Le ministre de la Défense appelle le personnel à un « changement de comportement »

Le personnel du Ministère de la Défense et des anciens combattants (MDAC)
s’est réuni, le lundi 6 octobre 2025, à Ouagadougou pour la cérémonie mensuelle
de montée des couleurs, présidée par le ministre d’Etat, le général de brigade Célestin Simporé.

Après la montée du drapeau, lecture a été faite du discours de Son Excellence le capitaine
Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat à l’occasion de la célébration de la deuxième phase 2025 des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Commentant l’allocution de Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, le général Simporé a insisté sur 2 points : la protection des biens publics et la lutte contre la corruption et le racket. Il a exhorté l’ensemble du personnel à adopter un « changement de comportement ». Cet appel vise à aligner l’action quotidienne du MDAC sur la vision et les orientations du chef de l’Etat, soulignant l’impératif d’une plus grande exemplarité et d’un engagement citoyen accru au sein des structures de défense. Le ministre d’Etat a invité le personnel à participer aux
activités retenues pour cette phase des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne.La cérémonie du jour a été l’occasion pour le ministre d’Etat de faire le bilan des activités du mois de septembre.

DCRP/MDAC

 

 

Journée de salubrité à l’arrondissement 2 de Ouagadougou: les alentours des rails de Larlé débarrassé des ordures

La délégation spéciale de l’arrondissement 2 de la ville de Ouagadougou, avec l’appui du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux a lancé la 2e phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne édition 2025, samedi 4 octobre 2025 au quartier Larlé à Ouagadougou.

C’est dans l’ordre et la discipline en parfaite symbiose que le Secrétaire général (SG) du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Garde des Sceaux, Harouna Kadio et le Président de la délégation spéciale (PDS) de l’arrondissement numéro 2 de la ville de Ouagadougou, Ouendwaoga Jonas Sawadogo et son équipe ont ramassé les ordures à côté du canal jouxtant les rails à Larlé.

Cette activité entre dans le cadre de la 2e phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPEC) et placée sur le thème « Pour l’ordre et la discipline, je m’engage ». Elle a réuni, samedi 4 octobre 2025, des populations de Larlé et des militants de mouvements associatifs et la brigade verte. A l’aide de râteaux, balais, gants et brouettes, les populations ont rendu propre le long des rails de Larlé. Selon le SG du ministère en charge de de la justice, l’hygiène dans les grandes villes du Burkina Faso est une préoccupation majeure pour les autorités. Une raison pour le gouvernement d’inviter les populations à assainir leur cadre de vie à travers les JEPPC.

« Je lance un appel à tous les citoyens, de faire de l’initiative présidentielle pour le développement communautaire une réalité », a invité le SG. A l’en croire, elle permet d’améliorer le cadre de vie et de préserver l’environnement. Selon le PDS de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, le message à travers ce nettoyage est de faire comprendre que l’assainissement doit être une priorité pour chaque habitant et inviter ceux qui jettent les ordures à tort et à travers à les mettre dans les bacs à ordures. « Il faut que
chacun puisse tenir sa devanture propre.

Depuis un certain temps, il y a une recrudescence de la maladie de la dengue et cela est dû essentiellement au manque d’assainissement dans nos quartiers », a poursuivi Maurice Konaté. Le PDS de l’arrondissement 2, Ouendwaoga Jonas Sawadogo a indiqué que concernant la montagne d’ordures, les équipes techniques sont prévues en vue de débarrasser la zone de cette poubelle à ciel ouvert. Du reste, il a soutenu que chacun a fait sa part et la sensibilisation se poursuit pour une ville de Ouaga plus propre et plus verte. Le PDS a souligné que des activités de nettoyage ont eu lieu au marché de 10-Yaar à Ouagadougou et vont se poursuivre dans d’autres lieux publics.

