15e Plan quinquennal 2026-2030: La modernisation socialiste horizon 2035, le point de mire

La 4e session plénière du 20e Comité central du PCC s’est tenue à Beijing du 20 au 23 octobre. Les participants au plénum ont examiné et adopté les propositions du Comité central du PCC sur l’élaboration du 15e Plan quinquennal de développement économique et social, selon un communiqué du plénum publié jeudi. Cette rencontre cruciale a permis de peaufiner les contours de cette nouvelle feuille de route qui sera soumise en mars 2026 à l’Assemblée populaire nationale (APN) pour adoption.

Le plénum a formulé les principaux objectifs de développement économique et social pour le 15e Plan quinquennal : le développement de qualité connaîtra des succès notables, l’autonomie et la puissance des sciences et technologies chinoises connaîtront une augmentation considérable, de nouvelles percées seront réalisées dans l’approfondissement plus poussé de la réforme sur tous les plans ; le niveau de civilité de toute la société s’élèvera notablement ; la qualité de la vie continuera à s’améliorer ; la construction d’une belle Chine obtiendra de nouveaux progrès importants et les murailles de la sécurité nationale seront consolidées.

Fruit d’un large consensus qui a pris en compte les avis des citoyens chinois dans toutes les régions, tous les départements et secteurs d’activités du pays, le 15e Plan quinquennal va poursuivre la modernisation de la Chine pour les cinq prochaines années en mettant l’accent sur l’innovation technologique, le développement vert et le bien-être du peuple.

Dans la dynamique de promouvoir une nouvelle vision de développement, les nouvelles forces productives de qualité bénéficieront d’une attention soutenue dans tous les domaines à travers ce Plan quinquennal. En effet, les progrès technologiques et l’innovation permanente doivent être mis à profit pour insuffler une vitalité vivifiante aux industries traditionnelles. Le nouveau paradigme de développement devrait prendre appui sur les avantages qu’offre le boum technologique en Chine. Actuellement, l’Intelligence artificielle (IA) est en train de révolutionner tous les secteurs d’activités et il sied d’investir davantage dans les nouvelles forces productives de qualité pour impulser cet élan. Il est question d’implémenter la transformation et la modernisation des industries traditionnelles et de développer activement les industries émergentes en vue de la construction d’un système industriel moderne et performant.

Au cours de ces dernières années, la Chine a su allier croissance économique et protection de l’environnement. Axe stratégique majeur, le développement vert en Chine a engendré des résultats spectaculaires ces dernières années. Selon le plénum, il convient d’orienter sans délai le développement économique et social vers un modèle écologique, afin d’édifier une belle Chine. Dans cette nouvelle feuille de route quinquennale, le pays va davantage investir dans les énergies renouvelables dans la mesure où il s’est fixé pour ambition d’atteindre son pic d’émission de carbone avant 2030 et la neutralité carbone en 2060. Dans un contexte où la transition écologique est devenue un enjeu mondial, la Chine est déterminée à poursuivre ses efforts de promotion d’un développement durable. En matière de production d’énergies renouvelables, le pays est un cas d’école à travers le monde. À titre illustratif, le développement des énergies renouvelables est édifiant avec plus de 200 millions de kilowatts de production d’électricité d’origine verte au cours des trois premiers trimestres de 2024, ce qui représente plus de 80% de la capacité nouvellement installée. Cette tendance sera davantage encouragée dans cette nouvelle planification du développement national.

Depuis leur mise en œuvre dans les années 1950, les plans quinquennaux ont toujours concentré l’essentiel sur le bien-être du peuple. Selon le plénum, il convient d’intensifier les efforts pour garantir et améliorer le bien-être social, et de réaliser à pas assurés la prospérité commune.

À terme, les 14e, 15e et 16e plans quinquennaux s’articulent avec cohérence pour la construction d’un pays socialiste moderne dans son ensemble d’ici à l’horizon 2035.

