85e anniversaire du début du blocus de Leningrad : retour sur les faits par « devoir de préserver la vérité historique »

Ce 8 septembre 2026, marque le 85e anniversaire du début du blocus de Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg). A l’occasion, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso, Igor Martynov, revient sur les faits par « devoir de préserver la vérité historique sur la guerre et le prix de la libération de la Terre du nazisme ».

Le 8 septembre 2026 marquera le 85e anniversaire du début du blocus de Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) – la deuxième ville la plus importante de l’ancienne Union Soviétique – par les troupes de l’Allemagne nazie et de ses satellites. Ce blocus a constitué l’un des épisodes les plus tragiques de la Grande Guerre patriotique et a coûté la vie à près d’un million de personnes.

A la veille de la Grande Guerre patriotique, Leningrad assurait un dixième de la production industrielle totale de l’URSS, près d’un quart de la production de la construction mécanique lourde et un tiers des produits du secteur électrotechnique; c’était également un vivier de formation pour les cadres scientifiques et techniques.

Outre la volonté de s’emparer d’un grand centre scientifique et industriel, la prise de la ville revêtait pour les nazis une importance politique (en raison de son nom) et stratégique (en raison de sa situation géographique) considérable. Les occupants comptaient ainsi résoudre d’un seul coup tout un ensemble de problèmes: saisir la puissante base industrielle et technique de l’URSS et priver le pays d’une partie importante de son complexe militaro-industriel; asseoir leur domination sur la mer Baltique et anéantir la flotte soviétique; et garantir une offensive sur Moscou depuis le nord.

Le siège de Leningrad a commencé le 8 septembre 1941, lorsque les troupes nazies ont isolé la ville du reste du pays par voie terrestre. Au nord, les troupes finlandaises, alliées de l’Allemagne nazie, l’ont coupée de ses forces principales. Outre la Finlande, des soldats venus de Belgique, d’Italie, d’Espagne, des Pays-Bas et de Norvège ont pris part à l’offensive, ainsi que des volontaires d’Autriche, de Lettonie, de Pologne, de France et de Tchécoslovaquie.

La prise de Leningrad s’inscrivait dans le cadre de l’opération « Barbarossa » mise au point par le Troisième Reich. Cependant, l’ennemi ne parvint pas à pénétrer rapidement dans la ville. En conséquence, le commandement nazi prit la décision « d’affamer » Leningrad assiégée, afin de briser ou d’exterminer la population de la ville.

Je tiens à souligner que, parmi les acolytes fascistes, ce sont les Finlandais qui ont fait preuve de la plus grande cruauté envers les prisonniers soviétiques et les simples civils. En Carélie, on comptait 17 camps de concentration et prisons spéciales finlandais, ainsi que 7 camps à Petrozavodsk. Sur la seule base de leur appartenance nationale, les occupants finlandais ont envoyé jusqu’à 30 000 citoyens soviétiques dans ces camps, parmi lesquels, selon diverses estimations, entre 4 000 et 8 000 ont trouvé la mort. Diverses formes de brimades, de punitions et de travail forcé des enfants étaient pratiquées.

Tout au long du blocus, les habitants de Leningrad ont défendu avec abnégation leur ville contre la destruction totale, malgré le froid, la faim et les horreurs de la guerre, tout en assurant le fonctionnement des usines qui approvisionnaient l’Armée rouge. Tous les plans et toutes les ambitions des envahisseurs nazis se sont brisés face à l’incroyable ténacité et au courage des Leningradois.

Ce n’est que le 27 janvier 1944 que le siège de la ville fut levé. A cette date, il restait moins de 800 000 habitants dans la capitale du Nord, sur les trois millions qui vivaient à Leningrad et dans sa banlieue avant le début du siège. En écrasant un adversaire redoutable près de Leningrad, l’Armée rouge a ébranlé les positions des nazis en Finlande et dans d’autres pays scandinaves, et a considérablement rapproché la Victoire dans la Grande Guerre patriotique.

