Semaine nationale de la culture 2026: les ambassadeurs du Houet sont connus

La semaine régionale de la région autonome du Houet a fermé ses portes dans la soirée du mercredi 22 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso. A l’issue des compétitions, ils sont 33 artistes et troupes qui vont défendre les couleurs de la région autonome du Houet à la 26e édition de la Semaine nationale de la culture, prévue se tenir du 25 avril au 2 mai prochain.

Les représentants de la région autonome du Houet à la prochaine Semaine nationale de la culture (SNC) sont connus. Ils ont été sélectionnés, le 22 octobre 2025, à l’issue de la Semaine régionale de la culture de la région autonome du Houet qui s’est déroulée du 20 au 23 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso. Ce sont au total 522 artistes et troupes qui ont pris part aux compétitions dans quatre disciplines que sont les arts du spectacle, les arts plastiques, les arts culinaires et les sports traditionnels.

Le sport traditionnel a enregistré 14 candidats en lutte traditionnelle et 8 au tir à l’arc. Cette discipline a connu de nombreuses disqualifications, absences et contreperformances. Ce sont seulement 7 lutteurs qui ont été retenus en lutte traditionnelle et 2 au tirs à l’arc. En arts du spectacle, ce sont 10 artistes et troupes qui ont vu leurs tickets validés pour la phase finale de la SNC sur les 48 présentés. La compétition en arts culinaires a enregistré 14 mets dont trois plats légers, 5 plats lourds, quatre boissons et deux desserts. Dans cette discipline, ce sont quatre cuisiniers qui ont été retenus.

L’art plastique a enregistré 35 œuvres et 10 lauréats dont 6 en peinture et 4 en sculpture. Il n’y a pas eu de lauréat en batik. Ce sont au total 33 compétiteurs qui vont représenter le Houet à la Semaine nationale de la culture. La SRC du Houet marque la dernière étape des sélections régionales. La directrice générale de la SNC, Christiane Sanon, a dit tirer un bilan satisfaisant de ces semaines régionales de la culture. « Nous avons senti une évolution au niveau de chaque région. Les troupes se sont conséquemment préparées », s’est félicité Christiane Sanon.

Elle a appelé les artistes retenus à représenter valablement la région à la prochaine SNC. Cet appel a été entendu par Françoise Siambo, lauréate en slam qui dit se préparer déjà pour représenter dignement le Houet. C’est le conseiller technique du gouverneur de la région du Guiriko, Siaka Coulibaly, qui a clos la SRC. Pour lui, les compétiteurs ont démontré par leurs talents, la richesse et la diversité du patrimoine. « Ils ont prouvé que la culture est notre mémoire, notre force et le cordon vivant qui unit les générations.

Au-delà des distinctions et des trophées, la SRC a été une grande leçon d’unité, de cohésion et de respect mutuel. Elle nous a rappelé que la culture est une force de rassemblement, un vecteur de paix et un moteur de développement durable », a affirmé M. Siambo. Il a souhaité que les enseignements, les amitiés et les expériences de cette semaine servent de tremplin à une participation exemplaire de la région à la Semaine nationale de la culture prévue se dérouler du 25 avril au 2 mai 2026 à Bobo-Dioulasso.

Adaman DRABO
Patricia COULIBALY
(Stagiaire)


 

Les qualifiés

Lutte traditionnelle
Amadou soso
Barkissa Traoré
Nabi Daouda Zerbo
Soumailla Karambiri
Amina Kadydiatou Diallo
Paulin Zerbo
Simon Paré

Tir à l’arc
Yacouba Siabi
Gbonhité Kam

Arts culinaires
Plats légers : Viviane Yao
Plats lourds : N djelika Yerizouan
Boissons : Yaya Traoré
Desserts : Armand Valentin Ayilé

Arts du spectacle
Danse traditionnelle pool adulte : troupe ardji dance
Danse traditionnelle pool jeune : troupe eben ezer
Musique traditionnelle instrumentale pool adulte : troupe Mougnousso
Musique traditionnelle pool jeune : troupe kilé kun
Chœurs populaires : troupe sere kini de sirabo
Vedette chanson traditionnelle : Diarra Yeri
Ballet pool jeune : enfant béni du Guiriko
Slam : Françoise Siambo
Chorégraphie : compagnie Farati du Houet
Orchestre : orchestre taleard

Arts plastiques

Peinture
William Zida
Salif Porgo
Yaya Ouedraogo
Mohamed Tidiane desarmes
Aboudou Tiama
Adama Traoré

Sculpture
Ibrahim Traoré
Bouba Ouattara
YayaTraoré
Yaya Fofana

 

Société nationale des Substance précieuses : un nouveau guichet d’achat d’or à Banfora

La Société nationale des substance précieuses (SONASP) a ouvert un nouveau guichet d’achat d’or à Banfora. La cérémonie officielle d’ouverture a eu lieu dans la matinée du jeudi 23 octobre 2025, en présence du président de la délégation spéciale de la commune, du directeur général de la SONASP et de nombreux acteurs de l’artisanat minier de la région.

Après Bobo-Dioulasso et Gaoua en octobre 2024, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a déposé ses valises à Banfora, dans la région des Tannounyan. Elle a en effet ouvert un nouveau guichet d’achat d’or dans la cité du Paysan noir, troisième du genre. L’ouverture officielle du guichet a eu lieu, le jeudi 23 octobre 2025, au secteur 1 de la ville de Banfora lors d’une cérémonie placée sous la présidence du Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Banfora, Yakouba Barro, et qui a connu la présence du Directeur général (DG) de la SONASP, le commandant Basile Zongo, et de nombreux invités dont des acteurs régionaux de l’artisanat minier. Les nouveaux locaux sont principalement composés de bureaux pour les agents et d’une salle des pesées.

Le DG de la SONASP a rappelé que sa structure a été créée en octobre 2023 par transformation de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisée (ANEEMAS) suite aux réformes opérées dans le secteur des mines et des carrières. La création de la SONASP, à l’écouter, vise à mettre l’Etat au centre des activités d’exploitation minière artisanale et à petite échelle par l’exploitation, la commercialisation, la transformation des produits miniers et l’assainissement du circuit de la commercialisation de l’or. Une nouvelle orientation, a poursuivi le commandant Zongo, qui devra permettre à l’Etat d’avoir un meilleur contrôle du circuit de la commercialisation de l’or produit artisanalement et partant, améliorer les retombées du sous-secteur de l’artisanat minier dans l’économie nationale, mais aussi de lutter contre les flux financiers
illicites.

Répondre aux attentes

A en croire le DG de la SONASP, l’objectif de l’ouverture des guichets d’achat est de répondre aux attentes des acteurs partenaires de la SONASP dans la commercialisation de l’or. « La déconcentration du bureau d’achat répond à vos attentes de voir les opérations d’achat d’or se réaliser le plus proche possible de vous », s’est-il adressé aux artisans et acteurs miniers de la zone. Et d’insister que l’ambition de la société est de couvrir toutes les zones à fortes concentration de sites miniers. M. Zongo a en outre remercié tous les partenaires de la SONASP, et a dit compter toujours sur leur accompagnement.

Le PDS de Banfora a salué le choix de sa commune pour abriter le troisième guichet d’achat d’or. Tout en promettant l’accompagnement de la commune à la SONASP dans sa mission, Yakouba Barro a invité les artisans miniers à une franche collaboration avec le nouveau guichet. Yacouba Sagnon est le responsable des artisans miniers dans les Tannounyan. Il a témoigné la reconnaissance des artisans miniers pour ce nouveau guichet. « Nous accueillons ce guichet avec fierté parce que c’est ce qu’on attendait. Nous sommes enfin satisfaits », a-t-il affirmé.

Pour lui, outre sa proximité, le nouveau guichet garantit plus de sécurité aux acteurs dans l’écoulement du métal jaune.
« D’habitude on partait à Bobo pour vendre notre or. Au regard de l’insécurité ce n’était pas prudent de traverser des kilomètres avec de l’or », a témoigné le représentant des artisans miniers de la région. Une opération d’enrôlement a été lancée sur place pour permettre aux
acteurs de l’artisanat minier de la région de s’enrôler et disposer de leurs cartes
professionnelles d’artisan minier. Il existe trois types de cartes, la carte d’exploitant, celle de collecteur et celle
de fournisseur de services.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, aux chercheurs : « Nous avons besoin de ceux qui ont une tête pleine de savoir et un cœur plein de patriotisme »

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a patronné la 15e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT), le mercredi 22 octobre 2025. A l’occasion, il a livré un message à la communauté scientifique que nous vous proposons l’intégralité.

Bonjour camarades. Je vous souhaite à tous la bienvenue dans cette salle du SIAO pour le 30e anniversaire du FRSIT, la 15e édition, puisqu’il se déroule chaque deux ans. 30 ans se sont écoulés. Ce ne sont pas 30 jours. Je pense qu’il est temps, en plus du thème, de faire le bilan, le point de la situation. Je tenais donc à féliciter tous les chercheurs, tous les enseignants-chercheurs, tous les inventeurs, tous les innovateurs pour tout le travail qui a déjà été abattu malgré les difficultés. Une fois, j’ai demandé au ministre pourquoi, les gens ont tellement besoin d’argent pour faire la recherche.

