Commune de Ouarkoye : l’AJUDCO clos l’édition 2026 de ses activités socio-culturelles et sportives

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Le chef-lieu de la commune rurale de Ouarkoye, dans la province du Mouhoun, a vibré au rythme de la clôture de la 16e édition des activités socio-culturelles et sportives de l’Association de la jeunesse unie pour le développement de la commune de Ouarkoye (AJUDCO), le samedi 5 septembre 2026. La cérémonie a été présidée par le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, représentant le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé.

Placée sur le thème « Rôle de la jeunesse et de la parenté à plaisanterie dans la consolidation de la cohésion sociale et la construction d’un Burkina résilient », la 16e édition des activités socio-culturelles et sportives de l’Association de la jeunesse unie pour le développement de la commune de Ouarkoye (AJUDCO) a connu son apothéose autour d’un match de football, le samedi 5 septembre 2026 à Ouarkoye. Cette clôture a été présidée par le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga. Il représentait le patron de la présente édition, le ministre de la Construction de la Patrie Mikaïlou Sidibé. L’activité a eu pour parrain Eric Kadeba Kani, directeur du contrôle interne du CHU Yalgado Ouédraogo.

Les invités d’honneur sont Nonyeza Bonzi et Fidèle Bètamou Aymar Tamini, respectivement député à l’Assemblée législative du peuple et secrétaire général du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. Le match opposant « FC 5 litre » à « Sporting club » s’est joué pour le compte de la finale du tournoi maracana de la fraternité lancé le 7 août dernier auquel 16 équipes ont participé. Il s’est soldé par la victoire de « FC 5 litre » sur le score d’un but à zéro. L’équipe victorieuse a reçu la somme de 100 000 F CFA, le trophée, un jeu de maillots, des médailles en or et des gadgets. Quant à l’équipe perdante, elle a empoché le montant de 70 000 F CFA, des médailles d’argent, un jeu de maillots, un ballon avec des gadgets. Les équipes classées 3e et 4e ont été également récompensées.

Main dans la main pour un Burkina prospère et résilient

Le coordonnateur de l’AJUDCO, Yacouba Lawanga Toé, a expliqué que l’édition 2026 a enregistré des activités de reboisement et une conférence publique sur le thème. Il s’est réjoui de l’organisation réussie de ces journées socio-culturelles et sportives sur lesquelles l’association fonde son action pour bâtir l’unité et la solidarité entre les fils et filles de la commune. Il faut compter également la parenté à plaisanterie, un levier sur lequel l’AJUDCO veut s’appuyer pour cultiver la paix et le développement local. C’est dans cette optique qu’un match gala a opposé, au cours de la soirée, les Peulhs aux Bwaba au terme duquel les deux équipes se sont quittées dos à dos.

Le parrain, Eric Kadeba Kani, a confié que c’est ensemble que la construction d’un Burkina Faso prospère et résilient est possible. Il a ainsi appelé les acteurs de la commune à se mettre ensemble pour contribuer à l’atteinte de cet objectif. Représentant le ministre Mikaïlou Sidibé, le gouverneur Babo Pierre Bassinga a salué la reprise des activités de l’association qui avaient été suspendues de 2020 à 2025, a-t-il dit, à cause de la crise sécuritaire. Mais « grâce à l’engagement et au dévouement des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), la localité a été progressivement reconquise et les populations sont revenues pour vaquer à leurs occupations », a-t-il distingué en guise d’hommage rendu aux FDS et VDP. Il a conclu que les activités socio-culturelles, sportives et ludiques prônées par l’AJUDCO trouvent un écho favorable dans le plan relance 2026-2030 en termes de promotion de paix, de sécurité et de cohésion sociale.

Yacouba BELEM

Une voie royale de souveraineté

Il y a des promesses qui se mesurent aux applaudis-sements du moment et d’autres qui se jugent à l’aune de leur concrétisation. Celle de mettre fin à l’importation des tenues militaires appartient désormais à la seconde catégorie.

