Institut supérieur d’études et de protection civile: des stagiaires renforcent leurs compétences en gestion de crises

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L’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) a lancé une formation de deux semaines intitulée : « Gestion de crises et catastrophes » au profit de stagiaires venus de 13 pays d’Afrique, le lundi 6 octobre 2025, à Ouagadougou.

Des stagiaires venus de 13 pays d’Afrique viennent de faire leur entrée
à l’Institut supérieur d’études et de protection civile (ISEPC) pour une formation de deux semaines sur la « Gestion de crises et catastrophes ». Le lancement de ladite formation a eu lieu, le lundi 6 octobre 2025, à Ouaga-dougou. Selon le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Saïdou Sankara, l’importance d’une telle session n’est plus à démontrer, au regard du contexte mondial et régional profondément marqué par les crises.

Au niveau national également, il a rappelé les défis sécuritaires majeurs qui gangrènent le pays. Dans un tel contexte, le renforcement des capacités dans la gestion des crises et catastrophes constitue, à l’entendre, une impérative nécessité pour assurer la sécurité, la stabilité et le développement durable des nations. En cela, il a salué cette initiative de l’ISEPC qui, du reste, se caractérise par la diversité et la richesse des participants. « Le fait de réunir des cadres, des autorités administratives opérant dans des zones à haut risque, des praticiens et chercheurs en protection civile permet de créer un cadre unique d’apprentissage mutuel et de partage d’expériences », a-t-il déclaré.

De son avis, cette diversité constitue une force qui permettra d’aborder les crises non seulement sous l’angle technique, mais aussi humain, social et institutionnel. Il a invité les apprenants à profiter de cette session pour partager leurs expériences, bâtir des réseaux solides et renforcer leurs capacités en vue de prévenir, gérer et surmonter les crises. Il a aussi fait une mention spéciale à l’ISEPC qui s’affirme, année après année, comme un centre africain d’excellence dans la formation, la recherche et la coopération en matière de protection civile.

Promouvoir les bonnes pratiques de gestion des risques

De quoi ravir le cœur du directeur général de l’institut, le commandant Zouno Gérard Bambara, qui a aussi traduit sa reconnaissance à l’ensemble des acteurs ayant contribué à la tenue effective de cette session. Il a, notamment, fait cas de l’Université Joseph-Ki-Zerbo (UJKZ) qui, à travers le Centre d’études, de formation et de recherche en gestion des risques sociaux (CEFORGRIS), a permis de parfaire et d’enrichir le présent programme de formation.

Le Dr Natéwindé Sawadogo de l’UJKZ, pour sa part, a traduit l’honneur de sa structure d’être associée à l’élaboration et la mise en œuvre d’une telle initiative dont la pertinence n’est plus à démontrer dans le contexte international et régional actuel. « La virulence, la fréquence et l’intensité croissantes des aléas, tels que les inondations, les incendies, les épidémies caractérisent notre époque, avec des conséquences humaines et matérielles qui nous rappellent chaque jour l’importance de la prévention, de la préparation et d’une réponse coordonnée », a-t-il indiqué.

Il s’est dit convaincu que cette session permettra de promouvoir de bonnes pratiques de gestion des risques, d’améliorer la coordination entre les acteurs institutionnels, les services d’urgence, les acteurs communautaires et les partenaires humanitaires et d’encourager la synergie entre structures de formation académique et professionnelle en matière de protection civile.

Mais, pour atteindre ces objectifs, Dr Sawadogo a noté que les contenus de la formation sont organisés en quatre composantes. « La première couvre le cadre général de la protection civile et les généralités conceptuelles, la deuxième porte sur des contenus métiers opérationnels, la troisième couvre les défis émergents en matière de risques tels que la biosécurité, les risques liés à la pollution minière et la quatrième ouvre les réflexions sur l’humanitaire en situation de catastrophe », a-t-il détaillé. Tout en souhaitant un bon stage aux participants, il leur a demandé de faire preuve de curiosité, de discipline et d’esprit d’équipe.

Nadège YAMEOGO

Rentrée scolaire et académique 2025-2026: des réformes pour un système éducatif plus résilient

Le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a lancé officiellement la rentrée scolaire et universitaire 2025-2026 à Dédougou, le lundi 6 octobre 2025. La cérémonie a été placée sous le patronage du Président de l’Assemblée législative de Transition, Dr Ousmane Bougouma.