Valentin KABORE
(Collaborateur)

 

Faso Mêbo: les pensionnaires de la prison de haute sécurité donnent une tonne de ciment

Ce samedi 4 octobre 2025, à Ouagadougou, sur le site de Faso Mêbo, les pensionnaires de la Prison de haute sécurité (PHS) ont posé un acte hautement symbolique en offrant une tonne de ciment, accompagnée d’une journée de travail bénévole.

Autrefois enrôlés dans des groupes terroristes, ces pensionnaires, aujourd’hui engagés sur la voie de la rédemption, manifestent à travers ce geste, leur volonté de se ressaisir et de contribuer à la construction de la mère Patrie. Ils traduisent ainsi leur adhésion pleine et entière aux programmes de réinsertion initiés par l’administration pénitentiaire, dans le but de transformer la privation de liberté en une opportunité de reconstruction morale et citoyenne.

Ces acteurs de la réinsertion sociale saluent par ailleurs l’initiative novatrice et inclusive de Son Excellence le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, chef de l’Etat, dont la vision rassembleuse inspire à tous les Burkinabè , un esprit de solidarité et d’engagement pour la paix et le développement.

Ils lancent un appel solennel à l’ensemble du peuple burkinabè à bannir tout comportement susceptible de fragiliser la cohésion nationale et à s’investir pleinement dans l’édification d’une Nation forte, unie et résolument tournée vers l’avenir.

Administration pénitentiaire : réinsérer pour sécuriser

Service communication/Administration pénitentiaire

Abondance de la pluviométrie: Il faut transformer la menace en opportunité

Les caprices de la pluviométrie ont toujours suscité des craintes au sein des agriculteurs au Burkina Faso. Avec les effets du changement climatique, les tendances sont en train d’être inversées depuis ces deux dernières années. Les pluies, autrefois attendues comme une bénédiction, se transforment parfois en une menace d’inondations et autres dégâts. Cette menace peut être une opportunité si la politique de gestion de l’eau travaille à valoriser le trop-plein de pluie qui tombe.

Dans ses prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydroclimatiques, l’Agence nationale de la météorologie du Burkina Faso (ANAM-BF) avait annoncé une pluviométrie excédentaire à tendance normale sur l’ensemble des régions du pays pour la période juillet-août-septembre, au titre de l’année 2025. Le ciel du pays des Hommes intègres a effectivement ouvert ses vannes avec à la clé, une abondance de pluies à la grande joie du monde paysan.

L’on a encore en mémoire les années antérieures, les craintes que développaient les agriculteurs concernant le stress hydrique, à l’approche de la saison hivernale. Toute chose qui compromettrait les rendements agricoles. Mais, à y voir le comportement des deux dernières saisons pluvieuses, des précipitations plus intenses et massives tombent sur un temps plus long et créent des chocs parfois hydriques.

Des inondations sont légions. Les rues sont submergées, des champs tout comme des cours d’eau débordent et présentent quelquefois, des images de désolation.
Certaines infrastructures routières sont souvent mises à l’épreuve. C’est le cas du pont de Hèrèdougou régulièrement submergé à cette période et qui a déjà occasionné une suspension du trafic.

De plus, l’on constate une sorte de caprice météorologique qui décale le cœur de la saison des pluies d’août à septembre. Ce nouveau régime de pluies nous impose une réflexion profonde sur notre rapport à l’environnement. Il peut être une aubaine pour le Burkina, car, il va falloir s’adapter à ces effets de changement climatique. De petits gestes, multipliés à grande échelle, peuvent transformer le fléau en une bénédiction.

Réviser la politique de gestion de l’eau

Certaines infrastructures routières sont souvent mises à l’épreuve du fait des débordements des eaux de pluie.

En effet, le pays a désormais l’occasion de réviser sa politique de gestion de l’eau pour faire face aux nombreux défis qui se présentent à lui. Dans ses propositions, l’ANAM-BF avait recommandé de renforcer les dispositifs de drainage et d’évacuation des eaux sur les sites de construction et les routes stratégiques, de surveiller les niveaux des cours d’eau et améliorer les systèmes d’alerte précoce, d’entretenir des infrastructures de transports routiers. Si, cette hausse de la pluviométrie est mieux gérée, elle pourrait être un véritable atout pour l’agriculture.