A Bobo-Dioulasso, dans la région du Guiriko, une usine moderne de fabrication de tenues militaires dénommée Textile des Forces du Burkina Faso ou « TEXFORCES – BF » est aujourd’hui achevée. Son ouverture marque une étape importante dans la marche vers une plus grande autonomie industrielle du Burkina Faso.

Le complexe est implanté à Logofoursso, à la sortie de Bobo-Dioulasso sur l’axe Bobo-Orodara, au cœur d’une importante zone cotonnière.
Au-delà des murs, des machines et des équipements de dernière génération, cette usine porte une vision.

Celle d’un Burkina Faso qui entend progressivement produire ce dont il a besoin, plutôt que de dépendre systématiquement de l’extérieur. Dans un contexte marqué par la recherche de souveraineté nationale, le choix de produire localement les uniformes destinés aux Forces de défense et de sécurité n’est donc pas anodin.

Il revêt une dimension économique, stratégique et même symbolique. Pendant longtemps, le Burkina a eu recours à l’importation pour satisfaire une partie de ses besoins en équipements et en habillement militaires. Cette dépendance, souvent considérée comme une fatalité, peut désormais être progressivement réduite. La nouvelle unité industrielle de Bobo-Dioulasso vient apporter une réponse concrète à cette problématique. Elle devrait permettre de maîtriser davantage la chaîne de production, depuis le tissu, jusqu’à la confection des tenues.

Mais, l’intérêt de cette infrastructure ne se limite pas aux seuls besoins des forces armées et des autres services de sécurité. L’usine est également appelée à produire des tissus destinés aux populations civiles. Toute chose qui donne à cette initiative une dimension supplémentaire. Il ne s’agit plus seulement de fabriquer des uniformes pour les hommes en tenue, mais de contribuer à l’émergence d’une véritable industrie textile nationale.

Cette orientation mérite d’être saluée, car, l’industrialisation demeure l’un des grands défis du développement du Burkina Faso. Un pays qui transforme ses matières premières, fabrique localement ses biens et crée des emplois est un pays qui renforce progressivement son indépendance économique. Chaque machine installée, chaque atelier fonctionnel et chaque compétence acquise participe ainsi à la construction d’une économie moins vulnérable aux soubresauts extérieurs.

Autre élément particulièrement significatif : la réalisation de l’usine sur fonds propres, sans recours au crédit. Dans une économie confrontée à de multiples contraintes financières, cet aspect traduit une volonté de privilégier l’investissement national et de limiter la dépendance aux financements extérieurs. Il faudra cependant veiller à la pérennité de l’outil, à sa bonne gestion, à son approvisionnement régulier en matières premières et surtout à la formation continue des ressources humaines. Car, construire une usine est une chose ; la faire fonctionner durablement en est une autre.

Le véritable défi commencera avec la production. Il faudra atteindre des standards de qualité élevés, respecter les délais, maîtriser les coûts et rendre les produits compétitifs. L’ouverture officielle de cette usine devra être perçue comme le début d’une nouvelle étape. Celle où le Burkina Faso transforme progressivement ses ambitions de souveraineté en réalisations industrielles concrètes.

A Bobo-Dioulasso, capitale éco-nomique du pays, cette unité trouve naturellement sa place. Elle pourrait contribuer à redonner à la ville son rôle de pôle industriel et manu-facturier, tout en créant des opportunités pour la jeunesse et les acteurs locaux. La promesse est désormais devenue une réalité. Reste à faire de cette usine un outil performant, durable et pleinement intégré à l’économie nationale.

Kamélé FAYAMA

 

Boromo : le général de division Célestin Simporé, au contact des forces combattantes et des populations

Dans le cadre de la tournée gouvernementale dans la région du Guiriko, le camarade ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, a effectué, le lundi 7 septembre 2026, une premiere étape dans la ville garnison de Boromo.

