Concours directs session 2025: les acteurs félicités pour l’organisation réussie

Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale a fait le bilan de l’organisation des concours directs de la Fonction publique, session 2025, au cours d’une conférence de presse, vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou.

La session 2025 de l’organisation des concours directs de la Fonction publique enregistre au total 5 744 postes pourvus et 18 postes non pourvus. Tous les résultats ont été publiés à bonne date conformément au contrat d’objectifs assigné au ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré. C’est la substance
du bilan sommaire de l’organisation des concours directs de la Fonction publique fait par le Secrétaire général (SG) du ministère en charge de la fonction publique, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, au cours d’une conférence de presse, vendredi 10 octobre 2025, dans la capitale.

Il a signifié que 54 concours directs ont été administrés en ligne du 20 au 29 juillet 2025. A ce niveau, M. Oboulbiga a relevé que les candidats vivant avec un handicap visuel ont composé sur table avec les aménagements nécessaires. En sus, il a expliqué que
131 concours dont 30 avec des quotas réservés aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), aux Agents de santé à base communautaire (ASBC) et aux Enseignants communautaires ont été administrés du 1er au 10 août 2025.

Le Secrétaire général du département en charge de la fonction publique s’est réjoui que l’administration des concours ait été maîtrisée du point de vue de l’organisation. « Il n’a pas été porté à notre connaissance des dysfonctionnements pouvant remettre en cause la sincérité des résultats auxquels nous sommes parvenus », a-t-il soutenu. Toutefois, il a été malheureusement constaté des tentatives de fraudes et des fraudes avérées par plus
d’une trentaine de candidats sur l’ensemble des centres de composition. « Certains candidats ont tenté de photographier les sujets avec leurs téléphones portables. C’est le cas du candidat qui a tenté d’utiliser des lunettes connectées à son téléphone pendant la composition », a-t-il déploré.

Une vigilance sur les tentatives de fraude

Pour ces cas, M. Oboulbiga a assuré que des plaintes, au nom de l’Etat, ont été formulées et déposées auprès des juridictions compétentes contre les candidats impli-qués. Nonobstant ces cas minimes, le SG a félicité l’ensemble des acteurs de l’organisation des concours et les Forces de défense et de sécurité (FDS) mobilisés sur toutes les opérations des concours pour le pari réussi.

Il a relevé que la publication à bonne date des résultats a permis d’harmoniser la rentrée dans les établissements de formation professionnelle prévue entre le 13 et le 20 octobre 2025. A ce propos, il a lancé un appel aux candidats admis à faire leur choix dans de meilleurs délais, afin de permettre à d’autres candidats de bénéficier des places qu’ils ne pourront pas occuper car la validité de la liste d’attente est d’un mois.

Répondant aux préoccupations des journalistes sur les difficultés rencontrées au cours de l’organisation des concours, Suanyaba Rodrigue Oboulbiga a fait savoir en plus des velléités de fraudes qui nécessitent une vigilance accrue, les intempéries ont souvent posé des soucis à l’organisation. « Pendant que tous les centres disent qu’ils sont prêts, un centre informe qu’il y a une grosse pluie qui fait qu’il est difficile de démarrer l’administration des épreuves et pourtant cela doit se faire concomitamment. Nous sommes donc obligés
de retarder le processus de quelques minutes », a relevé le secrétaire général du ministère de la Fonction publique.

Abdoulaye BALBONE

Présidentielle au Cameroun: les électeurs appelés aux urnes, le Président Paul Biya grand favori

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Les camerounais ont voté, ce dimanche 12 octobre, pour l’élection présidentielle. Après quarante-trois ans au pouvoir, Paul Biya reste le favori aux cotés de huit autres candidats.

Le peuple camerounais a été appelé, hier dimanche 12 octobre 2025, pour désigner un nouveau président. Le chef d’Etat actuel, Paul Biya, est considéré comme le grand favori, malgré son âge avancé de 92 ans dont 43 passés au pouvoir. Face à lui, 11 candidats dont son ancien ministre Issa Tchiroma Bakary, dans ce scrutin à un seul tour. Plusieurs candidats ont été écartés dont le leader de l’opposition, Maurice Kamto, à cette consultation électorale où plus de huit millions de personnes se sont inscrites pour voter.

