Forum Invest In Sénégal: le Premier ministre décortique la recomposition géopolitique

Dans le cadre du Forum Invest In Sénégal 2025, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a animé, ce mardi 7 octobre 2025, au Centre International de Conférences Abdou Diouf de Diomniadio, un panel de haut niveau sur le thème :”Renaissance : résilience, innovation, transformation”, aux côtés de ses homologues sénégalais, Ousmane Sonko, et nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, ainsi que d’autres personnalités dont l’homme d’affaires nigérian Ali Dangoté.

Dans un contexte de transition et de recomposition géopolitique, comment le Burkina Faso peut-il incarner une gouvernance africaine renouvelée, fondée sur
la résilience sociale et la coopération Sud-Sud ?A cette question à lui adressée au cours de ce panel, le Chef du Gouvernement, a donné des éléments de réponse dans un langage clair et sans langue de bois.

Tout d’abord, il a situé le contexte, en expliquant que le Burkina Faso traverse, depuis quelques années, l’une des pages les plus difficiles de son histoire liée au terrorisme, pratiquement au même titre que les peuples du Sahel dont le Mali et le Niger.
Dans ce contexte, a-t-il expliqué, le Burkina Faso, est aujourd’hui dans une rupture portée par la Révolution Progressiste Populaire, sous le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré.
”Quand on parle de révolution, il est question de rupture dans nos manières de faire. Cette rupture se matérialise sur la première priorité qui est la sécurité au Burkina Faso.

Dans ce sens, beaucoup de réformes ont été engagées pour permettre à notre pays d’avoir une architecture de défense et de sécurité pour permettre de répondre à la menace et surtout à travailler à amener la paix partout sur le territoire. Grâce aux actions qui ont été entreprises en termes de restructuration de l’appareil militaire et sécuritaire, grâce aux moyens mobilisés par le peuple pour équiper son armée, nous avons, aujourd’hui, une dynamique très positive de reconquête du territoire qui ne fait que s’amplifier”, a-t-il déclaré.

Néanmoins, le Premier ministre a mentionné qu’en plus de la lutte contre l’insécurité, le Gouvernement mène également le combat contre l’injustice et les inégalités, symbolisé par de grandes réformes dans les secteurs de la gouvernance dans son ensemble, que ce soit au niveau de l’administration et des mines, avec pour objectif la redistribution équitable des ressources du pays.

Poursuivant, il a indiqué que les pays de l’AES ont rompu un certain nombre de chaînes, en lien avec des accords injustes, dans le but d’être les maîtres de leur destin.
”C’est le combat de notre génération car personne ne va nous octroyer la souveraineté, que ce soit sur le plan économique ou militaire. Nous devons, dans un esprit de sacrifice, mener le combat pour briser toutes les chaînes pour que nos richesses profitent à nos populations”, a soutenu Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Un autre combat à mener pour le Premier ministre est celui de la reconquête de nos identités. Sur cet aspect, il a relevé une perte d’identité au niveau de la jeunesse africaine, caractérisée par une méconnaissance de leur histoire, avec des modèles et des héros venus d’ailleurs, d’où leur désir d’immigration.

DCRP/Primature

Cérémonie d’ouverture du Forum Invest In Sénégal: Dakar accueille les investisseurs du monde entier

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a présidé la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Forum Invest In Sénégal, ce mardi 8 octobre 2025, au Centre International de Conférences Abdou Diouf de Diomniadio, devant un parterre de personnalités dont le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Placé sous le thème : »Connecter les opportunités, bâtir l’avenir », cet événement réunit des acteurs économiques, investisseurs internationaux et représentants gouvernementaux venus explorer les opportunités offertes par le pays de la Teranga.

Dans son allocution d’ouverture, le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a remercié le Chef du Gouvernement burkinabè pour sa présence remarquée à l’ouverture des travaux de la deuxième édition du Forum Invest In Sénégal. Il a souligné que le Sénégal est idéalement situé pour favoriser un environnement propice aux investissements, disposant d’atouts indéniables et d’opportunités économiques diversifiées pour les investisseurs dans les secteurs clés tels que les infrastructures, l’agriculture, les énergies, le tourisme, les industries, l’artisanat et les minerais.

