Le capitaine Ibrahim Traoré inaugure TEXFORCES-BF pour produire les tenues des FDS et des civils
Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, a inauguré, ce mercredi 9 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso, le complexe industriel de Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF). Implantée à Logofourousso, dans le secteur 29, cette infrastructure est destinée à renforcer la transformation locale du coton et à répondre aux besoins en habillement des Forces de défense et de sécurité (FDS), des corps paramilitaires, des professionnels et des populations civiles.
Lancé en avril 2024, le complexe industriel de Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF) est prêt à produire ses premières tenues. L’inauguration a été faite par le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré le mercredi 9 septembre 2026 à Bobo-Dioulasso. L’ambition affichée est de développer une chaîne textile intégrée, allant de la transformation de la fibre jusqu’à la confection des produits finis. Le complexe est implanté sur un site de 30 hectares, avec un capital social annoncé à 17 milliards de F CFA. Elle porte l’ambition de contribuer au renforcement de la souveraineté économique et industrielle du Burkina Faso à travers la transformation locale du coton. Les capacités annuelles annoncées traduisent l’ampleur du projet.
À terme, TEXFORCES-BF prévoit notamment une capacité de 20 millions de mètres de tissus tissés par an, ainsi que 6 millions de mètres de maille issus du tricotage. Pour la finition et la teinture, la capacité annoncée atteint 20 millions de mètres par an. La confection de tenues pourrait atteindre 6 millions de pièces par an, tandis que la production de tee-shirts est annoncée à 6 millions d’unités. Le complexe prévoit également une production pouvant atteindre 1 million de paires de chaussettes par an. Une unité de tricotage à plat est, par ailleurs, destinée à la production de cols, poignets et articles connexes.
Ces capacités doivent évoluer progressivement avec le développement du complexe et l’intégration de nouveaux maillons de la chaîne textile. Les objectifs industriels affichés comprennent également la production de plus de 20 millions de pièces confectionnées par an et la création de plus de 20 000 emplois directs à terme. Le projet annonce en outre plus de 60 000 emplois et moyens d’existence soutenus au sein de l’écosystème textile.
Noufou NEBIE
Gestion de conflits miniers: les acteurs locaux outillés pour plus d’efficacité
L’Office nationale de la sécurisation des sites miniers organise un atelier de renforcement de capacités des gouverneurs de régions et des directeurs régionaux chargés des mines sur la gestion des conflits miniers, du 8 au 10 septembre 2026, à Ouagadougou.
L’Office nationale de la sécurisation des sites miniers (ONASSIM) veut davantage impliquer les chefs de circonscriptions administratives dans la résolution des conflits miniers. Pour cela, il a organisé un atelier de renforcement de capacités des gouverneurs de régions et des directeurs régionaux chargés des mines sur la gestion des conflits miniers. Présidée par le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, cette rencontre se tient, du mardi 8 au jeudi 10 septembre 2026, à Ouaga-dougou.
A l’ouverture des travaux, il a salué cette activité qui traduit, selon lui, l’engagement de l’ensemble des acteurs à la préservation de la paix, de la cohésion sociale et de la sécurité dans les zones minières. Il a indiqué que l’atelier vise à doter les principaux acteurs territoriaux d’outils et de métho-des leur permettant de mieux prévenir, gérer et résoudre les conflits dans les zones minières. Les participants vont échanger leurs expériences, analyser les réalités du terrain et formuler des recommandations en faveur d’une gouvernance plus apaisée du secteur minier.
« Prévenir un conflit, c’est savoir écouter, analyser les signaux précurseurs, comprendre les préoccupations des différentes parties, favoriser le dialogue et intervenir tôt avant que la situation ne dégénère », a soutenu le ministre de la Sécurité.
Cette approche préventive, a-t-il ajouté, exige une administration territoriale forte, réactive et capable de travailler en synergie avec les services techniques,
les structures nationales chargées de la sécurisation des sites miniers et les acteurs miniers et les communautés locales.