La délégation ministérielle a été accueillie au haut-commissariat par le camarade Bako Martin, haut-commissaire, en présence des autorités administratives, militaires et paramilitaires. Cette étape a également été marquée par des échanges avec les autorités coutumières et religieuses de la localité. Naaba Tegawendé, chef de canton de Boromo, a adressé ses remerciements au camarade ministre d’Etat et à sa délégation.

Il a formulé des bénédictions pour la réussite de la mission des Forces combattantes et la victoire dans la lutte contre le terrorisme, rappelant son engagement aux côtés de la Nation en tant que premier Volontaire pour la défense de la patrie (VDP) de la zone. Le général de division Célestin Simporé a indiqué que cette halte à Boromo s’inscrit dans une démarche de proximité avec les populations, pour les saluer et leur exprimer la reconnaissance du gouvernement pour leur accompagnement multiforme.

Il a réitéré sa gratitude aux filles et fils de Boromo et des localités environnantes pour leur soutien et les a invités à poursuivre leurs prières et leur accompagnement en faveur de la reconquête du territoire. Evoquant la Révolution populaire et progressiste (RPP), le camarade ministre d’Etat a souligné que celle-ci ne se limite pas au domaine sécuritaire. Elle vise également la restauration de l’intégrité et de la souveraineté nationale dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, les infrastructures et la santé. Des invocations, prières et bénédictions ont ensuite été formulées pour la mission de la délégation ainsi que pour l’ensemble des Forces combattantes engagées dans la lutte contre le terrorisme.

Aux côtés des Forces combattantes

… a adressé aux hommes et aux femmes engagés sur le théâtre des opérations, les félicitations et les encouragements du gouvernement pour les efforts consentis.

La délégation s’est ensuite rendue au détachement militaire de Boromo, notamment auprès de la deuxième brigade d’intervention aéroportée. Le chef de corps, le lieutenant Boli Abdoul Karim, a présenté un point de situation très acceptable sur l’évolution du contexte sécuritaire dans la zone. Le général de division Célestin Simporé a également rencontré une représentation des différentes forces engagées dans la sécurisation de Boromo et de ses environs : Gendarmerie nationale, Police nationale, Police municipale, Eaux et forêts, garde de sécurité pénitentiaire, groupement de commandos parachutistes, brigade nationale de sapeurs-pompiers et VDP.

S’adressant à la troupe, le général de division Célestin Simporé a indiqué être porteur du message du Président du Faso, chef de l’Etat et chef suprême des armées, le camarade capitaine Ibrahim Traoré et de l’ensemble du gouvernement. Il a adressé aux hommes et aux femmes engagés sur le théâtre des opérations et dans les missions de sécurisation du territoire les salutations, les félicitations et les encoura-gements du gouvernement pour les efforts consentis. Selon lui, leurs efforts contribuent à la stabilisation progressive de la situation sécuritaire, à la restauration de la libre circulation entre les villes et à la reprise des activités socioéconomiques, notamment celles des agriculteurs.

Le ministre d’Etat a exhorté les Forces combattantes à maintenir leur résilience et à redoubler de vigilance afin de consolider les acquis. Il les a également appelées à intégrer l’esprit de la RPP dans leurs comportements quotidiens, au service de la Nation, de leurs familles et de la communauté. « Cultiver les qualités de bons révolutionnaires », a-t-il recommandé, invitant chacun à apporter sa contribution à l’effort national, quelle que soit sa position. « Chacun joue son rôle et tout va fonctionner parfaitement », a-t-il martelé, insistant sur la complémentarité des différentes forces engagées sur le terrain.

Si chaque corps dispose de missions spécifiques, leur efficacité repose, a-t-il rappelé, sur la solidarité, la cohésion et la complémentarité. Le ministre d’Etat a enfin adressé des félicitations particulières aux VDP pour les sacrifices consentis aux côtés des autres composantes des Forces combattantes. Cette étape de Boromo aura ainsi permis au camarade ministre d’Etat de réaffirmer, au nom du gouvernement, la reconnaissance de la Nation envers les forces combattantes et les populations, tout en appelant à maintenir la mobilisation collective pour la restauration de l’intégrité du territoire et la consolidation de la souveraineté nationale.

