Cour d’appel de Fada N’Gourma: Trois nouveaux magistrats installés

Les magistrats Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré, Daouda Ouédraogo et Yempabou Onadja, nommés, respectivement, vice-président, président de chambre et conseiller à la Cour d’appel de Fada N’Gourma, ont été installés, jeudi 9 octobre 2025, dans leurs fonctions.

La Cour d’appel de Fada N’Gourma a accueilli trois nouveaux magistrats dans ses rangs. Il s’agit de Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré, de Daouda Ouédraogo et de Yempabou Onadja, nommés, respectivement, vice-président, président de chambre et conseiller. Ils ont été installés, jeudi 9 octobre 2025, par le premier président de la juridiction, Fortuné Gaétan Zongo, au cours d’une audience solennelle conformément à la tradition judiciaire. Tous les trois ont derrière eux un parcours académique et professionnel riche, marqué par une ascension « impressionnante » au sein de la magistrature. En effet, le nouveau vice-président, Kiswendsida Fidèle Jean Rémi Compaoré, magistrat de grade exceptionnel, totalise 20 ans d’expériences dans l’administration judiciaire. Avant sa promotion, il exerçait les fonctions de président de chambre à la même Cour d’appel. Son promotionnaire Daouda Ouédraogo, également magistrat de grade exceptionnel et fort de 20 ans de service, quitte le Tribunal de grande instance (TGI) de Tenkodogo, où il était président, pour rejoindre la Cour d’appel de Fada N’Gourma. Quant à Yempabou Onadja, désormais conseiller, il occupait jusqu’à sa nomination le poste de président du TGI de Bogandé.

« Dîtes le droit avec équité, indépendance et humanité »

Le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, a exhorté les trois magistrats à « dire le droit avec équité, indépendance et humanité ».

Saluant la qualité du parcours des promus, le PG Compaoré a estimé que leur nomination n’est pas le fruit du hasard. « Depuis leurs débuts jusqu’à aujourd’hui, ils ont su conjuguer rigueur, impartialité et sens du devoir. Cette promotion est la juste reconnaissance de leurs compétences et de leur intégrité », a-t-il déclaré. Il a, toutefois, rappelé les nombreux défis auxquels fait face cette juridiction de second degré, chargée de réexaminer et de corriger les décisions rendues en première instance. « Vous devez, au quotidien, appliquer la loi avec rigueur dans le respect des droits de la défense et de la dignité humaine, accompagner les jeunes magistrats et collaborer étroitement avec le parquet général pour une justice crédible, efficace et apaisée », a conseillé le procureur général. En un mot, a-t-il dit, toute la chaine judiciaire et la nation burkinabè les exhorte à « dire le droit avec équité, indépendance et humanité ». Au nom des trois, Yempabou Onadja a exprimé sa gratitude à la hiérarchie pour la confiance placée en eux et a reconnu « la lourdeur et l’immensité » de la mission qui leur incombe. « Nous mesurons pleinement la responsabilité que nous venons d’endosser et nous nous engageons à donner le meilleur de nous-mêmes pour mériter cette confiance », a-t-il assuré. Avant de prononcer la formule d’installation et de lever l’audience, le premier président de la juridiction, Fortuné Gaétan Zongo, a donné acte au parquet général pour ses réquisitions et au greffe pour la lecture des textes réglementaires. Pour mémoire, la Cour d’appel de Fada N’Gourma couvre actuellement quatre régions : le Gourma, la Tapoa, la Sirba et le Nakambé, ainsi que huit provinces.

Joanny SOW

Bobo-Dioulasso : le Lieutenant-colonel Mamadou GO prend le commandement du 2e Groupement d’Incendie et de Secours

Le jeudi 09 octobre 2025 s’est tenue la cérémonie d’installation du Commandant du Deuxième Groupement d’Incendie et de Secours (GIS) de la Brigade Nationale de Sapeurs-Pompiers (BNSP) dans l’enceinte de la deuxième CIS à Bobo-Dioulasso.
Présidé par le Colonel Daba NAON, Commandant la BNSP, ce cérémonial militaire a permis d’installer le Lieutenant-colonel Mamadou GO dans ses nouvelles fonctions.