Les élèves et étudiants du Burkina Faso ont repris le chemin des classes et amphithéâtres, le 1er octobre dernier. Le lancement officiel de cette rentrée scolaire et universitaire 2025-2026 a eu lieu, le lundi 6 octobre 2025 à Dédougou dans la région de Bankui. Et c’est le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, qui a donné le top départ au nom de l’ensemble des ministres en charge de l’enseignement.

La cérémonie de lancement a été placée sous le patronage du Président de l’Assemblée législative de Transition, Dr Ousmane Bougouma, et sous le parrainage du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Mathias Traoré. Selon le ministre Dingara, il est « impérieux » de réformer le système éducatif pour l’adapter aux exigences du monde contemporain.

La Révolution progressiste populaire RPP) enclenchée sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a confié le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, place l’éducation au cœur du renouveau national. Lequel renouveau se fixe pour objectif de concevoir des citoyens aux valeurs patriotiques et des modèles d’engagement citoyen dans la promotion de la paix et de la cohésion.

Et c’est dans cette lancée, aux dires du ministre, que le gouvernement a entrepris des réformes engagées pour repenser le système éducatif afin qu’il soit celui qui façonne des acteurs de développement à partir des connaissances endogènes. Ces dites réformes ont permis, à l’en croire, d’engranger des résultats en nette progression aux derniers examens scolaires. « Ces performances traduisent l’efficacité des réformes entreprises et expriment la résilience de notre système éducatif », a-t-il martelé.

Veiller au respect des biens communs

A travers leur porte-parole, Flora Ouédraogo, les élèves ont promis de veiller au respect des biens communs, d’observer l’ordre et la discipline en se donnant à fond au travail à l’école. Les parents d’élèves, quant à eux, ont plaidé pour la revalorisation de la fonction enseignante et leur dotation en moyens et matériels appropriés pour donner une formation
de qualité aux élèves.

Leur porte-parole, Lassina Sirima, a admis que les autorités ont consentis d’énormes efforts pour la cause de l’école burkinabè, mais beaucoup reste encore à faire, a-t-il dit.
Le parrain de la cérémonie de lancement, Mathias Traoré, par ailleurs ministre en charge de la Fonction publique, a rendu hommage à la communauté éducative pour les efforts consentis en vue d’assurer la continuité éducative, malgré le contexte difficile. Le patron de cette cérémonie, Dr Ousmane Bougouma, s’est réjoui de la réouverture d’un grand nombre d’établissements d’enseignement dans la région.

Ces avancées dans la reconquête territoriale sont à mettre à l’actif des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie. A l’occasion, le président de l’ALT a remis des lots de fournitures scolaires aux ministres en charge des Enseignements.
Il a aussi procédé à l’inauguration d’une infrastructure éducative à l’école Moundasso « A » et a mis en terre un plant pour la postérité. Les partenaires techniques et financiers ont réaffirmé leur disponibilité à soutenir les efforts de l’Etat pour garantir un accès de tous les enfants à une éducation de qualité. Représenté par Alain Joseph Tokam Mambou de l’UNICEF, ils ont promis de contribuer à la réalisation d’infrastructures éducatives pour répondre au besoin au cours de cette année scolaire et universitaire.

Yacouba BELEM

9e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026: Etalons et Leone Stars décidés à ne pas se faire de cadeau

La Sierra Leone reçoit le Burkina Faso, ce mercredi dans la capitale libérienne, Monrovia, pour le match de la 9e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Hier, entre derniers réglages tactiques et conférence de presse, les deux équipes ont affiché leurs ambitions pour la rencontre de cet après-midi (16h GMT) qui promet des étincelles.

La bataille entre Etalons et Leone Stars pour finir parmi les meilleurs 2e des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 est l’affiche au sommet dans le groupe A. Pour prendre leurs repères en vue de cette confrontation, les Etalons, arrivés dans la capitale libérienne, Monrovia, ce lundi 6 octobre 2025, se sont entrainés hier à l’heure du match
sur la pelouse synthétique du stade Samuel-Kanyon -Doe.

Des 25 convoqués, seuls Steeve Farid Yago, Ousseini Bouda et le portier Hervé Koffi étaient toujours attendus. Les 22 autres joueurs ont répété leurs gammes sous les ordres du sélectionneur Brama Traoré et son staff pendant presqu’une heure dans une bonne ambiance. Ce qui est très capital, a rappelé le sélectionneur national. « Nous travaillons à en faire un groupe, c’est-à-dire des gens qui sont ensemble de cœur et d’esprit, rapprochés les uns des autres et nous croyons que nous sommes sur la bonne voie.