Karim BADOLO

CGTN Français

 

61e régiment d’infanterie commando de Tenkodogo: Le Premier ministre apporte un message de fierté et d’espoir

Le Premier ministre, Rimtaba Jean Emmanuel Ouédraogo, présent à Tenkodogo dans le cadre du Salon régional de l’artisanat, s’est rendu au 61e régiment d’infanterie commando, le 24 octobre 2025, pour encourager les forces de défense et de sécurité, engagées dans la lutte contre l’insécurité.

En s’adressant aux forces de défense et de sécurité(FDS) et aux volontaires pour la défense de la patrie(VDP), ce vendredi 24 octobre 2025, le chef du gouvernement a indiqué avoir un message de fierté et d’espoir. Fierté, parce que, selon lui, les forces combattantes sont la source de fierté du peuple burkinabè.

Espoir, a-t-il poursuivi, parce qu’aujourd’hui beaucoup d’enfants, de jeunes, de femmes et de personnes âgées de la région du Nakambé ont retrouvé leur terroir. Mais pas que. Jean Emmanuel Ouédraogo a dit également porter un message d’engagement. « Le moment est venu de porter le coup de grâce à l’ennemi », a-t-il lancé. Pour lui, il n’y a aucun doute : la guerre contre le terroristes et leurs soutiens va être gagnée. Ce, parce que, a-t-il expliqué, il y a une unité d’esprit au-delà des différents corps des FDS. Ce qui est, à ses yeux, une source de conviction.

Une autre de source de conviction qui rend le chef du gouvernement optimiste est, à son avis, l’harmonie entre les forces combattantes et les populations. C’est pourquoi, il a invité les premières à renforcer cette proximité avec les secondes.

Jean Emmanuel Ouédraogo a rassuré que le gouvernement fera tout pour améliorer les conditions de travail des hommes et femmes engagés au front tant en matériels qu’en ressources humaines, et ce, a-t-il précisé, avec la contribution du peuple burkinabè.

K.A.K.

 

Salon régional de l’artisanat : Faire du nexus artisanat-industrie, un élément clé du développement endogène.

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a ouvert officiellement le vendredi 24 Octobre 2025 à Tenkodogo, la 5e édition du Salon régional de l’artisanat (SARA) sous le thème « Artisanat burkinabè et industrialisation : quelle contribution à la souveraineté nationale ».

A partir du 24 et ce jusqu’au 31 octobre 2025, la région du Nakambé vibre au rythme du Salon régional de l’artisanat (SARA). 5e du genre après celles tenues dans du Guiriko en 2017, des Kuilsé en 2019, d’Oubri en 2021 et du Nando en 2023, il a été ouvert officiellement au public ce 24 Octobre 2025 par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Au menu, ce sont des expositions du savoir-faire des artisans des 17 régions, des dégustations de mets locaux, de mise en tourisme des potentialités, un séminaire, une académie du SARA et des récompenses aux meilleurs artisans.

« Les secteurs de l’artisanat et de l’industrie continuent de soutenir notre économie grâce à l’ingéniosité de nos braves populations », a souligné le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo(à droite tenant le tissu).

Selon le chef du gouvernement, le secteur de l’artisanat contribue au développement économique et social du pays avec environ 30% du produit intérieur brut (PIB) et emploie près de deux millions de personnes. « Convaincu de ce rôle majeur de l’artisanat dans l’économie nationale et de son impact sur la population, le gouvernement a érigé ce secteur parmi les leviers stratégiques de son développement », a expliqué le Premier ministre.  Pour mettre en lumière la complémentarité entre l’artisanat et l’industrie, la présente édition du SARA est placée sous le thème : « Artisanat burkinabè et industrialisation : quelle contribution à la souveraineté nationale ? ».  Ce choix, à l’écouter, traduit également la volonté du gouvernement de faire du nexus artisanat-industrie, un élément clé de sa stratégie de développement endogène. Laquelle stratégie prône la valorisation des ressources et du savoir-faire locale pour satisfaire les besoins du marché national et international. « A cet effet, des mesures telles que l’institution des quotas d’enlèvement à l’importation des produits similaires fabriqués au niveau national ont été prises pour soutenir les unités artisanales et industrielles. Elles visent à faciliter l’écoulement des produits nationaux, à réduire la dépendance du Burkina Faso vis-à-vis de l’extérieur et à renverser la structure de la balance commerciale », a-t-il indiqué.

