De la sincérité révolutionnaire !

Dans le contexte de guerre qui caractérise notre quotidien depuis une décennie, il n’y a pas de priorité qui transcende la cause nationale. Dans la lutte contre le terrorisme, il n’y a pas de raison qui dépasse celle de la survie de la Nation. C’est dire que l’on ne peut pas, au nom de la liberté d’expression, tout dire ou tout faire. Il y a des situations qui commandent que l’on se taise parfois pour mieux écouter et entendre le contexte qui gronde. Faire preuve de retenue ou de réserve, ce n’est ni un échec du droit à la parole ou à l’action ni un déni de la liberté de penser ou d’agir. Même dans la vie, on ne va pas à la chasse tambours battants ; on ne va pas en guerre contre un ennemi qu’on ne connaît pas en se chamaillant, en se contredisant à tout bout de champ. Parfois, le silence est plus communicant que le boucan. Le silence s’impose et appelle à la prudence, à la tempérance. Il y a des silences qui dérangent. Le silence est d’or !

En situation de crise, parler est un défi dans la mesure où une critique peut construire ou détruire. C’est un couteau à double tranchant qu’il faut savoir mettre dans le fourreau sans le planter dans la cuisse. Mais, comment parvenir à concilier les points de vue aussi contradictoires fussent-ils au nom de la Nation ? Comment chaque Burkinabè peut-il sacrifier une part de sacralité de sa liberté d’expression pour donner une chance à l’expression de la survie de la Nation ? Seul un compromis sincère peut nous amener à comprendre que la liberté d’expression n’est pas forcément l’expresse de la liberté. Il suffit de voir les titres et les angles de traitement de certains médias dit internationaux pour se rendre compte qu’au finish, il n’y a presque rien d’anodin.

La neutralité ou l’impartialité tant clamée n’est qu’une vue de l’esprit. Face à l’argent, l’équilibre tant prôné joue le yoyo sur la pente raide du funambule en laisse qui affabule son public. Finalement, ces médias « professionnels » avec agrafe « international » n’étaient que la voie du marionnettiste maître à démettre. Derrière la ligne éditoriale de ces médias, il y a comme une ligne de pèche qui tient en laisse l’ouvrier de la plume qui dit écrire pour la vérité, au nom de la même vérité. Mais, au nom de quelle vérité griffonnent-ils en passant sous silence les risques patents liés à un quatrième mandat pour saborder l’élan révolutionnaire des alliés insoumis ? Des titres apocalyptiques réservés aux « hérétiques » non-conformistes, au contenu mirobolant des articles commandés, la différence de traitement journalistique réside dans le traitement que les bénéficiaires des publireportages idylliques entendent consentir pour le « canard boiteux ».

Et dire qu’au nom de la démocratie, ces médias se faisaient grassement payer par l’argent du contribuable burkinabè. Les dernières révélations du capitaine-président sont éloquents. Le roi est vraiment nu ! C’est pourquoi il faut communiquer encore plus sur l’idéal du combat de titan enclenché par l’Alliance des Etats du Sahel (AES) contre l’impérialisme et ses médias de chantage d’un autre âge. Il faut vite renverser l’encrier de la plume qui se laisse dicter mot à mot les mots de son article de maux. Il faut aller vite vers la coordination et l’harmonisation du traitement de l’information au sein de l’AES et affirmer notre souveraineté en matière d’information. Un satellite de télécommunication AES serait un atout pour une grande autonomie en matière de communication et de diffusion d’informations. Toutes les implications liées à cette technologie doivent être pensées pour réduire au maximum les ingérences.

La communication, c’est aussi la visibilité et l’image qu’il faut donner à la Révolution. Il n’y a pas de révolution parfaite ; Quand on aime son pays, on s’engage à accepter les désagréments de la lutte pour sa survie. Une communication de proximité plus empathique pourrait rassurer même les contempteurs de la cause. Au-delà des armes qui crépitent au front, il faut aussi savoir viser avec précision les consciences avec la « sincérité révolutionnaire ». Il faut marquer les esprits avec des hauts faits patriotiques et toucher les cœurs avec l’amour inconditionnel pour ce pays. C’est dans ce sens que l’on
pourra conditionner les attitudes et changer les comportements et à ce moment-là qu’apparaîtra « l’albinos noir » en chaque Burkinabè. Le monde se bousculera à nos portes pour avoir la formule !

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Forum International « Investir au Burkina Faso » : capter des investissements structurants pour une nation prospère et souveraine

La Ire édition du forum international « Investir au Burkina Faso », s’est ouvert, le jeudi 9 octobre 2025 à Ouagadougou. Durant 48 heures, les participants vont explorer les pistes d’investissements au pays des Hommes intègres.

Les 9 et 10 octobre 2025 se tiennent le Forum « international investir au Burkina Faso » sur le thème : « Investissements structurants pour un Burkina Faso souverain », autour de plusieurs panels, conférences, rencontres B to B, B to C, tables rondes et réseautages. C’est le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Gnaniodem Serge Poda, qui
a présidé la cérémonie d’ouverture, jeudi 9 octobre 2025 à Ouagadougou. Le président
de l’Assemblé législative de Transition, Ousmane Bougouma, a représenté le Président du Faso, Ibrahim Traoré, patron de la Ire édition.

La République populaire de Chine est le pays invité d’honneur, avec le Mali, Niger, le Ghana et l’Inde comme pays invités spéciaux. Plus de 1000 investisseurs de 48 pays du monde entier prennent part à ce forum. Le ministre Poda a mentionné que le forum international « Investir au Burkina Faso » est unévénement majeur de dialogue économique, d’innovation technologique et de transformation structurelle, un cadre pour les acteurs publics et privés, nationaux et internationaux, de réfléchir, structurer et investir dans un avenir durable et profitable à tous, surtout dans une économie nationale performante.

L’investissement privé doit jouer un rôle d’accélérateur

La croissance économique du pays s’est accélérée pour atteindre 4,9% en 2024 contre 3% en 2023. « Sur la période 2025-2026, il est attendu de bonnes perspectives pour l’économie burkinabè, avec une croissance estimée à 6,3% en 2025 et 6,4% en 2026, dont les retombées seront profitables aux populations », a-t-il étayé. C’est pourquoi, selon lui, pour maintenir cette tendance, l’investissement privé doit jouer un rôle accélérateur aux côtés de l’investissement public, en phase avec la vision « bâtir une économie souveraine et résiliente basée sur la transformation industrielle endogène des matières ». Serge Poda a exhorté donc les acteurs du secteur privé, à être des artisans de la transformation nationale.

Le Président de l’Assemblée législative de Transition, Ousmane Bougouma, a déclaré que ce forum est une manière de réaffirmer que le Burkina demeure une terre de potentialités et d’opportunités énormes portée par l’intégrité, la détermination et la résilience de son peuple. Il a invité les investisseurs à investir au pays des Hommes intègres, car l’avenir s’annonce radieux. « Vous avez au Burkina Faso de nombreuses opportunités. Une jeunesse et une main d’œuvre interne et travailleuse, un dispositif légal
et réglementaire accueillant », a-t-il déclaré.

