Initiative présidentielle Faso Mêbo: les encadreurs du camp vacances Faso Mêbo apportent leur soutien

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Les encadreurs du camp vacances Faso Mêbo ont remis du matériel en soutien à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Les moniteurs du camp vacances Faso Mêbo ont répondu à l’appel du président du Faso à travers un don à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Le don composé d’une centaine de balai à brosse a été remis officiellement, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou. Selon
l’adjudant Souleymane Soma, représentant les encadreurs du camp vacances Faso Mêbo, ce don de balai devant servir au nettoyage des pavés est une expression de besoins des responsables de l’Initiative Faso Mêbo.

« Ce geste est notre manière de soutenir la continuité de cette belle initiative présidentielle, qui contribue à l’éveil patriotique et citoyenne de toutes les couches sociales en cette période des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne », a déclaré le porte-parole des donateurs. A cette occasion il a invité les campeurs a toujours gardé les bonnes habitudes acquises au camp vacances Faso Mêbo. M. Soma a également lancé un appel à tous les Burkinabè de l’intérieur et de la diaspora à participer activement à la construction de la Nation.

Le camp vacances Faso Mêbo est un pan d’un vaste programme qui vise à inculquer un certain nombre de valeurs à tous les enfants du Burkina Faso. Pour cette édition 2025, les campeurs ont bénéficié des modules comme l’instruction militaire, l’instruction civique et morale, les arts vivants, les arts du spectacle, l’initiation aux travaux manuels.

Aly SAWADOGO
Ramatou OUEDRAOGO
(Stagiaire)

Programme national de volontariat au Burkina Faso: les volontaires assainissent l’arrondissement 1 de Ouagadougou

Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) a organisé, samedi 11 octobre 2025, une journée de salubrité dans l’arrondissement 1 de Ouagadougou.

Pour leur apport aux Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), les volontaires du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) se sont mobilisés, samedi 11 octobre 2025, à l’arrondissement 1 de Ouaga-dougou. Ainsi, ils ont assaini les artères de cet arrondissement, conformément à l’agenda du GIP-PNVB, s’inscrivant dans le cadre de la seconde édition des JEPPC, à travers l’opération dénommée « Coup de balai volontaire ».

Pour renforcer l’efficacité de l’opération, la commune de Ouagadougou a apporté un appui logistique composé de tricycles, de camions-bennes et de Caterpillar. Selon le directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, cette initiative vise à traduire en actes concrets l’esprit d’engagement citoyen prôné à travers les JEPPC. « Aujourd’hui, nous sommes sur le terrain pour opérationnaliser les engagements pris hier.

La mobilisation est satisfaisante et nous pensons qu’avec le temps, la population elle-même prendra l’habitude de sortir volontairement pour assainir son cadre de vie », a-t-il affirmé. L’opération, qui s’est déroulée du 10 au 12 octobre 2025, a mobilisé près de 2 500 volontaires sur l’ensemble du territoire national, dont 450 dans la région du Kadiogo. Outre les volontaires du GIP-PNVB, la Brigade verte de Ouagadougou, les agents de la commune ainsi que des citoyens bénévoles ont pris part à l’activité.

Le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, a salué cette action citoyenne qui, selon lui, illustre parfaitement le sens du volontariat au service du bien commun. « Je tiens à remercier le GIP-PNVB et tous les volontaires qui se sont engagés à rendre notre cadre de vie plus sain et plus agréable », a-t-il déclaré. Présent sur les lieux, le gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a félicité la forte mobilisation et appelé les populations à maintenir le cap. « Quand on nettoie, il faut ensuite préserver. C’est à ce prix que nous aurons une région qui force l’admiration », a-t-il déclaré.

Gustave KONATE
(Collaborateur)

Commémoration du 38e anniversaire de Thomas Sankara: des échanges constructifs pour une Afrique noire souveraine

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé le lancement officiel des Rencontres internationales Carrefour Africain Thomas Sankara (RICA-TS), lundi 13 octobre 2025, à Ouagadougou.