Pas d’antinomie entre artisanat et industrie

Pour le chef du gouvernement, l’industrialisation commence par la transformation intelligente des savoirs-faire artisanaux (le coton filé , le cuir, le bois ou le bronze), l’intégration des innovations techniques dans les métiers d’art et la création de circuits de distribution locaux et régionaux, capables de concurrencer les importations. « En effet, l’activité artisanale peut déboucher sur des produits, constituant la matière première nécessaire à la production industrielle. A l’inverse, l’industrie peut fournir au secteur de l’artisanat les matériels et équipements de production plus élaborés pour améliorer sa productivité et sa compétitivité. Pour y arriver, l’Etat à travers la formation, l’accès au financement, la labellisation des produits et l’amélioration des infrastructures d’exposition et de commercialisation, accompagne l’artisanat à mieux soutenir la transformation industrielle de l’économie nationale » a souligné M. Ouédraogo.

4- Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Poda(à droite) remettant 12 tonnes de vivres aux personnes vulnérables de la région du Nakambé.

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda a indiqué que le SARA une tribune des activités de réseautage et de partage d’expériences. « Elle met en exergue les potentialités de la région où il se tient et contribue à booster l’économie régionale par la venue des opérateurs et des acteurs », a-t-il ajouté.

Et Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo d’inviter les acteurs du secteur de l’artisanat et de l’industrie burkinabè à faire de cette édition du SARA un cadre de réflexion et de formulation de solutions concrètes sur l’attelage entre ces deux secteurs importants de l’économie.

Au cours de la cérémonie d’ouverture du SARA, le ministre Poda a remis au nom du gouvernement 12 tonnes de vivres à 500 personnes vulnérables dont 70 % des personnes déplacées internes et 30 % des populations hôtes

Fleur BIRBA

fleurbirba@gmail.com

36ᵉ Tour du Faso : Le Marocain El Alouani Driss s’impose lors d’une première étape “neutre”

Le 36ᵉ Tour du Faso a lancé sa première étape, longue de 120,280 km, entre Ouagadougou et Koudougou, ce vendredi 24 octobre 2025. C’est le coureur marocain El Alouani Driss qui a franchi la ligne d’arrivée en tête. Toutefois, sa victoire et le temps réalisé (2h 50min 53s, soit une vitesse moyenne de 42,232 km/h) ne seront pas comptabilisés. La raison : permettre à l’équipe du Cameroun, attendue dans l’après-midi, de prendre part à la compétition dès la deuxième étape.

Une étape pour les maillots, pas pour le classement général. Malgré son caractère neutralisé, cette première journée a permis de déterminer les premiers porteurs des différents maillots de cette 36ᵉ édition. Le Marocain El Alouani Driss a fait forte impression en s’imposant en solo. Il est suivi par le Burkinabè Souleymane Koné, tandis que le Belge Yaxano Smet complète le podium.

La décision de neutraliser cette étape,  non comptabilisée ni en temps ni en points, a été prise afin de ne pas pénaliser l’équipe du Cameroun, actuellement en retard, qui rejoindra la compétition lors de la deuxième étape Koudougou–Boromo.
Les choses sérieuses du Tour du Faso commenceront donc véritablement dès la prochaine étape.