Donc, nous n’avons pas de doute pour le classement de départ de demain sinon, notre équipe aujourd’hui est connue à deux ou trois joueurs près », a expliqué Brama Traoré.
Si l’on s’en tient à la séance du jour, la paire Dayo-Tapsoba pourrait débuter
la partie dans l’axe.

Les couloirs droit et gauche seront probablement occupés par Issa Kaboré et Rachid Ayindé. Le milieu sera tenu par Blati Touré, Mohamed Zoungrana et Ismahila Ouédraogo
tandis que Bertrand Traoré, Mohamed Konaté et Dango Ouattara seront aux avant-postes. Tout est pensé pour ne laisser aucune place à une quelconque surprise désagréable, comme cela a été lors de la 4e journée où les Etalons se sont faits rejoindre au score en fin de partie (2-2).

« C’est un match difficile qui nous attend mais le Burkinabè aime les épreuves et nous allons travailler cette épreuve. Nous avons analysé cette équipe et je pense que nous pouvons exploiter certaines failles pour gagner le match », a confié en conférence le coach Traoré.

Le capitaine Bertrand Traoré assure que ses coéquipiers sont armés mentalement et physiquement pour la victoire. Dans le camp adverse, l’on est décidé à sortir du duel avec les trois points. « Nous sommes prêts. Nous voulons gagner, peu importe la manière. Ce qui est passé, c’est de l’histoire. On a toujours à l’esprit de nous battre pour faire partir des meilleurs deuxièmes et pour nous, c’est possible. Mais, cela passe par une victoire dans ce match contre le Burkina Faso », a soutenu le sélectionneur adjoint de la Sierra Leone, Musa Kallon.

 

Voro KORAHIRE
Monrovia (Libéria)

Coupe communale de la relève: les lionnes du Houet et le secteur 22 champions de la Ire édition

La première édition de la coupe communale de la relève lancée le 26 juillet dernier a pris fin, le 4 octobre 2025, par le sacre de l’équipe du secteur 22. Les finalistes ont reçu de nombreux prix allant d’un million à 200 000FCFA.

La grande finale de la première édition de la coupe communale de la relève s’est jouée, le samedi 4 octobre 2025 au stade Wobi de Bobo-Dioulasso. Elle a opposé l’Association des lionnes du Houet (ALH) à l’Usfran, chez les dames, et les U20 du secteur 25 à ceux du secteur 22 de la commune de Bobo-Dioulasso chez les hommes. Si les lionnes ont battu leur adversaire dans le temps règlementaire par 2 buts à zéro, il a fallu recourir aux tirs au but pour départager les équipes masculines.

Et ce sont les garçons du secteur 22 qui se sont montrés plus adroits en venant à bout de l’équipe du secteur 25 en réussissant 6 tirs contre 5. Sacrée championne, l’équipe des lionnes a reçu le trophée et la somme de 500 000 F CFA. L’USFRAN, finaliste malheureuse, est repartie avec 300 000 F CFA. Les garçons du secteur 22, pour leur victoire, ont reçu, en plus du trophée, la somme d’un million de francs CFA. Le secteur 25, est reparti avec 750 000 F CFA. Outre les prix officiels, les finalistes ont reçu des jeux de maillots, des distinctions individuelles et des gadgets offerts par des partenaires.

…et l’équipe du secteur 22 sont les champions de la Ire édition de la coupe communale de la relève.

Placée sur le thème : « Une relève sportive talentueuse et engagée, assurance d’un rayonnement futur du Burkina Faso », la première édition de la Coupe communale de la relève prend fin à la satisfaction du Président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, Laurent Koutoukou Kontogom. La compétition, aux dires du PDS, a mobilisé 32 secteurs pour les équipes masculines et 12 clubs chez les dames avec 57 matchs disputés chez les hommes pour 127 buts inscrits, et 23 rencontres féminines soldées par 97 buts.