Le courage et l’héroïsme des défenseurs de Leningrad ont été hautement salués par la Patrie. De nombreuses unités et formations ont reçu le titre « de la Garde », ont été décorées d’ordres et ont obtenu le nom honorifique « de Leningrad ».

Le 20 octobre 2022, par décision du Tribunal municipal de Saint-Pétersbourg, le blocus de Leningrad a été reconnu comme un acte de génocide à l’encontre du peuple soviétique. Le nombre de victimes s’élève à au moins 1 093 842 personnes.

Aujourd’hui, alors que les pays occidentaux déforment et réécrivent délibérément l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Grande Guerre patriotique, nous avons le devoir de préserver la vérité historique sur la guerre et le prix de la libération de la Terre du nazisme. C’est un devoir commun de tous les peuples du monde envers ceux qui ont sacrifié leur vie avec abnégation pour la liberté. A cette fin, la Russie, en collaboration avec le Burkina Faso et d’autres partenaires, met en œuvre des programmes éducatifs spécialisés et organise des activités culturelles qui contribuent à approfondir la compréhension mutuelle entre les peuples, sur la base du respect d’un passé commun.

Igor MARTYNOV

Ambassadeur de la Fédération de Russie au Burkina Faso

Jobs de vacances à Ouagadougou : ces élèves qui travaillent pour préparer la rentrée scolaire

Pendant que certains élèves profitent des vacances scolaires pour se reposer et se divertir, d’autres choisissent de mettre cette période à profit en exerçant de petits métiers. Vente de citron, travail dans un kiosque ou dans une quincaillerie, ces activités permettent à ces jeunes de s’occuper et, pour certains, de préparer leur prochaine rentrée scolaire.

À Ouagadougou, la scène est devenue familière dans certains quartiers. De jeunes élèves investissent les rues et les petits commerces pour gagner quelques revenus durant les vacances. Parmi eux, Zabda Aziz, Sodre Aziz, Ouedraogo Sofiane et Kabore Mohamed se sont lancés dans la vente de citrons. Installés au bord des voies, les quatre garçons proposent leurs produits aux passants. Derrière cette activité, ils affichent un objectif commun : contribuer à leurs dépenses scolaires. Pour eux, les vacances constituent une occasion de se rendre utiles tout en réunissant quelques moyens pour la rentrée. « Nous vendons pour pouvoir acheter nos cahiers, nos livres et les autres fournitures scolaires », expliquent-ils.

Dans un kiosque, Nathalie, élève en classe de 3ᵉ, profite également des vacances pour travailler. Elle consacre une partie de ses journées à cette activité, loin de l’ambiance habituelle des salles de classe. Son expérience lui permet ainsi de découvrir le monde du travail et de développer davantage le sens des responsabilités. Non loin de là, Bangre Fatimata, élève en classe de 2nde, travaille dans une quincaillerie. Pour cette jeune fille, l’activité répond à une motivation différente. « Je le fais pour ne pas rester à la maison », explique-t-elle.

Ces six élèves ont ainsi choisi de transformer leurs vacances en période d’apprentissage et d’activité. Si leurs occupations diffèrent, elles ont en commun de leur permettre de développer certaines qualités, notamment la responsabilité, le sens de l’effort et l’autonomie. À quelques jours de la rentrée, Zabda Aziz, Sodre Aziz, Sofiane, Mohamed, Nathalie et Faminata montrent, à leur manière, que les vacances peuvent aussi être une période pour apprendre autrement. Pour certains, quelques semaines de travail peuvent même contribuer à mieux préparer le retour sur les bancs de l’école.

Diane Alix OUEDRAOGO(stagiaire)

 

 

Montée mensuelle des couleurs : le ministre des Affaires étrangères appelle à plus d’ardeur

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Le personnel du ministère des Affaires étrangères a effectué, la traditionnelle montée mensuelle des couleurs, lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou. Le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, a salué le personnel pour le travail abattu en août et l’a exhorté à plus d’ardeur.