Il a confié que le président du Faso prêtera une attention particulière aux conclusions des travaux, car, c’est un forum important qui lui tient à cœur. Le conseiller économique par intérim de la République populaire de Chine, chargé d’affaires, Lu Shan, a affirmé que ces dernières années, les relations sino-burkinabè se sont développées rapidement, sous la direction stratégique des deux chefs d’Etat.

Depuis 2024, plus de 1 000 fonctionnaires burkinabè ont participé à des séminaires en Chine, couvrant des domaines tels que l’agriculture, l’énergie, le commerce, l’investissement, la culture, les sports, l’éducation, la santé et la sécurité. « De plus en plus, des entreprises chinoises viennent investir au Burkina »,
a-t-il révélé. Tout en félicitant le gouvernement burkinabè pour la réussite du forum, il lui
a exprimé ses sincères remerciements pour le privilège réservé à la Chine en tant que pays invité d’honneur.

Gbetcheni Constantin Bertrand KAMBIRE

Un bilan à mi-parcours du Plan d’action pour la stabilisation et le développement satisfaisant

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 09 octobre 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 21 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2024-1195/PRES/PM/MDAC/MCCAT/ MATM/MEF/MSECU/MAECRBE/MARAH/MTDPCE/MS/MICA/MEMC/MESRI/MEEA du 11 octobre 2024 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence burkinabè de l’énergie atomique (ABEA).
Ce décret vise à corriger les insuffisances constatées et à se conformer à la Loi organique n°002-2025/ALT du 07 mars 2025 portant organisation et fonctionnement de la Présidence du Faso.
Les innovations majeures de ce décret sont :
– le changement de la modalité de nomination du Président, des Conseillers techniques et des Chefs de département de l’ABEA désormais nommés par décret du Président du Faso ;
– la nomination du Chef de Cabinet par décret du Président du Faso ;
– l’harmonisation du rang des Chefs de département ;
– la création d’un Comité chargé de la mise en œuvre du programme électronucléaire par décret du Président du Faso.
L’adoption de ce décret permet à l’Agence burkinabè de l’énergie atomique de remplir efficacement ses missions.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2023-0580/PRES-TRANS/MATDS/ MEFP du 12 mai 2023 portant approbation des statuts particuliers de l’Institut supérieur d’études de protection civile (ISEPC).
La modification de ce décret vise à corriger les insuffisances constatées dans l’organisation et le fonctionnement de l’Institut supérieur d’études de protection civile.
Les innovations majeures du décret portent sur la création de la Direction de la communication, des relations publiques et du protocole, de la Direction de la coopération et de la recherche ainsi que du Contrôle interne.
L’adoption de ce décret permet à l’Institut supérieur d’études de protection civile de disposer d’un cadre règlementaire adapté en vue d’accomplir efficacement ses missions.

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES.
Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.
Le premier rapport est relatif au rapport à mi-parcours 2025 de la mise en œuvre de la Politique nationale de développement (PND).
Ce rapport fait le bilan à mi-parcours 2025 du Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PA-SD), principal instrument d’opérationnalisation de la Politique nationale de développement (PND). Il présente les résultats atteints au terme du premier semestre de l’année, identifie les difficultés rencontrées et esquisse des propositions en vue d’une meilleure exécution du Plan d’action au cours du dernier semestre.
Le taux d’exécution du PA-SD, à mi-parcours 2025, se situe à 46,98% en fin juin contre 39,82% à la même période en 2024, soit une amélioration de 7,2 points de pourcentage. Ce taux est jugé satisfaisant et augure d’un bon niveau d’exécution de la tranche annuelle si la dynamique actuelle se maintient.
Des acquis ont été enregistrés à travers chacun des 4 piliers du PA-SD soutenus par plusieurs initiatives engagées. Les niveaux de réalisation physique des actions sont de 46,31% pour le pilier 1 « lutter contre le terrorisme et restaurer l’intégrité territoriale », de 44,71% pour le pilier 2 « répondre à la crise humanitaire », de 47,41% pour le pilier 3 « refonder l’Etat et améliorer la gouvernance » et de 44,74% pour le pilier 4 « œuvrer à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale ».
Outre ces performances, des actions ont été identifiées dont la mise en œuvre devrait être accélérée afin d’accroitre, en fin d’année, le taux d’exécution global du PA-SD. Il s’agit entre autres, de la poursuite de la réinstallation des services de l’Etat dans les localités libérées de l’emprise des terroristes, de la mobilisation du foncier en vue de la reconfiguration urbaine, de l’accélération des travaux de construction d’infrastructures sociales, de production et de soutien ainsi que de la poursuite des réformes en matière de gouvernance.
Le Conseil félicite l’ensemble des acteurs pour les résultats engrangés dans la mise en œuvre du PA-SD. Il a, par ailleurs, instruit les départements ministériels de prendre les mesures nécessaires pour la mise en œuvre diligente des recommandations formulées.
Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation de perception de recettes relatives à la délivrance de titres d’accès aux salons officiels des aéroports internationaux de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.
L’innovation majeure du décret porte sur l’institution du paiement des droits de passage et d’utilisation des salons officiels des aéroports de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso par les usagers non prévus par l’arrêté n°2024-023/PM du 22 août 2024, fixant la liste des personnes autorisées à utiliser les salons officiels.

