Non aux disparitions d’enfants !

Qui sont-ils ces ravisseurs de nos enfants qui arpentent nos villes sur les traces de
« gibiers humains » destinés à des fins inavouées ? Pourquoi le phénomène semble prendre de l’ampleur ? Assez de questions pour un sujet d’actualité qui révèle la chute des murs de valeurs d’une société de plus en plus solitaire, individuelle, voire égoïste.

Que de questions pour une préoccupation devenue presque une réalité banale par la récurrence de ses manifestations. Combien d’enfants sont disparus ? Combien de familles victimes sont dans le désarroi ? Combien le seront les jours à venir ? Touchons du bois, mais soyons réaliste, l’heure est grave ! Dans notre société l’égoïsme a bâti ses murs dans les cœurs.

De nos jours, le tissu social est devenu un torchon sans entretien, foulé au pied par un voisinage hermétique aux portes et aux cœurs fermées à double tour. La méfiance et l’indifférence font le lit du silence dans certains voisinages. Chacun vit sa vie dans son coin de petit confort social, dans son cocon à bouchon sans véritable interaction humaine, loin de la solidarité et du partage qui crient en silence.

Les seules traces d’humanité dans nos lieux de vie est une main matinalement agitée qui dit bonjour sans être le secours qui accourt au moment de détresse. Des familles entières vivent comme des pigeons en cage, enfermées dans les coquilles d’une individualité suicidaire. Il y en a qui ne savent même pas comment s’appelle leur voisin immédiat, pendant que d’autres se complaisent dans leur prison avec deux ou trois enfants qui ne fréquentent jamais les bambins du voisinage.

Leurs compagnons les plus sûrs sont la télévision et les tablettes de jeux de l’addiction en manque de socialisation.
De nos jours, personne n’éduque encore l’enfant de l’autre. L’éducation a été privatisée, personnalisée et jetée entre les mains parfois vides d’une responsabilité parentale limitée. Avant, la société éduquait l’enfant de l’autre ; aujourd’hui, l’enfant de l’autre est devenu un bien privé doté de droit, dressé comme un bois sec par une mère et un père presque sans repère.

L’enfant du voisin n’est pas mon enfant si les fessées que je lui administre sont perçues comme une violation des droits humains. Personne ne veille encore sur l’enfant de l’autre comme si c’était le sien propre. Personne ne ressent la douleur de l’enfantement comme une expérience partagée avec empathie.

Personne ne cause, ne mange chez l’autre dans le plat du partage qui assouvit l’envie du vivre-ensemble. Dans une société où le voisin peut mourir sans qu’on ne sache qu’il était malade depuis des mois ; dans une société où la sensibilité humaine est un cœur surgelé qui glace l’âme, quelle place accordée à l’instinct grégaire givré par l’isolement volontaire ?
Drôle de société de plus en plus introvertie avec une espèce d’indifférence bien entretenue au froid et de plus en plus acceptée au nom de la liberté individuelle, du confort personnel et du bonheur privé.

Non, revenons à nos fondamentaux africains ! Brisons les barrières et fréquentons-nous en tant que voisins et citoyens ; partageons nos vies sans complexe et avec le reflexe de bien faire ; éduquons nos enfants ensemble en leur donnant les valeurs que nous avons reçu de nos dignes pères ; veillons les uns sur les autres comme de vrais voisins, comme de vrais Burkinabè. Osons donner la fessée de la réprimande qui corrige plutôt que le silence de l’indifférence qui détruit.

Vivons en communauté dynamique où le riche et le pauvre se complètent à travers les partages de valeurs de solidarité, d’humilité et de paix. La sagesse dit que lorsque nous dormons, il y a toujours un bon voisin qui veille sur nous. Soyons mutuellement des solutions dans notre entourage ; vivons en famille dans nos quartiers ; ayons des moments de partage de chaleur humaine et rappelons-nous qu’une seule main ne peut ramasser la farine.