L’ensemble du personnel du ministère des Affaires étrangères s’est réuni, lundi 7 septembre 2026, dans la cour du département pour la montée mensuelle des couleurs . A l’issue du cérémonial, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a salué ses collaborateurs pour le travail abattu. Il a exprimé sa satisfaction pour le bilan du mois d’août tant au niveau sécuritaire, diplomatique et politique, qu’au niveau du développement.

« Nous nous réjouissons des résultats éloquents engrangés par les Forces combattantes, par les Volontaires pour la défense de la Patrie qui ont permis de recouvrir plus de 74% du territoire », a-t-il souligné. Sur le plan du développement, Karamoko Jean Marie Traoré a expliqué qu’il y a eu beaucoup de réalisations dans le domaine de l’agriculture, de l’énergétique, de l’environnemental ainsi que dans le domaine de l’eau.

« Sur le plan diplomatique, l’identification des objectifs et des résultats par zone et par mission diplomatique, ainsi que l’élaboration d’une grille a permis d’affiner les lettres de mission et les contrats d’objectifs des ambassadeurs et des consuls », a-t-il poursuivi. Le ministre des Affaires étrangères s’est également réjoui du lancement du portail de la diaspora qui permet de rapprocher l’administration centrale des Burkinabè de l’extérieur.

Consolider le positionnement du Burkina

« Ces résultats sont les vôtres. Nous les avons obtenus ensemble, mais ces résultats nous appellent aussi à regarder le travail qui reste à faire », a-t-il dit aux membres du personnel. Toutefois, il les a appelés à plus d’engagement, d’organisation et de synergie.
« Chaque diplomate doit être un pilier pour son voisin. Chaque diplomate doit être une lumière pour son voisin. Et c’est cet esprit qui doit toujours continuer à nous guider », a
affirmé le chef de la diplomatie.

Pour ce qui concerne les objectifs à atteindre au cours du mois de septembre. Karamoko Jean Marie Traoré a annoncé qu’il va s’agir, de faire en sorte que l’image et le positionnement du Burkina Faso continuent de se consolider. Pour ce faire, a-t-il indiqué, une initiative est en cours dans le cadre de la structuration de la Confédération des Etats du Sahel. L’objectif, de son point de vue, étant de coordonner, d’organiser, de gérer les interfaces et de faire en sorte que le processus puisse aboutir.
Réagissant sur une résolution de l’ONU portant re-dessinement de la carte mondiale de la représentation de l’Afrique, le ministre des Affaires étrangères a relevé qu’il s’agit d’un acte de Justice.

Wendyam Pascaline KALMOGO

Ina Mariama KINDA
(Stagiaire)

Alerte rouge au Sahel

Si l’on avait encore le moindre doute quant aux velléités déstabilisatrices de la coalition impérialiste et de ses valets au Sahel central, avec la France comme tête de proue, les attaques armées successives et les mutineries orchestrées par Paris ces derniers temps contre le Niger et le Mali, viennent confirmer les dires de nos trois leaders sur la question. Mais, au-delà de ces manœuvres terrestres, navales (débarquement du navire de guerre français Tonnerre au Bénin il y a quelques mois) et aéroportées, il faut voir plus loin pour cerner les contours d’une menace encore plus grande que celle à laquelle nous avons eu affaire jusqu’à présent, si tant est qu’elle regroupe une vaste coalition occidentale, avec cette fois-ci, la Syrie et ses combattants comme bras armé et arrière base de cette guerre.