Pour ce bilan satisfaisant le PDS a remercié tous ceux qui ont soutenu la commune dans l’organisation de la compétition. Le gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a salué cette compétition qui entre en droite ligne de la vision du chef de l’Etat.
« Je félicite le PDS et l’ensemble des membres de son équipe pour cette initiative qui s’inscrit parfaitement en droite ligne de la vision du chef de l’Etat qui a fait du sport un des leviers importants du développement », a souligné Mariama Konaté.

La finale de la première édition de la coupe communale de la relève s’est déroulée en présence des autorités administratives, coutumières, militaires et paramilitaires, et des sponsors et partenaires qui ont accompagné la commune de Bobo-Dioulasso dans cette initiative. La Commune de Bobo-Dioulasso, à travers la Coupe communale de la relève, entend valoriser et promouvoir des futurs talents du football burkinabè, renforcer des liens de cohésion sociale et de fraternité entre les quartiers, et restaurer la paix et le vivre-ensemble dans la commune de Bobo-Dioulasso.

« La Commune de Bobo-Dioulasso a voulu, à travers ce tremplin, remettre au goût du jour le football des jeunes et promouvoir la pratique ainsi que le développement du football féminin », a laissé entendre le président de la délégation spéciale.

Adaman DRABO

 

Ecole normale supérieure: les défis des sociétés africaines au cœur des 3e Journées scientifiques

L’Ecole normale supérieure (ENS) organise du 7 au 9 octobre 2025 à Koudougou, la IIIe édition de ses journées scientifiques. Cette année, les réflexions portent sur le thème : « Sciences, innovations et résilience : quelles solutions face aux défis climatique, sécuritaire, éducatif et alimentaire ? ».

Dans sa volonté de contribuer à la recherche des solutions aux défis auxquels la société est confrontée, l’Ecole normale supérieure (ENS) organise tous les deux ans, des journées scientifiques. La IIIe édition de ces journées scientifiques s’est ouverte, le mardi 7 octobre 2025, à Koudougou sur le thème :
« Sciences, innovations et résilience : quelles solutions face aux défis climatique, sécuritaire, éducatif et alimentaire ? ».

Selon le directeur général de l’ENS, Pr Ousseni So, à travers cette thématique, l’Ecole entend créer un espace scientifique pluridisciplinaires de réflexion, de partage et de valorisation des résultats de recherche et d’innovations en vue de proposer des solutions durables aux défis climatique, sécuritaire, éducatif et alimentaire auxquels sont confrontées les sociétés africaines, particulièrement au Burkina Faso.

« Les journées scientifiques de l’ENS donnent un espace aux acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche pour partager, discuter les résultats de leurs travaux et conduire une réflexion profonde sur les questions de développement », a-t-il
précisé.

A l’écouter, plus de 250 communications serontfaites sur les thèmes suivants : « biodiversité, santé publique et changement climatique »,
« réformes éducatives et résilience communautaire », « savoirs endogènes et défis sécuritaires », « énergie et énergie renouvelable », « sciences, informatique et mathématiques ».

Le DG So a saisi l’occasion pour remercier les membres du comité d’organisation et du comité scientifique ainsi que toute la communauté de l’ENS qui a travaillé « assidument et efficacement » dans l’organisation de ces journées scientifiques.
Il a exprimé sa gratitude au gouverneur de Nando et au Délégué général (DG) du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).
Le patron de la cérémonie, le gouverneur de la région de Nando, s’est fait représenter par le Secrétaire général de la région (SGR), Lucien Guenguere.

« Des réponses adaptées »

Dans son mot, il a félicité le Directeur général de l’ENS et ses collaborateurs pour la tenue régulière de cette activité scientifique « majeure ». Ce cadre de réflexion et de partage, a-t-il fait savoir, arrive à point nommé, dans un contexte national et international marqué par des mutations profondes et de multiples défis qui interpellent tous les secteurs. « En croisant les approches scientifiques, les savoirs endogènes, les innovations locales et les parte-nariats, nous pouvons construire des réponses adaptées à nos réalités »,
a ajouté M. Guenguere.

Pour le parrain de l’évènement, le DG du CNRST, Dr Emmanuel Nanema, l’ENS, en initiant cette plateforme d’échanges, démontre une fois de plus son engagement dans la promotion d’une recherche scientifique pertinente, ancrée dans les réalités nationales et continentales.

