Trafic de stupéfiants: un individu interpellé à Zabré

La brigade territoriale de gendarmerie de Zabré, située dans le groupement départemental de Tenkodogo, dans la région de Nakambé (ex-Centre-Est) a mis la main sur un individu qui transportait des produits illicites lors d’une opération menée sur la base de renseignements précis.

En effet, dans la soirée du 9 octobre 2025, une équipe de ladite sous-unité a intercepté un individu en provenance d’un pays voisin au cours de sa mission. Ce dernier transportait à lui seul sept cartons de produits illicites, notamment du gebedols, du tetranors bolus, du arbahin, de good zoles, de goods albens, du diazoles, du centone, du baojis wans, de mégas powers, du loperon capsule, du calcium et de pénicilline. Ces produits d’un poids total de 131 kilogrammes environ sont estimés à une valeur de 4 000 000 de francs CFA. Ce coup de filet réalisé par la brigade territoriale de gendarmerie de Zabré est d’autant plus salutaire que la fraude constitue une véritable gangrène.

Elle fragilise l’économie nationale, pèse lourdement sur le budget de l’Etat et contribue par le biais des devises et de stupéfiants, au financement du terrorisme. L’interpellation du présumé fraudeur a fait l’objet de procédure destinée à monsieur le procureur du Faso, près le tribunal de grande instance de Tenkodogo. Fidèle à sa mission et à la vision des plus hautes autorités du pays, la Gendarmerie nationale remercie les populations pour leur collaboration continue. Elle les encourage à renforcer cette coopération, essentielle pour une sécurité plus efficace et bénéfique à tous. Pour toute alerte ou information utile,
les numéros verts suivants restent disponibles et accessibles à tout moment :
Le 1010, 16 ou le 17.

DCRP/Gendarmerie nationale

 

Le Marathon de la paix de Kourittenga/ IVe édition: la course pour l’internationalisation, prévue les 28 et 29 novembre prochains

0

Le Marathon de la paix du Kourittenga s’apprête à franchir un nouveau cap. Prévue les 28 et 29 novembre 2025, la IVe édition se tiendra sur le thème : « Patriotisme et Souveraineté nationale, fondement d’un développement inclusif et durable ». Le comité d’organisation a confirmé ce samedi 18 octobre 2025 à Koupéla, son ambition de faire de l’épreuve une référence internationale, tout en maintenant l’accent sur l’inclusion, les actions sociales concrètes et le renforcement de la cohésion nationale.

La ville de Koupéla, capitale de la province du Kourittenga, est à pied d’œuvre pour la réussite de la IVe édition du Marathon de la paix. C’est ce qu’ont confié les membres du comité d’organisation lors de la conférence de presse de lancement, tenue ce samedi 18 octobre 2025 à Koupéla. L’événement sportif, qui mobilise déjà l’administration et l’ensemble des corps constitués, a été salué par le haut-commissaire de la province, Moctar Ilboudo. Ce dernier a décrit l’événement comme une plateforme intégrée allant bien au-delà de la simple compétition.

Il vise la promotion du sport, la préparation de la relève athlétique, mais surtout la stabilisation et le développement des localités traversées. « Notre marathon, en plus des foulées, ce sont des activités citoyennes, des actions de renforcement de la résilience communautaire, d’accroissement de l’accès aux services sociaux de base, de promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble », a-t-il déclaré, insistant sur le rôle de l’événement dans la mise sur orbite de la destination Kourittenga et du Burkina Faso.

Le superviseur général, Jacques Balma, a renchéri en rappelant que le sport est un « facteur idéal de mobilisation et de fédération » des populations autour d’une vision commune, un atout précieux face aux défis majeurs de sécurité et de cohésion nationale.
Après trois éditions réussies, l’objectif est désormais clairement tourné vers l’internationalisation de la compétition. Le comité d’organisation, en partenariat avec le ministère en charge des sports et la Fédération burkinabè d’athlétisme, veut placer ce marathon dans les circuits internationaux, à l’image des marathons africains de Djibouti ou du Kenya.

Christian Sanou, membre de la Fédération, a assuré qu’un accent particulier sera mis sur la fiabilité des distances et des performances, l’application stricte du règlement des courses, ainsi que la sécurité des coureurs et des officiels pour obtenir l’acceptation internationale. Cette quatrième édition proposera de nouveau un programme riche et inclusif sur deux jours. Il s’agira du Marathon international professionnel (Hommes) de 42,195 km (samedi 29 novembre).

