Soutien aux blessés en opération : Les travailleurs de la SONASP donnent de leur sang

Le Ministre Directeur de cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, a patronné au nom du Chef de l’État, une opération de collecte de sang ce vendredi, 3 octobre 2025, au profit des Forces de défenses et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la Patrie blessés (VDP) blessés sur le théâtre des opérations.

Organisée par la Mutuelle des travailleurs de la Société nationale des substances précieuses (MU-SONASP), cette deuxième édition de don de sang au profit des FDS et des VDP sur le théâtre des opérations se veut un acte de solidarité.

Pour le Ministre Directeur de cabinet, « donner notre sang est un acte noble, un acte fort, un acte de solidarité ». C’est pourquoi il a félicité la Mutuelle des travailleurs de la SONASP pour cette initiative qui s’inscrit dans les orientations du Chef de l’État à l’occasion de la Journée mondiale du donneur de sang, commémorée chaque 14 juin.

Le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH a appelé les travailleurs de la SONASP à être toujours prompts à donner leur sang pour sauver des vies, surtout celle des blessés en opération.

Le Président de la Mutuelle des travailleurs de la SONASP, Abdoul Aziz OUATTARA a salué l’accompagnement des plus hautes autorités et du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) pour la tenue de cette journée, qui se veut des moments de solidarité envers les blessés de guerre.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Prix d’excellence en journalisme financier: Mahamadi SEBOGO, lauréat pour la 3e année consécutive

La 50e édition du prix d’excellence en journalisme financier du Groupe d’assurance sud-africain, SanlamGroup, a livré ses lauréats le 2 octobre 2025, à Johannesbourg, en Afrique du Sud. Le journaliste et chef du Desk Economie & Finances de Sidwaya, Mahamadi Sebogo, est le lauréat de la catégorie « Histoire de la croissance africaine », et ce pour la troisième année consécutive. 

Malgré un contexte sécuritaire difficile, la presse burkinabè continue de faire montre de résilience. Mieux, elle challenge avec les autres presses du continent africain. Elle s’est encore illustrée par son professionnalisme à la 50e édition du Prix d’excellence en journalisme financier du Groupe Sanlam, le 2 octobre 2025, à Johannesbourg, en Afrique du Sud. En effet, le journaliste et chef du Desk Economie & Finances de Sidwaya, Mahamadi Sebogo, y a remporté le premier prix dans la catégorie « Histoire de la croissance africaine ». Le 2e prix de cette catégorie est allé l’Ougandais Deogratius Wamala du Journal Daily Monitor, et le 3e prix au Tanzanien Julius Maricha de The Citizen. 

Une trentaine de journalistes africains ont été distingués lors de la 50e édition de SanlamGroup Financial Journalim Awards. 

Avec cette distinction, M. Sebogo est ainsi lauréat de cette catégorie pour la 3e année consécutive. Il avait remporté le 3e prix en 2023 et le 1er prix en 2024. Cette année, le Super prix, celui du meilleur journaliste financier de l’année, est revenu au Sud-africain Ryk Van Niekerk de MoneyWeb. Le prix The Lifetime Achiever Award, qui récompense le couronnement d’une carrière d’un Doyen en journalisme financier, est allé à Mzimkulu Malunga. Quant au prix du plus jeune journaliste financier, il a été remporté par Deogratius Wamala de l’Ouganda.  Cette édition, comme les précédentes, a été dominé par la presse sud-africaine. 

Sur les neuf catégories, elle a remporté le premier prix dans huit catégories, à l’exception de la catégorie « Histoire de la Croissance africaine » qui est revenue au Burkina Faso, seul pays d’Afrique francophone à être distingué cette année, tout comme pour les éditions de 2023 et 2024. Cette année, la compétition a enregistré une participation record, avec 237 candidatures venant de 17 pays africains, dont l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Égypte, le Nigéria, le Maroc, le Kenya, le Ghana et l’Ouganda. 