DCRP/MGDP

Ouagadougou : une maison close fermée

Revenant d’un séjour en province le weekend dernier, Kantigui a fait une escale « technique » dans un quartier périphérique de Ouagadougou avant de rejoindre son domicile. Dans le kiosque à café où il s’est arrêté, des échanges entre des jeunes ont attiré l’attention de Kantigui. Tendant l’oreille, il a ouï dire qu’une maison close qui servait de lieu de (…)

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Kantigui
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Boromo : une foule en liesse accueille le président du Faso

En route pour Bobo-Dioulasso, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a marqué, le mardi 8 septembre 2026, une halte à Boromo, dans la province des Balé. Une occasion pour une immense foule de saluer et d’exprimer son soutien au chef de l’Etat, attendu dans la capitale économique pour l’inauguration de l’usine de confection de tissus et de tenues militaires.

La ville de Boromo était en liesse dans la matinée du mardi 8 septembre 2026 au passage du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. En route pour Bobo-Dioulasso où il doit présider l’inauguration de l’usine de confection de tissus et de tenues militaires, aujourd’hui, le chef de l’Etat a marqué une halte dans cette ville de la province des Balé. De part et d’autre de la Route nationale 1 (RN1), une foule nombreuse s’est massée pour accueillir son leader. Hommes, femmes et jeunes ont investi les abords de l’axe routier, dans une ambiance particulièrement enthousiaste.

A son arrivée, les ovations, les applaudissements et les manifestations de joie ont accompagné le passage du cortège présidentiel. Cette mobilisation témoigne, une nouvelle fois, de l’engouement suscité par les déplacements du chef de l’Etat à travers le pays. A Boromo, les populations ont voulu marquer leur présence et adresser un message de soutien au président du Faso, dans un contexte national marqué par la dynamique de reconquête de la souveraineté et la promotion de la production nationale. Après cette halte, le capitaine Ibrahim Traoré a poursuivi son trajet vers Bobo-Dioulasso.

Dans la capitale économique, il est attendu pour l’inauguration d’une infrastructure industrielle destinée notamment à renforcer les capacités nationales dans la fabrication des tissus et des tenues militaires. Cette usine s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de réduire la dépendance du Burkina Faso vis-à-vis des importations et de promouvoir la transformation locale. La production de tenues militaires sur le territoire national constitue ainsi une étape supplémentaire dans la démarche visant à développer des capacités industrielles répondant aux besoins du pays.

Pour les populations venues accueillir le président du Faso à Boromo, cette halte aura été un moment fort. Pendant quelques instants, la circulation sur la RN1 s’est muée en une véritable scène de communion entre le chef de l’Etat et une foule déterminée à lui témoigner son enthousiasme. De Boromo à Bobo-Dioulasso, le déplacement présidentiel s’inscrit sous le signe de la mobilisation populaire et de la promotion du « produire au Burkina ».

Kamélé FAYAMA

𝗕𝗖𝗟𝗖𝗖 : 𝗟𝗲 𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗠𝗮𝗵𝗮𝗺𝗮𝗱𝗼𝘂 𝗦𝗔𝗡𝗔 𝗶𝗻𝗮𝘂𝗴𝘂𝗿𝗲 𝘂𝗻 𝘀𝘁𝘂𝗱𝗶𝗼 𝗱é𝗱𝗶é à 𝗹𝗮 𝗹𝘂𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗸𝗲 𝗻𝗲𝘄𝘀 𝗲𝘁 à 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝗻𝘀𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 à 𝗹𝗮 𝗰𝘆𝗯𝗲𝗿𝘀𝗲́𝗰𝘂𝗿𝗶𝘁𝗲́