Il m’a pris juste un exemple comme quoi pour juste analyser certaines cellules, les gens ont besoin d’aller en Europe pour payer et avoir accès à des microscopes électroniques à balayage et bien d’autres choses qu’il m’a citées. C’est ce jour aussi que j’avais compris que nous ne disposons pas de certains équipements de laboratoire. Et, j’ai pris l’engagement qu’en 2026, peut-être au premier trimestre, ces équipements de pointe de dernière génération pour la recherche seront au Burkina.

J’ai aussi tenu à être là aujourd’hui pour vous accompagner, vous témoigner toute ma gratitude et tout mon encouragement pour tout ce que vous faites et vous dire que nous mettrons les bouchées doubles pour que ceux qui veulent créer, qui veulent inventer, puissent le faire.

La page « Faso Andubè » a été créée. Beaucoup de gens ont commencé à s’inscrire et nous attendons toujours que les gens continuent de s’inscrire parce que nous sommes en train de construire un centre dénommé : “Faso Bangré”, où tous ces équipements seront installés et celui qui pense pouvoir créer quelque chose pourra passer, trouver les équipements nécessaires pour mettre en place son invention ou bien je dirais copier les inventions des autres.

Parce que, rassurez-vous, peu importe le niveau de votre amitié, lorsque vous achetez quelque chose et qu’on vous dit qu’on vous transfère la technologie, on ne vous transfère pas tout. Bien sûr, il y a le secret de la fabrication que la personne va garder. Mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Nous ne devons pas douter de nos propres capacités.

Certes, je vous encourage et vous félicite. Mais, il ne faut pas rester à cette étape. Je ne vais pas vous caresser dans le sens des poils. Je vais peut-être être un peu dur ce matin. Mais l’objectif, c’est de réveiller tout un chacun, surtout la jeunesse. Parce que je vais parler sans langue de bois, sans langage diplomatique encore. Bien sûr, l’Afrique est le berceau de l’humanité et c’est scientifiquement prouvé, n’est-ce pas ? C’est vous les scientifiques qui avez trouvé cela.

Cela veut dire que le premier homme est venu d’Afrique. Et pourquoi l’Afrique est dernière aujourd’hui ? Je pense que ce sont ces débats qui devraient animer nos plateaux télé, nos espaces scientifiques, pour comprendre pourquoi l’Afrique est dernière. Vous vous êtes posé la question, je suppose ? Quelque chose n’a pas marché, et aujourd’hui, le Burkina Faso a décidé de faire la révolution. La Révolution est certes idéologique, politique, comportementale. Mais, elle est aussi et surtout scientifique, technologique, industrielle…

Si nous voulons rattraper notre retard, il faut qu’on se remette au travail

Les chercheurs présents au FRSIT ont apprecié les engagements du Président Ibrahim Traoré.

Il ne faut pas juste se limiter au slogan parce qu’en révolution, on parle d’endogénéité. Et quand on dit endogène, ce n’est pas juste prononcer le mot. Il faut qu’on arrive à travailler par nous-mêmes et pour nous-mêmes. Je pense que Dieu est juste. Il a créé tous les hommes égaux. Nous avons les mêmes organes. Seulement, au niveau du cerveau, je pense que scientifiquement encore, la plupart d’entre nous n’exploitent pas 10% du potentiel de leur cerveau.

Et, c’est en travaillant qu’on arrive à exploiter le potentiel du cerveau. Mais, reconnaissons que nous sommes beaucoup paresseux. Nous ne travaillons pas.
Certes, à partir d’un temps, regardez même au Burkina, on nous a amené des concepts pour nous dire qu’un homme ne doit pas travailler plus de 6 ou 8 heures par jour. On a adopté cela et on lutte pour cela.

On n’est pas sérieux-là. Comment est-ce qu’on peut prendre ces genres de droits, si je peux dire, et vouloir pouvoir rattraper le retard que nous connaissons. Aujourd’hui, nous faisons travailler les entreprises jour et nuit. Les travaux qui se faisaient en trois ans, on les fait en moins d’un an. Faso Mêbo travaille jour et nuit, pour des chantiers qui devaient peut-être faire dix mois, ils le font en un mois. C’est bien possible. Vous savez, ils sont venus nous flatter, nous endormir avec beaucoup de concepts. Il va falloir s’en départir. C’est cela aussi la révolution. Si nous voulons rattraper notre retard, il faut qu’on se remette au travail. L’Afrique est le berceau de l’humanité.

Dieu ne nous a pas créés bêtes. Il nous a donnés tous des cerveaux autant qu’eux. Mais, nous refusons d’exploiter le potentiel de nos cerveaux. Certes, ceux qui se distinguent par un coefficient intellectuel au-dessus de la moyenne s’en sortent. Mais très souvent, ils sont pêchés par les impérialistes pour aller travailler pour eux. Et par manque de patriotisme pour certains, ils acceptent de partir. Pour d’autres, l’espace aussi n’était pas propice à ce qu’ils puissent s’exprimer ici. Ils sont partis. Nous exhortons ceux qui veulent revenir, à revenir et travailler ici, pour leur patrie, pour leurs frères.

J’ai un coup de gueule à l’endroit de la jeunesse. Il faut que nous nous réveillions. Je le dis et je vais continuer à le dire. Ne croyez pas que boire, danser, chanter, faire la fête peut nous amener à atteindre un certain niveau. A travers ce comportement, on ne peut que rester esclaves et à consommer ce qu’ils produisent. Mais surtout en leur donnant à vil prix nos richesses, notre sous-sol, parce qu’on n’a pas le choix, on ne sait rien faire. Je suis venu pour encourager la recherche, l’innovation, la technologie. Il faut que nous puissions créer. Prenons un exemple.

Nous sommes dans cette salle. Voici des brasseurs qui tournent partout. Qu’est-ce qui empêche des jeunes burkinabè de créer aussi des brasseurs, de mettre une structure en place pour produire ces brasseurs ? On peut au moins copier. Voici les climatiseurs. Qu’est-ce qui nous empêche de le faire ? Pensez-vous qu’ils sont plus intelligents que nous ? La réalité est là.

Comment nos ancêtres faisaient-ils pour reconnaître un sol ferralitique, d’un autre ? Comment faisaient-ils pour exploiter ce sol, extraire le fer et fabriquer leurs outils ? Répondez-moi. Ils étaient donc plus intelligents que nous. Qu’est-ce qui nous rend donc de plus en plus bêtes ? Il faut se poser la question et les mots les plus justes. Comment les

Le chef de l’Etat a exhorté les chercheurs à innover pour développer le Burkina.

ancêtres faisaient pour extraire l’or, connaître le sol où il y a de l’or, l’extraire ? L’homme le plus riche était en Afrique de l’Ouest, je pense bien au Mali.

Personne n’importera des meubles de luxe au Burkina pour ses bureaux

Comment faisaient-ils pour qu’aujourd’hui, à partir de quelques décennies en arrière, tous nos gisements d’or soient donnés aux autres pour qu’ils viennent exploiter et faire ce qu’ils veulent ? Nos ancêtres étaient plus intelligents que nous et nous sommes plus bêtes qu’eux. Comment avons-nous fait pour devenir plus bêtes ? Je ne vais pas manager le mot, c’est cela le terme. Nous disons que nous sommes des révolutionnaires. Et un révolutionnaire, ça dit la vérité.

Ça peut faire mal, mais il faut le dire. Alors, je veux qu’on se réveille. Nous ne pouvons pas continuer dans cet élan et espérer prospérer. C’est impossible. Chaque période, chaque mois ou souvent le trimestre, j’aime dire au ministre du Commerce de m’envoyer le point de la situation de nos importations. Je regarde les volumes et le montant que nous envoyons à l’extérieur pour exporter des produits. Souvent, j’ai mal. Souvent, asseyez-vous et faites un simple calcul. Vous voulez une souveraineté économique ? Faites un simple calcul. L’habillement, si nous prenons 20 millions de Burkinabè qui dépensent 10 000 F CFA par mois et par an pour s’habiller, c’est-à-dire que nous importons cela, ça fait 200 milliards de francs CFA.

Mais la moyenne d’entre vous dépense 10 000 francs par an pour s’habiller, rien qu’en payant des chaussures ou quelque chose qui est importée. Sommes-nous vraiment devenus si bêtes qu’on ne peut pas s’asseoir, réfléchir et voir tout ce qui nous amenons à l’extérieur et qu’on ne peut pas créer ici ? Moi, je ne crois pas. Rien que l’habillement. Il y a beaucoup d’autres secteurs. Les chiffres sont là. Vous pourrez peut-être voir dans certaines statistiques ce que nous importons et qu’est-ce qu’on peut même fabriquer chez nous ici.

La dernière fois, j’ai demandé à ceux de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité, de m’envoyer le point de la situation de l’équipement des amphithéâtres et salles qu’on est en train de construire. Qu’est-ce qu’ils comptent faire, comment ils comptent les équiper ? Ils m’ont envoyé. J’ai pris le temps de lire le week-end et j’ai vu combien de milliards de marchés devraient être passés pour les équipements. Vous voyez, dans vos amphithéâtres, les étudiants sont là.