Le parrain de la cérémonie, ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a estimé que compte tenu du caractère dynamique du secteur minier, l’initiative d’outiller les gouverneurs de régions et les directeurs régionaux chargés des mines sur la gestion des conflits miniers est un moyen de gérer et prévenir les conflits qui gangrènent le secteur.
Conjuguer les efforts de tous les acteurs
Il a précisé que les conflits miniers concernent non seulement les mines industrielles, mais également les exploitations artisanales. C’est pourquoi, a-t-il relevé, il est donc nécessaire de cultiver un climat apaisé qui nécessite des actions préalables permettant d’éviter les conflits. « A travers ces trois jours, nous allons aborder différentes thématiques qui vont renforcer les capacités des acteurs et permettre de mener à bien les missions sur le terrain », a souligné le ministre chargé des mines.
Le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, saluant cette rencontre, a expliqué que les conflits miniers peuvent être portés sur l’occupation des espaces miniers, les conflits fonciers, la cohabitation entre sociétés minières et exploitants artisanaux ou encore sur la distribution de retombées socio-écono-miques. Ainsi, de son point de vue, cet atelier va constituer un levier majeur dans la gestion de ces conflits et les modes de résolution. « Cela permettra sans doute d’améliorer la coordination des interventions
de l’Etat au niveau des sites concernés et de conjuguer les efforts de tous les
acteurs », a souligné Abdoulaye Bassinga.
Soumaïla BONKOUNGOU
Aïssatou DIARRA
(Stagiaire)
Projet de développement durable de Ouagadougou: plus de 6 km de voirie inaugurés
Les ouvrages routiers de la centralité secondaire du Grand-Est regroupant les quartiers Dassasgho et Wayalghin, ont été inaugurés, mardi 8 septembre 2026, à Ouagadougou.
La dynamique d’aménagement urbain se poursuit à un rythme soutenu dans la capitale burkinabè. Une voirie de plus de six kilomètres a été mise en service officiellement, au quartier Dassasgho et Wayalghin, le 8 septembre 2026. Au delà de la réhabilitation des voiries, il y a également la construction de deux forages équipés de châteaux, deux kilomètres d’éclairage pu-blic solaire et la plantation d’un millier d’arbres pour reverdir les zones bénéfi-ciaires. Pour le représentant du Président de la délégation spéciale (PDS) de Ouagadougou, Pingdwendé Dieudonné Ouédraogo, l’ouverture de ces infrastructures s’inscrit dans la dynamique du désenclavement et d’une meilleure organisation de la ville, pour offrir plus de confort aux ouagavillois.
« Le premier axe de cette voirie est d’environ 3km reliant la Rue Naaba-Kibé au Boulevard Thomas-Sankara. Quant au deuxième, d’une distance de plus d’un kilomètre, il part du musée national à l’avenue de la Croix Rouge. Enfin, le dernier est une voie d’accès de plus de deux kilomètres aux équipements publics de la zone et les autres réalisations dudit projet », a-t-il éclairé. La concrétisation de cette vision municipale, a poursuivi Dieudonné Ouédraogo, s’est élevée à plus de 6 milliards F CFA.
De son avis, la construction des infrastructures utiles, durables et répondant aux besoins des populations constituent de véritables prouesses vers le développement qui se ressent dans le quotidien du peuple. Il a ainsi, invité les bénéfi-ciaires au respect des emprises, des ouvrages d’assainissement, de la signalisation et de l’ensemble des équipements.
« La commune construit, mais la préservation des réalisations est collective », a conclu le représentant du PDS.
Selon le représentant du ministre de la Construction de la patrie, le colonel-major, Elie Tarpaga, l’inauguration de ce linéaire routier de plus de six kilomètres, à travers la phase II du Projet de développement durable de Ouagadougou (PDDO2), est l’illustration d’un
Etat qui démontre que les impôts et le sacrifice des Burkinabè prennent forme. Il a affirmé que le PDDO est le quatrième pilier du plan RELANCE.