Le Ministre de la Sécurité, le Camarade Mahamadou SANA, a procédé, dans l’après-midi de ce mardi 8 septembre 2026, à l’inauguration du studio multimédia de la Brigade Centrale de Lutte contre la Cybercriminalité (BCLCC). Cette infrastructure moderne est destinée à renforcer la communication préventive et la sensibilisation des populations face aux défis croissants du numérique.
Doté d’équipements audiovisuels de dernière génération, ce studio servira à produire des capsules dédiées à la déconstruction des fausses informations (fake news), à la sensibilisation à la cybersécurité et à la vulgarisation de diverses thématiques en lien avec la sécurité.
À travers cet investissement, le Ministère de la Sécurité se dote d’un outil stratégique pour promouvoir une information fiable, développer une culture de cybersécurité et renforcer la résilience des citoyens face aux menaces numériques.
Le studio contribuera également à l’éducation des populations aux enjeux du numérique, à la prévention des risques liés à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, ainsi qu’à la promotion des bonnes pratiques en ligne.
Cette réalisation traduit la volonté du Gouvernement, sous l’impulsion du Camarade Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, de faire de la communication de proximité et de la prévention des risques numériques un levier majeur de la stratégie nationale de sécurité.
À travers des contenus pédagogiques, accessibles et adaptés aux réalités des citoyens, la BCLCC entend renforcer la vigilance collective et accompagner les populations dans une utilisation responsable et sécurisée des outils numériques.
DCRP_MSECU

COP31 et COP32 : La société civile africaine prépare une position commune à Addis-Abeba

Sous l’égide de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) se tient la Réunion continentale sur le renforcement de l’action climatique de la société civile africaine en matière de systèmes alimentaires et d’agriculture en vue de la COP31 et COP32, du 7 au 9 septembre 2026, à Addis-Abeba, en Ethiopie. Objectif, adopter une position commune sur la prise des priorités et solutions africaines lors des prochaines négociations internationales sur le climat, à travers une présence forte et coordonnée.

Les organisations de la société civile africaine représentant les agriculteurs, les pêcheurs, les pasteurs, les peuples autochtones, les femmes, les jeunes veulent parler d’une seule voix pour lors des rencontres mondiales sur le climat. Conformément à cet objectif, à l’initiative de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), se tient la Réunion continentale sur le renforcement de l’action climatique de la société civile africaine en matière de systèmes alimentaires et d’agriculture en vue de la COP31 en Turquie et de la COP32 en Ethiopie, du 7 au 9 septembre 2026, à Addis-Abeba, en Ethiopie. Il s’agit durant ces 72 heures, à travers panels, sessions plénières, travaux en ateliers, d’œuvrer à améliorer la préparation et la coordination de l’engagement collectif de la société civile africaine pour une intégration des systèmes alimentaires et l’agriculture durables dans l’agenda climatique.

Dans ces remarques introductives, le Directeur exécutif de la Coordination nationale du Consortium « Population, Santé et Environnement » d’Éthiopie (PHEEC), Endashaw Mogessie, a indiqué que les négociateurs africains sur le climat doivent aller aux prochaines Conférences des Parties (COP) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) avec des priorités du continent clairement définies, bien coordonnées et fondées sur les expériences des communautés africaines. L’Afrique doit passer des voix fragmentées à des positions communes pour mieux influencer les négociations sur le climat.

Durant ces 72 heures, les participants vont travailler à sortir une feuille de route commune qui met en avant les solutions et les priorités africaines dans les prochaines négociations internationales sur le climat.

Pour la représentante du Conseil d’administration de AFSA, Anne Maina, le continent africain ne doit pas aller à ces rencontres internationales en tant que victime du réchauffement climatique mais aussi en tant que région qui a son mot à dire, des solutions endogènes à mettre sur la table des négociations. Mieux, il ne peut y avoir de discussions sur une transition juste, le financement climatique, l’agriculture et les systèmes alimentaires sans la voix de la société civile, de ceux qui subissent au quotidien les effets du changement climatique, a-t-elle insisté.

