Le Premier ministre aux Forces combattantes à Tenkodogo: « Le moment est venu de porter le coup de grâce à l’ennemi »

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, présent à Tenkodogo, dans le cadre du Salon régional de l’artisanat (SARA), s’est rendu au 61e régiment d’infanterie commando, vendredi 24 octobre 2025, pour encourager les Forces de défense et de sécurité, engagées dans la lutte contre l’insécurité.

En s’adressant aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), au camp du général Tiémoko Marc Garango de Tenkodogo, vendredi 24 octobre 2025, le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel
Ouédraogo, a indiqué avoir un message de fierté et d’espoir. Fierté, parce que, selon lui, les Forces combattantes sont la source de fierté du peuple burkinabè.

Espoir, a-t-il poursuivi, car aujourd’hui beaucoup d’enfants, de jeunes, de femmes et de personnes âgées de la région du Nakambé ont retrouvé leur terroir. En outre, Jean

… à renforcer la proximité avec les populations qu’elles défendent.

Emmanuel Ouédraogo a dit également porter un message d’engagement. « Le moment est venu de porter le coup de grâce à l’ennemi », a-t-il lancé. Pour lui, il n’y a aucun doute : la guerre contre les terroristes et leurs soutiens va être gagnée. Le chef du gouvernement a dit tenir cette conviction de l’unité d’esprit au-delà des différents corps que composent les FDS.

Ce qui est, à ses yeux, une source de conviction. Une autre raison qui rend le chef du gouvernement optimiste est, à son avis, l’harmonie entre les Forces combattantes et les populations. C’est pourquoi, il a invité les premières à renforcer cette proximité avec les secondes.

Le Premier ministre Ouédraogo a rassuré que le gouvernement fera tout pour améliorer les conditions de travail des hommes et femmes engagés au front tant en matériels qu’en ressources humaines, et ce, a-t-il précisé, avec la contribution du peuple burkinabè.

Anselme KAMBIRE

Flash

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Dans le cadre de l’amélioration de l’offre des services, la Police nationale a instauré une légalisation permanente tous les samedis, de 8h à 14h, à Ouagadougou, à partir du samedi 25 octobre 2025. Ces services de légalisation sont en effet désormais possibles, notamment au Commissariat central de police (CCPO) et dans tous les Commissariats de police d’arrondissement (CPA) de la ville de Ouagadougou. Cette mesure a été prise en vue de permettre aux travailleurs du public, du privé et de tous les usagers qui n’ont suffisamment pas le temps les jours ouvrables ou qui sont dans un besoin urgent de déposer des dossiers administratifs, de légaliser leurs documents. Les documents concernés sont la certification matérielle de signature, la copie certifiée conforme, les certificats de pertes ou de résidences et la vente des véhicules ou motocyclettes. L’initiative, salutaire, témoigne de la volonté de la Police nationale d’être véritablement au service des citoyens.

Soumaïla BONKOUNGOU

A vaincre sans péril

A l’issue d’un scrutin peu couru, le Président ivoirien sortant, Alassane Ouattara, est quasiment sûr de rempiler pour un quatrième quinquennat à la tête de son pays. Alors qu’il avait indiqué urbi et orbi il y a cinq ans qu’il ne serait plus candidat à la magistrature suprême, Ouattara s’est donc parjuré et est parti pour une présidence « à vie », tout comme celui qu’il présente comme son modèle et « père spirituel », Félix Houphouët-Boigny, premier Président du pays.

Si Ouattara et son camp ont commencé à jubiler, la morosité ambiante constatée lors du scrutin ainsi que les escarmouches souvent mortelles qui l’ont précédé illustrent à souhait que la Côte d’Ivoire rentre en période de forte houle et que la paix et la concorde civile risquent d’être les choses les moins partagées durant ce quatrième mandat.
Une grande partie de la population se sent en effet ostracisée depuis 15 ans et ce sentiment est allé crescendo avec l’exclusion de ceux qu’elle considère comme ses champions naturels.

C’est « un braquage électoral », s’est du reste exclamé l’un d’eux, l’ex-Président Laurent Gbagbo en l’occurrence. Renchérissant, son compagnon d’infortune et candidat du PDCI-RDA, Tidiane Thiam a promis de tout faire pour « pourrir », la vie à Ouattara et son camp au cours des 5 ans à venir.

