Adhésion aux politiques publiques du gouvernement : les forces vives du Liptako et du Soum s’approprient les Initiatives présidentielles

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a présidé un atelier de présentation des Initiatives présidentielles et de l’Offensive agropastorale et halieutique aux forces vives des régions du Liptako et du Soum, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, veut que les forces vives des régions du Liptako et du Soum s’approprient les Initiatives présidentielles et l’Offensive agropastorale et halieutique dans le but d’accompagner le développement des deux localités. Dans ce sens, un atelier de présentation de ces outils est organisé par le département en charge des ressources animales, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le ministre délégué chargé des Ressources animales Amadou Dicko a indiqué que l’objectif recherché est de renforcer la compréhension et l’adhésion des forces vives de ces régions aux politiques publiques du gouvernement. Le ministre a aussi soutenu que le Liptako et le Soum ont payé le fort prix de la crise sécuritaire, de la désorganisation économique et de la fragilisation du tissu social.

C’est pourquoi, a-t-il justifié, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a voulu que ces Initiatives présidentielles soient portées au plus près des populations. De son avis, elles traduisent la vision d’un Burkina qui se relève par le travail, l’unité et la fierté nationale. « Elles parlent d’éducation, de santé, de sport, de production, d’infrastructures, de communauté et de dignité », a ajouté M. Dicko. Quant à l’Offensive agropastorale et halieutique, le ministre Dicko a précisé qu’elle est le bras économique et doit conduire le Burkina à la souveraineté alimentaire.

La préservation de la paix

« A travers cette Offensive agropastorale et halieutique et ces Initiatives présidentielles, le gouvernement veut faire du Liptako et du Soum des laboratoires du renouveau national, des espaces de relance, de sécurité et de souveraineté », a-t-il assuré. Pour lui, l’heure n’est plus aux constats, mais à l’action. D’où son appel à une marche collective vers la souveraineté et la dignité nationale. « C’est un engagement patriotique pour transformer nos défis en opportunités, et nos souffrances en espérances.

Ensemble, faisons du Liptako et du Soum les symboles d’un Burkina qui se relève, qui produit, qui nourrit et qui croit en lui-même », a-t-il déclaré. Le chargé de mission à la
présidence du Faso pour le compte des deux régions, Ali Bocoum a expliqué qu’en sus de la présentation des Initiatives présidentielles et de l’Offensive agropastorale et halieutique, la rencontre a permis d’échanger sur la contribution des filles et fils des deux régions dans la préservation de la paix.

Pour le conseiller spécial du président du Faso chargé des questions de jeunesse, William Sosthène Sanou, la lutte pour la souveraineté du Burkina est un combat collectif. A cet effet, il a invité les populations des deux régions à relever le défi de la souveraineté alimentaire à travers l’élevage et l’agriculture.

Abdoulaye BALBONE

 

Journée mondiale de la vue 2025: le Burkina Faso s’engage pour une vision plus accessible à tous

Le ministère de la Santé a organisé, vendredi 10 octobre 2025 à Ouagadougou, la Journée mondiale de la vue 2025.

La communauté internationale célèbre chaque année, le deuxième jeudi du mois d’octobre, la Journée mondiale de la santé oculaire. Dans ce cadre, le ministère de la Santé a organisé, vendredi 10 octobre 2025 à Ouagadougou, la Journée mondiale de la vue 2025, placée sur le thème national : « Les personnes au cœur de la santé oculaire ».
La représentante du ministre de la Santé, Dr Olivia Angèle Ouédraogo, a rappelé que cette Journée commémorative se veut un appel à l’action, à la sensibilisation et à la mobilisation collective autour de la santé oculaire.

Elle a indiqué que plus d’un milliard de personnes vivent avec une déficience visuelle évitable ou non corrigée, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le Burkina Faso, a-t-elle souligné, n’échappe pas à cette tendance, avec la prévalence de maladies telles que le glaucome, la cataracte ou encore les erreurs de réfraction non corrigées. S’appuyant sur les données de l’OMS, elle a indiqué qu’au moins 2,2 milliards de personnes dans le monde souffrent d’une forme de déficience visuelle, dont 4,5 millions en Afrique.