Veillons sur nos enfants, soyons des gardiens de vie sans distinction de rang social. En attendant qu’une communication publique digne de ce nom soit mise en branle à travers tous les médias pour interpeler et appeler à la responsabilité de chaque Burkinabè, dressons-nous contre le phénomène de disparition d’enfants au Faso. Dans l’espoir que des actions fortes sont en cours ou viendront mettre le grapin sur le réseau funeste.

Clément ZONGO
clmentzongo@yahoo.fr

Usine TEX-FORCES: des valeurs civiques et militaires inculquées à 76 agents

Des agents de l’usine TEX-FORCES, spécialisée dans la confection des tenues militaires et paramilitaires, ont achevé, le 1er octobre 2025, leur immersion patriotique au Groupement d’instruction des forces armées. Ces patriotes TEX-FORCES ont reçu, le 1er octobre 2025, leurs attestations.

76 agents de l’usine TEX-FORCES ont intégré le Groupement d’instruction des forces armées (GIFA), le 15 septembre 2025, où ils ont subi pendant deux semaines une formation civique et militaire. Ils ont reçu, le 1er octobre 2025, leurs attestations de formations. A l’occasion, le délégué des immergés, Abdramane Kaboré a souligné que la formation reçue au GIFA fera d’eux des agents chevronnés et capables de contribuer à la quête de la souveraineté de notre pays et à doter les FDS et VDP de produits textiles de qualité adaptés à tout type d’environnement.

Pour le chef de corps du GIFA, le chef de bataillon Bè Honoré Palm, l’immersion patriotique des agents visait, d’ailleurs, ces objectifs. Il s’agissait d’améliorer leurs aptitudes physiques, de développer en eux des valeurs patriotiques et civiques, de les préparer à l’intégration sociale et professionnelle et susciter en eux un esprit de cohésion et de solidarité. Elle visait également à doter TEX-FORCES dont la mission est de fournir des tenues aux Forces de défense et de sécurité, d’une ressource humaine de qualité afin de lui permettre de mieux accomplir sa mission avec efficacité et d’atteindre les objectifs en termes de production.

Le chef de corps du GIFA a invité les patriotes TEX-FORCES à cultiver l’esprit patriotique pour le succès de l’usine afin d’atteindre l’autosuffisance vestimentaire au profit notamment des Forces de défense et de sécurité. Le directeur général de TEX-FORCES, Eugene Sondo, a révélé que l’usine va entamer sa phase d’exploitation et s’est réjoui que les acteurs chargés d’animer la vie de cette société soient imprégnés des valeurs d’engagement, d’intégrité patriotique de discipline et de cohésion sociale. Ces valeurs, a ajouté le commandant de la 2e région militaire, le lieutenant-colonel Lassané Porgo, doivent guider ces agents qui doivent travailler pour habiller les Forces combattantes qui luttent nuit et jour pour libérer notre territoire.

Adaman DRABO

IIe édition du Salon panafricain des personnes âgées: les personnes du troisième âge à l’honneur, du 2 au 4 octobre

La IIe édition du Salon panafricain des personnes âgées (SPA) se tient, du 2 au 4 octobre, à Ouagadougou sur le thème : « Comment réussir sa vie de senior dans un monde plein d’innovations : défis et opportunités ».

Les personnes âgées ont besoin d’attention, de prise en charge et de soutien pour leur épanouissement. C’est pour réunir ces conditions que se tient, du 2 au 4 octobre 2025, à Ouagadougou, au siège du FESPACO, le Salon panafricain des personnes âgées (SPA).

Cette deuxième édition dont le thème porte sur « Comment réussir sa vie de senior dans un monde plein d’innovations : défis et opportunités » vise, selon la promotrice du Salon, la responsable de l’agence Faso Events, Yacine Zétiyenga Kindo, à outiller les personnes du troisième âge afin qu’elles demeurent des acteurs de leur vie et non des spectateurs des changements.