« Je suis convaincu que les réflexions menées durant ces trois jours permettront de faire émerger des pistes concrètes pour renforcer la résilience de nos système éducatifs, sociaux et économiques, grâce à une meilleure synergie entre les savoirs scientifiques, les innovations technologiques et les pratiques locales », s’est réjoui M. Nanema. Il a ajouté que les sociétés africaines sont confrontées à des défis multiformes qui interpellent à la fois les chercheurs, les décideurs politiques et les acteurs du terrain, si bien qu’il est impérieux de mobiliser l’intelligence collective, la science et l’innovation pour construire des réponses durables.

Ces journées rassemblent des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des ingénieurs des secteurs publics et privés, des innovateurs et inventeurs, des organismes et associations, des étudiants, le secteur privé, les industries et les collectivités. Selon le président du comité d’organisation, Dr Mathias Kyelem, en plus du Burkina Faso, six autres pays, à savoir le Mali, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Madagascar et l’Italie prennent part à ces journées scientifiques.

Beyon Romain NEBIE

Education en situation d’urgence au Burkina: 1 473 structures éducatives rouvertes, 432 281 élèves de retour à l’école

Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a organisé un atelier d’outillage des journalistes sur la campagne nationale de retour à l’école et les réformes éducatives, dimanche 5 octobre 2025 à Dédougou.

Le Ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales (MEBAPLN) multiplie ses efforts pour améliorer le système éducatif au Burkina Faso. Dans ce sens, il a entrepris avec l’appui de ses partenaires, des réformes éducatives et une campagne nationale de retour à l’école des élèves ayant abandonné les classes pour diverses raisons.

Dans le but de permettre aux médias d’informer l’opi-nion nationale, le minis-tère a organisé un atelier au profit d’une quinzaine de journalistes s’intéressant aux questions d’éducation sur la campagne nationale de retour à l’école et les réformes éducatives en cours, le dimanche 5 octobre 2025, à Dédougou. Le Directeur général (DG) de l’accès à l’éducation préscolaire et à l’enseignement primaire, Tasseré Compaoré, a indiqué que l’objectif est d’outiller les acteurs des médias spécialisés sur les questions d’éducation afin qu’ils s’approprient les contenus abordés dans le but d’enrichir et diversifier leurs productions respectives. M. Compaoré a confié que 1 473 structures éducatives rouvertes ont contribué à ramener 432 281 élèves déplacés internes du préscolaire, du primaire et du non formel à l’école en 2025 dans le cadre de l’éducation en situation d’urgence.

« Ces chiffres issus du rapport de mai 2025 de l’éducation en situation d’urgence est le fruit d’une riposte structurelle laborieuse au défi sécuritaire imposé au Burkina depuis une décennie », a-t-il expliqué. M. Compaoré a en outre fait savoir que pour l’année scolaire 2025-2026, le ministère en charge de l’enseignement de base en collaboration avec l’UNICEF, dans le cadre de la campagne nationale de retour à l’école, connue sous le nom de « Back to School Campaign » entend ramener plus de 2 000 000 d’élèves à l’école.

La campagne couvre 9 régions à fort défi sécuritaire et vise à promouvoir les nouvelles inscriptions et à faciliter le retour en classe des enfants du préscolaire, du primaire, du post-primaire et du secondaire. Le chef de la communication plaidoyer et partenariat de l’UNICEF/Bur-kina, Ndiaga Seck, a salué les efforts du gouvernement pour la réouverture des écoles. Il a aussi réitéré la disponibi-lité de son institution à toujours accompagner le gouvernement dans son élan pour garantir l’accès à l’éducation.

Préparer les élèves aux défis du XXIe siècle

Il a par ailleurs demandé aux médias de sensibiliser les familles pour qu’elles comprennent l’intérêt d’amener les enfants à l’école mais également les communautés et les autorités afin qu’elles puissent renforcer les efforts pour que l’accès à l’éducation soit effectif. Concernant les réformes éducatives, le directeur général de la qualité de l’éducation préscolaire et primaire, Marcel Guigma, a relevé qu’elles s’inscrivent dans le cadre de l’application des textes fondamentaux de la politique éducative.

A cet effet, il a distingué deux types de réformes à savoir celles en implémentation et les réformes en implantation. Pour la première catégorie, M. Guigma a évoqué l’introduction de l’Anglais au CE1, l’initiation aux métiers au CM et l’introduction des TIC au préscolaire et au primaire. Selon le DG de la qualité de l’éducation préscolaire et primaire, pour la phase pilote, 824 écoles ont expérimenté l’initiation à l’Anglais au cours de l’année scolaire 2024-2025. Au regard des résultats concluants, a-t-il justifié, le ministère en charge de l’enseignement de base a décidé d’étendre la mesure à toutes les écoles à compter de cette année.