Les panafricanistes sont regroupés au sein de la capitale burkinabè pour la première édition des Rencontres internationales Carrefour Africain Thomas Sankara (RICA-TS). L’activité qui se tient dans le cadre de la 38e commémoration de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara est un moment de partage à travers des communications et d’échanges constructifs pour une Afrique noire, prospère et souveraine.

Le lancement officiel des activités s’est déroulé sous la présidence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, dans la matinée du 13 octobre 2025, à Ouagadougou. Au nom du peuple burkinabè et de son gouvernement, il a souhaité la bienvenue à l’assistance au Burkina Faso.

« C’est avec une fierté immense et une émotion profonde que je m’adresse à vous aujourd’hui, ici à Ouagadougou, creuset de la Révolution burkinabè et épicentre des idéaux de liberté, de dignité et de souveraineté incarnés par le camarade Président du Faso, le capitaine Thomas Isidore Noël Sankara », a-t-il confié. Il a ajouté qu’au-delà de son humanité et de son passé glorieux, Thomas Sankara est célébré comme une flamme vive qui traverse les générations et inspire encore le continent africain. Selon le ministre Ouédraogo, le Burkina Faso est aujourd’hui dans une continuité historique.

Créer un cadre panafricain et révolutionnaire

Le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a appelé les participants à faire de ces cinq jours des moments de réflexions profondes.

« En effet, la Révolution progressiste populaire portée par le camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’inscrit pleinement dans l’esprit du capitaine Thomas Sankara. Elle affirme, par ses actions et sa gouvernance vertueuse, que la terre du Président Thomas Sankara refuse l’humiliation, rejette la servitude et défend la dignité des peuples du monde », a-t-il renchéri.

Le ministre chargé de la Culture a souligné que cette rencontre internationale est le gage de la dimension humaniste, panafricaine et mondiale du combat révolutionnaire. Par ailleurs, il a souhaité que cette assemblée soit le lieu où les paroles se transforment en projets concrets, où les expériences se partagent pour construire des solutions durables, où les liens de solidarité se tissent pour renforcer le panafricanisme et la coopération internationale.

Pour le président du Comité du mémorial Thomas-Sankara, colonel-major à la retraite Daouda Traoré, ce rendez-vous doit accoucher d’un manifeste vivant de la jeunesse africaine, une boussole de combat, une parole de feu qui guidera les actions des peuples noirs. « Ce manifeste doit porter haut la voix d’une génération qui refuse la résignation et qui choisit la construction d’une Afrique juste et souveraine », a-t-il poursuivi.

En plus, il a rappelé à la jeunesse qu’elle est constituée des Sankara d’aujourd’hui parce que c’est sur leurs épaules que repose le rêve des valeurs défendues aujourd’hui avec les patriotes comme les présidents des pays de l’AES.

Pour le coordonnateur de la réalisation des infrastructures du mémorial Thomas-Sankara, Etienne Lompo, cette rencontre va contribuer à renforcer l’ancrage des valeurs sankaristes dans le monde, promouvoir l’unité et la résilience du peuple bur-kinabè.

Evariste YODA

Implantation des pylônes de téléphonie mobile en milieu urbain: l’ARCEP à la recherche de solutions ‘’électroniques’’

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en collaboration avec le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, organise, du 13 au 17 octobre 2025 à Koudougou, un atelier de réflexion technique sur la problématique liée à l’installation des pylônes de téléphonie mobile en milieu urbain.

La question de l’installation des pylônes de téléphonie mobile en milieu urbain et des propositions de solutions durables se discutent dans la cité du Cavalier rouge. Du 13 au 17 octobre 2025, des acteurs vont, d’une part, présenter un inventaire exhaustif des implantations en situation irrégulière par opérateur de téléphonie, définir des critères d’éligibilité des sites, la nature de l’usage prédominant sur une parcelle, afin d’orienter le choix du changement de destination.