Selon lui, l’objectif de ce forum est de faire découvrir les opportunités d’investissement au Sénégal mais aussi de permettre de comprendre davantage les transformations majeures en cours dans le pays.

D’où son invitation à investir dans la réalisation des agropôles, les énergies vertes, la transformation minière et pétrochimique, l’économie bleue et l’économie créative.
Avant cette cérémonie d’ouverture, aux côtés du Président sénégalais, le Chef du Gouvernement, a marqué de sa présence l’exposition du Forum Invest In Sénégal. A cette occasion, il a salué les initiatives sénégalaises dans les secteurs clés tels que l’agriculture, les infrastructures, les énergies renouvelables et les technologies numériques.

La participation de la délégation burkinabè conduite par le Chef du Gouvernement à cette rencontre de haut niveau revêt deux objectifs : présenter les opportunités d’investissement au Burkina Faso et préparer la première édition du Forum international « Investir au Burkina Faso », prévue les 9 et 10 octobre prochains, à Ouagadougou, avec pour pays invité d’honneur, la République populaire de Chine. L’objectif de ce forum est de promouvoir l’image du Burkina Faso en tant que terre d’opportunités à mettre en lumière
les potentialités d’investissement de notre pays.

DCRP/Primature

Reverdissement de la ville de Ouagadougou: le ministre Baro satisfait de la qualité des ronds-points aménagés

Le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, a visité une dizaine de ronds-points aménagés et de plantations d’alignements dans plusieurs arrondissements de la ville de Ouagadougou, mardi 7 octobre 2025.

Les concepts « un rond-point, un aménagement paysager », « une rue, une avenue, une plantation d’alignements » lancés par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, se concrétisent dans la capitale burkinabè. En effet, le ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Roger Baro, accompagné du gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, est allé s’assurer de la qualité des ronds-points aménagés dans la ville de Ouagadougou, mardi 7 septembre 2025.

Les ronds-points des amazones à Tampouy dans l’arrondissement 3, de Suka1, de « Le Bon Samaritain » dans l’arrondissement 6 aménagé par le Président-directeur général (PDG) de l’alimentation « Le Bon Samaritain », Rasmané Convolbo, des deux boutiques dans l’arrondissement 11, de Bendégo dans l’arrondissement 10, de Faso Parc dans l’arrondissement 4 ainsi que des aménagements paysagers à l’échangeur de Ouaga 2000 et au Mausolée Thomas Sankara, ont été les sites visités par le premier responsable en charge de l’environnement.

« Nous sommes sortis pour vérifier la qualité et la durabilité des aménagements paysagers qui ont été réalisés dans la commune de Ouagadougou. Aujourd’hui, c’est une réalité concrète », a affirmé M. Baro. Il a expliqué que ces réalisations visent à créer des poumons verts, des îlots de fraîcheur, à embellir et changer la physionomie de la cité et à créer des espaces de détente et de sport. Les ronds-points aménagés se composent de surfaces en gazon naturel utilisant moins d’eau, de granites décoratifs, de plantes ornementales, de zones piétonnes, de grilles métalliques de protection et de forages équipés pour l’arrosage.

Il a invité les Présidents des délégations spéciales (PDS) et les populations de leur ressort communal à prendre soin des sites, mettant un dispositif pour prévenir les actes de sabotages. Selon le ministre, en plus des neuf ronds-points aménagés dans la commune de Ouagadougou, d’autres ont été également réalisés à Kaya et à Manga ainsi que des plantations d’alignements sur plus de 20 kilomètres.

Création de brigades envisagée

A l’échangeur de Ouaga 2 000, comme au mémorial Thomas-Sankara, le ministre chargé de l’Environnement, Roger Baro (milieu) et sa délégation ont visité des aménagements paysagers.

Il a par ailleurs annoncé que sur instruction du Premier ministre, Rimtalba Jean
Emmanuel Ouédraogo, il est prévu la création de brigades pour la gestion des aménagements paysagers dans chaque arrondissement des communes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. « D’ici la fin de l’année 2025, nous aurons 12 brigades à Ouagadougou et 7 à Bobo-Dioulasso pour nous permettre de suivre ces aménagements et assurer leur durabilité », a-t-il précisé.