Mieux, une bénédiction pour booster davantage l’initiative présidentielle pour l’agriculture qui va permettre d’accroitre la production agricole, en vue d’atteindre la souveraineté alimentaire. Dans ce sens, il faut canaliser et stocker l’eau pour la valoriser. Le stockage d’eau peut contribuer à intensifier les activités agricoles en période de saison sèche. Cela demande la construction de retenues d’eau, de barrages et de digues qui pourrait servir à l’irrigation, à l’alimentation en eau potable des populations et à l’abreuvage du bétail.

Des initiatives locales, comme le Projet de la résilience climatique au Burkina Faso (HYDROMET) montrent que des solutions existent. En dotant les agriculteurs de pluviomètres et en les formant à une meilleure gestion de l’eau, on peut optimiser les semis, réduire les pertes et améliorer les rendements. Nous ne devons plus subir les affres du climat, mais il faut s’adapter de façon intelligente et proactive. Il faut transformer la menace en opportunité pour tirer le meilleur parti.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Symboles de la Nation: des journalistes outillés

La Grande Chancellerie des Ordres burkinabè a organisé une session de formation au profit des professionnels des médias sur l’usage approprié des symboles de la Nation et sur le processus de décoration au Burkina Faso, mercredi 1er et jeudi 2 octobre 2025,
à Ouagadougou.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’activités, la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè a tenu une session de formation à l’endroit des journalistes. Pour l’occasion, les participants ont renforcé leurs savoirs sur le bon usage des symboles de la Nation et ont été informés sur le processus des distinctions honorifiques au pays des Hommes intègres. L’activité s’est déroulée les 1ers et 2 octobre 2025, à Ouagadougou, sous la présidence du Grand Chancelier des Ordres burkinabè, général de brigade, Pingrenoma Zagré. Il a salué l’engagement des hommes et femmes des médias pour un Burkina Faso meilleur pour tous.

Ainsi, il a souhaité que cette formation puisse contribuer à une meilleure connaissance des symboles de l’Etat et de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè. Pendant 48 heures, la formation a permis de donner des leçons d’histoire et de citoyenneté. Les journalistes ont reçu un enseignement complet sur plusieurs aspects fondamentaux de l’identité burkinabè. Les modules ont couvert l’histoire des symboles de la Nation et leurs significations profondes, l’histoire de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè, sans oublier le rôle des médias dans la promotion de la reconnaissance du mérite de la Nation. La session a permis également d’expliquer le processus des distinctions honorifiques.

‎Les formateurs ont insisté sur le fait que ces distinctions ne sont pas « distribuées » mais qu’elles sont « méritoires ». Une précision importante qui souligne la valeur et le sens de ces reconnaissances accordées aux citoyens qui se sont distingués par des actions héroïques. Selon le secrétaire général de la Grande Chancellerie des Ordres burkinabè, l’un des formateurs, Pierre Zagré, l’objectif de la session a été « fortement atteint ». ‎L’initiative visait spécifiquement à renforcer les connaissances des professionnels de l’information sur les symboles de la Nation et le processus de décoration afin d’améliorer la qualité de la communication et de la sensibilisation auprès du public.

« Cette immersion doit permettre aux journalistes de mieux relayer l’information liée aux événements nationaux, assurant ainsi un respect strict du protocole et de la signification des symboles burkinabè », a-t-il laissé entendre. L’ouverture des travaux a été présidée par le directeur de cabinet, Ilassa Romba. Celui-ci a salué la disponibilité des hommes et femmes de médias, tout en les exhortant à une participation active, compte tenu de leur rôle central en tant que vecteurs de transmission de l’information.

