Eliminatoires Coupe du monde 2026/ Burkina- Ethiopie (3-1): les Etalons font le nécessaire pour les barrages
Pour la 10e et dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, le Burkina Faso a dominé l’Ethiopie par le score de 3 buts à 1, dimanche 12 octobre 2025, au stade du 4-Août.
Pierre Landry Kaboré a été le bourreau d’un soir des Ethiopiens lors de l’ultime
journée des éliminatoires de la Coupe du monde, dimanche 12 octobre 2025, au stade du 4-Août. Auteur d’un triplé, l’attaquant burkinabè a permis aux Etalons de s’offrir les trois points de la victoire devant les Walyas. Une fin heureuse pour le onze national qui a plutôt bien négocié ce duel dans lequel la victoire était plus qu’impérative pour espérer jouer les barrages.
Les Etalons ont, en effet, dominé sans partage la première mi-temps. Amenés par leur capitaine, Bertrand Traoré, bien inspiré, les Burkinabè ont montré dès le coup d’envoi leur envie de vite faire la différence. La position constamment haute de Hervé Koffi à la lisière du rond central témoigne du pressing imprimé par les hommes de Brama Traoré, dans le premier quart d’heure. Les Walyas tiennent bon et parviennent même à s’offrir un bol d’air avant la demi-heure par quelques incursions dans le camp burkinabè, mais surtout pour grignoter de précieuses minutes de privation de ballon aux Etalons.
Mais ceux-ci reprennent rapidement le contrôle de la partie et repartent au charbon. Aziz Ki qui a mis du temps à trouver ses marques, d’une frappe enveloppe, va accrocher le montant droit du portier éthiopien (38e). Bertrand Traoré continue de harceler la défense des Walyas mais peine à trouver le cadre dans ses nombreuses tentatives au premier poteau. Dans le temps additionnel, Aziz Ki, de nouveau, va donner des sueurs froides aux visiteurs lorsque son tir est repoussé du bout des gants par leur dernier rempart.
Le milieu de terrain burkinabè va récidiver, trois minutes après la reprise, sur une remise dans l’axe mais va buter à bout portant sur le gardien adverse. L’équipe burkinabè commence à ronronner avant l’heure de jeu et Brama Traoré se voit obliger d’injecter du sang neuf avec les entrées de Georgi Minoungou, Josué Tiendrébéogo et Pierre Landry Kaboré aux places de Dango Ouattara, Mohamed Konaté et Aziz Ki à la 62e minute. Un
coaching qui s’avère payant car juste deux minutes après, c’est Pierre Landry Kaboré qui, sur une balle en profondeur, va placer un plat du pied gauche imparable et ouvre le score pour les Etalons.
L’attaquant va s’offrir le doublé à neuf minutes du terme de la rencontre, cette fois-ci du pied droit, avant de signer le triplé dans les derniers instants du temps additionnel allant brûler la politesse au gardien éthiopiens avant de mettre la balle au fond des filets (90+6). Les Etalons, par exès de confiance vont se faire peur après le doublé de Pierre Landry Kaboré. Les Ethiopiens à la suite d’une séquence manquée de passes entre Hervé Koffi et ses défenseurs vont réduire le score grâce à Biniam Ayiten qui a intercepté le cuir dans la surface (84e). Avec cette victoire les Etalons se qualifient pour les barrages.
Voro KORAHIRE
Résultats du groupe A à l’issue de la 10e journée
Burkina Faso # Ethiopie 3-1
Egypte # Guinée Bissau 1-0
Djibouti # Sierra Leone 1-2
Classement du groupe A à l’issue de la 10e journée
1re Egypte 26pts+18
2e Burkina Faso 21pts+15
3e Sierra Leone 15pts+2
4e Guinée-Bissau 10pts-2
5e Ethiopie 9pts-5
6e Djibouti 1pt-28
Burkina Faso: une opportunité d’investissements
Le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a échangé, ce vendredi 10 octobre 2025, avec une délégation d’investisseurs participant au 1er Forum international « Investir au Burkina Faso », lors d’une audience au Palais de Koulouba.