« L’avenir climatique de l’Afrique est indissociable de son avenir alimentaire »

La représentante du ministre éthiopien de la planification et du développement, Hanna Abebe, a souligné l’importance de la synergie entre société civile et acteurs publics sur l’action climat.

Selon le coordonnateur général de AFSA, Dr Million Belay, la COP 32 qui se tiendra en 2027 à Ethiopie constitue un moment pour l’Afrique de contribuer à façonner l’agenda mondial de l’alimentation et du climat depuis son propre territoire, en plaçant au centre des discussions les communautés, les savoirs et les solutions africains. Elle offre également une fenêtre d’opportunité politique pour la société civile de bâtir un mouvement continental autour d’une idée simple : l’avenir climatique de l’Afrique est indissociable de son avenir alimentaire.

Pour tirer le meilleur parti de cette opportunité, la société civile africaine devrait se concentrer sur cinq actions simples : coordonner autour d’un agenda commun, relier les luttes locales aux négociations continentales et mondiales, créer des espaces permettant aux communautés, en particulier aux femmes et aux jeunes, de s’exprimer, catalyser les politiques et les financements en faveur de solutions portées par les Africains et communiquer à partir d’un narratif africain. En vue de la COP32, la société civile doit revendiquer un ensemble de mesures politiques claires et ciblées à savoir des financements substantiels pour l’adaptation qui parviennent réellement aux communautés, des investissements publics dans l’agroécologie et la restauration des sols, la protection des systèmes semenciers gérés par les agriculteurs, une transition juste qui protège les moyens de subsistance, les droits et la dignité… « Nous avons donc besoin d’une autre voie.

Le président du groupe des négociateurs africains sur le climat, Antwi-Boasiako Amoah : « une transition juste doit protéger les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs, les travailleurs, les commerçants, les transformateurs et les communautés rurales ».

L’agroécologie offre cette voie. C’est à la fois une science, une pratique et un mouvement. Elle régénère les sols, protège la biodiversité, renforce les systèmes semenciers gérés par les agriculteurs, soutient les savoirs autochtones, favorise la diversité alimentaire et permet de conserver la valeur au plus près des communautés locales », a ajouté Dr Belay.

Tout en saluant l’initiative de cette rencontre, le président du groupe des négociateurs africains sur le climat, Dr. Antwi-Boasiako Amoah, a listé sept priorités pour le continent. Il s’agit de préserver l’équilibre de l’Accord de Paris, transformer l’Objectif mondial en matière d’adaptation en actions financées, obtenir des résultats significatifs en matière d’agriculture et de sécurité alimentaire, mobiliser conséquemment des financements climatiques à la hauteur des besoins, rendre la transition juste compatible avec le développement de l’Afrique, renforcer l’action face aux pertes et préjudices, défendre une coopération équitable et une participation significative.

Une feuille de route forte et claire sur les priorités du continent

L’ancien vice-Premier ministre éthiopien, Demeke Mekonnen, a, pour sa part, indiqué que la nutrition, la santé et le climat sont étroitement liés. Car, lorsqu’une inondation ou une sécheresse affecte le champ du paysan, ce n’est pas seulement une perte agricole, il s’en suit une crise alimentaire, nutritionnelle et sanitaire. C’est pourquoi, il a appelé à faire de la nutrition un indicateur central des négociations climatique, à placer la question des populations affectées au centre de l’agenda, et à défendre une transition juste ancrée dans l’agroécologie.

La représentante du ministre éthiopien de la planification et du développement, Hanna Abebe, a souligné l’importance de la synergie entre société civile et acteurs publics sur l’action climat. Elle a invité les participants à sortir de ces trois jours avec une feuille de route forte et claire sur les priorités du continent pour les prochains rendez-vous mondiaux sur le climat.