L’on est mémoratif que le Président français, Emmanuel Macron, a reçu il y a quelques mois, le dirigeant syrien Ahmed Al Charaa à l’Elysée, déclenchant un tollé face à ce qui apparaissait comme un adoubement de cet homme aux mains couvertes du sang de ses compatriotes, après sa guerre meurtrière contre Bachar el-Assad. En fait, les deux compères planifiaient déjà l’intervention occidentalo-arabe au Sahel pour faire « entendre raison » aux régimes révolutionnaires désireux de briser leur imperium économique et politique dans la région et de « contenir l’influence grandissante de la Russie dans notre (leur) pré carré ».

Cette « sainte alliance » impérialiste se prépare à une guerre de haute intensité contre nos pays (dixit le Président du Faso Ibrahim Traoré), pour reprendre la main sur nos ressources naturelles et nos terres. Lequel président du Faso, enfonçait le clou en parlant « d’hiver noir » en gestation plus récemment à Bamako. La menace est d’autant plus grande, que la ministre des armées françaises, Catherine Vautrin, précisait au cours d’une interview que
« la France a des forces qui se reconstituent en Syrie ».

Lesquelles forces faut-il le préciser sont pour l’essentiel composées des militaires français chassés du Sahel et des commandos terroristes du président syrien dont certains étaient à l’œuvre à Bamako et à Niamey. Vautrin avait du reste déjà indiqué que « Bamako est un point important » avant de terminer par ces propos prémonitoires :
« pour être respecté, il faut être craint ».

Tous ceux qui se souviennent des atrocités commises par la colonne Voulet-Chanoine dans la boucle du Niger à l’époque de la colonisation, doivent comprendre que leurs descendants sont capables du pire pour défendre leurs intérêts. Avec le Sahel gorgé de pétrole, d’or et de minerais rares comme le lithium, indispensable à l’heure de la quatrième révolution industrielle, celle du numérique, les raisons de cette guerre apparaissent évidentes.

Nos dirigeants ne restent pas les bras croisés (mise en place de l’armée intégrée de l’AES) prouvant qu’ils mesurent l’ampleur de la menace. Le peuple doit être au diapason en constituant une « ceinture de sécurité » autour d’eux par son engagement constant et sa vigilance, en dénonçant tout mouvement suspect à l’intérieur de nos frontières. L’heure est donc à la guerre populaire généralisée avec en point de mire la survie et l’épanouissement de nos Etats. La cause des justes triomphes toujours !

Boubakar SY

La nécessité d’une action collective

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A mesure que les jours passent, la maladie à virus Ebola, réapparue en République démocratique du Congo (RDC), continue de faire des victimes et d’alimenter l’inquiétude. Le pays fait face à sa 17e épidémie d’Ebola. Déclarée le 15 mai 2026, celle-ci touche principalement l’Est et le Nord-Est du territoire. Plus préoccupant encore, cette flambée est attribuée au virus rare de Bundibugyo (BVD), malheureusement pour lequel aucun vaccin homologué ni traitement spécifique ne serait encore disponible, même si des essais sont en cours.

Selon les données gouvernementales, l’épidémie aurait déjà provoqué plus de
3 000 décès sur plus de 6 000 cas confirmés. Le mal est profond et il y a urgence à agir. En effet, la situation est d’autant plus préoccupante qu’elle intervient malgré le plan révisé, lancé en septembre 2026, par le gouvernement congolais et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de renforcer la riposte.

Présenté par le Bureau de l’OMS en RDC comme une feuille de route opérationnelle des six prochains mois, ce plan prévoit le renforcement de la surveillance épidémiologique, de la recherche des contacts, de la prise en charge des malades, de l’engagement communautaire et de la communication sur les risques. Il entend également accroître les capacités logistiques et améliorer la préparation des provinces les plus exposées.

Face à cette situation alarmante, les autorités congolaises sont mobilisées, non sans le soutien de plusieurs partenaires. Mais la tâche demeure immense. La forte létalité du virus, sa capacité à se propager rapidement et la pression qu’il exerce sur le système de santé, déjà fragile, rendent la riposte particulièrement complexe. A cela s’ajoute la crise sécuritaire qui affecte une partie de la RDC et complique davantage l’accès aux populations et le déploiement des équipes sanitaires.

