Faso Mêbo Koudougou: le patronat de Nando offre 80 tonnes de ciment et du granit

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Le conseil régional du patronat de Nando a fait don de 80 tonnes de ciment, 280 tonnes de granit et de moules à l’équipe de Faso Mêbo à Koudougou, le samedi 18 octobre 2025, pour la confection des pavés. A travers ce geste, les opérateurs économiques de la région marquent leur adhésion à cette initiative du président du Faso.

Une semaine seulement après son lancement officiel dans la région, le siège de l’Initiative Faso Mêbo à Koudougou, situé dans les locaux des services municipaux de la ville, a accueilli le conseil régional du patronat de la région de Nando pour un don. 80 tonnes de ciment, 280 tonnes de granit, 1 000 moules de pavés, une tonne de riz et de l’huile alimentaire ont été remis par les opérateurs économiques, affirmant ainsi leur adhésion à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Selon le président du conseil régional du patronat de Nando, El hadj Inoussa Bagué, Faso Mêbo a commencé dans les villes comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso avant de s’étendre progressivement dans les autres villes du pays.

« Après le lancement officiel des activités dans notre ville, nous sommes venus pour faire un don au nom du patronat régional. Mais, il faut préciser qu’après ce don, chaque opérateur économique pourra venir faire des dons au nom de son entreprise, parce que c’est de cette manière que nous allons donner un coup de pouce à cette initiative dont l’ambition est de changer le visage de nos villes », a-t-il indiqué. Une occasion saisie par le président Bagué pour lancer un appel aux filles et fils de Koudougou et de la région. « Faso Mêbo a besoin de l’apport de chacun de nous à Koudougou.

Que l’on soit opérateur économique ou fonctionnaire, chacun doit apporter sa contribution », a-t-il fait savoir. Inoussa Bagué avait à ses côtés le patron de Poulma Distribution, Marcelo Zoma, Didier Emile Bation de Ogaza Hôtel, Franck Alain Kaboré de Nerwaya Vision, et Ali Bonkoungou, connu sous le nom de Salsa Bill Bâtiment, qui a remis ce jour, 40 tonnes de granit, 4 tonnes de ciment, 100 gilets, 32 casques, 12 pelles et un polytank de 1 000 litres à l’équipe de Faso Mêbo. Pour ces derniers, ceux qui n’ont pas de ciment ou de granit peuvent faire le déplacement sur le site de Faso Mêbo pour mettre la main à la pâte, car l’initiative a aussi besoin de volontaires pour la main-d’œuvre. Le gouverneur de Nando, Adama Jean Yves Béré, a salué les donateurs et leur engagement à faire de Faso Mêbo, une dynamique à succès dans la cité du Cavalier rouge.

Beyon Romain NEBIE

Province du Bam: le ministre de la Sécurité encourage les FDS

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a effectué, ce samedi 18 octobre 2025, une tournée dans la province du Bam, région des Koulsé. Il était accompagné du haut-commissaire de la province, du secrétaire général du ministère, du directeur général de la Police nationale, ainsi que de plusieurs collaborateurs.

Inscrite dans la dynamique de suivi et de motivation des hommes sur le terrain, cette visite a permis au ministre de la Sécurité d’échanger avec les FDS et les VDP, les autorités administratives et les organes de veille citoyenne. Partout, le ministre a réaffirmé la vision du camarade Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré dont le combat pour l’intégrité du territoire, la dignité nationale et la souveraineté véritable appelle chaque Burkinabè à un engagement total et sincère contre l’impérialisme sous toutes ses formes.

Aussi, a-t-il félicité et encouragé les forces engagées pour leur bravoure et leur sens élevé du devoir. Il les a invitées à demeurer en alerte maximale, à faire preuve de professionnalisme et à renforcer la coordination entre les différentes composantes des forces de sécurité. Dans la même journée, Mahamadou Sana a également pris part à la journée de l’excellence, organisée en hommage aux élèves et enseignants qui se sont distingués au cours de l’année scolaire.

A cette occasion, il a salué l’engagement du corps enseignant et des autorités locales pour la promotion de l’éducation, tout en remettant des récompenses aux lauréats. Le ministre a également salué la résilience des populations face aux défis sécuritaires. Il les a exhortées à contribuer davantage au tarissement des sources de financement du terrorisme, notamment à travers la collaboration et la vigilance communautaire.