Le PDG de la chaine d’alimentations « Le Bon Samaritain » qui a aménagé le rond-point « Le Bon Samaritain » dans l’arrondissement 6 a salué cette initiative du gouvernement permettant de garder un cadre de vie sain. Il a confié que sa motivation de réaliser le site est « exclusivement » son amour pour la patrie.

« Nous sommes fiers de rendre service, d’être utiles à tout le monde. C’est notre façon de contribuer à la construction du Faso », a-t-il déclaré. Le directeur des aménagements paysagers de l’écologie urbaine, à la direction générale de la préservation
de l’environnement, le lieutenant-colonel des Eaux et forêts, Delwendé François Ouédraogo, a souligné que pour l’identification de ces sites, sa structure a bénéficié de l’appui des PDS des différents arrondissements de la commune de Ouagadougou.

« Au cours des travaux, nous avons essayé de faire une prospection pour pouvoir déterminer des points d’eau afin d’installer des forages permettant d’arroser les plants à tout moment afin d’être indépendant du réseau électrique », a-t-il relevé. M. Ouédraogo a salué la vielle citoyenne pour l’engouement autour de ces réalisations.

Aly SAWADOGO

Secteur de la culture et du tourisme: un Forum pour mutualiser les efforts pour un financement durable

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé la première édition du Forum des partenaires, le jeudi 7 octobre 2025, à Ouagadougou.

Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de développement, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a tenu pour la première fois un forum des partenaires. Il a été présidé par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, dans la journée du jeudi 7 octobre 2025 à Ouagadougou.

Plusieurs communications ont été présentées dont : « Réformes majeures, investissements prioritaires et évènementiels du MCCAT », « Opportunités d’investissement dans le secteur du tourisme et des projets structurants » et « Processus d’opérationnalisation des grappes : opportunités et défis ». La rencontre qui a rassemblé une diversité d’acteurs nationaux et internationaux a eu pour thème central « Mutualisation des efforts et financement durable ». Pour le ministre Ouédraogo, l’innovation est au cœur des discussions avec une volonté claire d’ouvrir les secteurs culturels aux investissements privés. Il a ajouté que le présent rendez-vous est un cadre de dialogue stratégique.

Des projets prioritaires

A l’entendre, l’objectif général du forum, est de stimuler le développement durable à travers la mise en synergie des initiatives et la recherche de solutions innovantes pour un financement des secteurs concernés. « Il s’agit aussi de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir l’image du Burkina Faso, un pays reconnu pour la richesse de son patrimoine culturel et la créativité de sa population », a-t-il confié.

En outre, le ministre chargé de la culture a salué la forte mobilisation des partenaires et la diversité des profils réunis autour d’une même ambition, celle de bâtir un Burkina Faso résilient, uni et culturellement rayonnant. Il a rappelé le rôle vital que jouent la culture, le tourisme et la communication dans le développement endogène du pays. « Ce ne sont pas que des secteurs d’expression, mais de puissants leviers économiques et identitaires pour notre Nation », a-t-il renchéri.

Gilbert Ouédraogo a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance à l’endroit des partenaires techniques et financiers qui, malgré un contexte souvent difficile, continuent d’accompagner le Burkina Faso. Le Directeur général des études et des statistiques sectorielles (DGESS) au ministère en charge de la communication, Mambourou Soma, pour sa part, a présenté des projets prioritaires du département. Ce qui a permis de donner un aperçu concret des besoins et des ambitions du département en charge de la culture.

Ainsi, il a passé en revue plusieurs projets phares susceptibles de transformer durablement le paysage culturel et touristique du pays. Parmi eux, le Programme de Développement intégré de la vallée de Samandéni (PDIS) qui vise à mettre en valeur les potentialités agricoles, culturelles et écotouristiques de cette zone stratégique. Autre initiative présentée : le projet de mise en valeur du site touristique de Bigtogo.

Ce projet ambitionne de faire de ce site un pôle d’attraction majeur pour le tourisme interne et international, grâce à l’aménagement d’infrastructures adaptées, à la promotion du patrimoine historique et à la création d’activités génératrices de revenus pour les populations riveraines.

