Les rideaux sont tombés sur la VIe édition des Journées promotionnelles de la paix de Ouahigouya (JPPO), le dimanche 5 octobre 2025, en présence du ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana. La finale du tournoi maracana qui a été l’épilogue de ces journées a connu le sacre de Baté Borison sur AS Douanes (5 tirs réussis contre 4) après un match nul (0-0).
Débutée le 2 octobre dernier, la VIe édition des Journées promotionnelles de la paix de Ouahigouya (JPPO), placée sur le thème : « Unis dans la diversité, bâtissons ensemble la paix à travers la solidarité et l’engagement communautaire », a refermé ses portes à Ouahigouya dans la cité de Naaba Kango. La cérémonie marquant la clôture des activités a été marquée, le dimanche 5 octobre 2025 par la finale du tournoi maracana dénommé « Tournoi de la paix ». Le match a opposé les équipes de l’AS Douanes et de Baté Borison. Pour un match joué en deux fois 20 mn, les deux équipes se sont séparées sur le score de zéro but partout. C’est aux tirs au but que l’équipe de Baté Borison a remporté la victoire (5 tirs réussis contre 4).
L’équipe sacrée championne remporte un trophée, des médailles, des ballons et la somme de 200 000 F CFA, plus 50 000 F CFA offerts par le ministre de la Sécurité. Quant à l’équipe finaliste malheureuse, elle repart avec des ballons et la somme de 150 000 F CFA et
50 000 FCFA du ministre. Cette édition a scellé l’engagement collectif des filles et fils de la région en faveur du vivre-ensemble. Durant quatre jours, des conférences, des débats publics et animations culturelles ont permis aux habitants d’échanger sur les voies de reconstruire la paix à travers la solidarité et l’engagement communautaire.
Rester unis
Pour le commissaire général des JPPO, Youssouf Ouédraogo, sa satisfaction est totale. « Le tournoi maracana a illustré de manière concrète l’esprit des JPPO. Sur le terrain, les deux équipes ont rivalisé de talent et ont fait preuve de fair-play sous les ovations d’un public enthousiaste. Au-delà de la compétition, cette rencontre sportive a traduit le message central des JPPO 2025 : la paix se gagne par la fraternité, la tolérance et la solidarité », a-t-il soutenu. Pour sa part, le ministre de la Sécurité a salué la mobilisation
« exemplaire » des filles et fils de la région de Yaadga autour de la paix et la cohésion sociale. Il a exhorté la jeunesse à rester unie, résiliente et engagée pour le
retour définitif de la quiétude au Burkina Faso. « Notre présence à Ouahigouya c’est pour saluer cette initiative très louable et réaffirmer aux populations que le gouvernement reste disponible à soutenir ces genres d’activité afin que la paix revienne au Burkina Faso », a-t-il soutenu.
Pour lui, la paix est une responsabilité collective qui implique l’enga- gement de chaque citoyen. Le gouverneur de la région de Yaadga Thomas Yampa, a souligné
que la diversité culturelle et communautaire constitue une richesse à valoriser et à préserver. « La paix se construit dans le respect mutuel et l’entraide. Notre unité est la meilleure réponse aux défis sécuritaires », a-t-il renchéri. Tout en félicitant les organisateurs pour la réussite de l’évènement M. Yampa a invité les filles et les fils de la région à l’union sacrée et à la solidarité. Les intervenants ont également rendu un hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) pour leur dévouement dans la reconquête du territoire et la protection des populations.
La conférence de presse de lancement de la 13ᵉ édition des folies de mode s’est tenue le mardi 7 octobre à Ouagadougou. Cette rencontre a permis au comité d’organisation de dévoiler les grandes lignes de cet évènement annuel, place cette année sous le signe de l’union entre la mode et le cinéma africain.
Placée sous le thème : « mode et cinéma africain – l’union des esthétiques et des récits », cette 13e édition de la grande messe de la mode fera découvrir au public des créateurs de mode burkinabè et africains collaborant avec des cinéastes pour créer des univers visuels forts. « Notre thème est une invitation à explorer comment les vêtements deviennent des personnages et comment les costumes racontent l’histoire, les luttes, les rêves… », a expliqué Sébastien Bazemo, promoteur de l’évènement.