D’autre part, ils vont proposer une liste des sites qui pourraient être régularisés, un projet de rapport en Conseil des ministres, un projet de décret portant régularisation à titre exceptionnel de sites en situation d’irrégularité et proposer un projet de décret portant réglementation de l’installation d’une station radioélectrique en matière d’urbanisme. Ces objectifs visés par le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat et l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), s’inscrivent dans l’optique d’une meilleure compréhension par les populations, sur les enjeux liés à l’installation des pylônes.

Ils vont également renforcer de l’avis du directeur général de l’Urbanisme, de la Viabilisation et de la Topographie, Solimane Hamed Ouattara, la transparence des actions publiques et encourager des comportements responsables face à l’aménagement des sites d’implantation des pylônes de téléphonie mobile. « De nos jours, nous sommes devenus dépendants des technologies de l’information et de la communication. Et des opérateurs de téléphonie mobile qui ont un cahier de charges à respecter avec les autorités, doivent permettre à tout un chacun de disposer de réseau de bonne qualité.

Malheureusement, nos aménagements faits de par le passé n’ont pas tenu compte de

… en lien avec l’implantation des pylônes de téléphonie mobile.

l’implantation de ces installations », a-t-il déploré. C’est la raison pour laquelle, à entendre M. Ouattara, ces sociétés de téléphonie sont obligées d’aller vers des habitations déjà existantes en milieu urbain, pour demander que la destination initiale qui est l’habitation soit changée pour l’installation de ces pylônes. « Cette situation inquiète les riverains et le dispositif réglementaire pour l’analyse de ces demandes fait aussi défaut. Au cours de cet atelier, nous allons régler toutes ces demandes en instance au niveau des différentes structures », a fait savoir le directeur général de l’Urbanisme, Solimane Hamed Ouattara.

Des problèmes de santé

Il a indiqué que lors de l’implantation des pylônes, des opérateurs de téléphonie sont plus confrontés à la réticence des populations riveraines, qui craignent que ces pylônes aient une incidence sur leur santé ou les mettent en insécurité, les pose de nuisance sonore et celle visuelle. Pour cette inquiétude, Soumanan Sanou de l’ARCEP a confié qu’au niveau international, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe des seuils pour les rayonnements non ionisants.

Il y a également une autorité européenne qui fixe des normes. Il a souligné qu’au niveau de l’ARCEP, les seuils au niveau du Burkina Faso sont largement inférieurs à ceux fixés par l’autorité européenne. « Pour l’instant, nous ne pouvons pas dire que les installations des pylônes de téléphonie mobile ont un impact sur la santé des populations », s’est-il abstenu. Il a tout de même rassuré, qu’il y a des autorités qui mènent des contrôles de manière périodique, pour préserver la population burkinabè des problèmes de santé sur
les rayonnements non
ionisants.

Afsétou SAWADOGO

Gestion des titres miniers: autorités et communautés locales à l’école du cadastre minier

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, à travers la direction générale du cadastre minier a organisé, du 9 au 10 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso, un atelier de sensibilisation sur la règlementation minière. L’atelier a porté sur la gestion des titres miniers, et le mécanisme de perception et de répartition des taxes superficiaires.

La direction générale du cadastre minier entend mieux faire connaitre les textes qui encadrent le secteur des mines au Burkina Faso. C’est dans cette optique qu’elle a tenu, du 9 au 10 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso, un atelier de sensibilisation à la règlementation minière relative à la gestion des titres miniers, ainsi qu’au mécanisme de perception et de répartition des taxes superficiaires. Cette formation vise à outiller les autorités et communautés locales à la réglementation relative à la gestion des titres miniers.

