Solidarité de la diaspora : plus de 31 millions FCFA octroyés au FSP et à Faso Mêbo

Les communautés burkinabè vivant en Ethiopie, Guinée et Lybie, ont manifesté leur solidarité en apportant plus de 31 millions francs CFA, au Fonds de soutien patriotique (FSP) et à l’Agence Faso-Mêbo, lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou.

Les Burkinabè de l’extérieur continuent de manifester leur patriotisme et accompagnement aux initiatives nationales de construction de la Patrie. Et ce, à travers des dons au Fonds de soutien patriotique (FSP) et à l’Agence Faso-Mêbo. En effet, les communautés burkinabè établies en Ethiopie, en Guinée et en Lybie, ont fait parler leur cœur en apportant une somme cumulée de plus de 31 millions francs CFA, dont les quittances ont été remises, lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou au ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

La délégation de la communauté burkinabè vivant en Ethiopie, représentée par la déléguée du Haut conseil des Burkinabè de l’extérieur (HCBE), Abibata Barry, a remis au gouvernement une quittance de 20 200 470 F CFA. Ce montant a été mobilisé lors d’une collecte initiée par le HCBE. Elle a indiqué qu’il s’agit d’une mobilisation patriotique que la communauté effectue chaque année pour soutenir les caisses de l’Etat burkinabè.

Le délégué du HCBE de la communauté burkinabè établie en Guinée, Ahmed Thierry
Ouédraogo, a remis une quittance d’une valeur de 6,20 millions F CFA, comme contribution des Burkinabè vivant dans ce pays.

A sa suite, le délégué du HCBE de la diaspora établie en Guinée, Ahmed Thierry Ouédraogo, a remis une quittance d’une valeur de 6,20 millions F CFA, comme contribution solidaire des Burkinabè vivant dans ce pays. Cette enveloppe est destinée à la fois au Fonds de soutien patriotique et à l’Agence Faso Mêbo. Pour Ahmed Barry, cette contribution est l’expression palpable du patriotisme des Burkinabè de Conakry. Pour cette fois-ci, la diaspora en Lybie a injecté dans les comptes du FSP et de l’Agence Faso Mêbo un montant de 4 947 457 F CFA.

Rester dans la dynamique

La quittance qui témoigne du versement de cette somme a été remise par le représentant de cette communauté, Hamidou Simporé, au premier responsable de la diplomatie burkinabè. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a réitéré la reconnaissance du gouvernement au regard des efforts consentis.

« Depuis l’appel du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, nous avons constaté un ballet incessant de donation de la part de la diaspora. Ce qui veut dire que cet appel a été entendu et bien compris dans les quatre coins du monde. Soyez remercié pour votre sens de citoyenneté, de patriotisme et d’engagement pour la Patrie », a-t-il déclaré.

Le patron de la diplomatie burkinabè a également pris à témoin les différentes délégations actuellement en séjour au pays sur le fait que le Burkina Faso va bien, contrairement à ce qu’une certaine opinion des réseaux sociaux pourrait faire croire aux compatriotes vivant au-delà des frontières. Il a demandé à ses hôtes de porter ce message de retour dans leurs localités de résidence. « Dites aux compatriotes que le défi sécuritaire est entrain d’être maitrisé avec plus de 75% du territoire reconquis et un retour massif de populations déplacées interne dans leurs zones de départ.

Aussi au niveau de la sécurité alimentaire, les Initiatives présidentielles ont inversé la tendance et absorbé les menaces de famine. Et au plan énergétique l’espoir est grand, au regard des efforts déployés pour faire fonctionner les unités et usines qui se créent à travers les régions du pays », a martelé le ministre des Affaires étrangères. Il a conclu en encourageant la diaspora à
rester dans la dynamique de participer pleinement à la construction d’un Burkina Faso fort, libre, indépendant et prospère.

Wanlé Gérard COULIBALY
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)

Camarade Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara (Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi) : « Pour la CAN féminine 2026, aucune prime n’a été coupée »

Nommée à la tête du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, le 12 janvier 2026, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara accorde sa première interview à Sidwaya. Ancienne internationale burkinabè de handball et cadre de l’administration publique, la ministre revient sur les principales préoccupations du mouvement sportif, notamment la polémique autour des primes des Etalons Dames, les conditions de traitement des sportifs, le retard des subventions aux fédérations et le développement du football féminin. Elle dévoile également sa vision pour un sport burkinabè plus structuré, performant et créateur d’emplois.

Sidwaya (S) : Quels sont vos projets majeurs à la tête de votre département ?

Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara (A.P./Z.O.) : A la tête du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, notre ambition est de faire de ces trois secteurs des leviers majeurs de transformation sociale, d’épanouissement de notre jeunesse et de développement de notre pays. Dans le domaine des sports, nous entendons poursuivre la modernisation et la valorisation de nos infrastructures sportives, renforcer la pratique du sport de masse et des sports scolaire et universitaire, améliorer l’accompagnement de nos fédérations et de nos athlètes et créer les conditions permettant à nos sportifs de mieux représenter le Burkina Faso sur les scènes africaine et internationale.

Nous voulons également faire du sport un véritable secteur économique, créateur d’activités et d’emplois. En ce qui concerne la jeunesse, notre priorité est de renforcer son autonomisation, son engagement citoyen et sa participation au développement national. Il s’agit notamment de développer les mécanismes d’accompagnement des initiatives des jeunes, de promouvoir le volontariat et le patriotisme, de soutenir l’entrepreneuriat et de favoriser leur pleine participation à la construction du Burkina Faso que nous voulons. Sur le volet emploi, nous allons poursuivre les actions visant à améliorer l’employabilité des jeunes, à renforcer leur accès aux opportunités d’insertion professionnelle, à promouvoir la formation professionnelle et à soutenir l’entrepreneuriat et l’auto-emploi.

Notre objectif est de contribuer à créer des conditions permettant à chaque jeune qui en a les capacités et la volonté, de construire son autonomie économique. Enfin, nous voulons renforcer la synergie entre le sport, la jeunesse et l’emploi, car ces trois domaines sont intimement liés. Le sport peut être un espace de formation, de discipline et de création d’emplois ; la jeunesse constitue notre principale force de mobilisation et d’innovation ; et l’emploi demeure un facteur essentiel d’autonomisation et de cohésion sociale.

S. : Ces dernières semaines ont été très houleuses avec l’actualité autour des primes liées à la participation des Etalons dames, à la CAN féminine ?

A.P./Z.O. : Nous avons effectivement suivi cette actualité sur la question du traitement financier réservé aux Etalons Dames lors de la dernière CAN. Les problèmes évoqués sont vécus diversement depuis plusieurs décennies par l’ensemble des acteurs de notre sport. Et notre mission, c’est aussi trouver des solutions structurantes à toutes ces difficultés de sorte à professionnaliser le sport et permettre aux sportifs d’avoir un meilleur traitement. Mais comme vous le savez, les processus de changement butent souvent sur des obstacles et des oppositions. Mais nous avons foi que ces problèmes structurels trouveront définitivement une solution et ce, dans des délais assez brefs.

L’intérêt que les Burkinabè ont porté au sujet montre véritablement leur attachement au sport et surtout leur souhait de voir nos sportifs émerger et exceller à l’occasion des compétitions nationales et internationales. Une fois de plus, nous voyons une grande partie de la population qui, d’habitude ne s’intéressait pas au sport, s’investir pleinement de manière diverse, dans la chose sportive. Pourvu que cela dure et surtout que cela accompagne véritablement le sport dans son ascension professionnel et pas seulement dans sa dimension passionnelle. Cela dit, il est important de mentionner que jusqu’à un passé récent, en dehors du football qui a toujours bénéficié d’une attention particulière, toutes les autres disciplines sportives et de loisirs vivent également ce que l’opinion nationale qualifie “d’injustices”.