Des prix alléchants

Du semi-marathon international professionnel (Dames) de 21 km (samedi 29 novembre). De la course pour les personnes vivant avec un handicap de 5 km sur tricycles non motorisés (vendredi 28 novembre). Et du semi-marathon des jeunes de moins de 18 ans de 10 km dédié aux scolaires (samedi 29 novembre). Les athlètes nationaux et internationaux s’inscriront auprès de la Fédération burkinabè d’athlétisme, tandis que les amateurs de la province sont attendus à la direction provinciale des sports ou auprès des délégations spéciales des communes.

Pour galvaniser les participants, des prix attractifs sont annoncés. Le vainqueur du marathon hommes de 42,195 km empochera un million
de francs CFA. La première femme du semi-marathon de 21 km recevra 500 000 F CFA. Le premier homme et la première femme du 5 km pour personnes handicapées gagneront chacun 100 000 F CFA plus une moto. Les jeunes n’ont pas été oubliés, puisque les premiers des catégories homme et fille de moins de 18 ans repartiront avec 100 000 F CFA, un vélo et un kit scolaire. En plus, les 20 premiers du marathon et du semi-marathon seront primés en espèces et en nature, sans oublier les prix spéciaux pour les FDS, VDP, les PDI et
les meilleurs athlètes locaux. Fidèle à son thème, le Marathon va au-delà du sport avec des actions sociales majeures : la remise d’un château d’eau entièrement équipé au profit des femmes, l’aménagement d’un espace de culture, la distribution de CNIB pour les personnes vulnérables et des vivres pour les personnes déplacées internes. Preuve de l’engagement, un don de cinq tonnes de ciment a déjà été remis à Faso Mêbo (section Kourittenga) juste après la conférence.

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

Institut des sciences et techniques de l’information documentaire: des acteurs récompensés

0

L’Institut des sciences et techniques de l’information documentaire (ISTID) a remis, le samedi 18 octobre 2025 à Ouagadougou, des attestations de reconnaissance à ses acteurs, à l’occasion de la célébration de son 20e anniversaire.

L’Institut des sciences et techniques de l’information documentaire (ISTID) a 20 ans. Dans le cadre de la commémoration de cet anniversaire, l’établissement a remis des attestations de reconnaissance à ses acteurs. Placé sur le thème : « Les archives à l’ère du numérique », l’activité a eu lieu, samedi 18 octobre 2025 à Ouagadougou. Au total, 11 attestations de reconnaissance ont été décernées à des personnes ayant contribué à l’essor et au rayonnement de l’institution. La présidente du comité d’organisation, Karine Traoré a rappelé que depuis sa création en 2005, l’Institut a formé plus de 400
professionnels.

Ces diplômés, a-t-elle souligné, représentent plus de la moitié des acteurs de l’information documentaire sur le continent, présents aussi bien dans le secteur public que privé. « Je garde de mon passage à ISTID, des souvenirs précieux, des rencontres marquantes et une fierté immense d’avoir été formée par une école aussi engagée », a-t-elle déclaré, rendant hommage à l’esprit de rigueur et de solidarité qui caractérise l’institut.

La célébration a également été l’occasion pour l’ancienne étudiante de lancer un plaidoyer en faveur du renforcement du soutien à l’école. Elle a appelé à un appui constant à travers le financement des programmes de BTS et de licences, la facili- tation de l’accueil des stagiaires dans les services publics et la valorisation du métier d’archiviste-documentaliste. Mme Traoré a plaidé pour la construction de salles d’archives et de centres de documentation dans les institutions publiques, la création effective de directions régionales des archives et la reconnaissance des professionnels de l’information documentaire au sein du ministère en charge de la Culture. Elle a également proposé l’instauration d’une Semaine nationale des archivistes et l’élaboration d’une politique nationale de gestion des archives.

Former des archivistes numériques

Le directeur général sortant de l’ISTID, Djibrilou Tamboura, a exprimé sa fierté et son espoir pour l’avenir de l’établissement. Il a rappelé que les archives constituent la mémoire des institutions. Car, a-t-il dit, sans elles, aucune traçabilité des actions étatiques ou privées n’est possible. Il a ainsi salué les progrès accomplis dans la structuration du secteur, notamment la mise en place progressive d’une politique nationale des archives et de la documentation, ainsi que la création de directions dédiées dans chaque
ministère. Quant au directeur entrant, Pascal Soubeiga, il entend donner un nouveau souffle à l’établissement. Pour lui, le principal défi consiste à améliorer sans cesse la qualité de la formation à l’ère du numérique.