Le Président du Faso a salué la participation de tous ces investisseurs à ce Forum international, qui a enregistré plus de 1 200 participants dont 400 investisseurs de 48 nationalités différentes en dépit des discours pessimistes de certaines officines hostiles à notre pays. Pour le capitaine Ibrahim Traoré, ce premier Forum est une opportunité pour les investisseurs étrangers de mieux comprendre le Burkina Faso dans sa dynamique actuelle en vue de mieux investir.
Le Président du Faso a indiqué aux investisseurs que notre pays dispose de plusieurs atouts pour des investissements plus sécurisés. Il s’agit entre autres, d’un arsenal juridique qui protège les investissements aussi bien nationaux qu’étrangers et un climat des affaires très propice.
« Il y a beaucoup d’opportunités au Burkina Faso et nous sommes là pour accompagner de manière durable, dans le respect du Code des investissements du Burkina Faso », souligne le chef de l’Etat. Le capitaine Ibrahim Traoré a exhorté les investisseurs à bannir la corruption sous toute ses formes, tant dans la recherche que dans l’exécution des marchés publics. « Aujourd’hui nous sommes en Révolution.
Personne n’a besoin d’user de corruption pour obtenir un agrément et investir dans notre pays. Nous faisons les choses de façon transparente », soutient le Président Traoré qui met en garde les éventuels adeptes des pratiques douteuses, surtout dans l’Administration publique.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
Sports traditionnels à Dédougou : une première édition pour ancrer la lutte traditionnelle et le tir à l’arc
Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a patronné la cérémonie de clôture de la première édition du Grand meeting des sports traditionnels, samedi 11 octobre 2025, à Dédougou.
Les rideaux sont tombés sur la première édition du Grand meeting des sports traditionnels (GMST), lancé à Dédougou, jeudi 9 octobre 2025. Cette activité, qui aura mis à l’honneur pendant 72 heures dans la cité du Bankuy, la lutte traditionnelle et le tir à l’arc, a été refermée par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, ce samedi 11 octobre 2025.
Dans ce déplacement dans la région du Bankui, il conduisait une délégation ministérielle composée du ministre chargé des Sports, Roland Somda et de celui du département de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé. Initié par le Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL), ce premier rendez-vous des sports traditionnels a connu la participation de plusieurs lutteurs et archers venus des différentes régions du pays. Il faut noter la participation d’une équipe de lutteurs nigériens à ce GMST.
Au terme des trois jours de chaudes empoignades dans la lutte et de rivalité d’adresse dans le tir à l’arc, les résultats ont été rendus publics. Le lutteur burkinabè Kévin Mossé est le désormais roi des arènes après avoir triomphé de son challenger Drissa Zon dans la catégorie des plus de 76 kg et en open national homme. Il a empoché la somme d’un million F CFA, une médaille en or, une moto et un motoculteur. En open dame, c’est Rihanata Diallo qui est couronnée reine. Elle a reçu officiellement 300 mille F CFA, une médaille dorée, un motoculteur et une moto. Pour ce qui est de la compétition en open Alliance des Etats du Sahel (AES), l’équipe du Niger s’est adjugé le trophée au détriment des Burkinabè.
Les lutteurs maliens, qui étaient annoncés, n’ont pas pu effectuer le déplacement de ce premier rendez-vous. L’équipe vainqueure a été récompensée avec 1 million F CFA et un trophée. Au tir à l’arc, c’est le jeune de 14 ans, Gningâté Kambiré, qui a ravi la vedette dans sa catégorie et en open tir à l’arc. En récompense, il a reçu deux motos, un montant de plus de 500 mille F CFA et un trophée. Très enthousiaste, Kévin Mossé a confié qu’il a bien préparé sa participation à cette grande compétition. A l’en croire, il n’a jamais douté de sa victoire, même s’il a avoué que son adversaire est plus expérimenté et technique. Le directeur général du FNPSL, le commandant Karim Souabo, a déclaré que ce premier GMST a permis de mesurer un réel engouement de ces sports traditionnels chez la population.