Dans les amphithéâtres, vos tables-bancs et tout, dans les bureaux et tout ce qui s’ensuit. Il y a beaucoup d’amphithéâtres en construction, donc c’est beaucoup d’équipements à acquérir. Tous ces meubles devraient être commandés de l’extérieur. Alors, je leur ai dit : voilà ce qui va se passer. Soit, nous les fabriquons nous-mêmes par nos menuisiers et nos soudeurs ici, ou bien vous rentrez en brousse, vous trouvez tous les bois morts, vous coupez des tabourets et vous venez les mettre dans les universités. Lorsque les étudiants vont s’asseoir sur ces tabourets, si ça leur fait mal, c’est sûr que parmi eux, certains vont avoir l’intelligence de créer les bancs que nous faisons.

Ou bien on trouve dès maintenant des menusiers et des soudeurs de chez nous qui vont fabriquer ces types de bancs pliables que nous souhaitons. Mais je pense que c’est en cours, n’est-ce pas ? Cela veut dire qu’il y a la ressource. Mais pourquoi, ces milliards devraient sortir pendant que les gens peuvent travailler à l’intérieur pour le faire ? Vous êtes capables de faire des choses.

D’ailleurs, que ce soit ministre ou directeur, président d’institution, depuis l’année passée, je disais aux gens quand je faisais l’arbitrage, que ceux qui ont des bureaux cassés, de prendre des cailloux et caler jusqu’à ce que ça ne tombe pas. Si ça tombe, fabriquez ici. Personne n’importera des meubles de luxe au Burkina pour ses bureaux. On les fabriquera ici. Donc ceux qui ont en projet en 2026 de mettre dans leur budget d’importer des meubles, avoir des bureaux très beaux, oubliez cela. Cela ne passera pas.

Les entreprises vont désormais contribuer à la recherche

Nous allons faire ici jusqu’à ce que ce soit beau comme on veut parce que personne ne sera dans le luxe tant qu’on ne sera pas à un certain niveau. Si vous voulez votre luxe, vous devez vous débrouiller vous-même avec votre salaire pour le créer. Le reste, on va se concentrer pour le travail. Et il faut que tout le monde se réveille. On s’amuse beaucoup. S’amuser, c’est bien, mais il faut travailler d’abord. Mais, c’est une politique d’endormir le continent. Je prends un événement qui est passé.

Je n’ai rien de particulier contre les organisateurs : Miss Université 2025. Je pense que la miss a eu beaucoup de prix. Peut-être qu’elle est dans la salle ici, je ne sais pas. Mais elle a au moins eu un chèque de 3 millions F CFA, plus un voyage tout frais payé en France par Campus France. Ça vous dit quelque chose ? Est-ce que Campus France finance votre événement ici ? Quelles sont ces entreprises qui vous accompagnent ? Je veux le point après. Les entreprises vont désormais contribuer à la recherche. On n’a pas le choix. Et quand on dit l’innovation, l’invention, ce n’est pas forcément ceux qui sont allés à l’école.

Il y en a qui ne sont pas allés à l’école, qui sont très bien, qui arrivent à inventer des choses. C’est pourquoi, ces centres sont mis en place pour les recenser, leur donner un peu de connaissances scientifiques, et leur permettre de s’installer et fabriquer ce que nous voulons. Nous ne pouvons pas continuer dans cet élan. Et ceux-là qui importent les meubles, comme je l’ai dit tout de suite, je vous invite à trouver de bons menuisiers ici, faire de bons groupes, commencer à financer pour fabriquer les qualités que vous voulez. Vous ne pouvez pas importer et compter sur le marché de l’État et des institutions. Si je prends quelqu’un qui va passer un marché, c’est à ses risques et peril.

Il faut que nous travaillions. Je vous en prie. Il y a plus de 100 ans de cela, les autres ont créé des moteurs. Qu’est-ce qu’on a fait au Burkina ? Il y a plus de 100 ans de cela, ils ont appris à détecter le pétrole, à l’exploiter, à le raffiner pour créer l’essence, le gazoil … Qu’est-ce que nous faisons au Burkina ? Il y a plus de 100 ans de cela, ils ont créé leur poudre à canon, les explosifs. Ils fabriquent les munitions, les armes. Qu’est-ce que nous faisons ? Il y a plus de 80 ans de cela, ils maîtrisent l’atome. Ils ont fabriqué la bombe nucléaire, aujourd’hui l’énergie nucléaire. Qu’est-ce que nous faisons ? Sont-ils plus intelligents que nous ? Vous le croyez ? Si vous ne croyez pas en vous, il faut vraiment se remettre en cause, essayer de se laver soi-même le cerveau pour croire en vous parce que nous pouvons aussi.

Nous sommes en guerre d’ailleurs ; c’est vrai que le thème est plus sur la santé, l’industrie et autres, c’est très bien. Pour la question de défense, nous allons le faire en privé parce qu’au niveau de la Présidence, nous avons une boîte qui s’occupe de cette question. Je veux que des gens puissent venir me dire qu’ils peuvent produire un moteur. On va les accompagner. Je veux que des gens puissent venir me dire qu’ils peuvent fabriquer la poudre pour nos munitions. On va les accompagner. Je veux que des gens viennent me dire qu’ils peuvent faire des tris nitrotoliennes, les TNT, l’explosif basique dans les obus, malgré qu’il y a des explosifs plus puissants que ça. On va les accompagner. C’est de cela qu’on a besoin. On ne peut pas continuer ainsi. 100 ans après, on ne peut pas fabriquer un seul avion. Même le moyeau d’un vélo, peut-être qu’on ne peut pas le faire. Vous croyez que c’est sérieux ? Nous sommes des consommateurs et on nous a formatés pour cela.

« Il faut qu’on change de mentalité »

Et après, vous allez entendre les gens débattre. Non, on ne peut pas tout faire, on ne peut pas ci, on ne peut pas ça. Et on les a formés pour parler. Et ils ne croient plus en l’Afrique. Non, il faut arrêter de parler. Il faut travailler. Et quand on travaille d’ailleurs, et quand on se distrait, c’est la meilleure façon. Mais, on ne peut pas continuer. Vous avez bien des chaînes de télévision, réservées à la danse, la distraction, la comédie. Je n’ai rien contre les artistes, mais on ne peut pas continuer comme ça.

Ce n’est pas possible. Et on va faire arrêter beaucoup de choses. Ne vous étonnez pas si demain, vous vous réveillez et vous trouvez que certaines chaînes ne passent plus. Parce qu’on va le faire. On va obliger les gens à travailler. Nous sommes en mesure, nous aussi, de faire des choses. On ne peut pas faire de la poterie depuis des millénaires et aujourd’hui, tout ce qu’il y a dans vos toilettes, la porcelaine ou autre, même vos assiettes, on ne peut pas en importer. Mettons-nous au sérieux. Il faut qu’on change de mentalité. Et c’est possible. Croyez en vous.

C’est ça le premier facteur. Croire en soi, qu’on est en mesure de le faire. Et quand on échoue, ce n’est pas la fin du monde. Il faut reprendre. Il faut persévérer. Si aujourd’hui, vous prenez un téléphone, vous le démontez pour essayer de fabriquer, si ça se gâte, ce n’est pas grave. Demain encore, il faut le faire. Prenez votre propre moto, vous démontez tout et vous essayez de remonter pour comprendre. S’il y a des pièces qui restent, ce n’est pas grave. Il faut faire recours à autre chose. J’invite la jeunesse à revoir beaucoup de choses.

Et comme je l’ai dit la dernière fois quand j’avais rencontré les élèves lors de la Journée de l’excellence, arrêtez sur vos réseaux sociaux, vos plateformes numériques, de faire des choses inutiles. Il y a des pages, des canaux où on apprend la science … Je le disais, vous allez trouver des Indiens, des Pakistanais, des gens de certains pays qui arrivent à fabriquer des outils élémentaires et qui postent sur les réseaux sociaux. Intéressez-vous à cela pour essayer de reproduire ici. Au lieu d’aller vous mettre à regarder la danse, à vous-même vous mettre à danser comme un masque, on ne sait pas pourquoi. Mais ce n’est pas cela qu’il nous faut. Mais les autres vous y encouragent.

Regardez certaines ambassades ici. Ils ne financent que cela. Allez-y dans leurs ambassades avec un projet scientifique, technologique ou une invention que vous voulez développer. Ça ne les intéresse pas. Si vous êtes d’accord, ils vous amènent chez eux pour le réaliser. Mais si c’est pour faire ici, ils ne vont jamais vous financer. Mais si vous présentez un projet de distraction, ils vont vous aider. Ils vont vous financer. Et après, ils vont déclarer que c’est pour valoriser la culture burkinabè. Les gars, on ne veut pas de ça.
Nous voulons de la technologie d’abord.

C’est nous-mêmes qui allons financer notre propre culture et nous trouverons tous les moyens de le faire. Donc, on ne demande pas à quelqu’un de venir financer la culture burkinabè. C’est intrinsèque à nous, c’est fondamental. On va le faire nous-mêmes. On ne demande même pas de l’aide à quelqu’un pour cela. Donc, faites l’expérience. Allez dans leurs ambassades. Présentez vos inventions pour le faire ici. Ils ne vont jamais vous aider et ça ne vous dirait rien. Donc, j’invite la jeunesse à se réveiller. Les scientifiques, les chercheurs, mettez-vous à disposition pour pouvoir accompagner. Ceux-là qui n’ont pas fait l’école, quelqu’un peut créer quelque chose, mais, ne connait pas la composition chimique.