Au Burkina Faso, la cécité touche environ 2 % de la population, selon elle.
Elle a, par ailleurs, souligné que la santé oculaire figure parmi les priorités du gouvernement. Pour y répondre, le Burkina Faso s’est doté d’un Plan stratégique national de santé oculaire 2021-2025 et, plus récemment, d’un Programme de santé oculaire rattaché au ministère de la Santé.

Selon elle, parmi les actions entreprises figurent la disponibilité de soins oculaires dans les formations sanitaires de tous niveaux, la formation des ressources humaines spécialisées, l’élaboration de modules de formation continue, ainsi que la tenue régulière de campagnes chirurgicales contre la cataracte.

Toutefois, Dr Ouédraogo a reconnu que de nombreux défis tels que le manque de ressources financières, d’équipements, d’outils de formation, et la faible reconnaissance des métiers auxiliaires de la santé oculaire tels que les opticiens subsistent. Pour elle, un simple dépistage ou une information bien transmise peut changer une vie, redonner l’autonomie, ou permettre à un enfant d’apprendre.

Renforcer l’accès aux soins

Elle a appelé chaque citoyen à devenir un ambassadeur de la santé des yeux, en diffusant les messages de sensibilisation dans les écoles, les marchés, les lieux de
culte et les milieux professionnels. Le parrain de la cérémonie, le professeur Jean Wenceslas Diallo, et par ailleurs président la Société burkinabè d’ophtalmologie, a souligné l’importance de la vue dans nos vies quotidiennes.

Il a salué la démarche du ministère de la Santé pour avoir associé son association à la célébration de cette Journée. Il a précisé que cette société regroupe l’ensemble des acteurs œuvrant dans le domaine de la santé oculaire comme les médecins, attachés, techniciens et professionnels divers. Reconnaissant les efforts du ministère pour intégrer la santé
oculaire dans le paquet de l’assurance maladie universelle, il a exprimé sa fierté et son espoir de voir le Burkina Faso faire de la vue une priorité nationale, au service du bien-être
et du développement humain.

Le directeur pays de l’ONG Light for the World, Etienne Bagré, représentant les partenaires techniques et financiers, a rappelé que la santé oculaire doit être garantie à tous, sans distinction de statut social ou de lieu de résidence.
La vue, a-t-il insisté, est essentielle pour apprendre, travailler et participer à la vie sociale.

Face aux nombreuses maladies oculaires encore évitables, il a souligné la collaboration entre les partenaires et le ministère de la Santé pour renforcer la lutte contre la cécité à travers la formation du personnel, l’équipement des structures, la sensibilisation communautaire et l’accès à la chirurgie de la cataracte pour les plus démunis. Etienne Bagré a salué les efforts du gouvernement, notamment la création du Programme national
de santé oculaire.

Il a réaffirmé la volonté des partenaires d’accompagner ces initiatives.
La célébration de la journée a été marquée par une conférence publique portant sur le thème : « Nos yeux et notre environnement : les écrans sont-ils dangereux pour nos yeux ? » et la visite des stands.

Abibata KARA
(Collaboratrice)

La maladie de Crohn : les complications nécessitent une prise en charge médicale urgente

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La maladie de Crohn est une maladie du tube digestif qui fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Elle évolue par poussées imprévisibles dont la fréquence et la sévérité sont variables selon les patients.

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique du tube digestif. Elle provoque une inflammation et un épaississement de la paroi, ainsi que des ulcères et, parfois, des fissures et des perforations. Ces lésions peuvent affecter l’ensemble du tube digestif, de l’œsophage au rectum. Evoluant par poussées, la maladie de Crohn se traduit par des maux de ventre et des diarrhées qui peuvent persister plusieurs semaines.
Lorsqu’elles durent, ces poussées peuvent entraîner fatigue, anémie, dénutrition et perte de poids.