C’est pourquoi il a promis de travailler en tandem avec tous les acteurs pour développer la lutte traditionnelle et le tir à l’arc à travers la formation des encadreurs. Pour les parrains, représentés par le directeur général de la Banque agricole du Faso, Mahamadi Zoromé, cette initiative du ministère en charge des sports à travers le FNPSL vise à sortir ces deux activités sportives traditionnelles de l’état végétatif dans lequel elles ont longtemps été abandonnées. Le patron de la première édition du GMST, Emile Zerbo, a souligné que cette activité participe de la valorisation des traditions et coutumes burkinabè. Car, « la lutte traditionnelle et le tir à l’arc incarnent des valeurs millénaires, celles du courage, du respect, de la fraternité et du dépassement de soi », a-t-il proclamé.
Il a félicité le FNPSL, qui œuvre à la promotion des sports endogènes, « des disciplines reflétant l’âme de notre peuple ». M. Zerbo a affirmé que ces sports traditionnels doivent être modernisés et institutionnalisés afin de garantir leur pérennité. C’est pourquoi il a salué la synergie d’actions qui a permis que cette première édition voie le jour. Il a conclu en traduisant la reconnaissance du gouvernement aux efforts visant à inscrire les sports traditionnels dans la dynamique de professionnalisation et de développement durable.
Yacouba BELEM
Chambre de commerce et d’industrie: la délégation spéciale consulaire du Guiriko prend fonction
Le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Zakaria Gyengané, a installé le mardi 7 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, la représentation régionale du Guiriko de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF).
L’opérateur économique Bachirou Tera est le président de la délégation spéciale consulaire du Guiriko de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso forte de neuf membres. Le directeur régional de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat du Guiriko en est le 8e vice-président et rapporteur. Cet organe transitoire du Guiriko de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso a été installé, le mardi 7 octobre 2025 par le directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Zakaria Gyengané en présence des acteurs économiques. L’installation de la délégation spéciale consulaire régionale, a rappelé M. Gyengané, entre en droite ligne des réformes dont l’objectif est de rompre avec les anciennes mentalités et pratiques.

de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso.
C’est pourquoi il a invité les membres à s’approprier la vision du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, celle d’aller à une industrialisation et à une transformation des matières premières locales afin de créer la valeur ajoutée et de lutter contre le chômage et la pauvreté. Zakaria Gyengané les a également appelés à créer une complicité entre le secteur privé et le public, à dépolitiser le secteur privé, et à travailler en synergie avec tous les acteurs du monde économique. Le premier vice-président de la délégation spéciale consulaire de la chambre de commerce et d’industrie, Abdoulaye Nabolé, représentant le président Roland Achille Sow, est allé dans le même sens.
Il a encouragé les membres à l’union, à promouvoir la bonne gouvernance et à faire de la chambre de commerce et d’industrie le seul interlocuteur du monde économique. Il les a exhortés à faire preuve de patriotisme et de sacerdoce, car leur mission relève du bénévolat. Le président de la délégation spéciale consulaire du Guiriko, Bachirou Terra, par la voix de son deuxième vice-président, Rabin Goro, a invité les opérateurs économiques à tourner la page des incompréhensions qui ont précédé à l’installation des membres en privilégiant l’intérêt général.
« Nous voilà aujourd’hui réunis, non pas pour regarder en arrière, mais pour marcher ensemble vers un même horizon, celui d’un Guiriko uni, solidaire et résolument tourné vers le développement », a souligné Rabin Goro. Il a insisté sur le dialogue qui doit être la boussole de leur action. « Notre mission au sein de la représentation régionale est d’être le relais dynamique de la chambre de commerce au service des opérateurs économiques du Guiriko. Elle ne sera pleinement réussie que si nous faisons du dialogue, de la collégialité, et de la recevabilité les fondements de notre action », a laissé entendre
le porte-parole du président Bachirou Tera.