DCRP-MSECU

Centre d’analyse des politiques économiques et sociales: Dr Alain Siri installé dans ses nouvelles fonctions de directeur exécutif

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Le ministre-directeur de cabinet du Président du Faso, le capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin Medah, a procédé, le vendredi 17 octobre, à l’installation du nouveau directeur exécutif du Centre d’analyse des politiques économiques et sociales (CAPES),
Dr Alain Siri.

Le ministre-directeur de cabinet du président du Faso a loué les mérites du directeur exécutif sortant, Dr Victor Sanou, pour les défis relevés au sein du CAPES, avant de rappeler au nouveau directeur exécutif, Dr Alain Siri, que le CAPES demeure aujourd’hui plus stratégique qu’il n’ait été auparavant. « Je sais que vous mesurez la lourde tâche qui vous revient à cette étape cruciale de l’histoire de notre pays », souligne-t-il.
Le nouveau directeur exécutif du CAPES, Dr Alain Siri, dit s’inscrire dans la continuité de ses devanciers, avec la ferme volonté de consolider l’héritage.

Pour ce faire, il entend, entre autres, renforcer la crédibilité scientifique et technique du CAPES, orienter davantage le Centre sur la société en favorisant le dialogue avec les institutions, les universités et partenaires de recherche, la société civile et le secteur privé, et faire du CAPES un laboratoire d’idées, capable d’anticiper les mutations, de proposer des solutions innovantes.

Le ministre-directeur de cabinet du président du Faso, par ailleurs président du Conseil d’orientation du CAPES, a engagé les collaborateurs à la solidarité et au soutien mutuel pour l’atteinte des objectifs qui leur sont assignés par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Faso Mêbo: les régions de Bankui et du Sourou s’approprient l’initiative présidentielle

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Le gouverneur de la région de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a présidé, le jeudi 16 octobre 2025 à Dédougou, le deuxième lancement officiel régional de l’initiative présidentielle Faso Mêbo. A ce deuxième acte, 1,32 million FCFA, 293 tonnes de ciment et divers matériels ont été mobilisés pour la réalisation d’infrastructures à travers la région de l’ex-Boucle du Mouhoun.

L’initiative présidentielle Faso Mêbo continue de prendre ses quartiers dans la région de Bankui et du Sourou. Après un premier acte régional à Boromo, dans la province des Balé, la région a rebeloté avec un deuxième acte, le jeudi 16 octobre 2025 à
Dédougou, province du Mouhoun. Le président de la délégation spéciale de Dédougou, Dieudonné Tougfo, s’est réjoui du choix de sa commune pour abriter ce deuxième lancement. Il a invité la population à faire preuve de civisme pour préserver dans la durée les infrastructures qui vont pousser dans la ville.

La coordinatrice régionale de la veille citoyenne, Salimatou Compaoré, et celle des femmes de l’ex-Boucle du Mouhoun, Elisabeth Dembélé, ont appelé à l’action. Selon le haut-commissaire du Mouhoun, Souleymane Nakanabo, les diverses contributions ont permis de mobiliser au moins 378 tonnes de ciment, 1 253 200 FCFA, 109 paquets d’eau, trois brouettes, 36 pelles, 16 truelles, 100 gilets, 1 100 moules, 100 casques, 8 voyages de sable, 10 sacs de riz et des agrégats.

A cette liste se joint celle de nombreuses promesses. Au vu de ces apports, M. Nakanabo a laissé entendre que les populations ont adhéré à la vision de Faso Mêbo qui est de « construire et de développer le Burkina Faso par nous-mêmes ». Le porte-parole des parrains, Vincent Dakuyo, a dit que c’est à l’honneur des filles et fils de la région que Faso Mêbo dépose ses valises à Dédougou. « Nous devons tout faire pour que notre région ait une belle vue, de belles voies et de belles rues pavées », a-t-il lancé aux populations de Dédougou sorties nombreuses pour être témoin de l’évènement.

Il a précisé que Faso Mêbo offre une occasion en or à la région de l’ex-Boucle du Mouhoun de disposer de bonnes routes qui vont faciliter le transport des produits agricoles de cette partie du pays considérée comme le grenier du Burkina Faso. Quant au président de la cérémonie, Babo Pierre Bassinga, il a relevé qu’il y a eu un « véritable engouement autour des dons ».