Rôle du journalisme financier dans l’avenir de l’économie africaine

Le Directeur général de Sanlam Group, Paul Hanratty, tout en félicitant les lauréats, a rappelé la place combien centrale des médias dans le développement socioéconomique de l’Afrique. « Aujourd’hui, le rôle du journalisme financier est essentiel pour l’avenir de l’économie de ce continent », a-t-il souligné. Pour lui, les hommes et femmes de médias jouent un grand rôle dans l’éducation des populations sur les enjeux sociopolitiques, financiers, économiques du continent. Et malgré les mutations sociales et technologiques, les médias africains doivent garder leur indépendance et leur intégrité, afin de continuer à raconter des histoires à fort impact pour les sociétés africaines, a-t-il indiqué. 

Le Directeur général de Sanlam Group, Paul Hanratty : « aujourd’hui, le rôle du journalisme financier est essentiel pour l’avenir de l’économie de ce continent ».

Pour le Rédacteur en Chef de Bloomberg Afrique, Arijit Ghosh, en dépit de la nécessité pour la presse africaine d’investir dans l’infrastructure, la formation et l’innovation pour se maintenir dans le flot du rythme accéléré des changements technologiques, elle doit également prendre soin ses propres narratifs. « Trop souvent, l’Afrique est définie de l’extérieur. C’est l’heure pour les médias africains de la définir de l’intérieur », a-t-il martelé. 

Et pour y arriver, cela passe par quatre étapes, a-t-il suggéré. Il s’agit d’investir dans les idées en réimaginant les organisations médiatiques, d’affronter la technologie sans peur, de collaborer et partager en puisant dans la puissante diversité africaine, et d’appuyer et mentorer les jeunes journalistes africains appelés à expliquer les finances à une nouvelle génération. Après un demi-siècle de célébration annuelle de l’excellence en journalisme financier sur le continent, invite a été faite aux journalistes à s’approprier davantage ce concours qui est le leur. Largement absents à cette compétition, les médias francophones sont particulièrement attendus pour les prochaines éditions.  

La Rédaction

 

UACO 2025: Les rideaux tombent sur la 14e édition

La 14e édition des Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou (UACO) s’achèvent sur de bons auspices ce 3 octobre 2025.
Pour cette édition, 24 communications ont meublé les échanges autour du thème central de l’événement à savoir « l’influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique ».
A l’issue des échanges, trois recommandations fortes ont été faites aux décideurs et autorités politiques pour faire de la communication une arme efficace de géopolitique et de développement de l’Afrique dans un contexte où son histoire est généralement narrée par des médias du Nord; ce qui ne permet pas aux africains de s’approprier leur propre histoire et leurs réalités.
La première recommandation consiste au renforcement de la coopération et le partage d’expériences entre les pays africains en matière de communication afin de répondre aux défis géopolitiques et médiatiques actuels.
La deuxième recommandation porte sur l’appropriation et la promotion des technologies de l’information et de la communication pour lutter contre la désinformation, renforcer nos identités et promouvoir le développement de nos États.
La troisième recommandation quant à elle, porte sur l’intégration dans les programmes des universités et écoles de formation en journalisme et en communication, des modules de formation sur les enjeux de la géopolitique en lien avec la communication.
Le Ministre de la Communication de la Culture des Arts et du Tourisme, Porte-parole du Gouvernement, Pindgwendé Gilbert OUEDRAOGO, dans son mot de clôture, a salué la qualité des échanges, le sens des dialogues et la recherche de contributions qui ont marqué les travaux .<<Vous avez démontré que les UACO ne sont pas seulement un cadre de discussion mais un laboratoire d’idées et de propositions pour l’avenir de la communication en Afrique>> a t-il indiqué. Il a terminé ses propos en remerciant ses homologues du Niger, du Togo et du Mali qui ont honoré de leur présence la présente édition.
Rendez vous est pris pour la 15e édition prévue pour 2027.
DCRP/MCCAT

Professeur Franklin Nyamsi : « Le Burkina, le Mali et le Niger sont les trois étoiles polaires de la Révolution africaine du 21e siècle »

Présent à Ouagadougou dans le cadre de la 14e édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), le Professeur Franklin Nyamsi, au détour d’une interview avec Sidwaya, jeudi 2 octobre 2025, s’est prononcé sur les grands enjeux de la géopolitique mondiale, notamment la création de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

Sidwaya (S) : Vous êtes au Burkina Faso dans le cadre de la 14e édition des UACO. Déjà, comment appréciez-vous votre séjour à Ouagadougou, surtout que nos pays sont peints en rouge par certaines chancelleries ?