Adaman DRABO
Neufs membres, tous des opérateurs économiques, composent le bureau
de la délégation spéciale consulaire du Guiriko
Président : Bachirou Tera, opérateur économique
Membres :
1er vice-président chargé du commerce : Amadé Porgo
2e vice-président, chargé du secrétariat général : Rabin Goro
3e vice-président chargé des services : Adama Porgo
4e vice-présidente chargée de la communication et des relations extérieures : Nibenwon Adeline Somda
5e vice-président, chargé des organisations professionnelles, des faitières et de la mobilisation : Abdoul Nassirou Maïga
6e présidente chargée de l’industrie : Assetou Aouba
7e vice-président, chargé de l’animation consulaire et du suivi des relations avec les autres délégations consulaires : Abdoulaye Belem
8e président, rapporteur : Sib Levin Medar
Une terre d’opportunités
Le premier Forum international « Investir au Burkina Faso » qui vient de refermer ses portes, vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou, a tenu toutes ses promesses. Plus de 1 100 participants, dont 400 investisseurs venus de 48 pays, ont répondu à l’appel du Burkina. Preuve qu’en dépit de certains narratifs forgés à dessein sur le Sahel, les partenaires économiques perçoivent désormais le pays des Hommes intègres comme une terre d’opportunités, malgré la conjoncture économique internationale et les défis sécuritaire et humanitaire sur le plan national.
Lors de ses échanges avec les investisseurs, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a tenu un discours clair et rassurant : le Burkina est prêt, ouvert et résolument tourné vers un développement fondé sur la transparence, la productivité et la souveraineté économique. « Il y a beaucoup d’opportunités au Burkina Faso et nous sommes là pour accompagner de manière durable, dans le respect du Code des investissements. […] Nous faisons les choses de façon transparente.
Personne n’a besoin d’user de corruption pour obtenir un agrément ou investir dans notre pays », a-t-il souligné, rappelant que la lutte contre la corruption n’est pas un slogan, mais un acte de gouvernance. Ce Forum s’est tenu dans un contexte de transformation minutieuse et profonde de l’économie burkinabè. En effet, malgré les chocs sécuritaires et humanitaires, le Burkina Faso affiche une croissance moyenne de plus de 4,7 % entre 2023 et 2025, tirée par la vitalité du secteur agricole, la modernisation du secteur minier
et les investissements dans les infrastructures.
Fait marquant : selon l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), la balance commerciale est désormais excédentaire de plus de 400 milliards F CFA, au 1er trimestre 2025, une première dans l’histoire économique récente du pays, signe d’un redressement structurel de l’économie. Ce résultat traduit une volonté politique affirmée de bâtir une économie nationale forte fondée sur la transformation locale et la création d’emplois décents. A Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Yako, Kaya…, plusieurs unités industrielles ont récemment ouvert leurs portes, dans la transformation du coton, de l’anacarde, du lait, de la tomate ou encore le traitement des résidus miniers.
Ces initiatives permettent de créer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, tout en renforçant la souveraineté productive du pays afin de rompre avec la forte dépendance aux importations. Les potentialités économiques du Burkina Faso sont immenses. Avec ses millions d’hectares de terres arables, ses ressources minières variées (or, manganèse, zinc, cuivre…), son potentiel énergétique solaire parmi les plus élevés d’Afrique et une jeunesse entreprenante, le pays dispose de tous les atouts pour se hisser au rang des économies africaines émergentes. Cette dynamique s’appuie également sur un arsenal juridique moderne, garantissant la protection des investissements nationaux et étrangers.