Il a annoncé l’arrivée prochaine de la brigade de Faso Mêbo à Dédougou pour lancer concrètement les travaux de réalisation des infrastructures. M. Bassinga a invité la population de la région à maintenir le cap de la mobilisation pour appuyer ladite brigade en vue d’accompagner la mise en œuvre des politiques publiques de développement. Au cours de cette activité, Babo Pierre Bassinga a remis symboliquement des casques et des kits scolaires à des personnes et scolaires démunis. Dans la même veine, des motopompes ont été offertes à des personnes déplacées internes pour leur permettre de s’employer dans la maraicher-culture.

Yacouba BELEM

Semaine nationale de la culture 2026 : les ambassadeurs du Djôrô sont connus

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La Semaine régionale de la culture (SRC) du Djôrô, édition 2025, a refermé ses portes, le samedi 18 octobre 2025 avec l’annonce officielle des lauréats qui vont représenter la région à la Semaine nationale de la culture (SNC) prévue du 25 avril au 2 mai 2026 à Bobo-Dioulasso.

La Semaine régionale de la culture (SRC) du Djôrô, édition 2025, s’est tenue du 16 au 18 octobre à Gaoua. Pendant trois jours, 533 candidats inscrits (34 troupes et ensembles artistiques en arts du spectacle, 23 lutteurs traditionnels, 147 archers et 7 candidates en arts culinaires) ont rivalisé de talent dans différentes disciplines pour décrocher leur ticket pour la Semaine nationale de la culture (SNC).

Au total, 9 troupes et ensembles artistiques, 3 candidats en arts culinaires et 27 en sports traditionnels ont décroché leurs tickets pour la SNC Bobo 2026. La culture, selon le gouverneur de la région du Djôrô, Siaka Barro, est la base de tout. C’est pourquoi il a invité la jeunesse à s’imprégner de la culture et faire en sorte que cette culture permette d’amorcer le développement de la région du Djôrô, et partant, du Burkina Faso. La directrice générale de la Semaine nationale de la culturelle (SNC), Christiane Sanon, a présenté les innovations des SRC 2025.

Il s’agit notamment de leur lancement anticipé dès septembre 2025, de l’élargissement de la participation de la diaspora à cinq disciplines, de l’introduction d’un mécanisme de repêchage pour certaines catégories et l’harmonisation des temps de préparation en arts culinaires. Le haut-commissaire du Poni, Bepampo Ouoba, intervenant au nom du gouverneur à la clôture de la SRC du Djôrô, a félicité l’ensemble des participants et salué les lauréats retenus pour la phase nationale. Il leur a lancé un appel à la discipline et à la préparation. « Le rendez-vous majeur, c’est 2026.

Commencez dès maintenant les préparatifs afin de rapporter des trophées et des médailles à l’honneur du Djôrô », a conseillé M. Ouoba. La directrice régionale en charge de la culture du Djôrô, Eve Carol Raïssa Yamwemba, a annoncé qu’un programme de préparation sera mis en place à cet effet. Lauréate dans les catégories vedette de la chanson traditionnelle et au tir à l’arc poule Adulte-Dames Salmata Kambou a exprimé sa gratitude : « Je remercie la population pour le soutien. Je promets de ne pas vous décevoir. Je vais me donner à fond pour honorer la région ». De son côté, Sanou Jean, lauréat en slam, se veut ambitieux après sa deuxième qualification à la SNC.

Boudayinga J-M THIENON


 

Palmarès de la SRC du Djôrô

ARTS DU SPECTACLE
Ballet : Association culturelle pour l’épanouissement des jeunes de la Bougouriba
Chœurs populaires : Troupe Ignain de Koper (Ioba)
Vedette de la chanson traditionnelle : KAMBOU Salmata (Poni)
Musique traditionnelle instrumentale – pool adulte : Troupe Yampala de Koper (Ioba)