L’évènement se tiendra les 7 et 8 novembre 2025 au sein de la capitale burkinabè. Deux grands axes ponctueront cette célébration : le grand défilé de mode prévu le 7 novembre et la soirée blanche du 8 novembre, dédiée à la promotion de la paix au Burkina. Pour lui, l’ambition est claire : « depuis toujours, le cinéma est un miroir de nos réalités, un espace d’expression, de narration, d’émotion. La mode, elle, incarne l’esthétique, la personnalité, l’identité. Aujourd’hui, ces deux mondes se croisent et se nourrissent mutuellement. Cette édition donnera la part belle aux acteurs parce qu’on les verra défiler pour la première fois ».Sébastien Bazemo a tenu à souligner l’importance de la professionnalisation et de la rigueur dans le secteur. Répondant aux critiques sur le manque de glamour dans certains défilés locaux, il a précisé : « aujourd’hui, tout le monde se fait appeler styliste, mais la mode doit rester un métier. Nous sélectionnons les créateurs qui ont le savoir-faire, le personnel et la capacité de valoriser l’image du Burkina Faso ».
Le partenaire officiel de l’évènement, Abdoul Aziz Nassa, directeur général d’une société de vente de véhicules, a également pris la parole pour rappeler l’engagement de son entreprise dans la promotion de la créativité nationale. « L’automobile et la mode ont plus de points communs que l’on pourrait penser. Tous deux reposent sur le style, le détail, l’esthétique et la performance. À travers ce partenariat, nous démontrons que l’entreprise burkinabè peut être un acteur culturel de premier plan », a-t-il déclaré.
La conférence de presse s’est achevée avec un mini-défilé de mode, pour donner aux journalistes un aperçu de la créativité et du talent que promet la 13ᵉ édition de Folies de Mode.
La section de Bobo-Dioulasso de l’Association des gérantes et gérants des clubs du Pari mutuel urbain burkinabè (PMU’B) de l’Ouest, a remis le jeudi 2 octobre 2025, 7,5 tonnes de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. Ce don est la contribution des gérants de kiosques PMU’B de la ville de Sya.
Les femmes et hommes membres de l’Association des gérantes et gérants des clubs PMU’B de l’Ouest, section de Bobo-Dioulasso étaient, le jeudi 2 octobre 2025, au siège de Faso Mêbo à Bindougousso. Ils n’y étaient pas avec des tickets PMU’B mais plutôt avec 7,5 tonnes de ciment qu’ils ont remises à l’initiative présidentielle Faso Mêbo. Ce geste, selon les donateurs, vise à répondre à l’appel au patriotisme du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Pour le président de l’Association des gérantes et gérants des clubs PMU’B de l’Ouest, section de Bobo-Dioulasso, Brahima Sanou, leur structure ne peut pas rester en marge des efforts que consent le peuple burkinabè pour accompagner Faso Mêbo.
« Nous avons fait ce don pour accompagner le processus de développement du pays enclenché par le Président Ibrahim Traoré. Nous ne pouvons pas rester sans agir, puisque, c’est nous Burkinabè qui devons construire le pays. Personne ne le fera à notre place. C’est ce que le chef de l’Etat nous fait comprendre à travers cette initiative Faso Mêbo », a dit M. Sanou.
A l’entendre, les actions de Faso Mêbo sont visibles dans la ville de Bobo-Dioulasso à travers les pavages des rues ou la réhabilitation de nombreuses voies.
Brahima Sanou a ajouté que l’association continuera son geste pour traduire son attachement au développement et encourager le chef de l’Etat dans sa mission.
« Nous nous engageons aux côtés du président du Faso jusqu’à la victoire finale sur l’ennemi. Toutes nos prières l’accompagnent », a précisé Brahima Sanou.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, est arrivé, ce lundi 6 octobre 2025, à Dakar, où il prendra part au Forum Invest In Sénégal, les 7 et 8 octobre au Centre international de conférences Abdou Diouf. Il a été accueilli, à sa descente d’avion, à l’aéroport international Blaise Diagne, par son homologue sénégalais, Ousmane Sonko.
Ce grand rendez-vous économique, placé sous le thème « Connecter les opportunités, bâtir l’avenir », réunira plusieurs acteurs publics et privés venus du monde entier.
La participation du Chef du Gouvernement à ce forum témoigne de la volonté du Burkina Faso de s’inscrire pleinement dans la dynamique régionale de promotion des investissements.
Ce forum sera également, pour le Premier ministre, l’occasion d’audiences, de rencontres bilatérales avec des partenaires techniques et financiers, ainsi que de visites d’expositions et de sites mémoriels.
