La IIᵉ édition de la Foire internationale d’exposition et de promotion des entreprises médicales et paramédicales de Ouagadougou (FIEPEMPO) a été officiellement lancée, jeudi 9 octobre 2025, à Ouagadougou.
Placée sur le thème « Renforcement de la résilience du système de santé au Burkina Faso : quel plateau technique pour des soins de qualité ? », la IIe édition de la Foire internationale d’exposition et de promotion des entreprises médicales et paramédicales de Ouagadougou (FIEPEMPO) a ouvert ses portes, jeudi 9 octobre 2025, à Ouagadougou. Elle met au cœur des débats la question de l’innovation technologique et de la qualité des équipements médicaux au Burkina Faso.
Organisée sous l’égide du ministère de la Santé, la FIEPEMPO 2025 ambitionne d’offrir un espace d’échanges aux acteurs publics et privés du domaine médical. Selon Barthélémy Zoma, président du comité d’organisation, le choix du thème reflète les préoccupations du secteur. « Lorsqu’on se rend à l’hôpital, un diagnostic doit être posé. Ce diagnostic repose sur des examens, qui eux-mêmes nécessitent des équipements. La qualité de ces équipements influe directement sur celle des soins prodigués. De même, les traitements utilisent des médicaments et dispositifs médicaux, dont la qualité reste déterminante », a-t-il expliqué.Le chargé de mission, Richard Ganou, représentant le ministre de la Santé, patron de cette édition, a salué la pertinence du thème, qu’il a jugé à la fois actuel et interpellateur.
Valoriser les métiers biomédicaux
« Cette foire vise à offrir aux professionnels de la santé une tribune pour présenter les dernières innovations et technologies médicales disponibles, réfléchir ensemble à l’adéquation entre les équipements et les besoins réels des praticiens, et promouvoir des partenariats utiles pour le développement du système de santé », a-t-il indiqué.
La FIEPEMPO 2025 s’articule autour de trois grandes activités, des expositions, des conférences scientifiques et une soirée gala.
Au cours des conférences, des thématiques majeures telles que la maintenance biomédicale, la qualité des dispositifs médicaux et la lutte contre la contrefaçon des produits de santé ont été abordées. En parallèle, des sessions de formation et des master classes ont permis de valoriser les métiers biomédicaux et renforcer les compétences des professionnels du secteur.
Le Commissariat central de police de la ville (CCP) de Pô a organisé, en fin septembre dernier, une opération spéciale de traque des contrebandiers dans l’optique de réduire au maximum le phénomène des exportations notamment de certaines matières à besoin spécifique encadrées par des mesures d’interdiction des plus hautes autorités.
C’est ainsi que des équipes ont été constituées et postées à des points stratégiques de la ville de Pô et environnants pour opérer des fouilles minutieuses des engins à deux, trois et quatre roues. Menée en collaboration avec les populations, cette opération spéciale a permis de saisir une importante quantité d’amendes de karité en exportation vers un pays voisin.
Ce sont en tout huit camions communément appelés ‘’dix tonnes’’ et six tricycles qui ont été interceptés par les éléments du CCP-Pô avec un contenu de 138,4 tonnes d’amendes de karité dont la valeur est estimée à près de 48 550 000 F CFA.
La Police nationale remercie encore une fois les populations pour leur collaboration qui a permis cette saisie importante. Elle les exhorte par ailleurs, à toujours poursuivre cette dynamique tout en continuant de dénoncer les cas suspects aux numéros verts que sont les 17, 16 et 1010.
La Police nationale, une force publique au service des
citoyens !
Le gouverneur de la région de Bankui, Babo Pierre Bassinga, a patronné la cérémonie de clôture de la Semaine régionale de la culture (SRC), le jeudi 9 octobre 2025, à Dédougou. Cette cérémonie a vu la proclamation des résultats des compétitions artistiques consacrant la désignation de 69 candidats, toutes catégories confondues, pour représenter l’ex-Boucle du Mouhoun à la prochaine Semaine nationale de la culture (SNC).
