36e Tour du Faso: l’Etat dote les Etalons de vélos de pointe

Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, par le biais du Fonds national pour la promotion des sports et des loisirs, a offert, hier 22 octobre 2025
20 vélos de course professionnels aux Etalons cyclistes.

A trois jours du coup d’envoi de la 36e édition du Tour du Faso, la Fédération burkinabè de cyclisme (FBC) a reçu, hier 22 octobre 2025, vingt vélos de course professionnels de la part du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, via le Fonds national pour la promotion des sports et des loisirs (FNPSL). L’acquisition de ces nouvelles montures, sollicitée de longue date par la FBC suite à un état des lieux révélant un manque de matériel, vise à améliorer les conditions de pratique et de compétition des athlètes. Le directeur général du FNPSL, Karim Souabo, a précisé que ces vélos sont financés par des fonds publics.

Chaque vélo, modèle de la marque Scott en carbone et équipé de plateaux Shimano Ultegra, représente un investissement majeur, estimé à environ 8,5 millions de francs CFA l’unité. Une caisse à outils complète pour l’entretien, jugé essentiel pour ce matériel de pointe de dernière génération, fait également partie de la dotation. Le ministre Roland Somdé a profité de la cérémonie pour insister sur l’importance du patriotisme économique. « Ces acquisitions le sont sur la base de la contribution du contribuable burkinabè. C’est un matériel public qu’on vous confie », a-t-il martelé.

S’inspirant du message du chef de l’Etat sur l’engagement citoyen, il a indiqué à la fédération qu’elle portera l’entière responsabilité si le matériel n’est pas bien entretenu, soulignant que « la durabilité et sa performance résident dans l’entretien ». Tout en souhaitant un usage vertueux et non discriminatoire des vélos, le ministre a clairement lié cette dotation aux résultats attendus pour la 36e édition du Tour du Faso.

Malgré le court délai de 72 heures avant le Tour du Faso, le vice-président de la FBC, Lazard Zabré, a exprimé sa grande satisfaction. Il a souligné que le vélo représente 30% de la performance en compétition. Avec ces montures de « top niveau » qui feront la différence par leur poids et leur technologie, l’équipe nationale se dit prête pour cette 36e édition. L’objectif est de gagner le maillot jaune. Un espoir renforcé par la présence attendue du maillot jaune 2023, Paul Daumont.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

36e Tour du Faso: Les Etalons cyclistes reçoivent les bénédictions du Mogho Naaba

0

Les Etalons cyclistes conduits par le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Roland Somda, ont été reçus en audience le mercredi 22 octobre au palais du Mogho Naaba. Ils y sont allés recueillir des bénédictions pour la réussite du 36e Tour du Faso auquel ils prendront part du 24 octobre au 2 novembre 2025.

Matinée de bénédictions pour les Etalons cyclistes. A 48h du départ du 36e Tour du Faso, les représentants burkinabè ont sacrifié à la tradition en rendant visite au Mogho Naaba Baongo à son palais le mercredi 22 octobre. Avec à leur tête, le chef du département chargé des Sports, coureurs, encadreurs et dirigeants sont allés solliciter les grâces du chef coutumier pour la réussite de la compétition et le succès pour l’équipe nationale. Ils ont, à l’occasion, expliqué à leur hôte du jour les différentes articulations de la présente édition et fait une présentation des équipes participantes.

Sa Majesté a ainsi été informée que douze équipes de 10 pays dont le Burkina Faso seront sur la ligne de départ. Il s’agit en plus des trois équipes burkinabè (équipe nationale et deux équipes régionales), de celles du Mali, du Niger, du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Cameroun, du Maroc et de la Belgique. Il a également pris connaissance de la composition des équipes burkinabè dont celle nationale constituée de Harouna Ilboudo, Paul Daumont, Saturnin Yaméogo, Souleymane Koné, Moucaïla Rawendé et Soumaïla Ilboudo.