La participation du Chef du Gouvernement burkinabè au Forum Invest In Sénégal s’inscrit dans la stratégie de diplomatie économique proactive visant à faire du Burkina Faso une destination d’investissement crédible et résiliente.
A l’occasion de la Journée mondiale de la paralysie cérébrale célébrée chaque 6 octobre, docteur Julie Kyelem, neurologue avec une sous spécialisation pour la prise en charge des pathologiques neurologiques des enfants et des adolescents a accordé une interview à Sidwaya. Découvrez les manifestations de la paralysie cérébrale, ses causes, ses conséquences médicales et sociales.
Sidwaya (S) : Qu’est ce que la paralysie cérébrale ? Julie Kyelem (J.K.) : Merci de nous donner l’opportunité de parler d’une pathologie qui nous tient à cœur, qui est de plus en plus fréquente dans notre société et surtout qui est méconnue. La paralysie cérébrale, anciennement on l’appelait infirmité motrice d’origine cérébrale ou infirmité motrice cérébrale. C’est une maladie qui touche le cerveau et survient généralement chez les enfants. Elle entraine des troubles au niveau neurologique. Ces troubles peuvent toucher la motricité, le tonus musculaire, les postures, par exemple la posture assise, la posture debout. Egalement, on peut avoir des troubles cognitifs. Quand on dit troubles cognitifs, c’est le retard du langage et le retard mental. On peut aussi également avoir l’épilepsie qui s’y associe et d’autres troubles à type de troubles de la vision ou la surdité.
S : Comment se manifeste la paralysie cérébrale ? J.K. : Généralement, les parents constatent que l’enfant a un retard dans les acquisitions motrices. Par exemple, un enfant qui a 4 à 6 mois qui ne tient pas la tête, qui ne tient pas les objets, qui ne manipule pas les objets, qui ne répond pas aux stimuli. Par exemple, il y a la lumière qui passe ou bien, il y a un bruit et l’enfant ne se retourne pas. Donc en ce moment, ça doit inquiéter les parents. Si par exemple, à 12, 15 mois, l’enfant ne tient pas la position assise, il ne commence pas à faire 4 pattes, il ne répond pas à l’appel de son prénom. Ça doit être un signe d’alerte pour les parents. A 18, 24 mois, un enfant qui ne marche pas, qui ne se redresse pas, qui ne se met pas debout même avec appui, ça doit inquiéter les parents. Un enfant qui ne dit pas papa, maman à 18, 24 mois, ça doit inquiéter les parents et les amener à consulter. C’est vraiment le signe d’alerte sur lequel, nous insistons, pour que les parents puissent consulter tôt afin qu’on prenne en charge les enfants assez tôt, qu’on essaie de déterminer quels sont les types de troubles qu’ils ont. Est-ce que c’est des troubles moteurs? Est-ce que c’est la posture et voir à quel moment ces troubles ont pu survenir? Est-ce que c’était avant la naissance, pendant, ou après l’accouchement et pouvoir ainsi faire ce qu’on appelle une prise en charge vraiment globale qui va prendre en compte tous les aspects.
S : Justement, quelles sont les causes de la paralysie cérébrale chez les enfants et les adolescents ? J.K. : Quand on prend les causes avant la naissance, c’est-à-dire pendant que l’enfant est dans le ventre de la maman, on peut avoir des causes génétiques. Les malformations peuvent induire certaines lésions cérébrales. C’est le cas par exemple, de la trisomie 21. On peut avoir également des mamans qui ont eu des pathologies pendant leur grossesse. Si une maman fait une infection pendant la grossesse et que cette infection touche le bébé pendant qu’il est en pleine croissance dans le ventre, ça peut entraîner des lésions cérébrales que l’enfant va garder. Pendant la naissance, c’est surtout les enfants dont le travail a été long. Les enfants s’épuisent pendant l’accouchement et quand ils sortent, il n’y a pas le premier cri. Les réactions de l’enfant ne sont pas appropriées et souvent c’est des enfants qu’il faut réanimer parce qu’après trois minutes sans oxygène, le cerveau a déjà des lésions. Donc c’est pour cela qu’à la naissance, il faut vraiment que l’enfant crie, l’enfant soit bien rose. Il ne faut pas qu’il y ait des souffrances foetales à la naissance. Les causes post-natales, cela veut dire après l’accouchement, c’est beaucoup plus les infections qui sont incriminées dans notre pays et dans notre région.