Pour ce faire, une série d’activités est au programme au cours de ces 72 heures. Il s’agit, entre autres, de conférences, de panels sur diverses thématiques, des formations théoriques et pratiques sur des potentiels métiers pour les personnes du troisième âge comme la culture hors sol, pisciculture, élevage, décoration etc.

Les seniors auront aussi droit à des activités sportives et culturelles ainsi que des visites de stands des objets anciens et de structures qui interviennent dans la prise en charge des seniors, a précisé la promotrice. En rapport avec le thème, Madame Kindo a indiqué les innovations technologiques, médicales et sociales qui bouleversent les vies.

Pour les seniors, a-t-elle expliqué, ces évolutions représentent un double enjeu. « Elles offrent de nouveaux horizons tels que l’accès facilité aux soins, l’entrepreneuriat des seniors, les loisirs adaptés et surtout un rôle renforcé dans la transmission des savoirs et la solidarité intergénérationnelle », a-t-elle confié.

Cependant, a-t-elle poursuivi, ces évolutions technologiques exigent une adaptation constante, au risque de l’exclusion numérique et sociale. D’où l’importance du Salon présenté comme un appel à l’action, à la solidarité intergénérationnelle et à la mobilisation de toutes les forces, pour construire une société inclusive où chaque senior pourra, malgré les défis, transformer les innovations en opportunités.

L’initiative saluée

A l’image de ce véhicule, d’autres biens ou objets anciens seront exposés sur le site du Salon, au FESPACO

Le directeur général de la Solidarité et du Relèvement, Isaïe Foro, représentant la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale a remercié l’agence Faso Events pour l’initiative. Il a aussi traduit sa reconnaissance à toutes les institutions et partenaires qui ont permis la réalisation du SPA. Il a, à l’occasion, relevé que l’accroissement du nombre des personnes âgées constitue un défi pour le continent africain en général et pour le Burkina Faso en particulier.

Pour lui, les changements qui s’opèrent dans les structures familiales et les bouleversements socio-écono-miques ont des répercussions négatives et multidimensionnelles sur les personnes âgées. Conscient des nombreuses difficultés auxquelles les personnes âgées sont confrontées, a affirmé M. Foro, le Burkina Faso a pris en compte cette catégorie spécifique dans les politiques publiques.

D’où la réalisation d’infrastructures adaptées à cette couche de la population, notamment la construction du Centre de gériatrie de Ouagadougou dédié à la santé des personnes du troisième âge. « Il va permettre d’offrir des soins de qualité à cette frange de la population âgée de 60 ans et plus. Mais, plus qu’un centre de santé, le centre de gériatrie est pensé pour être également un lieu de loisirs, de rencontres, destiné aux plus âgés », a-t-il précisé.

L’organisation du Salon a également été saluée par les bénéficiaires dont l’ancien premier ministre, Luc Adolphe Tiao. « C’est une tribune qui met en avant les préoccupations des personnes âgées mais aussi leurs potentiels. Il est vrai que nous ne sommes plus très actifs mais nous pouvons accompagner les jeunes et les communautés », a-t-il signifié.

Abdoulaye BALBONE

Conseil des ministres: Opérationnalisation du Plan 1 000 x 5 de développement des ressources humaines en santé

Le Président du Faso, chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé, ce jeudi, le Conseil des ministres au cours duquel plusieurs dossiers ont été examinés et adoptés pour la bonne marche de la Nation, selon le ministre Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Au titre du minis-tère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un décret portant dissolution de l’Association professionnelle des représentants indépendants Qnet en raison d’activités illicites et contraires à son statut, conformément à l’article 80 de la loi du 17 juillet 2025 portant liberté d’association.