Les recettes identifiées sont relatives aux prestations suivantes :
– la délivrance d’une carte annuelle d’accès ;
– la délivrance d’une carte semestrielle d’accès ;
– la délivrance d’une carte trimestrielle d’accès ;
– la délivrance de l’autorisation spéciale par passage.
L’adoption de ce décret permet d’améliorer la part contributive des recettes de service au Budget de l’Etat et de relever la qualité des services offerts aux usagers des salons officiels.
Le troisième rapport est relatif à un projet de loi portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnances la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.
Cette loi d’habilitation vise à faciliter une mobilisation plus rapide et effective des ressources nécessaires
à l’exécution des projets et programmes de développement à travers la Loi de finances. Elle permettra au Gouvernement de ratifier les accords et conventions de financement par voie d’ordonnances pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2026.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de loi portant obligation pour les grandes entreprises de construire un siège au Burkina Faso.
Ce projet de loi s’inscrit en droite ligne des orientations stratégiques du Gouvernement burkinabè. Il permettra de doter le Burkina Faso d’un instrument juridique novateur, renforçant la souveraineté économique, améliorant la mobilisation des ressources fiscales et générant des bénéfices économiques et sociaux.
Cette mesure permettra au Burkina Faso d’engranger des résultats positifs en termes d’investissements immobiliers, de création d’emplois et de renforcement des recettes fiscales tout en garantissant le respect des standards de qualité architecturale et de durabilité environnementale.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté six (06) rapports.
Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Costa Rica auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Ana Elena Pinto LIZANO, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Costa Rica auprès du Burkina Faso, avec résidence à Paris, en France.
Le deuxième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Unie de Tanzanie auprès du Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Selestine Gervas KAKELE, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Unie de Tanzanie auprès du Burkina Faso avec résidence à Abuja, au Nigéria.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant nomination d’un Consul honoraire du Burkina Faso à Manille en République des Philippines.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Quennielyn Go Cua, en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Manille, République des Philippines.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant fin de fonction du Consul honoraire du Burkina Faso à Amman, Royaume Hachémite de Jordanie.
Monsieur Yousef ALAMRI a été nommé par décret n°2023-1343/PRES-TRANS/PM/MAECRBE/MEFP en date du 20 octobre 2023, Consul honoraire du Burkina Faso à Amman, Royaume Hachémite de Jordanie.
Conformément à la procédure en vigueur et afin de permettre à Monsieur Yousef ALAMRI d’exercer pleinement sa fonction de Consul honoraire, le ministère des Affaires étrangères de la Jordanie a été saisi pour la délivrance de l’exequatur.
En réponse à sa requête, le ministère des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a reçu la note verbale n°1007/19 en date du 12 août 2025 informant notre Ambassade au Caire que les autorités compétentes du Royaume Hachémite de Jordanie n’ont pas octroyé d’agrément pour la nomination de Monsieur Yousef ALAMRI, en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Amman.
Par conséquent, le Gouvernement jordanien sollicite du Gouvernement burkinabè la proposition d’une autre candidature pour le poste de Consul honoraire.
L’adoption de ce décret consacre la fin de fonction de Monsieur Yousef ALAMRI en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Amman, Royaume Hachémite de Jordanie, conformément au décret n°2024-0453/PRES-TRANS/PM/MAECRBE/MEFP du 17 avril 2024 portant règlementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et de l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.
Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant ouverture d’un Consulat honoraire du Burkina Faso à Dar Es Salam, en République Unie de Tanzanie.
Pays riverain de l’océan indien, la Tanzanie est une porte d’entrée pour le commerce régional en Afrique de l’Est et centrale. Ce pays qui abrite une importante communauté burkinabè, dispose de fortes potentialités touristiques et d’une bonne expertise dans le secteur agricole ainsi que d’une stratégie nationale de santé numérique qui pourraient profiter à notre pays.
Dar Es Salam, la capitale économique, est la plus grande ville de la Tanzanie. De nombreux compatriotes y vivent en majorité des fonctionnaires internationaux et des Burkinabè évoluant dans les domaines du commerce et du tourisme.
L’ouverture de ce consulat permettra une meilleure protection et assistance de nos ressortissants et à notre pays de bénéficier des nombreuses potentialités de la Tanzanie.
L’adoption de ce décret permet l’ouverture d’un Consulat honoraire du Burkina Faso à Dar Es Salam, en République Unie de Tanzanie, conformément au décret n°2024-0453/PRES-TRANS/PM/MAECRBE/ MEFP du 17 avril 2024 portant règlementation de l’ouverture des postes consulaires honoraires et de l’exercice de la fonction de Consul honoraire du Burkina Faso à l’étranger.
Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant nomination d’un Consul honoraire du Burkina Faso à Dar Es Salam, en République Unie de Tanzanie.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Assogba Windpanga Abdoul Kader OUEDRAOGO, en qualité de Consul honoraire du Burkina Faso à Dar Es Salam, République Unie de Tanzanie.

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE
Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de l’Institut DEEN KANU.
Créé en juillet 2025, l’Institut DEEN KANU est issu de la fusion de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) et de la Maison de l’enfance André DUPONT de Orodara (MEADO). Pour son opérationnalisation, il est nécessaire de le doter de statuts particuliers.
L’adoption de ce décret permet à l’Institut DEEN KANU de disposer de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2025-1186/PF/PRIM/MEF du 16 septembre 2025 portant création de l’Institut DEEN KANU.
I.6. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté un décret portant adoption de pupilles de la Nation burkinabè.
Ce décret vise à permettre l’adoption en qualité de pupille de la Nation, de cent soixante-quatre (164) enfants mineurs des Forces armées nationales, des Forces de sécurité intérieure, des Volontaires pour la défense de la Patrie et d’un agent de santé tombés au champ d’honneur ou blessés suite à des attaques terroristes.
L’adoption de ce décret permet à ces enfants mineurs, de bénéficier de la qualité de pupille de la Nation, conformément à la loi n°003-2022/ALT du 10 juin 2022 portant statut de pupille de la Nation.

I.7. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un rapport relatif au retrait et autorisation de retrait sans indemnisation ni dédommagement de titres miniers détenus par OUEDRAOGO Mahanmoudou, Salma International SARL, Salma Mining SA et Mining International Service SARL.
Les services compétents ont établi que Monsieur OUEDRAOGO Mahanmoudou, Salma International SARL, Salma Mining SA et Mining International Service SARL, identifiés comme personnes physique ou morale sont poursuivies et ont été inculpées par le juge d’instruction du Tribunal de grande instance Ouaga 1 pour des faits de vente de parcelles nues lors d’une opération de promotion immobilière, d’abus de biens sociaux, de soustraction frauduleuse à l’impôt, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
Le retrait de ces titres miniers est conforme à la loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina Faso qui dispose entre autres, que les personnes physiques ou morales reconnues coupables ou faisant l’objet de poursuites pour fraude ou blanchiment de capitaux ne peuvent être détenteurs de titre minier.
Les sites miniers desdites sociétés seront exploités par la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB).
Le Conseil a décidé des retraits sans indemnisation ni dédommagement des titres miniers détenus par OUEDRAOGO Mahanmoudou, Salma International SARL, Salma Mining SA et Mining International Service SARL conformément aux dispositions de la Loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024 portant Code minier du Burkina.