S : Vous avez dit que la paralysie cérébrale est de plus en plus fréquente, est-ce qu’on a des chiffres sur la prévalence au Burkina ? J.K. : Au plan mondial, c’est 1,5 à 2,5 cas sur 1000 naissances vivantes. Donc la paralysie cérébrale touche à peu près 17 millions de personnes dans le monde. Au Burkina, on a fait une étude en 2022, puisque notre service fait ce qu’on appelle une consultation spécialisée pour les enfants et adolescents atteints de pathologies neurologiques. Au cours de ces consultations, on s’est rendu compte qu’il y avait 58% de patients qui consultaient pour la paralysie cérébrale, et leur âge allait de 5 mois à 7 ans. Vous voyez qu’en population pédiatrique, c’est une pathologie qui est fréquente.
S : Telle que vous avez décrit les manifestations de la paralysie cérébrale, on imagine qu’elle a des conséquences médicales. Quelles sont-elles pour les patients ? J.K. : Les conséquences médicales pour les patients, c’est surtout, les troubles de la motricité qui vont limiter ces enfants dans leurs mouvements. Ce sont des enfants qui vont avoir une perte d’autonomie fonctionnelle. Quand ils ne sont pas pris en charge tôt, ils vont avoir des complications orthopédiques. Ces complications orthopédiques vont être des raideurs, des déformations rachidiennes, des déformations des pieds et des mains qui peuvent nécessiter même qu’on les prenne en charge avec une chirurgie en orthopédie pour mettre le rachis ou bien les membres dans une position anatomique afin de pouvoir faire une rééducation pour que les enfants récupèrent. Donc c’est pour cela qu’on insiste sur les consultations précoces. On peut également avoir une épilepsie qui va se greffer à ces troubles posturaux. Quand les lésions cérébrales sont vraiment sévères, c’est des épilepsies qui vont avoir tendance à être rebelles au traitement. On a des enfants qu’on suit qui ont trois, quatre médicaments antiépileptiques, malgré tout on n’arrive toujours pas à régler le problème de leur crise parce que c’est vraiment des crises qui sont très rebelles, qui sont très fréquentes et qui sont invalidantes.
S : J’imagine qu’il y a autant de conséquences sociales pour les patients eux-mêmes et leurs familles puisque vous parlez de perte d’autonomie. Pouvez-vous nous en dire plus ? J.K. : Oui, les conséquences sociales aussi sont énormes pour le patient lui-même. Il y a le rejet de la société. Imaginez un enfant qui a quatre, cinq ans, qui ne tient pas la tête, qui ne s’assoit pas. Souvent on les voit se déplacer sur le sol, sur le ventre, donc il y a des mamans qui sont venus ici affolées parce qu’on a qualifié leurs enfants d’enfants
Dr Julie Kyelem : « nos attentes, c’est que d’ici à cinq ans, dix ans, on puisse avoir des institutions qui vont être à la fois hôpital et école ».
serpents… C’est vraiment stigmatisant et le regard de la société envers ces enfants n’est pas souvent bienveillant. De plus, on a beaucoup de déscolarisation, parce que souvent quand l’enfant a un retard mental et qu’on le met dans une institution scolaire qui ne tient pas compte de ces difficultés, on finit par dire aux parents de garder leur enfant à la maison parce qu’il n’est pas adapté à l’école. Donc, il y a beaucoup d’exclusions sociales qui concernent ces patients. Pour ce qui est des familles, en général, les parents de ces enfants sont anxieux, et dépressifs. On commence les consultations et puis après on sent que les parents se démotivent, donc à chaque fois qu’ils viennent, il faut les remotiver, leur dire non ! On continue le combat ! On continue le combat parce que c’est une maladie au long cours ! En fait, c’est une maladie chronique, donc nous suivons les enfants sur plusieurs années et la prise en charge est vraiment adaptée au cas par cas. La paralysie cérébrale amène également souvent des distensions dans les familles africaines. Beaucoup essaient de dire que c’est la faute d’un tel, la faute de la maman, du papa. Cela génère beaucoup de culpabilité souvent dans les couples et bien souvent, on assiste à des drames familiaux. Tout cela pour vous dire que l’impact social
est tout aussi important que les conséquences médicales.
