis en cause ont été déférés devant le camarade Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga I afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.

La BCLCC invite les populations à s’abstenir d’acheter ou d’utiliser toute carte SIM déjà identifiée au nom d’une autre personne. Tout cas suspect peut être signalé à la BCLCC, à son siège sis à Koulouba, par téléphone au 25 39 58 42, par courriel à l’adresse cybercrime@securite.gov.bf ou à travers la plateforme de signalement alerte BCLCC.

BCLCC

Trafic de produits pharmaceutiques prohibés: trois individus interpellés

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Dans le cadre de ses missions de lutte contre les trafics et la circulation des produits prohibés, la Brigade territoriale de gendarmerie de Saponé a procédé, aux premières heures du samedi 22 août 2026, à l’interception de deux véhicules à Targho, localité située à environ 30 kilomètres de Saponé. Les deux véhicules transportaient une importante quantité de produits pharmaceutiques destinés à la santé humaine et animale, dont la circulation est interdite.

Selon les éléments recueillis, les véhicules étaient occupés par trois personnes, présentées comme étant les transporteurs des produits. Il s’agit de trois hommes âgés respectivement de 31 ans et deux de 27 ans, tous déclarant exercer dans le commerce et résider dans différentes localités du Burkina Faso. EIles ont été conduites dans les locaux de la sous-unité et placées en garde à vue conformément aux procédures en vigueur.
Les propriétaires présumés des produits auraient, quant à eux, évalué la valeur de la marchandise saisie à environ 5 000 000 francs CFA. Ils ont été invités à se présenter à la Sous-unité afin de contribuer aux nécessités de l’enquête.

Les investigations entreprises par les enquêteurs de ladite brigade sous la direction du commandant de brigade ont notamment porté sur l’origine, la nature et la destination des produits saisis. En effet, les présumés auteurs après avoir aménagé les véhicules à cet effet s’approvisionnent à Dakola et contournaient les postes de sécurité pour rejoindre leur destination. En outre, au regard des éléments recueillis au cours de l’enquête, le dossier a, par ailleurs, été étendu au volet relatif au blanchiment de capitaux. A la fin de l’enquête, les personnes mises en cause ont été déférées devant les autorités judiciaires compétentes, pour la suite de la procédure.

A travers cette opération, la gendarmerie nationale réaffirme son engagement dans la lutte contre les trafics illicites et la protection des populations, notamment contre la circulation de produits susceptibles de présenter des risques pour la santé humaine et animale. Cette action illustre aussi sa bonne collaboration avec les autorités judiciaires et les services techniques compétents. La Gendarmerie nationale réitère ses encouragements et félicitations à l’endroit aussi des populations pour leur fructueuse collaboration. Elle les incite à une vigilance plus accrue afin de dénoncer tout contrevenant vis-à-vis des dispositions légales ou tout comportement suspect aux différents numéros verts disponibles : 10 10 ; 16 et 17

Gendarmerie nationale

Vidéo-verbalisation et contrôle du port du casque : les accidents en baisse de 13,07 %

Le ministère de la Sécurité a animé une conférence de presse, au cours de laquelle, il a dressé le premier bilan mensuel de la vidéo-verbalisation et du contrôle du port du casque, vendredi 4 septembre 2026, à Ouagadougou.

Les mesures prises par le gouvernement en août 2026, pour renforcer la sécurité routière font déjà des émules. C’est la substance de la conférence de presse animée par le ministère de la Sécurité, vendredi 4 septembre 2026, à Ouagadougou. Selon les conférenciers, entre juillet et août 2026, le nombre d’accidents enregistrés a baissé de 13,07 %, tandis que le nombre de décès a reculé de 30,08 %. Comparativement au mois précédent, 34 décès et 112 blessures auraient ainsi été évités.

Ces résultats interviennent dans un contexte où l’insécurité routière demeure un important problème de santé publique au Burkina Faso, ont-ils indiqué. Selon le directeur des études et des statistiques de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), le commissaire principal de police Apollinaire Kafando, 1 080 personnes perdent la vie chaque année sur les routes et 15 031 autres sont blessées en moyenne. « Plus préoccupants encore, les traumatismes crâniens représentent 77,41 % des décès d’accidentés admis dans les centres de santé entre janvier et juillet 2026.

Face à cette situation, le gouvernement a activé, au cours du mois d’août, deux mesures majeures. Il s’agit de la vidéo-verbalisation et du contrôle de l’obligation du port du casque avec l’opération « Bouclier double tête » pour les conducteurs et passagers d’engins à deux ou trois roues motorisées », a rappelé le directeur des études et des statistiques de l’ONASER. Pour le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamoudou Sana, ces dispositifs ne poursuivent pas un objectif financier, mais visent avant tout à dissuader les comportements dangereux et à préserver les vies humaines.

19 910 infractions constatées

« Concernant la vidéo-verbalisation, 19 910 infractions ont été constatées entre le 1er et le 31 août 2026. Le non-port de la ceinture de sécurité représente 71,31 % des infractions, suivi de l’excès de vitesse avec 15,36 %, du non-respect de la signalisation lumineuse avec 12,26 % et de l’usage manuel du téléphone au volant avec 1,07 % », a-t-il détaillé. Le ministre de la Sécurité a insisté, toutefois, sur les risques liés au téléphone au volant. Même si la vidéo-verbalisation, à son avis, retient actuellement l’usage manuel du téléphone comme infraction, les usagers sont invités à éviter toute communication pendant la conduite, celle-ci pouvant réduire la concentration et augmenter le risque d’accident.
« Sur le plan financier, les infractions constatées ont généré 146 459 000 F CFA d’amendes dues, pour seulement 16 010 000 F CFA déjà recouvrés, soit environ 10 %.

La Brigade de recherches et d’investigation de lutte contre l’incivisme routier (BRICIR), récemment créée, ainsi que le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), seront mis à contribution pour renforcer le recouvrement », a assuré le chef du département de la Sécurité. Il a annoncé l’extension du réseau de vidéo-verbalisation, dans les prochains mois, à d’autres villes du Burkina Faso ainsi que l’e-verbalisation aux motocyclistes. Mahamoudou Sana a appelé les usagers à faire du respect du Code de la route un réflexe quotidien, car, la sécurité routière ne saurait reposer uniquement sur les forces de l’ordre. « L’objectif affiché reste de faire des routes burkinabè des espaces plus sûrs et de réduire durablement les pertes en vies humaines », a signifié le ministre de la Sécurité.

Quid du port du casque ?

Sur la question du port du casque, le gouvernement entend poursuivre progressivement la sensibilisation et le contrôle. Le ministre de la Sécurité a rappelé que le « refoulement » pour défaut de port du casque relève actuellement d’une tolérance administrative et non d’une nouvelle disposition légale. « Cette phase doit permettre de renforcer l’adhésion des usagers avant une application stricte des textes en vigueur », a-t-il précisé.

Boukary BONKOUNGOU
Maria KAHOUN
(Stagiaire)