Evariste YODA

 

Campagne agricole dans les Koulsé: A Gabou, les populations célèbrent le retour à la terre

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a effectué une visite dans la région des Koulsé pour constater l’évolution des spéculations, mercredi 1er octobre 2025. A Gabou, une localité située dans la commune de Barsalogho et à Korsimoro, sa présence a été accueillie avec joie par les populations locales, qui mettent en avant la résilience de leur territoire face aux défis sécuritaire et climatique.

C’est dans une liesse populaire que le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a effectué la visite dans les champs de riz des populations du village de Gabou, une localité située
à une vingtaine de kilomètres de la commune de Barsalogho, dans la région des Koulsé. Déplacées par les menaces des ennemis de la Nation, puis réinstallées par le pouvoir du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, elles ont pu retrouver leurs terres grâce à la sécurisation assurée par des Forces de défense et de sécurité (FDS). D’une superficie
de 20 hectares (ha), le champ présente une bonne physionomie. Le riz est au stade d’épiaison.

Sur le site, la délégation ministérielle a parcouru la « vaste » étendue verdoyante où hommes, femmes et enfants de Gabou ont pu mettre la main à la pâte pour faire renaître l’agriculture locale. Les applaudissements ont accompagné chaque étape de cette tournée « hautement » symbolique, marquant le triomphe de la résilience sur la terreur. Pour le chef coutumier, Naba Lalyemdé Tilgrsongué, aujourd’hui, grâce aux FDS, le village a été libéré et sécurisé pour favoriser le retour des populations. Sur ce site réparti en 387 parcelles, 357 personnes y travaillent dont 232 femmes. Et la visite du ministre, selon lui, prouve que le gouvernement ne les a pas oubliés.

Avec la présence du ministre d’Etat chargé de l’Agriculture sur le site, les populations ont saisi l’occasion pour lui exprimer leurs besoins pressants. En tête de ces préoccupations, le chef coutumier a solli-cité la réalisation de forages pour permettre la continuité des activités agricoles pendant la saison sèche et l’extension des surfaces cultivables.
« Nous pouvons assurer que cette saison, de bonnes récoltes à la fin de l’hivernage sont attendues. Mais, en saison sèche, nous demandons des forages pour
cultiver toute l’année et améliorer nos revenus. Nous sommes nombreux à être de retour au bercail.

Une bonne physionomie dans l’ensemble

Avec plus d’espace et les moyens adéquats, nous pouvons produire bien davantage », a-t-il indiqué. Le ministre d’Etat Sombié a indiqué en réponses, qu’il a pris note des différentes requêtes et rappelé l’engagement du président du Faso à soutenir le secteur agricole. « Votre retour à la terre est une victoire contre l’obscurantisme. Nous ferons tout pour que vous puissiez non seulement vous nourrir vous-mêmes, mais aussi contribuer à la souveraineté alimentaire du Burkina Faso », a-t-il déclaré sous les acclamations.

Le ministre d’Etat chargé de l’Agriculture a quitté le village en fin de journée, promettant un suivi rapproché des doléances exprimées pour se rendre dans la plaine rizicole de Korsimoro. D’une superficie de 33 ha, la plaine est exploitée par la coopérative Waotaaba des producteurs de riz. Avec l’appui du ministère en charge de l’agriculture en termes de formations, de fourniture d’intrants, de semences, et d’équipements adaptés, les populations attendent une production estimée à 138, 6 tonnes (t) avec un montant escompté de plus de 27,7 millions FCFA.

Comme à Gabou, le champ présente une bonne physionomie. Pour le chef de la coopérative, Mahamoudou Sawadogo, la visite du ministre vient témoigner que les populations ne sont pas seules dans leur combat pour la dignité et l’autosuffisance alimentaire. De l’avis du directeur régional chargé de l’agriculture de la région des Koulsé, Ragnimsom Serge Igor Birba, depuis le lancement de la campagne, les
conditions pluviométriques se sont révélées globalement bonnes. Les pluies régulières ont permis d’entretenir l’espoir d’une récolte abondante. Il a souligné que les populations locales constatent déjà les effets positifs sur leurs terres. La physionomie de la
campagne est bonne dans l’ensemble, a soutenu le directeur régional chargé de l’agriculture des Koulsé.