« Cette structure associative depuis quelques années, s’adonne à des activités illicites et d’arnaque, d’escroquerie et de trafic de personnes. Un rapport a été fait sur les activités de cette association qui avait été déjà suspendue par communiqué conjoint. A l’issue de l’enquête approfondie, on note plus de 2 000 personnes victimes, plus de 1 300 plaintes déposées avec plus d’un milliard F CFA en enjeu financier », explique le Ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, assurant l’intérim du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobi-lité. Il appelle les populations à ne pas tomber dans le piège du gain facile et à ne pas céder à toutes les propositions sur le net.

Pour le compte du ministère de la Santé, le Conseil a adopté un rapport relatif au Plan 1 000 x 5 de développement des ressources humaines en santé, en appui à l’Initiative présidentielle pour la santé. Pour le ministre Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, il s’agira de recruter et de former chaque année, jusqu’en 2030, 5 000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes pour notre pays et de faire en sorte que 310 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes puissent disposer de spécialisation dans des domaines extrêmement pointus et approfondis. L’objectif est de renforcer la souveraineté sanitaire de notre pays et de réduire drastiquement les évacuations sanitaires.

« Il s’agira aussi de recruter 500 assistants hospitalo-universitaires médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes pour venir en appui à cette formation des spécialistes, de recruter autour de 10 480 paramédicaux pour animer les centres médicaux communaux et enfin de faire en sorte que 250 médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes spécialistes qui se sont formés à titre privé puissent être reclassés », soutient le Dr Kargougou. Il a indiqué que ces professionnels de santé seront déployés de manière équitable dans les régions sanitaires de notre pays et vont bénéficier d’une immersion patriotique.

DIRCOM/PF

UACO 2025: Réflexions sur les enjeux du journalisme et de la communication de crise

Le quatrième panel des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) s’est tenu sur la communication en temps de crise, le journalisme de guerre et de souveraineté, le jeudi 2 octobre 2025. Modéré par Dr Ousmane Paré, il a réuni des panelistes venus du Niger, du Burkina et de la Mauritanie.

Le quatrième panel des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a permis d’explorer les multiples facettes de la communication dans des contextes marqués par la crise, la guerre et les dynamiques de souveraineté. Dans la première commu-nication, Abdourahamane Ousmane du Niger a analysé les enjeux de la communication institutionnelle de crise au Niger, soulignant la délicate articulation entre information, persuasion et souveraineté.

Il a montré comment, au Niger, les autorités publiques s’efforcent de maîtriser le récit national dans un contexte sécuritaire tendu, tout en maintenant un lien de confiance avec la population. Pour faire face à la crise sécuritaire, selon lui, le Niger a mis en place plusieurs dispositifs info-communicationnels à savoir la création des radios « Bouclier » et « Dongo » par l’armée, les campagnes de communication publi-que, les bulletins d’activités des FDS, les actions civilo-militaires, ainsi que l’utilisation accrue des sites web et réseaux sociaux.

Ces outils visent à renforcer la cohésion nationale et soutenir l’effort de guerre à travers une communication maîtrisée et stratégique, a-t-il fait savoir. Dr Salifou Koala du Burkina Faso a, pour sa part, abordé la question du journalisme de guerre et du journalisme en guerre, qu’il qualifie « de doux amalgame dévastateur ». Il a mis en lumière la relation complexe entre la pratique journalistique et le contexte conflictuel, insistant sur la nécessité pour les reporters d’être mieux formés, équipés et préparés psychologiquement face aux réalités du terrain.

Dr Koala a rappelé que les médias ont souvent été en première ligne lors des crises et coups d’Etat. Il a souligné la faible préparation des journalistes face aux situations de conflit. Peu formés à la couverture de guerre, a-t-il dit, beaucoup manquent d’équipement adapté et de préparation psychologique. Il plaide pour une formation spécialisée, intégrant la sécurité, l’éthique et la gestion du stress. « La guerre commence toujours par l’information et se termine par le silence. Le journaliste, lui, doit affronter la peur, avec la plume pour seule arme », a-t-il conclu.