La maladie de Crohn n’est pas contagieuse. Les symptômes de la maladie de Crohn ne sont observés que lors des poussées. La maladie de Crohn est le plus souvent diagnostiquée chez de jeunes adultes (entre 20 et 30 ans) mais elle est parfois observée chez des enfants et des adolescents ou chez des sujets âgés. Les femmes sont un peu plus souvent touchées que les hommes. Selon la localisation des lésions, on distingue différentes formes de maladie de Crohn. La maladie est dite « colique pure », lorsqu’elle n’affecte que le côlon. Elle se traduit par des diarrhées, la présence de sang dans les selles et des maux de ventre. Elle est dite « iléale pure » si elle n’affecte que l’iléon.

La pathologie se manifeste par des douleurs dans la partie basse du ventre située à droite, des nausées et des diarrhées. Lorsque la maladie de Crohn touche l’œsophage et le début de l’intestin grêle (duodénum), les patients ressentent également des brûlures d’estomac et des renvois acides. Les patients souffrent de maux de ventre (en particulier après les repas), d’épisodes de diarrhée pouvant durer plusieurs semaines, d’émissions de selles contenant du sang (parfois en quantité importante) ou des glaires, ainsi que de nausées, de vomissements et de perte d’appétit. Outre la gêne relative à la vie quotidienne, les patients peuvent également se plaindre de fatigue, parfois associée à de la fièvre ou à une anémie (carence en fer).

Lorsque les poussées durent plusieurs semaines, la personne maigrit et peut présenter des signes de dénutrition. Les complications de la maladie de Crohn peuvent être graves et nécessitent une prise en charge médicale urgente et, parfois, une hospitalisation. La colite aiguë grave est une complication de la maladie de Crohn qui se définit par la présence de plusieurs symptômes sévères : émission de selles sanglantes plus de six fois par jour ; anémie et amaigrissement ; fièvre.

Exclure les fruits pendant les poussées

La colite aiguë grave peut être à l’origine d’une dilatation du côlon accompagnée de fièvre, de maux de ventre et de ballonnements. Elle augmente le risque de perforation du gros intestin et de péritonite (l’infection de la cavité de l’abdomen). Il peut également entraîner des hémorragies importantes. Lorsque la maladie de Crohn est sévère, les parois de l’intestin ont, avec le temps, tendance à s’épaissir ce qui réduit leur diamètre (on parle alors de « sténose »). Ce type de complication peut être grave et nécessiter une hospitalisation en urgence.

Aujourd’hui, il n’existe pas de mesures de prévention qui puissent diminuer le risque de souffrir de la maladie de Crohn. La prévention des rechutes repose sur la mise en place d’un traitement d’entretien. Le tabagisme augmente la sévérité des poussées de maladie de Crohn, leur fréquence, ainsi que la nécessité de recourir à la chirurgie. Les fumeurs qui souffrent de maladie de Crohn ont tout intérêt à cesser complètement de fumer dès le diagnostic de la maladie.

De même, les enfants qui ont une maladie de Crohn doivent, si possible, vivre en milieu non-fumeur. Pendant les poussées, l’alimentation peut avoir une influence sur la sévérité des symptômes. En général, les médecins recommandent d’exclure les fruits et les légumes pendant les poussées. D’autres aliments peuvent aggraver les symptômes mais leur nature dépend de chaque patient.

Ainsi, pendant les poussées, il est intéressant de tenir un journal de son alimentation afin d’identifier ces aliments « aggravants », comme la viande rouge, certaines céréales et les produits laitiers. Les épices et les boissons contenant de la caféine peuvent également aggraver les symptômes des poussées de maladie de Crohn. Le traitement de la maladie de Crohn vise à soulager les symptômes des poussées et à prévenir les rechutes et les complications.

Il peut également mettre en œuvre des mesures chirurgicales. Les personnes qui souffrent de maladie de Crohn font l’objet d’un suivi médical dont la fréquence varie selon la sévérité de la maladie : deux fois par an si tout va bien, une fois par mois voire plus fréquemment pendant les poussées. Au cours du suivi médical, un examen endoscopique (iléocoloscopie) est effectué, qui permet au médecin de mesurer objectivement l’état de l’intestin à l’aide de divers scores de sévérité.