C’est vrai que la politique est le champ de tous les possibles et que l’on pourrait assister à des retournements de veste specta-culaires, mais Gbagbo, pas plus que Thiam, nous semble-t-il, n’acceptera pas de cheminer avec le camp présidentiel. Le premier a du reste annoncé sa retraite politique tandis que le second hypothéquerait ainsi toute chance de gouverner le pays à l’avenir. Restent les « candidats accompagnateurs » du président, avec Jean Louis Billon dans le rôle de favori et Simone Ehivet Gbagbo dans celui d’outsider. L’ex de Laurent Gbagbo est en effet devenue une « égérie » de Ouattara, et, à défaut d’y aller franco, elle pourrait déléguer quelques-uns de ses lieutenants au gouvernement pour élargir la base sociale de Dramane Ouattara et tenter ainsi de calmer un tant soit peu la grogne sociale.

Des calculs d’épicerie qui seront cependant vains tant que le pouvoir ne s’attaquera pas aux maux qui minent le pays et qui ont pour noms l’inflation et le chômage qui paupérisent les franges jeunes de la population et mettent les pères de famille dans le désarroi et le désespoir. En politique comme partout ailleurs, quand on dort sur la natte d’autrui, on dort par terre. Pour l’heure Abidjan « dort » d’un sommeil trompeur. Il y a un temps pour tout.

Boubakar SY

Election présidentielle de la Côte d’Ivoire: plus de 8 millions d’Ivoiriens ont voté

L’élection présidentielle de la Côte d’Ivoire s’est déroulée, samedi 25 octobre 2025. Plus de 8 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes pour désigner le futur dirigeant du pays parmi les cinq candidats déclarés éligibles par le Conseil constitutionnel dont le président sortant, Alassane Ouattara.

Les Ivoiriens connaitront leur nouveau président, dans quelques jours. En effet, l’élection présidentielle qui doit désigner le successeur du Président sortant, Alassane Ouattara, lui-même candidat s’est déroulée, samedi 25 octobre 2025. A ce scrutin, où le président sortant est en lice pour un 4e mandat contesté par une partie de l’opposition politique, ce sont au total 8 727 431 électeurs qui ont été appelés aux urnes. A cet, effet, 25 370 bureaux de vote dans le pays et 308 à l’étranger ont été ouverts à 8h00 dans la matinée jusqu’à 18h pour élire le futur président de la République. Sur une liste initiale de 60 candidats, seulement 5 ont été retenus par le Conseil constitutionnel. Il s’agit de Alassane Ouattara, de Simone Hivet Gbagbo, Jean-Louis Billon, Ahou Don Melo et Henriette
Laxou Adoua.

Une délégation de la mission conjointe CEDEAO-Union africaine a supervisé les opérations de vote accompagnée de bien d’autres observateurs. L’élection s’est déroulée dans un climat globalement calme, avec quelques incidents isolés, notamment des
bureaux de vote vandalisés. Selon le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Kuibert-Coulibaly, le taux de participation « va avoisiner les 50% ». « Nous sommes satisfaits parce que les Ivoiriens sont sortis », a-t-il indiqué. Il a ajouté que les résultats provisoires pourraient être connus au plus tôt ce dimanche ou au plus tard lundi.

 

Soumaïla BONKOUNGOU

Nuit des Lompolo 2025: 27 trophées pour magnifier les talents des arts dramatiques burkinabè

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Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a tenu la Ve édition de la Nuit des Lompolo, vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou.

Les praticiens des arts dramatiques ont été à l’honneur le vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou à l’occasion de la Ve édition de la Nuit des Lompolo. Placée sous le parrainage du ministre malien en chargé de la Culture, Mamou Daffé et sous le signe de l’intégration et de la coopération culturelle, la Nuit des Lompolo 2025 a décerné 27 trophées au total, dont 13 individuels et 14 collectifs.

Des prix d’honneur et distinctions spéciales ont également récompensé les figures emblématiques du théâtre burkinabè. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, représentant le chef du gouvernement, patron de cette édition a salué la persévérance des professionnels du secteur.