Tout en appréciant la démarche des visiteurs, le Mogho Naaba Baongo leur a assuré de son soutien en leur prodiguant des bénédictions. « Nous sommes satisfaits et surtout ragaillardis par les mots de bénédictions et les précieux conseils de Sa Majesté qui vont sans doute renforcer la cohésion au sein de nos VDP du cyclisme pour des résultats satisfaisants », a confié le ministre Roland Somda.

Voro KORAHIRE

Construction d’une nation souveraine: un colloque international pour évaluer la contribution des arts dramatiques

En prélude à la Ve édition de la Nuit des Lompolo, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme organise un colloque international sur le thème : « Représentations identitaires et expressions culturelles dans les arts dramatiques », du 22 au 23 octobre 2025 à Ouagadougou.

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme est con
vaincu que les arts dramatiques ont un potentiel en matière de sensibilisation et d’expression des valeurs culturelles d’un peuple. C’est ainsi qu’il a décidé d’associer à la « Nuit des Lompolo » des activités de réflexions pour une meilleure contribution du secteur au développement du Burkina. Pour la deuxième fois consécutive, le département en charge des arts organise du 22 au 23 octobre 2025 à Ouagadougou, un colloque international en prélude à la Ve édition de la soirée de distinctions des acteurs méritants des arts dramatiques. Cette année le thème choisi est « Représentations identitaires et expressions culturelles dans les arts dramatique ».

Durant 48 heures, les participants vont s’interroger sur le concept et les formes de représentations identitaires dans les 5 catégories des arts dramatiques que sont le théâtre, le conte, l’humour, les marionnettes et le cirque. Le président du comité scientifique du colloque, le Pr Yves Dakouo a indiqué que plus d’une trentaine de propositions de

Durant 48 heures les professionnels des arts dramatiques mèneront la réflexion sur plusieurs thématiques.

communications ont été enregistrées. Au regard de la richesse des propositions de communications reçues par le comité scientifique et des origines diversifiées des communicateurs, il s’est dit confiant que les objectifs du colloque seront atteints. Il a aussi soutenu que les réflexions seront menées en trois actes. Le premier volet concerne les arts dramatiques et la valorisation de la culture. De l’avis du professeur, il s’agit de voir comment les productions dramatiques représentent l’image des burkinabè. Le deuxième volet s’intéresse à la création artistique et la souveraineté nationale. Cette partie entend mener la réflexion sur comment les artistes par leurs créations peuvent contribuer à la construction d’une nation souveraine à savoir la capacité de l’Etat à maitriser ses frontières et à consolider ses relations avec les autres Etats.

Des propositions attendues

Le dernier volet s’intéresse aux arts dramatiques comme facteurs d’ouverture au monde, a fait savoir M. Dakouo. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo qui a présidé l’ouverture du colloque s’est réjoui de savoir que les arts dramatiques sont d’intérêt et mobilisent autant de compétences et de participants. Il a donc remercié les acteurs venus du Mali, du Niger, du Togo, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Danemark, de la Suisse et des différentes régions du Burkina Faso. Il a aussi invité les enseignants-chercheurs, chercheurs, praticiens et cadres de l’administration publique des arts dramatiques à faire des propositions dans l’intérêt de la nation. Dans la même veine, le directeur général de la culture et des arts, Moctar Sanfo, a relevé que les solutions qui sortiront de ce conclave peuvent permettre, dans un contexte de défis sécuritaires, d’accompagner l’élan du gouvernement dans la conquête de l’intégrité du territoire national et d’asseoir une société paisible. Concernant la nuit des Lompolo qui se tiendra le 24 octobre 2025 au Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA), 27 prix officiels seront décernés aux acteurs les plus méritants dans le secteur des arts dramatiques, a-t-il confié.

Abdoulaye BALBONE

RDC : Vers le renforcement de la confiance ?

La résolution de la guerre qui déchire, dangereusement, la République démocratique
du Congo (RDC) viendra-t-elle de Doha, au Qatar ? Il est loisible de s’en interroger, au regard des conclusions des différentes rencontres qui s’y tiennent. Car, des pourparlers qui ont déjà eu lieu aux Etats-Unis d’Amérique, en Angola et au Togo, un tel rapprochement prometteur entre les deux ennemis n’a jamais encore été observé.