En effet, autrefois, a-t-il expliqué, la production et la conservation des documents se faisaient sur support papier. Il s’agit donc de former des archivistes numériques aptes à gérer efficacement la documentation électronique et à répondre aux exigences des institutions publiques et privées. Pour cette rentrée, l’ISTID attend une vingtaine d’étudiants par classe avec de nouveaux modules de formation introduits afin d’adapter le programme aux réalités actuelles du métier.

La fondatrice de l’ISTID, Thérèse Hien a exprimé sa fierté et sa satisfaction pour les 20 ans de l’institut. Selon elle, l’ISTID a permis de former de nombreux professionnels présents dans divers secteurs. Elle a encouragé la jeune génération à poursuivre l’œuvre et à hisser l’école encore plus haut. De nombreuses activités ont également ponctué la célébration du 20e anniversaire de l’ISTID, dont une séance d’aérobic, une visite à l’Assemblée législative de la Transition, au musée national et d’un don au profit de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo.

Abibata KARA
(Collaboratrice)

Foire virtuelle le Faso digital : la Ire édition se déroule du 18 au 25 octobre 2025

A l’occasion du 22e anniversaire de sa création, le média Faso.net organise du 18 au 25 octobre 2025, la première édition de la foire virtuelle ‘’le Faso digital’’. La cérémonie d’ouverture de la foire a eu lieu, le samedi 18 octobre dernier, à Ouagadougou.

Du 18 au 25 octobre 2025 se tiennent la première édition de la foire virtuelle des solutions digitales au Burkina. La cérémonie d’ouverture de cette Ire édition a eu lieu, samedi 18 octobre 2025 à Ouagadougou. Le thème retenu est : « Innover pour reconstruire le numérique au service d’un Burkina Faso résilient ». L’objectif, selon le promoteur de la foire virtuelle ‘’le Faso digital’’, Cyriaque Paré, est de promouvoir l’innovation numérique comme moteur de transformation pour le Burkina. Elle vise à créer une vitrine pour
les startups, chercheurs, développeurs, institutions et à encourager des solutions numériques pour répondre aux défis de l’éducation, la santé, l’agriculture, la sécurité et la
finance.

Cyriaque Paré a relevé que la foire se déroulera entièrement en ligne, via la plateforme immersive et interactive sur le lien : www.lefasodigital.net. Il a expliqué que les temps forts de cette édition sont la mise en lumière des activités des solutions digitales, des conférences et panels sur la souveraineté numérique, la transformation digitale, le concours d’innovation digitale, les masters-class techniques pour étudiants, professionnels et amateurs. Une soirée de remise de prix, suite à un concours, est aussi au programme.

Le promoteur a en outre confié que la foire virtuelle s’adresse à un public large. Il a également laissé entendre que l’ambition est d’institutionnaliser l’événement chaque année et renforcer un écosystème numérique burkinabè. Le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, qui a présidé la cérémonie d’ouverture a félicité le promoteur. Elle a souligné que la foire virtuelle est une tribune qui va permettre de contribuer à la transformation digitale et renforcer la résilience
nationale face aux crises majeures et au développement socio-économique du pays.
A ses dires, cette foire n’est pas seulement un évènement technologique, mais une contribution au défi actuel du pays des Hommes intègres.

Un puissant levier de reconstruction

Le promoteur de la foire virtuelle ‘’le Faso digital’’, Cyriaque Paré, a présenté la foire virtuelle.

Elle représente un cadre d’encouragement des jeunes talents et de mobilisation des
acteurs autour des leviers numériques de la résilience, a assuré le ministre. La 2e vice-présidente de l’Assemblée législative de transition (ALT), Hawa Fofana, représentante du Président de l’ALT, Ousmane Bougouma, patron de l’édition, a réaffirmé l’engagement et la volonté de l’institution parlementaire à soutenir l’initiative numérique et technologique. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a salué l’initiative portée par le Faso.net, pilier de la presse en ligne au Burkina.

Il a signifié que le numérique représente un puissant levier de reconstruction, de solidarité et de souveraineté. « Il n’est plus un lieu de luxe ni un simple outil de communication, il est aujourd’hui un pilier stratégique de la transformation du Burkina », a-t-il souligné. Il a par ailleurs affirmé que le gouvernement s’est engagé à bâtir un Burkina souverain, prospère et résilient en s’appuyant sur les innovations locales et la transformation numérique.