Oumarou RABO

Mois du consommer local dans l’espace UEMOA: « L’acte du consommer local doit devenir quotidien », selon le conférencier Sylvanus Traoré

Dans le cadre des activités marquant la VIe édition du mois du consommer local dans l’espace UEMOA, une conférence sur le thème central : « Consommer local, facteur de développement des chaînes de valeur régionales compétitives de l’UEMOA », a été animée, le mardi 2 ctobre 2025, à Ouagadougou.

« Chaque acte de consommation de produits UEMOA génère un effet multiplicateur : emplois créés, technologies transférées, innovations stimulées, exportations développées », c’est le constat que fait le Commissaire chargé du marché régional et de la coopération de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), Pr Filiga Michel Sawadogo. Pour amener la population de l’Union à adhérer au concept, la VIe édition du mois du consommer local se tient sur le thème :
« Consommer local, facteur de développement des chaînes de valeur régionales compétitives de l’UEMOA ».

A cette conférence inaugurale ce 2 Octobre 2025 à Ouagadougou, Pr Filiga Michel Sawadogo, a expliqué que le « consommer local » ne signifie plus acheter les produits de son pays, mais participer activement à la construction d’un écosystème économique régional intégré et performant.

« Les entreprises qui s’approvisionnent localement dans un des Etats membres, renforcent leur résilience et contribuent au développement des chaînes d’approvisionnement régionales durables », a-t-il ajouté.

Pour le conférencier, Sylvanus Traoré, la consommation locale doit être un facteur de développement. « Plus qu’un slogan, l’acte de consommation locale doit devenir un acte quotidien. Pour ce faire, on doit inverser la logique qui est d’importer le produit fini. Il faut maintenant exporter le produit fini. Pour cela, nous devrons transformer nos matières premières. Cela signifie qu’il faut créer les conditions pour implanter des unités industrielles », a-t-il indiqué. Du reste, à l’entendre, des efforts restent à faire en matière de coûts de production et de présentation des produits.

« Car comme on dit en marketing, on achète d’abord avec les yeux, après avec le ventre.
Un produit fini exige de la qualité », a souligné le conférencier. Il a, par ailleurs, invité les entreprises à proposer des produits de bonne qualité.

A cette conférence inaugurale, des communications sur « la place des produits locaux dans la mise en œuvre réussie du plan stratégique IMPACT 2030 de
l’UEMOA, les perspectives de développement des chaînes de valeur des filières prioritaires de l’espace : cas du coton-Textile, et l’impact des mesures de politiques commerciales sur l’intégration des produits locaux dans les chaînes de valeur régionales et internationales » ont été livrées.

Fleur BIRBA

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré: « Notre budget était transféré aux médias occidentaux »

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a livré un message sur divers sujets d’intérêt national, le lundi 6 octobre 2025, lors de la traditionnelle montée des couleurs à la présidence du Faso. Nous vous proposons l’intégralité de son discours.

Camarades, bonjour !

Nous entamons le dernier trimestre de l’année 2025. C’est le lieu pour moi de rendre un hommage appuyé à nos Forces
de défense et de sécurité qui continuent de se battre sur tous les fronts pour que le Burkina Faso reste debout et tienne.

Et c’est le lieu aussi pour moi de vous féliciter pour tout le travail abattu au cours de l’année jusque-là, pour votre résilience, pour votre abnégation, pour votre ardeur au travail. Et, je vous encourage à poursuivre ainsi pour que notre pays puisse rayonner à travers l’Afrique, à travers le monde.

Ce matin, je souhaiterais vous entretenir sur trois sujets principalement. Le premier sujet porte sur l’escroquerie. Le deuxième sujet porte sur Faso Mêbo, l’initiative que nous avons lancée et enfin le 3e sur les UACO (Universités africaines de la communication de Ouagadougou).