Le Président de la Coordination Burkinabè des Organisations Paysannes (CBOP), Thiombiano Joseph : « l’Afrique ne doit pas seulement subir les décisions qui façonnent son avenir ; elle doit participer pleinement à leur définition et contribuer à les façonner ».

Le Président de la Coordination Burkinabè des Organisations Paysannes (CBOP), Thiombiano Joseph, a salué la pertinence de cette réunion qui constitue un espace privilégié de dialogue, de partage d’expériences et surtout de construction d’une vision africaine commune face aux défis liés au changement climatique, à l’agriculture et à la transformation de nos systèmes alimentaires. « Les échanges me confortent dans une conviction profonde : l’Afrique doit plus que jamais unir ses voix et renforcer son pouvoir collectif dans les espaces de décision régionaux et internationaux. (…) Il ne suffit plus que l’Afrique soit présente dans les négociations internationales, elle doit y arriver avec une position commune, portée par ses propres réalités, ses connaissances, ses solutions et les aspirations de ses peuples », a confié M. Thiombiano.

Mahamadi SEBOGO

Windmad76@gmail.com

(Depuis Addis-Abeba, Ethiopie)

 

 

 

 

 

 

 

 

Séjour du Président du Faso à Bobo-Dioulasso : Le Camarade Ibrahim Traoré accueilli par une forte mobilisation populaire

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, est arrivé à Bobo-Dioulasso, ce mardi 8 septembre 2026, dans le cadre d’un séjour consacré à plusieurs activités d’envergure dans la région du Guiriko.

C’est une foule nombreuse, mobilisée depuis l’entrée de la cité de Sya qui a accueilli le président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré jusqu’à son pied à terre, le mardi 8 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, dans le cadre d’un séjour consacré à plusieurs activités d’envergure dans la région du Guiriko. Aux côtés des populations, les forces vives de la région ont également répondu présentes à cet appel à la mobilisation. Responsables administratifs, acteurs économiques, organisations de la société civile, représentants des différentes composantes socioprofessionnelles et la veille citoyenne se sont joints à cette mobilisation populaire. Pour le chargé de mission auprès de la Présidence du Faso pour le compte de la région du Guiriko Omar Traoré, la forte mobilisation enregistrée à l’occasion de l’arrivée du Chef de l’État constitue une nouvelle illustration de l’adhésion populaire aux actions du président du Faso. Il s’est notamment réjoui de la participation des différentes composantes de la population, particulièrement les jeunes, les femmes et les appelés à l’immersion patriotique.

Pour le chargé de missions auprès de la Présidence du Faso pour le compte de la région du Guiriko Omar Traoré, la population reste toujours mobilisée aux côtés du président du Faso.

Dans la perspective de la poursuite du séjour présidentiel, Omar Traoré a annoncé une nouvelle mobilisation des populations dès 7 heures, le lendemain, à la place de la Gare routière de Bobo-Dioulasso. Il s’agira, selon lui, d’accompagner le Chef de l’État jusqu’au site de Lôgofourousso, où est prévue l’inauguration d’une usine. La représentante des appelés à l’immersion patriotique, Fatimata Diallo, s’est, pour sa part, réjouie de la forte mobilisation de ses camarades. Selon elle, cette expérience a contribué à renforcer leur engagement citoyen et leur attachement aux valeurs patriotiques. « On a appris et on est devenus de nouveaux citoyens. On est désormais plus engagés pour la cause de notre patrie », a-t-elle déclaré. Fatimata Diallo a, par ailleurs, invité les populations de Bobo-Dioulasso à se mobiliser à l’occasion des différentes activités inscrites au programme du séjour présidentiel, notamment les cérémonies d’inauguration de l’usine de Lôgofourousso et du nouvel amphithéâtre de l’Université Nazi Boni.