A cela s’ajoutent les efforts constants de lutte contre la corruption et les pratiques douteuses, gages d’une égalité de chances pour tous les acteurs économiques. Aujourd’hui, plus qu’un simple appel, le Burkina lance un message de confiance : l’amélioration de la situation sécuritaire, la transparence institutionnelle et la vitalité économique font du pays une destination sûre et prometteuse pour les investissements productifs. Le Burkina Faso ouvre donc grandement ses portes à ceux qui partagent sa vision d’un développement endogène, durable et équitable. Investir au Burkina, c’est croire en l’avenir.
Par Assetou BADOH
badohassetou@yahoo.fr
Production de poussins de chair: le commandant Sombié visite deux couvoirs
Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a visité deux couvoirs à Ipelcé et Laongo, vendredi 10 octobre 2025.
Par communiqué datant du 3 octobre 2025, le gouvernement burkinabè a informé l’opinion publique de la suspension temporaire de délivrance des autorisations d’importation de poussins de chair, habituellement accordées par la Direction générale des services vétérinaires. A la suite à cette mesure, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, accompagné de celui de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara et du ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, Dr Hamadou Dicko, a visité deux couvoirs de production endogène de poussins chair à Ipelcé et Laongo, vendredi 10 octobre 2025.
Cette visite avait pour objectif, aux dires du commandant Sombié, d’encourager les producteurs nationaux et rassurer l’opinion que l’offre nationale en poussins chair est suffisante pour satisfaire la demande des producteurs. Que ce soit à la ferme Mariama à Ipelcé ou à celle Tapsoba et frères à Laongo, le ministre a été convaincu de la capacité du Burkina à produire localement ses poussins de chair. La première bâtie sur une superficie de quatre hectares sera capable, selon son promoteur Mohazou Zoungrana, de mettre à la disposition du pays à partir du 11 novembre prochain 10 400 000 poussins par an soit 690 000 par semaine.
La ferme Tapsoba et frères quant à elle a déjà commencé la production aux dires de son premier responsable, Boureima Tapsoba et dispose d’une capacité estimée à six millions de poussins par an. Pour le commandant Sombié, il est inacceptable qu’avec ce fort potentiel, le Burkina continue d’importer des poussins avec tous les risques que cela comporte.
« Je ne sais pas pourquoi le burkinabè a plus confiance en ce qui vient d’ailleurs alors que souvent, nous importons des poussins d’origine douteuse qui viennent ici avec des maladies pour contaminer le reste de notre volaille.
Ce n’est pas justifiable », s’est-il offusqué. Il a toutefois invité les producteurs nationaux à produire en qualité afin de mériter la confiance placée en eux. Il a notamment insisté sur le respect des normes de biosécurité sur les différents sites de production. Séance tenante, il a instruit le directeur général des services vétérinaires de collaborer avec les producteurs afin de garantir la qualité des poussins produits. « Il faut mettre tout le sérieux dans le suivi pour éviter qu’on se retrouve avec de la volaille à mortalité élevée », a-t-il appelé. D’ores et déjà, il a été rassuré lors de sa tournée de la bonne volonté des propriétaires des couvoirs visités à respecter les normes de biosécurité au regard des mesures déjà entreprises.
A la ferme Tapsoba et frères, par exemple, les visiteurs ont dû se désinfecter à l’entrée avant d’avoir accès au site. Que ce soit le promoteur de la ferme Mariama ou celle Tapsoba et frères, ils étaient tous deux engagés dans l’importation des poussins avant de se reconvertir dans la production.
Au regard de leur volonté de soutenir le gouvernement dans
la valorisation des capacités endogènes, ils ont également été rassurés de l’engagement du ministère de l’Agriculture à les accompagner. Le commandant Sombié les a invités à faire recours au fonds « Dumu Ka Fa » afin de renforcer leur production. Il a insisté sur la nécessité pour les producteurs nationaux de se conformer aux mesures qui seront
prises par le gouvernement en matière de prix des poussins de chair.
Nadège YAMEOGO
Fonds de soutien patriotique: plus de 142 milliards F CFA recouvrés au 30 septembre 2025
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé la 3e session ordinaire du conseil d’orientation du Fonds de soutien patriotique (FSP), le vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou.