En effet, il a désormais la lourde tâche de commander ce GIS qui regroupe les Compagnies d’Incendie et de Secours des régions du Guiriko, du Tannounyan et du Djôrô. Le nouveau Commandant de Groupement a pris l’engagement de travailler avec ardeur, dévouement et loyauté afin de servir les populations.

La cérémonie a connu la présence effective de Madame le Gouveneur du Guiriko accompagnée des autorités militaires, paramilitaires, administratives, coutumières et religieuses.
En rappel, c’est le 06 février 2024, que les Groupements d’Incendie et de Secours ont été créés par décret présidentiel.

 

Brigade Nationale de Sapeurs Pompiers

Défense du territoire : le Président du Faso remet un nouveau lot de matériel pour renforcer les capacités opérationnelles de l’Armée

Le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, va procéder ce vendredi 10 octobre 2025, à la remise de matériel lourd de combat au ministère de la Défense et des Anciens Combattants dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la défense du territoire national.
Il s’agit de véhicules blindés et d’autres types de véhicules de combat acquis au profit des Forces armées nationales notamment du Bataillon d’artillerie de campagne et d’intervention rapide (BACIR) et du Bataillon blindé d’intervention rapide (BBIR).
Par cette remise de matériel militaire, le Chef de l’État renouvelle sa volonté ferme de
renforcer continuellement les capacités de l’Armée burkinabè et sa détermination à construire une Armée forte et opérationnelle qui garantisse la défense et la sécurité du pays face à toute menace, d’où qu’elle vienne.
Direction de la communication de la Présidence du Faso

Forum Galien Afrique 2025: Un rendez-vous incontournable pour la santé et l’innovation sur le continent

Le Réseau des médias Africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a organisé un webinaire avec Galien Africa le mercredi 8 octobre 2025 sur le Thème : Organisation du 8ème Forum Galien Afrique et du 5ème Prix Galien Afrique.

Le Forum Galien Afrique s’impose, au fil des années, comme une plateforme majeure de réflexion et d’action sur les enjeux de santé publique et de recherche sur le continent. À quelques semaines de sa 8ᵉ édition, prévue du 28 au 31 octobre à Dakar, les organisateurs et partenaires ont dévoilé les grandes lignes de cette rencontre axée sur la souveraineté sanitaire, un thème qualifié d’« impératif pour l’Afrique ». L’information a été donnée au cours d’un webinaire avec les journalistes membres du REMAPSEN le 8 octobre 2025. «Le Forum Galien Afrique permet aux Africains de penser, réfléchir et proposer des réformes adaptées à leurs réalités sanitaires », a déclaré la Présidente de Galien Africa, Pr Awa Marie Coll Seck. Elle a rappelé que l’initiative trouve son origine dans la Fondation Galien, basée à New York, qui vise à récompenser les innovations pharmaceutiques et médicales à travers le monde.

Créée à l’origine pour mettre en lumière les découvertes dans le domaine des médicaments et des vaccins, la Fondation a essaimé dans plusieurs pays avant que le Sénégal ne devienne le premier représentant du continent africain. « Nous avons voulu qu’en Afrique, le Forum prenne une dimension plus large, avec quatre jours de débats, contre une seule journée ailleurs », a expliqué le Pr Awa Marie Coll Seck. L’événement rassemble chaque année plus de 2 000 participants, dont 500 en présentiel.

Cette édition mettra l’accent sur plusieurs aspects : le leadership africain, le financement de la santé, mais aussi la recherche pharmaceutique et vaccinale, piliers d’une souveraineté encore fragile. « L’Afrique importe près de 70 % de ses médicaments et moins de 2 % de ses vaccins », a indiqué le Pr Awa Marie Coll Seck, qui a estimé que cette dépendance doit être réduite à travers une production locale renforcée.

Le forum réunira scientifiques, décideurs politiques, acteurs communautaires, partenaires techniques et financiers. L’Organisation mondiale de la santé, le CDC Afrique, l’Union africaine et l’Organisation ouest-africaine de la santé seront notamment représentés. Plusieurs personnalités, dont le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, sont attendues, en présentiel ou en visioconférence.