« Chers professionnels, votre téna-cité garantit la continuité des activités artistiques et culturelles, contribuant ainsi au rayonnement culturel de notre pays », a-t-il déclaré. Il a, par ailleurs, souligné que cette édition se distingue par l’ouverture de la compétition aux acteurs et compagnies du Mali et du Niger, tous membres de la Confédération des Etats du Sahel (AES). « Cette ouverture traduit notre volonté de faire des arts dramatiques, un vecteur d’intégration et de coopération communautaire dans notre espace régional », a-t-il précisé.

Présent à la cérémonie, l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga représentant le parrain, a salué l’initiative. « Je mesure avec humilité la portée de ce rôle et j’exprime ma gratitude aux autorités burkinabè pour cette marque d’estime qui honore la communauté culturelle malienne et celle de l’Alliance des Etats du Sahel », a-t-il déclaré, avant de rendre hommage aux artistes « qui œuvrent dans l’ombre pour bâtir un monde plus humain et plus solidaire ».

Parmi les lauréats, la troupe culturelle Watinooma de Tenkodogo, a reçu le prix du meilleur spectacle jeune public pour une œuvre de sensibilisation théâtrale sur l’éducation en situation d’urgence dans les régions du Kadiogo et du Nakambé. Philémon Zongo a été sacré meilleur comédien pour son rôle dans Aïcha de Tombouctou. Il a exprimé sa gratitude et sa détermination à poursuivre son engagement artistique. Instituée en 2013, la Nuit des Lompolo s’est imposée au fil des ans comme un rendez-vous majeur de la scène théâtrale burkinabè.

  

Gustave KONATE

 

 

SARA 2025 : le ministre du Commerce à bâtons rompus avec les opérateurs économiques

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Gnaniodem Serges Poda, a échangé avec les opérateurs économiques de la région du Nakambé, jeudi 23 octobre 2025, à Tenkodogo.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Gnaniodem Serges Poda, s’est voulu optimiste après avoir rencontré les hommes d’affaires de la région du Nakambé, jeudi 23 octobre 2025, en marge du Salon régional de l’artisanat (SARA) à Tenkodogo. « L’espoir est permis et les lendemains seront meilleurs », a-t-il déclaré. Il a indiqué que les discussions ont permis d’évoquer les difficultés auxquelles les opérateurs sont confrontés. Selon le ministre Poda, ces dernières tirent leur origine de l’insécurité que la région a connue.

Toutefois, il a rassuré que ces problèmes sont en train de se résorber grâce au travail et à la bravoure des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie d’une part, mais aussi grâce à la résilience et au travail de génie des acteurs du monde des affaires qui ont développé des activités nouvelles pour faire face à la situation, d’autre part. « Des mesures politiques sont déployées pour renforcer le commerce, l’industrialisation et promouvoir davantage l’artisanat, secteurs importants qui peuvent contribuer à la production de la richesse, à la création d’emplois et au développement », a-t-il laissé entendre.

Pour lui, il faut une résilience continue, avec en filigrane, l’intérêt général du peuple burkinabè. « Le Burkina Faso est dans une phase de résilience totale et tous les secteurs sont importants », a-t-il lancé. Gnaniodem Serges Poda a saisi l’occasion du mois du « consommons local » pour inviter les acteurs économiques de la région du Nakambé à aider à la mise en œuvre de la politique engagée par le gouvernement afin de protéger les activités économiques de production et de consommation.

Le président du conseil régional du patronat du Nakambé, Fasnewendé Minoungou dit Prince Akim, a dit avoir saisi la vision impulsée par les autorités burkinabè pour amener vers le progrès.

« Nous avons compris avec le ministre chargé de l’Industrie que la vision de la Révolution progressiste populaire est celle que les pays développés ont adoptée pour devenir de grandes puissances aujourd’hui », a-t-il affirmé. Puis d’ajouter : « nous devons accepter d’endurer certaines souffrances afin que nos produits soient valorisés, car c’est la seule façon de devenir un pays où il fait bon vivre ». M. Minoungou a souhaité que le ministre chargé du Commerce puisse revenir pour une rencontre élargie avec l’ensemble des acteurs économiques de la région du Nakambé en vue de trouver des solutions aux problèmes du monde des affaires.