C’est à vous, chercheurs, quand on va les envoyer vers vous, de pouvoir récupérer son invention et dire : ok, c’est composé de tels composants et l’aider à l’améliorer au besoin. Voilà la symbiose que je veux à travers ce genre de forum. C’est ce qui peut nous aider. Je vois que la dame de ADIPRO est là, marraine du forum, mais moi, j’ai été à l’ouverture de l’usine. Quand je marchais dans l’usine, je lui ai posé une question. Donc, ce sont des étrangers qui sont là pour faire tourner les machines ici ?

On veut s’industrialiser, mais tout ça, il faut importer. Il y a des choses que vous passez dans certaines unités industrielles, vous ne pouvez pas comprendre. Juste un tapis roulant avec un moteur électrique qui fait tourner, mais il faut importer. On ne va pas avoir peur de Dieu nous aussi, et regarder, puis copier et puis faire. On part payer un long tapis avec un moteur électrique au bout qui tourne, qui fait passer les choses, mais on part payer là-bas. On ne peut pas fabriquer ici. C’est une maladie en fait et il faut que chacun se parle pour qu’on puisse guérir. Il y a beaucoup de choses à faire.

Pour ma part, vos budgets de fonctionnement, cette année encore, je vais couper pour aider les jeunes qui inventent pour pouvoir fabriquer des choses sur place. Donc apprêtez-vous encore. Les institutions, je vais couper encore vos budgets de fonctionnement. Parce qu’il ne sert à rien d’aller faire des ateliers et qu’on importe tout ce que vous utilisez dans l’atelier. Nous sommes ici en train de parler dans des micros importés. C’est la vérité. On ne peut pas continuer comme cela. Toutes vos chaises sur lesquelles vous êtes assis, peut-être que c’est importé. Ce n’est même pas fabriqué ici. Donc, changeons et c’est possible.

Vous pouvez révolutionner

Pour terminer, je vais interpeller ceux aussi qui inventent et qui cherchent. Ne cherche pas à priori, dès la première invention ou la première tentative, à être multimillionnaire et grand patron. Beaucoup de gens font cette erreur. Quand ils créent quelque chose, eh bien : premier marché de l’Etat, les prix sont à un certain niveau, parce qu’il veut qu’à la première commande, il aille payer le dernier iPhone, Samsung, Huawei. Il a cinq téléphones dans la main, il se balade, il est devenu grand patron. Non. Ça se fait petit à petit.
Vous ne pouvez pas concurrencer ce qui est importé.

Donc, je vous en prie, allez-y doucement. Ceux aussi dont l’Etat met à disposition des moyens et que c’est l’Etat qui finance tout, vous ne pouvez pas prendre les moyens de l’Etat, vouloir créer quelque chose et en faire votre propriété privée. C’est d’abord pour l’Etat. Il peut y avoir une convention entre vous et l’Etat pour que l’industrie le produise en masse. Donc, les industriels doivent soutenir forcement la recherche et l’innovation parce que c’est à eux que cela va bénéficier. On n’a pas le choix que de mettre quelque chose pour que vous contribuiez d’une manière ou d’une autre. Vous parrainez beaucoup d’événements de distraction. Vous pouvez aussi parainer les jeunes qui vont inventer. Donc, apprêtez-vous, ça sera fait comme ça.

Pour terminer, nous avons besoin du cerveau de tout le monde et tout le monde est en mesure de créer quelque chose. C’est bien possible. Donc, tous ceux qui ont des têtes pleines et bien pleines, nous en avons besoin. Mais, nous avons encore besoin de quelqu’un qui a une tête pleine de savoir et un cœur plein de patriotisme. Mais quelqu’un qui a un cerveau plein de savoir et un cœur vide de patriotisme, nous n’en voulons pas parce que ça serait juste la recherche de l’intérêt personnel. Il ne voit pas l’intérêt de la patrie. Soyez des chercheurs patriotes. Vous pouvez révolutionner.

Moi, j’ai confiance en vous et je sais que vous pouvez. Vous avez déjà fait des miracles. Il y en a qui ont créé des choses dans le monde entier. Les gens faisaient des recherches depuis des millénaires. Ils n’ont jamais eu la solution ; mais au Burkina, on a trouvé la solution. Il y en a au Burkina. Peut-être que ce n’est pas aussi bien vulgarisé. Il faut peut-être voir ces choses pour bien vulgariser. Donc, vous êtes en mesure de créer. Croyez en vous. Tous ceux qui pensent avoir des cerveaux bien pleins et le cœur plein de patriotisme, nous vous attendons pour pouvoir cheminer ensemble, pour créer, pour innover et être vraiment le cœur de l’Afrique de l’Ouest et être une puissance comme ce que notre père de la révolution, avait rêvé pour le Burkina Faso.

C’est bien possible. C’est bien possible qu’on exploite nos ressources et être bien à l’aise. Vous partez à Dubaï, où ailleurs vous êtes bien contents. La Chine était en arrière il y a près de 50 ans. Elle était bien loin, mais aujourd’hui, elle a dépassé tout le monde. C’est par le travail. Travaillons, et après, on va se distraire. Mais, il ne faut pas mettre la distraction en priorité. Donc, je compte sur tout un chacun. Je vous souhaite un très bon forum, de très bonnes réflexions. J’ai demandé d’après les prix qui sont servis. Le premier prix, c’est 5 millions F CFA. Le deuxième prix, c’est 3 millions et le 3e prix, 2 millions. Nous allons changer à partir d’aujourd’hui. Et j’espère qu’il y a de bonnes inventions pour cette fois-ci. S’il y en a, on multiplie tous les prix par 5.

Et nous allons assurer cela. Donc, la concurrence est ouverte et s’il faut que le FRSIT se tienne chaque année pour amener les Burkinabè à créer et inventer plus, on sera prêt à assumer et à injecter tout ce qu’il faut. Donc prenez cela pour argent comptant déjà. Merci beaucoup à tous. Je vous souhaite un très bon forum. Je reste à l’écoute des résultats, des réflexions positives qui vont sortir de ce forum et que Dieu vous bénisse tous. Que Dieu protège notre chère patrie.

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons.

Propos retranscrits par la rédaction

Natation: les différents champions de l’année connus

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La Fédération Aquatic’s du Burkina a désigné les meilleurs nageurs de la saison dans les différentes catégories au cours du championnat national organisé, le dimanche 19 octobre 2025, à Ouagadougou.

Baptême du feu réussi pour les nouveaux responsables de la natation burkinabè. « Nous sommes satisfaits de cette première étape franchie. Nous avons fait de notre mieux en essayant de rehausser la valeur des prix et nous avons été soutenus en cela par le ministère et par des partenaires », s’est réjoui le président de la fédération Aquatic’s du Burkina, Ousmane Tiendrébéogo. Des minimes aux séniors en passant par les cadets et les juniors, plus d’une centaine d’athlètes se sont affrontés en brasse, puis en nage libre dans le bassin de SALITAS lors de l’édition 2025 du championnat national.

Pour les 50 mètres brasse, Adriela Minoungou a été la plus rapide chez les minimes filles avec un chrono de 47secondes et 54 centièmes. Chez les garçons Jérémie Guigma avec 42.48s a été le champion. En cadets, les 43.86s ont permis à Stéphanie Guigma d’être la meilleure des filles quand Massoud Ouédraogo réalisait un temps de 40.38s pour s’imposer devant ses concurrents. Les 50 mètres ont été couverts en 44.98s par Iman Kouraogo chez les juniors filles, suffisantes pour obtenir la médaille d’or. Dans la même catégorie, c’est Fadel Compaoré qui a été couronné chez les garçons pour ses 37.27s.

Chez les séniors, Kévin Bébané (37.84s) est monté sur la plus haute marche du podium coté garçons. Salimata Bélem est la championne de l’année grâce à un chrono de 51.44s à ce niveau. Elle a occupé également la première place au classement pour la nage libre, du fait de sa performance à 48.89s. Fadel Barry (31.24s) s’est imposé dans cette variante chez les séniors garçons. En juniors, le premier prix est allé à Steeve Somé (32.39s) pour les garçons et à Iman Kouraogo (31.13s) pour les filles. Alia Kouraogo (35.17s) et Alexandre Bamba (31.48s) sont les meilleurs de la saison en nage libre, catégorie cadette.

Chez les plus petits, Jérémie Guigma comme en brasse a été classé premier (36.02s) et Iman Kadio (42.42s), première. Des performances qui attestent d’une bonne santé de la discipline, à en croire les organisateurs. « Sur le plan technique, il y a eu une progression de nos athlètes parce qu’il y en avait qui étaient en stage au Ghana et une qui a même effectué la traversée de Gorée avec jusqu’à 5 km de nage et obtenu une médaille », a affirmé le président Ousmane Tiendrébéogo. Les prix ont été compris entre 50 000 FCFA pour les champions minimes à 12 5000 FCFA pour les champions séniors aussi bien en brasse qu’en nage libre.