Pour le Dr John Nkengasong, Co-Président du Jury du Prix Galien Afrique, le Forum et le Prix Galien participent à positionner l’Afrique comme un acteur incontournable de la santé mondiale

 

Le Dr John Nkengasong, Co-Président du Jury du Prix Galien Afrique, virologue a salué l’esprit du Prix Galien, qu’il qualifie de « plus haute distinction africaine célébrant l’excellence et l’innovation dans les sciences de la vie et la santé publique ». Il a pour ce faire confier que cette distinction vise à mettre en lumière les solutions africaines face aux défis sanitaires du continent, tout en intégrant davantage l’Afrique au réseau mondial de la Fondation Galien.

Le prix, décerné à Dakar en marge du Forum, récompense plusieurs catégories : le meilleur produit pharmaceutique, la meilleure biotechnologie, la meilleure technologie médicale, la meilleure innovation en santé digitale et la meilleure thérapie traditionnelle africaine. « Ce prix reconnaît non seulement les innovations issues du continent, mais aussi la créativité et la résilience des chercheurs africains », a laissé entendre le Coprésident du Jury.

Wamini Micheline OUEDRAOGO

Initiative Faso Mêbo Les premiers responsables du Nakambé répondent avec 5 tonnes de ciment et 27 tonnes de sable

L’Amicale des premiers responsables des structures d’envergure régionale(APRESER) a remis 5 tonnes de ciment et 27 tonnes de sable à Faso Mêbo de la région du Nakambé, le jeudi 9 octobre 2025, à Tenkodogo.

La mobilisation pour soutenir l’Initiative présidentielle Faso Mêbo se poursuit dans la région du Nakambé. Le 9 octobre 2025, ce sont les directeurs régionaux et chefs de services de plusieurs structures publiques, conduits par le gouverneur de la région, le colonel Aboudou Karim Lamizana, qui ont apporté leur contribution à cette initiative présidentielle. Réunis autour de leur association, l’Amicale des premiers responsables des structures d’envergure régionale(APRESER), ils ont fait don de 5 tonnes de ciment et 27 tonnes de sable, d’une valeur d’environ 800 000 F CFA à Faso Mêbo. Ce geste, selon le gouverneur Lamizana, s’inscrit dans la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Le chef de l’Etat a lancé Faso Mebo et tout le monde adhère parce que chacun veut que sa région soit développée. Et aujourd’hui, nous sommes là pour cela », a-t-il expliqué. Le président de l’APRESER, Bourbila Pierre Silga, a indiqué que les premiers responsables de départements ministériels et des structures d’envergure ont été sensibles à l’appel du Chef de l’Etat. Il a confié que c’est une action qui va se poursuivre parce que chaque responsable, à son niveau, va mobiliser ses agents pour apporter leur partition à Faso Mèbo afin de construire le Burkina Faso. Le gouverneur du Nakambé a appelé chaque fils et fille de la région à emboiter le pas à APRESER. « Tout est fait pour nos enfants et petits-enfants et ce, pour que la ville soit belle », a-t-il conclu.

Anselme KAMBIRE

Manga: la douane saisit 1 320 bâtons d’explosifs et 8 000 unités de détonateurs

Le bureau frontalier de Zecco et la brigade mobile de Manga viennent de réaliser deux saisies majeures qui démontrent une fois de plus la vigilance et le professionnalisme des soldats de l’économie.

A Zecco, 290 colis de sachets plastiques, soit plus de 1,27 million d’unités, ont été interceptés, traduisant la détermination de la Douane à protéger l’environnement et à faire respecter l’interdiction d’importation de ces produits nocifs. A Manga, la brigade mobile a déjoué un trafic dangereux en saisissant 1 320 bâtons d’explosifs, 13 rouleaux de cordons détonants et 8 000 unités de détonateurs, dissimulés dans un camion en transit. Un acte fort dans la lutte contre l’insécurité et le terrorisme.

La brigade mobile a déjoué un trafic dangereux en saisissant 1 320 bâtons d’explosifs, 13 rouleaux de cordons détonants et 8 000 unités de détonateurs, dissimulés dans un camion en transit.

A l’issue de ces opérations, le directeur général des douanes, l’inspecteur divisionnaire, Yves Kafando, a salué la bravoure de ses Hommes : « Ces résultats illustrent le sens du devoir et de l’engagement patriotique de nos agents. La douane restera toujours debout pour protéger la Nation et defendre l’interét général». Ces saisies sont plus qu’un exploit : elles sont la preuve que la Douane burkinabè demeure un rempart vigilant au service de la sécurité, de l’environnement et de la souveraineté nationale.