Anselme KAMBIRE

Ministère en charge de la transition digitale: l’Observatoire de l’aménagement numérique lancé

Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a lancé la plateforme WebSIG de l’Observatoire de l’aménagement numérique (OAN) du Burkina Faso, vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le Burkina Faso s’est inscrit dans une dynamique de numériser ses services, afin de mieux coordonner les infrastructures numériques et mieux piloter son développement numérique avec des données fiables. Dans cette optique, le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroni-ques a lancé la plateforme WebSIG de l’Observatoire de l’aménagement numérique (OAN), vendredi 24 octobre 2025, à Ouagadougou. Cet outil est destiné à renforcer la planification et la coordination des infrastructures numériques au Burkina Faso, selon les organisateurs.

La cérémonie a été présidée par la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo. Elle a rappelé que la conception de cette plateforme découle du Schéma directeur d’aménagement numérique (SDAN), adopté en 2019, qui recommandait la création d’un observatoire chargé de collecter, d’analyser et d’évaluer les données relatives au développement du numérique sur le territoire.

Pour elle, depuis 2023, son département a entrepris des actions pour rendre cette plateforme opérationnelle. L’objectif de la plateforme WebSIG de l’Observatoire de l’aménagement numérique, a indiqué Amina Zerbo, est de faciliter le partage des informations géo-spatiales et de renforcer la coordination entre les acteurs publics et privés intervenant dans l’aménagement du territoire. « La plateforme OAN vise ainsi à favoriser la mutualisation des infrastructures, à réduire les doublons dans les investissements, et à accélérer la couverture du territoire en services numériques à très haut débit », a-t-elle ajouté.

Huit objectifs fonctionnels

La ministre chargée de la Transition digitale a expliqué que cette plateforme crée les conditions d’une régulation moderne et va contribuer à l’harmonisation et à la transparence dans la mise en œuvre des projets d’aménagement numérique. Aminata Zerbo a fait savoir que l’OAN s’inscrit dans les standards internationaux et répond aux recommandations de l’Union internationale des télécommunications en matière de cartographie des infrastructures publiques de communications électroniques.

« Cette plateforme incarne notre souveraineté numérique. Elle renforce la souveraineté des données, de la planification et de la décision publique », a-t-elle soutenu. A entendre Mme Zerbo, la plateforme repose sur huit objectifs fonctionnels, à savoir la connaissance et la catégorisation des réseaux, l’information des usagers sur les services disponibles, la facilitation du passage d’infrastructures, la stimulation de la mutualisation des investissements et la centralisation des projets d’aménagement, entre autres. Elle a confié que tous les acteurs concernés, y compris le grand public, auront accès, selon leurs rôles, à tout ou partie des informations disponibles.

La ministre chargée de la Transition digitale a remercié les institutions partenaires, notamment l’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCEP), les opérateurs d’accès Internet, l’Agence nationale de promotion de l’électricité, ainsi que la direction générale des communications électroniques. Elle a salué la persévérance et les équipes administratives qui ont œuvré à la concrétisation de cette initiative. Toutefois, elle a reconnu certaines difficultés rencontrées, notamment la qualité et la disponibilité des données primaires. Mme Zerbo a lancé un appel à tous les acteurs pour un engagement continu dans la fourniture et la mise à jour régulière des informations nécessaires au bon fonctionnement de la plateforme. En marge du discours officiel, deux présentations ont été faites. L’une a porté sur la plateforme Open Fibre Data Standard et l’autre sur la plateforme numérique WebSIG de l’OAN. Après ces présentations, Aminata Zerbo a échangé avec les participants.

Abibata KARA
(Collaboratrice)

Tour du Faso 2025/ 3e Etape: Paul Daumont triomphe dans son fief et propulse le Burkina en jaune

Le rêve devient réalité pour le cycliste burkinabè Paul Daumont. Vainqueur éclatant de la 3e étape en circuit fermé à Bobo-Dioulasso, il s’empare du très convoité maillot jaune de leader du classement général, profitant de la défaillance spectaculaire du Belge Lance De Cabooter.