Les futurs représentants des régions de Bankui et du Sourou à la prochaine édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) sont désormais connus. Ils sont au nombre de 69 candidats dont neuf troupes dans la catégorie des arts du spectacle et quatre dans le domaine de l’art culinaire. Concernant le sport traditionnel, ils sont 56 qualifiés parmi lesquels se recrutent quatre archers et 52 lutteurs. Leurs identités ont été dévoilées à l’occasion de la cérémonie de clôture de la Semaine régionale de la culture (SRC), le jeudi 9 octobre 2025, à Dédougou.
A la clôture de cette messe culturelle, lancée le mardi 7 octobre dernier, des personnalités comme l’ambassadeur du sport auprès de la Présidence du Faso, Charles Kaboré, le directeur général du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs, le commandant Karim Souabo et des autorités administratives, religieuses, coutumières, militaires et paramilitaires locales étaient présentes. Les lampions de la SRC éteints, les regards sont tournés vers les phases finales qui se profilent déjà à l’horizon.
Les candidats qui ont pu séduire les jurys par leurs performances entendent mettre les bouchées doubles pour hisser les couleurs de la région au plus haut niveau de la prochaine édition de la SNC. La troupe Nazounki dans la province des Balé aura la responsabilité de défendre la culture régionale dans la grande catégorie « des arts du spectacle », plus précisément en danse traditionnelle pool adulte et en chœur populaire.
Briller davantage à la SNC Bobo 2026
En plus, elle est lauréate en art culinaire dans la rubrique « plat lourd ». « Nous sommes très satisfaits parce que nous repartons avec beaucoup de prix », a déclaré la responsable de la troupe Rosalie Gnoumou. Elle a confié que la troupe va multiplier les répétitions. Pour ce faire, Mme Gnoumou demande aux autorités de les appuyer. Le lutteur Florent Boléane du Nayala s’est qualifié pour la suite de la compétition à Bobo-Dioulasso dans la catégorie pool adulte (56 kg – 60 kg). Il a expliqué avoir usé de techniques et de la force pour triompher de ses adversaires.
A l’en croire, il s’est longuement et intensément préparé avant de venir à Dédougou pour la compétition. Pour lui, ce résultat est une victoire d’étape. Le lutteur a souligné qu’il va redoubler d’efforts dans les préparatifs pour briller davantage à la 22e SNC qui va se tenir, du 25 avril au 2 mai 2026, à Bobo-Dioulasso sur le thème « Cultures, jeunesse et transmission des valeurs sociales ». Il espère pouvoir bénéficier de l’accompagnement des autorités pour réaliser son rêve. Le directeur régional de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, Sinaly Djibo, de rassurer les candidats de l’engagement des services techniques à les assister dans leurs préparatifs à travers des encadrements. D’ores et déjà, il les a invités à s’approprier les recommandations des différents jurys pour se perfectionner. Il s’est dit satisfait de l’organisation de l’événement.
Cependant, il a déploré le fait que la région ne sera pas représentée dans certaines compétitions à la SNC comme la musique traditionnelle instrumentale pool jeune. Quant au gouverneur, il a salué la mobilisation de tous, facteur déterminant de la bonne tenue et de la réussite de l’activité. Il a rappelé l’importance de la culture comme base du développement. Félicitant les candidats, le gouverneur a rendu un vibrant hommage aux forces de défense et de sécurité et aux Volontaires pour la défense de la patrie pour leurs sacrifices au quotidien.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, a participé à la montée des couleurs et a échangé avec les enseignants et les étudiants de l’université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso le lundi 13 octobre 2025. A l’occasion, le ministre a annoncé que le taux de normalisation dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche est de 92,52 % à la date du 30 septembre 2025.
Le taux de normalisation dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche au Burkina Faso est de 92,52 % à la date du 30 septembre 2025. Sur 321 filières des universités du Burkina Faso, 297 sont en situation académique normale contre 261 en septembre 2024. Au total, 24 filières sur les 321 accusent encore un retard.