Pendant plusieurs années, nous avons conduit personnellement des sélections nationales qui ont défendu les couleurs du Burkina Faso, mais nous pouvons vous assurer que ces Etalons sont très souvent partis sans aucune prime de la part de l’Etat, car les moyens faisaient défaut. Il est aussi important de relever que la participation aux compétitions internationales coûte assez cher. Aujourd’hui, nous avons une quarantaine de structures sportives et de loisirs. Imaginez donc à combien s’élève le budget pour la prise en charge des acteurs à chaque fois qu’ils doivent prendre part à des compétitions. Chaque année, il y a des équipes nationales dans certaines disciplines qui n’arrivent pas à prendre part, ne serait-ce qu’à une seule compétition pour des raisons financières. Mais l’Etat fait toujours de son mieux pour donner la chance à toutes les disciplines de sport et de loisirs de défendre les couleurs de la Patrie.

S. : Pourquoi avez-vous mis autant de temps à réagir ?

A.P./Z.O. : Vous savez, à la suite de cette situation, plusieurs réactions, de nature et de portée diverses, ont été enregistrées. La toile s’est rapidement enflammée, donnant lieu à des analyses, des commentaires et parfois à des propos pour le moins préoccupants. Que certains de nos concitoyens aient souhaité obtenir des explications est tout à fait légitime. En revanche, nous avons constaté que beaucoup se sont engagés dans la critique, voire dans l’invective, sans toujours disposer des éléments nécessaires à une appréciation objective de la situation. Dans un souci de responsabilité, de sagesse et d’apaisement, nous avons donc fait le choix de laisser retomber la tension avant de prendre la parole afin d’apporter des réponses claires à celles et ceux qui étaient réellement en quête de vérité. Réagir dans la précipitation aurait pu davantage alimenter la polémique et créer des incompréhensions inutiles.

Notre silence n’a donc jamais été un aveu d’indifférence aux préoccupations de nos concitoyens. L’ensemble du gouvernement, sous le leadership du camarade capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, travaille d’arrache-pied, dans la cohésion et avec un seul objectif : servir le peuple et défendre les intérêts supérieurs de la Patrie. En tant que membre de ce gouvernement, nous sommes pleinement engagée dans cette dynamique et assumons notre part de responsabilité dans cette œuvre collective de reconquête et de construction d’un Burkina Faso souverain et digne.

C’est également pour cette raison que nous avons choisi de privilégier les colonnes de Sidwaya. Ce choix répond à une volonté de permettre à chaque Burkinabè de prendre connaissance, dans le calme et avec toute l’attention nécessaire, des éléments d’explication que nous apportons. Nous invitons surtout nos concitoyens à poursuivre, avec le même engagement et la même détermination, leur soutien indéfectible au sport national et à nos vaillants athlètes qui portent haut les couleurs de notre Patrie.

S. : Comment allez-vous répondre à toutes ces nombreuses
préoccupations de ces sportifs sur leurs conditions globales de traitement ?

A.P./Z.O. : En tant qu’actrice avisée du secteur du sport, je connais déjà toutes ces préoccupations. Il en est de même pour le Mouvement sportif qui en est bien imprégné. D’une manière générale, au fil des années, au regard des nombreux chantiers en matière de développement, le sport n’a pratiquement pas bénéficié de moyens conséquents pour répondre aux attentes des acteurs et du public, parce que longtemps considéré comme un secteur secondaire, non directement productif. Et vous savez que les budgets sont repartis en fonction des priorités nationales ; ce qui est d’ailleurs normal.

Toutefois, même si les priorités du gouvernement concernent aujourd’hui l’ensemble des secteurs d’activités, force est de reconnaître que les ressources disponibles ne suffisent pas pour faire face aux préoccupations d’une population de plus en plus grandissante et exigeante. Et dans le domaine du sport également, il y a des priorités. Il s’agit essentiellement des infrastructures et équipements sportifs en quantité et en qualité, de la formation de l’ensemble des acteurs, depuis le bas âge jusqu’au haut niveau, en passant par les encadreurs, les dirigeants, etc.

Ici, la question de la relève sportive est fondamentalement une préoccupation pour le gouvernement. Or, il nous faut surtout accompagner administrativement, matériellement et financièrement surtout le grand mouvement sportif constitué essentiellement d’une quarantaine de disciplines sportives reconnues par le Ministère. Nous assurons le financement et la supervision de leurs activités telles que les championnats nationaux et autres compétitions dans les différentes catégories des deux sexes, la prise en charge des équipes nationales dans toutes les catégories, etc.

Et à ce niveau, les demandes et les exigences des différentes fédérations sportives et de loisirs sont immenses au regard de l’enveloppe budgétaire allouée. Malgré, l’appui considérable du Fonds d’Appui au Sport et à la Presse privée, Wassa Bondo, l’intervention de l’Etat reste en deçà des attentes des acteurs. Et c’est globalement ce qui explique les montants souvent jugés insuffisants que le Ministère propose à ses sportifs, notamment aux Etalons de toutes les catégories.

Malgré ces émoluments, notamment les primes, jugées insuffisantes par la quasi-totalité des acteurs, le Ministère, en collaboration avec le Ministère en charge des finances, a établi des documents officiels qui encadrent globalement les différentes primes servies aux membres des sélections nationales de football. Et c’est sur la base de ces textes que les budgets sont élaborés chaque année. Et notre Président du Faso est très engagé sur les initiatives tendant à l’amélioration globale des conditions d’évolution de l’ensemble des sportifs burkinabè.

S. : Pourquoi le Mali frère donne-t-il 10 millions à ses footballeuses, pendant que nous sommes à 500 000 F ici ?

A.P./Z.O. : Je ne souhaite pas m’appesantir sur les comparaisons qui ont été faites avec les primes servies dans d’autres pays. Je n’ai, du reste, aucune confirmation officielle des montants évoqués sur les réseaux sociaux ou dans certaines déclarations. Chaque Etat définit librement sa politique de prise en charge et de motivation de ses équipes nationales en fonction de ses réalités et de ses priorités. Il n’existe donc pas de barème universel en la matière.

Pour notre part, nous estimons qu’il est plus pertinent de nous concentrer sur nos propres réalités et sur les efforts que notre pays peut consentir pour améliorer progressivement les conditions de nos équipes nationales et mieux valoriser les performances de nos athlètes. C’est précisément dans cette dynamique que la référence nationale en matière de primes a été revue, afin de mieux prendre en compte le parcours, les efforts et les performances de nos athlètes.

Ainsi, l’arrêté conjoint n° 2026-0052/MSJE/MEF du 15 juillet 2026 est venu abroger et remplacer les dispositions antérieures de 2024. Cet arrêté fixe désormais de manière précise les nouveaux barèmes applicables aux Etalons seniors Dames et à leur encadrement technique. Pour la CAN, la prime de sélection et de regroupement est fixée à 1 000 000 FCFA pour chaque joueuse et à 2 000 000 FCFA pour l’entraîneur national. La prime de qualification est, quant à elle, de 500 000 FCFA pour chaque joueuse et de 1 000 000 FCFA pour l’entraîneur national, servie au prorata du nombre de matchs disputés lors des éliminatoires.