Abdoulaye BALBONE
Source : https://www.vidal.fr/

Journée de l’excellence scolaire à Bobo-Dioulasso: du réconfort aux orphelins des FDS et VDP

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La direction régionale interarmées de l’action sociale et des services psychologiques de la 2e région militaire a organisé, le vendredi 10 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso, une journée de l’excellence scolaire des pupilles des FDS et VDP. En plus des kits scolaires, cette activité vise à donner du sourire et du réconfort aux enfants dont les parents ont perdu la vie pour libérer le pays.

Les enfants orphelins des Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que ceux des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) des écoles primaires et secondaires ont reçu des kits scolaires, des vélos et des vivres. C’est avec des mains chargées et le sourire aux lèvres que ces orphelins des combattants tombés au front ont regagné leurs mères ou tutrices venues, après cette journée de l’excellence scolaire organisée à leur intention tenue, le vendredi 10 octobre 2025. Offrir le sourire aux enfants orphelins des
VDP et FDS et les féliciter pour leurs résultats scolaires est d’ailleurs l’objectif recherché par la direction régionale interarmées de l’action sociale et des services psychologiques
de la 2e région militaire.

La directrice régionale, l’adjudant-chef Fatimata Ouédraogo, a expliqué que les enfants primés sont ceux qui se sont inscrits auprès de sa direction et ayant obtenu les meilleures moyennes scolaires à l’issue de l’année scolaire 2024-2025. Elle a exhorté les tuteurs et tutrices de ces pupilles à les accompagner et à prendre soin d’eux. A ces élèves orphelins, l’adjudant-chef Ouédraogo les a invités à toujours bien travailler à l’école. Pour la tenue de cette journée d’excellence, elle a remercié tous ceux qui ont soutenu la deuxième région militaire dans l’organisation.

Le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, a également remercié les donateurs pour leurs gestes qui, non seulement réconfortent les enfants, mais galvanisent également les soldats au front. « Cela nous donne de l’énergie, nous galvanise et nous permet de continuer le combat pour la libération totale de notre territoire national et protéger les personnes et les biens », a-t-il laissé entendre. Il a souhaité qu’en plus des
dons, les bonnes volontés accompagnent les mères ou tutrices de ces pupilles avec des activités génératrices de revenus.

Des remerciements aux donateurs

La marraine de la journée, Mariama Konaté, par ailleurs gouverneure de la région du Guiriko, a également remercié tous ceux qui soutiennent les FDS, les VDP et leurs familles. « Dans ce contexte national où les défis se multiplient et appellent à la résilience, à l’unité nationale et au sens du devoir, chacune de vos contributions trouve tout
son sens. Ces contributions rappellent surtout que derrière chaque acte posé, derrière chaque intention, se cache une responsabilité, un engagement, une promesse silencieuse de servir avec loyauté, rigueur et abnégation », s’est adressé Mme Konaté aux donateurs.

Elle a invité les populations à toujours être solidaires des veuves et des orphelins de ceux qui ont consenti le sacrifice suprême pour défendre la mère patrie. Tout comme le commandant de la 2e région militaire, la marraine a invité à accompagner les veuves avec des projets durables afin qu’elles puissent être des actrices de développement et permettre aux enfants de grandir dans de bonnes conditions. Le représentant des donateurs, Moussa Sanou, a promis d’accompagner la deuxième région militaire pour encourager les forces combattantes et les familles de celles qui ont perdu la vie pour que le pays retrouve son intégralité et son intégrité. Ils ont reçu des attestations de reconnaissance de la 2e région militaire.

Adaman DRABO

Montée des couleurs à l’ENS: un appel à plus d’engagement patriotique

Une cérémonie solennelle de montée des couleurs a eu lieu, lundi 13 octobre 2025 à Koudougou, au siège de l’Ecole normale supérieure (ENS). Une occasion de rappeler aux travailleurs de l’ENS, la nécessité de l’engagement patriotique à l’heure de la Révolution progressiste populaire en cours au Burkina Faso.

Le siège de l’Ecole normale supérieure (ENS) à Koudougou a vibré, hier lundi 13 octobre 2025, au rythme de la montée solennelle des couleurs nationales, une cérémonie hautement symbolique. Dans un contexte national marqué par la Révolution progressiste populaire(RPP) engagée au Burkina Faso, cet acte patriotique a été l’occasion pour la direction de l’ENS de rappeler à l’ensemble du personnel, l’impératif d’un engagement ferme en faveur de la Nation.