A travers une approche sémiologique, le doctorant Yassia Zango du Burkina Faso a présenté une réflexion sur le logotype des Wayyiyans, symbole d’une communication visuelle pour l’avènement d’une ère politique. Son intervention a montré comment les signes, les couleurs et les symboles peuvent structurer un récit collectif et contribuer à l’émergence d’une nouvelle ère politique.

Enfin, Dr Ismaël Mohamed Khairat de la Mauritanie a présenté une réflexion sur la conscience souveraine en Afrique de l’Ouest, qu’il a estimée encore insuffisamment enracinée dans les mentalités et les pratiques politiques. Pour lui, « la souveraineté est uniforme » et son avènement suppose l’existence de dirigeants visionnaires porteurs d’un idéal collectif. Il a évoqué le syndrome de la deuxième révolution, qu’il considère comme un signe de souveraineté en construction.

A ce titre, il a estimé que le Burkina Faso vit actuellement sa deuxième révolution, après celle impulsée par Thomas Sankara, marquant une nouvelle étape dans la quête d’émancipation politique et idéologique. Dr Khairat a également proposé une théorie de la diffusion des innovations appliquée à la souveraineté, distinguant plusieurs catégories d’adoptants à savoir les innovateurs, les premiers adoptants, la majorité précoce, la majorité tardive et les retardataires.

Il a souligné l’importance des chaînes de communication stratégique dans
la promulgation de la conscience souveraine, regrettant que celle-ci reste encore faible dans plusieurs pays africains. Les échanges qui ont suivi ont permis aux participants d’identifier des pistes de recherche et d’action communes, notamment autour de la formation des journalistes en période de crise, et de la construction d’une communication souveraine au service des Etats et des peuples.

Boudayinga J-M THIENON

2e phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne: au menu, des “actions patriotiques” pour booster Faso Mêbo à Fada N’Gourma

Le gouverneur de la région de l’Est, Ram Joseph Kafando, a lancé, jeudi 2 octobre 2025, à Fada N’Gourma, la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, édition 2025. Au menu, des “actions patriotiques” pour booster Faso Mêbo qui vient de s’installer à Fada N’Gourma.

La seconde phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), édition 2025, se tient du 2 au 16 octobre 2025 sur le thème: « Pour l’ordre et la discipline : je m’engage ». Pour le compte des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, l’évènement a été lancé, jeudi 2 octobre 2025, à Fada N’Gourma, précisément au Lycée professionnel régional Yendabli (LPRY), au cours d’une cérémonie empreinte de sobriété et marquée notamment par la montée des couleurs et le discours du Président du Faso, lu par le gouverneur Ram Joseph Kafando.

Un discours qui interpelle, une fois de plus, chaque Burkinabè sur son rôle et sa responsabilité dans la Révolution progressiste populaire (RPP). “La Révolution ne peut pas placer un agent de la brigade Laabal derrière chaque citoyen pour suivre et corriger ses actes d’indiscipline. J’en appelle donc à la conscience patriotique de chacun : adoptons une  attitude et des réflexes qui rangent nos faits et gestes sur le droit chemin de l’ordre et de la discipline”, a-t-il cité.

La montée des couleurs et le discours du Président du Faso ont été les séquences saillantes de la cérémonie.

Aussi, a-t-il signifié, le Président du Faso a placé cette seconde quinzaine des JEPPC sous le signe de la protection des biens publics et de la lutte contre la corruption qui continue de gangrener certaines administrations, entreprises et associations. Toutefois, a déclaré le gouverneur Kafando, les perspectives sont positives pour le Burkina Faso. Car, a-t-il dit, la fibre patriotique s’éveille lentement mais sûrement en chaque Burkinabè. En témoigne tout l’engouement qu’il y a autour des initiatives présidentielles comme Faso Mêbo qui vient de déposer ses valises à Fada N’Gourma.