En sus, M. Soma a évoqué d’autres projets en gestation, notamment la réhabilitation des musées nationaux et régionaux, la modernisation des infrastructures de communication publique, ou encore la mise en place d’un centre numérique dédié à la promotion de la culture burkinabè à l’étranger. Il a aussi invité les partenaires à apporter leur soutien technique et financier. Il a souligné que la réussite de ces projets dépendra largement de la qualité de la coopération entre l’Etat, le secteur privé et les bailleurs de fonds.

Evariste YODA
Armella KIBTONGO
(Stagiaire)

Espionnage terroriste: l’ONG « INSO » épinglée au Burkina

Le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police, Mahamadou Sana et son collègue de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, étaient face à la presse le mardi 7 octobre 2025 à Ouagadougou, pour dénoncer les activités d’espionnage et de subversion de l’ONG INSO au Burkina Faso.

Alors que le gouvernement burkinabè a engagé une lutte implacable pour l’assèchement des sources de financement du terrorisme, force est de constater que certaines organisations non gouvernementales installées sur le territoire national rament à contre-courant des actions de l’Etat. En effet, lors de la conférence de presse du gouvernement, le mardi 7 octobre dernier, il a été présenté aux journalistes, les activités d’espionnage et de subversion de l’ONG dénommée International NGO Safety Organization, en abrégé INSO, installée au Burkina Faso.

« L’ONG INSO dont le siège est à la Haye au Pays-Bas intervient dans notre pays depuis 2019, dans le domaine de la formation des ONG Humanitaires en matière de sécurité. Cependant, en violation de la législation en vigueur dans notre pays, cette ONG se
livrait à une collecte systématique de tout type d’informations en lien avec les activités sécuritaires, politiques et administratives du pays », a déclaré le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamoudou Sana.

Aussi, le ministre a précisé que les investigations ont révélé que INSO, avec l’aide de certains Burkinabè, parvenait à recenser soigneusement les itinéraires, les mouvements et la composition des convois militaires et/ou de ravitaillement des villes alors que ces données sont tenues secrètes dans l’intérêt de la défense nationale.

Pire, INSO répertoriait les moyens militaires déployés pour sécuriser un convoi donné en collectant les informations sur le nombre d’éléments, de véhicules, d’armes lourdes, de motos, (…) surtout que ses activités de collecte d’informations étaient orientées sur les zones d’opération, notamment les positions des unités ainsi que les interventions des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la défense de la patrie sur le terrain.

Se départir des comportements de complicité d’espionnage

« INSO parvenait à prendre avec précision les coordonnées GPS des lieux d’accrochage des FDS avec les terroristes et les positions des incidents aux EEI. Ne se limitant pas au Burkina Faso, elle utilisait ses réseaux pour collecter, à partir de notre pays, les mêmes types d’informations sur le Mali », s’est étonné M. Sana, surtout que le directeur-pays de INSO Burkina, a, d’ailleurs, bien reconnu lors de son interrogatoire, avoir orienté son personnel à collecter des informations à caractères sensibles.

Suspendue de toute activité sur le sol burkinabè, en fin juillet 2025, ladite ONG va malgré tout, poursuivre clandestinement ses activités via certains de ses responsables. Toute chose qui va, selon les explications du ministre Sana, conduire à l’interpellation de sept autres employés dont la directrice adjointe, de nationalité franco-sénégalaise, le directeur des programmes, de nationalité tchèque, un Malien et quatre Burkinabè.

Selon Mahamoudou Sana, au regard de la gravité des faits, toutes les personnes impliquées, ayant fait l’objet d’interpellation, seront présentées devant le Procureur du Faso pour espionnage et trahison, conformément aux dispositions du code pénal au Burkina Faso. Les journalistes ont été rassurés que le gouvernement a pu mettre la main sur les données collectées, le dossier judiciaire va suivre son cours, et un volet relatif aux partenaires financiers de l’INSO est en traitement.

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a profité de la conférence pour inviter une fois de plus les Burkinabè à demeurer patriotes et intègres, à veiller au quotidien pour aider à « démasquer toutes les entreprises machiavéliques et les projets funestes de l’impérialisme qui visent à ralentir la marche radieuse de la Révolution progressiste populaire ».

Il a exhorté les Burkinabè, non seulement à se départir des comportements de complicité d’espionnage ou des faits de trahison mais aussi à exprimer librement leur patriotisme et à rester vigilants et réactifs pour dénoncer auprès des autorités compétentes tout fait, comportement et/ou activité suspects de toute personne physique ou morale à travers les numéros verts 199, 71-20-33-33, ou le 68-24-44-44.