Sur le volet de l’escroquerie, je tiens à attirer l’attention de chacun d’un phénomène qui persiste depuis plusieurs années. Il s’agit d’individus qui se baladent à travers le pays, souvent chez des opérateurs économiques, parfois même chez certaines personnes qui viennent pour investir au Burkina Faso.

Et leur but, c’est de pouvoir les escroquer en faisant comprendre à certains que pour avoir des marchés au niveau de l’Etat, il faut payer certaines sommes.
Certaines personnes venaient investir au Burkina Faso et se voient escroquer par les mêmes faits. D’autres aussi se promènent et font comprendre à des
Burkinabè qui souhaitent avoir des audiences qu’il faut payer de l’argent pour avoir des audiences à la Présidence du Faso ou même dans certains ministères.

Alors, je tiens ici à attirer l’attention des uns et des autres et comme nous le disons, nous sommes en Révolution et ce sont des choses qui n’existent plus au Burkina. Il faut que chacun comprenne que pour avoir un marché, il faut se mettre en règle, travailler en bonne et due forme pour avoir son marché. Il n’est pas question de payer 5 francs à qui que ce soit pour pouvoir avoir un marché.

Ce sont des pratiques politiciennes anciennes mais, c’est resté ancré dans les gènes de
certains et ils se font escroquer. Résultat, ils fatiguent nos gendarmes et nos policiers dans des enquêtes permanemment pour retrouver ces individus escrocs.
Pour avoir une audience à la Présidence du Faso ou dans une institution particulière, je pense qu’il y a plusieurs portes d’entrée. Nous avons le bureau des Conseillers qui est là, nous avons le Bureau national des grands projets du Burkina, nous avons le service des protocoles. Si vous avez besoin d’investir ou besoin d’informations particulières, vous pouvez vous adresser à ces
structures.

C’est rappeler donc encore à tout le monde que ce sont des pratiques qui sont bannies aujourd’hui et c’est le lieux d’attirer l’attention des gens pour qu’ils ne se fassent plus
escroquer.

Le deuxième sujet porte sur Faso Mêbo qui, depuis son lancement, a connu un engouement
particulier. Il a réussi donc à fédérer les énergies et à réunir les gens. Dieu merci, c’est tout ce que nous souhaitons : que les gens puissent s’unir et construire notre pays.
Beaucoup de gens à l’intérieur comme à l’extérieur, des
Burkinabè de la diaspora et aussi les amis du Burkina Faso ont souhaité contribuer à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, mais, ils ont eu des difficultés parce que jusque-là, Faso Mêbo ne prend que des contributions en nature.
Pour cela, j’avais demandé un travail au niveau du Trésor public qui est terminé actuellement. Il s’est agi pour nous de créer au Trésor, pour chaque région, une fenêtre pour que les gens, partout où ils sont, puissent contribuer pour leur région.

Il s’agit de la plateforme Faso Arzèka, où nous avons fait créer des fenêtres pour que chaque région puisse avoir une fenêtre particulière afin que les gens puissent contribuer.
Ça sera de façon très transparente, de sorte que si les gens le souhaitent, chaque mois, nous puissions imprimer la liste de tous ceux qui ont contribué avec les montants. Qu’il soit Burkinabè de l’intérieur ou de l’extérieur, pour quelqu’un qui veut contribuer pour que sa région puisse connaître des infrastructures, puisse être embellie, pour aider Faso Mêbo dans son élan, qu’il puisse le faire désormais.

Je vais ordonner le lancement de cette opération dès à présent. Vous êtes tous invités à
contribuer dans vos différentes régions, même si vos régions n’ont pas encore reçu leur
brigade ; elle arrive. Mais, il faut commencer le travail qui peut déjà être fait. Chacun de vous pourrait contribuer pour embellir sa région ou pour contribuer à construire des infrastructures.

Retenons que personne ne viendra construire notre Patrie pour nous. Cela commence d’abord par nous et je pense que chacun peut faire quelque chose.