Présidée par le conseiller technique, le Dr Ouambi Charles Zongo, représentant le directeur général de l’ENS, le Pr Ouseni So, empêché, la cérémonie s’est déroulée en présence du personnel administratif et des enseignants rassemblés autour du drapeau burkinabè, hissé dans une atmosphère de recueillement et de solennité. Dans son message, celui-ci a mis en lumière la portée symbolique et éducative de cette initiative dans le contexte burkinabè marqué par la RPP.

« Ces couleurs incarnent les luttes du peuple burkinabè, ses espoirs et sa dignité. Que cette montée du drapeau soit pour nous un gage de serment puissant, celui de ne jamais trahir notre Nation », a-t-il dit. Pour les premiers responsables de l’ENS, l’engagement des institutions éducatives dans la dynamique révolutionnaire en cours est un impératif. La direction de l’ENS a appelé l’ensemble des travailleurs de l’Ecole à incarner, dans leurs actes quotidiens, les idéaux de justice sociale, d’intégrité et de discipline, comme le veut la nouvelle dynamique.

Le conseiller technique, au nom du directeur général, a salué la mobilisation des travailleurs et les a invités à intégrer la montée des couleurs comme un rendez-vous à la fois civique et pédagogique. La cérémonie s’est achevée sur une note de fierté collective, marquée par l’hymne national entonné d’une seule voix, comme un serment renouvelé d’un engagement sans faille pour la Patrie. L’ENS est un établissement public de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique, résultant de la fusion de l’ex-Ecole normale supérieure de Koudougou (ENS-K) et de l’ex-Institut des sciences (IDS).

L’ENS est chargée de la formation initiale et continue des personnels enseignants du post-primaire et du secondaire dans toutes les disciplines de l’enseignement général, y compris l’éducation physique et sportive, ainsi que de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, des encadreurs pédagogiques de l’éducation de la petite enfance, de l’enseignement primaire et de l’enseignement secondaire et des personnels de l’administration, de la vie scolaire et de l’orientation scolaire et professionnelle.

Beyon Romain NEBIE
beyneibei@gmail.com

Madagascar : le réveil d’une jeunesse

La 4e Grande Île du monde vit, depuis plusieurs semaines, au rythme d’une contestation populaire qui en dit long sur les fragilités de la démocratie africaine. Ce qui a commencé le 25 septembre 2025 par des protestations contre les coupures d’électricité et d’eau s’est mué en un mouvement de fond, porté par une jeunesse en quête de dignité et de gouvernance responsable.

Le mouvement, surnommé « Gen Z Madagascar », mobilise des milliers de jeunes à Antananarivo, Toamasina, Fianarantsoa et Mahajanga qui réclament des réponses face à la pauvreté persistante, à la corruption et à la marginalisation politique. Mais, cette colère a vite tourné au drame. Selon les chiffres avancés par l’ONU, au moins 22 morts et plus d’une centaine de blessés ont été recensés. Les scènes de pillages et de heurts avec les forces de sécurité ont révélé une colère profonde, mais aussi un désespoir latent.

Face à la fronde, le Président Andry Rajoelina, pourtant réélu en 2023, a tenté de reprendre la main. Il a dissous son gouvernement fin septembre, puis nommé en début octobre un général de l’armée à la tête de la Primature pour afficher l’autorité de l’Etat. Mais, le message de fermeté n’a pas suffi à calmer la rue. Le tournant s’est produit les 11 et 12 octobre 2025, lorsque des éléments des forces armées, notamment issus de l’élite CAPSAT, ont fait défection pour rejoindre les manifestants dans la rue.

Le pays a alors basculé d’une crise civile à une crise institutionnelle, où la loyauté de l’armée devient un enjeu vital. Le spectre de 2009, lorsque Rajoelina avait lui-même accédé au pouvoir par un soulèvement appuyé par des militaires, hante désormais la scène politique malgache. Au-delà du tumulte, cette crise illustre une réalité plus vaste : la démocratie africaine reste vulnérable, souvent réduite à une façade électorale sans véritable transformation des pratiques de gouvernance.