Ce sont quelques filières des universités Joseph-Ki-Zerbo, Nazi- Boni, Norbet-Zongo, Thomas- Sankara et l’université virtuelle qui ne sont pas toujours normalisées. C’est la bonne nouvelle que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano a portée à la connaissance de l’ensemble des étudiants de l’Université Nazi-Boni, des enseignants, des chercheurs et du personnel administratif, et à la presse après la montée des couleurs au sein de ce temple du savoir.
Le ministre Adjima Thiombiano a fait savoir que plusieurs mesures ont été prises pour atteindre ces objectifs. Il s’agit entre autres de la réhabilitation des infrastructures pédagogiques et équipements des laboratoires, l’opérationnalisation de la plateforme campus du Faso, la connexion internet dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche, ou le maintien des œuvres sociales pendant les périodes de vacances universitaires. Il a rassuré ses interlocuteurs que l’objectif de son département pour cette rentrée académique 2025-2026 est d’atteindre un taux de normalisation de 100 %.
Pour cela, le chef du département de l’Enseignement supérieur entend mettre en place un système de gestion administrative et académique plus efficace, poursuivre l’amélioration de la capacité d’accueil avec l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, l’opérationnalisation de la carte universitaire et l’application des nouveaux régimes des études.
Le ministre Adjima a rendu un hommage aux enseignants, aux chercheurs, aux enseignants hospitalo-universitaires, au personnel ATOS, aux étudiants et à toute l’administration pour ce résultat engrangé. « Je réitère une fois de plus toute ma reconnaissance à tous les enseignants-chercheurs, chercheurs, personnel ATOS, aux étudiants et à l’administration qui ont fait preuve de responsabilité, d’engagement, d’abnégation et de patriotisme pour la normalisation de nombreuses filières »,
a-t-il laissé entendre.
Encouragements aux enseignants et étudiants
Au cours de la conférence de presse organisée en marge des échanges, le ministre a réitéré les mêmes gratitudes au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, pour l’attention particulière accordée à l’éducation et à l’enseignement supérieur en particulier, et qui a fait de l’amélioration des conditions d’études dans nos universités une priorité en engageant des innovations et investissements massifs.
A la question des journalistes au cours du point de presse portant sur le monopole de la gestion du FONER par une banque de la place, ou de celles des étudiants relatives au fonctionnement des différentes plateformes comme celle du FONER ou de campus Faso, le ministre et ses collaborateurs y ont apporté des réponses. Il a également proposé des pistes de solutions aux préoccupations des enseignants, chercheurs ou au personnel se portant sur la revalorisation des grilles indemnitaires, l’insuffisance des ressources financières ou le fonctionnement de certaines filières.
Le ministre a exprimé sa satisfaction quant à l’engagement des uns et des autres pour redorer l’image de nos universités publiques. Le porte-parole des étudiants, Bertrand Lompo, et le président de l’université Nazi-Boni, Hassan Nacro, ont tous salué la démarche du ministre qui traduit, selon le président Nacro, son attachement à l’enseignement supérieur. Avant les différents échanges, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur a participé au sein de l’université Nazi-Boni à la montée des couleurs où il a porté à la connaissance des différentes forces vives et des étudiants le message du chef de l’Etat lors du lancement de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.
Jérémie Nion a soutenu sa thèse de doctorat unique en Sciences de l’information et de la communication (SIC) à l’université Joseph-Ki-Zerbo, samedi 11 octobre 2025, à Ouagadougou.
«La professionnalisation du secteur de la publicité télévisuelle au Burkina Faso (1990-2023) : acteurs, pratiques et régulation », c’est sur ce thème que le journaliste Jérémie Nion a soutenu sa thèse de doctorat en Sciences de l’information et de la communication (SIC) à l’université Joseph-Ki-Zerbo, samedi 11 octobre 2025. Inscrit en thèse de doctorat unique au Laboratoire de recherches médias et communications organisationnelles (LAMCO), l’impétrant a défendu ses travaux devant un jury présidé par le professeur
titulaire en SIC, Serge Théophile Balima.