En phase de poules, les primes de match sont fixées à 500 000 FCFA par victoire pour chaque joueuse et à 1 000 000 FCFA pour l’entraîneur national. En cas de match nul, la moitié de ces montants est servie.

Enfin, des primes de performance progressives sont prévues pour récompenser les résultats obtenus lors des tours éliminatoires et de la phase finale. A titre d’exemple, chaque joueuse bénéficie de 1 500 000 FCFA en quart de finale, de 2 500 000 FCFA en demi-finale et de 5 000 000 FCFA en cas de victoire en finale de la CAN. Des primes spécifiques liées aux médailles sont également prévues en cas de podium.

Cela n’exclut pas des primes spéciales laissées à la discrétion de la plus haute hiérarchie en cas de résultats exceptionnels. A travers ces nouvelles dispositions, le gouvernement affirme sa volonté de revaloriser progressivement les primes accordées à nos équipes nationales, tout en les inscrivant dans un cadre réglementaire précis, transparent et adapté aux capacités de notre pays.

Vous nous permettrez de rappeler que le camarade capitaine Ibrahim Traoré, lors de la réception des Etalons U20 Hommes, a annoncé que le gouvernement va davantage prendre en compte les préoccupations exprimées par la population, car c’est un Président qui est pleinement à l’écoute de son peuple. Nous œuvrerons pleinement à ses côtés pour que la satisfaction soit au rendez-vous du maximum des bénéficiaires, notamment au niveau du sport féminin. Nous pouvons nous attendre à une dynamique nouvelle en faveur du sport féminin.

S. : Qu’en est-il des primes soi-disant détournées ?

A.P./Z.O. : Je peux simplement vous assurer qu’aucune prime des joueuses n’a été retenue ou coupée. Les vérifications effectuées auprès des acteurs chargés du paiement confirment que les joueuses et les membres de l’encadrement technique ont effectivement perçu leurs primes pour les matchs aller et retour contre le Togo, conformément aux barèmes prévus par l’arrêté conjoint en vigueur, avec deux regroupements pris en compte.

En revanche, aucun des acteurs concernés ne reconnaît avoir annoncé les montants de 350 000 FCFA et 100 000 FCFA évoqués dans certaines déclarations. Les pièces disponibles et les vérifications réalisées ne corroborent donc pas ces montants. Que celui qui a les preuves de ces allégations nous les apporte et des dispositions seront prises dans ce sens. Ces opérations sont effectuées, dans le respect des procédures administratives et financières applicables.

Chaque paiement donne lieu à l’établissement d’états de paiement et de pièces justificatives, permettant d’assurer la traçabilité des opérations, d’identifier les bénéficiaires et de retracer les montants effectivement versés. Il convient donc de le dire clairement : les agents du Ministère n’ont ni le pouvoir ni la latitude de fixer ou de modifier arbitrairement les montants des primes.

S. : Que pouvez-vous nous dire sur ce football féminin ?

A.P./Z.O. : D’une manière générale, le football féminin est encore jeune, mais connaît aujourd’hui un essor remarquable, aussi bien au Burkina Faso qu’en Afrique et dans le monde. Au Burkina Faso, nous avons connu une certaine évolution dès les années 2000 grâce aux efforts de promotion des pionnières engagées, notamment les camarades Karama et Harvey, qui ont contribué à poser les premières bases du développement du football féminin dans notre pays. Malheureusement, cette dynamique a connu un ralentissement avant le nouvel élan insufflé par la relance de l’USSU-BF à partir de 2007.

Le football féminin a alors progressivement intégré les compétitions scolaires et universitaires, permettant à plusieurs établissements de villes comme Banfora, Gaoua, Koudougou, Ouahigouya, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, de constituer des équipes féminines et de révéler de nombreux talents. Lorsque la Fédération Burkinabè de Football, avec l’accompagnement de la CAF, a ensuite lancé les championnats nationaux de football féminin, plusieurs de ces équipes scolaires ont évolué pour devenir de véritables clubs engagés dans les compétitions nationales.

Les résultats que nous enregistrons aujourd’hui sont donc le fruit de ce travail de longue haleine entamé par le Ministère en charge des sports. Il convient, à ce titre, de rendre hommage à tous ces encadreurs, formateurs, éducateurs et acteurs de terrain qui, dans toutes ces villes, ont consacré leur temps et leur énergie à la formation de nos jeunes filles, souvent dans l’anonymat et avec des moyens limités.

Il est bon de signaler que les camarades Denis Compaoré, Isabel Tall, Sanata Kassamba, la regrettée Alphonsine Koné et bien d’autres ont été des acteurs majeurs du développement global du football féminin dans notre pays. Ce sont des personnes clés avec qui j’ai travaillé en tant secrétaire exécutive des compétitions du football féminin au sein de la FBF depuis 2020. J’ai donc accompagné ce football féminin durant six ans, dans sa structuration et son développement.

Aujourd’hui, le football féminin burkinabè compte trois ligues (L1, L2, L3) qui tiennent régulièrement leur championnat, et la Coupe du Faso, et un nombre croissant d’acteurs. Cette dynamique se consolide davantage sous la gouvernance de la Fédération Burkinabè de Football et grâce à l’accompagnement constant de l’Etat. C’est tout cet ensemble qui anime le football féminin et présente une équipe nationale aujourd’hui représentative sur l’échiquier international.

S. : En tant que Ministre dame, peut-on s’attendre à de grands changements dans le sport féminin ?

A.P./Z.O. : Il faut déjà faire le constat que le sport féminin a beaucoup progressé ces dernières années, en témoigne les nombreuses médailles engrangées par des sportives burkinabè en Afrique et dans le monde. Mais, il ne s’agit pas seulement d’annoncer de grands changements, parce que le département est désormais dirigé par une femme. L’enjeu est surtout de créer les conditions permettant aux filles et aux femmes de pratiquer davantage le sport, d’accéder à la compétition et de progresser vers le haut niveau.

Et dans cette optique, il est très important que le sport féminin puisse être accompagné par les hommes. Nous devons y croire. Notre ambition est de renforcer l’accompagnement des sportives, d’améliorer leur accès aux infrastructures et aux équipements, et de travailler avec les fédérations et les autres acteurs du mouvement sportif pour favoriser leur participation aux différentes compétitions.

Nous allons également accorder une attention particulière à la relève afin que les jeunes filles qui ont du potentiel puissent bénéficier d’un encadrement conséquent et de perspectives de carrière. Je souhaite aussi que nous travaillions sur les conditions sociales et professionnelles des sportives. Le développement du sport féminin ne peut pas être dissocié des questions de formation, d’employabilité et d’autonomisation.

Une athlète doit pouvoir construire sa carrière sportive tout en préparant son avenir. En définitive, le changement que nous voulons impulser doit se mesurer aux résultats : davantage de filles dans les pratiques sportives, plus de femmes dans les compétitions, une meilleure représentation féminine dans les différentes disciplines et, surtout, davantage de Burkinabè capables de porter haut les couleurs du Burkina Faso.

S. : Quelle est votre vision pour le sport burkinabè ?

A.P./Z.O. : Notre vision du sport burkinabè s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire (RPP). Nous voulons faire du sport, au-delà de la passion et du loisir, une véritable industrie et un levier de croissance, de création d’emplois décents, de cohésion sociale, de patriotisme et de rayonnement pour la Nation.