Comme ailleurs sur le continent, un pouvoir élu mais déconnecté, une opposition fragmentée et une société civile marginalisée laissent place à un cycle de méfiance et de révolte. Les urnes cèdent le pas aux pavés et les frustrations sociales deviennent politiques. Madagascar, à l’image de nombreux pays africains, se retrouve piégée entre la légitimité électorale et la légitimité populaire. Dans les coulisses, des pressions diplomatiques s’exercent déjà pour éviter une escalade militaire et encourager une issue négociée.

Un scénario que Paris préfère de loin à une rupture institutionnelle ou à une intervention militaire interne au risque de se voir éjecter comme dans les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Pour autant, la position française reste fragile : toute ingérence ouverte serait perçue comme néocoloniale, tandis que le silence prolongé pourrait être interprété comme un soutien tacite à la répression.

Le dilemme est réel. La France, comme d’autres puissances occidentales, navigue entre principes démocratiques et intérêts géostratégiques. Mais, ce double jeu finit par miner la crédibilité du discours sur la démocratie africaine. Madagascar se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Le Président Rajoelina a encore le choix qui est celui d’ouvrir un dialogue national sincère et engager des réformes institutionnelles profondes ou persister dans la répression et l’autoritarisme.

La seconde voie ne ferait que prolonger le cycle de violence et d’instabilité qui ronge la Grande Île d’Afrique depuis des décennies. La première, plus exigeante, impliquerait d’écouter cette jeunesse, non comme une menace, mais comme une force de renouvellement démocratique. Au fond, la crise malgache soulève une question essentielle à toute l’Afrique : faut-il continuer à célébrer des démocraties de façade ? L’avenir du continent et la crédibilité de ses dirigeants dépendra de la réponse à cette question. Et Madagascar, aujourd’hui, en est le miroir brûlant.

Kamélé FAYAMA

 

Eau et assainissement: Le ministre Roger Barro veille à la qualité des ouvrages

Le Ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement (MEEA), Roger Barro, a effectué ce lundi 13 octobre 2025 une visite des chantiers d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement dans la région du Djôrô, notamment dans la commune rurale de Gbomblora, située à une vingtaine de kilomètres de Gaoua.

Cette mission a permis d’évaluer l’état d’avancement des travaux du système d’adduction d’eau potable simplifiée (AEPS), des latrines communautaires du Centre de Santé et de Promotion Sociale (CSPS) de Gbomblora, ainsi qu’un mini AEP à Gongomboli-Paboulona, village également situé à une vingtaine de kilomètres de Gaoua.

Ces infrastructures sont déjà opérationnelles et contribuent à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour les populations bénéficiaires.

En marge de ces visites, le ministre a supervisé une démonstration de jaugeage du cours d’eau de la Bougouriba, conduite par la Brigade d’hydrologie de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Assainissement et de l’Eau du Djôrô (DREAE), avec le soutien de l’Unité de Collecte et de Diffusion des Informations sur l’Eau (UCDIEau).

Cette sortie s’inscrit dans le cadre du Programme d’Approvisionnement en Eau et d’Assainissement (PAEA), qui vise à assurer le suivi des engagements pris par les prestataires, à garantir la qualité des ouvrages et à renforcer la redevabilité envers les populations rurales.

B.T.

 

Santé sexuelle et reproductive : La validation de la phase 2 de Dambe Funds par des acteurs clés

La coalition nationale des ONG qui interviennent sur la planification a tenu un atelier de validation des données sur l’étude des données des droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR), mardi 30 septembre 2025 à Ouagadougou.

Dans le cadre de la 2e phase du programme Dambe Funds, visant à subvenir l’autonomisation des OSC dans la promotion des droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR) dans les pays membres, une étude de collette a été menée. La validation de cette étude a eu lieu au cours d’un atelier, mardi 30 septembre 2025 à Ouagadougou. L’atelier a connu la participation des acteurs de la société civile, acteurs étatiques, leaders d’opinions, mouvements de jeunes et des faitières de différentes structures. Le point focal des études DSSR de Ebenezer international au Burkina Faso, Ousmane Ouédraogo a indiqué que Ebenezer international a entrepris dans un certain nombre de pays d’intervention des études DSSR pour un avoir un état des lieux des écosystèmes des DSSR dans ces pays membres.