Dans un tel contexte, ce pays des grands lacs ne peut pas être laissé seul face à cette menace. Tout comme les autres pandémies qui ont secoué le monde par le passé, la lutte contre Ebola doit être pensée comme une responsabilité collective. Car, une épidémie de cette ampleur ne connaît ni frontières administratives ni limites géographiques.

Sa maîtrise exige donc une coordination régionale et, surtout, une mobilisation internationale à la hauteur de l’urgence. Et pour cause, chaque retard dans la mobilisation des ressources peut se traduire par de nouveaux cas, l’apparition de foyers plus difficiles à circonscrire et une facture humaine, sanitaire et financière toujours plus lourde. Un virus qui circule quelque part demeure une menace pour tous.

C’est pourquoi, contenir Ebola en RDC aujourd’hui, c’est protéger la population congolaise, mais aussi préserver la sécurité sanitaire de toute une région et, par ricochet, celle du continent africain. Par ailleurs, cette situation met à jour, la nécessité pour les pays africains de toujours poursuivre leurs efforts pour renforcer leurs systèmes de santé, développer les capacités des laboratoires, améliorer les dispositifs de surveillance épidémiologique et renforcer la formation des personnels de santé.

Dans ces moments où chaque heure compte, la solidarité internationale ne doit donc pas être perçue comme un simple geste de compassion mais un investissement direct dans la sécurité sanitaire collective.

La Communauté internationale, les organisations régionales, les gouvernements, les acteurs de la santé et les citoyens, dans ce sens, ont chacun un rôle à jouer. L’espoir repose également sur les avancées scientifiques, à travers les essais cliniques en cours pour trouver des solutions efficaces le plus rapidement possible. L’heure est donc à l’action, à la solidarité et à la responsabilité partagée pour le bien de tous.

Soumaïla BONKOUNGOU

Burkina-Iran : le renforcement de la coopération au menu d’un échange

Le camarade ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré, a accordé une audience à Mojtaba Faghihi, ambassadeur de la République Islamique d’Iran, le vendredi 4 septembre 2026.

Cette audience s’inscrit dans une dynamique de dialogue régulier autour des axes de coopération entre les deux pays. Elle a aussi permis aux deux hommes d’aborder des sujets d’actualité sur les relations internationales, notamment la situation en République islamique d’Iran marquée par des sanctions américaines visant un isolement économique de ce pays. Dans une convergence d’appréciations, le diplomate iranien et le ministre des Affaires étrangères ont déploré cette situation qui résulte d’une volonté de certains Etats dits puissants de vouloir imposer leur politique nationale au reste du monde. Le chef de la diplomatie burkinabè a souligné la nécessité,voire l’urgence pour l’Organisation des Nations unies de prendre ses responsabilités, en interpellant certains Etats membres qui œuvrent comme des acteurs de la guerre et non de la paix.

Pour le camarade Karamoko Jean Marie Traoré, c’est aussi dans ce contexte que les Etats victimes d’injustice se doivent d’être solidaires pour faire face aux tentatives de domination et affronter les défis communs, à l’image de ce que font les pays de la Confédération AES. Tout en exprimant la compassion du peuple burkinabè à celui de la République islamique d’Iran, le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé la disposition du Burkina Faso à aller de l’avant dans la coopération entre Ouagadougou et Téhéran.

DCRP/MAE

Ministère en charge de l’enseignement supérieur : les acteurs invités à s’inspirer de l’esprit de la Journée de l’excellence scolaire

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Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI), Adjima Thiombiano, a présidé la cérémonie mensuelle de montée des couleurs, le lundi 7 septembre 2026 à Ouagadougou.