Musique traditionnelle instrumentale – pool jeune : Troupe Faso Ima du Noumbiel
Slam : SANOU Jean Alias Mr John (Poni)
Danse traditionnelle – pool adulte : Duo/djormé de Kampti (Poni)
Danse traditionnelle – pool jeune : Troupe Tiaasso de Batié (Noumbiel)
Orchestre : Orchestre Sirakadjan de Gaoua (Poni)

LUTTE TRADITIONNELLE
Poule Jeune-Garçons (49–54 kg) : 1er : SOME Ambob Cédric (Bougouriba), 2e : OUATTARA Aristide (Bougouriba), 3e : KONATE Aboudramane (Bougouriba), 4e : YOUL Francis (Poni)
Poule Jeune-Filles (49–54 kg) : 1re : OUATTARA Adjata (Bougouriba), 2e : KONATE Hamiidah (Bougouriba)
Poule Jeune-Garçons (55–60 kg) : 1er : TRAORE Abdoul Razack (Bougouriba), 2e : DA Sié Koffi Firmain (Poni), 3e : OUATTARA Ali (Bougouriba)
Poule Adulte-Hommes (61–65 kg) : DIOLOMPO Sansan Noel (Poni), COULIBALY Sié Charles (Bougouriba)
Poule Adulte-Hommes (66–76 kg) : 1er : COULIBALY Abdoul Fataou (Bougouriba), 2e : KAM Gainmain (Bougouriba)
Poule Adulte-Dames (66–76 kg) : 1re : GNABA Haoua (Bougouriba), 2e : SALO Barkwendé Synthia (Bougouriba)

TIR A L’ARC
Poule Jeune-Garçons : 1er : DA Sansan (Poni), 2e : YOUL Bèbè Justin (Poni), 3e : DOLLI Sié Benoit (Poni)
Poule Jeune-Filles : 1re : HIEN N. Carine (Ioba), 2e : HIEN Ini Clarisse (Poni), 3e : HIEN Brigitte (Poni)
Poule Adulte-Dames : 1re : KAMBOU Salmata (Poni), 2e : KAMBOU L. Aminata (Poni), 3e : PODA Yéri Estelle (Poni)
Poule Adult –Hommes : 1er : COULIBALY Din G. Gautier (Poni), 2e : KAMBOU Sansan (Poni), 3e : KAM Sié 1 (Bougouriba)

ARTS CULINAIRES
Dessert : NOUFE N’téngninè,
Plat lourd: DAO Ténin
Plat léger : Mme COULIBALY/Dabiré Manibo Joëlle Marthe

Promotion du civisme fiscal: la contribution des journalistes attendue

La Direction générale des impôts (DGI) a organisé du 15 au 17 octobre 2025, à Koudougou, une formation sur le traitement de l’information fiscale au profit de 24 journalistes issus des médias publics et privés.

La Direction générale des impôts (DGI) veut permettre aux professionnels des médias de disposer de connaissances suffisantes sur les enjeux fiscaux afin d’accroitre la qualité et l’impact du traitement qu’ils administrent à ce type d’information caractérisée par une certaine sensibilité. C’est pourquoi, elle a organisé du 15 au 17 octobre 2025, à Koudougou, une formation sur le traitement de l’information fiscal au profit de 24 journalistes des médias publics et privés.

A l’ouverture des travaux, le directeur régional des impôts de Nando, Jules Tiendrébéogo, a indiqué que la DGI s’est engagée à faire de la promotion du civisme fiscal, un pilier fondamental pour améliorer la mobilisation des recettes internes. Pour y parvenir, il est apparu, selon lui, indispensable d’assurer une mise en adéquation entre les capacités opérationnelles des différents acteurs et les attentes de l’administration fiscale.

« Les journalistes, acteurs clés pour une information juste, accessible et pédagogique à destination du grand public, ont été pris en compte dans les activités de formation de la DGI, au regard de leur rôle crucial dans la vulgarisation des réformes fiscales, la sensibilisation des citoyens et la démystification de l’impôt », a-t-il soutenu. M. Tiendrébéogo a, en outre, salué la tenue de cette séance de capacitation qui va offrir aux journalistes des rudiments nécessaires pour être des relais efficaces de la culture fiscale auprès des contribuables.