Franklin Nyamsi (F.N) : Pour moi, le Burkina, le Mali et le Niger sont les trois étoiles polaires de la Révolution africaine du 21e siècle. Je fais partie de ces intellectuels, militants et activistes panafricanistes qui ont refusé, depuis très longtemps, que l’image de l’Afrique soit construite par les ennemis de l’Afrique et imposée aux populations africaines.  Donc, l’opinion que les puissances et les médias impérialistes, néocolonialistes ou même despotiques peuvent avoir sur le Burkina Faso n’influence pas mon opinion. Ma conviction est que, dans ce pays, le triple processus de la souveraineté, de la liberté de choix du partenariat stratégique et de la défense des intérêts vitaux qui rassemblent le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dans la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, est essentiel pour nous tous. Donc, j’éprouve joie, fierté et reconnaissance pour l’honneur que les plus hautes autorités de ce pays qui m’ont fait venir participer aux UACO 2025.

S : Cette édition des UACO se tient sous le thème : « Influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique ». Quelle est l’importance de tels échanges pour les pays du Sahel, aujourd’hui engagés dans une lutte pour la souveraineté ?

F.N : En effet, les pays du Sahel sont dans une lutte pour passer à la souveraineté réelle. Pas aux fausses indépendances des années 60. Dans ce processus de lutte que les pays sahéliens sont en train de mener, il n’y a pas que la guerre au sens militaire strict du terme. Il n’y a pas que la guerre au sens économique du terme. Il y a aussi, qu’on a imposé à l’Afrique, et notamment à l’Alliance des États du Sahel, une guerre informationnelle et même une guerre communicationnelle. Si par information, on entend la transmission d’un certain nombre de données sur des événements qui ont dû avoir lieu, et si par communication on entend la volonté de dire une manière de comprendre l’actualité, l’Afrique est investie par les narratifs des néocolonialistes des impérialistes, des narratifs des colonialistes. L’Afrique est investie par les narratifs des dictateurs, par les valets locaux de la France-Afrique, de l’impérialisme occidental, du néocolonialisme français. Et, il y a un troisième groupe de stratégie de communication et d’information. C’est la révolution communicationnelle et informationnelle panafricaine au service de la libération de notre continent. Donc, je suis venu aux UACO pour montrer qu’il était important pour nous de prendre conscience de cette guerre informationnelle et communicationnelle et d’être à la hauteur en déconstruisant les narratifs méprisants du néocolonialisme, lénifiants du despotisme, pour affirmer le narratif émancipatoire du panafricanisme qui se décline au Burkina Faso, sous le nom de Révolution populaire progressiste.

S :   Alors déjà, comment vous appréciez les échanges lors des différents panels ?