Voro KORAHIRE

Obligation pour toute construction collective ou recevant du public, de prévoir des aires de stationnement

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 23 octobre 2025,en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 04 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales,procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS

I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 02 septembre 2025 entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement (BOAD), pour le financement partiel du Projet de renforcement des capacités d’exploitation des mines de Boungou et de Wahgnion.
Le montant du prêt s’élève à trente milliards
(30 000 000 000) F CFA.

Le coût global de la mise en œuvre du projet est estimé à trente-trois milliards deux cent dix millions
(33 210 000 000) F CFA. La contrepartie nationale est de trois milliards deux cent dix millions
(3 210 000 000) F CFA.
L’objectif du projet est d’accroître la productivité des mines de Boungou et de Wahgnion par la réalisation d’investissements stratégiques dans une perspective d’optimiser la création de valeur ajoutée.
De façon spécifique, il s’agit :

  • d’acquérir des équipements d’exploitation, notamment de foration, d’extraction du minerai, de transport et de production d’or au profit des mines de Boungou et de Wahgnion ;
  • de construire et d’achever des infrastructures de sécurisation du site, d’assèchement des fosses, de rehaussement du parc à résidus, de raccordement au profit de la mine de Boungou ;
  • de construire la phase 1 d’un parc à résidu d’une capacité de 2,4 millions
    de tonnes au profit de la mine de Wahgnion ;
  • de réaliser une ligne électrique de 76 km pour le raccordement de la mine de Wahgnion au réseau interconnecté de la SONABEL.

L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’accord de prêt entre le Burkina Faso et la Banque Ouest-africaine de développement pour le financement partiel du Projet de renforcement des capacités d’exploitation des mines de Boungou et de Wahgnion.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités de délivrance de la carte de résident permanent au Burkina Faso.
Ce décret détermine les conditions et les modalités de délivrance de la carte de résident permanent au Burkina Faso. Il complète le dispositif juridique encadrant le statut de résident permanent dans notre pays. Cette carte est établie par l’Office national d’identification (ONI).
L’adoption de ce décret permet de fixer les conditions et modalités de délivrance de la carte de résident permanent au Burkina Faso.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a examiné un projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, adoptée le 21 mai 1963.
La Convention de Vienne prévoit la réparation des dommages, y compris des dommages transfrontaliers, résultant d’un accident nucléaire survenu dans une installation ou pendant le transport de matières nucléaires en provenance ou à destination d’une installation.
Cette Convention vise à harmoniser les règles de responsabilité civile applicable en cas de dommages nucléaires en établissant des normes minimales pour assurer la protection financière contre les dommages résultant de certaines utilisations de l’énergie atomique à des fins pacifiques. Elle a pour but d’établir un cadre juridique pour la règlementation et l’organisation du régime de la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.
Le Burkina Faso envisage le développement d’un programme électronucléaire à moyen terme. Pour ce faire, il a signé des mémorandums d’entente avec la société russe ROSATOM.
Cependant, n’ayant pas ratifié la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, notre pays entend par ce projet de loi encadrer juridiquement les réparations découlant de l’utilisation de l’énergie nucléaire.
La ratification de cette Convention par notre pays permettra de mettre en œuvre
son programme électronucléaire conformément aux exigences internationales.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à
l’Assemblée législative de Transition.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte statut particulier du métier
« Communication, culture et tourisme ».
Ce décret est une relecture du décret n°2021-0696/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 06 juillet 2021 portant statut particulier du métier communication, culture et tourisme.
Les innovations majeures de ce décret portent sur :

  • la scission de la famille d’emplois « journalisme et communication » en deux familles d’emplois respectivement de « journalisme » et
    « communication » ;

  • la prise en compte des changements de dénomination des emplois des familles d’emplois « cinéma et audiovisuel », « services touristiques et hôteliers » et « techniques des sciences de l’information et de la communication » ;

  • la création d’une nouvelle famille d’emplois
    « activités artistiques et culturelles » composée de trois emplois à savoir, les emplois de Maître des activités artistiques et culturelles, de Professeur des activités artistiques et culturelles et d’Inspecteur des activités artistiques et culturelles.
    L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

Le deuxième décret porte statut particulier du métier « Education, formation et
promotion de l’emploi ».

Ce décret est une relecture du décret n°2020-0245/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 30/03/2020 portant statut particulier du métier éducation, formation et promotion de l’emploi et son modificatif le décret n°2024-0749/PRES/PM/MFPTPS/MEFP du 26 juin 2024.
Les innovations majeures de ce décret sont :

  • la création de la famille d’emplois « Enseignement post-primaire, secondaire et formation professionnelle et technique » avec la création des emplois d’Agent technique en formation technique professionnelle, de Technicien supérieur en formation technique professionnelle et de Moniteur en formation technique professionnelle ;
  • la création de la famille d’emplois « Orientation scolaire et professionnelle » avec la création de l’emploi de Conseiller en orientation scolaire, universitaire et professionnelle ;
  • le changement de dénomination de la famille d’emplois « Animation de la vie scolaire et orientation scolaire et professionnelle » en « Animation de la vie scolaire » comprenant les emplois d’Attaché d’éducation et de Conseiller d’éducation ;
  • la suppression de la famille d’emplois
    « Administrateurs des lycées et collèges ».
    L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.
    Le troisième décret porte statut particulier du métier « Infrastructures ».

Ce décret est une relecture du décret n°2021-0289/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS du 22 avril 2021 portant statut particulier du métier infrastructures et ses modificatifs les décrets n°2024-0864/PRES/PM/MFPTPS/MEFP du 29 juillet 2024 et n°2024-0347/PRES-TRANS/PM/MFPTPS/MEFP du 03 avril 2024 pour prendre en compte les changements opérés par le nouveau Répertoire interministériel des métiers de l’Etat (RIME).
L’innovation majeure du présent décret est la prise en compte des nouveaux emplois créés dans le métier infrastructures à travers la définition des attributions et les conditions d’accès auxdits emplois. Il s’agit des emplois de la famille d’emplois Cadastre, composée de :
– l’emploi d’Agent technique du cadastre ;
– l’emploi de Technicien supérieur du cadastre ;
– l’emploi d’Inspecteur du cadastre.
Pour l’opérationnalisation des emplois du cadastre, il est prévu la création de la filière cadastre à l’Ecole nationale des travaux publics (ENTP).
L’adoption de ce décret permet d’assurer une meilleure organisation et structuration des emplois de la Fonction publique d’Etat.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté un décret portant naturalisation.
Le Code des personnes et de la famille prévoit deux modalités de jouissance de la nationalité burkinabè. La première consiste en l’attribution de la nationalité burkinabè d’origine en raison de la filiation et la seconde modalité consiste en l’acquisition de la nationalité.
Ce décret se rapporte à ce dernier mode d’acquisition de la nationalité burkinabè par décision de l’autorité publique qui se matérialise par la naturalisation de Monsieur KOUASSI KAN Guy Arsène.
L’adoption de ce décret permet au bénéficiaire d’être naturalisé Burkinabè,
conformément au Code des personnes et de la famille.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2013-573/PRES/PM/MICA/MC/MDENP/MEF du 09 juillet 2013 portant création de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

Cette modification vise à doter la SBT d’un cadre juridique rénové, adapté aux impératifs technologiques, économiques et stratégiques actuels, afin de renforcer sa performance et de consolider son rôle dans le paysage audiovisuel burkinabè.
Les principales innovations de ce décret portent sur :

  • le changement de la tutelle technique de la SBT qui est désormais dévolue au ministère en charge de la communication électronique ;
  • la possibilité pour la SBT de composer d’autres multiplex et d’utiliser le satellite comme canal de diffusion en cas de besoin ;
  • la prise en compte de nouveaux services dont la vente des contenus comme sources de recettes pour la SBT ;
    L’adoption de ce décret permet à la Société burkinabè de télédiffusion d’opérationnaliser les réformes nécessaires en vue d’accroitre ses capacités techniques et d’assurer son équilibre économique ainsi que son autonomie financière.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant Nomenclature des métiers et des emplois des mines et des carrières au Burkina Faso.

Ce décret vise à doter notre pays d’une nomenclature des métiers et des emplois des mines et des carrières. La nomenclature des métiers et emplois des mines et des carrières est un outil de référence et d’aide à la décision pour les acteurs de ce secteur. Elle permet d’avoir des informations sur les possibilités d’orientation professionnelle et les besoins de formation et de renforcement de capacités.

L’adoption de ce décret permet de mettre à la disposition de l’Etat et des acteurs du domaine un document stratégique et opérationnel en vue d’une compréhension harmonisée des métiers et des emplois des mines et des carrières.
I.8. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code de l’urbanisme et de la
construction.

Ce projet de loi est une relecture de la loi n°017-2006/AN du 18 mai 2006
portant Code de l’urbanisme et de la construction au Burkina Faso.