La Douane: Honneur-Développement-Vigilance

SCRP/DGD

Le ministre des Affaires étrangères à propos de la délocalisation de la délivrance des visas américains: « Le Burkina restera une terre de dignité, pas une terre de déportation »

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, était au journal de 20 heures du jeudi 9 octobre 2025 de la télévision nationale pour donner des éclairages sur la suspension de la délivrance des visas par les Etats-Unis et sa délocalisation au Togo.

De certaines informations qui circulent sur les réseaux sociaux, on apprend que les citoyens burkinabè demandeurs de visa américain devront désormais se rendre à Lomé au Togo pour les formalités. Est-ce que vous confirmez ?

C’est avec surprise, effectivement, que nous avons reçu, ce soir même, une note verbale de l’ambassade des Etats-Unis à Ouagadougou, qui nous a confirmé, effectivement, cette rumeur, jusque-là, qui circulait sur les réseaux sociaux. Officiellement, la raison qui est consignée dans cette note verbale est que le Burkina Faso, au même titre que plusieurs autres pays africains, fait partie d’une liste d’Etats dont les ressortissants n’ont pas respecté les consignes en matière d’usage des visas. Il s’agit des visas touristes. Il s’agit des visas étudiants. Et donc, à ce titre, l’ambassade des Etats-Unis a été, on va le dire, diligentée pour prendre cette mesure de suspension temporaire de délivrance des visas touristes et visas étudiants à tous les Burkinabè qui seront désormais obligés de se rendre à leur ambassade, au Togo, pour se faire délivrer lesdits documents. La note verbale, dont copie est avec moi, précise également qu’il s’agira de reprendre, en fait, les procédures, non seulement d’inscription, mais de paiement pour se faire délivrer ces visas au niveau de l’ambassade des Etats-Unis, au Togo. Donc, ceci pour confirmer que ce qui était jusque-là considéré comme une rumeur a été confirmé par la représentation diplomatique des Etats-Unis ici, au Burkina Faso. J’ai invoqué ces raisons au titre de motifs officiels. Il se trouve que la note verbale que nous avons reçue comporte des suggestions et qui font référence à un accord que les Etats-Unis ont tenté de proposer à la partie burkinabè depuis que l’administration Trump a pris ses marques. Dès que cette administration a commencé, l’ambassade nous avait approchés pour nous faire cette proposition dans le cadre de la mise en œuvre de la politique migratoire des Américains.

Il s’agissait de quoi ?

Il s’agissait de proposer aux Etats africains qui le souhaitent, puisqu’ils sont dans une procédure d’identification et d’expulsion des ressortissants qui vivent aux Etats-Unis et qui ne sont pas à jour dans leur résidence, de les expulser. La proposition qui avait été faite, c’était de voir si le Burkina Faso, en dehors de nos propres ressortissants, était prêt à recevoir d’autres personnes qui seraient expulsées par les Etats-Unis. Naturellement, cette proposition que nous avions jugée en son temps indécente est totalement contraire à la valeur de dignité qui fait partie de l’essence même de la vision du capitaine Ibrahim Traoré. Nous avons dit que le Burkina Faso ne pouvait être cette destination.

Après cela, nous avons eu plusieurs rencontres, toujours dans le même sens, et on a compris qu’il tenait à ce que, cette mesure, nous puissions y accéder. A la faveur de l’adoption du décret portant gratuité des visas, ils sont encore revenus à la charge pour dire : « Nous voyons qu’il y a un esprit panafricain. Et puisque les visas sont gratuits, est-ce que vous êtes disposés à recevoir des ressortissants non Burkinabè, mais qui souhaiteraient se rendre au Burkina Faso ? ».

Notre réponse était assez claire. Tout ressortissant africain désirant se rendre au Burkina Faso en toute liberté, qui paye son billet est la bienvenue ici, au Faso. Il décide de lui-même. Il achète son billet. On lui donne le visa gratuit. Il peut venir au Burkina Faso. Des ressortissants qui sont sous les injonctions de choisir une destination parce que nous sommes un pays à visa gratuite, nous ne saurons être une destination de déportation. Cette vision était assez claire. Le Burkina Faso est une destination. Le Burkina Faso n’est pas une terre de déportation.