En effet, suite aux discussions, entre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda et le gouvernement congolais, entamées depuis le mois de juillet dernier, les parties belligérantes ont fini par conclure le 14 Octobre 2025, à Doha, un accord sur le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu. Ce mécanisme, selon le communiqué ayant sanctionné cette rencontre, supervisera la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent, enquêtera et vérifiera les violations signalées et communiquera avec les parties concernées afin d’empêcher la reprise des hostilités.

D’emblée, la mise en place d’un tel mécanisme donne des motifs de satisfaction. Il a le mérite de représenter une étape cruciale vers le renforcement de la confiance et la conclusion d’un accord de paix global, tant recherché. Toutefois, on le sait, ce genre d’accord qui s’obtient en plein conflit est souvent de faciès et sans enjeux majeurs sur les recherches de solutions. C’est pourquoi, le souhait de tous est que l’accord de Doha traduise véritablement un engagement sincère des parties prenantes au conflit à mettre fin aux hostilités, à garantir la sécurité des civils et à jeter sur les bases d’une paix durable.

On se rappelle que cette médiation qatarie, soutenue par la communauté internationale et qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la Déclaration de principes signée par Kinshasa et le M23 intervient un mois après la création d’un mécanisme d’échange et de libération de prisonniers. Mais, en analysant de près toutes les implications de cette guerre meurtrière, l’on est tenté de se demander quelles seront les chances réelles pour la réussite de cette médiation.

Car, sans trop de pessimisme, cet accord de surveillance du cessez-le-feu est insignifiant dans la résolution du conflit. La raison est toute simple. Tant que le Rwanda n’appliquera pas la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies lui enjoignant de retirer ses troupes de la RDC et tant que la République démocratique du Congo n’aura pas les moyens d’appliquer l’autorisation de la légitime défense, la paix sera une chimère dans cette région. A cela, s’ajoutent les intérêts colossaux de cette crise aux implications tacites, où du supplice du peuple congolais, certaines puissances étrangères semblent tirer profits.

Qu’à cela ne tienne, il importe que le Rwanda et la République démocratique du Congo continuent à dialoguer sur le plan diplomatique et que le M23 puisse négocier avec le gouvernement congolais ainsi que toutes les forces militaires actives dans le pays. En attendant, espérons que la troisième réunion stratégique entre Kinshasa et Kigali, qui se tient les 21 et 22 octobre 2025, à Washington, sous l’égide des Etats-Unis puisse permettre de faire progresser sérieusement les choses dans le sens de la pacification globale de cette partie du continent africain de la région.

Selon les Nations unies, plus de 27,8 millions de personnes en RDC sont confrontées à l’insécurité alimentaire et plus de sept millions ont été déplacées, souvent à plusieurs reprises. Une triste réalité qui commande une synergie des actions, une volonté des parties prenantes pour faire taire, ad vitam aeternam, le crépitement assourdissant des armes pour le bonheur des populations qui n’ont besoin que de la paix.

Soumaïla BONKOUNGOU

Coopération Burkina Faso-Brésil : l’ambassadeur Edgard Sié Sou présente ses lettres de créance au Président Lula Da Silva

Edgard Sié Sou, nouvel ambassadeur du Burkina Faso accrédité par le président du Faso en République Fédérative du Brésil a présenté, le lundi 20 octobre 2025, ses lettres de créance au Président brésilien, Luiz Inácio Lula Da Silva.

Par cet acte de la tradition diplomatique, Son Excellence Edgard Sié Sou, prend officiellement fonction en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso au Brésil. Au cours de la cérémonie, le nouvel ambassadeur a transmis au Président Lula Da Silva et à l’ensemble du peuple brésilien, les salutations fraternelles du chef de l’Etat, Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré.

Leurs Excellences Da Silva et Sié Sou, se sont par ailleurs félicités de l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre le Brésil et le Burkina Faso. Une belle coopération que le diplomate burkinabè s’est engagé à travailler à rendre davantage rayonnant, dans un esprit de solidarité et de respect mutuel conformément à la vision du capitaine Ibrahim Traoré. Le Burkina Faso et la République Fédérative du Brésil entretiennent des relations de coopération de plus de 40 ans notamment dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de l’élevage.