II. COMMUNICATIONS ORALES
II.1. Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil deux (02) communications :
La première communication fait le bilan de la participation du Burkina Faso au séminaire de formation sur la gestion des investissements et du financement de la construction des infrastructures ferroviaires pour les pays en développement, tenu du 9 au 22 juillet 2025 à Chengdu, en République populaire de Chine.
Organisé par le ministère chinois du Commerce, ce séminaire visait notamment l’acquisition par les participants d’une compréhension approfondie des mécanismes d’investissement et de financement des infrastructures ferroviaires selon le modèle chinois. Il a également permis de s’informer sur les outils de gestion des risques, les modèles de gestion couvrant l’ensemble du cycle de vie des projets ferroviaires, ainsi que sur les solutions d’intégration régionale.
La participation de notre pays à ce séminaire a permis de mieux comprendre l’expérience chinoise en matière de développement et de gestion des infrastructures ferroviaires, d’identifier les opportunités à exploiter et les contraintes à anticiper dans la mise en œuvre de futurs projets ferroviaires au Burkina Faso.
La seconde communication fait le compte rendu de la participation du Burkina Faso au séminaire sur la promotion du commerce pour le Burkina Faso en République populaire de Chine tenu du 1er au 21 août 2025.
Ce séminaire a permis de renforcer les capacités techniques des participants en matière de promotion du commerce et de mieux appréhender l’expérience de la République populaire de Chine en la matière.
En perspective, des voies de renforcement de la coopération avec les ministères et institutions chinois en charge de la promotion du commerce et de l’investissement pourraient être explorées pour des échanges techniques et des partages d’expériences.
II.2. Le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la première édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC), tenue du 31 juillet au 3 août 2025 au Centre international de conférences de Bamako.
Placé sous le thème : « Habitat durable, culture et innovation : approche architecturale du développement durable au Mali, rôle des professionnels face aux enjeux climatiques et économiques contemporains », ce salon a été principalement ponctué par des sessions plénière et thématique, des panels-ateliers et des tables rondes. La session thématique a permis aux trois (3) ministres chargés de l’urbanisme et de la construction des pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) d’échanger sur les politiques publiques, les législations urbaines et normes de construction durable dans l’espace confédéral.
A l’issue des échanges, des recommandations ont notamment été formulées sur :
– le renforcement de la gouvernance du secteur par des politiques publiques claires, une meilleure planification et l’harmonisation des textes dans l’espace AES ;
– la création d’une école d’architecture dans la zone AES, la formation continue et la valorisation des savoirs locaux ;
– la collaboration entre acteurs publics et privés, la participation des populations et l’inclusion sociale à travers des logements adaptés et accessibles ;
– la création d’un salon africain de la construction itinérant ainsi que l’ouverture des concours d’architecture aux architectes de l’espace AES.
II.3. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la première édition du Forum national de la recherche scientifique et de l’innovation technologique (FNRSIT) tenu du 22 au 24 septembre 2025 à Niamey, en République du Niger.
Placé sous le thème « Défis de souveraineté nationale : contribution de la recherche scientifique et de l’innovation technologique pour des solutions durables », ce forum a réuni décideurs, chercheurs, enseignants-chercheurs, acteurs du monde rural et partenaires autour de la valorisation de la science et de l’innovation technologique.
La délégation burkinabè a pu s’imprégner des résultats de recherche et discuté des opportunités de collaboration sur des thèmes fédérateurs et pertinents de recherche pour le développement dans l’espace confédéral. Elle a également réaffirmé l’engagement du Burkina Faso à renforcer la coopération en matière de recherche avec les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES).
Le ministre burkinabè chargé de la recherche et de l’innovation a saisi l’occasion pour inviter le Mali, le Niger et le Togo à prendre part à la quinzième édition du Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) prévue du 22 au 26 octobre 2026 à Ouagadougou.

III. NOMINATIONS
III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A. AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Tidiane KABORE, Mle 58 770 S, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller spécial chargé des questions fiscales et juridiques ;
– Monsieur Ousmane Omar BARRY, Mle 111 310 J, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Conseiller spécial chargé du secteur privé ;
– Monsieur Joanny OUATTARA, Mle 112 423 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des marchés publics.

B. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
– Monsieur Ousmane SINARE, Officier pharmacien des forces armées nationale est nommé Directeur général de la Caisse d’assurance maladies des armées (CAMA).

C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
– Monsieur Justin Omer BALIMA, Mle 59 709 N, Administrateur civil, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Responsable du programme budgétaire 015 « Etat civil » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général de la modernisation de l’Etat civil ;
– Monsieur Dâhoud OUEDRAOGO, Mle 247 538 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la législation et de la formation à la Direction générale de la modernisation de l’Etat civil ;
– Madame Rasmata Nakia GALBANE, Mle 260 194 H, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice de l’informatisation et de la sécurisation des documents d’Etat civil à la Direction générale de la modernisation de l’Etat civil ;
– Monsieur Wendpanga Dominique BANDAOGO, Mle 104 420 L, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur du registre national de la population à la Direction générale de la modernisation de l’Etat civil ;
– Madame Maïmouna RAMDE/OUEDRAOGO, Mle 77 757 H, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommée Directrice du suivi des centres d’Etat civil et des juridictions à la Direction générale de la modernisation de l’Etat civil ;
– Madame Anicha Adelaïde Alimatou KADIOGO, Mle 265 870 A, Ingénieur en transport, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice du transport maritime, rural, fluvial et de la facilitation du transit ;
– Madame Béninwendé Léa Monique OUEDRAOGO, Mle 326 917 L, Attachée en études et analyses, option droit, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice de la législation et des transports routier et ferroviaire ;
– Monsieur Aboubacar Sidy Mohamed BAHIKORO, Mle 260 667 L, Commissaire principale de police catégorie I, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des systèmes de gestion des titres de transports ;
– Monsieur Baowendmanégré ZOUNGRANA, Mle 248 615 L, Ingénieur en transports, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la circulation routière et de la normalisation.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

  • Monsieur Maoloud ZOUBGA, Mle 117 233 T, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, grade intermédiaire, 5e échelon, est nommé Chargé de mission à la Direction générale des douanes ;
  • Madame Aminata ZOUNGO, Mle 119 314 S, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Directrice générale des études et des statistiques ;
  • Monsieur Yidjodan Antoine ZIBA, Mle 111 095 V, Inspecteur du trésor 1ère classe,10e échelon, est nommé Membre de la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;
  • Monsieur Abou SIRI, Mle 43 137 W, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières ;
  • Monsieur Tégawendé André ZAGRE, Mle 51 956 H, Inspecteur divisionnaire des douanes, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la surveillance du territoire ;
  • Monsieur Robert KONTOGOM, Mle 51 965 F, Inspecteur divisionnaire des douanes catégorie 1A, 3e grade, 3e échelon, est nommé Chargé de mission à la Direction générale des douanes ;
  • Monsieur Mikaïlou DIARRA, Mle 49 370 S, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, 3e grade, 4e échelon, est nommé Chargé de mission à la Direction générale des douanes ;
  • Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 37 37 105 C, Ingénieur statisticien économiste, catégorie 1A, 9e échelon, est nommé Chargé de mission ;
  • Monsieur William Alassane KABORE, Mle 49 364 X, Inspecteur des douanes, catégorie 1A, classe exceptionnelle, 1er échelon, est nommé Chargé de mission à la Direction générale des douanes ;
  • Monsieur Somozéma Hilaire KY, Mle 51 936 E, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, grade terminal, 1er échelon, est nommé Directeur des enquêtes douanières ;
  • Monsieur Nouhoun DIALLO, Mle 49 332 M, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, grade terminal, 2e échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information de la Direction générale des douanes ;
  • Monsieur Valentin BATIONO, Mle 49 388 W, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie 1A, 5e échelon, est nommé, Directeur régional des douanes du Yaadga ;
  • Monsieur Dominique WANGRAWA, Mle 51 937 G, Inspecteur principal des douanes, catégorie 1A, classe intermédiaire, 5e échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Guiriko.

E. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
– Monsieur Harouna DEME, Mle 228 758 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE
– Monsieur Bénéwindé SANKARA, Mle 119 404 P, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3e grade, 4e échelon, est nommé Directeur de la police des frontières ;
– Monsieur Alidou ZOROM, Mle 35 003 G, Inspecteur de l’enseignement du 1er degré, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Secrétaire général de l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM).
G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE
– Madame Hidnibba Kawendbem Francine OUEDRAOGO / DOUAMBA, Mle 53 443 R, Médecin spécialiste de santé publique, catégorie PA, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Conseiller technique ;
– Monsieur Fousseni OUEDRAOGO, Mle 51 721 C, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Madame Salimata ROMBA/CONOMBO, Mle 108 582 V, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 7e échelon, est nommée Conseiller technique ;
– Madame Djénéba OUEDRAOGO, Mle 130 387 Y, Magistrat, catègorie P5, grade exceptionnel, 1er échelon, est nommée Conseiller technique ;
– Monsieur Ollo stéphane Gilles César KAMBOU, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ;
– Monsieur Abdoul Karim TIENDREBEOGO, Mle 47 774 V, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Madame Mariama Sylviane ZONGO/SAVADOGO, Mle 89 480 T, Attaché d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Chargé de mission ;
– Monsieur Guétaouindé Livingstone SABA, Mle 220 405 N, Conseiller en promotion du genre, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Issaka TAPSOBA, Mle 53 526 L, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, 1ère classe, 11e échelon est nommé Chargé de mission.
– Monsieur Boureima de Salam OUEDRAOGO, Mle 32 500 B, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Issaka PAMTAM, Mle 53 487 R, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Madame Managdébwaogo Pauline KABORE, Mle 265 733 A, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Chargé de mission ;
– Monsieur Somè SAGNON, Mle 53 477 E, Inspecteur d’éducation spécialisée, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Madame Kadidiata DEMBELE/BICKO, Mle 92 518 V, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Chargé de mission ;
– Monsieur Aboubakar Sidiki BORO, Mle 78 900 L, Sociologue, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Madame Timpoko Alphonsine SAWADOGO/ OUEDRAOGO, Mle 35 804 R, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 12e échelon, est nommée Chargé de mission.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
– Madame Ledie Charlotte BAZIOMO, Mle 113 330 D, Inspecteur de sécurité pénitentiaire, catégorie 1, 2e échelon, est nommée Directrice des ressources humaines à l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire.

I. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE
– Madame Alizéta KABORE/DIALLO, Mle 49 444 J, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 11e échelon, est nommée Inspecteur technique des services de santé ;
– Monsieur Bassidou SARE, Mle 49 443 V, Administrateur des services de santé, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique ;
– Monsieur Hubert BAYALA, Mle 55 902 A, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1er grade, 9e échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo ;
– Monsieur Dramane ZINA, Mle 86 658 D, Administrateur des hôpitaux et des services de santé, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) SANOU SOURO.

J. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
– Monsieur Adama SABA, Mle 200 571 C, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Moussa BAKO, Officier, est nommé Directeur général de la Société FASO-YAAR ;
– Monsieur Sy Adama TRAORE, Mle 280 443 U, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du commerce intérieur et de la promotion des produits locaux ;
– Monsieur Modou DANGO, Mle 200 556 J, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur des infrastructures marchandes et multimodales ;
– Monsieur Ahamadou KOUDOUGOU, Mle 238 363 C, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la prospective et de l’approvisionnement en hydrocarbures.

K. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT
– Madame Hélène Kipsa LEMA, Mle 96 682 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;
– Monsieur Sayba DINDANE, Mle 92 844 X, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Nicolas KINI, Mle 92 923 V, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Oumarou DAO, Mle 110 007 U, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des infrastructures maritimes, aéroportuaires et ferroviaire à la Direction générale des infrastructures de transport ;
– Monsieur Inoussa BARRY, Mle 266 091 S, Ingénieur en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur des études en régie à la Direction générale de la normalisation et des études techniques ;
– Monsieur Saga SIA, Mle 239 802 S, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de l’entretien des infrastructures ferroviaires, aéroportuaire et maritimes à la Direction générale de l’entretien des infrastructures de transport.

L. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Monsieur Dasmané MOGMENGA, Mle 50 395 M, Inspecteur de l’éducation de la petite enfance, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Chargé de mission ;
– Monsieur Lucien HIEN, Mle 53 508 B, Inspecteur de l’éducation de la petite enfance, 2e classe, 8e échelon, est nommé Directeur général adjoint de l’accès à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primaire ;
– Monsieur Céné GANEMTORE, Mle 50 585 U, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur des curricula, programmes et des référentiels du préscolaire et du primaire ;
– Monsieur Yacouba THIOMBIANO, Mle 80 013 G, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Goulmou ;
– Madame Marièta KABORE/ ZOUNGRANA, Mle 34 188 Z, Inspectrice de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 12e échelon, est nommée Directrice provinciale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle de Bassitenga ;
– Monsieur Ahadi IDANI, Mle 79 732 P, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Gourma ;
– Monsieur Faustin SANON, Mle 45 405 D, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Kénédougou ;
– Monsieur M’balawendé François TARAMA, Mle 55 688 V, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Koulpélogo ;
– Monsieur Frédéric Nindamou YEHOUN, Mle 39 756 B, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle de la Kossi ;
– Monsieur Dominique DIPAMA, Mle 50 368 C, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Zoundwéogo.

M. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Abdallah Pathé SANGARE, Mle 229 854 J, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Monsieur Abdramane KOANDA, Mle 210 172 M, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Université Norbert ZONGO.

N. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
– Monsieur Vouhoun TAMINI, Mle 204 604 P, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur général de Burkina YIN-WISGR META (BYM).

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques ;
– de l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des relations avec les institutions ;
– du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement ;
– de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement.

A. MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Jean-Baptiste ZONGO, Mle 216 302 Y, Ingénieur du génie rural, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement au Conseil d’administration de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de la garde de sécurité pénitentiaire (ENGSP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENSEIGNANTS PERMANENTS DE L’ECOLE NATIONALE DE LA GARDE DE SECURITE PENITENTIAIRE
– Monsieur Sidi Mohamed SANA, Mle 110 114 J, Inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’ECOLE NATIONALE DE LA GARDE DE SECURITE PENITENTIAIRE
– Madame Ledie Charlotte BAZIOMO, Mle 112 330 D, Inspecteur de sécurité pénitentiaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES DE L’ECOLE NATIONALE DE LA GARDE DE SECURITE PENITENTIAIRE
– Monsieur Paul Hida PARE, Mle 112 944 E, Elève Inspecteur de sécurité pénitentiaire, pour la durée de son mandat de Délégué général.

C. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Kassoum OUATTARA, Technicien en génie civil, Administrateur représentant le Syndicat national des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (SNEBTP) au Conseil d’administration du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP) pour un premier mandat de trois (03) ans.

D. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Amidou OUEDRAOGO, Mle 111 138 L, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Commercialisation de la cigarette au Burkina Faso: une solution électronique pour lutter contre la fraude

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La société SIRI PRODUITS ET COMPAGNIE, spécialisée dans la fabrication de cigarettes de diverses marques, a lancé le mardi 7 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, son premier paquet de cigarettes avec les stickers du nouveau système sécurisé de traçabilité et d’authentification des produits du tabac au Burkina Faso, SMAT, adopté par le gouvernement. Ce dispositif vise à lutter contre la fraude de la cigarette et à protéger la santé des populations.

Dans la dynamique de modernisation et de sécurisation du secteur du tabac, et conformément aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la lutte antitabac, le gouvernement, après une décennie de mise en œuvre d’un premier système, a adopté un dispositif novateur. Ce dispositif vise, selon ses concepteurs, à renforcer la transparence, à protéger la santé publique et à lutter efficacement contre le commerce illicite des produits du tabac sur le territoire national.

C’est dans cette dynamique que la société KAPEO SA a mis en œuvre un nouveau système de marquage, d’authentification, de suivi et de traçabilité des produits du tabac et de nouveaux produits du tabac fabriqués au Burkina Faso ou importés, SMAT. Ce nouveau système est implémenté à l’usine de fabrication de cigarettes à Bobo détenue par la société SIRI PRODUITS ET COMPAGNIE. Son lancement officiel a eu lieu, le mardi 7 octobre 2025, au sein de cette usine en présence de plusieurs acteurs du monde économique de la région du Guiriko.

A l’occasion, le promoteur de la société KAPEO SA, Rabin Goro, a invité les industries manufacturières et les importateurs de cigarettes à emboiter le pas à SIRI PRODUITS ET COMPAGNIE en adoptant la nouvelle solution technologique. « Aujourd’hui, nous franchissons une étape importante dans cette mise en œuvre, et c’est avec fierté et satisfaction que nous constatons l’effectivité du système au sein de l’unité de production de la société SIRI PRODUITS ET COMPAGNIE.

Cette dernière s’érige ainsi en première unité de production à se conformer au décret », a indiqué M. Goro. A ce titre, le promoteur de la société KAPEO a salué l’engagement de SIRI PRODUITS ET COMPAGNIE. Il a aussi les autres acteurs de l’industrie du tabac à emboîter le pas de SIRI PRODUITS ET COMPAGNIE. Pour lui, SMAT n’est pas seulement une
solution technologique, il est un instrument au service de la transparence, de la justice économique, et de la santé de la population.

En somme, le SMAT de l’avis de M. Goro, a pour objectif notamment de lutter contre le commerce illicite des produits du tabac, d’améliorer les recettes fiscales et de permettre de réduire le taux de ventes illégales, actuellement estimé à 35 %, à moins de 5 % d’ici cinq ans, tout en assurant une traçabilité complète des produits depuis la production jusqu’au point de vente. Il a invité tous ceux qui sont dans le domaine du tabac à s’assurer
de l’apposition des stickers sécurisés sur leurs produits avant de les commercialiser ou de les consommer.

La directrice générale de SIRI PRODUITS ET COMPAGNIE, Nemouna Sawadogo, a exprimé sa fierté d’être la première entreprise à se conformer à la réglementation. « Cette étape cruciale renforce la confiance des consommateurs et traduit notre engagement à accom-pagner l’Etat dans sa politique de lutte contre la fraude »,
a-t-elle laissé entendre. Elle a remercié les partenaires techniques et les servi-
ces de l’Etat pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de ce nouveau système.

Adaman DRABO

Nouveau code minier: les contours expliqués aux acteurs des Tannouyan

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, à travers la direction générale du cadastre minier, a organisé les 6 et 7 octobre 2025 à Banfora, un atelier de sensibilisation sur le processus de gestion des titres miniers et le mécanisme de perception et répartition des taxes superficiaires. Cet atelier a eu pour cible, les autorités locales et les personnes ressources des provinces de la Comoé et de la Léraba.

Les acteurs des collectivités territoriales de la région des Tannounyan étaient à l’école du nouveau Code minier du Burkina Faso, les 6 et 7 octobre 2025 à Banfora. C’était à l’occasion d’un atelier organisé à leur intention par le ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières, à travers la Direction générale du cadastre minier. A s’en tenir au gouverneur de la région, Badabouè Florent Bazié, les participants venus de la Comoé et de la Léraba ont été imprégnés de tout ce qui doit se faire en matière d’activités minières.

Pour ce faire, il leur a été expliqué entre autres, le rôle des collectivités territoriales dans le processus d’octroi des autorisations d’exploitation artisanale de mines et de carrières, le Code minier de 2024 et ses textes d’application, ainsi, que la fixation des taxes et redevances minières. Pour lui, il était nécessaire que tous les acteurs régionaux en lien avec le domaine minier soient au même niveau de compréhension afin de garantir une exploitation convenable des ressources minières qui profite aux communautés.

« Il s’agit pour les collectivités locales de vraiment cerner la législation et la réglementation dans ce domaine », a laissé entendre le gouverneur Bazié. Assista Sigué est la directrice de la règlementation et de la liquidation au niveau de la direction générale du cadastre minier. La direction, a-t-elle expliqué d’entrée, est la structure du ministère, chargée du traitement des dossiers de titres miniers. « Tout ce qui se rapporte aux demandes de titres miniers et aux transactions sur les titres miniers est déposé au niveau de la direction générale du cadastre minier pour le traitement », a-t-elle fait comprendre.

Un rôle majeur à jouer

Mme Sigué a précisé que l’atelier vise à présenter la réglementation minière en matière de gestion des titres miniers aux participants et échanger avec eux sur leur rôle dans cette gestion. « Aucune activité ne devrait se mener sans un titre minier », a-t-elle affirmé. Elle a en outre confié que les acteurs invités à cette rencontre ont un rôle majeur à jouer dans la délivrance de certains titres, où ils sont appelés à donner des avis qui éclairent le ministère des Mines dans l’issue à donner aux dossiers à traiter.

Ainsi, Assita Sigué a invité ces autorités des collectivités à davantage de collaboration avec l’administration des mines. De son point de vue, l’avènement des directions régionales des mines rapproche le ministère aux collectivités territoriales. Pour le directeur régional de l’Energie, des Mines et des Carrières des Tannounyan, Hamed Diarra, cet atelier vient
à point nommé. Il a laissé entendre que les acteurs des collectivités territoriales qui sont des acteurs terrain ignoraient beaucoup sur la réglementation minière. Sa direction qui a été installée en février 2025, à l’en croire, a beaucoup de défis à relever.