La tradition a été respectée au ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI). En effet le département a organisé la cérémonie mensuelle de montée des couleurs, le lundi 7 septembre 2026 à Ouagadougou. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano qui a présidé la cérémonie s’est prononcé sur les quatre années de combat et de défis pour la souveraineté du Burkina Faso. Il a invité chaque agent public à un examen de conscience sur sa contribution réelle au développement du Burkina. « Aujourd’hui, chacun doit se poser les questions suivantes : Qu’est-ce que j’ai pu apporter ?

Quels ont été les obstacles, et comment les surmonter pour les années à venir ? », a-t-il affirmé. Mettant en avant les motifs de satisfaction actuels, le ministre Thiombiano a évoqué les nouveaux concepts de construction d’écoles primaires en hauteur (R+) et les grands chantiers universitaires qui transforment le paysage éducatif. « Je crois qu’il y a de cela quelques années, il n’était pas permis de rêver qu’on puisse avoir des écoles primaires en R+ », a déclaré le ministre chargé de l’Enseignement supérieur.

Adjima Thiombiano a en outre souhaité plus d’engagement de ses collaborateurs. Il les a invités à tirer profit des derniers jours de repos, tout en leur souhaitant une excellente reprise pour l’année académique 2026-2027. Il a par ailleurs formulé le vœu que l’esprit de la journée de l’excellence scolaire, célébrée le vendredi 4 septembre 2026, inspire chaque agent à produire des « excellences » dans son domaine de compétence.

Julien ZOUNGRANA

Rentrée scolaire 2026-2027: Moumouni Zoungrana annonce une révision des curricula

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, a présidé la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs, lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou.

La direction régionale de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Kadiogo a accueilli, lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou, une cérémonie de montée des couleurs, en prélude à la rentrée scolaire 2026-2027. Elle a été présidée par le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Moumouni Zoungrana, qui avait à ses côtés des responsables administratifs, enseignants et autres acteurs du secteur de l’éducation du Kadiogo.

A l’issue de la cérémonie, le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a salué le travail accompli par les différents acteurs de l’éducation au cours de l’année scolaire 2025-2026. Pour lui, les bons résultats enregistrés ne sont pas l’œuvre d’une seule personne, mais le fruit des efforts quotidiens de l’ensemble de ces acteurs.

« Lorsqu’il y a de bons résultats, on voit rapidement les directions centrales, on voit le ministère, mais on oublie par moments que dans le silence, il y a des femmes et des hommes qui mouillent le maillot au quotidien pour que ceux qui sont au-dessus soient appréciés. C’est un devoir moral pour nous de marquer cette pause pour les saluer et leur témoigner toute notre gratitude et reconnaissance », a confié le ministre chargé de la Formation professionnelle et technique.

Pour la nouvelle année scolaire 2026-2027, le ministre a invité les acteurs à aborder les prochaines conférences pédagogiques avec l’esprit du changement. Il les a encouragés à rechercher des solutions réalistes aux difficultés rencontrées dans le secteur, en tenant compte des moyens disponibles et du contexte national. « Cette dynamique de transformation doit également concerner les contenus enseignés. Nous allons revoir les curricula, notamment en histoire, en géographie et en éducation civique.

Cette démarche vise à renforcer la place des valeurs jugées importantes pour la société burkinabè », a-t-il affirmé. Moumouni Zoungrana a ajouté qu’un petit livret sera mis à la disposition des enseignants dès la rentrée, en attendant la production de nouveaux manuels. Tout en saluant l’accompagnement du ministère à leur côté, le directeur régional de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Kadiogo, Dr Denis Vimboué, a relevé l’ampleur des défis auxquels fait face la région.

« Malgré ces défis, mes collaborateurs et moi-même, ainsi que l’ensemble du personnel, vous réitérons notre engagement à nous battre à vos côtés pour le rayonnement de l’enseignement post-primaire et secondaire dans la région du Kadiogo », a-t-il déclaré. Il a indiqué que le Kadiogo compte 5 964 agents publics, 1 075 établissements et 355 405 élèves, dont 55 % de filles.