La journée a démarré sous le signe de l’attente pour le peloton de 65 coureurs. Le départ réel, donné à 9h28 au lieu de l’heure habituelle, a été retardé par des soucis de véhicule du directeur sportif de l’équipe du Maroc. Dès les premiers tours du circuit fermé de Bobo-Dioulasso, des hommes forts ont tenté de faire la différence. Une échappée prometteuse s’est formée, composée initialement de quatre coureurs que sont, Robert Bamouni (équipe régionale de l’Ouest), Rachid Bouda (équipe du Centre), Steve Auriol (Cameroun) et Tiemoko Diallo (Mali). Rapidement, Soumaila Ilboudo du Burkina Faso a rejoint le groupe, portant l’échappée à cinq hommes.

Alors que les cinq fuyards creusaient un écart significatif, la course a connu un tournant dramatique pour le leader du classement général. Le Belge Lance De Cabooter, porteur du maillot jaune et du maillot vert au départ de l’étape, a connu une journée noire. Victime de trois crevaisons au total, le Belge s’est retrouvé rapidement distancé. A trois tours de l’arrivée, il accusait plus de 15 minutes de retard sur la tête de course, totalement décapoté et perdant la tête du tour. De nombreuses pannes techniques ont d’ailleurs été signalées sur cette étape, en raison d’un boulevard très dégradé et plein de ralentisseurs.

Bien que l’équipe du Maroc et de la Belgique aient mené la chasse derrière les échappés, l’équipe du Burkina Faso a roulé fort en tête pour maîtriser les écarts. Et paul daumont commence à se signaler progressivement.

Au 1er Sprint intermédiaire, Diamoutélé Tiémoko (Mali) devance ILBOUDO Soumaila (Burkina Faso) et El Alouani Driss (Maroc). Au 2e Sprint intermédiaire, Paul Daumont prend la main devant Driss El Alouani (Maroc) et El Houcaine Sabbahi (Maroc). Au 3e Sprint intermédiaire, Paul Daumont confirme sa supériorité en s’imposant à nouveau devant Tiémoko Diallo (Mali) et El Houcaine Sabbahi (Maroc). Au dernier tour, la victoire s’est jouée  alors entre les quatre hommes de tête. Paul Daumont et Saturnin Yameogo (Burkina), El Alouani Driss (Maroc) et Smet Yaxano (Belgique), avec une avance confortable de 2 minutes et 20 secondes sur le peloton.

Au terme des 116,100 km parcourus à une vitesse moyenne de 41,432 Km/h, Paul Daumont a réglé ses compagnons d’échappée au sprint, signant une victoire pleine de panache dans la cité de Sya. Il devance le marocain Driss El Alouani (vainqueur de l’étape Ouagadougou-Koudougou) et le Belge Smet Yaxano (vainqueur de l’étape Koudougou-Boromo). Il est important de souligner l’efficacité du travail de Saturnin Yaméogo, qui a sacrifié ses chances personnelles pour  tracer cette belle victoire d’étape  à son coéquipier. Cette victoire permet à Paul Daumont de prendre la tête du classement général. Classé 4e à seulement 6 secondes du Belge Lance De Cabooter ce matin, le capitaine de l’équipe burkinabè profite de la défaillance de son rival pour enfiler le maillot jaune, pour le plus grand bonheur du public bobolais. Cette 3e étape marque la 43e arrivée du Tour du Faso accueillie par Bobo-Dioulasso en 36 éditions depuis 1987. C’était la 14e fois que l’étape de Bobo était courue en circuit fermé. Avec ce nouveau succès, le Burkina Faso totalise désormais 16 victoires sur les 42 arrivées d’étapes que compte la ville de Bobo-Dioulasso. Fort de son nouveau statut de leader, Paul Daumont devra désormais défendre sa tunique jaune dès la 4e étape, prévue demain entre Bobo-Dioulasso et Diébougou (128,170 km).A.P.O

Plus de 19 milliards F CFA mobilisés en deux ans

Le directeur général de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire, Karim Traoré, a animé une conférence de presse, le samedi 25 octobre 2025, à Tenkodogo, pour faire le point des souscriptions à l’actionnariat populaire et décliner des perspectives.