Quant aux réformes en implémentation, Marcel Guigma a cité entre autres l’expansion de l’éducation préscolaire, la valorisation du port de la tenue traditionnelle, le renforcement de l’éducation civique, la promotion de l’éducation inclusive et la mise en place de champs et jardins scolaires pour appuyer la cantine endogène. De son avis, ces réformes visent à enrichir l’expérience éducative, renforcer l’enracinement culturel, préparer les élèves aux défis du XXIe Siècle.

« Le but est de former un Burkinabè nouveau, producteur et acteur de développement », a-t-il précisé. Toujours dans le cadre des réformes, le directeur de l’enseignent primaire, Hamidou Salia, a annoncé la création des conseils de l’école en remplacement des Associations des parents d’élèves (APE), des Associations des mères éducatrices (AME) et les Comités de gestion des établissements scolaires (COGES). Selon lui, cette réforme née de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité (IPEQ) vise à trouver une solution aux crises de fonctionnement des APE, AME et COGES dues à la mauvaise gouvernance.

Abdoulaye BALBONE

Ecole primaire centre B de Banfora: des anciens élèves offrent des infrastructures neuves

Les anciens élèves de la promotion 1989-1995 de l’école primaire centre B de Banfora ont fait don d’une salle informatique, d’un forage et de kits scolaires à l’établissement, le samedi 4 octobre 2025. Ils ont également offert 15 tonnes de vivres aux personnes vulnérables et aux forces combattantes de la région des Tannounyan.

Les élèves de la promotion 1989-1995 de l’école centre B de Banfora sont reconnaissants envers leur école. Ils ont, en effet, fait parler leur cœur en offrant plusieurs infrastructures afin d’améliorer la qualité de l’éducation. Il s’agit d’une salle multimédia entièrement équipée, d’une dizaine d’ordinateurs avec une connexion Wi-Fi, d’un forage entièrement équipé ainsi que de 150 kits scolaires au profit des élèves.

En plus de cela, ces anciens élèves ont remis 15 tonnes de vivres aux personnes vulnérables de la région, dont 5 tonnes pour les forces combattantes. Placée sous le patronage du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Ismaïl Sombié, la cérémonie de remise a eu lieu, le samedi 4 octobre 2025,
à Banfora. Selon la représentante des donateurs, Larissa Somé, ce don est une reconnaissance envers cette école pour la connaissance qui leur a été transmise.

Pour elle, la volonté de la promotion n’est pas seulement de se souvenir de l’école, mais de lui rendre, avec humilité et reconnaissance, une part de ce qu’elle leur a offert. Conscients des défis actuels de l’éducation, les membres de la promotion 1989-1995 ont contribué à la réalisation d’un forage équipé afin de garantir à l’école et à ses élèves, l’accès à une ressource vitale et indispensable. Ensuite, la mise en place d’une salle multimédia, symbole de l’ouverture vers l’avenir et de l’introduction des technologies de l’information et de la communication dès le primaire, pour être en phase avec la politique éducative de notre pays », a-t-elle justifié.

A l’en croire, leur geste n’aura de valeur que s’il inspire. C’est pourquoi elle a lancé un appel aux autres promotions afin de leur emboîter le pas. Quant à la directrice régionale de l’action humanitaire des Tannounyan, Bernadette Yaméogo, elle a exprimé sa gratitude aux donateurs pour les vivres et les kits scolaires qui vont soulager, un tant soit peu, les personnes vulnérables, les personnes déplacées internes et les forces combattantes de la région. Pour elle, ce geste vient donner l’opportunité aux élèves de poursuivre leur scolarité dans la dignité et également aux familles de faire face aux difficultés.

« Leur geste n’est pas un simple don, c’est un soutien moral, un message d’espoir, d’amour et de solidarité », a-t-ellesignifié. Elle s’est engagée à distribuer équitablement
le don aux différents bénéficiaires. A l’entendre, ce sont 150 élèves vulnérables qui ont été identifiés pour recevoir ce don. Cette cérémonie s’est tenue dans le cadre
de la première édition de l’initiative BADEYA, portée par le directeur général de la SONATUR, Boureima Ouattara, qui promeut la cohésion sociale dans la région des Tannounyan.