Cela passe par un sport accessible à toutes et à tous, la formation et la détection de nos talents, le développement des infrastructures, la professionnalisation des acteurs et la valorisation des métiers et des activités économiques liés au sport. Notre ambition est de bâtir une nation sportive performante et souveraine, qui s’appuie sur ses propres compétences et ressources pour offrir davantage d’opportunités à sa jeunesse et porter haut les couleurs du Burkina Faso sur les scènes africaine et internationale.

S. : On constate un retard dans le déblocage des subventions destinées aux fédérations sportives. Qu’est-ce qui justifie cette situation ?

A.P./Z.O. : C’est vrai qu’au niveau des subventions, les fédérations constatent un retard. Ce retard est en grande partie, lié au fait que certaines structures ne font pas diligence dans la production de leurs pièces justificatives. D’abord, en ce qui concerne le dépôt des rapports, une grande partie des fédérations accuse du retard. Ensuite, elles doivent également fournir les justificatifs sur le plan financier. Or, elles éprouvent des difficultés à accomplir cette importante activité dans les délais. Malheureusement, cela pénalise également les structures qui sont à jour.

S. : Comment une fédération qui n’est pas à jour peut-elle pénaliser les autres ?

A.P./Z.O. : La subvention est globale et toutes les fédérations le savent pertinemment. Cela signifie que le déblocage des fonds destinés aux fédérations ne se fait pas fédération par fédération. Le déblocage se fait de manière globale et les ressources sont ensuite dispatchées aux différentes fédérations. Du coup, lorsqu’une seule fédération ne fournit pas un document justificatif, cela peut pénaliser l’ensemble. C’est en partie ce qui explique que nous nous retrouvions presque après le milieu de l’année, à allouer ces subventions. C’est vraiment regrettable et ce n’est pas une situation satisfaisante. Mais, nous sommes en train de prendre des dispositions pour voir dans quelle mesure résoudre ce problème qui dure depuis plus d’une décennie.

S. : Quels sont les grands projets en cours et à venir pour notre sport ?

A.P./Z.O. : A notre arrivée, nous avions déjà annoncé, le grand projet sur la mise en œuvre d’un grand projet de la relève sportive structurée partant de l’école primaire jusqu’à l’élite en passant par toutes les étapes nécessaires. Cela nécessite de nombreuses infrastructures, équipements et matériels en qualité et en quantité dans les différentes régions du pays. C’est d’ailleurs, une des préoccupations majeures du Chef de l’Etat à travers les Initiatives présidentielles sur la Relève sportive (IP-RELIS).

Nous entendons également accorder un regard soutenu sur les formations des encadreurs, notamment les encadreurs pour atteindre les objectifs fixés. Toutes ces actions seront vaines si nous ne mettons pas un point d’honneur sur la gouvernance globale de notre sport, car c’est un volet qui est fondamental dans le processus de développement du secteur.

S. : Quel message avez-vous à l’endroit du public sportif burkinabè ?

A.P./Z.O. : Nous avons vu des millions de Burkinabè manifester leur intérêt et leur soutien aux Etalons Dames et, plus largement, au sport burkinabè. Nous souhaitons que cet engouement ne se limite pas aux claviers et aux réseaux sociaux, mais qu’il se traduise également par des actes concrets, notamment par une présence régulière dans les stades pour encourager nos footballeuses et nos sportifs. Cette mobilisation populaire contribuera à renforcer la dynamique autour du sport et confortera l’Etat dans ses efforts et ses prises de décisions en faveur de son développement.

Au cours de mes quelques années passées à la tête de la Ligue de football féminin, de football, nous avons vu très peu de médias s’intéresser ainsi au football féminin. Nous les invitons à jouer pleinement leur partition, en contribuant davantage à la promotion, à la visibilité et à la valorisation de ce domaine sportif. Notre cher pays accueille actuellement plusieurs activités sportives d’envergure telles que le IHF Nations Trophy en Handball Dames et la IIe édition des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel (JAES), placés sous le Très Haut Patronage du Président du Faso, Président en exercice de la Confédération. J’invite donc le grand public sportif à sortir massivement pour accompagner nos représentants et à faire de ces grands événements sportifs un succès retentissant.

La Rédaction

 

Dr Salama Yabré, chirurgien-dentiste : « Il faut éliminer régulièrement la plaque dentaire avant qu’elle ne devienne dangereuse »

Elle est invisible, indolore au début et pourtant elle s’installe chaque jour, sans relâche, sur nos dents et nos gencives. La plaque dentaire, souvent confondue à tort avec le tartre, est à l’origine de la plupart des maux qui rongent nos sourires. Caries, gingivites, mauvaise haleine et, dans les cas les plus avancés, perte des dents sont autant de conséquences. Comment se forme-t-elle ? Peut-on l’empêcher d’apparaître ? Et surtout, comment s’en débarrasser efficacement au quotidien ? Le lieutenant-colonel Dr Salama Yabré, chirurgien-dentiste, répond à nos questions.

Sidwaya (S) : Qu’est-ce que la plaque dentaire ?

Salama Yabré (S. Y.) : La plaque dentaire est un enduit mou collant qui adhère à la surface des dents et des gencives. Elle est surtout composée de bactéries, de salive et de substances provenant de l’alimentation. On parle également de biofilm dentaire, car les bactéries vivent ensemble dans une couche organisée qui adhère aux dents. La plaque peut être difficile à voir. Elle est parfois blanchâtre ou jaunâtre et s’installe de préférence dans les zones les plus vulnérables de la bouche, entre les dents, le long du bord des gencives, sur les dents mal alignées, tout autour des bagues orthodontiques, des couronnes, des prothèses et des implants, ainsi que dans tous les recoins que la brosse à dents peine à atteindre. La plaque dentaire ne doit pas être confondue avec le tartre. La plaque est molle et peut être éliminée par une bonne hygiène quotidienne. Le tartre est dur et doit être retiré par un professionnel.

S : Par quel mécanisme cette plaque se forme-t-elle jour après jour dans notre bouche ?

S.Y : La plaque commence à se reformer peu de temps après le brossage. Sa formation obéit à un processus d’accrétions successives où certaines espèces bactériennes pionnières colonisent d’abord l’émail avant de faciliter l’adhésion d’autres espèces. Tout commence par une très fine pellicule issue de la salive qui vient recouvrir la surface des dents. Les premières bactéries buccales s’y fixent ensuite et d’autres les rejoignent progressivement, formant une couche de plus en plus épaisse et résistante. Si cette couche n’est jamais enlevée, elle finit par s’accumuler au point d’irriter les gencives et de favoriser les maladies parodontales. La plaque se reforme donc naturellement chaque jour. Le but n’est pas d’empêcher totalement son apparition, ce qui est impossible, mais de l’enlever régulièrement avant qu’elle ne s’accumule et ne devienne dangereuse.

S : Quels sont les principaux facteurs qui favorisent son accumulation ?