S : Comment se passe la prise en charge des enfants atteints de paralysie cérébrale au Burkina Faso ? J.K. : On va dire que c’est une prise en charge qui est multidisciplinaire, parce que sincèrement seul, on ne peut pas y arriver. Donc, c’est une prise en charge qui va faire intervenir les pédiatres, les neurologues, les kinésithérapeutes qui vont prendre en charge ces enfants pour qu’ils aient des acquisitions motrices. Elle va faire intervenir les orthophonistes qui vont aider les enfants à apprendre à s’exprimer. La prise en charge des enfants fait intervenir également les orthoprothésistes parce que pour les enfants qui ont déjà les déformations, ils vont faire des attelles ou des chaussures adaptées à ces enfants pour leur permettre d’avoir des acquisitions, de limiter les rétractions. Elle fait intervenir des ergothérapeutes et même les nutritionnistes parce qu’il y a certains enfants même qui ont des difficultés d’alimentation. Donc on est obligé de faire appel aux nutritionnistes pour aider les mamans dans la composition de leur repas pour que ce soit des repas enrichis, pour éviter que les enfants ne fassent des dénutritions assez sévères. Cela dit, au Burkina, il n’y a pas une filière en tant que telle bien organisée qui permette la prise en charge, des enfants atteints de paralysie cérébrale. Mais nous essayons de travailler de façon collégiale et on sait à qui référer les enfants.
S : Qu’en est-il du coût de la prise en charge d’un enfant atteint de paralysie cérébrale, surtout avec la large gamme de spécialistes qui doit intervenir pour améliorer son bien-être ? J.K. : La prise en charge est quand même onéreuse, parce que déjà quand ils viennent en consultation, il y a des examens à faire pour poser les diagnostics. Il y a le scanner cérébral, l’électroencéphalogramme, les tests psychométriques qu’il faut faire pour essayer de voir est-ce qu’il n’y a pas des troubles mentaux associés, des troubles cognitifs qu’il faut tiper. Est-ce que c’est un problème de langage ? En ce moment l’orthophoniste aussi a un bilan qu’il fait avant de faire la prise en charge. Donc, c’est une prise en charge qui est codifiée. Cela fait que c’est assez onéreux. Bien sûr, il y a le ministère de la santé qui nous permet quand même de prendre en charge les enfants de moins de cinq ans dans les structures publiques. Donc cela devient vraiment coûteux pour eux et souvent on assiste à des abandons. Il y a des parents qui finissent par abandonner la kinésithérapie, l’orthophonie parce que ça leur coûte cher.
S : Est-ce qu’on peut en guérir ? J.K. : Il y a des enfants qu’on récupère sur le plan des acquisitions motrices, du tonus. Il y a des enfants qui marchent. Bien sûr, c’est ceux qui viennent tôt et cela dépend aussi de la sévérité des lésions cérébrales. Ceux qui n’ont pas des lésions cérébrales sévères, on arrive quand même à en récupérer une bonne partie. Maintenant ce qui reste, c’est l’adaptabilité à l’école classique que nous connaissons. Souvent, même quand on arrive à avoir les acquisitions motrices et qu’on dit aux parents, on peut espacer les suivis, c’est des enfants qui nous reviennent à 6-7 ans parce que l’enfant est arrivé au niveau CP, au niveau CE1 et on se rend compte
qu’il y a maintenant des difficultés d’adaptation scolaire. C’est d’ailleurs pour cela que je dis toujours aux parents lorsqu’ils viennent en consultation pour la première fois que c’est un combat et leur combat est le nôtre et on va y arriver pas à pas, parce que le processus, il est long. Ce sont des enfants qui vont grandir. Ils ont leur place dans la société. Donc, il faut qu’on se batte pour eux. Sinon, cela va être des enfants qu’on va laisser-pour-compte.