Préserver les biens publics

Malgré les difficultés et les défis, a signifié Le colonel-major Elie Tarpaga, le Burkina Faso avance avec son peuple. Il a félicité l’Agence municipale des grands travaux (AMGT) qui a assuré la maitrise d’ouvrage déléguée. Le représentant du ministre de la Construction de la Patrie a appelé les différents acteurs à l’union et à la préservation des biens publics. Pour le Directeur général (DG) de l’AMGT, Youmandia Djibril Toguyeni, la réhabilitation de ces bretelles de voies sont stratégiques.
« Nous n’avons pas choisi ces voiries parce qu’on les aime plus que les autres. Elles ont été choisies parce qu’elles vont non seulement contribuer à désenclaver les quartiers, mais aussi apporter une dynamique de rééquilibre de notre territoire », a-t-il souligné. Pour lui, la particularité de ces voies aménagées est l’inclusion de tous les usagers, du piéton aux automobilistes.
S’agissant de l’installation des éclairages publics solaires, le DG de l’AMGT a exprimé sa volonté d’exploiter le soleil et permettre aux familles de réduire la consommation de l’électricité. Le représentant des résidants bénéficiaires, Joseph Tapsoba, a exprimé sa satisfaction pour l’acquisition de ces nouvelles infrastructures. « C’était l’insécurité totale tout le long du mur côté ouest du musée. Les délinquants y régnaient en maîtres absolus, dès les tombées de la nuit », a-t-il révélé, promettant d’engager la population à préserver ces biens précieux pour elle et toute la Nation.
Soumaïla BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)
Développement des collectivités territoriales : une immersion pour valoriser l’impact des actions dans le Goulmou
L’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales organise, du 6 au 15 septembre 2026, une caravane de presse dans plusieurs régions pour valoriser ses interventions au profit des populations bénéficiaires.
L’Agence nationale d’appui au développement des collectivités territoriales (ADCT) est sur le terrain de ses réalisations pour les mettre en lumière. En effet, elle a initié une caravane de presse qui a débuté, lundi 8 septembre 2026, dans la région du Goulmou. Cette sortie des professionnels de médias offre l’occasion de constater les efforts déployés par l’ADCT, dans les différentes régions en termes de réalisation d’infrastructures éducative, sanitaire…
Dans la commune de Fada N’Gourma, les journalistes ont pu visiter des boutiques réalisées en 2025 dans le cadre du financement du Programme pour la résilience, la gouvernance locale et les services de base (PREGOLS). Le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Fada N’Gourma, Kampadiba Jérôme Idani, a confié que ces ouvrages, au nombre de 22, sont des espaces d’exposition des potentialités culturelles (pagnes traditionnelles, objets d’art, miel, etc.) de son ressort territorial et des autres communes de la région.
L’initiative, selon lui, vise à centraliser les artisans en un seul endroit pour favoriser les acquisitions. Il a fait savoir qu’avec une location de 10 000F CFA par mois, ces boutiques permettent aux acteurs de réaliser de bonnes affaires et aussi à la commune de bénéficier de recettes de plus de deux millions FCFA par an. Vendeuse de pagne Faso-Dani, Pagadi Ouali, a salué cette vision des autorités communales qui offre plus de visibilité aux activités des artisans.
« Nos clients ont commencé à découvrir ce dont nous disposons dans la région du Goulmou, grâce à la réalisation de ces boutiques », a-t-elle confié. Après ce site, l’équipe de journalistes s’est rendue à Diabo, l’une des six communes de Fada N’Gourma. Là-bas, trois salles de classe avec électrification solaire, un bureau, un magasin ainsi que des latrines d’un coût total de plus de 33 millions FCFA ont été réalisés dans le village de Sabtenga.
Pour le PDS de la commune de Diabo, Sougrinooma Lazare Guira, l’infrastructure dont la réception a eu lieu en décembre en 2025 vient normaliser l’école à six classes et améliorer les conditions d’apprentissage. « Avant la construction de ces salles de classes les élèves prenaient les cours sous des paillotes », a-t-il signalé.