Samira Alida KAMBOU

Universités publiques : 99,69 % des filières sont désormais normalisées

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a animé une conférence de presse le lundi 7 septembre 2026 à Ouagadougou. Il a annoncé que 99,69 % des filières des universités publiques sont désormais normalisées, avec un objectif de 100 % d’ici au 21 septembre 2026, pour une rentrée académique sous le signe de la régularité.

99,69 % des filières des universités publiques sont désormais normalisées. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, lors d’une conférence de presse tenue le lundi 7 septembre 2026 à Ouagadougou. Il a aussi annoncé que ce taux devrait atteindre 100% le 21 septembre prochain, après la finalisation des stages de la filière pharmacie de l’université Joseph-Ki-Zerbo, la seule filière encore en entente sur les 321 recensées. « Dès la rentrée académique 2026-2027, nous aurons une normalisation complète des années académiques », a-t-il assuré.

Selon Adjima Thiombiano, le taux de normalisation de 99 ,69%, enregistré depuis le 31 août 2026 marque une avancée significative par rapport aux années précédentes où le taux de normalisation était passé de 50,47% en octobre 2023 à 81,31% en octobre 2024, puis à 92,52% au 30 septembre 2025.

Il a rappelé que les difficultés à la base des retards académiques ont été constatées depuis 2008 et se sont accentuées avec le système Licence Master Doctorat (LMD) en 2010.
« En 2023, des retards allant de 3 à plus de 30 mois étaient constatés, avec parfois trois promotions au même niveau.

Des mesures pour consolider les acquis

Les étudiants passaient en moyenne 5 à 6 ans pour obtenir leur licence, alors qu’il leur faut trois ans », a déploré le ministre chargé de l’Enseignement supérieur. Il a relevé que plusieurs stratégies ont été tentées sans succès. « C’est en 2023, avec le livre blanc, qu’une réponse globale a été engagée », a indiqué Adjima Thiombiano

Le ministre chargé de l’Enseignement supérieur a expliqué que la stratégie est structurée en plusieurs actions à savoir, assainissement des statistiques, suivi rigoureux des activités académiques, intégration de la plateforme « Campus Faso », recrutement d’enseignants-chercheurs et paiement progressif des dettes académiques. « Nous avons instauré l’ordre et la discipline pour tous les acteurs. Chacun se posait désormais la question : Que puis-je faire pour mon université, pour mon pays ? », a-t-il souligné.

Adjima Thiombiano a rendu hommage au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi qu’au Premier ministre et à l’ensemble du gouvernement qui ont permis la résorption de ces retards académiques. Il a salué les enseignants-chercheurs qui ont sacrifié leurs vacances sans contrepartie financière et les étudiants qui ont suivi des cours jusqu’à 23h. « Aujourd’hui, ce sont véritablement nos héros », a-t-il déclaré. Le ministre chargé de l’Innovation a soutenu que chaque Burkinabè devrait être fier de s’identifier aux universités par la qualité du travail et le respect de l’ordre et de la discipline. Interrogé sur les actions pour éviter de retomber dans les retards, le ministre Adjima Thiombiano a cité plusieurs
mesures.

« D’abord, la vigilance, le suivi rigoureux sans complaisance. Il y a également la mise en place d’un conseil d’établissement élargi pour anticiper les problèmes, la poursuite des recrutements d’enseignants, ainsi que la transition vers un enseignement supérieur orienté vers la professionnalisation », a-t-il détaillé. Le ministre chargé de l’Enseignement supérieur a ajouté que des sanctions pourraient être infligées encore, si nécessaire.