« Mon département entend tirer parti des opportunités qu’offre le numérique dans tous les segments liés à la communication, la promotion du patrimoine culturel et touristique », a-t-il souligné. Gilbert Ouédraogo a invité tous les acteurs à s’unir autour de l’ambition Faso digital pour faire du numérique, un moteur de la reconstruction et de la résilience nationale. Pour y participer, les intéressés sont invités à taper : www.lefasodigital.net.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE (Collaborateur)

Administration du territoire: Patrice Yéyé prend les rênes de la région des Tannounyan

0

Le contrôleur général de police, Patrice Yéyé, nommé gouverneur de la région des Tannounyan, le 18 septembre dernier en Conseil des ministres, a été installé officiellement dans la matinée du lundi 20 octobre 2025 à Banfora. L’installation a été assurée par le Secrétaire général du gouvernement, Ousmane Ouattara.

La région des Tannounyan a désormais un nouveau gouverneur. Il s’agit du contrôleur général de police, Patrice Yéyé. Nommé en Conseils des ministres du 18 septembre dernier, il a été officiellement installé, le lundi 20 octobre 2025 à Banfora par le Secrétaire général (SG) du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara. Ousmane Ouattara a félicité le gouverneur Bazié pour ses « bons et loyaux » services rendus à la nation durant son passage à la tête de la région. S’adressant au nouveau gouverneur, M. Ouattara l’a invité à être focus sur l’atteinte des objectifs que lui ont assignés le président du Faso dans le plan d’action pour la stabilisation et le développement.

« Vous héritez d’une région sur laquelle le président fonde beaucoup d’espoir pour booster le développement du pays », a confié Ousmane Ouattara. Le poste de gouverneur confère à Patrice Yéyé plusieurs attributions. Entre autres, il est chargé d’assurer la représentation du chef de l’Etat, du gouvernement dans son ensemble et des ministres pris individuellement, et d’assurer la mise en œuvre des politiques de l’Etat en matière d’économie et de planification, ainsi que l’aménagement du territoire.

Le gouverneur est appelé aussi à coordonner les activités des services déconcentrés des administrations de l’Etat et des établissements publics implantés dans la région conforment aux textes en vigueur, de veiller au respect des libertés et de l’ordre public, et d’assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions.
Egalement, le statut de région frontalière confère au gouverneur les missions d’œuvrer au raffermissement des relations de bon voisinage avec les localités frontalières des pays voisins et de travailler au raffermissement de la coopération administrative transfrontalière.

Réceptif aux contributions constructives

Patrice Yéyé a remercié les plus hautes autorités pour le choix porté sur lui, tout en rendant hommage à son prédécesseur pour le travail qu’il a abattu à la tête de la région. Il a dit mesurer la portée de la mission et des défis qui l’attendent et a rassuré qu’avec honneur et dévouement, il est prêt à assumer cette mission en toute responsabilité. Pour ce faire, le contrôleur général de police compte sur l’accompagnement de tous. D’ores et déjà, il a dit être disponible et réceptif à toutes contributions constructives.

Le gouverneur Bazié a remercié ses collaborateurs de l’administration décentralisée régionale, du gouvernorat et du Conseil régional pour leur disponibilité tout au long de ses deux années de magistère, et leur a demandé séance tenante, d’accompagner son successeur pour la réussite de sa mission. Que ce soit dans la coordination de l’action administrative, la lutte contre le terrorisme, l’offensive agropastorale et halieutique ou encore la prévention et la gestion des conflits, il y a de quoi se satisfaire, à en croire Badabouè Florent Bazié.