Selon Elections Cameroon (ELECAM), l’organe chargé de l’organisation du scrutin, environ 31 000 bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8 heures et ont fermé à 18 heures. La journée électorale se déroule sous haute surveillance, les autorités ayant déployé d’importants dispositifs sécuritaires dans les principales villes du pays afin d’assurer le bon déroulement du vote. La plupart des Camerounais ont toujours vécu sous le règne de Biya, au pouvoir depuis 1982 et qui l’a toujours emporté avec un score de plus de 70 % ces vingt dernières années. Les résultats provisoires devront être connus au cours des prochaines heures.

Soumaïla BONKOUNGOU

Compétitivité des entreprises touristiques: le Burkina veut accroitre sa part de marché

Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a organisé, le vendredi 10 octobre 2025, à Tenkodogo, un panel sur la compétitivité des entreprises touristiques et promotion de la destination Burkina Faso.

Le Burkina Faso doit récupérer et accroitre sa part de marché en tant
que destination. Telle est la proposition faite par le paneliste, Abdoulaye Sankara, lors d’un panel organisé à Tenkodogo, le 10 octobre 2025, à l’occasion de la VIIe édition du prix
de l’entrepreneur touristique sur le thème : « compétitivité des entreprises touristiques et promotion de la destination Burkina ». Pour lui, il est temps de relancer l’activité touristique et la destination Burkina au regard du contexte actuel. Pour cela, il a conseillé de s’appuyer sur les fondamentaux qui permettent cette relance. Parmi ces deniers, a poursuivi le conférencier, il y a la compétitivité des entreprises par rapport aux concurrents internes et des autres pays.

A cela, M. Sankara y a ajouté la compétitivité au niveau macro-économique. Il s’est dit convaincu que le secteur du tourisme peut accroitre sa contribution au produit intérieur brut, à la balance commerciale. Les autres sous-thèmes ont porté sur l’attractivité et la promotion de la destination Burkina, le renforcement de la compétitivité des entreprises. Selon le secrétaire général du ministère de la Communication, de la Culture,
des Arts et du Tourisme, Fidèle Tamini, le thème de cette édition revêt une grande importance dans le contexte actuel.

Pour Abdoulaye Sankara, l’un des panelistes, il est temps de relancer l’activité touristique et la destination Burkina.

En effet, il a soutenu que, dans un environnement marqué par une concurrence entre les destinations, les entreprises burkinabè doivent être à mesure de développer des services et produits compétitifs afin d’attirer le maximum de visiteurs. Cela passe, à son avis, entre autres, par le maintien de la qualité des services fournis par les entreprises, l’innovation à travers l’utilisation des nouveaux outils de communication, le renforcement des capacités des acteurs pour les rendre plus professionnels. « La compétitivité doit s’opérer à travers la diversification des offres afin de répondre aux besoins de la clientèle », a-t-il soutenu.

La directrice générale du tourisme, Monique Ouédraogo, a insisté sur la nécessité d’être très compétitif. « Nous savons que nous sommes dans un contexte de résilience qui nécessite que les acteurs fassent davantage pour maintenir la qualité des services pour le tourisme interne et international », a-t-elle affirmé. Le prix national de l’entrepreneur touristique, institué en 2019, vise à promouvoir l’excellence, l’innovation et le professionnalisme dans le secteur du tourisme.

Anselme KAMBIRE

Initiative présidentielle Faso Mêbo: les acteurs de l’anacarde s’engagent à embellir l’Hôpital Sourou Sanou

Le Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina (CIA-B) a lancé les activités de pavage du Centre hospitalier universitaire Sourou Sanou (CHUSS), le samedi 11 octobre 2025. Ce projet rentre dans le cadre de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo.

En réponse à l’appel du Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, pour une mobilisation citoyenne autour de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, le Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina (CIA-B) a lancé officiellement les travaux d’aménagement et d’assainissement du Centre hospitalier universitaire Sourou Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso. C’était, le samedi 11 octobre 2025, dans l’enceinte de l’hôpital. Selon le président du CIA-B, Sanfo Ibrahim, cette action s’inscrit dans la volonté des acteurs de la filière d’anacarde d’apporter une contribution à l’initiative Faso Mêbo. Le projet prévoit notamment le pavage de 9 000 m², la mise en place de 150 banquettes et de 20 foyers améliorés, ainsi que le remplacement de la porte métallique vétuste de l’entrée principale du CHUSS.