S.Y : Plusieurs situations peuvent favoriser l’accumulation de plaque. Du côté de l’hygiène bucco-dentaire, tout défaut se paie cash. Un brossage réalisé moins de deux fois par jour, trop court ou trop rapide, des zones oubliées notamment le bord des gencives et les dents du fond, l’absence de nettoyage entre les dents, ou encore une brosse usée ou mal adaptée, sont autant de portes ouvertes à la plaque. Certaines configurations rendent aussi le nettoyage plus difficile. Il s’agit des dents serrées, chevauchées ou mal positionnées, le port de bagues orthodontiques, des plombages ou des couronnes mal ajustés, des dents partiellement sorties, ou encore la présence de tartre déjà installé. L’alimentation joue également son rôle. Les boissons sucrées, les confiseries et le grignotage ne créent pas à eux seuls la plaque, mais ils nourrissent certaines bactéries et augmentent surtout le risque de carie. Boire une boisson sucrée par petites gorgées pendant plusieurs heures multiplie les attaques acides. Une bouche sèche favorise les problèmes liés à la plaque, car la salive protège naturellement les dents. La sécheresse peut être liée à la prise de certains médicaments, à une maladie ou à une hydratation insuffisante.Le diabète mal contrôlé et le tabagisme augmentent le risque de maladie des gencives. Les personnes âgées, dépendantes ou ayant des difficultés à tenir une brosse peuvent également avoir besoin d’un matériel adapté ou de l’aide d’un proche.

S : Cette plaque dentaire donne-t-elle des signes qui doivent nous alerter ?

S.Y : Au début, la plaque est souvent sans douleur et peu visible. Une personne peut donc avoir beaucoup de plaques sans ressentir de gêne particulière. Lorsqu’elle s’accumule, plusieurs signaux doivent mettre la puce à l’oreille.
Un dépôt blanchâtre ou jaunâtre visible sur les dents, une sensation de dents devenues moins lisses, une mauvaise haleine qui persiste, un mauvais goût dans la bouche, des gencives rouges, gonflées ou sensibles et enfin un saignement pendant le brossage ou le nettoyage entre les dents.

S : Si elle n’est pas éliminée, quels risques cette plaque fait-elle courir à notre santé bucco-dentaire ?

S.Y : Une plaque qui s’accumule peut principalement provoquer ou favoriser plusieurs problèmes, à commencer par la carie dentaire. Les bactéries de la plaque utilisent en effet les sucres alimentaires et produisent des acides qui fragilisent progressivement l’émail jusqu’à la formation d’une carie. Sans traitement, celle-ci peut provoquer une douleur, une infection, un abcès et parfois la perte de la dent. La plaque qui reste au contact de la gencive provoque une inflammation et la gencive devient rouge, gonflée et saigne facilement. A ce stade, l’os qui soutient les dents n’est pas encore détruit, et la gingivite peut généralement guérir si la plaque est correctement éliminée et si les facteurs favorisants sont contrôlés.

Chez certaines personnes, cette inflammation peut malheureusement évoluer vers une parodontite, une maladie qui détruit progressivement les tissus mous et l’os qui maintiennent les dents. Cette évolution est favorisée notamment par le tabagisme, le diabète mal équilibré, certaines prédispositions individuelles et l’absence de soins, au point que les dents peuvent devenir mobiles et finir par être perdues. Les bactéries présentes dans la plaque peuvent d’ailleurs participer à une mauvaise haleine persistante. Autour d’un implant, l’accumulation de plaque peut également provoquer une inflammation de la gencive qui, si elle progresse, peut atteindre l’os qui soutient l’implant et conduire à son rejet.

S : Beaucoup de patients confondent plaque dentaire et tartre. Quelle est la différence ?

S.Y : La plaque dentaire et le tartre sont deux choses différentes. Elle est une couche molle et collante composée de bactéries pouvant être retirée par le brossage et le nettoyage inter dentaire. Alors que le tartre est un dépôt dur, rugueux et solidement fixé se formant lorsque la plaque n’est pas correctement éliminée. Le tartre ne peut pas être retiré par un simple brossage.

Le tartre offre une surface rugueuse sur laquelle une nouvelle plaque s’accumule facilement. Il peut donc entretenir l’inflammation des gencives. Une fois le tartre formé, il faut le faire retirer par un chirurgien-dentiste ou un autre professionnel qualifié. Il ne faut pas essayer de le gratter soi-même avec un objet métallique ou pointu, car cela peut blesser la gencive et endommager la dent.

S : Quelles sont les méthodes les plus efficaces pour l’éliminer ?

S.Y : L’élimination de la plaque dentaire repose d’abord sur un nettoyage mécanique quotidien. A la maison, quelques gestes simples suffisent : se brosser les dents deux fois par jour pendant environ trois minutes, avec une brosse souple, manuelle ou électrique, nettoyer soigneusement toutes les faces des dents, en particulier le bord des gencives et les dents du fond et compléter chaque jour avec une brossette interdentaire et/ou du fil dentaire. Une brosse électrique peut être utile en cas de difficulté à bien nettoyer les dents. Le dentifrice fluoré aide surtout à prévenir les caries. Pour la plupart des adolescents et des adultes, un dentifrice contenant de 1 000 à 1 500 ppm de fluor est généralement recommandé. Chez l’enfant, la quantité de dentifrice doit être adaptée à l’âge et aux recommandations locales. Les bains de bouche à la chlorhexidine sont réservés à certaines situations et généralement à une courte durée. Un usage prolongé peut modifier la flore buccale et altérer le goût. Ils doivent être utilisés sur le conseil d’un professionnel.

S : Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs pour prévenir son apparition au quotidien ?

S.Y : Il est impossible d’empêcher complètement la plaque de se reformer. On peut cependant éviter son accumulation grâce à quelques habitudes simples. Il faut se brosser les dents chaque matin et chaque soir pendant trois minutes, avec une brosse souple et un dentifrice fluoré. Il faut nettoyer entre les dents une fois par jour avec des brossettes ou du fil dentaire, selon la taille des espaces et brosser avec douceur mais sans négliger aucune zone, sachant qu’un brossage trop énergique ne nettoie pas mieux et peut au contraire blesser les gencives et user les dents. Il faut aussi limiter le grignotage et les boissons sucrées et éviter de les consommer par petites gorgées tout au long de la journée. Il faut privilégier l’eau et éviter le tabac qui augmente fortement le risque de maladie des gencives. Il est nécessaire de faire surveiller son diabète et signaler toute sécheresse de la bouche à son médecin ou à son chirurgien-dentiste. Enfin, consulter régulièrement un professionnel, à une fréquence qui dépend de l’âge, de l’état des dents et des gencives, des antécédents de maladie, du port d’un appareil ou d’implants et des autres facteurs de risque.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

Flash

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La violence conjugale est un phénomène que subissent malheureusement bon nombre de femmes mariées au Burkina. Cette pratique moyenâgeuse se manifeste sous diverses formes notamment les violences verbales et celles physiques. Le comble est que la majeure partie des cas de violence n’est jamais dénoncée. Les femmes victimes peuvent être exposées à des situations dramatiques comme les troubles psychologiques, les blessures voire même la mort.

Il est donc temps que ces violences cessent. Pour y parvenir, les victimes peuvent faire recours aux structures compétentes pour une prise en charge adéquate de leurs cas. Les auteurs de violence conjugale doivent se rendre à l’évidence que le foyer n’est
pas un ring de boxe, mais plutôt un cadre d’épanouissement où l’homme, la femme ainsi que leurs enfants vivent en harmonie.

Déborah Bénédicte YAMEOGO
(Stagiaire)

La montée des couleurs au ministère de la Justice: le personnel invité à plus d’engagement

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Le ministère de la Justice a tenu sa traditionnelle cérémonie de montée des couleurs, le lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou sous la présidence du chef de département, Edasso Rodrigue Bayala.