A l’issue de la présentation et des échanges, la thèse a été sanctionnée par une mention très honorable. Jérémie Nion, désormais docteur en SIC s’est dit satisfait et fiers de ses travaux qui ont duré 4 ans. Pour lui, la publicité a joué un rôle essentiel sous la Révolution démocratique et populaire. A l’époque de Zama Publicité, a-t-il confié, tout était structuré avec un cadre juridique clair, une organisation solide et des mécanismes bien établis régissaient le secteur.
Chacun connaissait son rôle et le respectait. Mais, la privatisation de Zama Publicité a provoqué, selon lui, un effondrement du système. Un vide s’est installé, ouvrant la porte à une concurrence désordonnée. Chacun est entré dans le marché à sa guise, sans règles ni coordination. Ce qui a amené la désorganisation et une régulation quasi inexistante. Pour le nouveau docteur, les coûts, eux, demeurent élevés.
Le Burkina est classé quatrième dans l’espace UEMOA pour le coût d’un spot publicitaire de 30 secondes sur les chaînes publiques, autour de 100 000 F CFA. Un tarif qui, bien que comparable à la région, devient excessif lorsqu’on le rapporte au niveau de vie des Burkinabè. Pour Jérémie Nion, ce déséquilibre pousse certains acteurs à emprunter des chemins détournés, à recourir à des publicités déguisées ou à des formes non conventionnelles moins coûteuses. Son intérêt pour le sujet s’explique par son propre parcours. Journaliste de formation, il a lui-même été confronté à la réalité du terrain, participant parfois à des actions publicitaires non encadrées. Cette expérience lui a fait prendre conscience des dérives du système.
Redonner vie à la publicité
Il a affirmé que la publicité constitue un pilier de l’économie médiatique. Si le secteur publicitaire s’effondre, c’est toute la chaîne médiatique qui vacille.
Avec l’essor du numérique, la publicité classique perd du terrain. Face à cette réalité, Jérémie Nion a appelé les acteurs à se ressaisir, les autorités à renforcer la régulation et tous les partenaires à redonner vie à la publicité. A ses yeux, si la publicité meurt, les médias mourront avec elle, et sans médias, aucune société ne peut prospérer démocratiquement.
Quant à l’avenir, il souhaite faire évoluer la perception de la publicité, notamment dans le milieu académique, afin qu’elle soit reconnue à sa juste valeur.
Le directeur de thèse, Dr Dimitri Régis Balima, s’est dit aussi satisfait du travail réalisé par son doctorant, qu’il a qualifié de conforme aux exigences académiques d’une thèse de doctorat. Selon lui, il s’agit d’un travail pionnier, mené avec sérieux et profondeur. « Le terrain exploré est très intéressant, la recherche documentaire est riche, et l’auteur a fait preuve d’une réelle rigueur scientifique », a-t-il souligné.
Pour Dimitri Régis Balima, cette thèse apporte une contribution au secteur de la publicité. Il a expliqué que le domaine publicitaire souffre aujourd’hui d’un manque de structuration et les résultats de cette recherche pourraient aider à corriger certaines dérives.
« Ce travail peut réellement servir, à condition qu’il soit publié, sous forme de livre ou d’ouvrage scientifique », a-t-il confié. Pour lui, si les acteurs du secteur publicitaire accueillent ce travail avec bonne foi, ils pourront en tirer des enseignements concrets pour faire évoluer leurs pratiques et contribuer à une meilleure organisation du domaine.
Issa Boro, nouvel ambassadeur du Burkina Faso accrédité en République du Gabon, a présenté, jeudi 9 octobre 2025, les copies figurées de ses Lettres de créance au ministre gabonais chargé des Affaires étrangères, Son Excellence Monsieur Michel Régis Onanga Ndiaye.
Tout en souhaitant la bienvenue au nouvel ambassadeur, le chef de la diplomatie gabonaise a salué l’excellence des relations entre son pays et le Burkina Faso et souligné l’ardeur au travail de la communauté burkinabè résidant au Gabon. Avec son hôte, l’ambassadeur Boro a évoqué la relance de la commission mixte de coopération entre les deux pays et le renforcement du partenariat public-privé entre les entreprises gabonaises et burkinabè.