Prendre soin des ouvrages

En tant que premier bénéficiaire, le PDS de Sabtenga a remercié l’ADCT pour cet appui en faveur de la localité tout en invitant les populations à prendre soin de l’ouvrage pour assurer sa durabilité. Il a, par ailleurs, souhaité un appui en équipement mobilier, au profit des trois salles de classes. Parent d’élève à l’école de Sabtenga, Kambewendé Dayamba, a traduit sa gratitude à l’Etat, à travers l’ADCT qui vient résoudre les problèmes liés aux intempéries dont les apprenants étaient victimes lorsqu’ils prenaient les cours sous des paillotes.
Il a sollicité la réalisation d’un lycée, afin d’accompagner les élèves à poursuivre l’éducation dans leur localité. Les journalistes ont également visité un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) en construction à Tokouna, un village de la commune de Diapangou, dans le Gourma.
Les travaux de cette formation de santé consistent en la réalisation d’un dispensaire, d’une maternité, d’un hall d’attente, d’un forage et des toilettes pour un montant global estimé à 80 millions FCFA. Pour le PDS de la commune de Diapangou, Jean Youma, ce CSPS dont l’achèvement des travaux est prévu dans un mois (Ndlr : octobre 2026) est un soulagement pour les habitants de Tokouna et quatre autres localités environnantes.
Car, selon lui, les populations de Tokouna prenaient le risque de traverser un bas-fond pour rejoindre le centre de santé le plus proche. La directrice régionale de l’ADCT du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, Estelle Woba, a fait savoir que de 2011 à nos jours environ, 15 milliards F CFA ont été investis dans les communes de ces régions dans les domaines de l’éducation, de la santé, des projets marchands…
Elle a indiqué que grâce au soutien de l’Etat et de ses partenaires, à savoir la Coopération suisse, la Coopération allemande, la Banque mondiale, la KFW (Banque allemande de développement), pour la mise à disposition des ressources au profit des collectivités territoriales, ces investissements permettent de répondre aux besoins des populations.
Aly SAWADOGO
Gouvernance nucléaire nationale : l’ARSN engage la réflexion pour un cadre juridique renforcé en matière de sanctions administratives
L’Autorité nationale de radioprotection et de sûreté nucléaire (ARSN) organise, du 7 au 9 septembre 2026, à Koudougou, un atelier d’élaboration du projet de texte portant sanctions administratives applicables en cas de violation des dispositions de la loi n°032-2012/AN du 8 juin 2012 portant sûreté, sécurité nucléaires et garanties. Cet atelier vise à examiner et à consolider ce projet de texte destiné à combler le vide juridique existant en matière de sanctions administratives dans ce secteur hautement sensible.
La Loi n°032-2012/AN du 8 juin 2012 constitue le socle juridique national en matière de sûreté, de sécurité nucléaire et de garanties. Toutefois, l’absence de dispositions précisant les sanctions administratives applicables en cas de manquements aux obligations réglementaires limite la capacité de l’ARSN à prendre des mesures disciplinaires et correctives appropriées.
A travers cet atelier, l’autorité de régulation entend donc mettre en place une base légale claire, cohérente et conforme aux exigences internationales, permettant de renforcer l’efficacité du dispositif national de contrôle et de surveillance des activités utilisant des sources de rayonnements ionisants et des technologies nucléaires. Cette rencontre réunit des acteurs institutionnels, des experts du domaine nucléaire et des parties prenantes concernées par la réglementation de la sûreté et de la sécurité nucléaire
au Burkina Faso.
Les travaux portent notamment sur l’identification des différentes catégories d’infractions administratives, la définition des mesures correctives adaptées ainsi que les modalités d’application des sanctions dans le respect des principes de transparence, d’équité et de proportionnalité. Pour le directeur national de l’ARSN, Belko Massi Barry, l’élaboration de ce projet de texte constitue une étape majeure dans le renforcement de la gouvernance nucléaire nationale.