DCRP/MAECR-BE

Office national de sécurisation des sites miniers: 50 millions FCFA à Faso Mêbo

L’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) a remis un chèque d’une valeur de 50 millions FCFA à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, mercredi 22 octobre 2025, à Ouagadougou.

L’Initiative présidentielle Faso Mêbo continue d’engranger les soutiens des Burkinabè. En effet, elle a reçu un chèque d’une valeur de 50 millions FCFA de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM), mercredi 22 octobre 2025,
à Ouagadougou. L’ONASSIM, selon ses responsables, a apporté sa contribution pour soutenir la vision révolutionnaire du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le directeur général de l’ONASSIM, Arnauld Ouédraogo, a indiqué que la structure marque ainsi son engagement pour le développement du Burkina Faso dans la volonté de participer activement à la construction d’un avenir commun, solidaire et prospère.

« Nous nous réunissons aujourd’hui pour officialiser la contribution de l’ONASSIM à Faso Mêbo », a-t-il confié. Le directeur général de l’ONASSIM a rappelé que l’Initiative présidentielle Faso Mêbo est une vision pour placer le citoyen au cœur
de l’action publique qui valorise l’engagement populaire de chaque Burkinabè. M. Ouédraogo a expliqué que l’ONASSIM réaffirme son attachement aux valeurs de patriotisme, de responsabilité et de justice sociale.

« Ce don, réparti entre les 17 régions du pays, témoigne de notre volonté de contribuer au développement sans distinction, sans exclusion », a affirmé Arnauld Ouédraogo. Pour lui, chaque région, chaque commune, chaque citoyen mérite d’être partie prenante de cette dynamique nationale. Il a aussi souligné que l’ONASSIM va continuer d’œuvrer à la sécurité, la solidarité et le progrès. « Ce geste n’est qu’un jalon posé sur le chemin de notre contribution à la transformation du pays », a déclaré M. Ouédraogo.

Le coordonnateur de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, Zoodnoma Ahmed Sakandé, a remercié l’ONASSIM pour ce geste, tout en l’invitant à contribuer en espèces sur « Faso Arzeka ». L’Office national de sécurisation des sites miniers a plusieurs attributions : assurer la protection des personnes, des biens et des infrastructures minières, élaborer, mettre en œuvre et évaluer les stratégies de sécurisation minière, contrôler les services de sécurité des opérateurs miniers et lutter contre la criminalité, la fraude aurifère, la fraude douanière et les trafics.

 

Boukary BONKOUNGOU
Mohamed LY
(Stagiaire)

Sidwaya/Faitière des caisses populaires du Burkina: les deux institutions renouvellent leur partenariat

La directrice générale de Les Editions Sidwaya, Assétou Badoh et celle de la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB), Azaratou Sondo, ont paraphé une convention de renouvellement de partenariat entre leurs institutions, le mardi 21 octobre 2025, à Ouagadougou.

Après une première année de partenariat couronnée de satisfaction pour les deux parties, la Faitière des caisses populaires du Burkina (FCPB) et Les Editions Sidwaya ont convenu de renouveler leur collaboration pour les 12 prochains mois. Les deux institutions ont acté le renouvellement de leur confiance mutuelle à travers une signature d’une nouvelle convention, le mardi 21 octobre 2025, à Ouagadougou, dans les locaux de la Caisse populaire de Cissin, la première caisse urbaine du Réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB).

Mais avant cette signature, les deux parties ont passé en revue la mise en œuvre de la première convention, à travers une présentation du directeur commercial et marketing de Sidwaya, Moussa Alex Congo qui a fait savoir que Sidwaya a rempli sa part du contrat. La directrice générale de la FCPB, Azaratou Sondo, s’est réjouie de cette réalisation des termes de la convention qui liait les deux institutions.