La gestion de la communauté burkinabè vivant au Gabon a aussi fait l’objet d’échanges entre les deux personnalités. Selon Son Excellence monsieur Michel Régis Onanga Ndiaye, la communauté burkinabè vivant au Gabon, fortement engagée dans le domaine agricole, force l’admiration des Gabonais en donnant ainsi l’exemple parfait d’intégration au sein de la communauté gabonaise. Une cohésion que l’ambassadeur Issa Boro entend travailler à pérenniser dans le respect des lois gabonaises.
Dédougou a abrité du 9 au 11 octobre dernier, la Ire édition du grand meeting des sports traditionnels du Fond national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL). Autour de la lutte traditionnelle et du tir à l’arc, ce cadre de valorisation de la culture et des valeurs ancestrales a réuni 93 lutteurs et 50 archers venus du Niger et du Burkina Faso.
Pour valoriser la culture et les valeurs ancestrales, le Fond national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) a organisé, du 9 au 11 octobre dernier à la place des martyrs de Dédougou, la Ire édition du grand meeting des sports traditionnels. Autour de la lutte traditionnelle et du tir à l’arc, ils étaient 93 lutteurs et 50 archers à tenir en haleine la population de la capitale de Bankui. La lutte traditionnelle était subdivisée en trois compétitions. La 1re par catégorie de poids Léger, Ange Doh, du Nayala dans la pool jeune est vainqueur chez les 55 kg.
Chez les 60 kg, Ousmane Toro du Nayala est monté sur la plus haute marche du podium dans cette catégorie. Dans la catégorie pool adulte, Valentin Toé du Guiriko, chez les 66 Kg, a triomphé de Amédée Ki de Nayala en finale. Toujours dans la même pool, Koni Diallo du Nayala est vainqueur devant Yapany Bailou du Mouhoun chez les 76 Kg. Enfin, le duel entre le roi des arènes 2025, Kevin Mossé du Boulkiembé et Drissa Zon le Technicien chez les + 76 Kg n’a duré que 2 mn. Kevin Mossé a exploité la technique de Drissa Zon pour le terrasser. La 2e compétition, celle open, a sacré Emilie Tassembedo du Kadiogo, devant Thérèse Ki du Boulkiemdé chez les dames.
Pour son sacre, la reine des arènes repart avec un trophée, une médaille d’or, une moto, un motoculteur et une enveloppe d’un million F CFA. La finaliste malheureuse s’est consolée avec une médaille d’argent et une somme de 500 000 FCFA. Chez les hommes, Kevin Mossé et Drissa Zon se sont de nouveau donnés rendez-vous pour le titre du roi de l’arène de la Ire édition du grand meeting des sports traditionnels. Comme à leur 1re confrontation, le lutteur du Boulkiemdé s’est de nouveau imposé, confirmant ainsi son rang. Il reçoit un trophée, une médaille d’or, une moto, un motoculteur et une enveloppe d’un million F CFA. Comme chez les dames, Drissa Zon se
console avec une médaille d’argent et une somme de 500 000 F CFA.
Sports traditionnels, des piliers vivants de notre identité collective
….Kevin Mossé est le roi des arènes de la Ire édition du grand meeting des sports traditionnels du FNPSL.
La dernière compétition, celle internationale par équipe entre le Burkina Faso et le Niger, a livré trois combats dans plusieurs catégories. Là, le Niger remporte deux et occupe la plus haute marche du podium. Ce pays de l’AES reçoit la médaille d’or, un trophée et une enveloppe d’un million F CFA. L’équipe A du Burkina Faso est 2e au classement et celle B ferme les marches du podium. La compétition du tir à l’arc était subdivisée en 4 pools. La pool jeune garçon (U17) a sacré Gningaté Kambiré du Djôrô vainqueur. Fahina Noufé du Djôrô a dominé la compétition dans la pool adulte dame.