Il a regroupé les présidents des délégations spéciales des communes de la région de Guiriko, les artisans miniers et d’autres acteurs qui interviennent dans le secteur des mines. Il leur a été ainsi expliqué le contenu de la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso et ses textes d’application sur les conditions d’acquisition et de maintien d’un titre minier, le rôle des collectivités territoriales dans le processus d’octroi des autorisations d’exploitation artisanales des substances de mines et/ou de carrières. Le contenu du décret N°2025-0331/ PRES/ PM/ MEMC/ MATM/MEF du 25 mars 2025 portant fixation des taxes et redevances minières relativement au processus de perception des taxes superficiaires leur a également été détaillé.

A l’ouverture de l’atelier, jeudi 9 octobre 2025, le conseiller technique du gouverneur de la région du Guiriko, Boubié Ido, a rappelé que l’atelier a pour principal objectif de permettre une bonne compréhension du contenu des textes relatifs à la gestion des titres miniers ainsi que le processus de perception et de répartition des taxes superficiaires.

Pour une gouvernance harmonieuse du secteur minier

Il a invité les participants à suivre avec attention et intérêt les différentes communications pour une bonne compréhension de la règlementation minière et du rôle des collectivités. L’implication des organes délibérants des communes dans le processus de gestion des titres miniers, à ses dires, n’est pas toujours bien comprise et fait l’objet de difficultés dans sa mise en œuvre.

Pour lui, l’atelier vient à point nommé parce qu’il va permettre de rassurer les acteurs locaux du bien-fondé des différents principes qui participent à la bonne gouvernance, à la transparence, mais aussi à la promotion du secteur minier. Cette tribune d’échanges est d’autant plus nécessaire selon lui, car, depuis 2009 l’or est devenu le premier produit d’exportation au Burkina Faso classant ainsi le pays au quatrième rang des pays producteurs d’or en Afrique après l’Afrique du Sud, le Ghana et le Mali.

« Le riche potentiel minier du pays offre une perspective de développement et cela nécessite une forte implication des autorités et des communautés locales pour une gouvernance harmonieuse du secteur minier », a laissé entendre le conseiller technique du gouverneur. Ces autorités et communautés locales, a ajouté la directrice du suivi de la règlementation et de la liquidation à la direction générale du cadastre minier, Asséta Sigué, sont des acteurs clés dans le traitement de certains dossiers et il sied de les outiller afin qu’ils participent convenablement au processus de traitement des dossiers.

Adaman DRABO

Journée internationale de la jeune fille: des jeunes filles sensibilisées sur les dangers du numérique

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale a célébré la journée internationale de la jeune fille à travers une conférence publique sur les risques du numérique, vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou.

L’éducation de la jeune fille demeure un levier essentiel du développement durable, de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. C’est dans cette optique que le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, à l’occasion de la journée internationale de la jeune fille, a tenu une conférence de sensibilisation, le vendredi 10 octobre 2025, dans la capitale. Placée sur le thème « Enjeux et défis de l’éducation de la jeune fille dans un contexte de surutilisation des réseaux sociaux », la célébration a permis de mener une réflexion approfondie sur les comportements à adopter dans l’espace
virtuel.

Plusieurs communications ont été livrées autour de thématiques telles que «la surutilisation des réseaux sociaux et vie scolaire », « comment se prémunir des fake-news, du cyber harcèlement et des contenus inappropriés » et « les instruments juridiques règlementant l’utilisation des réseaux sociaux au Burkina Faso ». Ces différentes interventions visent à éclairer les jeunes participantes sur les bonnes pratiques à adopter pour se protéger et préserver leur image en ligne. La rencontre a réuni plusieurs acteurs dont le ministère en charge de la transition digitale, la Commission de l’informatique et des libertés (CIL) ainsi qu’environ cent cinquante (150) participantes issues des écoles et universités des villes
de Ouagadougou.

Tirer profit des opportunités du digital en évitant ses pièges

Selon les organisateurs, des conférences ont été animées également à Bobo Dioulasso et à Koudougou dans le but de toucher un grand nombre de personnes. Le secrétaire général
du ministère en charge de l’action humanitaire, Emile Zabsonré, a confié que cette initiative vise à renforcer les capacités des jeunes filles en matière d’éducation numérique, afin de leur permettre de tirer le meilleur profit des opportunités du digital tout en évitant ses pièges.