Il comporte entre autres innovations :

  • la mise en place d’un dispositif institutionnel de coordination pour la délivrance des actes de construction en vue de rationaliser et d’alléger les procédures de traitement des demandes d’autorisation de construire ;
  • la catégorisation des actes de construction comprenant les autorisations de construire ;
  • la prise en compte de nouvelles opérations d’urbanisme telles que la requalification urbaine, la restauration urbaine pour répondre aux réalités économiques et sociales du pays ;
  • la prise en compte d’un nouvel outil de planification, le Plan d’urbanisme de détails (PUD), qui prend en compte les capacités financières des collectivités territoriales ;
  • la mise en place d’une règlementation sur la voirie urbaine et le drainage des eaux pluviales afin de prévenir les risques d’inondations causées par le changement climatique avec les fortes précipitations ;
  • la prise en compte de la problématique du stationnement dans la planification urbaine et les opérations de construction avec l’obligation, pour toute construction collective ou recevant du public, de prévoir des aires de stationnement conformément à un coefficient de stationnement fixé par voie réglementaire adaptée à la capacité d’accueil dudit bâtiment.

Ce projet de loi vise à doter le Burkina Faso d’un cadre juridique plus cohérent et opérationnel, pour accompagner les politiques d’aménagement urbain et de construction dans une perspective de durabilité et de résilience.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.9. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet spécifique additionnel 2025
du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

La réalisation de ce projet spécifique permettra de transformer le Centre omnisports d’entrainement des Etalons (COMET) en un centre d’entrainement moderne, sécurisé et conforme aux normes internationales.

Il s’agit de :
– la construction d’un hôtel sportif de niveau R+5 et d’infrastructures sportives, au sein du COMET à Ouaga 2000 ;
– la construction d’un bâtiment R+5 de 300 chambres standards ;
– la construction d’un bâtiment administratif du complexe, d’un pôle médical et paramédical ;
– la construction d’un plateau omnisports, des vestiaires, d’un restaurant ;
– la construction d’une tribune espace de football (vestiaires et gymnase) ;
– l’aménagement de terrains divers, annexes ainsi que de voirie et réseaux divers.
Le délai d’exécution de ces travaux est de quinze (15) mois.

Le coût total de ce projet spécifique est de vingt cinq milliards deux cent onze millions sept cent soixante-trois mille six cent soixante-quinze (25 211 763 675) F CFA HTVA.
Le financement est assuré par le budget de l’Etat.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité a fait au Conseil la situation pluviométrique du 1er avril au 30 septembre 2025 et la prévision saisonnière des caractéristiques agro-climatiques 2025.
Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 septembre 2025 ont évolué entre 389,4 mm en cinquante (50) jours de pluie à Korsimoro dans la province du Sandbontenga et 1273,6 mm en soixante-seize (76) jours de pluie à Bama dans la province du Houet.
Les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 septembre 2025 ont été excédentaires à similaires comparativement à ceux de 2024 pour la même période sur la majeure partie du pays.
Comparées à 2024, les hausses pluviométriques les plus importantes ont été observées à Sindou, Bama, Dédougou, Poura, Bobo-Dioulasso, Koubri et Sapeo.
Par rapport à la normale (moyenne 1991-2020) les cumuls pluviométriques saisonniers du 1er avril au 30 septembre 2025 pour la même période ont été excédentaires à similaires sur la majeure partie du pays notamment à Bama, Bérégadougou, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Mané, Tanghin-Dassouri, Wona et Ouagadougou.
Par contre en 2025, d’importantes baisses pluviométriques ont été enregistrées dans plusieurs localités, notamment à Toussiana, Fada N’Gourma, Loumana, Boussera, Bérégadougou, Nobéré, Pompoi et Bogandé.
Par rapport à la normale, (1991-2020) des baisses pluviométriques ont été relevées surtout à Gaoua, Korsimoro, Nobéré, Loumana, Toécé, Fada N’Gourma
et Pô.
Pour cette campagne agricole 2025, il est attendu sur la totalité du pays, une fin tardive avec une tendance normale de la saison des pluies.

II.2. Le ministre de l’Action humanitaire et de la solidarité nationale a fait au Conseil une communication relative à l’organisation prochaine de la Campagne nationale ‘‘Dèmè Sira’’ qui signifie « la solidarité en marche ».
Cette campagne vise, notamment le renforcement de l’adhésion citoyenne et la mobilisation nationale autour des populations vulnérables, la promotion des valeurs traditionnelles et culturelles de solidarité comme levier de résilience et de cohésion sociale.
Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de la campagne ‘‘Dèmè Sira’’.

Il s’agit entre autres :
– des tournées régionales, des caravanes de solidarité, des causeries éducatives et des animations culturelles ;
– d’une valorisation des initiatives locales et des héros de solidarité ;
– d’une levée de fonds au profit des personnes vulnérables.

II.3. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le bilan de la première édition du Forum international Investir au Burkina Faso tenue du 9 au 10 octobre 2025 à Ouagadougou.
Le forum Investir au Burkina Faso a vu la participation effective de plus de 1200 investisseurs issus de notre pays, d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Amérique et de la diaspora.
Ce forum a permis entre autres, le renforcement de la confiance et la promotion de l’image de notre pays, la mise en évidence du potentiel économique et des projets d’investissement structurant, la valorisation du secteur privé et des initiatives locales et le renforcement des relations diplomatiques et bilatérales.
Au cours du forum, près de 200 investisseurs ont été reçus par Son Excellence le Président du Faso. Cette rencontre a permis aux investisseurs nationaux et ceux issus de 48 pays du monde de mieux comprendre la dynamique actuelle du Burkina Faso et les atouts pour des investissements plus sécurisés.

II.4. Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 30ème Conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui se tiendra du 10 au 21 novembre 2025 à Belém au Brésil.
La CCNUCC adoptée en mai 1992 par la communauté internationale a pour objectif de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre (GES) à un niveau qui évite toute perturbation dangereuse du système climatique. Pour concrétiser ces ambitions, deux instruments clés ont complété la CCNUCC à savoir le Protocole de Kyoto adopté en 1997 et l’Accord de Paris adopté en 2015 afin de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels.
La Conférence des Parties en abrégé COP, organe décisionnel suprême de la CCNUCC se réunit annuellement pour évaluer les progrès et prendre des décisions supplémentaires pour l’atteinte des objectifs de lutte contre les changements climatiques.
Notre pays, ayant ratifié la CCNUCC en 1993, participe activement à ces instances.
Cette 30ème Conférence des parties (COP 30) marque une étape cruciale dans le processus de négociation climat et devra accélérer le financement climatique en direction des pays vulnérables.
En outre, la délégation burkinabè participera à plusieurs autres activités. Ce sont entre autres les réunions des Ministres Africains de l’Environnement, la session de négociation du Groupe Africain, du Groupe des 77 et la Chine (G77+Chine).

II.5. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 18e réunion de l’Organisation régionale antidopage (ORAD) zone 2 et 3, prévue du 21 au 22 novembre 2025 à Ouagadougou.

La 18e réunion de l’ORAD servira de tribune pour de nouvelles orientations et de prises de décisions dans le cadre de la lutte contre le dopage dans le sport. Cette réunion permettra au Burkina Faso d’exprimer sa volonté de se positionner comme acteur majeur de la lutte contre le dopage dans le sport dans notre zone et de renforcer son rayonnement international dans le domaine du sport.
Notre pays accueille pour la première fois la réunion de l’Organisation régionale antidopage Zone 2 et 3 qui regroupe le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Togo, la Guinée Conakry, le Sénégal, le Cap Vert, la Guinée Bissau, le Bénin et la Côte d’Ivoire.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
– Monsieur Wendgomdé Abel SAWADOGO, Mle 205 543 J, Economiste, 2e classe, 3e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Mahiret Emeric Rodrigue SOME, Mle 246 026 (SOPAFER-B), Ingénieur système transport ferroviaire et urbain, 2e classe, 6e échelon est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Koudougou Abel ZONGO, Officier, est nommé Responsable du programme budgétaire
« Protection civile », cumulativement avec
ses fonctions de Directeur général de la protection civile ;
– Monsieur Didié BAZONGO, Officier, est nommé Directeur de la Planification des opérations de la Direction générale de la protection civile, cumulativement avec ses fonctions de Commandant de la Première compagnie d’incendie et de secours de la Brigade nationale de sapeurs pompiers ;
– Monsieur Jean Charles TAMPANGA, Officier, est nommé Directeur de la Règlementation et de la prévention de la Direction générale de la protection civile, cumulativement avec ses fonctions de Commandant de la onzième Compagnie d’incendie et de secours de la Brigade nationale de sapeurs pompiers.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Madame Rasmata SOULGA, Mle 294 321 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Trésorier auprès du Groupement d’Intérêt public-Programme national de Volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB).

C. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Monsieur Brice Noël YOGO, Mle 44 080 G, Inspecteur de l’Enseignement secondaire, catégorie PB, 3e classe, 7e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Marcel KAFANDO, Mle 283 340 E, Commissaire de police, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Lalwendé Parfait OUBDA, Mle 308 624 Y, Commissaire principal de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Conseiller en sécurité de l’Office national d’identification ;
– Monsieur Valentin Philips ZOUNGRANA, Mle 308 661 H, Commissaire principal de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Contrôleur interne de l’Office national d’identification ;
– Monsieur Halidou OUEDRAOGO, Mle 109 884 X, Commissaire de police, 2e grade, 2e échelon, est nommé Directeur des opérations de maintien de la paix ;
– Monsieur Voubi ZIBA, Mle 227 564 W, Commissaire divisionnaire de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale du Guiriko ;
– Monsieur Ouanhindouba YEMIEN, Mle 31 736 N, Commissaire divisionnaire de police, 3e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional de la Police nationale des Tannounyan.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
– Monsieur Yalgado Hubert SAVADOGO, Mle 55 988 H, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 15e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Madame Zénabou TARPILGA, Mle 88 781 C, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 7e échelon, est nommée Directrice de la Communication et des relations presse.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– Monsieur Kassoum PAGABELEM, Mle 200 570 V, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chef de département des Investigations, de la lutte contre la fraude et la contrefaçon ;
– Monsieur Pamoussa TASSEMBEDO, Mle 200 579 U, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chef de département du contrôle de la concurrence et des prix ;
– Monsieur Issaka SAWADOGO, Mle 343 479 E, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Chef de Département de l’Analyse et des études prospectives en matière de prix, de fraude et de contrefaçon.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Monsieur Ahoubahoum Ernest PARDEVAN, Mle 45 392 G, Enseignant-chercheur, catégorie P3, grade initial, 3e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Madame Judith Estelle Wennemmi NANEMA/OUEDRAOGO, Mle 48 721 F, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 11e échelon, est nommée Directrice de la Coordination des projets et programmes et du partenariat ;
– Monsieur Batia Bavapoula SOGO, Mle 48 465 R, Administrateur général des services scolaires et universitaires, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Directeur de la Prospective, de la planification et du suivi-évaluation.

G. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

  • Madame Windpanga Sonia Emilie BELOUM, Mle 217 116 N, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7e échelon, est nommée Chargée d’étude en remplacement de madame Aïssa OUOBA/OUEDRAOGO.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 B, Professeur titulaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Nicolas BARRO, Mle 49 403 B, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

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Le Burkina Faso a franchi une étape historique avec l’adoption de la loi sur la réorganisation agraire et foncière. Cette réforme qui était attendue clarifie enfin la gestion des terres dont l’Etat demeure désormais l’unique détenteur légitime. En effet, pour les générations futures, cette loi représente un tournant majeur dans la mesure où elle garantit une distribution équitable des terres agricoles, sécurise les droits d’exploitation et prévient les conflits fonciers qui minent le développement rural. Il appartient maintenant à l’Etat de finaliser les textes d’application afin de permettre l’entrée en vigueur effective de la réforme.

Oumarou RABO

Médiation des conflits: le Centre international d’Irenagie porté sur les fonts baptismaux

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Le Centre international d’Irenagie a officiellement lancé ses activités au cours d’une conférence de presse, le jeudi 23 octobre 2025, à Ouagadougou.

Parmi les organismes spécialisés dans la médiation des conflits, il faut désormais compter avec le Centre international d’Irenagie (CII). Crée en 2024, il a lancé officiellement ses activités au cours d’une conférence de presse, le jeudi 23 octobre 2025, à Ouagadougou. Dans la présentation de la structure, faite par Wahir Justin Somé, il ressort que le CII est un centre permanent privé de médiation, de conciliation et d’arbitrage spécialisé dans la prévention, la gestion et le règlement des conflits socio-économiques, administra-tifs, culturels et politiques.

Il vise d’une manière générale, a-t-il indiqué, à contribuer à la promotion de la paix au Burkina Faso et en Afrique, notamment par la science, l’art, la culture, le savoir-faire et le partage d’expériences en matière de paix.
Le centre international d’Irenagie poursuit également, a fait savoir M. Somé, plusieurs objectifs spécifiques dont la prévention, la gestion et la résolution des conflits socio-économiques et politiques, notamment par la négociation, la médiation, la conciliation et l’arbitrage.

« Nous ambitionnons développer la formation en prévention, gestion et résolution des conflits économiques au profit des cadres de structures publiques et privées et apporter un appui-conseil en matière d’investissements à des opérateurs économiques », a-t-il mentionné. Assurer la gestion des ressources humaines, le recrutement et les placements au profit de structures publiques et privées fait aussi partie des objectifs du CII, selon Wahir Justin Somé. « Nous intervenons également dans la médiation civile et fami-liale comme mode alternatif de règlement des différends au sein des familles et des communautés », a-t-il noté.

En privilégiant des modes de règlement alternatifs, endogènes et flexibles, le CII se positionne, selon le présentateur, comme une réponse innovante et adaptée aux défis contemporains de résolution des conflits. Il propose, à l’entendre, un catalogue de formations visant à renforcer les capacités des institutions, entreprises et individus en matière de prévention et de gestion des conflits. Par rapport aux modalités d’apprentissage au CII, il a noté que le centre offre des sessions pratiques et théoriques en présentiel comme à distance.

Des atouts majeurs

Quant aux thèmes qui seront développés lors des sessions, Wahir Justin Somé a mentionné plusieurs dont le cadre normatif et institutionnel des partenariats public-privé et les modes alternatifs de règlement des conflits dans l’espace de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).

Bien que nouvellement créé, le centre présente plusieurs atouts majeurs, selon le président de son conseil d’administration, Dr Rasmané Daniel Sawadogo. Au nombre de ceux-ci, il a cité un siège avec des locaux adaptés et dotés d’équipements modernes, un staff technique expérimenté et un personnel jeune, dynamique, compétent et accueillant. « Nous disposons également d’un réseau de médiateurs et de conciliateurs professionnels agréés, d’arbitres professionnels agréés ainsi que des formateurs compétents dans divers domaines », a déclaré avec fierté le Dr Sawadogo.

Pour lui, le CII s’inscrit dans une dynamique nouvelle. Il s’agit, a souligné M. Sawadogo d’une initiative novatrice fondée sur le postulat selon lequel le développement ne peut se concevoir sans une approche multidis-ciplinaire basée sur la recherche, l’expertise plu-rielle et le dialogue. Quel est le public cible du CII ?

Répondant à cette question des journalistes, Wahir Justin Somé a noté que les services du centre sont destinés au grand public notamment les fonctionnaires, les magistrats, les chefs d’entreprises, les leaders communautaires, etc. Il a rassuré que le coût des prestations sera accessible à toutes les bourses. « C’est vrai que c’est un centre privé mais, il n’est pas destiné uniquement à des privilégiés »,

a-t-il éclairci. Le domaine d’expertise du CII concerne-t-il également les conflits politiques ? ont également demandé les Hommes de médias. Sur ce point, Vincent Zakané, consultant dans le cadre du projet a affirmé que le centre dispose de compétences pour contribuer par la médiation à la recherche de solutions à des conflits politiques. Toutefois, il a noté qu’il convient de faire la différence entre les conflits politiques majeures qui relèvent de l’Etat et ceux communautaires sur lesquels le centre est habi-lité à agir.

 

Nadège YAMEOGO
Korotimi NABALOUM
(Stagiaire)

Valorisation des ressources forestières au Burkina Faso: la fiscalité environnementale, un tournant majeur pour l’économie verte

Le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, à travers la direction générale de l’économie verte et du changement climatique, a organisé un atelier de validation des projets de textes relatifs à la fiscalité environnementale applicable à l’exploitation économique des ressources forestières et fauniques, jeudi 23
octobre 2025, à Ouagadougou.

Le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement multiplie les initiatives pour valoriser les ressources forestières et fauniques en élaborant des projets de textes réglementaires. Il s’agit, entre autres, de la fixation des conditions et des modalités
d’exploitation de la faune à des fins commerciales, sportives et de subsistance, la tarification de l’exploitation de la faune à des fins commerciales et la définition des conditions et modalités d’exploitation des Produits forestiers non ligneux (PFNL). Un projet de cadre fiscal spécifique aux taxes forestières et fauniques, destiné à être intégré dans la loi de finance, exercice 2026, a été également élaboré, de même qu’un projet de décret autorisant la perception des recettes de service en matière de forêt et de faune.

Pour leur entrée en vigueur, les parties prenantes se sont réunies, jeudi 23 octobre 2025, à Ouagadougou, pour valider de manière concertée ces projets de textes réglementaires afin de favoriser leur adoption officielle et leur mise en œuvre effective. Pour le secrétaire général du mi-nistère en charge de l’en-vironnement, Bouraïma Kouanda, ces documents visent à encadrer la gestion durable des ressources forestières et à renforcer la capacité du Burkina à mobiliser des ressources financières endogènes pour soutenir son développement. Il a rappelé que plusieurs textes actuellement en vigueur remontent à plus de 40 ans.

Dans un contexte marqué par de nouveaux enjeux économiques et écologiques, leur relecture s’impose. « Le Burkina n’est pas seulement riche de son sous-sol. Il est aussi très riche en surface. Sur les 274 200 Km2 du territoire national, chaque parcelle regorge de produits forestiers non ligneux, tels que les pieds de karité, véritable richesse naturelle du pays», a-t-il souligné. A son avis, les études économiques ont montré que les amandes de karité atteignent des valeurs comparables, voire supérieures, à celles du café et du cacao sur le marché international.

Des textes modernes, cohérents et adaptés

Cependant, pour que cette richesse profite réellement aux populations, a soutenu le secrétaire général du ministère en charge de l’environnement, il est indispensable d’avoir des textes modernes, cohérents et adaptés, capables d’encadrer la filière et d’en assurer la valorisation. « Ces nouveaux textes devraient permettre à chaque propriétaire terrien d’en tirer un bénéfice économique tout en préservant l’environnement », a-t-il déclaré. Une fois validés, ces textes, selon lui, devront être appliqués sur le terrain avec la collaboration de plusieurs acteurs clés.