Le début de la course a été marqué par une échappée de six coureurs dès la sortie de Ouagadougou. Il s’agissait des Burkinabè Soumaïla Ilboudo, Wahabou Bouda, Kanhaye Soulama et Saturnin Yaméogo, du Malien Djandouba Diallo, et du Ghanéen Allotey Alexandre.
C’est Saturnin Yaméogo, de l’équipe régionale du Centre du Burkina, qui a remporté le premier point chaud disputé à Kokolgo (km 40,290), devant le Malien Djandouba Diallo. Le groupe a finalement été repris par le peloton à 60 km de l’arrivée.

Une nouvelle offensive décisive

Quelques kilomètres plus loin, une nouvelle échappée de onze coureurs s’est formée, composée de six Burkinabè, deux Maliens, un Marocain, un Belge et un Béninois : Daouda Soulama, Arnaud Guiguemdé, Soumaïla Ilboudo, Wahabou Bouda, Moucaila Rawendé et Souleymane Koné (Burkina Faso), Diamouténé Tiemoko et Fidèle Cissé (Mali), Yaxano Smet (Belgique), Attai Kokou Corneille (Bénin) et El Alouani Driss (Maroc).
Le groupe a rapidement creusé l’écart, comptant jusqu’à 7 minutes 50 secondes d’avance sur le peloton à moins de 25 km de Koudougou.

Le deuxième point chaud, disputé à Sabou (km 84,400), a été remporté par le Burkinabè Daouda Soulama, suivi de ses compatriotes Soumaïla Ilboudo et Arnaud Guiguemdé.

Les équipes en lice

Pour cette 36ᵉ édition, le Tour du Faso réunit pour l’instant les équipes du Maroc, du Mali, du Bénin, du Togo, de la Belgique, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Ghana, ainsi que trois équipes régionales du Burkina Faso.
L’équipe du Cameroun, attendue ce jour à Koudougou, viendra compléter le plateau.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

 

 

 

Amélioration de l’offre des services de Police : La Police Nationale instaure une légalisation permanente tous les samedis à Ouagadougou

C’est désormais possible de légaliser son ‘’papier’’ un SAMEDI à Ouagadougou !
La Police Nationale, toujours soucieuse du bien-être des populations, a entrepris d’étendre ses services de légalisation jusqu’au samedi dans la ville de Ouagadougou, notamment au Commissariat Central de Police (CCPO) et dans tous les Commissariats de Police d’Arrondissements (CPA) de la ville de Ouagadougou.
En effet, cette mesure a été prise en vue de permettre aux travailleurs du public, du privé et de tous les usagers qui n’ont suffisamment pas le temps les jours ouvrables pour légaliser leurs documents ou qui sont dans un besoin urgent de déposer des dossiers administratifs les lundis à partir de la première heure.
La mesure prend également effet pour compter de ce samedi 25 octobre 2025 à partir de 08 heures et ce jusqu’à 14 heures.
Les documents concernés sont :
– La certification matérielle de signature ;
– La copie certifiée conforme ;
– Les certificats de pertes ou de résidences ;
– La vente des véhicules ou motocyclettes (uniquement au CCPO pour les Légalisations spéciales).
La Police Nationale, une force publique au service des citoyens !

Médias: JVO n’est plus

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Le journaliste Jean Victor Ouédraogo dit JVO est décedé, le mercredi 22 octobre 2025, des suites de maladie.

Ancien correspondant des Éditions Sidwaya à Ouahigouya et ancien directeur de la communication de la Primature du Burkina Faso, Jean Victor Ouédraogo, dit JVO a rangé définitivement sa plume et son micro. Son décès est survenu
le mercredi 22 octobre 2025 à l’hôpital de Tengandogo. Sidwaya présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de ses collaborateurs.


 

Le progamme des obsèques

SAMEDI 25 OCTOBRE 2025

07h00 : Levée du corps à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo (CHU – T) pour son domicile à Garguin ;

07h30 : Départ du cortège funèbre du domicile (Garguin) pour l’Église Wendtoin à Kagtoudin ;

09h00 : Début du culte funèbre à l’Église Wendtoin ;

10h30 : Inhumation au domicile familial à Silmissin non loin de BRAFASO.