La détermination des Burkinabè à s’investir dans la lutte pour la restauration de l’intégrité territoriale se manifeste au jour le jour. En effet, au 30 septembre 2025, 142 603 529 418 FCFA ont été mobilisés en guise de contribution au Fonds de soutien patriotique (FSP). Ce qui représente un taux de réalisation de 95,07% de l’objectif annuel de recouvrement fixé à 150 milliards F CFA. Pour ce qui est du 3e trimestre de 2025, 40 830 795 253 F CFA ont été encaissés soit une hausse de 40,12% par rapport au 30 juin 2025.
Ces chiffres ont été dévoilés lors de la 3e session ordinaire de l’année du Conseil d’orientation du FSP tenue, le vendredi 10 septembre 2025, sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Les travaux ont été consacrés à l’examen et l’adoption du 3e rapport de gestion du FSP, au bilan de la contribution du FSP, à la prise en compte des droits humains par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) dans la lutte contre le terrorisme, ainsi qu’à l’examen du projet d’affectation des ressources aux bénéficiaires.
Le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Economie et des Finances, Vieux Abdoul Rachid Soulama, qui a présenté le 3e rapport de gestion de 2025 du FSP a indiqué que comparé à la même période en 2024 où les encaissements s’élevaient à
130 360 466 093 F CFA, il ressort une progression de 9, 39%. Il a expliqué que les
142 603 529 418 F CFA recouvrés au 30 septembre 2025 sont issus des prélèvements de taxes à hauteur de 76 744 070 005 F CFA, des sommes collectées auprès des téléphonies/TV qui s’élèvent à 15 765 895 741 FCFA.
Selon lui, les prélèvements sur les produits importés s’établissent à 14 008 308 119 FCFA, les retenus obligatoires/ salaires publics à 27 756 123 016 FCFA, les retenus obligatoires/ salaires privés à 5 793 276 539 FCFA. Les contributions volontaires sont de 1 278 805 146 F CFA, et 1 140 105 505 F CFA pour les cessions volontaires, a-t-il relevé. Quant à la LONAB, elle a mobilisé 116 945 347 F CFA. Le SG a confié que les prélèvements constituent la plus grande source de collecte avec 53,82% des encaissements au 30 septembre 2025.
Près de 59,79 % opérés sur les produits de la SODIBO
« Les retenues opérées sur la consommation des produits de la SODIBO représentent près de 59,79% de ces encaissements. Suivent les contributions sur les bénéfices nets des entreprises avec 30,40%. Les retenues obligatoires de salaires (public et privé) demeurent la deuxième source contributive avec 23,53% du total des encaissements du Fonds », a-t-il détaillé. Il a précisé qu’au titre des salaires du secteur privé, les retenues sont passées de 2 621 670 141 F CFA à la même période en 2024 à 5 793 276 539 F CFA, soit un accroissement de 120,9%, traduisant les efforts consentis par les services des impôts dans le suivi et le contrôle du versement de cet impôt par les entreprises du secteur privé.
Dans la période sous revue, sur les 40 830 795 253 F CFA qui ont été mobilisés, 42,75% proviennent des prélèvements, 27,26% des retenues sur les salaires des travailleurs du public et privé. La diaspora selon lui, a contribué à hauteur de 215 961 691 F CFA au 30 septembre 2025, soit 16,89% des ressources mobilisées au titre des contributions volontaires depuis le 1er janvier 2025. M. Soulama a signifié que le montant des dépenses depuis le début de l’année s’élève à 202 044 519 632 FCFA dont 67 637 400 000 FCFA pour le fonctionnement et 134 407 119 632 FCFA pour l’acquisition des équipements.