Et, nous avons précisé cela en disant que la décision du capitaine Ibrahim Traoré, qui a consisté à offrir l’hospitalité à tous les Africains, ne saurait être assimilée à une opportunité pour un pays tiers de se débarrasser de certaines populations que ce pays considère comme indésirables. Nous restons une terre d’accueil, une terre ouverte à tous les Africains tant qu’ils le souhaitent. Ils prennent la décision de venir en toute liberté. Rien qu’hier (ndrl : 8 octobre 2025), j’ai eu une audience avec l’ambassade des Etats-Unis, audience au cours de laquelle nous sommes encore revenus sur cette question.

Cela faisait la énième fois qu’on en discutait parce que lorsque j’étais à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, j’ai eu à échanger avec le sous-secrétaire d’Etat chargé de cette question, et qui est encore revenu sur l’opportunité de la gratuité des visas qu’il pouvait utiliser pour nous faire cette offre. Nous avons répété la même chose. Alors, il est curieux que ce soit à la confirmation, pour la énième fois de notre refus de recevoir des ressortissants indésirables, le fait de considérer notre pays comme une terre de déportation, ce qui est indigne et indécent, que ce soit seulement juste après que cette décision soit prise.

Donc, vous comprendrez avec moi que le lien est vite établi. S’agit-il d’une mesure de pression ? S’agit-il d’un chantage ? En tous les cas, il est important de préciser que dans la vision de la Révolution progressiste populaire, le Burkina Faso est une terre de dignité, et le Burkina Faso restera une terre de dignité, une destination, et non pas une terre de déportation.

Justement, nous avons appris la visite prochaine, en fin octobre, d’Afro descendants au Burkina. Est-ce que cette visite a un lien avec cette décision qui vient d’être prise par les autorités américaines ?

Je dirais clairement non. Et comme vous pouvez le savoir, nous avons été surpris de cette mesure qui est venue subitement après notre refus catégorique de recevoir des personnes qui sont jugées indésirables. Ce n’est pas pour les qualifier comme des personnes indésirables. C’est lié au fait que la politique actuelle du gouvernement en place, malheureusement, voit en chaque ressortissant étranger, un danger. Ce qui est très grave.

Et c’est ce que nous avons répété à la représentation américaine, que parmi ces gens, il y a beaucoup d’Africains, de Latinos américains, de non Américains qui résident là-bas, qui ont sacrifié leur vie et qui ont participé à la construction de la paix et à l’économie des Etats-Unis. Ils ont fait tout ce qu’il y a comme boulot. Ils ont vidé les égouts. Ils ont balayé les rues. Ils se sont occupés des personnes âgées dans les maisons de retraite. Ils ont travaillé dans tous les services pour offrir aux Américains une vie décente.

Ces gens sont aujourd’hui identifiés comme indésirables du fait qu’ils sont rentrés illégalement sur le territoire. C’est une mesure souveraine, certes. Mais, cette mesure ne peut être le motif principal pour juste identifier des destinations quelconques en Afrique et aller les déposer. Les Afro descendants qui souhaitent venir au Burkina Faso sont des frères et sœurs qui souhaitent renouer avec leur propre histoire, partir à leur propre rencontre. Ils ont vu au Burkina Faso une terre à laquelle, ils s’identifient. Ils viennent ici par amour et beaucoup d’entre eux souhaitent s’établir au Burkina.

Je dois préciser que beaucoup s’attendent à acquérir la nationalité burkinabè. Et, nous sommes en train de travailler à préparer ce séjour. Donc, ces gens viennent librement. Il ne s’agit pas de gens qui sont sous la contrainte de choisir une destination. A ne pas confondre. Et toute personne qui prendra la décision de venir librement, qui n’est pas obligée de rester dans un périmètre défini par un Etat tiers, de dire « vous êtes obligés de quitter. Maintenant, voilà une liste de pays parmi lesquels vous devez choisir votre destination ». Ces gens peuvent venir tranquillement ici.

Donc, c’est deux choses différentes. Et nous travaillerons toujours à rester une terre d’accueil pour toutes ces personnes. Nous ne sommes pas une terre de déportation. C’est assez clair. Et je rassure nos frères et sœurs Afro descendants qui planifient effectuer un séjour au Burkina Faso, qu’ils seront toujours chez eux ici et que nous prendrons les mesures pour qu’ils se sentent effectivement en Afrique, qu’ils se sentent sur une terre de dignité.