Dans la pool adulte homme, le mérite est revenu à Alexandre Kambou du Djôrô. Enfin, dans la pool mixte toutes catégories confondues, un jeune a retenu l’attention. Après avoir dominé sa catégorie à 10 mètres, Gningaté Kambiré, à 20 mètres, a enregistré le plus grand nombre de point. A moins de 17 ans, il remporte la compétition la plus prestigieuse de la discipline. L’archer du Djôrô, pas trop surpris du succès parce qu’il accorde plus de temps à l’entrainement à la maison, a reçu une médaille d’or, un trophée, une moto, un motoculteur et une enveloppe d’un million F CFA.
Pour le Directeur général du FNPSL, le commandant Karim Souabo, ce meeting a aussi démontré que nos sports traditionnels ne sont pas des reliques du passé, mais bien des piliers vivants de notre identité collective, capables d’évoluer, de se moderniser et de rassembler. « Les sports traditionnels ne doivent plus se limiter à la Semaine nationale de la culture (SNC) ou à quelques rares tournois régionaux. Ils doivent faire partie intégrante du calendrier national des activités sportives, avec des compétitions régulières, des championnats régionaux et des circuits de formation pour les jeunes », a-t-il souhaité.
Avant de conclure : « ce grand meeting doit devenir un cadre régulier de célébration, de compétition et de transmission. Nous devons œuvrer pour que les éditions à venir soient encore plus inclusives, plus participatives et plus médiatisées ». En rappel, la clôture du grand meeting des sports traditionnels a connu la présence du patron de l’édition, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité urbaine, Emile Zerbo, du président, le ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Roland Somda, du co-président, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikailou Sidibé, des parrains, Mahamadi Zoromé, DG BADF, Inoussa Boundaoné, DG Banque postale et du chef de canton de Dédougou.
L’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a organisé la conférence annuelle de ses enseignants formateurs et vacataires de l’année 2025 sur le thème : « Quel modèle d’agent à former pour l’administration burkinabè dans le contexte de la Révolution progressiste populaire (RPP) », vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou.
L’Ecole nationale d’administration et de magistrature veut outiller ses enseignants à assurer une meilleure formation à ses pensionnaires. A cet effet, vendredi 10 octobre 2025 dans la capitale, elle a organisé la conférence annuelle de ses enseignants formateurs et vacataires de l’année 2025 sur le thème : « Quel modèle d’agent à former pour l’administration burkinabè dans le contexte de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) ».
Le conseiller technique du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Sidi Barry, a indiqué que le souhait du ministre est de mettre en avant dans le cadre de la formation des futurs agents publics les valeurs incarnées par
la Révolution progressiste populaire. « Nous assistons à une exigence de plus en plus prononcée sur le respect du public, la transparence, des valeurs de travail, d’intégrité et surtout de professionnalisme », a-t-il confié. Les communications ont porté sur des thématiques telles que les curricula, les temps d’enseignement. Il a aussi indiqué que les enseignants formateurs et vacataires seront suffisamment outillés pour répondre aux exigences actuelles pour les nouveaux agents publics.
Le directeur général de l’ENAM, Jacob Yarabatioula, a précisé que cette initiative vise à renforcer les capacités des enseignants qui interviennent dans cette école. « Nous avons voulu convier tous ceux qui interviennent dans cette école pour qu’on s’accorde sur ce que nous allons donner comme formation et comment transmettre les compétences à nos stagiaires », a-t-il souligné. M. Yarabatioula a également fait savoir que c’est dans ce sens qu’ils ont initié les conférences annuelles des enseignants formateurs et vacataires depuis 2 ans.
Ces conférences annuelles seront aussi une occasion, selon le DG de l’ENAM de revenir sur les conditions d’enseignement, sur les orientations et la pédagogie qu’il faut favoriser. « Nous allons revenir aussi sur les encadrements des mémoires en fin de cycle », a rappelé le directeur général. Le porte-parole de l’ensemble des enseignants formateurs et vacataires de l’année 2025, Gabriel Dao, a relevé que l’administration est en pleine refondation. De ce fait, il est important, selon lui, que les acteurs se rencontrent pour adopter une même vision. Il a ajouté que l’ENAM doit former des vrais professionnels qui pourront travailler de façon efficace au sein de l’administration.