Le troisième sujet porte sur les UACO, les Universités africaines de la communication, qui
viennent de clôturer cette semaine ; un événement qui peut passer inaperçu, mais d’une importance capitale.

Nous passons le temps à faire comprendre que la communication est un levier très important et très stratégique, surtout en temps de guerre. C’est à travers la communication que les impérialistes ont toujours détruit l’Afrique. Toutes ces guerres, ces divisions, ces haines qui sévissent sur le continent, depuis l’esclavage jusqu’à nos jours, c’est à travers la communication d’abord.

Et cela continue avec le néocolonialisme qui sévit aujourd’hui. Par la communication, ils essaient toujours de nous dresser les uns contre les autres. Dieu merci, aujourd’hui, à travers nos
« Wayiyan », à travers nos « BIR-C », nous avons réussi à inverser la tendance, à déconstruire tous les mensonges de l’impérialisme.

Nous leur rendons hommage pour cela, quoi qu’il faille continuer à encadrer cette
communication. C’était nécessaire parce que, vous voyez qu’ils mettent beaucoup d’argent dans leur communication. Mais en plus de tout cela, ils nous utilisent nous-mêmes pour financer cette communication contre nous.

Vous ne pouvez pas comprendre que la victime elle-même donne l’arme à son bourreau pour la tuer. Parce qu’en faisant l’arbitrage budgétaire en 2024, je me suis rendu compte de quelque chose de très grave. Et cela se passe dans presque tous les pays africains, surtout les pays francophones.

Vous imaginez que dans toutes nos institutions, tous nos
ministères, il y avait des lignes budgétaires réservées uniquement pour ces médias-là. C’est en faisant l’arbitrage que j’ai découvert que dans chaque ministère, dans chaque institution, il y a une ligne budgétaire dédiée à cela. Donc, un transfert systématique vers des médias comme Jeune Afrique, Le Monde, ainsi de suite, et ils nous envoient leurs journaux.

Qu’on le veuille ou pas, qu’on veuille lire ou pas, notre budget était transféré à ces médias et qui écrivent souvent pour nous détruire. Et cela se passe dans presque tous les pays africains, surtout francophones.

Mieux, ils ont trouvé le stratagème de détecter dans nos pays des sociétés, généralement des sociétés d’État qui sont vraiment posées financièrement pour être actionnaires de leurs médias. Et vous savez qu’un média ne produit pas forcément quelque chose en termes de ressources financières. Donc, si vous êtes un actionnaire, très souvent, vous êtes amenés à injecter de l’argent pour permettre le fonctionnement de la société, parce que vous n’attendez pas un bénéfice.
Et là aussi, on vient de le
découvrir, il n’y a pas très longtemps, avec le nouveau directeur général qui est arrivé dans une société. Il se trouvait que la société au
Burkina Faso est actionnaire donc de ces médias-là. Et au
Conseil d’administration, il s’était agi de transférer de l’argent et c’est ce qui se passe d’habitude.

Il a pris donc le soin de rendre compte, pour comprendre, et nous avons dit d’arrêter ça automatiquement, et de sortir de leur capital. Certes, ils ne pourront pas nous rembourser ce qu’ils nous doivent, mais nous n’allons pas continuer chaque année encore à leur verser de l’argent. Au Burkina Faso, par exemple, c’est la LONAB (Loterie nationale burkinabè) qu’ils avaient ciblée, et c’est la LONAB qui était actionnaire au niveau d’un média comme Jeune Afrique.

Il va de soi que ces médias soient foncièrement contre nous. Ils ne pourront jamais parler bien de nous, et nous n’allons pas permettre à ce que nous-mêmes, nous continuons à les alimenter. Ça se passe dans plusieurs pays, et ce serait bien que tous les pays africains se réveillent et que nous arrêtions cela.