Noufou NEBIE

Budgets de défense et de sécurité: des hommes de médias exhortés à la diffusion d’information juste et responsable

Le Conseil supérieur de la communication (CSC), avec l’appui technique et financier du Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF), organise du 6 au 8 octobre 2025 à Koudougou, un atelier d’échanges avec les hommes de médias, les Forces de défense et de sécurité (FDS) et des leaders communautaires, sur les budgets de défense et de sécurité.

Hommes de médias, Forces de défense et de sécurité (FDS), leaders communautaires, sont en conclave du 6 au 8 octobre 2025, dans la cité du Cavalier rouge. Cette rencontre, initiée par le Conseil supérieur de la communication (CSC) vise d’une part, à renforcer les capacités des journalistes sur la compréhension des budgets
de défense et de sécurité et d’autre part, à promouvoir une collaboration entre ces différentes entités. Elle entre en droite ligne de la vision du CSC, qui est de contribuer efficacement selon son président, Louis Modeste Ouédraogo, au renforcement de la cohésion sociale et au retour de la paix au pays des Hommes intègres.

« La complexité des budgets de défense et de sécurité, ainsi que le secret qui entoure leur exécution rendent souvent difficile leur compréhension et leur analyse par les journalistes et les leaders communautaires. Cela peut facilement conduire à la désinformation et à la méfiance du public vis-à-vis des autorités », a-t-il déploré. De l’avis du président du CSC, les FDS et les journalistes se complètent et ce cadre d’échanges va leur permettre de mieux se connaitre et de collaborer, pour une complémentarité sur le terrain. Le conseiller national du Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité (DCAF), Sadou Sidibé, a fait savoir que dans ce contexte sécuritaire que traverse le Burkina, les budgets de défense et de sécurité ne doivent pas être perçus comme des zones d’ombre, mais comme des instruments de gouvernance à part entière, soumis à l’analyse citoyenne et au dialogue inter-institutionnels.

Pour ce faire, plusieurs communications seront dispensées. Il s’agit de « Médias, FDS et OSC : enjeux sécuritaires, synergie d’actions dans la prévention, le traitement de l’information en période de crise et promotion de la paix », le « cadre légal et institutionnel de la budgétisation, la structuration et la gestion des budgets de défense et de sécurité » et « médias et sécurité intérieure : quelles actions pour une meilleure collaboration entre responsables de sécurité et professionnels de l’information ».

Pour le communicant du jour, Moussa Sawadogo, par ailleurs consultant et formateur en science et technique de l’information et de la communication, la collaboration entre les FDS et les hommes de médias est une nécessité, dans la mesure où selon lui, la lutte contre le terrorisme n’est pas seulement militaire. « Il faut de l’information et de la bonne information. C’est la raison pour laquelle les journalistes doivent aller vers ceux qui
la détiennent, c’est-à-dire le gouvernement et les FDS », a-t-il soutenu.

Afsétou SAWADOGO

Bien profiter de sa retraite: le journaliste Jean Baptiste Ilboudo donne des pistes

Le journaliste à la retraite, Jean Baptiste Ilboudo a dédicacé son œuvre « Comment préparer et bien vivre sa retraite », à l’occasion de la IIe édition du Salon panafricain des personnes âgées (SPA), samedi 4 octobre 2025 à Ouagadougou.

Bien vivre sa retraite nécessite une bonne préparation quand le travailleur est toujours en activité. Le processus de cette préparation, le journaliste à la retraite, Jean Baptiste Ilboudo, l’a consigné dans son œuvre « Comment préparer et bien vivre sa retraite ». La cérémonie de dédicace, présidée par l’ancien ministre de la Culture, Philipe Savadogo, est intervenue, le samedi 3 octobre 2025 à Ouagadougou au cours du 2e Salon panafricain des personnes âgées (SPA). Le livre est disponible à 2 000 FCFA au sein de l’Association nationale des retraités du Burkina Faso (ANRBF) et à la librairie Jeunesse d’Afrique.

L’œuvre de 140 pages est divisée en trois parties. L’auteur aborde dans la première partie, les généralités sur la retraite. Il décline ensuite comment le travailleur doit préparer, organiser sa retraite à travers sept étapes. Il termine enfin dans la 3e partie en expliquant comment vivre bien sa retraite. Le présentateur de l’œuvre, Sita Tarbagdo, a indiqué que le livre est un guide référentiel pour les jeunes en activité mais aussi pour les retraités. Car dit-il, « le retraité qui ne mène pas d’activités pour sa résistance et s’allonge sur le long fauteuil s’attire des maladies et prépare sa mort en douceur ».