Le coût total des travaux est estimé à 28 millions de F CFA. A en croire M. Sanfo, le CIA-B se charge de la collecte des fonds auprès de ses acteurs et des bonnes volontés ainsi que la mobilisation, si nécessaire, de la main-d’œuvre pour mettre à la disposition de l’initiative Faso Mêbo. Ce projet, à l’écouter, traduit, la responsabilité sociétale du secteur de l’anacarde et son engagement à contribuer au développement du Burkina Faso.

« Ces actions témoignent de notre volonté d’apporter notre pierre à la construction de notre pays », a-t-il dit, non sans en saluer la contribution des premiers donateurs. Parmi eux figure la Société de commercialisation de karité et autres oléagineux du Burkina (SOCOKAB) qui a remis, séance tenante, un chèque de 2 500 000 F CFA pour les travaux. Les travaux, d’une durée d’un mois, devraient transformer le cadre de vie du centre hospitalier au grand bénéfice des patients, du personnel soignant et de toute la communauté.

De quoi réjouir le Directeur général du CHUSS, Yinfansa Gustave Dabiré, qui a dit sa reconnaissance au CIA-B. « cette action des acteurs de la filière anacarde montre la voie d’un engagement citoyen durable, où chaque Burkinabè contribue, à son échelle, à bâtir le Burkina Faso plus propre, plus uni et plus solidaire comme voulu par le chef de l’Etat », a-t-il indiqué.

Kamélé FAYAMA

Commissariat central de la Police nationale de Bobo-Dioulasso: plus de 2 000 motocyclettes volées retrouvées

Le commissariat central de la police nationale de Bobo-Dioulasso a procédé, le vendredi 10 octobre 2025, à la restitution d’une partie des 2 000 engins volés retrouvés. Cette opération rentre dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

Elles étaient plusieurs dizaines de personnes, le vendredi 10 octobre 2025, à la place de la mairie centrale de Bobo-Dioulasso, en joie après avoir retrouvé leur motocyclette volée depuis des mois, voire des années. Parmi elles, l’étudiant en pharmacie de l’Institut supérieur des sciences de la santé (INSSA) de Bobo-Dioulasso, Mohamed Nadembega. Sa monture, témoigne-t-il, s’est volatilisée le 10 mars 2023, au campus pendant qu’il prenait cours.

« Ce jour j’avais cours à 14 heures. Lorsque nous avons fini aux environs de 19 heures, je ne l’ai pas retrouvée là où je l’avais laissée. Au début je croyais à un délire jusqu’à me rendre à l’évidence après deux heures de recherches infructueuses avec mes camarades. Ainsi, ma motocyclette venait d’être volée », se remémore-t-il cette journée noire. Plus de deux ans après, c’est une grande joie qui l’anime lorsqu’il pose ses yeux sur cette motocyclette. Il ne s’en revient pas.

« Oui, c’est bien et belle ma moto !», répond-il au flic qui voulait s’assurer que l’engin lui appartient. La même joie se lisait aussi sur le visage de Wilfried B. Kaboré qui a vu sa motocyclette aussi volée dans sa maison avec d’autres objets, une nuit de l’année 2024 aux environs de 2 heures du matin au quartier Samba de Ouagadougou. Contrairement à celle de l’étudiant en pharmacie, la motocyclette de Wilfried B. Kaboré a changé de couleur noire pour prendre une couleur bleue. « Ils ont repris la peinture croyant pouvoir tromper la vigilance des policiers. Je remercie les forces de l’ordre qui veillent sur nous et sur nos biens », soutient-il tout sourire.

Les motocyclettes retrouvées, aux dires du Directeur régional (DR) de la police nationale du Guiriko, Pierre Claver Konaté, sont le résultat de multiples contrôles de sécurisation. C’est pourquoi, il invite les populations à faciliter le travail des forces de l’ordre en se soumettant aux contrôles. « Ces engins retrouvés sont le fruit de nos différents contrôles. Je profite donc de l’occasion pour demander à la population de se soumettre lorsque nous sortons pour les contrôles », lance le DR de la Police nationale du Guiriko. Ce sont plus de 2 000 engins, selon Pierre Claver Konaté, dont une bonne partie reste à identifier, que ses éléments ont pu récupérer des mains des malfrats.