Apocalypse 14 Verset 13
« Et j’entendis du ciel une voix qui disait : Écris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent. »

UDP

Ve édition du Salon régional de l’artisanat : un cross populaire pour démarrer les activités

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Les festivités de la Ve édition du Salon régional de l’artisanat qui se tient à Tenkodogo, dans la région du Nakambé ont commencé le jeudi 23 octobre par un cross populaire.

C’est par un cross populaire que les activités du Salon régional de l’artisanat (SARA) ont débuté ce 23 octobre 2025 à Tenkodogo. Le peloton piloté par le haut-commissaire de la province du Boulgou, représentant le gouverneur de la région, Constantin Dabiré, est parti de la place de la Nation au rond-point des « wayiyans », non loin de la douane. Il a fait une boucle sur la route nationale 16 pour revenir à la place de la Nation. Ce cross a été suivi d’une séance d’aérobic qui a permis de se « dégraisser un peu ».

…suivi d’une séance d’aérobic que la Ve édition du SARA a démarré.

Pour le représentant du gouverneur, Constantin Dabiré, le Salon régional de l’artisanat (SARA) est une activité majeure. « Et nous avons ici pour habitude de démarrer nos activités par le sport, parce qu’il est un facteur de santé et de cohésion sociale. Aussi, à travers le cross, l’ensemble de la population sait qu’il y a un évènement majeur dans la ville », a-t-il expliqué. Selon lui, le cross est aussi un outil de sensibilisation, d’information utilisée lors des grands évènements. « C’est un honneur pour la région du Nakambé de recevoir cette Ve édition du SARA. J’invite donc l’ensemble de la population à participer activement pour que ce soit une réussite inégalée », a-t-il souhaité.

Fleur BIRBA

L’homme, un loup… !

J’ai de la peine à voir ce monde obscène marcher sur scène avec tant de haine qui se déchaine. J’ai de la gêne à regarder les hommes se sucer les veines entre des murs de valeurs vaines. Le loup n’est plus dans les bois, il est sous le même toit que nous. La force est une aubaine qui mène à l’éden ; la faiblesse est malsaine et mène à la géhenne. Nous sommes dans une jungle où les humbles sont écrasés par les plus baraqués ; où le droit se ploie sous le poids du titan tyran ; où le meilleur n’est qu’un leurre jeté dans le ciel.

Le vainqueur sans cœur brandit le corps de l’ennemi sous les vivats des forçats des chaînes. L’esclave repu se complaît entre les barbelés de sa prise d’otage en attendant la liberté qui traîne les pas. Dieu a perdu sa place dans le cœur des âmes qui croupissent devant les autels des cartels en duel. Dieu a été vendu par d’impies imbus à la langue fourbie. La Bible et le Coran font le tour de Babel en parlant dans un brouhaha de la discorde.

A qui se fier sans se méfier quand la terre entière est sacrifiée à l’honneur des palais fortifiés. Quel monde voulons-nous construire demain quand les bâtisseurs d’aujourd’hui sont des destructeurs gratifiés, élevés et adulés ? La peur de l’homme du prochain féroce aux desseins atroces révèle la fin de l’humain. Au bout du chapelet s’égoutte le venin des prières mortelles. La crainte de l’autre qui sourit avec furie est née de la barbarie de l’écurie des félins. La confiance et la méfiance se regardent en chiens de faïence avec un rance de nuisance. Point de repentance, aucune pénitence, le prix de la survie est au bout de la résistance.

Un sourire peut cacher le pire des délires ; le mal se mêle au bien pour défaire les liens avec les siens. Une larme de charme peut tout dire sans compatir à l’enfer des martyrs. La piété sans pitié use de cruauté pour égorger l’alter ego sur l’autel de l’amitié. Contre toute attente, on peut dorloter un serpent dans son sein et baigner dans son sang. Contre vents et marées, on peut défendre le diable aimable et pendre le détestable affable qui crie à l’innocent.