Elle permettra de mieux prévenir les risques liés aux utilisations pacifiques des applications nucléaires et de garantir la protection des personnes, des biens et de l’environnement. « La détermination des amendes administratives, la fixation de leur taux et la précision de leurs modalités de recouvrement ne relèvent pas d’une simple démarche répressive. Elles constituent avant tout un levier de responsabilisation des acteurs et un outil de régulation visant à ancrer durablement une culture de sûreté et de sécurité nucléaires » a-t-il indiqué.
Il a notamment insisté sur la nécessité de rechercher, tout au long des travaux, un juste équilibre entre l’efficacité du pouvoir de contrôle et de sanction de l’Autorité et la protection des droits des personnes concernées. Au terme des travaux, le projet de texte sera enrichi des contributions des participants, avant sa transmission aux autorités compétentes pour les étapes d’adoption et de mise en œuvre. Cette initiative traduit l’engagement du Burkina Faso à poursuivre la consolidation de son cadre réglementaire en matière de sûreté et de sécurité nucléaire, conformément aux standards internationaux.
DCRP/Primature
Education nationale : des enseignants célébrent leurs 30 ans d’engagement
La promotion 1996 de 950 Instituteurs adjoints de l’Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP) célébré, samedi 5 septembre 2026, à Ouagadougou, ses 30 années d’engagement au service de l’éducation burkinabè.
Au cours des trois dernières décennies, les membres de la promotion 1996 des instituteurs adjoints de l’école nationale des enseignants du primaire ont contribué à former et façonner des milliers de citoyens burkinabè. Pour célébrer ces 30 ans au service de la Nation, les membres de cette promotion se sont retrouvés pour dresser le bilan de leur carrière et réaffirmer leur attachement à l’école et aux valeurs qui fondent le métier d’enseignant, samedi 5 septembre 2026, à Ouagadougou.
Placée sur le thème « 30 ans d’engagement au service de l’école burkinabè : l’expérience de la promotion 1996 des 950 instituteurs adjoints au cœur des innovations pédagogiques, des savoirs endogènes et de l’initiation aux métiers », la célébration a été marquée par plusieurs activités, à savoir l’inauguration de la case de l’enseignant, une plantation d’arbres, une visite du musée national, ainsi qu’une soirée récréative. Le représentant de la promotion, Abdoul Karim Toé, a indiqué que le choix du thème s’inscrit dans le contexte des réformes engagées dans le secteur de l’éducation.
Pour le président du comité d’organisation, Seydou Sawadogo, cette célébration représente une étape dans leur histoire. « A travers la case commémorative que nous avons inaugurée, les arbres que nous avons plantés et les liens que nous continuerons d’entretenir grâce à nos plateformes d’échanges, nous avons posé des actes qui témoigneront de notre passage et de notre engagement pour les générations futures », a-t-il souligné. Abdoul Karim Toé a invité les membres de la promotion à préserver l’esprit de solidarité, de fraternité et de service qui les a caractérisés au cours de ces années.
Une école en pleine transformation
Selon le représentant du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, représentant les parrains de la cérémonie, Barthélémy Badiel, les méthodes d’enseignement se sont modernisées. Face à ces transformations, les enseignants ont dû constamment s’adapter, intégrer de nouvelles pratiques pédagogiques et maîtriser de nouveaux outils, tout en demeurant fidèles à leur mission fondamentale qui est de former des citoyens responsables, compétents et attachés aux valeurs de la Patrie.
« Vous, membres de la promotion 1996, avez traversé toutes ces transformations avec professionnalisme. Vous avez su évoluer avec votre temps sans jamais renoncer aux valeurs qui fondent le noble métier d’enseignant », a-t-il salué. Barthélémy Badiel a estimé que le thème de la célébration, répond pleinement aux défis actuels du système éducatif. Pour lui, l’innovation pédagogique ne se limite pas à l’utilisation de nouveaux outils.