Kamélé FAYAMA

Faso Mêbo: le patronat du Nakambé remet du matériel d’une valeur de 7 millions de F CFA

Le Bureau exécutif du Conseil régional du patronat burkinabè du Nakambé a fait don de matériaux, d’une valeur de 7 millions de francs CFA, à Faso Mêbo, le dimanche 12 octobre 2025, à Tenkodogo. 

Le Conseil régional du patronat burkinabè de la région du Nakambé a décidé d’accompagner l’initiative présidentielle Faso Mêbo. En effet, il a remis, ce dimanche 12 octobre 2025, 20 tonnes de ciment, 200 tonnes de granite, 400 moules et 30 bennes de sable, le tout d’une valeur de 7 millions F CFA. « Nous avons constaté un réel engouement autour de l’embellissement de notre cité. C’est pourquoi, nous avons tenu à apporter notre soutien à cette noble initiative », a expliqué le président du conseil régional, Fasnewendé Minoungou, dit Prince Akim. Il a indiqué que si le Burkina Faso avait eu depuis longtemps des dirigeants visionnaires comme le capitaine Ibrahim Traoré, le pays des hommes intègres ne serait sans doute pas dans la situation actuelle et serait le plus envié de ses voisins. « Nous devons nous engager à suivre la vision du président du Faso afin que, dans quelques années, nous pussions être fiers du travail accompli et que nous laissions une belle ville à nos enfants et petits-enfants », a-t-il déclaré. Prince Akim a promis l’accompagnement du patronat du Nakambé, dès lors que cette initiative va s’étendre à l’ensemble de la région. « Nous voulons que le président du Faso sache que sa vision répond à nos attentes », a indiqué M. Minoungou.

Une action saluée par le président de la délégation spéciale(PDS) de la commune de Tenkodogo, Sami Bérenger Pooda. « Ce geste vient montrer que l’appel du chef de l’Etat a été entendu par tous les citoyens au Burkina Faso et notamment les opérateurs économiques et les responsables de leurs faitières », a-t-il déclaré. Pour lui, si les opérateurs économiques ont décidé de contribuer, c’est parce qu’ils ont vu les résultats de cette initiative présidentielle. Le PDS a profité de l’occasion pour expliquer que la vitrine de cette incitative dans sa commune est l’embellissement et le pavage de la Place de la nation de Tenkodogo. « C’est cet espace qui va consommer la plupart des réalisations que nous allons faire.  Mais avant, la coordination régionale de Faso Mêbo, de concert avec les autorités communales, a identifié des sites dans la ville qui pourront être embellis », a-t-il ajouté.  Sami Bérenger Pooda a invité les futurs donateurs de la commune et de la région à accompagner davantage l’initiative car, selon lui, aucun don n’est superflu.

Depuis le début de l’initiative en juillet 2025, les abords de la route nationale N°16, allant de la cathédrale de Tenkodogo à la direction régionale des infrastructures du Nakambé, ont été pavés.

KAK

Engagement patriotique et participation citoyenne: une journée de salubrité au profit du CHU de Tengandogo

Le ministère de la Défense et des Anciens combattants a organisé la IIe édition de la journée de salubrité, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

A l’occasion de la célébration de la IIe édition 2025 des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), une série d’activités citoyennes est organisée. Dans cette dynamique, le ministère en charge de la défense a organisé la IIe édition de la journée de salubrité au profit du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

C’est une journée, ayant mobilisé des militaires et des civils est la preuve d’une union et d’une solidarité, selon le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de Brigade Célestin Simporé. Il a expliqué que cette initiative vise

Le ministre d’Etat chargé de la Défense, le général de Brigade Célestin Simporé : « cette journée de salubrité vise à concrétiser l’engagement des Forces de défense pour le bien-être de la Nation ».

à concrétiser l’engagement des Forces de défense qui œuvrent pour le bien-être de la Nation. Le ministre d’Etat chargé de la Défense a rappelé que le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à l’occasion du lancement des JEPPC 2025, a exhorté chaque Burkinabè à apporter sa contribution au développement continu du Burkina Faso.

Il a invité la population à reproduire des actes de civisme et de patriotisme au quotidien. Car, pour lui, C’est de cette manière que l’on peut entretenir les biens individuels et collectifs afin de léguer un héritage à la jeune génération.