Elle a expliqué qu’avec professionnalisme, Sidwaya a contribué à la visibilité des actions de la Faitière, de ses démembrements, à une meilleure promotion des produits des Caisses populaires et une meilleure connaissance de l’impact du RCPB sur le développement socioéconomique du Burkina. « A l’évaluation, nous retenons une satisfaction, car nous avons bénéficié de beaucoup plus d’articles que prévus. Et chacun des articles a été produit avec professionnalisme.

C’est d’ailleurs ce qui nous a réconfortés à renouveler notre confiance à Sidwaya. Et pour une année, nous allons voir ensemble les canaux que Sidwaya pourrait mettre au profit de la faitière et de ses démembrements pour plus de visibilité et pour mieux faire connaître aussi bien nos services, nos produits et les différentes innovations que nous apportons, ainsi que notre mode de gouvernance afin de pouvoir davantage informer les populations sur ce que nous faisons », a confié Mme Sondo.

Elle ne doute pas que le « journal de tous les Burkinabè », en tirant leçon de la première convention, va encore donner satisfaction aux caisses populaires qui appartiennent également au peuple burkinabè, en mettant en relief leur apport aux différentes communautés. Dans la même veine, la directrice générale de Les Editions Sidwaya, Assétou Badoh, s’est réjouie du bilan satisfaisant de cette première année de collaboration avec la FCPB, qui a aussi pleinement honoré ses engagements.

« Faire encore mieux »

« Je tiens à saluer cette belle collaboration que nous avons eue pendant un an, et qui nous a permis de mettre à la disposition de la RCPB, l’ensemble de nos supports de communication, de faciliter le contact des Caisses populaires avec leurs clients sur le terrain, de les suivre dans la réalisation de leurs activités et d’en donner beaucoup plus de visibilité. Chacun a joué sa partition », a-t-elle souligné. Et attaché au professionnalisme et au travail bien fait, Sidwaya ne lésinera sur aucun moyen pour encore honorer au mieux ses obligations contenues de ce nouvel accord de partenariat.
« Nous nous engageons, avec cette nouvelle convention, à faire encore mieux que ce que
nous avons fait il y a un an.

Nous travaillerons à mériter cette confiance qui nous a été renouvelée aujourd’hui », a-t-elle rassuré. A l’issue de la signature de la convention, Mme Badoh et ses collaborateurs ont visité la caisse populaire de Cissin, à travers ses différents départements. Du service crédit à la comptabilité, en passant par le commercial et les caisses, l’équipe de Sidwaya a pu toucher du doigt l’organisation et le fonctionnement de cette institution financière qui contribue au développement socioéconomique de sa zone de couverture.

« Nous avons découvert la Caisse, tous ses compartiments, ses services et produits. Parfois, nous avons des préjugés, nous pensons connaître alors qu’en réalité, nous traînons beaucoup de lacunes, surtout dans le secteur financier qui n’est pas notre domaine. Nous avons passé une matinée très enrichissante. Personnellement, j’ai beaucoup appris », a soutenu la directrice de Les Editions Sidwaya.

Et avec cette meilleure connaissance de l’institution financière, ses collaborateurs sont désormais bien imprégnés pour mieux rendre compte de ses activités, de ses produits, a-t-elle fait savoir. Au nom de l’ensemble des administrateurs, de la direction de la caisse populaire de Cissin,
le président du conseil d’administration, Rémy Taita, s’est félicité du choix porté sur leur caisse pour abriter la cérémonie de signature de cette importante convention de partenariat.

A travers la mobilisation de l’épargne locale, le développement d’entreprises coopératives d’épargne et de crédits fiables et rentables, la promotion de produits et services financiers accessibles et adaptés, avec une gestion démocratique, la caisse populaire de Cissin, à l’image des 31 autres caisses populaires du Réseau, contribue à l’amélioration des conditions de vie des membres ainsi que de la communauté, dans un esprit de solidarité et de responsabilité individuelle et collective, a-t-il conclu.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Coupe du Monde 2026 : Les leçons d’une défaite

L’élimination du Burkina Faso des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 a plongé le pays dans la déception et l’incompréhension. Après un parcours solide, ponctué par une victoire convaincante (3-1) contre l’Ethiopie, les Etalons croyaient tenir leur ticket pour les barrages. Mais, une modification du mode de calcul des points décidée par la faîtière du football mondial, la Fédération internationale de football association (FIFA) et l’instance africaine, la Cconfédération africaine de football (CAF), est venue bouleverser la hiérarchie. Le Nigeria, profitant d’un « retrait administratif » des points gagnés contre les équipes les plus faibles, a devancé le Burkina Faso d’une courte tête au goal-average.