« Elle consiste aussi à savoir transmettre autrement, à valoriser les savoirs de nos communautés, à rapprocher l’école des réalités nationales et à préparer les jeunes aux métiers dont notre pays abesoin », a-t-il notifié. En tant que parents d’élèves, les parrains
ont reconnu les sacrifices consentis quotidiennement par les enseignants, leur patience
et leur dévouement, parfois dans des conditions difficiles.
La representante du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN), patron de la cérémonie, Brigitte Sawadogo, a rappélé que ces instituteurs adjoints certifiés, avant dernière promotion avant l’arrêt de ce corps en 1997 ont été répartis entre Bobo Dioulasso et Loumbila pour une formation d’un mois.
« Partis du grade d’instituteur adjoint, nombre d’entre vous sont devenus directeurs d’école, conseillers pédagogiques, inspecteurs, chefs de circonscription d’éducation de base, des cadres de l’administration éducative ou responsables au sein des structures centrales et déconcentrées du ministère en charge de l’éducation ou encore reconvertis dans d’autres secteurs de l’administration burkinabè. Cette réussite témoigne de la valeur du mérite de la formation continue et de la persévérance », a-t- elle renchéri.
Wendaabo Cathérine KOURAOGO
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)
Bobo-Dioulasso : plus de 23 tonnes de riz avariés saisies par la Douane
Ce mardi 8 septembre 2026, le drapeau national s’est élevé dans le ciel du bureau principal des douanes de Bobo-Gare, au rythme solennel du Ditanyè. Face aux couleurs, une conviction s’est imposée : dans un Burkina Faso engagé dans la reconquête de son territoire et l’affirmation de sa souveraineté, chaque institution a une part de la Patrie
à défendre.
Présidée par le directeur général des douanes, l’inspecteur divisionnaire des douanes, Yves Kafando, la cérémonie de montée des couleurs a ouvert une journée placée sous le signe de la vigilance douanière, de la protection des populations et de la contribution de la Douane à l’effort national de sécurité. A l’issue de la cérémonie, plus de 23 tonnes de riz avarié, saisies par le bureau principal des douanes de Bobo-Gare, ont été présentées à la presse. Derrière ces milliers de kilogrammes de denrées impropres à la consommation se cachait une menace silencieuse.
Ce riz aurait pu se retrouver dans les assiettes de milliers de familles, d’enfants et de personnes vulnérables, exposant ainsi leur santé à de graves risques. En retirant ces produits du circuit commercial, les agents des douanes n’ont donc pas seulement intercepté une marchandise irrégulière : ils ont prévenu un risque sanitaire majeur et protégé des vies. Cette saisie rappelle que la fraude ne prive pas uniquement l’Etat de recettes indispensables.
Elle peut aussi porter directement atteinte à la santé, à la dignité et à la sécurité des citoyens. Dans un contexte national déjà éprouvé, empêcher la circulation de denrées avariées, c’est éviter qu’une menace sanitaire ne vienne s’ajouter aux défis sécuritaires que notre pays s’emploie résolument à surmonter. Après Bobo-Gare, cap a été mis sur la brigade mobile des douanes de Bobo, où s’est déroulée la remise officielle à l’Armée d’un important lot de matériels sensibles saisis par cette unité.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a remis au ministre d’Etat, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé, 2 013 bâtons d’explosifs, 47 rouleaux de cordons détonants, 3 284 détonateurs électriques, 107 équipements de connexion satellitaire Starlink, quatre boîtiers de fibre optique, un rouleau de câble de connexion, 172 paires de chaussures de sécurité
et 7 500 litres d’essence. La nature et l’importance de ces saisies donnent toute la mesure de l’enjeu.
Entre de mauvaises mains, les explosifs et leurs accessoires peuvent devenir des instruments de destruction, tandis que les équipements de communication peuvent être détournés au profit de réseaux criminels organisés. Leur interception constitue ainsi bien
plus qu’une performance douanière : elle représente des capacités dangereuses retirées des circuits illicites et des menaces potentielles neutralisées. Cette remise symbolise l’union d’action des institutions de l’Etat autour d’une même mission : protéger la Nation.