Le personnel du ministère de la Justice a une fois de plus traduit son appartenance à la Nation et son engagement à servir la Patrie. C’était au cours de la traditionnelle montée des couleurs qui s’est tenue, le 7 septembre 2026, à Ouagadougou. Au-delà d’un rituel administratif, selon Edasso Rodrigue Bayala, la montée des couleurs, est un acte de mémoire, de fidélité, de promesse et de foi à la Nation. Il a fait savoir que la montée des couleurs est le rappel constant des devoirs des citoyens envers le pays et la nécessité de rester unis et mobilisés, chacun à son poste, pour la reconquête du territoire, la refondation et la construction du Burkina Faso souverain, digne et prospère.

« C’est réaffirmer l’attachement effectif à la Patrie, la détermination à défendre l’intégrité territoriale et aussi la solidarité avec les forces de défense et de sécurité, les volontaires pour la défense de la patrie et l’ensemble des filles et des fils du Burkina Faso, engagés dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il ajouté. Le ministre de la Justice a relevé que le mois d’août a été marqué par la tenue de l’immersion patriotique obligatoire et la tenue des audiences des Cours administratives d’appel de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, la célébration en différé de la journée Nelson Mandela, la formation des membres des tribunaux départementaux et d’arrondissements.

La poursuite de la vulgarisation de la loi Faso BuKaoré, ainsi que des séances de sensibilisation sur les droits humains et la citoyenneté, font partie des activités du département durant le mois d’août. Il a félicité et encouragé les agents pour le travail abattu et les a invités à maintenir le cap dans la même dynamique d’engagement. Le ministre de la Justice a annoncé le lancement des activités commémoratives des Journées internationales de la paix et de la tolérance à Ziniaré, le 21 septembre 2026.

La deuxième phase de l’année des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) est prévue, du 2 au 16 octobre. « Pour la réussite de toutes ces activités à venir, je lance un appel à la mobilisation et je vous souhaite un excellent mois de septembre, empreint de réussite, de sérénité et dévouement au service de la Patrie », a conclu Edasso Rodrigue Bayala.

Pingdebwoaga Urielle Lauryn KABORE

Vente de chitoumou à Bobo-Dioulasso: la pluie fait et défait les prix

Les chenilles de karité communément appelé « chitoumou » en langue dioula apparaissent généralement à Bobo-Dioulasso dès l’installation de la saison pluvieuse. Très prisées par les consommateurs, ces chenilles s’arrachent sur les marchés en fonction de plusieurs facteurs parmi lesquels la pluviométrie.

Le jeudi 6 août 2026, sur les différents marchés de la ville, la boîte de tomate de chenilles se négociait autour de 1 250 F CFA. Les détaillantes proposaient également le produit en petites quantités, disposées en tas de 200 F CFA. Mais contrairement à de nombreux produits alimentaires, le chitoumou ne bénéficie pas d’un prix stable tout au long de la saison. Plusieurs facteurs influencent son coût, notamment la disponibilité, la période de récolte, la qualité, les frais de transport et surtout la pluviométrie.

Lorsque les pluies sont régulières, les chenilles se développent en abondance et arrivent en grande quantité sur les marchés. Cette augmentation de l’offre entraîne généralement une baisse des prix.

A l’inverse, lorsque les précipitations se raréfient et que les températures augmentent, la ressource devient moins abondante, ce qui favorise une hausse des prix. Adjaratou Sanou, vendeuse de chenilles aux marchés de fruits de Bobo-Dioulasso, confirme cette fluctuation liée aux conditions météorologiques. « Les chenilles n’ont pas de prix fixe. Hier, on vendait la boîte à 1 000 F CFA parce qu’il avait plu pendant deux jours.

Mais avec l’arrêt des pluies que nous avons connu ces derniers temps, nous ne pouvons plus les avoir à ce prix. Aujourd’hui, nous vendons la boîte à 1 250 F CFA », explique-t-elle. Selon la commerçante, les ventes peuvent également varier considérablement d’un jour à l’autre. « On peut vendre en moyenne 100 boîtes en une journée, mais il nous arrive souvent de peiner à en écouler 40 », confie-t-elle. La qualité du produit constitue un autre élément déterminant dans la fixation des prix. Sur les marchés, les consommateurs peuvent notamment trouver des chenilles fraîches ou séchées.

Les premières sont commercialisées peu après leur récolte, tandis que les secondes ont subi un processus de séchage destiné à prolonger leur durée de conservation. A ces facteurs s’ajoutent les frais d’acheminement. Une grande partie des chenilles commercialisées à Bobo-Dioulasso provient de la région des Tannounyan, ainsi que des communes et villages environnants.

Après leur récolte, elles sont acheminées vers les marchés de la ville, où elles sont vendues par des grossistes et des détaillants. Avant leur transport, les chenilles sont généralement bouillies puis lavées. Chez les grossistes, elles sont mesurées à l’aide de boîtes de tomate, qui constituent une unité de vente couramment utilisée. Les détaillants, pour leur part, proposent le produit en tas, adapté à la quantité souhaitée par les clients.

La conservation, un autre casse-tête

Adjaratou Sanou « Les chenilles n’ont pas de prix fixe ».

La conservation des chenilles fraîches constitue également une préoccupation pour les commerçants. En cas de mévente, celles-ci doivent être bouillies une nouvelle fois, avec l’ajout de potasse, afin de ralentir leur décomposition. Cette opération permet de prolonger leur durée de conservation, mais occasionne aussi des dépenses et des manipulations supplémentaires.

« Lorsque nous n’arrivons pas à vendre tout le stock le même jour, nous sommes obligés de les faire bouillir à nouveau pour éviter qu’elles ne se gâtent. Mais à ce moment-là, le prix baisse et nous enregistrons des pertes », témoigne Mariam Konaté, une autre commerçante de la filière.

Chez les consommateurs qui aiment les chenilles pour leur goût et leur valeur nutritive, le coût est souvent frustrant, mais cela n’a aucun impact sur son influence sur le marché. « Malgré la cherté des chenilles, elles ne suffisent pas », laisse entendre Bintou Coulibaly une adepte de chitoumou à Bobo-Dioulasso à la date du 21 août 2026, où le prix se fixe à 2250 F CFA la boîte. Le constat est que le prix des chenilles est abordable durant la période de fin juillet au début août où les prix peuvent varier entre 1 000 et 2 000 F CFA.

En revanche, le prix des chenilles augmente progressivement de la fin du mois d’août à la saison sèche. A la date du mercredi 2 septembre 2026, une boîte de chenille est vendue entre 2500 et 3000 F CFA. Le séchage représente une autre méthode de conservation largement utilisée. Correctement séchées et stockées dans de bonnes conditions, les chenilles peuvent être conservées jusqu’à la prochaine période.

Améliorer les méthodes de séchage et de stockage

Cette technique permet aux producteurs et aux commerçants de disposer de stocks en dehors de la période des pluies et à ce moment le prix peut connaître une hausse de plus de 50%. « En saison sèche, les chenilles se vendent la boîte à environ 4000 à 6000 F CFA », témoigne une vendeuse. Les chenilles séchées sont également très demandées au-delà du marché national.

Elles sont commercialisées dans plusieurs pays voisins et souvent même être exportées vers d’autres continents. Pour faciliter leur transport et limiter les risques de détérioration, elles sont généralement bien séchées, emballées avant leur expédition. Cette possibilité d’exportation montre le potentiel économique de la filière. Toutefois, son développement reste limité par plusieurs contraintes, notamment l’irrégularité de la production, l’insuffisance des moyens de conservation et les difficultés liées au transport.