Pour y remédier, a-t-il poursuivi, le livre propose plusieurs astuces. Pour l’auteur, Jean Baptiste Ilboudo, le travailleur doit préparer sa retraite dès le 1er jour de sa prise de
service. Celui-ci doit avoir une claire vision de sa retraite, savoir ce qu’il souhaite faire ou être à la retraite.

Le retraité, a-t-il énuméré, doit prendre en compte son logis, ses ressources financières, ses enfants, sa santé. Aussi, quand vient le moment, il y a des fondamentaux à prendre en considération. « L’activité intellectuelle, l’état d’esprit, la santé, l’alimentation, la vie sentimentale et sexuelle, l’activité physique et sportive », a-t-il cité sans oublier les bonnes relations sociales, la spiritualité. Tout en félicitant l’auteur pour son chef d’œuvre, l’ancien ministre Philipe Savadogo a insisté sur les étapes de la préparation de la retraite.L’auteur, Jean Baptiste Ilboudo, est issu de la première promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de Dakar.

Il a été admis à la retraite en 2009, après 36 ans de service dans la Fonction publique nationale et interafricaine. Il est auteur d’autres ouvrages. Militant dans la société civile, il a été le 1er président de l’Observatoire burkinabè des médias (OBM). II a été le 3e président de l’Association des retraités de l’information et de la communication (ARCI) dont il est actuellement un membre d’honneur. Il est aussi le 1er vice-président de l’Association nationale des retraités du Burkina Faso (ANRBF).

 

Gbetcheni Constantin
Bertrand KAMBIRE
(Collaborateur)

SNC Bobo 2026 : plus de 600 artistes du Bankui et du Sourou à la conquête de leur passeport

Le gouverneur de la région de Bankui et du Sourou (ex-Boucle du Mouhoun), Babo Pierre Bassinga, a patronné le lancement officiel de la Semaine régionale de la culture (SRC) édition 2025, ce mardi 7 octobre 2025 à la salle polyvalente de Dédougou. 

En prélude à la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) qui aura lieu à Bobo-Dioulasso du 25 avril au 2 mai 2026, sur le thème : « Cultures, jeunesse et transmission des valeurs sociales », la ville de Dédougou, capitale de la région de Bankui, vibre au rythme des phases éliminatoires, la Semaine régionale de la culture (SRC) 2025, depuis l’après-midi du mardi 7 octobre 2025. Le directeur régional chargé de la culture, Sinaly Djibo, a indiqué que plus de 600 artistes sont attendus à cette SRC. Il a expliqué que trois grandes catégories sont en compétition. Ce sont l’art culinaire, le sport traditionnel et les arts du spectacle.

Pour sa part, la Directrice générale de la SNC, Carole Christiane Sanon, a déclaré que les SRC sont un point de rencontres de plusieurs artistes et groupes artistiques des différentes régions qui s’affrontent dans diverses catégories telles que les arts du spectacle, l’art culinaire, les arts plastiques et les sports traditionnels. Cette édition des SRC innove en ce sens qu’elle se déroule plus tôt que les éditions précédentes. Il s’agit, selon la DG, de donner plus de temps de préparation aux candidats qui seront retenus pour les phases finales, selon Mme Sanon. D’autres innovations et pas des moindres : le passage de trois à cinq disciplines dans lesquelles la diaspora pourra prendre part à la compétition. Et la possibilité de repêcher des candidats classés meilleurs deuxièmes dans les disciplines du ballet et de la créativité chorégraphique, sans être exhaustif.

Le chef de canton de Dédougou, parrain de l’activité, a souligné que cette manifestation participe de la valorisation des coutumes et des traditions. Quant au gouverneur de la région, Babo Pierre Bassinga, il a salué la résilience des populations et particulièrement celle des artistes pour s’être mobilisés. A l’en croire, l’organisation de cette rencontre culturelle témoigne de l’importance de la culture en ce qu’elle est le ciment social qui transcende les divergences et constitue un levier essentiel pour la paix et la concorde sociale. Il a formulé le vœu que la compétition se déroule dans une saine émulation.

Yacouba BELEM