Au cours de la formation, l’inspecteur des impôts, Etienne Soma, par ailleurs chef de service de la communication et des relations publiques et l’inspecteur des impôts à la direction de la législation et du contentieux, Zakaria Bayiré, ont livré
des communications. Les modules développés ont porté sur les attributions, l’organisation, les performances de la direction générale des impôts, le système fiscal burkinabè, les
réformes en matière de digitalisation des procédures fiscales, les mesures fiscales nouvelles de l’année 2025 et le rôle du journaliste dans la promotion du civisme fiscal.

Il est ressorti des explications de l’inspecteur des impôts, Zakaria Bayiré, que la plupart des services de la DGI sont digitalisés. A titre illustratif, il a cité le Système informatisé des procédures fiscales d’entreprise (SINTAX), le Système d’information foncière (SYC@D), Faso Arzeka (plateforme de paiement numérique).

L’impôt, un outil de souveraineté

A ces innovations, le formateur a ajouté la mise en œuvre de services diversifiés en ligne, comme le eEnregistrement, le eCME, le eBailleur, le eTimbre, le eDocuments pour le quitus fiscal, le eCadastre. « Toutes ces réformes entreprises par la DGI visent non seulement à promouvoir la transparence, à lutter contre la corruption et la fraude fiscale, à accroitre les
recettes de l’Etat, mais surtout faciliter l’accès des contribuables aux différents services de l’administration fiscale », a justifié M. Bayiré.

Le facilitateur, Etienne Soma, a signifié que le civisme fiscal est la déclaration et le paiement volontaire du juste impôt dans les délais par les citoyens. A l’en croire, l’impôt fournit les ressources pour la création d’infrastructures de base indispensables
aux investissements des particuliers.

« Payer ses impôts, c’est contribuer à réduire notre dépendance à l’aide extérieure. C’est aussi exprimer son attachement à la souveraineté du Burkina », a-t-il dit. Selon M. Soma, tout sujet en lien avec la fiscalité est complexe parce qu’il touche à la sensibilité politique et sociale.

« Compte tenu de la confidentialité des données personnelles, le traitement de l’information fiscale exige du journaliste, la rigueur, la pédagogie, la prudence juridique et le sens de l’intérêt général », a-t-il prévenu.

A l’issue de la formation, les participants ont exprimé leur satisfaction pour les connaissances acquises. Dabaoué Ayméric Kani, journaliste de l’Express du Faso, est persuadé qu’on ne peut mieux affirmer notre patriotisme et notre souveraineté qu’en s’acquittant des impôts et taxes. « Nous allons soutenir la dynamique des autorités, à travers des productions sur l’éducation fiscale des populations », a-t-il promis.

Le journaliste de l’Economiste de Faso, Crépin Somda, a lui salué, la modernisation de l’administration fiscale. « Le contact physique engendre la corruption et la fraude. De ce fait, les médias, dans leurs actions de sensibilisation, doivent mettre l’accent sur les avantages des paiements en ligne des impôts et taxes », a-t-il préconisé.

Adama SAWADOGO

 

IIe édition du « Faso Branding week »: les PME invitées à intégrer la propriété intellectuelle dans leur stratégie

Le Centre national de la propriété intellectuelle (CNPI) a tenu la IIe édition du « Faso branding week », les 17 et 18 octobre 2025 à Ouagadougou sur le thème : « Proprieté intellectuelle et la résilience économique des PME ».

Les Petites et moyennes entreprises (PME) contribuent à plus de 80 % au tissu économique national, 40 % au Produit intérieur brut (PIB) et plus de 70 % à la création d’emplois. Pourtant, bon nombre d’entre elles n’ont pas encore leur titre de propriété intellectuelle. Que faire ? Le Centre national de la propriété intellectuelle (CNPI) propose une solution par la tenue de la IIe édition du « Faso branding week ».

Placé sur le thème : « Propriété intellectuelle et la résilience économique des PME », elle s’est tenue, les 17 et 18 octobre 2025 à Ouagadougou. A travers des conférences, des panels et des stands d’exposition, cette édition a permis aux PME de comprendre le bien-fondé de la propriété intellectuelle.

Selon le conférencier, Dominique Kabré, la propriété intellectuelle est la marque de fabrique, le nom commercial. « La déclarer à l’OAPI permet de protéger les œuvres de l’esprit. Il est donc un allié national pour les PME », a-t-il expliqué. Et de poursuivre qu’il est un outil de protection des créations et des innovations. Il confère des droits et interdit toute personne de reproduire le produit. Cependant, « il y a des défis à relever, car les PME ignorent la portée de cet outil. Il faut donc les former en la matière », a-t-il laissé entendre.