Il en veut pour preuves, la reconquête et la pacification des zones sous emprise terroriste, les résultats satisfaisants de l’offensive, l’apaisement dans des crises et la mobilisation des populations autour de l’action publique. Les corps constitués et les proches collaborateurs des gouverneurs étaient également à la tribune pour féliciter les deux gouverneurs, le nouveau pour sa nomination et le sorti pour son travail abattu. Ils ont assuré le gouverneur Yéyé de leur disponibilité à l’accompagner dans sa nouvelle mission.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com


Biographie express du nouveau gouverneur

Patrice Yéyé a été chef de brigade au service régional de la police judiciaire à Ouagadougou (2008-2011), puis commandant de la brigade anti-criminalité (2011-2015), Commandant de l’Unité d’intervention spéciale de la police nationale (2015-2022). De 2022 jusqu’à sa nomination, il était Directeur central des Unités d’intervention de la police nationale. Le nouveau gouverneur est entre autres, titulaire d’une maitrise en science juridique option Droit judiciaire et d’un master 2 en Droit de sécurité intérieure. Il a été fait Chevalier de l’ordre de l’Etalon, et a reçu la médaille d’honneur de la police nationale à titre exceptionnel. Aussi M. Yéyé a été meilleur commandant de l’année en 2021 de la direction de l’UIPN.

26e séminaire de formation des administrateurs: pour une gestion rigoureuse et transparente des sociétés à capitaux publics:

Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat organise, du 20 au 24 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso la 26e session annuelle de formation des administrateurs et responsables des sociétés à capitaux publics.

Le gouvernement burkinabè veut impulser un changement de paradigme dans la gestion des entités publiques à travers une gouvernance vertueuse des ressources publiques. L’objectif est de faire de ces entreprises des piliers essentiels pour la dynamisation de l’économie nationale et le renforcement du bien-être des populations. Afin que les administrateurs jouent pleinement leur rôle dans cette dynamique, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a initié une formation annuelle à leur profit. La première vague des administrateurs a entamé les travaux le lundi 20 octobre 2025, pour une session qui va se poursuivre jusqu’au 24 octobre prochain.

La formation est axée sur deux thèmes principaux : « Dispositif de contrôle interne des entités publiques et parapubliques : méthodes, outils et pratiques de mise en œuvre, rôles et responsabilités des organes de gouvernance pour une amélioration de la performance » et « Ethique, engagement patriotique, cohésion sociale et gouvernance des sociétés à capitaux publics dans le contexte de refondation de l’Etat ».

Ouverte sous les auspices d’une refondation de l’Etat, cette 26e session vise à doter les administrateurs des entreprises publiques et parapubliques du Burkina Faso des connaissances appropriées pour une gestion rigoureuse et transparente dont ils ont la charge, pour des impacts durables au profit des populations.

Selon le secrétaire général du ministère en charge de l’industrie, Alassane Ouédraogo, ce séminaire va permettre de renforcer l’efficacité des organes de gouvernance dans la mise en œuvre des outils du dispositif de contrôle interne pour un management axé sur la performance par la maîtrise des risques, gage d’une amélioration continue des performances des entités publiques et parapubliques. « Il vise également à vous sensibiliser aux valeurs fondamentales que sont l’éthique, le patriotisme et la cohésion sociale pour un engagement plus ferme et une gestion orientée vers la fourniture d’un service public de qualité », a-t-il souligné.

Pour une gouvernance plus saine et plus vertueuse

Le secrétaire général a invité les participants à se familiariser avec les valeurs fondamentales pour une gouvernance plus saine, plus vertueuse et une contribution plus impactante de leurs structures respectives dans le processus de refondation de l’Etat. Pour lui, ce séminaire constitue un espace d’échanges, de partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière de gouvernance d’entreprise et va permettre de renforcer les capacités des participants pour un management efficace et efficient des entités publiques et parapubliques.

« C’est donc le cadre approprié pour vous engager dans la vision du gouvernement à faire des entreprises publiques et parapubliques des modèles de résilience et prêtes à accompagner le processus de la Révolution progressiste populaire en marche dans notre pays », a lancé Alassane Ouédraogo.

Plusieurs communications sont au menu de ce séminaire. Il s’agit notamment de : « Dispositif de contrôle interne : définition des concepts clés relatifs au contrôle interne et externe et fondamentaux du contrôle interne des entités publiques et parapubliques », « Méthodes et instruments de mise en œuvre d’un dispositif efficace de contrôle interne », « Méthodes et outils d’identification des risques, mécanismes de prévention et de maîtrise », et « Définition des concepts clés et rôle des administrateurs dans la promotion des règles d’éthique, du patriotisme et de la cohésion sociale au sein des entités publiques et parapubliques ». Le premier vice-président de la délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso, Moussa Sanou, a, pour sa part, invité les administrateurs à participer activement aux travaux tout en accordant un grand intérêt aux modules qui vont être développés.