De son avis, certaines attitudes et comportements observés sur les réseaux sociaux portent atteinte à l’image et à la dignité des femmes et des jeunes filles. « Les jeunes filles peuvent être influencées par des modèles de réussite illusoires ou être victimes d’exploitation et de manipulation en ligne », a-t-il déclaré. Il a ajouté que la prolifération de contenus inappropriés contribue à entretenir des stéréotypes dévalorisants et à fragiliser les valeurs sociales qui fondent la société burkinabè.

D’où la nécessité d’une éducation numérique adaptée et d’une vigilance accrue. Pour le directeur de la cyber sécurité à la Direction générale de la transformation digitale, Wilfried Batako, une jeune fille a besoin d’un équilibre entre l’utilisation de ces outils, les études et la vie ordinaire.

Il faut donc, a-t-il relevé, veiller à ce que ce soit une utilisation responsable pour préserver sa dignité et celle de son environnement numérique. M. Batako a également insisté sur la prudence et la discrétion en ligne, invitant les jeunes filles à écouter les conseils des parents, à bien paramétrer la confidentialité de leurs comptes et à éviter d’exposer des informations sensibles. « La prudence sur internet doit être la même que celle que l’on observe dans la vie réelle », a-t-il conclu.

Abdoulaye BALBONE
Armella KIBTONGO
(Stagiaire)

Rentrée académique à l’INHEI: sur le signe du patriotisme, de la discipline et de l’excellence

L’Institut des hautes études internationales (INHEI) a effectué sa rentrée académique, lundi 13 octobre 2025, au cours d’une cérémonie marquée par la montée des couleurs et une conférence sur le patriotisme.

Sur instruction du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, les établissements de formation professionnelle du Burkina Faso effectuent leur rentrée à la même date. Pour l’année académique 2025-2026, c’est le lundi 13 octobre qui a été retenu à cet effet. L’heure était donc, ce jour, à l’accueil des nouveaux stagiaires à
l’Institut des hautes études internationales (INHEI).

Dès 7heures 30 minutes, personnel administratif et apprenants ont communié autour du drapeau national. Un acte voulu par l’administration de l’établissement afin de contribuer à l’élan national de promotion du patriotisme, dans le cadre de la deuxième session des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
Dans la même lancée, une conférence sur le patriotisme et l’intégrité a été organisée. Une initiative saluée par l’ambassadeur Saidou Zongo, conseiller technique du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, qui a présidé la cérémonie officielle de rentrée.

Pour lui, cette conférence est la bienvenue au regard du contexte national marqué par la lutte contre le terro-risme. « Devant cette situation, notre Institut se veut un outil de promotion de la paix, de la stabilité, de la sécurité et de la reconquête de notre territoire à travers la recherche-action », a-t-il noté.
Par ailleurs, face à un monde en constante mutation, a indiqué l’ambassadeur,
l’INHEI se veut un bastion de compétences et un creuset de consolidation des valeurs républicaines et patriotiques.

Former des citoyens éclairés

Pour la première fois, l’INHEI accueille une cohorte de plus de 100 stagiaires.

Il se veut aussi, a-t-il ajouté, un cadre de renforcement de la laïcité et de la cohésion sociale. « Nous devons former des diplomates pétris de talents mais aussi des citoyens éclairés, loyaux envers leur Nation, intègres dans leurs actes, honnêtes dans leurs paroles et solidaires dans leurs engagements », a-t-il déclaré.

Le conseiller technique a souligné, en outre, que la rentrée académique de cette année revêt un caractère particulier, car c’est la première fois que l’INHEI accueille une cohorte de cette taille. En effet, des détails donnés par le Directeur général par intérim de l’institut, Dr Philippe Sandwidi, au titre de l’année académique 2025-2026, plus de 100 stagiaires des cycles A et B dont 70 issus des résultats des concours professionnels et directs 2025 ainsi que du test de recrutement pour complément d’effectifs seront formés.