La fraternité n’est plus l’antidote de l’adversité. L’amitié est un masque d’animosité porté par humanité. Le baiser mortel porte toujours l’arrière-goût de la confiance aveugle. On peut être un ami et flirter avec l’ennemi de son ami. On peut être un pompier et regarder la case du voisin s’embraser sans y apporter la moindre goutte d’eau. La fin de l’homme se trame et crame dans les flammes de l’envie qui ravie la vie. La fin de l’espèce se joue à pile ou face sur la pièce de la convoitise de l’intrépide cupide. La terre est une propriété privée, le ciel porte les limites de nos égos perso et l’espace se laisse lotir par la volonté de puissance de téméraires éphémères dans l’antre de l’éternité.

Finalement, tout n’est que feu de paille par-delà les supériorités, les suprématies et autres vanités volatiles. Avant cent ans, beaucoup sortiront du temps après avoir perdu le temps à courir après le même temps. Avant cent ans, très peu auront encore du cran pour s’accrocher à la terre qui s’effrite dans l’ère des poussières. Les sabliers s’épuiseront, les courants les plus grands s’arrêteront et se tariront, les ouragans s’essouffleront, le soleil s’estompera pour laisser place aux ténèbres du départ. Et la terre se reposera enfin avec les séquelles du regret d’avoir hébergé une espèce encombrante que l’Homme, ce loup qui nous guette tous !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Lutte contre la fraude à Bobo-Dioulasso : plus de 15 tonnes de produits prohibés réduits en cendre

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Le service régional de la Police nationale du Guiriko a procédé, le jeudi 23 octobre 2025, à l’incinération de plus de 15 tonnes de produits prohibés d’une valeur d’un milliard F CFA à Bobo-Dioulasso. Ces produits ont été saisis au cours des opérations de contrôle et de patrouilles menées en 2024 et 2025 dans la région.

Drogues, médicaments, boissons frelatées et cigarettes. Ce sont entre autres la composition essentielle des produits détruits par la Police nationale du Guiriko,
le jeudi 23 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso. Le coût global de ces produits est estimé à près d’un milliard de francs CFA. Cette opération d’envergure vise à protéger la santé des populations et à lutter contre la criminalité économique et transfrontalière liée
à la contrebande. Le représentant du directeur régional de la Police nationale du Guiriko, le commissaire principal de police Aboubakari Siribié, directeur provincial de la police du Houet, a salué les efforts conjoints de l’ensemble des unités de la police nationale de la région à la réussite de cette opération.

« Grâce à nos opérations de contrôle routier, nous avons pu mettre la main sur ces produits prohibés composés de cigarettes, de produits pharmaceutiques et de drogues issues de la contrebande », a-t-il expliqué. Selon lui, l’action de la police s’appuie sur une législation claire en matière de lutte contre la fraude et les produits impropres à la consommation. « Ces produits sont interdits et dangereux pour la santé. Il faut agir rapidement, et c’est ce que nous faisons aujourd’hui. Au total, c’est environ 15 tonnes qui ont été incinérées », a-t-il précisé. Il a également indiqué que ces opérations ont permis plusieurs interpellations et l’ouverture de procédures judiciaires.

« Certaines personnes ont été appréhendées et leurs dossiers transmis au parquet. D’autres ont pris la fuite, mais nous sommes sur leurs traces », a-t-il assuré. Le commissaire principal de police a enfin lancé un appel à la population pour soutenir les forces de sécurité dans cette lutte. « La dynamique voudrait que toute la population s’implique pour qu’ensemble, nous puissions éradiquer ce mal qui ronge nos communautés. Aujourd’hui, les produits issus de la contrebande se retrouvent parfois dans les zones d’opération des groupes terroristes. Les combattre, c’est aussi aider nos forces de défense et de sécurité à mieux accomplir leur mission », a-t-il conclu.

 

Noufou NEBIE
Safiatou BOLY
(Stagiaire)