Noufou NEBIE
Safiatou BOLY
(Stagiaire)

Faso Mêbo à Dédougou : Quatre tonnes de ciment et des agrégats pour l’initiative présidentielle

L’Association des transporteurs en commun de Dédougou et l’Entreprise Zalla Aboubacar et frères ont donné respectivement quatre tonnes de ciment et deux voyages, un de sable et l’autre de granite à l’initiative présidentielle Faso Mêbo. La cérémonie de remise s’est déroulée, ce lundi 20 octobre 2025 à Dédougou, en présence du haut-commissaire du Mouhoun, Souleymane Nakanabo.

Lancée officiellement à Dédougou, le 16 octobre dernier, l’initiative présidentielle Faso Mêbo enregistre au fur et à mesure des dons. C’est dans ce sens que ce lundi 20 octobre 2025, le comité de réception a enregistré un don de quatre tonnes de ciment et un voyage de sable (22 m3) et un autre de granite du même volume. Ces donations proviennent respectivement de l’Association des transporteurs en commun de la ville de Dédougou et de l’Entreprise Zalla et frères.

La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du haut-commissaire du Mouhoun, Souleymane Nakanabo. Il s’est chargé de remettre à chacun des donateurs son « attestation de réception de don pour Faso Mêbo de Dédougou ». Le geste de ces derniers est une réponse à l’appel des plus hautes autorités du pays et leur désir de contribuer à bâtir le Burkina Faso. « C’est notre patrie et nous devons nous donner la main pour qu’elle soit construite et prospère », a lancé Soumaïla Ouédraogo, un chef de gare à Dédougou. Abdoul Kader Traoré, un autre responsable de compagnie de transport d’ajouter que « nous ne pouvons pas rester en marge de cette dynamique. Alors, on s’est concerté pour apporter notre petite contribution ».

Le haut-commissaire a traduit sa reconnaissance aux transporteurs et à l’entreprise pour cet élan de solidarité. « C’est un acte patriotique qui permet de construire ensemble le Faso dont nous rêvons », a-t-il déclaré. Il a invité les populations à se mobiliser pour ce grand projet bâtisseur.

Y.B

Bobo-Dioulasso : La Douanes démantèle un convoi de marchandises plus de 75 millions de francs CFA

La Brigade mobile des douanes de Bobo-Dioulasso a intercepté des cargaisons de 80 cartons de médicaments prohibés, 36 rouleaux de cordons détonants, 8 025 détonateurs, 363 bâtons d’explosifs, 26 tonnes de plâtres, dissimulés sous des balles de friperie, 1 000 sacs d’engrais chimiques d’origines étrangère. La valeur de tout ces marchandises est plus de 75 millions de francs CFA.

 

#sidwaya.info

Développement économique et social de la Chine : Vers une élaboration du 15e Plan quinquennal (2026-2030)

La Chine s’apprête à élaborer le 15e Plan quinquennal (2026-2030) pour le développement économique et social national. La 4e session plénière du 20e Comité central du Parti communiste chinois (PCC) qui se tiendra du 20 au 23 octobre sera largement consacrée à cette tâche. Faut-il le rappeler, un plan quinquennal renvoie à un processus général de planification économique prospective avec des objectifs généraux étalés sur une période de cinq ans. Il est révisé annuellement au regard des résultats obtenus. Le plan quinquennal chinois se rapporte à une stratégie nationale adoptée par les autorités pour planifier les différentes initiatives de développement socio-économique. C’est une feuille de route qui définit de manière claire et précise les politiques de développement social et de croissance économique, notifie les secteurs d’investissement et les priorités du gouvernement.

La période que couvre le 14e Plan quinquennal représente (2021-2025) les cinq premières années dans la nouvelle marche qui conduit à l’édification intégrale d’un pays socialiste moderne.

Ce guide pratique de planification a permis à la Chine d’engranger des résultats probants dans différents secteurs au cours des cinq dernières années.

Dans le domaine des énergies renouvelables, le 14e Plan quinquennal a conséquemment contribué au renforcement de la sécurité de l’approvisionnement énergétique du pays et sa transition vers une économie verte et sobre en carbone. Grâce aux orientations dudit Plan, la Chine a considérablement augmenté sa capacité de production d’énergie éolienne et solaire, accéléré la construction de centrales hydroélectriques et créé plusieurs bases énergétiques propres complémentaires multi-énergies. Tous ces efforts ont porté à 20% la part des énergies non fossiles dans la consommation totale d’énergie en Chine. De nos jours, la Chine détient plus de 40% des brevets mondiaux dans les domaines des technologies inhérentes aux énergies renouvelables.