« Avec la situation sécuritaire qui s’est améliorée actuellement, plusieurs orpailleurs se sont rués vers l’or sans autorisation. Ce qui fait qu’il y avait nécessité d’installer une direction régio-nale afin de surveiller et encadrer ce domaine », a-t-il évoqué comme exemple. Du reste, M. Diarra s’est réjoui de savoir que de nombreux acteurs sont au courant de la direction régionale et viennent à l’information, pour en savoir plus sur les nouveaux textes. Aussi, a-t-il fait savoir, les nouveaux textes prévoient le regroupement des artisans miniers en coopératives pour travailler en toute légalité.

Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne: la gendarmerie sensibilise les scolaires

Dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, le Chef d’état-major de la Gendarmerie nationale (CEMGN), le colonel Kouagri Natama, a lancé l’opération montée des couleurs et de sensibilisation des scolaires, le jeudi 9 octobre 2025, au lycée Nelson-Mandela, à Ouagadougou.

La Gendarmerie nationale va jouer sa partition dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JNEPP), conformément à la vision du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Pour booster le civisme et le patriotisme en milieu scolaire, le chef d’état-major de la Gendarmerie nationale (CEMGN), le colonel Kouagri Natama, a instruit toute son institution dans les différentes positions des services déconcentrés de procéder à des cérémonies de montée des couleurs au profit des élèves dans plusieurs établissements d’enseignement primaire et secondaire sur l’ensemble du territoire national.

Ces cérémonies solennelles sont à chaque fois suivies d’un message sensibilisateur à l’endroit des élèves. Pour le CEMGN, la cérémonie s’inscrit dans le cadre de la seconde phase de la IIe édition des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, instituées par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le but de raviver chez les Burkinabè, les valeurs fondamentales de patriotisme, d’intégrité et de citoyenneté responsable. Selon ses explications, ces journées visent à consolider les bases de la Nation burkinabè, à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

« Plus concrètement, il s’agit pour chaque Burkinabè, durant cette période, de poser des actes simples tels que : planter un arbre, contribuer à l’effort de paix, s’engager comme VDP, accomplir consciencieusement ses tâches d’agent public, protéger et respecter les biens publics, payer ses impôts, respecter le code de la route (…) », a indiqué le patron de la gendarmerie nationale. Aussi, l’officier supérieur de la gendarmerie a rappelé que le Burkina est résolument engagé dans la Révolution Populaire Progressiste qui trouve ses fondements dans des principes de civisme, de citoyenneté responsable, de patriotisme, de cohésion sociale et de la paix.

Selon lui, il s’agit également de mobiliser les citoyens autour d’un projet de société fondé sur la responsabilité collective et l’engagement patriotique. Expliquant la vision de cette Révolution aux scolaires, le colonel Natama a demandé aux apprenants d’être des élèves modèles, des citoyens exemplaires. Et cela, a-t-il précisé, commence par le respect des consignes de l’autorité (lois, règlements intérieurs…), des symboles de la Nation (drapeau, armoiries…), des biens publics (tables-bancs, armoires, salles de classes…), des règles en matière de circulation routière (le port des casques, les feux tricolores ; panneaux de circulations…), de l’assiduité aux cours et du don de soi dans les devoirs et exercices etc. « Vous devez bannir des comportements comme la consommation de drogues et de stupéfiants, d’alcool entre autres », a conseillé le CEMGN, en plus d’inviter les élèves à l’ordre, la discipline et le travail.

Wanlé Gérard COULIBALY

Journée mondiale de la Poste 2025: sous le signe du service local à portée mondiale

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Le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a organisé la Rencontre nationale des acteurs postaux (RENAP), jeudi 9 octobre 2025, à Ouagadougou.

Des acteurs postaux nationaux se sont réunis, jeudi 9 octobre 2025, à Ouagadougou. Et pour cause, honorer la Rencontre nationale des acteurs postaux (RENAP) dans le cadre de la Journée mondiale de la poste (JMP), célébrée chaque 9 octobre de l’année. Les participants ont échangé sur le thème de la JMP 2025 : « Service local, portée mondiale ».

Ils ont fait une rétrospection des activités des opérateurs postaux publics et privés et passé en revue les différentes innovations. La représentante de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Elise Kaba, a indiqué que ce thème rappelle « avec force » que les services postaux, bien qu’ancrés dans
les réalités locales, constituent un levier puissant de transformation mondiale.

« En effet, depuis plus de 150 ans, l’Union postale universelle (UPU) incarne cette vision : relier les peuples, rapprocher les nations et garantir à chaque citoyen, où qu’il soit, un accès équitable à la communication, aux services essentiels et à l’innovation », a-t-il rappelé.

Au Burkina Faso, la Poste est un acteur stratégique du développement, de l’inclusion sociale et de la transition digitale, a-t-il ajouté. « La Poste est présente dans nos villes comme dans nos villages, au plus près des populations, pour offrir des services postaux, financiers, numériques et logistiques adaptés aux besoins des citoyens. Elle constitue, à ce titre, un vecteur de résilience, de solidarité et de souveraineté particulièrement dans le contexte sécuritaire de notre pays », a soutenu la représentante de la ministre chargée de la Transition digitale.

La performance de la Poste BF saluée

Le directeur général des activités postales, Oumarou Ouédraogo, a indiqué que les participants vont réfléchir sur les acquis et les perspectives des services postaux au profit de la population.

Elle a salué la performance remarquable de la Poste Burkina Faso (La Poste BF) qui, en dépit de la situation sécuritaire difficile, a vu son classement mondial nettement amélioré, selon le rapport sur l’indice intégré pour le développement postal (2IDP) de l’UPU.

« Dans un monde en mutation, marqué par la montée du commerce électronique, les défis climatiques et les exigences croissantes en matière de connectivité, notre engagement est clair : moderniser le secteur postal, renforcer ses capacités, et le positionner comme un pilier de la transformation digitale inclusive », a expliqué la représentante de la ministre chargée de la Transition digitale. Mme Kaba a également fait mention des actions multiformes des opérateurs postaux, tout en invitant l’ensemble des citoyens, des partenaires et des institutions à renouveler leur confiance au service postal national.

Quant au directeur général des activités postales, Oumarou Ouédraogo, il a relevé que la
JMP revêt une importance symbolique pour le secteur postal au Burkina Faso qui la célèbre avec les autres secteurs postaux du monde. « C’est une grande satisfaction de magnifier la Journée mondiale de la Poste 2025 qui consacre également le 151e anniversaire de l’Union postale universelle », a-t-il confié.

La thématique, pour le directeur général des activités postales, va permettre aux acteurs postaux nationaux de réfléchir sur les acquis et les perspectives des services postaux au profit de la population. « La Poste et l’ensemble de ses acteurs œuvrent nuit et jour au bien-être de la population en fournissant le service postal universel qui est une responsabilité confiée par le gouvernement au secteur postal.