Chaque explosif intercepté est une menace de moins contre la Patrie. Chaque produit avarié retiré du marché est un danger écarté pour les populations. Chaque saisie réussie renforce la ligne de défense du Burkina Faso. Derrière ces résultats se trouvent des agents qui observent, contrôlent, enquêtent et interviennent, parfois dans des conditions difficiles et au péril de leur vie. Pour le directeur général des douanes, sa présence aux côtés de ces agents traduit la reconnaissance de l’administration pour le travail accompli.
Elle vise également à les féliciter et à les encourager à redoubler d’engagement afin de servir toujours mieux le peuple intègre qui leur a confié cette noble mission. Il a rappelé que la douane n’est pas seulement une administration chargée de mobiliser les recettes publiques. Elle est aussi une sentinelle de la santé publique, un rempart contre les trafics et un acteur déterminant de la défense nationale.
La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !
La Douane : Honneur-Dévouement-Vigilance
SCRP-DGD
Axe rond-point de l’hôpital Schiphra-échangeur du Nord : des riverains comblent les nids-de-poule
La délégation spéciale de l’arrondissement 4 de Ouagadougou, en collaboration avec le ministère de la Construction de la Patrie, a mobilisé des riverains pour boucher les nids-de-poule sur l’axe rond-point de l’hôpital Schiphra-échangeur du Nord, dimanche 6 septembre 2026.
La portion de la Route nationale 22 (RN22) comprise entre le rond-point de l’hôpital Schiphra et l’échangeur du Nord, longue de 5 kilomètres (km), est en état de dégradation avancée. C’est fort de ce constat que la délégation spéciale de l’arrondissement 4 de Ouagadougou, en collaboration avec le ministère de la Construction de la Patrie, a mobilisé des riverains pour remblayer les nids-de-poule sur cet axe, dimanche 6 septembre 2026.
Pour les organisateurs, la population veut participer au désenclavement intérieur de la capitale burkinabè. Selon eux, c’est ce qui explique aussi cette réponse des riverains à l’appel lancé par le Président de la délégation spéciale (PDS) de l’arrondissement 4 de Ouagadougou, Salomon Kambou, pour jeter aux oubliettes les grandes crevasses sur la voie. « Nous avons mobilisé les citoyens afin qu’ensemble, nous puissions rendre fluide la circulation sur les différentes routes pour les usagers », a-t-il ajouté.
Salomon Kambou a signifié que El hadj Abdoulaye Sawadogo, un riverain, a séduit les autorités, à travers une technique qui rompt avec les méthodes anciennes. « La technique de réhabilitation de l’axe dégradé ne consiste pas à déposer uniquement du granite comme les autres. Il y ajoute des cailloux sauvages et bien d’autre qui font que c’est beaucoup plus durable », a-t-il expliqué. De l’avis de Salomon Kambou, cette pratique va s’étendre dans les autres quartiers de l’arrondissement 4 voire dans toute la commune de Ouagadougou. A cet effet, il a appelé la population à une participation pleine et active
pour booster le développement communautaire.
Une mission du ministère de la Construction de la Patrie
Pour le technicien de la direction générale de l’entretien des infrastructures du patrimoine bâti, Issouf Zoungrana, cette action est l’une des missions du ministère de la Construction de la Patrie, qui est la sauvegarde du patrimoine des infrastructures routières. « Il faut dire que El hadj Abdoulaye Sawadogo est un concitoyen qui a ses matériaux et qui fait le traitement des nids-de-poule. Nous allons travailler avec lui pour améliorer les voies », a-t-il renchéri. Issouf Zoungrana a relevé que ce palliatif participe à augmenter le confort des usagers en attendant la solution définitive.
« C’est un fait à louer et nous encourageons toutes les personnes morales ou physiques qui le peuvent, à aller dans ce sens », a-t-il affirmé. Abdoulaye Sawadogo a salué l’appui « fondamental » de la délégation spéciale de l’arrondissement 4 qui a permis d’engager plusieurs personnes. Il a précisé que le travail est fait sur la base de résidus de fioul et de cailloux sauvages et des huiles qui proviennent des engins de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et des mines.