Le pays a établi la chaîne industrielle la plus importante et la plus complète au monde dans le secteur. Des projets majeurs dans les énergies renouvelables ont représenté 1 200 milliards de yuans d’investissements en 2024 en Chine. Dans le cadre du 14e Plan quinquennal, il faut mentionner également la construction de neuf grandes bases énergétiques dans le pays. On peut citer, entre autres, la plus grande centrale à accumulation par pompage au monde, située à Fengning, dans la province du Hebei, et la centrale hydroélectrique de Baihetan, dans la province du Sichuan. Dans le même registre, de vastes zones désertiques sont devenues des « oasis énergétiques » grâce à la construction de centrales solaires. La capacité totale installée en énergies renouvelables de la Chine a atteint 2,1 milliards de kilowatts, soit près de 60 % de la capacité totale installée du pays. Aujourd’hui, un kilowattheure sur trois consommés dans la société provient de sources renouvelables propres.

L’industrie culturelle chinoise a également connu un développement soutenu dans le cadre de la mise en œuvre du 14e Plan quinquennal. Selon des données du ministère chinois de la Culture et du Tourisme, en 2024, les actifs totaux de l’industrie culturelle du pays ont atteint 34 400 milliards de yuans, soit environ 4 840 milliards de dollars. Au cours de l’année écoulée, les revenus totaux de l’industrie culturelle ont dépassé 19 000 milliards de yuans, générant ainsi un bénéfice total de 1 770 milliards de yuans. Sur la même lancée, le pays a travaillé au rayonnement mondial de la culture chinoise. En 2024, le volume total du commerce culturel de la Chine a été estimé à 1 400 milliards de yuans. De plus en plus de produits culturels chinois comme les jeux d’animation et les jouets de créateurs ont gagné en popularité à l’étranger.

Dans le secteur de la santé, le 14e Plan quinquennal a favorisé l’adoption de mesures adéquates afin d’assurer une tarification raisonnable des médicaments. À titre illustratif, l’administration s’est penchée sur des cas de tarification irrégulière de médicaments en encourageant les entreprises pharmaceutiques à corriger leurs pratiques. 566 entreprises ont écopé d’une mise en demeure avec une injonction d’ajustement des prix de 726 médicaments de diverses spécifications. Des mesures ont été également prises pour réguler les prix des médicaments disponibles en ligne et dans les pharmacies physiques. L’administration a soutenu l’innovation médicale de haute qualité et respecté l’autonomie des entreprises en matière de fixation des prix des médicaments, tout en ayant un regard rigoureux dans le maintien de l’ordre du marché.

En termes de création d’entreprises, le 14e Plan quinquennal a été un levier essentiel dans l’augmentation de leur nombre en Chine. Depuis le début de sa mise en œuvre, l’environnement des affaires s’est constamment amélioré, toute chose a stimulé la vitalité entrepreneuriale à travers tout le pays. Pendant la période du 14e Plan quinquennal, la Chine a enregistré une hausse d’environ 20 millions d’entreprises. Selon les statistiques de l’Administration nationale de régulation des marchés, une augmentation d’environ 34 millions d’auto-entrepreneurs a été constatée au cours de la période du 14e Plan quinquennal.

Par ailleurs, le 14e Plan quinquennal a bénéficié de la confiance et de l’appui des institutions bancaires nationales. Par exemple, la Banque de développement de Chine a accru son soutien financier aux projets d’infrastructures. En août 2025, elle avait accordé plus de 6 000 milliards de yuans, soit environ 843,81 milliards de dollars, de prêts à moyen et long terme pour des projets d’infrastructures. Au cours de la période 2021-2025, la Banque de développement de Chine a renforcé son soutien en matière de ressources, introduit des mesures de crédit différenciées et proposé des services financiers sur mesure afin de faire progresser la mise en œuvre des 102 projets clés énumérés dans le 14e Plan quinquennal du pays et dans de grands projets intersectoriels et trans-régionaux. Elle a soutenu des projets visant à mettre en œuvre des stratégies nationales majeures et à renforcer les capacités de sécurité dans les domaines clés. En un mot, elle a appuyé la mise en œuvre de programmes de modernisation à grande échelle des équipements et de reprise des biens de consommation.