« Des acquis éloquents »
Entre autres, activités majeures réalisées au 3e trimestre, il a mentionné le renforcement des capacités d’intervention des Forces combattantes, la tenue d’une sortie d’immersion, le renforcement des capacités des VDP en droits humains et des acteurs de la chaine financière de la BVDP et l’opération de contrôle des entreprises. Selon le Premier ministre, Ouédraogo, les acquis examinés lors de cette session sont particulièrement éloquents, car « les performances d’étape réalisées illustrent l’ampleur et la vitalité de l’élan patriotique qui anime notre peuple ».
Ainsi, il a salué les efforts des Forces combattantes pour la reconquête du territoire. Le chef du gouvernement a également témoigné sa gratitude au peuple burkinabè, qui n’a de cesse de soutenir l’effort national de défense et de sécurisation du territoire. « Les avancées constatées sont le fruit d’un engagement collectif exemplaire, nourri d’un patriotisme sincère et d’un sens élevé des responsabilités », a-t-il confié.
Pour lui, au-delà des performances financières, les actions du Fonds intègrent une dimension humaine et éthique essentielle. Ainsi, a-t-il soutenu, des sessions de formation et de sensibilisation à l’endroit des VDP, de leurs encadreurs et des populations sur le respect des droits humains ont été organisées. Selon le patron de l’exécutif, ces initiatives répondent à une exigence fondamentale, à savoir celle de garantir que la lutte pour la survie de la Nation reste conforme aux valeurs de dignité, de justice et de respect de la personne humaine.
Aly SAWADOGO
Ramatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)
Citoyenneté et de droits humains: raviver la fibre patriotique de la jeunesse scolaire
Le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, a lancé la IIe édition du Forum des clubs de citoyenneté et de droits humains des lycées et collèges, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.
Le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux veut susciter l’engagement des scolaires à la promotion des valeurs de citoyenneté et d’écologie. C’est dans ce sens qu’il a organisé, dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), la IIe édition du Forum des clubs de citoyenneté et de droits humains des lycées et collèges, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou, à l’université Joseph-Ki-Zerbo.
Placée sur le thème : « Pour l’ordre et la discipline : je m’engage », l’activité qui a réuni l’ensemble des clubs de citoyenneté et d’écologie des lycées et collèges, a été présidée par le directeur de cabinet du ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Bepoadi Sinini. L’objectif, selon le département en charge de la justice, est de renforcer les liens entre les élèves, dégager
des pistes de réflexions et faire des recommandations pour la promotion du patriotisme et la citoyenneté.
Pour Bepoadi Sinini, les clubs de citoyenneté dans les établissements scolaires sont d’une importance capitale, ce d’autant plus qu’ils permettent de contribuer à la promotion du civisme, de la responsabilité et du respect des droits humains. Selon lui, ces clubs sont de
véritables laboratoires de formation citoyenne, chargés d’inculquer les valeurs d’ordre, de discipline et de solidarité au sein des communautés éducatives. « En renforçant la citoyenneté et les valeurs patriotiques au niveau de la jeunesse, nous pouvons remporter la lutte que nous menons contre le terrorisme mais aussi contre l’impérialisme », a soutenu M. Sinini.
S’approprier les valeurs qui caractérisent le peuple burkinabè
Par ailleurs, il a exhorté les différents clubs à s’engager également à une rupture radicale avec les attitudes qui n’honorent pas le pays en changeant de mentalité. Pour le président national des clubs de citoyenneté et des droits humains des lycées et collèges, Ousmane Zongo, ce forum va renforcer le patriotisme des membres des clubs. « Nous invitons les camarades à prendre conscience et promouvoir l’ordre et la discipline dans leur environnement », a souhaité Ousmane Zongo.
Il a confié que, ces clubs, au nombre de dix-neuf ont été mis en place lors de la première quinzaine des JEPPC. L’objectif étant de disposer au sein des établissements d’une structure chargée de la sensibilisation de leurs camarades et de la coordination de leurs actions en matière de la promotion du civisme et de la culture de valeurs citoyennes et sociales.