Pour le représentant du Premier ministre, Mamadou Dembélé, le « Faso Branding week » se veut un cadre de promotion de la production nationale avec le système de propriété intellectuelle. La marque permet aux entreprises de distinguer leurs produits de ceux des concurrents sur le marché national et international. Elle agit comme un gage de qualité pour le consommateur en le rassurant sur l’origine et le niveau du produit. « C’est donc une invite faite aux PME d’intégrer la culture de la propriété intellectuelle dans leur stratégie de développement. Car, « les titres de propriétés ne sont pas suffisamment prises en charge », a précisé le représentant du parrain, Mnanta Komi Lamatetou.

Garantir sa souveraineté

Le représentant du parrain, Mnanta Komi Lamatetou a invité les PME
à s’approprier le contenu du thème qui est « Propriété intellectuelle
et la résilience économique des PME ».

A cet effet, le représentant du Premier ministre a exhorté le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat à poursuivre les efforts déjà déployés dans ce sens pour créer un cadre favorable à cette culture.

A écouter le représentant du parrain, cet évènement permet de favoriser une saine émulation entre les acteurs économiques du pays. Il permet ainsi aux entreprises burkinabè de mieux se préparer pour rehausser la participation du Burkina au niveau international. Déjà, le pays, a fait comprendre M. Dembelé, a entamé des reformes dans différents secteurs de l’économie en vue de garantir sa souveraineté en s’appuyant sur ces capacités.

Cette quête se fait dans un contexte d’adversité qui appelle à la résilience de tous et particulièrement des petites et moyennes entreprises qui contribuent fortement au tissu économique de notre pays. « Des produits comme le Faso Danfani, le chapeau de Saponé, le Koko Dunda, le poulet bicyclette sont labélisés. Cela contribue fortement à la valorisation des produits nationaux », a-t-il ajouté. Lors de la cérémonie, le Centre national de la propriété intellectuelle (CNPI) a lancé officiellement son site web, le www.cnpi.bf

Fleur BIRBA
Rasmatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Office national de l’eau et de l’assainissement: Tiébélé dispose désormais d’un centre

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a présidé, samedi 18 octobre 2025, à Tiébélé, dans la province du Nahouri, l’inauguration du nouveau centre de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).

L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) poursuit le rapprochement de ses services aux populations. Dans cette dynamique, un nouveau centre a été construit dans la commune de Tiébelé, province du Nahouri, région du Nazinon. Ce centre, a ouvert ses portes au cours d’une cérémonie, présidée par le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, samedi 18 octobre 2025. L’activité a mobilisé autorités admi-nistratives, coutumières et religieuses de la région.

Le centre de Tiébélé, a soutenu le Directeur général (DG) de l’ONEA, Flandion Idrissa Sourabié, vient résoudre le problème crucial d’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans la localité. « A travers ces réalisations, l’ONEA apporte une solution durable à la corvée d’eau et contribue significativement à la santé et au bien-être des populations », a-t-il soutenu. M. Sourabié a expliqué que le centre, réalisé dans le cadre du Programme d’approvisionnement en eau et d’assainissement (PAEA), est d’un coût global de
1 537 031 988 F CFA, sur financement de la Banque mondiale.

Au nombre des infrastructures connexes au nouveau centre, a ajouté le DG, on note 4 nouveaux forages réalisés, 2 forages réhabilités portant la capacité de production à 1056 m3 par jour, un château d’eau en béton armé d’une capacité de stockage de 300 m3, un réseau d’adduction de 10,885 km et un réseau de distribution de 21,880 km, 16 bornes fontaines dont 7 réhabilitées et 9 nouvelles construites. Idrissa Sourabié a, en outre, souligné qu’il est prévu la réalisation de 165 branchements particuliers dans les ménages pour alimenter 1 155 personnes.

A tout cela, il y a le bâtiment principal qui inclue un hall d’attente, des bureaux, une salle informatique et des toilettes. « Nous prenons l’engagement de poursuivre les efforts d’amélioration du service d’eau potable et d’assainissement au profit des populations du Burkina », a-t-il laissé entendre.