Wanlé Gérard COULIBALY

 

Conseil des ministres de l’UEMOA : Aboubakar Nacanabo prend fonction

La 3e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a désigné le ministre burkinabè de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, comme président dudit organe de l’Union et adopté plusieurs décisions, le lundi 6 octobre 2025, à Dakar, au Sénégal.

«Notre engagement pour notre Union est un engagement sans faille et nous continuerons toujours de donner le meilleur de nous-mêmes pour qu’elle puisse toujours continuer à progresser ». Tels sont les premiers mots du nouveau président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le ministre burkinabè de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, à l’issue de sa désignation par ses pairs à la tête de cette instance, suivie de son installation, le lundi 6 octobre 2025, à Dakar, au Sénégal. Il a ainsi réaffirmé la volonté du pays des Hommes intègres à travailler durant son mandat au renforcement d’un espace communautaire plus intégré.

« La présidence du Burkina Faso va s’inscrire dans la consolidation des acquis de notre Union », a-t-il confié.Pour la réussite de son mandat, le ministre Nacanabo a le plein soutien de ses pairs. « Je voudrais, au nom des membres du Conseil, lui adresser nos chaleureuses félicitations et lui assurer de notre total soutien dans l’exercice
de ses fonctions », a confié son prédécesseur, le ministre ivoirien chargé des finances, Adama Coulibaly. Le nouveau président du Conseil des ministres de l’UEMOA a, à son tour, félicité l’ancien président pour les résultats engrangés durant sa présidence.

Grâce à ses qualités humaines, ses compétences et son sens de l’écoute, il a permis de tenir des sessions assez productives et surtout d’avoir des instructions constructives, a-t-il souligné. « Il a donné un très bel exemple de leadership à la tête de notre Conseil avec ce passage du flambeau, ce que nous pouvons faire, c’est d’apporter un plus par rapport
à ce qu’il a pu faire, tout en continuant de bénéficier de ses conseils et de son expérience », a confié le ministre Nacanabo.

Institution de l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages

Le ministre ivoirien chargé des Finances et président sorti, Adama Coulibaly (milieu), a assuré le nouveau président du Conseil des ministres de l’UEMOA du total soutien de ses pairs dans l’accomplissement de sa mission.

Les travaux de cette 3e session ordinaire ont également été sanctionnés par la prise d’un certain nombre de décisions pour le bon fonctionnement de l’Union. « Je voudrais saluer l’adoption du rapport d’exécution de la surveillance multilatérale au titre du premier semestre 2025 et des recommandations relatives aux orientations de politique économique aux Etats membres au titre de l’année 2026.

Ce rapport nous a permis de disposer d’informations fiables sur les performances économiques et financières de nos Etats pour l’année 2025 et des recommandations avisées pour conduire les politiques économiques au cours de l’année 2026. Je me félicite également de l’adoption de la décision instituant l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages au sein des Etats membres de l’UMOA », s’est réjoui le ministre Coulibaly.

Le Conseil a également adopté la modification de la décision N° CM-13-12-2011 portant fixation des tarifs du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, prenant en compte la tarification applicable aux caisses de dépôt et consignation en leur qualité de teneur de compte et gestionnaire des avoirs consignés sur le marché financier régional de l’UMOA. Enfin, le Conseil s’est penché sur l’état de mise en œuvre des décisions portant sur le renforcement de la position extérieure de l’Union.

Synthèse de Mahamadi SEBOGO
Windmad76@gmail.com

Madagascar : la tension va-t-elle retomber ?

Comme son homologue français, Emmanuel Macron, le Président malgache, Andry Rajoelina, vit des moments difficiles, voire cauchemardesques. En cause, sa gouvernance fortement décriée par nombre de ses compatriotes, à travers le mouvement Generation Z. Depuis deux semaines, des Malgaches prennent d’assaut les rues de la capitale, Antananarivo et d’autres localités, pour dénoncer les coupures d’eau et d’électricité à répétition, la corruption, le népotisme et d’autres maux qui minent l’administration.