Le point focal des études DSSR de Ebenezer international au Burkina Faso, Ousmane Ouédraogo a soutenu que ce document va permettre…

Il a expliqué qu’en tant que point focal au niveau du Burkina Faso, il a donc conduit une collecte d’informations sur la base d’un guide harmonisé. Pour lui, cet atelier a été le lieu de faire la mise au point de ces collectes avec les parties prenantes. De discuter du contenu de la collecte, faire le point et prendre les amendements et suggestions afin d’améliorer le document. Il a laissé entendre qu’à l’issu de tout cela, le document a été validé pour être transmis aux autorités, partenaires et à qui de droit.

Il a défini que ce document va être un référentiel clé pour renforcer les actions de plaidoyer. « A travers la phase 2 du programme, nous sommes en train d’actualiser les données contextuelles des DSSR au niveau des différents pays membres pour avoir les données qui puissent servir d’évidence. Et permettre aux acteurs clés d’entreprendre des actions de plaidoyer » a-t-il détaillé. Il a soutenu que ce document va permettre aux acteurs clés d’utiliser les données comme argumentaires pour développer des plans de plaidoyer en cas d’informations sur les GAP. D’insuffisances en matière de financement. Il a ajouté que le document est muni d’une cartographie des intervenants clés qui va permettre de renforcer leur rôle.  Cela permettra de faire l’état des lieux des partenaires clés qui financent les DSSR.

De voir quelles sont les GAP en matière de financement. Et les acteurs qui ne bénéficient pas de beaucoup de financement. Aussi de voir comment travailler à mobiliser des ressources et des recherches de souveraineté pour les pays membres. C’est de voir comment mobiliser des efforts endogènes pour accompagner les politiques de santé. Tout en remerciant tous ceux qui ont contribué à l’élaboration du document, il a traduit ses reconnaissances aux partenaires. En rappel, Dambe Funds est un programme régional soutenu par deux ONG internationales à savoir KFW et Ebenezer International basés à Bamako pour accompagner les acteurs de la société civile.

 

                                                  Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

                                                                                                    Collaborateur

 

 

38e anniversaire du président Thomas Sankara: les Héritiers organisent du 12 au 14 0ctobre une rencontre internationale Carrefour africain Thomas Sankara

Du 12 au 14 octobre 2025, se tient la Rencontre internationale Carrefour africain Thomas Sankara
, organisée à l’occasion de la 38e journée d’hommage au président Thomas Sankara. Cette commémoration offre l’opportunité de renforcer l’ancrage des valeurs sankaristes dans le monde, promouvoir l’unité et la résilience du peuple burkinabè, ceci, tout en réaffirmant l’engagement du pays en faveur d’une Afrique unie, souveraine et prospère. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Gilbert Ouédraogo. Le thème : « Héritiers de Thomas Sankara : Jeunesse debout! »
L’héritage du père de la révolution demeure, plus de trente ans après son assassinat, un phare qui éclaire les peuples en quête de souveraineté.

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Xi Jinping : la promotion du développement des femmes est une responsabilité collective de la communauté internationale

La promotion du développement des femmes est une responsabilité collective de la communauté internationale, a déclaré lundi le président chinois Xi Jinping.

Lors de son discours à la cérémonie d’ouverture de la Réunion des dirigeants mondiaux sur les femmes, organisée à Beijing, M. Xi a indiqué que les femmes étaient des créatrices, des promotrices et des héritières importantes de la civilisation humaine.

L’événement de lundi avait pour but de commémorer le 30e anniversaire de la quatrième Conférence mondiale des Femmes tenue à Beijing, selon M. Xi.

Il a ajouté qu’au cours des trois dernières décennies, guidée par l’esprit de la conférence de 1995, la cause mondiale des femmes s’était épanouie, contribuant au progrès de la civilisation humaine.

 

Synthèse de Nadège YAMEOGO

 

Source: CGTN Français

 

(photo : Xinhua)