La filière des chenilles de karité dépend directement de la préservation des arbres et des espaces naturels où elles se développent. Or, la déforestation, la coupe abusive du bois et l’utilisation des pesticides contribuent à la destruction de leurs habitats. La disparition progressive des arbres de karité et l’usage de produits chimiques peuvent réduire la présence des chenilles. Les producteurs, les collecteurs, les transporteurs et les commerçants pourraient ainsi voir leurs revenus diminuer.

La protection des espaces boisés, la sensibilisation des populations et un usage mieux contrôlé des pesticides apparaissent donc indispensables. Préserver l’environnement permettra de protéger cette activité économique qui est une source de revenus pour de nombreuses familles.

Pour rendre la filière plus durable, les acteurs gagneraient à améliorer les méthodes de séchage et de stockage, à renforcer l’organisation des commerçants et à mieux encadrer la collecte. La protection des arbres de karité et des habitats naturels constitue toutefois la condition essentielle pour garantir l’avenir de cette activité. Tant que la pluie sera irrégulière et que les habitats continueront de disparaître, le prix des chenilles restera imprévisible. Mais une meilleure organisation de la filière et une gestion responsable des ressources pourraient contribuer à sécuriser les revenus des acteurs
et l’approvisionnement des consommateurs.

Perthiou DIARRA (Stagiaire)

Excellence scolaire : une soixantaine d’élèves déplacés internes de Pobé-Mengao récompensés

L’association « Sadang Lebum », en collaboration avec l’association « Hilfe fur
Pobé-Mengao », basée en Autriche, a récompensé des élèves déplacés internes de la commune de Pobé-Mengao qui se sont distingués par leurs résultats scolaires
satisfaisants, samedi 5 Septembre 2026 à Ouagadougou.

L’association « Sadang Lebum » veut encourager les élèves déplacés internes de la commune de Pobé-Mengao, inscrits dans la ville de Ouagadougou à persévérer dans leurs études. A cet effet, en collaboration avec l’association « Hilfe fur Pobé-Mengao » basée en Autriche, elle a récompensé au cours d’une journée d’excellence scolaire les élèves de la classe de CP1 à la première qui se sont distingués par leurs résultats scolaires satisfaisants, le samedi 5 septembre 2026 à Ouagadougou.

Les élevés classés 1er ont reçu un vélo, un t-shirt, un kit complet de fournitures scolaires et une enveloppe financière. Les élèves qui occupent le 2e rang ont reçu chacun un t-shirt, un kit complet de fournitures scolaires. Quant à ceux classés 3e, 4e ou 5e, ils ont reçu chacun un kit complet de fournitures scolaires. Au total, ce sont 12 vélos et une centaine de kits scolaires qui ont été offerts aux élèves méritants de l’année scolaire 2025-2026.

Le président du comité d’organisation de la journée d’excellence scolaire, Somkeita Moussa Konfé, a félicité les jeunes scolaires pour leur détermination et leur soif de savoir malgré les immenses défis qu’ils ont dû traverser. « Votre parcours est une source d’inspiration pour nous tous. Nous sommes fiers de reconnaitre vos efforts et votre résilience. Cette distinction est le reflet de votre travail acharné et de votre potentiel exceptionnel », a-t-il confié.

Pengdwendé Abibou Konfé et Moussa Konfé, tous les élèves de CM2 ont été classés 1er. Ils ont remercié les donateurs tout en leur promettant de continuer à poursuivre dans la même dynamique.

Le natif de la commune de Pobé-Mengao, Seniba Yo, a aussi félicité les élèves de la commune pour leurs performances. Le prince du Loroum, Moussa Konfé, a aussi reconnu le mérite des élèves. Il a émis le vœu que les prochaines cérémonies soient organisées dans de la commune de Pobé-Mengaa.

Yassimine Aminata OUARMA
Wend-tinbnoma Christelle KALKOUMDO
(Stagiaire)

Pompage solaire au Burkina Faso : passer de la sensibilisation à l’adoption

L’irrigation par pompage solaire est étroitement alignée avec les priorités nationales du Burkina Faso en matière de transition énergétique, d’utilisation productive de l’énergie et de développement rural. Malgré les campagnes d’information et les démonstrations pratiques sur le pompage solaire, de nombreux agriculteurs ne se décident, ni de l’adopter, ni de le payer. Cette tribune propose aux pouvoirs publics de piloter un modèle intégré combinant sensibilisation directe, coordination entre acteurs, mécanismes de financement abordables et mesures sensibles au genre.

Le Burkina Faso a placé les énergies renouvelables au cœur de sa transition énergétique. A travers sa Vision 2050 de développement à faible émission de carbone et résilient au climat, le gouvernement ambitionne de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans deux secteurs clés que sont l’agriculture et l’énergie.

La Stratégie nationale de l’électrification rurale (SNER) vise également à promouvoir l’accès équitable à des services énergétiques respectueux de l’environnement, tout en mettant l’accent sur les usages productifs de l’énergie. L’irrigation par pompage solaire constitue une solution particulièrement pertinente à l’intersection de l’énergie, de l’eau et de l’agriculture.

Elle peut contribuer à réduire les coûts de production, améliorer la productivité des terres, renforcer la résilience des exploitations agricoles face au changement climatique et soutenir les moyens d’existence en milieu rural.

Malgré ce potentiel, l’adoption des pompes solaires demeure très faible. Les résultats préliminaires issus de l’analyse des rapports de l’Agence Faso Vêenem (AFAV) suggèrent que leur utilisation dans l’irrigation demeure limitée aux groupements communautaires ayant bénéficié d’un appui, tandis que la plupart des coopératives de producteurs et des agriculteurs individuels continuent d’utiliser des pompes à énergie fossile ou la force manuelle.

Les contraintes de liquidité, la perception d’un coût élevé, le manque d’information précise et fiable ainsi qu’une faible coordination entre acteurs semblent être les principaux freins à l’adoption. Les contraintes sont encore plus fortes pour les femmes pour lesquelles les difficultés d’accès à l’information, à la main-d’œuvre, à l’eau, à la terre, au financement et à la prise de décision sont plus contraignantes. Il est alors important que toute stratégie d’adoption du pompage solaire prenne en compte cette spécificité.

Une étude réalisée par une équipe de chercheurs du Burkina Faso et du Bénin, avec l’appui du Partnership for Economic Policy (PEP) entre 2024 et 2026, examine la mesure dans laquelle un paquet d’interventions combinant, une campagne d’information sur les coûts et les avantages, une démonstration pratique d’une pompe solaire en fonctionnement, des témoignages de pairs et des informations sur des possibilités d’acquisition à crédit à travers une institution de microfinance, peut encourager les agriculteurs et agricultrices à adopter les technologies d’irrigation solaire. L’étude qui a été conduite sous la forme d’un essai contrôlé randomisé, a touché 1 748 agriculteurs des deux sexes des régions du Kadiogo et de l’Oubri.

L’objectif principal consiste à évaluer les effets des campagnes d’information et de sensibilisation sur trois dimensions importantes pour l’action publique : les connaissances, l’intention d’adoption et la disposition à payer. Cela devrait permettre d’éclairer les interventions publiques dans le cadre de la SNER 2024-2028, celles de l’AFAV et de la Direction générale des aménagements agro-pastoraux et du développement de l’irrigation (DGADI), ainsi que celles de toutes les structures intervenant dans
l’appui aux agriculteurs, la transition énergétique, l’autonomisation économique des femmes, etc.