A ce propos, dans le cadre de la 2e phase des JEPPC, une journée dénommée “Journée de l’action patriotique: un participant, un sac de ciment” est dédiée à Faso Mêbo. Au demeurant, il est prévu, selon le Directeur régionale (DR) chargé des droits humains, Bouléma Yonli, une émission radiophonique sur l’engagement patriotique et le respect des symboles de l’Etat, une conférence sur le civisme écologique au grand marché de Fada, des conférences en milieu scolaire et une dernière conférence avec pour cibles les étudiants de l’Université Yembila Abdoulaye Toguyeni et les élèves des lycées professionnels.

 

Joanny SOW

Yemboado Yonli (Collaborateur)

 

Burkina: Le gouvernement dissout l’Association professionnelle des représentants indépendants Qnet ( conseil des ministres)

 Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce jeudi, 2 octobre 2025,le Conseil des ministres au cours duquel plusieurs dossiers ont été examinés et adoptés pour la bonne marche de la Nation, selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un décret portant dissolution de l’Association professionnelle des représentants indépendants Qnet en raison d’activités illicites et contraires à son statut, conformément à l’article 80 de la loi du 17 juillet 2025 portant liberté d’association.
« Cette structure associative depuis quelques années, s’adonne à des activités illicites et d’anarque, d’escroquerie et de trafic de personnes. Un rapport a été fait sur les activités de cette association qui avait été déjà suspendue par communiqué conjoint. A l’issue de l’enquête approfondie, on note plus de 2000 personnes victimes, plus de 1 300 plaintes déposées avec plus d’un milliard FCFA en enjeu financier », explique le Ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue BAYALA, assurant l’intérim du Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité. Il appelle les populations à ne pas tomber dans le piège du gain facile et à ne pas céder à toutes les propositions sur le net.
Le plan 1000×5 adopté
Pour le compte du ministère de la Santé, le Conseil a adopté un rapport relatif au Plan 1000×5 de développement des ressources humaines en santé, en appui à l’Initiative présidentielle pour la santé. Pour le Ministre Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, il s’agira de recruter et de former chaque année, jusqu’en 2030, 5000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes pour notre pays, et de faire en sorte que 310 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes puissent disposer de spécialisation dans des domaines extrêmement pointus et approfondis. L’objectif est de renforcer la souveraineté sanitaire de notre pays et de réduire drastiquement les évacuations sanitaires.
« Il s’agira aussi de recruter 500 assistants hospitalo-universitaires médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes pour venir en appui à cette formation des spécialistes, de recruter autour de 10 480 paramédicaux pour animer les centres médicaux communaux et enfin de faire en sorte que 250 médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes spécialistes qui se sont formés à titre privé puissent être reclassés », soutient le Dr KARGOUGOU.
Il a indiqué que ces professionnels de santé seront déployés de manière équitable dans les régions sanitaires de notre pays et vont bénéficier d’une immersion patriotique.
Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Conseil des ministres du jeudi 2 octobre 2025 : Dissolution de l’Association professionnelle des représentants indépendants Qnet

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce jeudi 2 octobre 2025, le Conseil des ministres au cours duquel plusieurs dossiers ont été examinés et adoptés pour la bonne marche de la Nation, selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un décret portant dissolution de l’Association professionnelle des représentants indépendants Qnet en raison d’activités illicites et contraires à son statut, conformément à l’article 80 de la loi du 17 juillet 2025 portant liberté d’association.

« Cette structure associative depuis quelques années, s’adonne à des activités illicites et d’anarque, d’escroquerie et de trafic de personnes. Un rapport a été fait sur les activités de cette association qui avait été déjà suspendue par communiqué conjoint. A l’issue de l’enquête approfondie, on note plus de 2000 personnes victimes, plus de 1 300 plaintes déposées avec plus d’un milliard FCFA en enjeu financier », explique le Ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue BAYALA, assurant l’intérim du Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité. Il appelle les populations à ne pas tomber dans le piège du gain facile et à ne pas céder à toutes les propositions sur le net.