Au regard de cette décision des autorités américaines, comment vous entrevoyez la suite de la coopération entre le Burkina et les Etats-Unis ?

Le Burkina Faso a toujours été ouvert au dialogue. La donne nouvelle à travers la Révolution progressiste populaire aujourd’hui, c’est de mettre l’accent sur la dimension respect mutuel. Nous resterons en bonne relation avec tous les Etats qui nous respectent en tant qu’humains, avec tous les Etats qui respectent notre dignité. Naturellement, la mesure qui a été prise ne saurait nous laisser indifférents. En diplomatie, on parle de réciprocité.

Nous prendrons les mesures qu’il faut à la limite des mesures qui ont été prises par les autorités américaines sans pour autant compromettre l’amitié, la solidarité, la fraternité entre les peuples du Burkina Faso et les peuples américains. Parce qu’il ne faut pas faire d’amalgame. Il y a une sympathie entre des communautés, entre des populations qui veulent travailler ensemble, mais qui se trouvent souvent dans des espaces où l’autorité crée des limites ou des murs qui les séparent. C’est pour rassurer l’opinion publique que nous restions toujours une terre ouverte. Nous restons toujours un pays de dialogue, un pays qui souhaite établir et nourrir les relations avec tous les pays qui nous respectent.

Propos retranscris par la Rédaction

Grand meeting des sports traditionnels: c’est parti pour la Ire édition

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Le gouverneur de la région de Bankui, Pierre Bassinga, a procédé, hier 9 octobre 2025 à Dédougou, au lancement des activités de la Ire édition du grand meeting des sports traditionnels. Du 9 au 11 octobre, la lutte traditionnelle et le tir à l’arc réuniront lutteurs et archers de l’espace de l’Alliance des états du sahel (AES).

Dédougou, le chef-lieu de la région de Bankui, abrite, du 9 au 11 octobre prochain, la Ire édition du grand meeting des sports traditionnels. Deux disciplines, la lutte traditionnelle et le tir à l’arc, réuniront les athlètes venus du Niger, du Mali et bien entendu du Burkina Faso. Le gouverneur de la région hôte, Pierre Bassinga, a procédé, le 9 octobre dernier à la place des martyrs, au lancement de l’édition de 2025. En lutte traditionnelle, les lutteurs rivaliseront dans trois compétitions. La 1re subdivisée en trois, celle-ci est constituée de la pool jeune U17 (55 et 60kg), la catégorie dame (60 kg, 70kg et 85kg) et celle homme (66 kg, 76 kg et les +100 kg). La 2e compétition est ouverte à tout le monde à travers l’open.

La dernière compétition est réservée aux lutteurs de l’Alliance des pays du sahel (AES). Au total, ils seront 88 lutteurs nationaux et 10 étrangers dont 5 du Niger et 5 autres du Mali.

… et du tir à l’arc (en lunettes) de la Ire édition du grand meeting des sports traditionnels.

Le grand meeting des sports traditionnels c’est aussi le tir à l’arc. Cette Ire édition, par manque de tireurs du Niger et du Mali, mettra en compétition les archers burkinabè. Dans cette discipline, nous aurons la pool garçons U17 et celle adulte (hommes et dames) de +18 ans. Répartis dans 4 types de compétitions, nous aurons celle individuelle des jeunes aux nombres de 6 pour une distance de 10 mètres.

La compétition individuelle dame pour une distance de 15 mètres réunira 12 archers pour la compétition. Celle individuelle homme, avec 32 compétiteurs, se dispute sur une distance de 20 mètres. Enfin, la compétition individuelle, toutes catégories, réunira tous les archers pour une distance de 20 mètres. A l’issue de la cérémonie, le gouverneur de Bankui a salué le choix porté sur sa région. « Je souhaite que le Bankui reste et demeure la capitale mondiale des sports traditionnels », a laissé entendre Pierre Bassinga.

Promoteur de l’évènement, le Fond national pour la promotion du sport et des loisirs (FNPSL) par la voix de son premier responsable, le commandant Karim Souabo, a rappelé que depuis 2023, sa structure a reçu des instructions des autorités pour développer les sports traditionnels. « En plus de faire la promotion des sports traditionnels, nous avons invité nos deux pays frères pour montrer qu’il n’y pas de barrières et que nous avons les mêmes cultures », a-t-il rappelé.