Pour le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, l’inauguration du centre ainsi que l’ensemble des infrastructures connexes s’inscrivent dans le cadre de l’Initiative présidentielle « Bataille de l’eau » qui vise, a-t-il rappelé, à garantir un accès à l’eau potable pour tous d’ici à 2030.

Améliorer les conditions de vie

Le nouveau centre de Tiébélé devra renforcer l’approvisionnement au profit des populations.

Ces investissements réa-lisés témoignent donc, selon lui, de l’engagement du gouvernement à offrir l’eau potable et des infrastructures d’assainissement adéquates pour le bien-être et la résilience des populations sur tout le territoire burkinabè. Toutefois, pour une gestion durable et une continuité du service, le ministre Baro a invité la population de Tiébélé à veiller à sa gestion rationnelle et à honorer les factures y afférentes. « L’eau est une ressource précieuse qui doit être économisée.

Nous comptons sur votre engagement pour une gestion efficace et un fonctionnement optimal de votre centre », a-t-il lancé. Par ailleurs, relevant que les questions d’eau, d’hygiène et d’assainissement constituent une chaine, le ministre a instruit la réalisation et la réhabilitation de latrines dans tous les établissements d’enseignement et dans la Cour royale de la localité. Les bénéficiaires du centre ont salué les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires qui viennent, selon elles, renforcer le système d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie.

En leurs noms, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Tiébélé, Aimé Gué, s’est engagé à s’approprier ledit centre et à tous mettre en œuvre à utiliser rationnellement l’eau et à contribuer à la durabilité des infrastructures. « L’avènement du centre constitue un réel motif de satisfaction des populations », a-t-il soutenu. En marge de la cérémonie d’inauguration, du matériel d’assainissement ont été remis au centre de santé et aux établissements scolaires de la localité.

Et pour s’assurer du bon fonctionnement des infrastructures d’adduction d’eau potable, le ministre, Roger Baro, a sillonné la commune pour constater son effectivité dans les bornes fontaines et un nouveau branchement ONEA où l’eau coule à flot dans des domiciles privés. Tiébélé porte à 61, le nombre de centre dont dispose la nationale de l’eau au Burkina.

Soumaila BONKOUNGOU

 

Mois du consommer local: le Yaadga expose ses potentialités

Le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, a donné le top départ des activités de la VIe édition du mois « consommer local » le jeudi 16 octobre 2025 à Ouahigouya.

En vue de promouvoir les biens et services entièrement produits dans les Etats membres
de l’Union économique et monetaire ouest-africaine (UEMOA), les ministres chargés du Commerce ont pris l’initiative de l’organisation annuelle du : « Mois d’octobre, Mois du consommer local » dans les Etats membres de l’Union. Dans cette dynamique, le Burkina
Faso organise, avec la Commission de l’UEMOA, la VIe édition du « Mois d’octobre, Mois du consommer local ».

C’est dans cet élan que la Direction regionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (DRICA), en collaboration avec la direction régionale en charge de la chambre de commerce de Yaadga a élaboré un plan d’action régional pour la tenue de la VIe éditition du mois de consommer local afin de valoriser le savoir-faire des talents de la région. Placée sur le thème : « Consommer local, facteur de developpement des chaînes de valeurs régionales compéttitives de l’UEMOA », cette sixième édition va permettre la mise en relief de l’importance capitale de la consommation locale dans le processus de consolidation des chaînes de valeurs régionales.

La cérémonie de lancement a été marquée par une exposition-vente des produits issus de la région de Yaadga. Farine locale, jus naturels, objets artisanaux et tenues tradionnelles étaient à l’honneur. Des associations de femmes tranformatrices et de jeunes entrepreneurs ont profité de l’occasion pour présenter leurs savoir-faire et échanger avec les visiteurs sur les potentialités économiques du consommer local.

Plusieurs activités sont prévues au cours du mois dont des séances de formation, des visites des unités de production et transformation des produits locaux, une exposition des produits « made in Burkina ». Selon les organisateurs, cette initiative permettra de renforcer la confiance des consommateurs dans les produits locaux et stimuler la production nationale.