Le représentant du ministre de la Santé, Dr Sylvestre Tiendrebéogo, a remercié l’ensemble des personnes mobilisées pour la journée de salubrité au sein de l’Hôpital de Tengandogo. Il a soutenu qu’assainir les locaux et les alentours de l’hôpital, permet d’éviter des maladies transmissibles, tout en rappelant qu’il existe des vecteurs qui ne se développent que dans un cadre sale. M. Tiendrebéogo a, en effet, exhorté le CHU de Tengandogo à travailler à garder davantage les lieux sains.

Le directeur général du CHU de Tingandogo, Lin Somda, a confié que la journée de salubrité est une manifestation directe des relations Etat-Armée-Nation.
« L’armée est venue nous appuyer à nettoyer un terrain d’environ 10 hectares », a-t-il signifié. Le ministère en charge de la défense en plus de défendre la Nation, travaille à garantir la santé de la population.

Boukary BONKOUNGOU
Soukriya NACRO
(Stagiaire)

Volontariat et engagement citoyen: la IIe édition de « l’opération coup de balai volontaire » lancée

Le Groupement d’intérêt public-programme national de volontariat au Burkina (GIP-PNVB), en partenariat avec le Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB), a lancé la deuxième édition de l’opération coup de balai volontaire, vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou.

Dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, le top départ de la deuxième édition de l’opération coup de balai volontaire a été donné, vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou. Elle est organisée par le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina (GIP-PNVB), en partenariat avec le Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB).

Représentant le Premier ministre à la cérémonie, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a salué la mobilisation autour de l’opération et félicité la direction du PNVB pour « la déferlante volontaire » observée dans les régions du pays. « La mise en œuvre de ces initiatives requiert l’engagement individuel et collectif de toute la société burkinabè », a-t-il rappelé. Pour le ministre Baro, l’opération traduit la volonté du gouvernement d’impliquer davantage la population dans la préservation de leur cadre de vie. « Les réalités d’aujourd’hui démontrent que nous devons agir par nous-mêmes et pour nous-mêmes », a-t-il insisté.

Roger Baro a invité les participants à s’organiser dans leurs quartiers pour entretenir les infrastructures sans attendre l’intervention systématique de l’Etat. « Le gouvernement fera sa part, mais chaque volontaire doit devenir formateur et acteur du changement dans sa communauté », a-t-il conclu.

Le directeur général du Programme national de volontariat du Burkina, Djourmité Nestor Noufé, a expliqué que l’opération « Coup de balai volontaire », s’inscrit dans la dynamique des Initiatives présidentielles pour le développement communautaire. Elle a pour but, selon lui, de mobiliser les citoyens autour des valeurs du volontariat, à savoir le civisme, la citoyenneté, l’engagement patriotique et le vivre-ensemble.

« Nous voulons amener les populations à se prendre en charge, à s’impliquer dans la gestion de leur cadre de vie et à ne plus attendre des financements extérieurs pour agir », a-t-il déclaré.

Le ministre chargé de l’Environnement, Roger Baro, a exhorté les citoyens à agir par eux-mêmes pour l’entretien de leur cadre de vie.

Après une phase pilote en 2024 dans trois régions, le projet s’est étendu cette année à douze régions, avec la mobilisation de 2 050 volontaires. Ces derniers, recrutés conformément à la loi 034 régissant le volontariat, bénéficient d’un contrat d’engagement assorti d’une allocation de mission. Le DG a précisé que les activités de terrain se dérouleront le 11octobre à Bonsyaaré, pour les travaux d’assainissement, et le 12 octobre à l’arrondissement 9 de Ouagadougou, pour la réhabilitation routière à travers la technique du Do Nou.

« Notre ambition, c’est qu’après ces 72 heures d’action, la population poursuive d’elle-même ces efforts et intègre durablement la culture du volontariat », a-t-il conclu. Le volontaire Mohamed Karambiri s’est dit reconnaissant pour la formation reçue dans le cadre de l’opération Coup de balai volontaire. Il a salué les efforts des autorités et encouragé ses camarades à mettre en pratique les enseignements reçus.