POO

 

Coopération bilatérale : l’axe Ouagadougou-Libreville se renforce avec l’arrivée du nouvel ambassadeur de la République Gabonaise au Burkina Faso

L’ambassadeur de la République Gabonaise nouvellement accrédité auprès du Burkina Faso a été reçu dans l’après-midi du mardi 7 septembre 2026 au ministère des Affaires étrangères, pour le cérémonial de remise des Copies figurées des Lettres de créance au Chef de la diplomatie burkinabè.
Lors des échanges qui ont suivi la remise des Copies figurées de ses Lettres de créance SEM Thierry Yvon Michel N’GOMA a traduit sa reconnaissance aux autorités burkinabè pour avoir accepté son accréditation, tout en indiquant qu’il sera un homme de terrain pour explorer les opportunités qui permettront de donner du contenu à la coopération entre son pays et le Burkina Faso.
Il a par ailleurs salué la vision panafricaniste et l’esprit révolutionnaires qui caractérisent la gouvernance actuelle au Burkina Faso sous le leadership du Camarade Président du Faso le Capitaine Ibrahim TRAORE, une gouvernance qui inspire plusieurs pays dont la République Gabonaise.
Le diplomate gabonais a aussi souligné la qualité des relations bilatérales entre les deux pays, notamment dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, où plusieurs cadres de l’Administration publique gabonaise formés au Burkina Faso et qui font preuve d’un professionnalisme hors pair.
Le ministre des Affaires étrangères a, à son tour, salué la vision responsable du Président gabonais SEM Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, une vision stratégique que le Burkina Faso apprécie.
Sur le plan de la coopération, il y’a un potentiel riche et varié qui n’attend qu’à être exploiter pour consolider les liens historiques entre le Burkina Faso et la République Gabonaise, selon le Chef de la diplomatie burkinabè.
Le Camarade Karamoko Jean Marie TRAORE a rassuré de la bonne disposition de toute son équipe à œuvrer avec l’ambassadeur gabonais, pour écrire une nouvelle page dans les relations entre Ouagadougou et Libreville et en faire un modèle de coopération Sud-Sud.
Le nouvel ambassadeur de la République Gabonaise auprès du Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou, est également accrédité auprès des deux autres pays de la Confédération AES que sont la République du Mali et la République du Niger.
DCRP/MAE

Ouagadougou : Coup d’envoi des deuxièmes Jeux de l’AES

Les deuxièmes Jeux de la Confédération des États du Sahel (JAES) sont officiellement ouverts le lundi 8 septembre 2026, à Ouagadougou. Au Palais des Sports de Ouaga 2000, la cérémonie a été présidée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, représenté par le président de l’Assemblée législative du Peuple, le Dr Ousmane Bougouma.

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, a donné lecture du discours du Président du Faso.
La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, a donné lecture du discours du Président du Faso.

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, a donné lecture du discours du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, également président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), marquant ainsi le lancement officiel de cette première édition. « Qu’un athlète burkinabè gagne, qu’un athlète malien gagne ou qu’un athlète nigérien gagne, c’est notre jeunesse commune qui gagne. Car désormais, au-delà de nos frontières, nous avons un destin commun à construire », a-t-elle laissé entendre.

La cérémonie a été présidée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, représenté par le président de l’Assemblée législative du Peuple, Dr Ousmane Bougouma.
La cérémonie a été présidée par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, représenté par le président de l’Assemblée législative du Peuple, Dr Ousmane Bougouma.

Au total, 376 athlètes, accompagnés de 164 encadreurs et officiels, du Burkina Faso, du Mali et du Niger, prennent part à ces jeux. Prévus du 7 au 16 septembre, ces Jeux proposeront au public 10 journées de compétition réparties sur 8 sites. 12 disciplines sont inscrites au calendrier : football, handball, lutte, boxe, taekwondo, judo, athlétisme, karaté, cyclisme, kung-fu et tir à l’arc, auxquels s’ajoute un tournoi de football.

Au-delà de la compétition sportive, ces Jeux se veulent surtout un espace de fraternité, de rencontre et de rapprochement entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ils traduisent également la volonté des trois pays de construire ensemble un espace confédéral fondé sur la solidarité et le vivre-ensemble.

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