« Le nombre de stagiaires recrutés reflète la volonté des plus hautes autorités du pays de faire du capital humain bien formé le moteur du développement », a-t-il déclaré. Il a traduit sa reconnaissance aux premiers responsables du ministère en charge des affaires étrangères pour l’accompagnement constant dont l’INHEI bénéficie pour mener à bien ses missions.

Ce soutien participe, selon lui, à la réalisation de la vision de l’établissement d’être une académie diplomatique rayonnante dans la formation des diplomates de haut niveau pour le Burkina Faso, la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et le continent africain, à l’horizon 2028. Tout en souhaitant une bonne rentrée aux stagiaires, il a formulé le vœu qu’ils tirent le meilleur de la formation afin de contribuer en leur qualité de futurs diplomates au rayonnement du pays.

Nadège YAMEOGO

Emission Antenne vacances: Idrissa Drabo, vainqueur de l’édition 2025

Le directeur général de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), Ateridar Galip Somé, a présidé la finale de la 24e édition du programme Antenne vacances, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Après 3 mois de compétitions, la 24e édition du programme Antenne vacances est à son apothéose. Sur 300 candidats au départ, venus des différentes régions du Burkina Faso, 5 sont arrivés en phase finale. La compétition finale a eu lieu, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou, au cours d’une cérémonie présidée par le directeur général de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB), Ateridar Galip Somé. Le face à face entre les 5 finalistes autour des questions de culture générale, d’actualité et du thème au choix a permis d’éliminer au fur et à mesure les candidats.

Ainsi, le candidat de la région de Nando, Idrissa Drabo, s’est hissé sur la plus haute marche du podium en totalisant 110 points contre son adversaire de la région du Kadiogo, Ousseni Zio, qui a obtenu 105 points. Idrissa Drabo repart avec le 1er prix composé d’un trophée, une encyclopédie, une bourse de l’Institut africain de management (IAM) de 1 000 000 F CFA, un téléviseur écran 43 pouces LG, un ordinateur portable, une moto Mio 125, un chèque de 600 000 F CFA et des gadgets des partenaires.

Le 2e a reçu une bourse de Empreint School de 1 000 000 F CFA, une télé écran 32 pouces, une moto de marque Sirius, une encyclopédie, un ordinateur portable, un chèque de
350 000 F CFA et des gad-gets des partenaires. Le 3e a obtenu un kit scolaire, un poste récepteur radio, des gadgets de partenaires, une attestation et 250 000 F CFA. Le 4e a reçu un kit scolaire, un poste récepteur radio, des gadgets de partenaires, une attestation et 175 000 F CFA. Le plus jeune candidat et la meilleure candidature féminine ont reçu des prix d’encouragement.

Une invite à se cultiver

L’ensemble des lauréats a remercié la RTB pour l’opportunité qu’offre l’émission Antenne vacances.

Le vainqueur de la 24e édition du programme Antenne vacances, Idrissa Drabo, par ailleurs, professeur de français au lycée de Kera, s’est réjoui d’avoir remporté la compétition pour la 2e fois. Il a invité la jeunesse à s’intéresser à ce genre d’émissions, car l’on apprend toujours. Le DG de la RTB a laissé entendre que ce programme radiophonique de culture générale et d’excellence a permis à de nombreux participants de rivaliser sainement sur des sujets de connaissances du Burkina Faso et du monde.

A travers les différentes compétitions, il s’est réjoui du niveau de culture des candidats. « Les niveaux des candidats de cette édition étaient assez élevés comparativement à la manche de l’année dernière », a-t-il relevé. A cela, il a félicité l’ensemble des lauréats, tout en leur souhaitant que cette aventure soit une source d’inspiration et un tremplin vers de plus grands accomplissements.