S : Dans le cadre de la Journée mondiale de la paralysie cérébrale, vous avez lancé un plaidoyer. Quelles sont vos attentes ? J.K. : Déjà, le fait d’en parler à travers les différents médias, cela va lever un peu un voile pour qu’on sache qu’on a des cas. Il faut maintenant réfléchir à comment les prendre en charge de façon globale. Donc, nos attentes, c’est que d’ici à cinq ans, dix ans, on puisse avoir des institutions qui vont être à la fois hôpital et école. Et dans cette institution, il y a le volet santé qui va être pris en charge. Cela veut dire
qu’il y aura des pédiatres, des kinésithérapeutes, des orthophonistes affiliés à ces structures pour la prise en charge sur le plan médical. Et en même temps, on a des éducateurs spécialisés pour le volet scolaire et les autres aspects. Ce serait vraiment intéressant à terme si on arrive à avoir une institution qui va regrouper cette prise en charge globale, aussi bien médicale que les aspects psychosociaux. Cela va permettre qu’il n’y ait plus d’errance des parents. S’ils vont dans ces structures, ils savent que l’enfant va pouvoir toucher tous les différents professionnels, aussi bien de santé
que les professionnels en termes d’éducation scolaire. Cela va permettre qu’ils soient beaucoup plus motivés aussi, beaucoup plus enclins à accompagner leurs enfants dans le processus.
S : Vous l’avez dit, les parents d’enfants atteints de paralysie cérébrale sont des combattants. Quel est votre mot à leur endroit ? J.K. : Nous encourageons les parents à consulter tôt. Ce n’est pas une fatalité. Cela peut arriver à tout le monde. Cela peut toucher toutes les couches sociales. Nous les encourageons à rester motivés parce que c’est une maladie chronique. Ce sont des enfants que nous suivons longtemps, pendant des années. Donc, chaque fois qu’ils viennent, on s’encourage toujours à rester. Il faut qu’on y aille, mais dans la main, pour le bien-être de nos enfants.
La coordination provinciale du Houet de la Confédération nationale des peuples de l’Alliance des Etats du Sahel/Burkina Faso a organisé, le samedi 4 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso, une conférence de presse pour apporter son soutien au bureau national des grands projets du Burkina. Elle a appelé la population à soutenir les autorités dans leur combat contre le terrorisme et l’impérialisme.
La coordination provinciale du Houet de la confédération nationale des peuples de l’Alliance des Etats du Sahel soutient les initiatives portées par le bureau national des grands projets. Elle l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse qu’elle a organisée, le samedi 4 octobre 2025 à Bobo-Dioulasso. Dans une déclaration que le coordonnateur provincial, Sidiki Sanou, a présentée à la presse, il justifie son soutien par le fait que malgré la crise sécuritaire, beaucoup d’activités et de projets de développement sont menés par le bureau des grands projets nationaux pour le bonheur de la population.
Pour lui, le bureau national des grands projets a imprimé une nouvelle dynamique de développement au Burkina Faso en dépit des courants contraires et des attaques terroristes à travers des projets qui sont réalisés ou en cours de réalisation. Il a cité des réalisations des différentes Initiatives du bureau national des grands projets. « Ces projets ne sont pas de simples plans, ce sont des instruments de transformation véritable et révolutionnaire, des leviers de développement, des signes tangibles que notre nation se relève, fière et souveraine.
Aujourd’hui, nous élevons notre voix, une voix claire, forte et unanime pour dire oui à la Révolution, oui au progrès, oui au Burkina Faso nouveau », a laissé entendre Sidiki Sanou. La coordination provinciale a alors invité la jeunesse à l’union sacrée autour du capitaine Ibrahim Traoré, dans la discipline et dans la rigueur. Pour la coordination, on ne peut pas construire un pays dans le désordre et dans l’indiscipline.
Elle a également invité la population, et surtout celle du Guiriko, à soutenir les initiatives présidentielles du bureau national des grands projets et à lutter contre l’impérialisme sous toutes ses formes. La coordination a aussi manifesté son soutien aux trois présidents de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dans leur combat contre le terrorisme et l’impérialisme. Répondant aux questions des journalistes et surtout à celles portant sur les tracasseries au niveau des frontières, Sidiki Sanou a rassuré que des concertations sont en cours pour les minimiser. Il a du moins loué les mesures prises par les autorités burkinabè visant à réduire les postes de contrôle.
Adaman DRABO Safiatou BOLY
(Stagiaire)
Quelques réalisations du bureau des grands projets du Burkina dans le Guiriko
Domaine de l’eau, de l’agriculture et de la pêche.
– travaux de construction d’ouvrages d’assainissement et de drainage des eaux pluviales dans les villes de Bobo-Dioulasso et d’autres villes d’un coût global de 33 milliards.
-Les plaines aménagées de Banzon, Houndé etc.
– Offensive agro-sylvo-pastorale et halieutique : 15 tonnes de poissons déjà produites dans le barrage de Samendéni.
-La construction de magasins de stockage des denrées alimentaires.