F.N : Les échanges auxquels j’ai participé et assisté sont des échanges francs, profonds, dynamiques et dialectiques. C’est-à-dire que dans le cadre des UACO 2025, auxquelles je participe, j’ai observé que la parole est libérée, mais elle est une parole pensée, argumentative, pas simplement une parole émotionnelle ou une parole spontanée. Par ailleurs, quel est le but de tout ça ? C’est de faire prendre conscience que pour aller vers la souveraineté, nous devons maîtriser l’information et la communication. Il n’y a pas que la maîtrise du terrain militaire, du terrain économique, ou même du terrain institutionnel et politique. Il nous faut réussir à être les maîtres de ce qui passe dans notre mental. Celui qui contrôle vos pensées, va contrôler votre terre, votre argent et votre avenir. Donc, les professionnels de l’information, de la communication, tous les acteurs de la parole, que ce soit les journalistes institutionnels, les journalistes privés, les influenceurs, les activistes, les militants, tous ceux qui prennent la parole et qui sont authentiquement des filles et fils de l’Afrique, doivent prendre conscience que nous avons une responsabilité dans cette bataille de la souveraineté : celle de ne pas laisser dicter le narratif, la description de notre situation historique par des forces et des médias hostiles, qui sont les médias impérialistes occidentaux, moyen-orientaux et leurs supplétifs sur notre continent. J’ai assisté à des échanges de très bonne qualité. Il y a eu deux débats qui m’ont marqué pendant ces UACO.  Le premier débat, c’est qu’à un moment donné, il y a comme une espèce de concurrence qui apparaît entre, d’un côté les journalistes et de l’autre côté les influenceurs. Et, il y aurait une tendance à vouloir arbitrer en faveur des uns contre les autres. Alors qu’en réalité, que vous soyez journaliste ou influenceur, tant que vous êtes Burkinabè, tant que vous êtes Africain, vous avez la responsabilité de pratiquer une information utile à la souveraineté, à la dignité, à la prospérité de votre pays. Dans les autres continents, l’Europe où je vis depuis plus de 25 ans maintenant, l’Amérique que je visite depuis plus de 15 ans, l’Asie que je connais, les influenceurs comme les journalistes ont une conscience souvent très élevée des intérêts supérieurs de leurs Nations. Et quelles que soient leurs prestations sur le terrain de l’information ou de la communication, ils en tiennent compte.

Le deuxième débat, c’était : est-ce qu’il faut faciliter la participation de tous aux activités communicationnelles ou informationnelles, au nom du principe de la liberté d’entreprise, de la libre concurrence ? Là encore, j’ai bien vu que tout le monde s’accorde à dire qu’il faut encadrer la liberté d’expression, la liberté d’opinion, la liberté de conscience parce qu’en fait, nous ne sommes pas dans la situation des pays occidentaux qui ont fait leur Révolution. Nous sommes en train de faire la nôtre et nous ne pouvons pas nous permettre les imprudences qui pourraient remettre en cause notre révolution, nous ramener en arrière uniquement parce que nous voulons satisfaire le fantasme d’une liberté de dire n’importe quoi au nom de la liberté de conscience ou d’expression.

Vraiment, ce sont des débats francs qui se déroulent entre des enseignants-chercheurs, des journalistes, des activistes. Mais ces débats se déroulent sur le même plan de l’horizontalité du discours discursif. Je salue les autorités du Burkina Faso pour avoir garanti un tel espace de réflexion et je crois que les recommandations qui vont sortir de ces échanges seront absolument importantes pour la suite de notre entretien.

S : Le Burkina, le Mali et le Niger ont créé la Confédération AES. Comment appréciez-vous les deux ans d’existence de cette confédération ?

  1. N: Tous les Africains honnêtes, conscients, serviteurs de la vérité et de la justice sont fiers de l’émergence de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Je ne me laisse même pas impressionner par les résultats du dernier sondage de Jeune Afrique dont on a parlé, un sondage qui établit que la majorité des Africains sur le continent et dans les diasporas plébiscitent et soutiennent l’AES, dénoncent et même détestent l’Union Africaine, la CEDEAO, la CEMAC et toutes ces organisations brinquebalantes qui sont sous le contrôle des néocolonialistes, des impérialistes occidentaux. Incontestablement, l’Alliance des Etats du Sahel est une puissance qui touche le cœur des Africains. Maintenant, sur le plan concret, on voit ce qu’ils ont réalisé. Souvenez-vous que cette Alliance est née lorsque les impérialistes, instrumentalisant la CEDEAO, en 2023, se préparaient à attaquer le Niger sur le même modèle qu’ils avaient utilisé contre la Libye. Et, c’est parce que le Mali et le Burkina Faso se sont levés pour dire : « Si vous attaquez le Niger, vous déclarez la guerre au Mali et au Burkina Faso ». Et, tous les chefs d’États de la CEDEAO qui obéissent aux néocolonialistes français, aux impérialistes occidentaux ont reculé. Donc l’AES s’est constituée en forteresse, grande muraille de l’Afrique subsaharienne.