Il a félicité l’ensemble des équipes de la RTB pour leur professionnalisme et dévouement dans la réussite de l’édition 2025. M. Somé a aussi remercié l’ensemble des partenaires pour les différentes contributions. Aux parrains, il a traduit sa reconnaissance. Le parrain, Kader Michel Kondombo, chargé de missions du Premier ministre, a félicité les lauréats et les a exhortés à se cultiver davantage.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

Finances publiques: un guide de contrôle de gestion pour plus de performance

Le ministère de l’Economie et des Finances a organisé un atelier national de validation d’un guide de contrôle de gestion des finances publiques dans l’administration publique, le jeudi 9 octobre 2025, à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le secrétaire général dudit département, Vieux Abdoul Rachid Soulama.

Connu comme un bon élève dans l’internalisation des réformes communautaires et de gestion performante des finances publiques, le Burkina veut continuer à élever ses standards en matière d’efficacité budgétaire. Dans cet objectif, le Ministère de l’économie et des finances (MEF), en collaboration avec le ministère en charge de la Fonction publique, a entamé depuis 2024, l’élaboration d’un guide de contrôle de gestion dans l’administration publique. La validation dudit guide a fait l’objet d’un atelier national, le jeudi 9 octobre 2025, à Ouagadougou.

Selon le secrétaire général du MEF, Vieux Abdoul Rachid Soulama, l’élaboration de ce document s’inscrit en droite ligne des réformes engagées par le gouvernement en vue d’orienter la gestion budgétaire vers la satisfaction des besoins prioritaires des populations et d’impulser plus de transparence dans la gestion des finances publiques. Et l’opérationnalisation de ces réformes consacrée par l’adoption en 2015 de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) s’effectue de manière progressive et perceptible depuis le 1er janvier 2017, sur le plan technique et au niveau des acteurs du processus budgétaire.

« Depuis 2017, notre pays a basculé dans la gestion budgétaire axée sur les résultats qui a pour finalité de faire de la gestion budgétaire un véritable outil de développement, et qu’à la fin de chaque exercice budgétaire, il soit possible de montrer les résultats atteints, de les évaluer, de faire le point des difficultés et de pouvoir relancer la gestion budgétaire suivante », a-t-il expliqué. Malheureusement, les résultats attendus en termes d’analyse, de suivi et d’évaluation des résultats et des coûts des interventions tardent à s’afficher.

« Au regard des conclusions des différents rapports d’évaluation de la mise en œuvre de la réforme, cette situation tire en partie son explication, du retard accusé dans la mise en place des outils de contrôle de gestion et de contrôle interne. C’est fort de ce constat, que des réflexions ont été engagées par les deux départements ministériels en charge de la coordination de la réforme », a-t-il fait savoir.

Mesurer l’impact des allocations budgétaires

Selon le directeur des réformes budgétaires, René Tassembedo, l’adoption du guide de contrôle de gestion va permettre de mesurer l’impact réel des allocations
budgétaires sur les populations.

Ce présent guide vise donc, a-t-il ajouté, à introduire dans l’administration publique tant centrale que déconcentrée, la culture de la performance dans toutes les composantes du processus budgétaire. Il s’agit de la phase de la planification et de la budgétisation, de suivi de l’exécution du budget tout au long de l’année, du bilan à l’issue de l’exercice (reddition des comptes), avec des outils axés sur la performance et adaptés à chaque phase conçus pour permettre à chaque acteur d’assurer ses tâches.

« Le contrôle de gestion, vecteur de la performance du secteur privé s’est transposé dans le secteur public au regard des enjeux liés à l’utilisation des ressources publiques et pour répondre à la recherche de l’efficience et l’efficacité dans la gestion des dépenses publiques », a souligné M. Soulama. Ce contrôle de gestion a pour fondement juridique la LOLF, à travers son article 15 qui dispose que « sur la base des objectifs généraux fixés par le ministre sectoriel, le responsable de programme détermine les objectifs spécifiques, affecte les moyens et contrôle les résultats des services chargés de la mise en œuvre du programme. Il s’assure du respect des dispositifs de contrôle interne et de contrôle de gestion ».