Valentin KABORE
Arrondissement 4 de Ouagadougou: le drain de Tanghin officiellement inauguré
Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, a officiellement inauguré le drain de Tanghin dans l’arrondissement 4 de Ouagadougou, vendredi 10 octobre 2025.
Construit pour lutter contre les inondations dans la ville de Ouagadougou, le drain de Tanghin, dans l’arrondissement 4 est fonctionnel. C’est le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikaïlou Sidibé, qui l’a officiellement ouvert, vendredi 10 octobre 2025. L’ouverture de cet ouvrage « emblématique » du Projet d’assainissement
et de drainage de Ouagadougou a réuni des acteurs institutionnels, techniques et communautaires. Estimé à plus de 8 milliards FCFA les travaux ont été supervisés par l’Agence municipale des grands travaux (AMGT) à travers une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée signée entre elle et la commune de Ouagadougou, selon les techniciens. Ils ont également confié que la mission de suivi-contrôle des travaux
était assurée par le cabinet AGEIM-Ingénieurs Conseils et l’entreprise SOROUBAT-BF chargée de la réalisation des travaux avec délai d’exécution de 18 mois.
Mikaïlou Sidibé a invité les habitants de Tanghin à être des gardiens de cette infrastructure qui les protège et qui les valorise. « Ce drain a été conçu pour vous, avec vous, et il vous revient désormais de le préserver », a-t-il déclaré. Le ministre chargé de l’Urbanisme a rassuré les populations du quartier Somgandé que le gouvernement reste pleinement mobilisé pour accompagner la commune de Ouagadougou dans la réalisation prochaine
du canal dans ce quartier, complément essentiel du système de drainage intégré de la ville. Il a également exhorté toutes les délégations spéciales à initier et à soutenir des projets structurants qui renforcent l’espoir et la résilience des populations.
Plusieurs programmes d’aménagements urbains intégrés ont été mis en œuvre sur le site. Selon M. Sidibé, il s’agit, entre autres, de la réalisation d’un canal en béton de plus de 4 000 mètres (m) linéaires, de la construction d’environ 6 km de caniveau, de la construction d’un bassin de rétention d’une capacité de 155 000 m³ pour réguler les eaux pluviales, de la construction d’un périmètre maraîcher de plus de 7 hectares au profit de plus de 250 maraîchers. Sur cette liste figurent aussi, aux dires de M. Sidibé, le bitumage de trois tronçons de rue, l’aménagement d’un parcours sportif, la plantation de 6 000 arbres le long du canal et un bosquet de 5 000 arbres.
L’aboutissement du projet salué

Le PDS de la commune de Ouagadougou a rappelé que la réalisation du drain de Tanghin, bien que décisive, ne suffira pas à elle seule à résoudre durablement les problèmes d’inondations à Ouagadougou. Il a souligné la nécessité d’avancer vers la construction du drain de Somgandé, autre maillon essentiel du réseau de drainage urbain, dans le cadre du Programme d’investissement durable de Ouagadougou (PIDO), dont les besoins de financement dépassent 3 000 milliards FCFA. L’inauguration du Drain de Tanghin marque ainsi un tournant important dans la modernisation des infrastructures d’assainissement de la capitale et illustre la détermination des autorités et de leurs partenaires à construire une ville plus sûre, plus propre et plus résiliente face au changement climatique, à
faire savoir Maurice Konaté.
Le représentant les Partenaires techniques et financiers (PTF), Philippe Bronchain, par ailleurs, ambassadeur désigné de l’Union Européenne (UE) au Burkina Faso, a loué
la qualité de l’ouvrage et son impact direct sur la résilience urbaine. A l’en croire, l’inauguration de ces importantes infrastructures aujourd’hui, témoigne de la vitalité de la coopération entre l’UE et le Burkina Faso. Le lancement officiel des travaux de construction et d’aménagement du drain de Tanghin, dans la commune de Ouagadougou, a eu lieu, jeudi 7 décembre 2023.
Valentin Kaboré
(Collaborateur)