Ils passent par plusieurs manières, en faisant du chantage à des Etats, à des chefs d’Etat, à des opérateurs économiques qui versent de l’argent chaque mois ou chaque année pour qu’ils parlent bien d’eux. Il faut que les Africains comprennent que ces gens font tout à travers la communication pour nous détruire.

Et à un moment donné, il faut dire stop et reprendre le relais nous-mêmes. Voilà pourquoi plusieurs fois, j’ai interpellé des communicateurs, des hommes de médias, pour que nous communiquions pour notre Patrie. C’est la meilleure chose.

Rien que les conflits en Afrique, regardez le désastre que ça fait. Il faut que nous comprenions que la communication est une arme redoutable. C’est dangereux pour nous, lorsqu’ils communiquent, mais cela est à leur avantage lorsqu’ils communiquent contre nous.

Il y a donc un choix à faire. Il n’y a pas quelqu’un qui puisse prendre la parole, et dès que vous
prenez la parole, il n’y a pas d’impartialité. Vous prenez parti.

Quand on se dit donc aujourd’hui journaliste ou communicateur, vous ne pouvez pas être impartial. Il faut que les gens choisissent, soit ils sont pour la Patrie ou contre la Patrie.

C’est un évènement très
important, et nous sommes en train de créer des structures ou des évènements où les
gens pourront communiquer, continuer de communiquer pour
conscientiser la jeunesse, pour réveiller les Africains et que nous revenions à nos valeurs fondamentales et nous concentrer, nous unir et travailler pour nos pays.

J’invite chacun, partout où nous sommes, peu importe la situation, si nous avons à communiquer, nous devons beaucoup faire attention. Et si nous venons à écouter la communication de certains médias, il faut savoir faire aussi la part des choses, parce que c’est une arme importante. Ils peuvent changer votre manière de voir les choses, ils peuvent vous retourner les uns contre
les autres à travers la communication.

Sur ce, je vous souhaite encore beaucoup de courage pour le trimestre qui est en train de commencer, qui est le dernier, et surtout à mettre les bouchées doubles pour que le budget de l’année 2026, qui va donc se préparer au cours de ce trimestre-là, puisse être un budget qui nous permette d’investir de façon
optimale pour notre pays.

Merci beaucoup à tous, je vous souhaite une très bonne semaine et que Dieu protège notre chère Patrie !

La patrie ou la Mort, nous
Vaincrons !

Rentrée  scolaire et universitaire 2025-2026 : le président de l’ALT inaugure un joyau éducatif à Dédougou

Le président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma, avec un collège ministériel dont ceux en charge des Enseignements primaire, secondaire et supérieur, a donné le premier son de cloche qui lance officiellement la rentrée scolaire et universitaire 2025-2026. La cérémonie s’est déroulée à l’école Moundasso A de Dédougou où le président de l’ALT a inauguré une nouvelle infrastructure éducative. 

C’est parti pour la rentrée scolaire et universitaire 2025-2026. Le top de départ a été donné par un son de cloche, ce mardi 6 octobre 2025 à Dédougou dans la région de Bankui à l’occasion d’une cérémonie officielle placée sous le patronage du président de l’Assemblée législative de transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma.

Il avait à ses côtés le ministre chargé de la Fonction publique, Mathias Traoré, parrain de la cérémonie. Étaient également présents, les ministres chargés des trois ordres d’enseignement à savoir le primaire, le secondaire et le supérieur, tout comme le ministre en charge de l’Urbanisme et la présidente de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).

À l’occasion, le président de l’ALT a inauguré une infrastructure éducative. Elle se compose de 6 salles de classe, de deux halls d’études et des latrines. La finalité est d’offrir un bon cadre d’apprentissage adapté aux élèves de l’école Moundasso A.

M.Bougouma a rappelé, au cours de cette cérémonie, la nécessité de réformer le système éducatif burkinabé afin qu’il soit celui qui forme des acteurs de développement à partir des connaissances endogènes pour que “nous puissions construire un Burkina Faso meilleur et souverain”.

Sidwaya Info