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, en partenariat avec Orange digital center a organisé la clôture de la IIe édition du programme « Superbes codeuses », vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou.
Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électro-niques a initié des sessions de formations aux métiers du numérique dénommé le programme « Superbes codeuses » afin de lever la fracture numérique entre les hommes et les femmes. En partenariat avec Orange digital center, il a organisé la clôture de la IIe édition du Programme, vendredi 10 octobre 2025, à Ouagadougou. Selon les organisateurs, durant le mois de septembre, 167 filles de 14 ans à 21 ans, de Bobo-Dioulasso, de Koudougou et de Ouaga-dougou ont bénéficié de cette initiative.
Plus de 5 000 heures de formation théorique et pratique, à travers des modules, ont été dispensées, à entendre le directeur chargé des écoles de Orange digital center, Ivan Ibrahim Bessin. « Nous avons eu une session d’initiation à la programmation informatique, à l’électronique, à l’automatisation et à une nouveauté pour cette édition sur le développement de jeu vidéo », a expliqué Ivan Ibrahim Bessin. En outre, il a souligné qu’à l’entame de toutes les sessions, la cohorte a bénéficié d’une séance de sensibilisation à l’usage responsable du numérique.
« Les thématiques sur la sensibilisation ont été axées sur la cyber-sécurité, le cyber-harcèlement, la lutte contre les fausses informations, la protection de la vie privée et le numérique responsable », a-t-il notifié. Aux dires des formateurs, l’édition de 2025 a été sanctionnée par des tests d’évaluations sur des quiz, la qualité du projet conçu et éventuellement la participation aux différentes activités.
Classées par session, toutes les filles ont reçu des attestations, les deuxièmes ont reçu un téléphone portable et les premières, un ordinateur portable. Pour avoir conçu une maison intelligente, Rachelle Innocente Ashley Shalona Koné, de la classe de 1re C au lycée scientifique régional de Ouaga-dougou, a été classée 1re.
« Je suis très heureuse parce que j’ai appris beaucoup de choses que je cro-yais difficiles. J’invite toutes les filles à participer au Programme ‘’Superbes codeuses’’ et à se lancer dans le métier de l’informatique », s’est-elle réjouie.
Des pionnières d’un changement essentiel
Ayant appris à coder, à créer, à innover, les « Superbes codeuses » de cette deuxième édition, a indiqué le directeur chargé de la technologie, Maturin Kouassi, représentant la directrice générale de Orange Burkina, sont des pionnières d’un changement essentiel.
« Vous affirmez votre place dans un monde où les compétences numériques sont synonymes d’autonomie, de progrès et d’avenir », a-t-il soutenu.
De l’avis de M. Kouassi, le programme « Superbes codeuses » reste une plateforme inclusive, inspirante et profondément transformative. Il a ajouté que chaque participante y découvre l’univers fascinant des technologies, développe sa créativité et acquiert les compétences qui lui ouvriront les portes des métiers de l’avenir. C’est à ce titre que cet apprentissage, a relevé la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo, s’inscrit pleinement dans l’ambition nationale de faire du Burkina Faso un acteur dynamique du secteur du numérique.
« Les femmes ne doivent pas être uniquement des consommatrices mais des actrices à part entière de cette révolution », a-t-elle poursuivi. Le digital, a fait comprendre Aminata Zerbo, est un formidable levier d’émancipation et de progrès qui fait de cette session de formation, pour les femmes, une opportunité à saisir.
Tout en félicitant les « Superbes codeuses » 2025, la ministre chargée de la Transition digitale a exprimé l’engagement de son département à multiplier les initiatives en matière de culture du numérique, stimuler l’entreprenariat technologique et favoriser l’accès des femmes et des filles aux « métiers du futur ». Aussi, elle a émis le souhait que tous les chefs-lieux de région soient concernés pour la troisième édition en 2026.