Le Président de la délégation spéciale de Ouagadougou, Maurice Konaté, s’est réjoui de voir la capitale accueillir cette deuxième édition, qu’il qualifie de « mariage réussi entre la ville et le volontariat citoyen ». Pour lui, l’opération illustre parfaitement la vision du chef de l’Etat, qui mise sur une jeunesse responsable et actrice du changement. Le PDS a salué la mobilisation exemplaire des jeunes volontaires et remercié la population de Ouagadougou pour sa participation croissante aux initiatives de propreté et d’assainissement. Il a indiqué que la mairie de Ouagadougou va mettre à disposition des moyens logistiques et de collaborer avec Faso Mêbo pour l’évacuation rapide des déchets issus des opérations de curage.

Samira KIENORE
(Collaboratrice)

Université Joseph-Ki-Zerbo : près de 15 000 bacheliers de 2025 font leur rentrée académique

Le président de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ), Pr Jean-François Silas Kobiané, a présidé la cérémonie solennelle de la rentrée des nouveaux bacheliers de 2025 à l’université, vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou.

Après 30 jours d’immersion patriotique, les nouveaux bacheliers de 2025 ont été orientés à
l’issue de leur inscription dans les universités publiques et privées du Burkina Faso. A cet effet, l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) a accueilli ses nouveaux bacheliers, vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou. Près de 15 000 nouveaux étudiants du Burkina Faso y ont fait leur rentrée solennelle.

Au cours de la journée d’accueil, ils ont eu droit à une conférence publique sur le thème « Quels étudiants, quelles compétences pour un développement endogène, équitable et durable au Burkina Faso ? ». Les étudiants ont aussi bénéficié de communications sur les informations concernant le régime d’études, les infrastructures de l’UJKZ, les nouvelles offres de formation, les dispositifs de bourses, du FONER et du transport SOTRACO.

Le responsable du Centre de pédagogie universitaire de l’UJKZ (CPU/ UJKZ), Pr Jacques Nanema, a invité les nouveaux élus à avoir l’amour du travail. Le président de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ), Pr Jean-François Silas Kobiané, a affirmé que depuis le 1er octobre 2025, certaines filières ont commencé les cours. Pour lui, la date du 10 octobre est une journée particulière pour partager un ensemble d’informations aux nouveaux bacheliers dans l’organisation de leurs parcours universitaires.

Dans la dynamique de sortir définitivement du retard académique et de revenir à des années normalisées, M. Kobiané a expliqué que plusieurs efforts ont été consentis ces trois dernières années académiques. « A la date du 30 septembre 2023, sur 65 filières de l’université, 39% étaient normalisés. Au 30 septembre 2024, soit
1 an après, un taux de 63,1% de filières normalisés. Et à la date du 30 septembre 2025, un taux de normalisation de 80% », a-t-il assuré.

Mettre en avant les valeurs de l’immersion patriotique

Le président de l’université a soutenu que les étudiants en retard académiques ont été privés de leurs vacances pour pouvoir rattraper le retard. Il a souligné que l’objectif est d’atteindre un taux de 100% tout en maintenant la dynamique pour zéro retard dans le cursus académique. Dr Serge Diabouga, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a mentionné que les nouveaux bacheliers entament un cursus universitaire qui est le commencement d’une autre vie. Il a confié que cette rentrée est importante pour l’ensemble des acteurs parce qu’elle est soutenue par un calendrier universitaire qui doit les engager à l’excellence.

Boubacar Traoré, le représentant du parrain Lassiné Diawara, a confié que le parrain est sensible à la question de l’enseignement, de la formation des jeunes et des futurs cadres et autorités du Burkina Faso. C’est ce qui l’a motivé à parrainer la IIe édition de la rentrée solennelle des nouveaux bacheliers 2025. Il a déclaré que Lassiné Diawara s’engage à accompagner les étudiants méritants dans la poursuite de leurs études avec 20 bourses d’excellence et à répondre à quelques préoccupations de l’université pour mettre les étudiants dans de bonnes conditions d’apprentissage.

La représentante des étudiants de l’UJKZ, Mélanie Nikiema, en 2e année Histoire et Archéologie, a souhaité la bienvenue aux bacheliers 2025. Elle a conseillé à ses cadets de mettre en avant les valeurs cardinales de la Nation et les expériences acquises lors de l’immersion patriotique. « Vous êtes devenus des ambassadeurs et vous avez le devoir de porter ces valeurs, de les vivre chaque jour et les transmettre aux autres camarades étu
diants », a-t-elle souhaité à ses cadets de promotion.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)