Leila Sylvia SAWADOGO
Maria KAHOUN
(Stagiaire)

Solidarité de la diaspora : plus de 31 millions FCFA octroyés au FSP et à Faso Mêbo

Les communautés burkinabè vivant en Ethiopie, Guinée et Lybie, ont manifesté leur solidarité en apportant plus de 31 millions francs CFA, au Fonds de soutien patriotique (FSP) et à l’Agence Faso-Mêbo, lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou.

Les Burkinabè de l’extérieur continuent de manifester leur patriotisme et accompagnement aux initiatives nationales de construction de la Patrie. Et ce, à travers des dons au Fonds de soutien patriotique (FSP) et à l’Agence Faso-Mêbo. En effet, les communautés burkinabè établies en Ethiopie, en Guinée et en Lybie, ont fait parler leur cœur en apportant une somme cumulée de plus de 31 millions francs CFA, dont les quittances ont été remises, lundi 7 septembre 2026, à Ouagadougou au ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.

La délégation de la communauté burkinabè vivant en Ethiopie, représentée par la déléguée du Haut conseil des Burkinabè de l’extérieur (HCBE), Abibata Barry, a remis au gouvernement une quittance de 20 200 470 F CFA. Ce montant a été mobilisé lors d’une collecte initiée par le HCBE. Elle a indiqué qu’il s’agit d’une mobilisation patriotique que la communauté effectue chaque année pour soutenir les caisses de l’Etat burkinabè.

Le délégué du HCBE de la communauté burkinabè établie en Guinée, Ahmed Thierry
Ouédraogo, a remis une quittance d’une valeur de 6,20 millions F CFA, comme contribution des Burkinabè vivant dans ce pays.

A sa suite, le délégué du HCBE de la diaspora établie en Guinée, Ahmed Thierry Ouédraogo, a remis une quittance d’une valeur de 6,20 millions F CFA, comme contribution solidaire des Burkinabè vivant dans ce pays. Cette enveloppe est destinée à la fois au Fonds de soutien patriotique et à l’Agence Faso Mêbo. Pour Ahmed Barry, cette contribution est l’expression palpable du patriotisme des Burkinabè de Conakry. Pour cette fois-ci, la diaspora en Lybie a injecté dans les comptes du FSP et de l’Agence Faso Mêbo un montant de 4 947 457 F CFA.

Rester dans la dynamique

La quittance qui témoigne du versement de cette somme a été remise par le représentant de cette communauté, Hamidou Simporé, au premier responsable de la diplomatie burkinabè. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a réitéré la reconnaissance du gouvernement au regard des efforts consentis.

« Depuis l’appel du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, nous avons constaté un ballet incessant de donation de la part de la diaspora. Ce qui veut dire que cet appel a été entendu et bien compris dans les quatre coins du monde. Soyez remercié pour votre sens de citoyenneté, de patriotisme et d’engagement pour la Patrie », a-t-il déclaré.

Le patron de la diplomatie burkinabè a également pris à témoin les différentes délégations actuellement en séjour au pays sur le fait que le Burkina Faso va bien, contrairement à ce qu’une certaine opinion des réseaux sociaux pourrait faire croire aux compatriotes vivant au-delà des frontières. Il a demandé à ses hôtes de porter ce message de retour dans leurs localités de résidence. « Dites aux compatriotes que le défi sécuritaire est entrain d’être maitrisé avec plus de 75% du territoire reconquis et un retour massif de populations déplacées interne dans leurs zones de départ.

Aussi au niveau de la sécurité alimentaire, les Initiatives présidentielles ont inversé la tendance et absorbé les menaces de famine. Et au plan énergétique l’espoir est grand, au regard des efforts déployés pour faire fonctionner les unités et usines qui se créent à travers les régions du pays », a martelé le ministre des Affaires étrangères. Il a conclu en encourageant la diaspora à
rester dans la dynamique de participer pleinement à la construction d’un Burkina Faso fort, libre, indépendant et prospère.

Wanlé Gérard COULIBALY
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)