Boukary BONKOUNGOU
Zourkanaï SANOGO
(Stagiaire)
45e promotion de l’Ecole nationale de police : dix ans d’engagement célébrés
La 45e promotion de l’Ecole nationale de police a célébré son 10e anniversaire, les 4 et 5 septembre 2026, à Ouagadougou.
Dix ans après sa sortie, la 45e promotion de l’Ecole nationale de police (ENP) baptisée « professionnalisme et engagement patriotique » a marqué une pause pour dresser le bilan et se projeter dans l’avenir. Dans cette optique, ils ont organisé 48 heures d’activités les 4 et 5 septembre 2026, à Ouagadougou pour marquer cet évènement. Placé sur le thème : « Dix ans d’engagement au service de la Patrie : mémoire, introspection et serment renouvelé », ce jubilé a été lancé par le directeur de cabinet du ministre de la Sécurité, Wendinmanegdé Emmanuel Zongo, représentant le ministre, patron de l’activité.
Saluant cette initiative, il a exhorté les membres de cette promotion à poursuivre leur engagement avecprofessionnalisme. Wendinmanegdé Emmanuel Zongo a rappelé que cette célébration ne doit pas être qu’un moment festif, mais un rappel à renforcer l’unité et la fraternité, dans un corps de métier plus que jamais marqué par les enjeux sécuritaires du Burkina. Il a ainsi invité les membres de la 45e promotion à renforcer davantage leur lien. « Une promotion est sacrée, solidaire dans tout et unie », a-t-il souligné.
Le directeur de cabinet du ministre de la Sécurité a animé une conférence sur le thème du jublié d »étain de la 45e promotion de l’ENP. Il a indiqué que le mot engagement signifie faire du professionnalisme non une carrure mais une discipline intérieure. « Le patriotisme est non un slogan, mais une conduite, la souveraineté non une abstraction politique mais une responsabilité quotidienne », a-t-il ajouté.
Un engagement renouvelé au service de la Patrie
Pour Wendinmanegdé Emmanuel Zongo, cette promotion est arrivée dans un contexte où le Burkina avait plus besoin d’hommes engagés pour la défense de la Patrie. « Sortie le 13 juillet 2016, au lendemain du soulèvement populaire de 2014 et de la Transition de 2015, puis la montée en puissance du terrorisme, vous avez dû apprendre à évoluer
dans un environnement marqué par l’asymétrie de la menace, la désinformation et les informations subversives, sans oublier toutes les pressions psychologiques », a-t-il fait savoir.
Le représentant du ministre de la Sécurité a encouragé les membres de la 45e promotion de l’ENP à continuer à cultiver le professionnalisme. « Le travail bien fait doit devenir une seconde nature, la bonne tenue sociale, la ponctualité, la lecture, la maitrise de la parole, la capacité d’écoute, la sobriété dans le comportement et la rigueur administrative sont autant de briques avec lesquelles se construise la réputation », a-t-il souligné. Pour le président du comité d’organisation de ce jubilé d’étain, Ibrahim Ouattara commissaire divisionnaire de police, a exhorté ses promotionnaires à un engagement renouvelé au service de la Patrie.
« Dix ans sont passés, mais le reste des années de service peut être plus dure », a-t-il relevé. A sa sortie, le 13 juillet 2016, la 10e promotion de l’ENP était forte de 2225 sous-officiers, 75 officiers et 45 commissaires, soit un total de 2345 policiers. Dix ans après, 68 sous-officiers ont réussi aux concours professionnels. Un don de vivres aux familles des veuves et orphelins tombés au front, un don de sang, des activités sportives, ont été les autres temps forts de cette commémoration du 10e anniversaire de la 45e promotion de l’Ecole nationale de police.
Mariama claire MANDOMBA LOMPO
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)