Le plan 1000×5 adopté

Pour le compte du ministère de la Santé, le Conseil a adopté un rapport relatif au Plan 1000×5 de développement des ressources humaines en santé, en appui à l’Initiative présidentielle pour la santé. Pour le Ministre Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, il s’agira de recruter et de former chaque année, jusqu’en 2030, 5000 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes pour notre pays, et de faire en sorte que 310 médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes puissent disposer de spécialisation dans des domaines extrêmement pointus et approfondis. L’objectif est de renforcer la souveraineté sanitaire de notre pays et de réduire drastiquement les évacuations sanitaires.

« Il s’agira aussi de recruter 500 assistants hospitalo-universitaires médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes pour venir en appui à cette formation des spécialistes, de recruter autour de 10 480 paramédicaux pour animer les centres médicaux communaux et enfin de faire en sorte que 250 médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes spécialistes qui se sont formés à titre privé puissent être reclassés », soutient le Dr KARGOUGOU.

Il a indiqué que ces professionnels de santé seront déployés de manière équitable dans les régions sanitaires de notre pays et vont bénéficier d’une immersion patriotique.

 

Direction de la Communication de la Présidence du Faso

 

UACO 2025 : Les Éditions Sidwaya présente ses produits

Les Universités africaines de la  communication de Ouagadougou (UACO) se tiennent du 1 au 3 octobre 2025 dans la capitale du Burkinabé. Une équipe des Éditions Sidwaya expose ses produits afin de mieux connaitre le journal de tous les burkinabé

C’est sous le thème : « influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique » que se tient la 14ème édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Les Editions Sidwaya, leader de la presse écrite au Pays des Hommes Intègres est au rendez-vous. Une équipe conduite par le chef de service des archives et de la documentation Arsène Ouédraogo à faire découvrir aux participants ses différents produits.

Selon  Arsène Ouédraogo, pour la 14ème édition des UACO  c’est une panoplie d’informations, et de produits que les Éditions Sidwaya présente aux participants. Il a cité entre autres Sidwaya, numérique, mobile, le site sidwaya.info, Sidwaya quotidien, Sidwaya hebdomadaire, Sidwaya magazine  Sidwaya Sport et Carrefour africain.

L’étudiant en économie Ousmane Gnazé Traoré, «Nous invitons tous les participants présent à ses UACO à faire un tour au niveau du stand des Éditions Sidwaya afin de mieux s’informer »

Une initiative très salutaire selon les participants. Ousmane Gnazé Traoré est étudiant en économie à l’Université de Thomas Sankara. Après avoir fait un tour au niveau des stands des Éditions Sidwaya monsieur Traoré exprimait sa joie en ces terme : « C’est une immense joie  et une chance pour moi de faire un tour au niveau du stand  des Éditions Sidwaya. La visite m’a permis d’avoir beaucoup d’informations sur le journal qui existe depuis le 05 avril 1984 et aussi ses produits .Nous invitons tous les participants présent à ses UACO à faire un tour au niveau du stand des Éditions Sidwaya afin de mieux s’informer » a laissé entendre l’étudiant en économie Ousmane Gnazé Traoré.

Toute en saluant le ministère de la communication de la Cultures  des Arts et du Tourisme du Burkina Faso pour les efforts consentis pour la tenue des UACO 2025, M Ouédraogo a invité chaque participant à faire un tour au niveau des stands des éditions Sidwaya.

Bassirou BADINI

 

UACO 2025 : Réflexions sur les enjeux du journalisme et de la communication de crise

Le quatrième panel des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) s’est tenu sur la communication en temps de crise, du journalisme de guerre et de la souveraineté. Le jeudi 2 octobre 2025 à l’Université Ki-Zerbo. Modéré par Dr Ousmane Paré, il a réuni des panelistes venus du Niger, du Burkina Faso et de la Mauritanie.