Selon le directeur régional en charge de l’industrie, du commerce et de l’artisanat de Yaadga, Mahamadou Zoré, l’objectif global est de booster davantage la valorisation et la consommation des produits locaux dans la région afin de promouvoir le développement endogène et partant, la souveraineté économique de la région. Selon lui, la région de Yaadga dispose d’un riche patrimoine agroalimentaire artisanal qui mérite d’être davantage mis en valeur à travers une consommation responsable et engagée.

Kalizèta Ouédraogo qui est promotrice d’une unité de transformation de céréales a témoigné de l’impact de cette initiative sur la visibilité des petites entreprises. « Grâce à cette activité, nos produits seront bien connus et appréciés. Cela nous encourage également à améliorer la qualité et innover plus », a-t-elle confié.

Un engagement collectif pour la résilience économique

Au-delà de la promotion des produits, le mois du consommer local est aussi un moment de sensibilisation et de plaidoyer en faveur d’un changement durable des comportements. L’autorité régionale a insisté sur l’importance de privilégier les produits locaux. « Le développement de notre économie passe par nous-mêmes. C’est en consommant nos produits locaux que nous construirons un Burkina plus fort et plus solidaire.

Consommer local, c’est soutenir nos producteurs, créer des emplois, et renforcer la résilience économique du pays », a martelé le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa.Dans la même veine, dans la soirée du mercredi 15 octobre, le gouverneur de la région de Yaadga, accompagné de corps constitués ont visité des unités de transformation des produits dans la ville de Ouahigouya.

Le mois de « consommer local » se veut donc un tremplin pour une véritable culture de la consommation des produits locaux. Les acteurs économiques de la région ont été invités à s’inscrire dans la dynamique actuelle des autorités du pays, à poursuivre la sensibilisation au cours du mois afin d’ancrer durablement dans les habitudes des populations la consommation des produits locaux.

Bassirou BADINI
bassirouba264@gmail.com

Concert patriotique: le Théâtre populaire Désiré-Bonogo renait

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a pris part le samedi 18 octobre 2025 au concert patriotique organisé au Théâtre populaire Désiré-Bonogo à Ouagadougou.

C’est une renaissance du Théâtre populaire Désiré-Bonogo sous le signe du
patriotisme, de l’engagement citoyen, du civisme et de la promotion des idéaux de
la Révolution progressiste populaire (RPP) à travers le concert patriotique orga-nisé, le samedi 18 octobre dernier à Ouagadougou. En effet, ce concert patriotique auquel a pris part le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a été organisé pour relancer officiellement les activités dans cet espace qui a connu une rénovation, conformément à la vision des plus hautes autorités.

A cette occasion, le ministre Ouédraogo a rendu un vibrant hommage au capitaine Président Thomas Sankara, qui est le bâtisseur de cette infrastructure. Il a rappelé que la tenue de ce concert, en marge de la semaine commémorative du 38e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara n’est pas un hasard.

Plusieurs prestations ont meublé cette réouverture du Théâtre populaire Désiré-Bonogo.

« Thomas Sankara croyait en la culture comme moteur du développement endogène. Sa vision, ses idéaux et son amour pour le Burkina Faso continuent de nous inspirer », a-t-il déclaré. Le chef du département a salué la continuité du flambeau par le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, qui, depuis le 15 octobre 2022, œuvre à la restauration des idéaux sankaristes. Et de préciser que c’est dans cette dynamique que le chef de l’Etat a instruit la rénovation du Théâtre populaire.

Le ministre Ouédraogo a en outre soutenu qu’un concours architectural est en cours pour sélectionner les meilleurs projets de réhabilitation de ce site historique, appelé à devenir un véritable pôle culturel avec des espaces de loisirs, de sport et de restauration. En attendant, la mise en œuvre de ce grand projet, le ministre chargé de la Culture a encouragé les acteurs culturels à réinvestir le théâtre populaire.
Il a également annoncé la mise en place d’un méca-nisme permettant de reverser une partie des recettes générées par les spectacles afin de contribuer à la rénovation de l’infrastructure. « Ce concert patriotique marque la véritable renaissance du Théâtre populaire », a-t-il affirmé, invitant chaque Burkinabè à apporter sa pierre à l’édifice, que ce soit en nature ou en espèce.

Wanlé Gérard COULIBALY