Une situation que le défenseur des Etalons, Steeve Yago, l’un des cadres du vestiaire, accepte difficilement. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a dénoncé cette décision sortie de nulle part : « Tu fais ton travail, tu gagnes tes matchs, et on te dit que ces points ne comptent plus… Pendant ce temps, d’autres passent sans avoir battu les derniers de leur groupe. Merci la CAF, merci la FIFA », s’insurge le défenseur central du club chypriote Aris Limassol FC. Cette déclaration, partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux, a trouvé écho dans les cœurs burkinabè.

Car, au-delà de la frustration, c’est la crédibilité du football africain qui est mise à mal. Quand les règles changent en cours de jeu, c’est la confiance des supporters et des joueurs qui s’effrite. Mais, il serait réducteur de ne voir dans cette élimination qu’une machination venue d’ailleurs. Les Etalons doivent aussi tirer les leçons de leurs propres limites. Certains détails techniques et psychologiques ont manqué, notamment la gestion de certains matchs clés. Les Etalons disposent d’une génération talentueuse : des cadres expérimentés et une jeunesse prometteuse qui ne demande qu’à éclore.

La prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Maroc, du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, sera un tournant. Elle doit être l’occasion d’un sursaut collectif, pas d’un règlement de comptes. L’équipe, le staff et les supporters doivent parler d’une seule voix. Les critiques sont nécessaires, mais elles doivent être porteuses de solutions : meilleure préparation, renforcement du staff technique, encadrement psychologique et surtout, réformes profondes du système de gestion du football national. Car, cette élimination n’est pas une fin en soi. C’est un rappel que le mérite sportif doit primer sur les calculs.

Kamélé FAYAMA

Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité: rendez-vous du 27 au 31 octobre 2025

0

La cellule de coordination du comité national d’organisation de la Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité a animé une conférence de presse, mercredi 22 octobre 2025, à Ouagadougou.

La Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité se tiendra du 27 au 31 octobre 2025 à Ouagadougou. L’annonce a été faite par la cellule de coordination du Comité national d’organisation, au cours d’un conférence de presse, dans la matinée du mercredi 22 octobre, à Ouagadougou. Placé sur le thème :
« Bâtir une résilience nationale face à la cybercriminalité : un impératif pour la paix, la sécurité et la souveraineté numérique du Burkina Faso », l’événement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la cybercriminalité.

Il se veut, selon le commandant de la BCLCC, le commissaire principal de police, Bantida Samiré Yoni, un créneau d’information, de sensibilisation et d’action concertée pour promouvoir une culture nationale de cyber-prudence et de citoyenneté numérique responsable. En plus, la semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité va contribuer, entre autres, à renforcer la coopération entre les acteurs de l’écosystème du numérique, encourager la conception de solutions technologiques locales de lutte contre la cybercriminalité.

Selon Bantida Samiré Yoni, le développement rapide des technologies de l’information et de la communication a profondément transformé la société et l’économie. Toutefois cette évolution, a-t-il dit, s’accompagne d’une hausse inquiétante des actes de cybercriminalité qui fragilisent la sécurité des citoyens, la stabilité des institutions et la confiance dans le numérique. En effet, à l’entendre, entre 2020 et 2024 la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) a enregistré un préjudice financier estimé à plus de de 6, 7 milliards de francs CFA résultant de diverses formes d’escroqueries et d’infractions commises dans le cyber espace national.