-La dotation de tracteurs pour les labours.
-La dotation des cultivateurs en intrants et en semences.
-La réalisation de forage pour le monde rural.
-Les réformes agraires et foncières (lotissement dans l’arrondissement 5 etc…)
Commerce, industrie et infrastructures.
– Les réformes en termes de lois et décrets portant modification de la chambre du commerce et d’industrie.
– Création des usines de tomates par actionnariat populaire.
– Bitumage de certaines routes.
– Construction du stade de Léguéma.
– Augmentation de la capacité de la tour de contrôle de l’aéroport international de Bobo-Dioulasso.
– Installation de rizerie pour les femmes.
– Faso Mêbo pour les travaux d’assainissement, de pavage etc…
– Le bitumage de Km de routes pour désenclaver l’hôpital de Pala.
– La construction d’écoles, de CSP.
-Transformation de dispensaire en Centre médical avec antenne chirurgicale (cas du dispensaire de Belle ville).
Education et Santé, Sécurité.
– La réalisation d’écoles et de CSPS.
– Le recrutement d’enseignants communautaires.
– Le recrutement d’enseignants pour la petite enfance.
– La réduction des coûts d’imageries médicales etc.
La logistique mobile de santé etc.
– Le recrutement des VDP, de FDS etc….
– La formation des FDS et des fonctionnaires au SND.
L’immersion patriotique des nouveaux bacheliers.
Le ministre chargé de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Edasso Rodrigue Bayala, a présidé la traditionnelle montée des couleurs, lundi 6 octobre 2025, à Ouagadougou, au sein du tribunal administratif.
En marge de la seconde phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), le ministère de la Justice et des Droits humains a organisé une montée solennelle du drapeau national, lundi 6 octobre 2025, à Ouagadougou. Dans le cadre de cette initiative tournante au sein du département, c’est le Tribunal administratif qui a accueilli le personnel, avec à sa tête, le ministre Edasso Rodrigue Bayala.
Après l’exécution de l’hymne nationale, il a rappelé l’importance de la seconde phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne qui se tiennent jusqu’au 16 octobre prochain. « Notre département joue sa partition à travers l’organisation de plusieurs activités planifiées tout au long des 15 jours pour sensibiliser les populations à l’appropriation des valeurs citoyennes et patriotiques », a-t-il indiqué.
Edasso Rodrigue Bayala, revenant sur le message du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a indiqué qu’il interpelle la conscience et la responsabilité de tous les Burkinabè à s’engager dans la construction de la Nation « Nous sommes les sentinelles qui anticipent sur les blocages, identifient les synergies et proposent des voies de sortie constructive aux éventuels différends », a-t-il confié.
Ainsi, à l’endroit de son personnel, il a fait savoir que chaque acte posé en faveur des droits humains et d’une justice au service du peuple, chaque dossier traité avec diligence, efficacité et efficience participe au renforcement de la confiance avec les citoyens et contribue à la crédibilité du service public de la justice.
C’est cela, a -t-il souligné, le sens de l’engagement patriotique. Saluant la contribution de tous les agents dans la mise en œuvre des activités, il les a exhortés à poursuivre dans cette dynamique d’engagement citoyen pour l’atteinte des objectifs. « L’engagement patriotique pour notre département, c’est aussi la confiance renforcée auprès des justiciables, l’humilité et le refus d’user de son autorité pour brimer autrui », a-t-il lancé.
Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, le lundi 6 octobre 2025, à Ouagadougou, une délégation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), conduite par son président du conseil de régulation, Abdallah Youssef Chahine Traoré. Au cours de cette rencontre, le rapport annuel 2024 de l’institution a été remis au chef du gouvernement.
«L’objet de l’audience était de sacrifier à une obligation de redevabilité et de remettre notre rapport annuel sur les activités de l’ARCOP, portant sur la gestion 2024 de la commande publique au Burkina Faso », a expliqué M. Traoré à l’issue de l’audience. Au-delà de cette démarche statutaire, la rencontre a permis d’échanger sur les orientations à donner aux réformes du secteur, en vue d’une meilleure gouvernance de la commande publique. Le rapport met en lumière les activités menées autour des missions clés de l’ARCOP : la formation et la sensibilisation, le règlement des différends, les audits du système, ainsi que la définition des politiques publiques relatives à la gestion des marchés.