La société nationale d’eau et d’électricité, JIRAMA, est particulièrement dans le collimateur des manifestants, qui n’en peuvent plus de ses contreperformances. Pour calmer les tensions, le chef de l’Etat malgache, réélu en 2023 pour un second mandat de 5 ans, multiplie les actions, mais il est loin d’avoir trouvé une thérapie de choc. Rajoelina
a d’abord sacrifié le ministre de l’Energie, avant de faire tomber tout le gouvernement, et de propulser, en ce début de semaine, le général Ruphin Fortunat Zafisambo à la Primature, avec pour mission de rétablir l’ordre et la confiance.

L’ex-chef de cabinet militaire du Premier ministre sorti, Christian Ntsay, a six mois pour faire ses preuves, faute de quoi, il sera purement et simplement remercié par Rajoelina. Le chef de l’Etat malgache est sur un siège éjectable et il le sait, et tente le tout pour le tout pour calmer la rue très en colère.

En tous les cas, le mouvement Generation Z ne voit pas d’un bon œil la promotion du Gal Zafisambo, qu’il assimile à une sorte de diversion politique. Les pourfendeurs du régime ne promettent-ils pas d’ailleurs de durcir le ton, pour se faire entendre par rapport à la nomination du nouveau Premier ministre ? Rajoelina est sous pression et la tension n’est pas visiblement prête à retomber, vu l’enthousiasme des manifestants à garder le cap. Le président malgache a beau accusé des forces étrangères de soutenir les manifestations contre son pouvoir, il doit des comptes à ses compatriotes, qui n’ont plus confiance à sa gouvernance.

En nommant un général, Rajoelina tente de reprendre la main en s’appuyant sur l’armée, mais pourra-t-il atteindre son objectif ? Selon certaines indiscrétions, certaines forces de l’ordre épousent la position des manifestants, mais n’osent pas l’afficher, devoir de réserve oblige. Et si le rapprochement avec l’armée du chef de l’Etat malgache visait à
anticiper un coup d’Etat, sa popularité étant en berne dans le pays ?

De toute évidence, Rajoelina semble avoir le dos au mur et devra rétablir la confiance avec une bonne partie de ses compatriotes qui le voient désormais comme le problème de Madagascar et non la solution à leurs problèmes. Régler les coupures d’eau et de courant s’impose comme une urgence, dans ce contexte explosif. Rajoelina a-t-il encore le temps de changer la donne, après tant de promesses vaines de lendemains meilleurs ? Le diable est déjà dans la maison Madagascar et il faut espérer qu’il ressorte vite…

Kader Patrick KARANTAO

UEMOA : le retour à la raison

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a retrouvé le chemin de la sagesse collective. En confiant, le 6 octobre 2025, la présidence tournante de son Conseil des ministres au Burkina Faso, l’organisation régionale renoue avec l’esprit d’équité et de respect mutuel qui a toujours fondé son existence. Ce geste institutionnel, intervenu après les tensions de la session du 11 juillet dernier à Lomé, où le Burkina Faso, le Mali et le Niger avaient quitté la salle pour protester contre un refus jugé arbitraire, sonne comme une réconciliation et un retour à la raison.

Au-delà de l’événement protocolaire, cette décision marque un tournant symbolique dans
les relations régionales ouest-africaines. Elle réaffirme que le dialogue et le respect des statuts communs doivent toujours primer sur les calculs politiques. Car l’article 11 de l’Union est clair : « la présidence du Conseil des ministres est tournante, pour deux ans, entre les pays membres ». En rétablissant le Burkina Faso dans son droit, l’UEMOA vient corriger une entorse qui menaçait sa cohésion et sa crédibilité institutionnelle.
Ce geste est d’autant plus salutaire qu’il intervient dans un contexte de recomposition politique et diplomatique en Afrique de l’Ouest.

Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger, affirment de plus en plus leur volonté de souveraineté et d’émancipation institutionnelle, après avoir pris leurs distances avec la CEDEAO. Face à cette dynamique, la tentation de l’exclusion aurait été une faute stratégique. C’est en intégrant, et non en marginalisant, que l’UEMOA préservera sa pertinence historique.