Le ministère en charge de l’environnement, a-t-il précisé, va jouer un rôle central, mais d’autres départements dont celui du commerce et des finances seront également impliqués. Il a apprécié le fait que ces derniers ont initié des mesures fortes, en interdisant l’exportation des amandes de karité sans autorisation. Cette disposition vise à protéger la valeur ajoutée nationale et à favoriser la transformation locale des PFNL. Pour le directeur général de l’économie verte et du changement climatique, Christian Somda, l’élaboration de ces textes représente une satisfaction majeure après plusieurs années de travail et de concertation. Il a rappelé que l’exploitation des ressources naturelles doit s’accompagner d’une responsabilité partagée. L’Etat investit d’importants moyens pour la préservation des forêts et de la faune, il est donc logique que les exploitants commerciaux contribuent à la régénération de ces ressources.

Oumarou RABO

Relance de l’économie locale: le ministre Serge Gnaniodem Poda à l’écoute des acteurs du Goulmou

Une délégation du département en charge de l’industrie et du commerce, conduite par le ministre Serge Gnaniodem Poda, a séjourné à Fada N’Gourma, mercredi 22 octobre 2025. Durant son séjour, le ministre Poda a rencontré ses collaborateurs ainsi que les hommes d’affaires de la région pour recueillir leurs préoccupations et présenter les orientations et perspectives de son département.

Dans le cadre du Mois du consommer local et en prélude à la Semaine régionale de l’artisanat qui se tiendra dans le Nakambé à compter du 24 octobre, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a pris langue avec les acteurs de la région du Goulmou, le mercredi 22 octobre 2025, à Fada N’Gourma. Durant son séjour dans la cité de Yendabli, il a échangé, tour à tour et à huis clos, avec ses collaborateurs de la direction régionale en charge du commerce et des hommes d’affaires. Par ailleurs, le ministre Poda qui avait à ses côtés le gouverneur de la région, Ram Joseph Kafando, et un parterre d’autorités administratives, militaires et paramilitaires, a visité plusieurs structures associatives féminines.

A pas de courses, il s’est rendu à l’Association grâce du Goulmou (AGG), reconnue pour son expertise en filature, teinture et tissage, puis à l’unité de transformation de riz de la coopérative TIN FI, portée par l’Association des femmes persévérantes. Ces visites lui ont permis de constater le savoir faire et le dynamisme des femmes du Goulmou dans la valorisation des produits locaux.

Au terme de cette randonnée, le ministre Poda est revenu sur le sens de sa tournée régionale. « Ce séjour dans la région du Goulmou répond à une exigence du ministère d’effectuer des missions sur le terrain dans les différentes régions pour échanger avec les autorités régionales, les structures déconcentrées du département ministériel ainsi que les acteurs économiques qui, ensemble, contribuent d’une manière ou d’une autre à la mise en œuvre des missions assignées à notre département en matière de commerce, d’industrie et d’artisanat », a-t-il dit.

« Une démarche réconfortante »

L’Association Grâce du Goulmou, reconnue pour son expertise en filature, teinture et tissage, a reçu la visite de la délégation.

Il a précisé que les échanges ont porté sur les préoccupations quotidiennes des acteurs, mais aussi sur les défis et les perspectives de son département. « Nous avons abordé les problématiques qui touchent à la fiscalité ainsi que les opportunités qui pourraient être les leurs pour qu’ils puissent redémarrer leurs activités qui avaient souffert de l’insécurité », a-t-il ajouté. Ainsi, le ministre Poda a salué la résilience des acteurs régionaux face aux multiples défis et les a exhortés à garder espoir.

« Ne vous découragez pas parce que le meilleur est à venir. Nous voyons les résultats qui sont effectifs sur le terrain en matière de sécurité grâce au travail salvateur abattu par nos Forces de défense et de sécurité et nos Volontaires pour la défense de la patrie », a-t-il ajouté. Au nom des opérateurs économiques de la région, Larba Lankoandé a salué l’initiative du ministre qu’il a qualifiée de « démarche réconfortante » pour le monde des affaires du Goulmou. Il a également remercié le gouvernement pour les actions entreprises en faveur de la relance économique.

Pour terminer, le ministre Poda a lancé un appel aux acteurs du Goulmou à se mobiliser pour participer à la Semaine régionale de l’artisanat. « Ce sera une occasion de plus pour vous d’y exposer les fruits de vos savoir-faire et de créer une sorte de réseautage avec d’autres acteurs au plan national », a-t-il déclaré. La délégation ministérielle a entamé sa tournée par une visite de courtoisie au palais du roi Untaanba pour « présenter ses civilités à l’autorité coutumière et lui demander des bénédictions ».

Joanny SOW

Exploitation du site d’or de Tangassogo : les artisans miniers ont désormais leur société coopérative

La nouvelle société coopérative pour l’exploitation artisanale du site d’or de Tangassogo a été mise en place, mercredi 22 octobre 2025, à Tiébélé, dans la province du Nahouri, région du Nazinon. Dénommée coopérative simplifiée Pouloulama, elle compte une centaine de membres avec un bureau exécutif de six membres.

La nouvelle société coopérative pour l’exploitation artisanale du site d’or de Tangassogo, dans la commune de Tiébélé, province du Nahouri, est désormais connue. Dénommée coopérative simplifiée Pouloulama, cette alliance des artisans miniers, forte d’une centaine de membres, a été mise en place, le mercredi 22 octobre 2025, à Tiébélé, dans la province du Nahouri, région du Nazinon. Son bureau exécutif, composé de six personnes, est dirigé par Aimé Poungouyiré, désigné par l’Assemblée générale constitutive de la société coopérative. L’événement, organisé par la direction régionale de l’énergie, des mines et des carrières du Nazinon, a connu la participation de plusieurs autorités du ministère de tutelle et des acteurs locaux.

Pour le président de la nouvelle société coopérative Pouloulama, Aimé Poungouyiré, cette structure sera économiquement bénéfique pour les artisans miniers de la localité. Elle va également permettre, a-t-il précisé, de mettre de l’ordre au sein de l’exploitation minière artisanale.Le directeur régional de l’énergie, des mines et des carrières du Nazinon, Hervé Kalmogo, a indiqué que cette cérémonie marque une étape importante dans la dynamique de formalisation, de structuration et de professionnalisation de l’exploitation minière artisanale dans sa région.

Selon lui, la mise en place des sociétés coopératives émane de la vision des plus hautes autorités de réglementer le secteur de l’artisanat minier. Cette nouvelle donne, a détaillé M. Kalmogo, s’inscrit dans le Code minier adopté en 2024 et le plan d’actions de l’exploitation artisanale. Il a rappelé que l’exploitation minière, bien que génératrice de revenus pour de nombreuses familles, a longtemps été confrontée à des défis multiples tels que l’insécurité, le non-respect de l’environnement, les conflits d’intérêts et surtout une faible valorisation du travail des acteurs sur le terrain. « La mise en place de cette nouvelle société coopérative à Tiébélé représente une réponse concrète à ces défis », a souligné le directeur régional en charge des mines du Nazinon.

Un exemple à suivre

Il a fait savoir que la coopérative va permettre une meilleure organisation des artisans miniers autour d’un cadre légal reconnu, une gestion plus transparente et équitable des ressources du site d’or et une meilleure prise en compte des normes environnementale et sécuritaire. Il a aussi ajouté que la coopérative va offrir à ses membres, un accès facile à des formations, à des équipements adaptés et à des circuits de commercialisation formels. Hervé Kalmogo a saisi l’opportunité pour saluer l’engagement des artisans miniers de Tangassogo qui ont compris la nécessité de s’organiser, de s’unir et de collaborer autour d’un objectif commun.

« Votre volonté de changement est un exemple à suivre. Je vous encourage à entretenir cet esprit de solidarité et de responsabilité », s’est-il adressé avant de formuler le vœu que la coopérative soit un modèle de réussite et une source d’inspiration pour d’autres sites miniers artisanaux de la région et du pays. Le 2e vice-président de la délégation spéciale communale de Tiébélé, Aneyan Aboungou, a dit accueillir cette initiative avec une immense joie. Selon lui, elle va permettre une production contrôlée de l’or. Toute chose, à l’en croire, qui va favoriser le développement de la commune et lutter contre la pauvreté des populations.

Avant l’étape de la mise en place de la société, les artisans miniers ont été entretenus sur plusieurs thématiques en lien avec l’approche coopérative dans l’exploitation minière artisanale à petite échelle. Lamsa Pierre Zougouri de la Direction générale des mines et de la géologie, par ailleurs communicateur, a défini une société coopérative dans l’exploitation minière artisanale comme étant une entreprise dont les membres partagent la même vision, les mêmes objectifs en unissant leurs forces à travers des parts sociales et des moyens financiers.

Pour lui, l’exploitation minière artisanale à l’échelle individuelle est formellement interdite. Seules les sociétés coopératives, a-t-il dit, sont reconnues par l’Etat. Dans son exposé, M. Zougouri a mentionné les sept principes coopératifs. Il a cité entre autres, l’adhésion volontaire et ouverte à tous, le pouvoir démocratique exercé par les membres et la participation économique de tous les souscripteurs.

Noufou SAWADOGO