Le quatrième panel des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a permis d’explorer les multiples facettes de la communication dans des contextes marqués par la crise, la guerre et les dynamiques de souveraineté. Modéré par Dr Ousmane Paré, il a réuni des panelistes venus du Niger, du Burkina Faso et de la Mauritanie.

 Dans la première communication, Abdourahamane Ousmane du Niger a analysé les enjeux de la communication institutionnelle de crise au Niger, soulignant la délicate articulation entre information, persuasion et souveraineté. Il a montré comment, au Niger, les autorités publiques s’efforcent de maîtriser le récit national dans un contexte sécuritaire tendu, tout en maintenant un lien de confiance avec la population. Pour faire face à la crise sécuritaire, selon lui, le Niger Pour faire face à la guerre, le Niger a mis en place plusieurs dispositifs info-communicationnels à savoir la création des radios Bouclier et Dongo par l’armée, les campagnes de communication publique, les bulletins d’activités des FDS, les actions civilo-militaires, ainsi que l’utilisation accrue des sites web et réseaux sociaux. Ces outils visent à renforcer la cohésion nationale et soutenir l’effort de guerre à travers une communication maîtrisée et stratégique, a-t-il fait savoir.

Dr Salifou Koala du Burkina Faso a, pour sa part, abordé la question du journalisme de guerre et du journalisme en guerre, qualifiée de doux amalgame dévastateur ». Il a mis en lumière la relation complexe entre la pratique journalistique et le contexte conflictuel, insistant sur la nécessité pour les reporters d’être mieux formés, équipés et préparés psychologiquement face aux réalités du terrain.

Dr Koala a rappelé que les médias ont souvent été en première ligne lors des crises et coups d’État. Il a souligné la faible préparation des journalistes face aux situations de conflit. Peu formés à la couverture de guerre, beaucoup manquent d’équipement adapté et de préparation psychologique. Il plaide pour une formation spécialisée, intégrant la sécurité, l’éthique et la gestion du stress. « La guerre commence toujours par l’information et se termine par le silence. Le journaliste, lui, doit affronter la peur, avec la plume pour seule arme », a-t-il conclu.

Les experts du panel ont débattu de la communication en temps de crise, du journalisme de guerre et de la souveraineté.

À travers une approche sémiologique, le doctorant Yassia Zango du Burkina Faso a présenté une réflexion sur le logotype des wayyiyans, symbole d’une communication visuelle pour l’avènement d’une ère politique. Son intervention a montré comment les signes, les couleurs et les symboles peuvent structurer un récit collectif et contribuer à l’émergence d’une nouvelle ère politique.

Enfin, Dr Ismaël Mohamed Khairat de la Mauritanie a présenté une réflexion approfondie sur la conscience souveraine en Afrique de l’Ouest, qu’il a estimé encore insuffisamment enracinée dans les mentalités et les pratiques politiques. Pour lui, « la souveraineté est uniforme » et son avènement suppose l’existence de dirigeants visionnaires porteurs d’un idéal collectif. Il a évoqué le syndrome de la deuxième révolution, qu’il considère comme un signe de souveraineté en construction. À ce titre, il a estimé que le Burkina Faso vit actuellement sa deuxième révolution, après celle impulsée par Thomas Sankara, marquant une nouvelle étape dans la quête d’émancipation politique et idéologique.

Dr Khairat a également proposé une théorie de la diffusion des innovations appliquée à la souveraineté, distinguant plusieurs catégories d’adoptants à savoir les innovateurs, les premiers adoptants, la majorité précoce, la majorité tardive et les retardataires. Il a souligné l’importance des chaînes de communication stratégique dans la promulgation de la conscience souveraine, regrettant que celle-ci reste encore faible dans plusieurs pays africains. Les échanges qui ont suivi ont permis aux participants d’identifier des pistes de recherche et d’action communes, notamment autour de la formation des journalistes en période de crise, et de la construction d’une communication souveraine au service des États et des peuples.

Boudayinga J-M THIENON