Au plan économique, ces trois Etats sahéliens, loin de s’effondrer, témoigne d’une vitalité remarquable. Selon les estimations 2025 de la Banque mondiale, le Burkina, le Mali et le Niger affichent respectivement des croissances de 5,4 %, 4,8 % et 6,1 %. Ces performances, obtenues dans un contexte sécuritaire difficile, traduisent la résilience et la créativité de leurs populations sous le leadership des trois chefs d’Etat qui ont fait du développement endogène, leur cheval de bataille.

La désignation du ministre burkinabè de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, à la tête du Conseil des ministres, constitue donc une marque de confiance. Elle honore un pays engagé dans une transformation structurelle de son économie et dans la recherche d’un modèle de développement fondé sur la souveraineté et la coopération équitable. Mais ,elle impose aussi une responsabilité : celle de promouvoir une Union plus solidaire, où la diversité politique ne soit pas un motif de division.

Au moment où l’Afrique de l’Ouest cherche de nouveaux repères, l’UEMOA se devait donc de montrer l’exemple. En choisissant la cohésion plutôt que la crispation, elle ouvre la voie à un dialogue apaisé implicitement entre les blocs régionaux (CEDEAO-AES). Le Burkina Faso, à travers cette présidence, porte désormais le flambeau d’une Union réconciliée avec ses principes fondateurs : égalité, respect et complémentarité. Car, l’avenir de l’intégration ouest-africaine dépend moins des frontières politiques que de la capacité des nations à bâtir, ensemble, une prospérité souveraine et partagée.

Jean-Marie TOE

Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne: les conférences sur le civisme lancées

Le ministre de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, Edasso Rodrigue Bayala, a présidé la cérémonie de lancement des conférences sur le civisme et la participation citoyenne, lundi 6 octobre 2025, à Ouagadougou.

Dans le cadre de la seconde phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne 2025, plusieurs activités sont prévues. Au nombre de celles-ci, figurent les conférences sur le civisme et la participation citoyenne dans les écoles de formation des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et des Forces de défenses et de sécurité (FDS). Le lancement de cette activité est intervenu, lundi 6 octobre 2025, à l’Ecole nationale de police (ENP) de Ouagadougou, sous la présidence du ministre chargé de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala.

Le Garde des sceaux a rappelé que ces Journées, placées sur le thème central : « Pour l’ordre et la discipline : je m’engage ! », sont une invite au peuple burkinabè à réaffirmer son engagement à travers des actions concrètes et l’adoption de comportements civiques et patriotiques. Pour lui, le chef de l’Etat, capitaine Ibrahim Traoré, à travers
ce thème, appelle chaque Burkinabè à redoubler d’exemplarité et surtout à être un modèle d’intégrité, de responsabilité pour faire du pays des Hommes intègres, une terre où règnent les valeurs susceptibles de bâtir une Nation pour les générations futures.

Devenir un ambassadeur du civisme au sein de sa communauté

Le ministre chargé de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala : « ces conférences visent à les outiller sur le civisme, le patriotisme et la responsabilité ».

Edasso Rodrigue Bayala a, par ailleurs, expliqué que l’organisation de ces conférences au profit des VDP et FDS vise à les outiller davantage sur les concepts de civisme, d’engagement patriotique et de citoyenneté responsable afin qu’ils les transmettent aux citoyens. Des conférences qui, a-t-il souligné, sillonneront six écoles et centres de formation à travers le pays.

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, co-parrain de ces conférences, a soutenu que dans le contexte actuel du Burkina Faso, marqué par la crise sécuritaire, la véritable indépendance et la souveraineté d’un pays reposent sur l’implication et le dévouement de chaque citoyen. Et, dans ce sens, chaque Burkinabè devra devenir un ambassadeur du civisme au sein de sa communauté en adoptant une attitude civique. Mahamadou Sana a saisi l’occasion pour inviter donc le peuple à œuvrer pour que ces valeurs soient concrètes dans leurs actions.

« En tant que membres des Forces de défenses et de sécurité, des Volontaires pour la défense de la patrie, il nous appartient de donner l’exemple. C’est pourquoi, nous devrons incarner ces valeurs de civisme, de patriotisme et de citoyenneté dans nos actes au quotidien », a-t-il soutenu.