Ces exemples, loin d’être exhaustifs, traduisent de manière éloquente les résultats engrangés dans la mise en œuvre du 14e Plan quinquennal. Cette feuille de route a davantage encouragé la modernisation chinoise en soutenant l’innovation dans tous les secteurs d’activité. Il a renforcé la connectivité du pays à travers le développement des infrastructures routières, ferroviaires, aériennes et portuaires.

« Nous devons continuer à considérer la réalisation de l’aspiration du peuple à une vie meilleure comme le point de départ et le but ultime de la modernisation, travailler à défendre et promouvoir l’équité et la justice sociales, et nous efforcer de réaliser la prospérité commune de toute la population, tout en évitant résolument que ne se crée une polarisation sociale », a déclaré Xi Jinping dans le rapport présenté au XXe congrès national du PCC le 16 octobre 2022.

Lors d’une réunion portant sur l’élaboration du 15e Plan quinquennal, tenue le 29 septembre, le Bureau politique du Comité central du PCC a mis l’accent sur la primauté du peuple et appelé à respecter le statut principal du peuple, afin de permettre à l’ensemble de la population de bénéficier de manière plus large et plus équitable des fruits de l’édification de la modernisation.

C’est dans la même dynamique de soutenir le développement continu de la Chine que le 15e Plan quinquennal 2026-2030 inscrit son action future. En effet, il devra mettre l’accent sur l’amélioration de la résilience économique, le renforcement des capacités technologiques et d’innovation de la Chine. La 4e session plénière du 20e Comité central du PCC nous situera davantage sur son contenu.

Karim BADOLO

CGTN français

 

 

Promotion des produits locaux: le Premier ministre aux côtés des femmes rurales à Koudougou

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a visité, le samedi 18 octobre 2025, les stands d’exposition du Salon de la femme rurale (SAFER) à la place de la Nation de Koudougou. Cette visite a été l’occasion pour le chef du gouvernement d’exprimer le soutien des autorités aux initiatives féminines de transformation et de valorisation des produits locaux. Placée sur le thème : « Femme rurale, changement climatique, sécurisation foncière et sécurité alimentaire », l’édition 2025 du SAFER se tient du 15 au 19 octobre à Koudougou.

Organisé par Nafa Orasis Group, en collaboration avec la Fédération nationale des femmes rurales du Burkina (FENAFER-B), le salon rassemble de nombreuses exposantes venues des quatre coins du pays. Elles y présentent leur savoir-faire dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’artisanat, du textile et de la transformation des produits locaux. Véritable espace d’échanges et de valorisation, le SAFER offre aux femmes rurales l’occasion de faire entendre leur voix et de mettre en lumière un savoir-faire qui incarne le lien profond entre la femme, la terre et la vie.

A chaque stand, le Premier ministre, accompagné de membres du gouvernement, a marqué un arrêt, félicitant et échangeant avec les exposantes sur leurs produits et leurs conditions de travail. A l’issue de sa visite, il a salué l’engagement et la créativité des femmes rurales : « Nous avons tenu à rendre visite à toutes ces braves femmes issues du milieu rural dont le savoir-faire se laisse admirer. Stand après stand, on découvre un talent exceptionnel, que ce soit dans l’agroalimentaire, le vestimentaire ou la transformation des produits locaux », a déclaré le chef du gouvernement.

Sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a fait de la valorisation des produits locaux et des techniques endogènes une priorité. Le Premier ministre a rappelé que la transformation locale constitue un pilier essentiel de la politique nationale de développement : « Dans le secteur rural, les femmes jouent un rôle moteur. L’autre maillon essentiel, c’est la transformation, et dans ce domaine, elles portent véritablement le flambeau. Il était donc important de venir les encourager et de leur réaffirmer le soutien du gouvernement », a-t-il souligné.

Le chef du gouvernement a également lancé un appel à l’ensemble des citoyens pour soutenir les produits locaux, fruits du travail et de la détermination des femmes rurales : « C’est l’occasion d’inviter chaque Burkinabè à faire confiance à la transformation locale, à valoriser le savoir-faire de nos mamans du milieu rural qui font des merveilles. Non seulement, c’est beau, mais c’est endogène, pur et d’une qualité bien supérieure à celle de nombreux produits importés». Traduction concrète de l’engagement du gouvernement en faveur de la résilience économique et de l’autonomisation des femmes, cette visite du Premier ministre aux exposantes du SAFER rappelle que l’avenir du Burkina Faso s’enracine dans la valorisation de ses propres ressources et talents.

DCRP/Primature