 Ollo Aimé Césaire HIEN

Mara’CAN 11e édition : les Etalons au bercail avec le bronze

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Les Etalons maracaniers du Burkina Faso ont été accueillis chaleureusement à Ouagadougou, le mardi 7 octobre 2025, après avoir remporté la médaille de bronze de la 11e édition de la Coupe d’Afrique des nations de Maracana (Mara’CAN) en Guinée-Bissau. Cette performance leur assure également une place pour la Coupe du monde de Maracana qui aura lieu au Cameroun en 2026.

La 11e édition de la Coupe d’Afrique des nations de Maracana, (Mara’CAN) qui s’est déroulée du 29 septembre au 7 octobre 2025 en Guinée-Bissau, a tenu toutes ses promesses. Sur les dix nations engagées dans le tournoi masculin, c’est la Côte d’Ivoire qui a été sacrée championne d’Afrique. Malgré l’élimination en demi-finale face au Mali, la sélection burkinabè a su se remobiliser pour décrocher la troisième place du continent. En plus de cette médaille de bronze, les Etalons maracaniers obtiennent une qualification historique pour la prochaine Coupe du monde de Maracana, prévue au Cameroun en 2026.

A leur arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou dans l’après-midi du mardi 7 octobre 2025, la délégation burkinabè affichait un large sourire, signe de satisfaction malgré l’objectif manqué. Le premier vice-président de la Fédération burkinabè de Maracana et disciplines associées (FBMA), Koné Adama, a remercié les structures d’accompagnement : « La force de l’équipe, c’est la famille qu’on a pu mettre en place. Tous ces jeunes acteurs que vous voyez constitue une seule famille ». Il a ensuite exprimé sa gratitude envers le ministère en charge du sport et le Fonds national pour la promotion des sports et des loisirs dont le soutien a été crucial pour la participation au tournoi.

L’accent est désormais mis sur la préparation de la prochaine échéance mondiale. Revenant sur le match perdu contre le Mali en demi-finale, le capitaine de l’équipe, Souleymane Zemba, a souligné la nature rapide et exigeante du maracana : « Le maracana, c’est un jeu qui va très vite. Notre demi-finale s’est jouée sur des détails. Sinon, dans l’ensemble des matchs, vous verrez que, quand même, on s’est bien battu. » Pour Souleymane Zemba, l’objectif initial était de remporter le trophée après avoir déjà atteint le podium à deux reprises lors des éditions précédentes. Une ambition partagée par l’encadrement technique. De son côté, l’entraîneur de l’équipe, Traoré Drissa, a relativisé la performance tout en saluant l’effort de ses joueurs : « Le sport, c’est comme ça, il y a toujours un perdant et un gagnant. On a la 3e place et ce n’est pas démérité. »

Elysée NIKIEMA
(Stagiaire)

Cuba: l’ambassadeur Adams Medah remet les copies figurées de ses lettres de créance

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Manignan Roxane Adams Medah, nouvellement accrédité auprès de la République de Cuba, a été reçu au ministère des Relations extérieures de Cuba, le vendredi 3 octobre 2025, par Anayansi Rodriguez Camejo, vice-ministre des Relations extérieures du Cuba.

Cette démarche s’inscrit dans la procédure normale de prise de fonction du nouvel ambassadeur et constitue une occasion pour lui de remettre les copies figurées de ses lettres de créance. La cérémonie a permis de réaffirmer les liens d’amitié et de coopération qui unissent les deux pays. Les deux personnalités ont également discuté des perpectives pour renforcer les relations entre la République de Cuba et le Burkina Faso. Dans leurs échanges, la vice-ministre a évoqué la visite du ministre des Relations extérieures de Cuba à Ouagadougou en mars 2025.

Selon elle, cette visite constitue un signal fort de la bonne coopération qu’entretiennent les deux pays. Manignan Roxane Adams Medah a transmis à la vice-ministre, les salutations amicales et fraternelles de Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. Transmettant en retour les salutations du ministre des Relations extérieures de Cuba à son homologue burkinabè, la vice-ministre a souhaité à Manignan Roxane Adams Medah, une fructueuse mission. Par cet acte, l’ambassadeur du Burkina Faso en République de Cuba peut d’ores et déjà assumer ses fonctions en attendant la présentation des Lettres de créance.

DCRP/MAECR-BE