Pour ce faire, ce guide montre la démarche en matière de gestion axée sur les résultats, comment les responsables de programmes chargés de piloter la performance doivent effectuer le contrôle, assurer la coordination pour qu’à la fin, l’évaluation puisse se faire de façon objective et permettre d’exposer les coûts des résultats des actions. De manière concrète, ce document va permettre de mesurer l’impact des allocations budgétaires sur les populations, a confié le directeur des réformes budgétaires, René Tassembedo.

Son adoption va permettre au Burkina Faso de renforcer son statut de bon élève dans l’implémentation des réformes communautaires, car ce guide de contrôle de gestion est l
’outil manquant dans le dispositif de pilotage des finances publiques dans la plupart des Etats membres de l’UEMOA, a-t-il indiqué.

Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Adhésion aux politiques publiques du gouvernement : les forces vives du Liptako et du Soum s’approprient les Initiatives présidentielles

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, a présidé un atelier de présentation des Initiatives présidentielles et de l’Offensive agropastorale et halieutique aux forces vives des régions du Liptako et du Soum, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, chargé des Ressources animales, Amadou Dicko, veut que les forces vives des régions du Liptako et du Soum s’approprient les Initiatives présidentielles et l’Offensive agropastorale et halieutique dans le but d’accompagner le développement des deux localités. Dans ce sens, un atelier de présentation de ces outils est organisé par le département en charge des ressources animales, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.

Le ministre délégué chargé des Ressources animales Amadou Dicko a indiqué que l’objectif recherché est de renforcer la compréhension et l’adhésion des forces vives de ces régions aux politiques publiques du gouvernement. Le ministre a aussi soutenu que le Liptako et le Soum ont payé le fort prix de la crise sécuritaire, de la désorganisation économique et de la fragilisation du tissu social.

C’est pourquoi, a-t-il justifié, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a voulu que ces Initiatives présidentielles soient portées au plus près des populations. De son avis, elles traduisent la vision d’un Burkina qui se relève par le travail, l’unité et la fierté nationale. « Elles parlent d’éducation, de santé, de sport, de production, d’infrastructures, de communauté et de dignité », a ajouté M. Dicko. Quant à l’Offensive agropastorale et halieutique, le ministre Dicko a précisé qu’elle est le bras économique et doit conduire le Burkina à la souveraineté alimentaire.

La préservation de la paix

« A travers cette Offensive agropastorale et halieutique et ces Initiatives présidentielles, le gouvernement veut faire du Liptako et du Soum des laboratoires du renouveau national, des espaces de relance, de sécurité et de souveraineté », a-t-il assuré. Pour lui, l’heure n’est plus aux constats, mais à l’action. D’où son appel à une marche collective vers la souveraineté et la dignité nationale. « C’est un engagement patriotique pour transformer nos défis en opportunités, et nos souffrances en espérances.

Ensemble, faisons du Liptako et du Soum les symboles d’un Burkina qui se relève, qui produit, qui nourrit et qui croit en lui-même », a-t-il déclaré. Le chargé de mission à la
présidence du Faso pour le compte des deux régions, Ali Bocoum a expliqué qu’en sus de la présentation des Initiatives présidentielles et de l’Offensive agropastorale et halieutique, la rencontre a permis d’échanger sur la contribution des filles et fils des deux régions dans la préservation de la paix.

Pour le conseiller spécial du président du Faso chargé des questions de jeunesse, William Sosthène Sanou, la lutte pour la souveraineté du Burkina est un combat collectif. A cet effet, il a invité les populations des deux régions à relever le défi de la souveraineté alimentaire à travers l’élevage et l’agriculture.

Abdoulaye BALBONE