Le directeur général de l’Ecole nationale de la police, Abdoulaye Belem, a traduit ses remerciements au gouvernement pour la tenue des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Il a invité les participants à cette conférence inaugurale à s’approprier les communications qui seront données afin de renforcer leurs connaissances sur l’engagement patriotique. « Ces conférences nous rappellent que la défense de la Nation ne se limite pas seulement à l’utilisation des armes, mais repose aussi sur les valeurs morales telles que le civisme, le patriotisme, etc. », a-t-il souligné.

 

Soumaïla BONKOUNGOU
Soukriya NACRO
(Stagiaire)

TGI de Fada N’Gourma: le magistrat Mahamed Dielo prend les rênes de la juridiction

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Le nouveau président du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma, Mahamed Dielo, a été installé dans ses fonctions, mardi 7 octobre 2025. Magistrat chevronné, il a placé son mandat sous le signe du renforcement de la confiance entre la justice et les justiciables.

Nommé, le 17 juillet 2025, président du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma et, cumulativement, président du Tribunal administratif, le magistrat Mahamed Dielo a été installé dans ses fonctions, hier mardi 7 octobre 2025,
au cours d’une audience extraordinaire. Il remplace, à ce poste, Fatogoma Hema, appelé à d’autres fonctions, l’année judiciaire écoulée. Celui qui préside, désormais, aux destinées de la juridiction est un averti du domaine.

En effet, selon le procureur du Faso près le TGI de Fada N’Gourma, Salam Ouédraogo, le nouveau président du tribunal est un magistrat aguerri au parcours académique et professionnel « impressionnant ». Titulaire du diplôme du cycle supérieur de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), option greffier en chef, Mahamed Dielo a également obtenu le diplôme du cycle supérieur de l’ENAM, option magistrat. En quête permanente de perfectionnement, M. Dielo a suivi plusieurs formations continues au Burkina Faso, au Cameroun, en Allemagne, au Pays-Bas, en Suisse et en Italie.

Il s’est, par ailleurs, spécialisé en Droit de la propriété intellectuelle et du numérique. Avant sa nomination, il occupait le poste de vice-président du TGI de Ouahigouya depuis 2021. Pour le procureur Ouédraogo, cette riche expérience fait de lui un magistrat suffisamment « armé » pour faire face aux défis de l’heure. Conscient de « la lourde et l’exaltante charge » qui lui incombe, Mahamed Dielo entend placer son mandat sous le signe du renforcement de la confiance entre la justice et les justiciables. Cette vision, a-t-il indiqué, s’inscrit dans la droite ligne du thème de la rentrée judiciaire 2025-2026 : « Renforcement des relations entre la justice et les justiciables : gage de cohésion sociale, de bonne gouvernance et de développement ».

Une justice de proximité

Dans cette optique, le nouveau président du TGI de Fada N’Gourma compte améliorer le service d’accueil du justiciable et renforcer la communication interne et externe de l’institution, tout en respectant l’obligation de réserve inhérente à la fonction de magistrat. Mieux, il ambitionne de mettre en place un site de management pour restaurer les victimes et offrir de meilleures perspectives de réinsertion sociale aux personnes reconnues coupables grâce aux recours aux peines et mesures alternatives à l’emprisonnement. Au demeurant, le procureur Ouédraogo l’a invité à poursuivre la dynamique impulsée visant à rendre la justice « plus accessible, plus crédible et plus juste ». Il devra, a-t-il insisté, s’approprier les différentes innovations de l’appareil judiciaire.

En réponse, Mahamed Dielo a pris l’engagement, solennellement, de s’investir « corps et âme » pour mériter la confiance que le Conseil supérieur de la magistrature a placée en lui. Il a sollicité également le concours du ministère public, du greffe et de l’ensemble des acteurs judiciaires pour réussir sa mission. Avant de lever l’audience, le magistrat Dielo a rendu un « vibrant hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS), en général, et à celles qui travaillent dans le ressort du TGI de Fada N’Gourma en particulier pour leur héroïsme », sans oublier son épouse et ses proches pour le soutien constant. A l’endroit des populations du ressort territoriale de sa juridiction qui couvre le Gourma, la Kompienga et la Komon-djari, il les a appelées à s’approprier leur tribunal. « Faites recours à votre tribunal pour faire connaitre vos droits chaque fois que vous estimerez que ceux-ci ont été violés d’une manière ou d’une autre », a-t-il lancé.

Joanny SOW