On y apprend que sur les 34 indicateurs de performance évalués, 15 ont atteint un niveau satisfaisant, traduisant des défis persistants en matière de mise en œuvre des procédures et de transparence du système. M. Traoré a toutefois relativisé ces chiffres, en soulignant les difficultés d’accès à l’information auprès de certains acteurs du dispositif. Parmi les perspectives 2025, l’institution prévoit d’accélérer la dématérialisation des procédures de passation des marchés et la mise en œuvre de l’Initiative pour une gouvernance performante, afin d’améliorer la traçabilité et la transparence du système.
Le Premier ministre a invité l’ARCOP à formuler des propositions de réformes concrètes, adaptées aux besoins réels de développement du pays. « On ne peut plus se payer le luxe des lourdeurs. Sortez des sentiers battus et proposez des textes qui favorisent l’efficacité dans les marchés publics». Il a insisté sur la nécessité de renforcer la veille juridique et de recentrer les efforts afin que les marchés publics soient exécutés au bénéfice direct des populations, dans un esprit d’efficacité, de transparence et de qualité. « Ce n’est pas le processus qui doit être le résultat, mais les prestations qui en découlent », a rappelé le chef du gouvernement, exhortant les acteurs à privilégier l’efficacité plutôt que la simple conformité procédurale.
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo et son collègue de la Transition digitale, des Communications électroniques et des Postes, Aminata Zerbo, ont assisté à la traditionnelle montée mensuelle des couleurs, ce lundi 6 octobre 2025.
A l’occasion, le ministre Pindgwendé a livré un message au personnel des ministères logés au sein de l’hôtel administratif du Kadiogo. En effet, dans son intervention, le ministre Porte-parole du gouvernement a rappelé le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré à l’occasion de la deuxième phase des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne qui se déroulent du 2 au 16 octobre 2025. « En période de Révolution l’administration publique doit être le cœur de la Révolution », a-t-il cité.
Pour lui, les journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne placées sur le thème majeur : « Pour l’ordre et la discipline, je m’engage » interpellent tous les agents de l’administration publique quant à leur devoir de servir la nation. Aussi, a t-il ajouté, la vision du chef de l’Etat et du gouvernement, c’est de travailler à réduire au
maximum les charges de fonctionnement pour que les ressources financières puissent être allouées à d’autres fins, plus précisément à mener des actions de développement.
Le ministre a par ailleurs rappellé les évènements majeurs du trimestre dans les différents départements à savoir le Tour du Faso, la semaine du numérique…Pour la réussite de tous ces événements, il a invité les agents à faire corps avec les différents responsables pour relever le défi de l’organisation. Enfin, le chef du département de la Communication a évoqué la commémoration de la date d’assassinat du camarade Président Thomas
Sankara le 15 octobre 87, une date mémorable pour le Burkina dont la commémoration connaitra cette année une série d’activités au Mémorial Thomas-
Sankara.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo est le nouveau président du Conseil des ministres statutaire de l’UEMOA. Il a été désigné par ses pairs à l’issue de la 3e session ordinaire du Conseil, tenue, le 6 octobre 2025 au siège de la BCEAO à Dakar.
Le Burkina Faso va présider le Conseil des ministres de l’Union économique
et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La décision a été actée, le 6 octobre 2025, au siège de la BCEAO, à Dakar, au Sénégal, lors de la 3e session ordinaire dudit Conseil. C’est donc, le ministre burkinabè de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, désigné par ses pairs, qui va diriger cet organe de l’Union pour un mandat de deux ans, comme le stipulent les textes de l’Organisation, qui ont institué une présidence tournante entre les Etats membres de l’UEMOA, tous les deux ans.
En rappel, lors de la 2ᵉ session ordinaire annuelle du Conseil des ministres de l’Union, tenue, le 11 juillet 2025, à Lomé, au Togo, la désignation du ministre burkinabè à la tête de cette instance communautaire n’a pas eu lieu, faute de consensus. Cela avait amené les ministres des Etats-membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) à claquer la porte de la session.
Le Conseil regroupe deux ministres (Economie/Finances et Affaires étrangères) par Etat membre. Il a pour mission d’assurer la mise en œuvre des orientations générales définies par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement et d’arrêter le budget de l’Union. Ses délibérations sont préparées par le Comité des Experts, composé de représentants des huit Etats membres. Il se réunit au moins deux fois par an. La présidence du Conseil est tournante, tous les deux ans.