C’est donc une invite à profiter des opportunités postales au niveau international et des décisions en vue de les implémenter sur le plan national », a laissé entendre Oumarou Ouédraogo. Les participants devraient examiner les voies et moyens pour résoudre les difficultés d’envoie des colis postaux qui causent souvent des désagréments aux clients. A l’issue de la RENAP, des opérateurs postaux recevraient la visite des acteurs postaux.

Boukary BONKOUNGOU

Université Lédéa-Bernard-Ouédraogo: des Etoiles du Faso partagent leurs expériences avec les étudiants

Le ministère de la Justice et des Droits humains, Chargé des relations avec les Institutions, Garde des Sceaux a organisé, en collaboration avec l’Université Lédéa-Bernard-Ouédraogo (ULBO), une rencontre d’échanges et de partage d’expériences entre les Etoiles du Faso et les étudiants de l’université. C’était le mardi 7 octobre 2025 à Ouahigouya, à l’occasion de la rentrée solennelle de l’année académique 2025-2026 et dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

C’est dans une ambiance empreinte de solennité que la communauté de l’universitaire Lédéa-Bernard-Ouédraogo s’est retrouvée pour marquer le lancement officiel de l’année académique 2025-2026. Placée sous la présidence du gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, la cérémonie a rassemblé les autorités administratives, le corps enseignant, les étudiants et d’autres invités venus témoigner leur attachement à l’excellence académique et aux valeurs nationales.

L’un des moments forts de la cérémonie était les échanges avec les « Etoiles du Faso ». Des échanges qui ont permis aux étudiants de dialoguer avec les quatre modèles de réussite de la région et de la capitale burkinabè. Ces invités ont partagé leurs expériences de vie et de carrière et encourager la jeunesse à la discipline, à la persévérance et de garder la foi en l’avenir. « J’invite les étudiants à faire de cette année académique, une année d’engagement, une année de réflexion, une année d’actions.

Soyez fiers de votre université, soyez fiers de votre pays, et surtout, soyez fiers d’être des citoyens actifs et responsables. Je vous renouvelle mes félicitations, mes encouragements, et vous assure de mon soutien indéfectible », a laissé entendre Ramata Ilboudo, l’une des Etoiles du Faso.

Avant ces échanges, le président de l’ULBO, Pr Adama Ouéda, a remercié le ministère de la Justice et des Droits humains, chargée des relations avec les institutions, Garde des Sceaux et le gouverneur de la région de Yaadga pour leurs appuis constants dans la tenue de l’activité. Cette rentrée est placée sur le thème : « Engagement citoyen et respect des valeurs et des symboles nationaux ». Pour le Pr Ouéda, ce choix n’est pas anodin. « Le thème nous interpelle tous.

Plus que jamais, il est impératif que chacun d’entre nous soit conscient de notre redevabilité envers notre Nation, de la responsabilité envers elle, de l’importance de nos symboles et de la volonté de construire un avenir meilleur en tant que citoyens engagés. Chers étudiants, vous êtes l’avenir de notre pays. Soyez fiers de notre identité et engagez-vous à être les acteurs du changement positif. Le chemin sera parsemé d’embûches, mais c’est justement en surmontant ces épreuves ensemble que nous bâtirons une communauté forte et résiliente », a-t-il estimé.

Faire de l’ULBO, un tremplin de citoyenneté

Le président de l’ULBO a souhaité que cette nouvelle année académique soit placée sous le signe de l’excellence, de l’engagement et du respect mutuel. Il a par ailleurs invité la communauté universitaire à cultiver ensemble l’esprit patriotique et à œuvrer sans relâche pour faire de l’université Lédéa-Bernard-Ouédraogo, un véritable tremplin de savoirs et de citoyenneté.

Pour le gouverneur de la région de Yaadga, Thomas Yampa, l’engagement patriotique est le socle sur lequel repose tout développement d’une nation forte. « En tant qu’universitaires, nous sommes appelés à créer, acquérir et transmettre le savoir, mais également à le mettre au service de notre pays. A cet égard, j’invite chacun d’entre vous à cultiver son engagement envers notre patrie le Burkina Faso », a-t-il dit.

A l’occasion, un cours inaugural sur le civisme et l’engagement patriotique a été offert aux étudiants par le commissaire de police, Paul Nikièma, en présence des autorités. La cérémonie a également été ponctuée par une remise de prix et d’attestations aux meilleurs étudiants des différentes filières ainsi que des lettres de félicitation aux enseignants-chercheurs de l’ULBO, promus du CAMES.

Bassirou BADINI
bassirouba264@gmail.
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Prévention des conflits: un projet pour favoriser l’engagement des jeunes

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L’Association pour la promotion de l’éducation non formelle (APENF) a organisé un atelier de lancement de la nouvelle phase 2025-2028 du projet SIPAS-Burkina Faso, mardi 7 octobre 2025 à Ouagadougou.

SIPAS-Burkina Faso est un service de soutien aux initiatives de promotion de la paix au Sahel. Ainsi, après le succès de la phase précédente du projet SIPAS-Burkina Faso 2022-2025, l’Association pour la promotion de l’éducation non formelle (APENF) a lancé une nouvelle phase couvrant la période 2025-2028. C’est le président du Conseil d’administration de l’APENF, Emmanuel Goabaga, qui a présidé la cérémonie officielle de lancement, mardi 7 octobre 2025 à Ouagadougou.

Selon lui, la précédente phase a permis de soutenir 28 microprojets portés par des promoteurs locaux et d’expérimenter des approches participatives favorisant le dialogue, la cohésion et le vivre-ensemble. Pour cette nouvelle phase, 24 microprojets sont jugés réalisables. Le secrétaire exécutif de l’APENF, Abdoulaye Yonaba, a laissé entendre que le projet a été initié en partenariat avec Pain pour le Monde (PpLM) et certains partenaires pour le financement de microprojets des promoteurs des structures partenaires qui œuvrent pour la promotion de la Paix au Sahel dans 3 thématiques.

Entre autres, il a cité la gestion participative et pacifique des ressources extractives (REX), l’éducation à la paix, la démocratie et la bonne gouvernance (EDP) et les médias pour la paix (COM). L’objectif de cette phase selon lui, est de contribuer à la promotion de la paix et à la cohésion sociale, favoriser l’engagement accru des jeunes et des femmes dans la prévention des conflits.

Il s’agira donc d’aller auprès des associations, a-t-il poursuivi, des communautés travaillant au sein des villages pour leur permettre de développer des micro-projets. Le président du Conseil d’administration de l’APENF, Emmanuel Goabaga, a souhaité que cette nouvelle phase connaisse un succès. Tout en rappelant que SIPAS Burkina est un mécanisme de financement des initiatives pour la paix et la stabilité, Emmanuel Goabaga a invité l’ensemble des partenaires à s’engager collectivement pour faire de la paix une réalité durable.

Gbetcheni Constantin
Bertrand KAMBIRE
( Collaborateur)