Implications pour la décision publique

Les résultats montrent que les campagnes d’information et les démonstrations pratiques ont un effet positif mais limité. Elles ont significativement accru les connaissances des agriculteurs sur le pompage solaire tout en favorisant des échanges entre agriculteurs, fournisseurs de technologies solaires et institutions de microfinance. Cependant, l’amélioration de la connaissance sur le pompage solaire ne s’est pas traduite en une intention effective d’adoption ou en une disposition à payer plus élevée. Autrement dit, l’information et les démonstrations permettent de mieux informer les agriculteurs et de corriger certaines perceptions erronées, mais elles ne suffisent pas à lever les obstacles financiers et pratiques qui empêchent l’adoption effective.

Cette position est confortée par un effet positif et significatif observé sur l’intention d’adoption potentielle. L’étude montre également que la participation directe aux campagnes et démonstrations est plus efficace que l’exposition indirecte via les pairs. Les effets de diffusion au sein des coopératives restent donc limités. Il y a trois principales explications. D’abord, l’intervention a corrigé des croyances trop optimistes quant aux avantages et aux coûts des pompes solaires. Plutôt que d’accroître la demande, cette information plus précise a réduit leur attractivité vis-à-vis des options d’irrigation actuelles.

Ensuite, l’intervention n’a pas permis de corriger les défaillances de coordination entre agriculteurs et partenaires privés. Enfin, l’absence de source d’eau appropriée peut être une contrainte active, voire dominante, qui a limité l’engouement qu’aurait pu susciter l’intervention. Ces constats ont une implication centrale : les campagnes d’information ne doivent pas être utilisées comme instruments isolés. Pour passer de la sensibilisation à l’adoption, elles doivent être intégrées dans un modèle plus complet combinant information, appui technique, financement abordable, installation, service après-vente
et coordination institu-tionnelle.

Recommandations pour les politiques

Les décideurs burkinabè devraient développer un modèle intégré d’appui à l’adoption du pompage solaire, notamment dans le cadre de la SNER 2024-2028, des interventions de l’AFAV et de la DGADI. Ce modèle devrait combiner quatre composantes : des campagnes de sensibilisation et de démonstration directe ; une meilleure coordination entre les agences de l’Etat, les agriculteurs, les fournisseurs de technologies solaires et les institutions de microfinance ; des mécanismes de financement abordables ; et des mesures sensibles au genre. La recommandation n’est pas de généraliser immédiatement un mécanisme unique, mais de structurer et tester des approches adaptées au contexte burkinabè, telles que des crédits subventionnés, des modèles de paiement à l’usage ou de paiement échelonné, et des dispositifs ciblés pour les agricultrices et les coopératives féminines.

Feuille de route

A court terme, il s’agit de structurer le modèle pilote. Cela nécessite d’identifier les sites ou périmètres où l’AFAV et ses partenaires peuvent tester un modèle intégré d’appui à l’adoption du pompage solaire ; de clarifier les rôles de l’AFAV, des services agricoles, des fournisseurs de technologies solaires, des institutions de microfinance et des organisations de producteurs; de définir les modalités de démonstration, d’information technique, de conseil sur les coûts, d’installation et de service après-vente ; et d’améliorer la qualité des équipements en assainissant le marché, notamment par le renforcement de la lutte contre la contrefaçon et la promotion de pompes solaires conformes aux normes de qualité. A moyen terme, il faut tester les mécanismes d’appui.

Cela implique de mettre en œuvre des campagnes directes de sensibilisation et de démonstration, combinées à des informations précises sur les coûts, les conditions de crédit et les options de paiement ; de tester des mécanismes de financement abordables, notamment des crédits subventionnés ou des paiements échelonnés adaptés aux petits exploitants ; et de prévoir des mesures spécifiques pour les femmes, les agricultrices et les coopératives féminines. A long terme, il faut évaluer et adapter avant une mise à l’échelle. Cela demande de mesurer si les gains de connaissances se traduisent en adoption effective à plus long terme; d’évaluer les effets sur la disposition à payer, l’accès
au financement, l’installation effective des pompes solaires, la productivité agricole et l’équité de genre; et d’ajuster le modèle avant toute extension à plus grande échelle.

Agnès ZABSONRE
Edmond LANKOUANDE
Soumaïla GANSONRE
Rita NIKIEMA
Maxime AGBO
Sié Mohamed BARRO
Roukièta BONKOUNGOU

Tentative de destabilisation au Niger : l’association des chefs traditionnels exhorte la population à une résilience patriotique absolue

L’Association des chefs traditionnels du Niger a, dans une déclaration rendue publique, le jeudi 3 septembre 2026 à Niamey, dénoncé la tentative de déstabilisation survenue dans la nuit du 28 au 29 août dernier au sein de la base 101 de Niamey, et exhorté la population à une résilience patriotique absolue.

Dans cette déclaration, le secrétaire général du bureau de l’Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN), le chef de canton de Kouré, Amirou Mohamed Sidikou a indiqué qu’en tant que pères des communautés, les chefs traditionnels du Niger expriment ́leur profonde compassion à l’ensemble de la nation et présentent leurs condoléances “les plus émues au peuple nigérien ainsi qu’aux familles ayant perdu les leurs lors de ces événements douloureux”. L’analyse de ces troubles, a-t-il fait remarquer, “ne révèle pas seulement des fractures, elle met en lumière les spasmes d’un ordre ancien révolu qui tente de saboter la marche du Niger vers sa pleine souveraineté”.

A cet effet, “nous condamnons fermement ces agitations qui, loin d’être spontanées, servent de leviers à ceux qui rêvent d’une vassalisation administrative de notre pays” a-t-il souligné, notant que “toute sédition interne est une brèche ouverte au profit du néocolonialisme visant à restaurer un système où nos institutions n’étaient que les pâles reflets de modèles étrangers importés’’.

Aussi, “nous affirmons avec force que la violence et la surenchère ne sont que les instruments de ceux qui craignent la Refondation, et fragiliser notre édifice social en ce moment précis, c’est trahir l’ambition de rupture portée par la Charte de la refondation du 26 mars 2025,” a soutenu le représentant de l’ACTN, selon qui, cette Charte “nous impose dans son article 2, de bâtir un Etat dont les réformes sont enfin inspirées de notre vécu, de nos cultures et traditions, rompant ainsi avec des décennies de mimétisme institutionnel’’.

Dans ce contexte de refondation du pays, l’ACTN a appelé le peuple nigérien à ‘’une résilience patriotique absolue”, tout en les invitant à ne pas se laisser “séduire par les sirènes du désordre, qui ne cherchent qu’à rétablir les chaînes de la dépendance car le Niger a besoin d’une stabilité interne inébranlable pour garantir sa souveraineté sur son territoire et ses ressources”. Le chef du canton de Kouré a invité enfin la population, au nom du bureau de l’association, à ‘’multiplier les prières collectives pour un hivernage fécond et  un Niger stable, de paix et de solidarité’’.

Agence nigerienne de presse

COMMUNIQUÉ DU MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE LA GUERRE ET DE LA DEFENSE PATRIOTIQUE

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Sous réserve de contrôles approfondis et des conclusions des enquêtes de moralité, les candidats au concours direct de recrutement de six:cent (600) Elèves Sous-Officiers de Gendarmerie de la 54ème promotion de l‘Ecole Nationale de Sous-Officiers de Gendarmerie session 2026 dont les noms suivent, sont déclarés admis à l‘issue des visites médicales d‘aptitude.

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous:

Commuinqué