Au sujet des infractions les plus courantes, M. Yoni a laissé entendre qu’elles concernent la cyber-escroquerie, le phishing, le chantage à la vidéo, les atteintes aux systèmes informatiques, etc. De plus, il a ajouté qu’une tendance se manifeste à travers l’usurpation d’identité d’institutions publiques avec l’usage abusif de leurs logotypes et signes à des fins malveillantes, compromettant ainsi la confiance des citoyens dans l’action publique.

« La désinformation, le discours de haine et les appels à la violence se multiplient sur les réseaux sociaux, souvent amplifiés par les technologies d’intelligence artificielle. Et ces dérives fragilisent la cohésion nationale et menace la paix sociale », a-t-il martelé. A la question de savoir les activités prévues, Bantida Samiré Yoni a indiqué qu’il sera question de panels, des caravanes de sensibilisation, des sessions de formation sur la sécurité numérique et la cyber-éthique, etc.

Evariste YODA

15e édition du FRSIT: le président du Faso apporte son soutien à la recherche scientifique

La 15e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) qui se tient du 22 au 26 octobre 2025, a officiellement ouvert ses portes, à Ouagadougou, sous le très haut patronage du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), du 22 au 26 octobre 2025, se déroule la 15e édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT). L’évènement s’est ouvert sous le très haut patronage du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, sur le thème : « Quelles contributions des technologies, inventions et innovations dans un contexte de relance d’indus-trialisation au Burkina Faso ? », avec comme pays invités, le Mali (invité d’honneur), le Niger
et le Togo.

A l’ouverture du Forum, le chef de l’Etat a dit soutenir la recherche scientifique et les innovations technologiques. « Reconnaissons que nous sommes beaucoup paresseux, nous ne travaillons pas. Regardez au Burkina, on a amené des concepts, pour dire qu’un homme ne doit pas travailler plus de huit heures par jour. Et on a adopté ça, et on lutte pour ça. On n’est pas sérieux. Comment on peut prendre ce genre de droits (si je peux le dire ainsi) et vouloir rattraper le retard que nous connaissons ? (…). Ils sont venus nous flatter et nous endormir avec beaucoup de concepts. Il va falloir s’en départir, c’est cela aussi la révolution », a-t-il déclaré.

Pour lui, si l’on veut rattraper le retard, il faut se réveiller et se remettre au travail, en évitant de se leurrer sur le fait de danser, de boire, de chanter et de faire la fête peut susciter le développement.

Se réveiller et se mettre au travail

Les participants ont salué la tenue du FRSIT 2025.

« Je veux qu’on se réveille, on ne peut pas continuer dans cet
élan et espérer prospérer. (…). Personne n’importera de meubles de luxe au Burkina pour son bureau, tout se fabriquera ici. Donc, ceux qui ont en projet en 2026 de mettre dans leur budget d’importer des meubles, avoir des bureaux très beaux…, qu’ils oublient cela, ça ne passera pas. Personne ne sera dans le luxe, tant qu’on ne sera pas à un certain niveau, si vous voulez le luxe, vous devez vous débrouiller vous-mêmes et votre salaire, pour le créer. (…). On va obliger les gens à travailler.

Mettons-nous au sérieux », a prévenu le capitaine Ibrahim Traoré. Le président du Faso a aussi mis en garde contre l’amusement, la distraction sur les réseaux, etc. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a indiqué que la recherche, au-delà des théories, devrait descendre sur le terrain des défis réels du Burkinabè lambda afin de lui apporter des solutions concrètes, en termes de préoccupations de développement endogène.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Mali, Pr Bouréma Kansaye, a signifié que le FRSIT transcende les frontières du Burkina Faso tout en constituant une plateforme unique pour les chercheurs, les innovateurs et les inventeurs. Quant au Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, il a fait savoir que le FRSIT, depuis sa Ire édition en 1995, soit 30 ans après, s’est imposé comme un espace privilégié d’organisation de la recherche, de rencontre entre scientifiques, inventeurs, décideurs, entrepreneurs et chercheurs.
« Cette 15e édition du FRSIT se tient sous le signe de l’union entre les peuples du Sahel », a-t-il laissé entendre.

 

Boukary BONKOUNGOU