L’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire(APEC) a mobilisé 19 milliards 978 millions F CFA) dont plus 13 milliards grâce à la souscription à l’actionnariat populaire et 6 milliards comme participation et concours de l’Etat, à la date du 30 septembre 2025, en deux ans d’activités, selon son directeur général, Karim Traoré. Celui-ci a indiqué qu’à la même date, plus 18 milliards 91 millions de francs CFA ont été engagés pour la construction d’entreprises communautaires, notamment la réalisation de l’usine de transformation de tomate à Bobo-Dioulasso, la Société burkinabè de tomates (SOBTO-SA), l’exécution en cours de deux (02) autres projets d’entreprises communautaires (SOBTO/Tenkodogo et Bielmera Mining SA) et la réalisation de plusieurs études de faisabilité de projets d’entreprises communautaires.

Suivant un planning, il a fait savoir que le plan de financement va être bouclé d’ici au 31 décembre 2025, permettant de clôturer le panier de projets.

Mais M. Traoré a rassuré que de nouveaux projets seront lancés bientôt notamment pour le financement de la mine industrielle de Guiro (Guiro Mining SA), l’usine de transformation du coton, de piment à Banfora, etc.

Karim Traoré et son équipe ont, à l’occasion, visité le chantier de construction de l’usine de transformation de tomates de Tenkodogo, lui aussi, fruit l’actionnariat populaire et pour lequel le taux d’exécution est de 52% pour un temps consommé de 55%.

K,A.K

Santé : le Premier ministre satisfait du fonctionnement du centre d’hémodialyse de Tenkodogo

En marge de la 5ᵉ édition du Salon régional de l’artisanat (SARA), le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a effectué, dans l’après-midi du vendredi 24 octobre 2025, une visite au centre d’hémodialyse du Centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo. Cette visite lui a permis d’apprécier le niveau de fonctionnement de la structure, de féliciter le personnel soignant pour son dévouement et de réaffirmer l’engagement du Gouvernement à renforcer l’offre de soins sur l’ensemble du territoire national.

 

Mis en service en janvier 2024, le centre d’hémodialyse du Nakambé répond à une forte demande des populations, longtemps contraintes de se rendre à Ouagadougou pour bénéficier de séances de dialyse. Le centre compte 14 générateurs de dialyse avec 12 postes, et peut prendre en charge 90 patients, traités deux fois par semaine. Depuis son ouverture, la structure a déjà réalisé près de 5 700 séances, selon les données communiquées au Chef du Gouvernement.

« Ce centre était une attente majeure de la région. Aujourd’hui, chaque séance de dialyse représente un soulagement pour un malade et un espoir pour une famille », a déclaré le Premier ministre, saluant l’engagement du personnel soignant qu’il a qualifié de véritables héros du quotidien.

 

Le centre d’hémodialyse du CHR de Tenkodogo est le sixième centre public d’hémodialyse à être opérationnel au Burkina Faso. Le Chef du Gouvernement a annoncé que, conformément aux instructions données au ministre de la Santé, cinq nouveaux centres verront le jour d’ici le premier trimestre 2026, notamment à Dori, Fada N’Gourma, Gaoua, Banfora et Dédougou. À moyen terme, quatre autres centres seront également mis en service à Ziniaré, Kaya, Manga et Koudougou, afin d’étendre la couverture sanitaire et de rapprocher les soins spécialisés des populations.

Le Premier ministre a par ailleurs visité les installations du service de néphrologie, entièrement construit et en cours d’équipement sur financement de l’État burkinabè. Les travaux sont achevés et les contrats pour les équipements déjà passés. Le service sera opérationnel d’ici à la fin de l’année 2025, pour offrir une prise en charge complète des maladies rénales dans la région.

 

Malgré la priorité accordée à la sécurité, la santé demeure au cœur des préoccupations nationales. Cela témoigne de la volonté du Gouvernement d’améliorer les conditions de vie des citoyens.

« Le secteur de la santé représente aujourd’hui près de 12 % du budget national, ce qui est un effort considérable pour un pays en guerre. Mais c’est aussi la preuve de notre engagement à bâtir un système de santé plus accessible, plus équitable et plus humain », a ajouté le Chef du Gouvernement.

 

DCRP/Primature