Sur le terrain militaire, les terroristes n’ont jamais autant souffert que depuis que l’Alliance des États du Sahel existe. Et, en deuxième niveau, l’AES est porteuse d’un très grand espoir. Un très grand espoir, c’est la sortie de la domination monétaire et économique, du néocolonialisme français et de l’impérialisme occidental, l’abolition de l’abominable monnaie et du franc CFA. Les Africains retiennent leur souffle. Ce tentacule qui pompe les richesses des Africains comme on pompe le sang des mammifères va-t-elle enfin s’effondrer ?  Et, l’AES, à travers la création de la Banque d’investissements, a marqué un très grand pas qui indique qu’en effet nous allons vers un temps nouveau. Il y a un troisième terrain, la diplomatie.  Qui n’est pas fier de voir ce que les trois premiers ministres de l’AES ont fait à l’ONU ? Le Premier ministre, Ali Mahamad Lamine Zeid du Niger, le Premier ministre du Burkina, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le Premier ministre du Mali, Abdoulaye Maïga. Suivez leurs allocutions. Leurs allocutions à l’Assemblée générale des Nations Unies pour la 80e session sont des monuments de vérités profondes et incontestables dites au nom de l’Afrique. Sur le terrain diplomatique, l’Alliance des Etats du Sahel s’affirme aussi comme une puissance. Enfin, il y a un quatrième terrain que je vois qui est extrêmement important : c’est le terrain symbolique. C’est la réhabilitation des civilisations africaines comme socle d’inspiration des institutions. Ce n’est pas la fameuse métaphore du Président Ibrahim Traoré lors du grand oral, il y a quelques jours, qui me démentirait. Il a parlé de l’avènement d’un albinos noir. Cette symbolique forte tirée de la civilisation africaine a mobilisé entre-temps une immense campagne d’interprétation, une herméneutique, et a même fait trembler les communicants officiels d’un État voisin qui s’est fendu d’un communiquer pour interdire d’évoquer l’albinos noir. C’est-à-dire que les pays de l’Alliance des États du Sahel ont acquis la capacité de frapper les esprits, de les éveiller, et de stimuler l’intelligence des Africains. C’est une chance inouïe.

S : La 80e session de l’AG des Nations unies vient de s’achever avec un appel global pour la réforme de l’organisation par plusieurs pays dont ceux de l’AES. A votre avis, pourquoi faut-il réformer l’ONU ?

F.N : D’abord, parce que l’ONU n’est pas une organisation des peuples. C’est une oligarchie des puissances. Si l’ONU était une organisation des peuples, ce serait one people, one vote. Un peuple, une voix. On a l’ONU qui est conçue d’abord sur la base d’une assemblée générale. Tous les peuples, près de 200 peuples qui participent à l’Organisation des Nations Unies, chacun a une voix. Mais, les décisions qu’ils ont prises au niveau de l’assemblée générale n’ont pas d’autorité exécutoire. Ce sont des décisions purement consultatives. Ensuite, il y a une deuxième structure. Elle est composée de 15 États, représentant donc 15 peuples de la planète, et on l’appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elles, ces décisions, sont exécutoires. Donc, il y a 15 États, 5 qui sont permanents, 10 qui sont rotatifs, qui font les lois exécutoires des Nations Unies. Entre-temps, on a abandonné plus de 160 autres. Mais il y a encore pire. Parmi les 15, il y en a 5 qui possèdent une chose incroyable, que même Dieu ne s’est pas arrogé sur la Terre. C’est le droit de veto. Rendez-vous compte que Dieu, dans toutes les trois religions monothéistes, ne réussit pas à empêcher l’homme qui veut pêcher de pêcher. Quand un homme veut pêcher, il pêche d’abord, Dieu le punit après. Alors que là, il y a des gens qui détiennent le droit de veto. C’est-à-dire que quelle que soit la décision qu’on prend, qui ne leur plaît pas, ils la bloquent. Ce sont les États-Unis, la France, la Russie, la Chine et la Grande-Bretagne. Et, les seules puissances détenant le droit de veto et qui sont prêtes à accepter que l’Afrique possède le droit de veto se trouvent, comme par hasard, être celles qui ont soutenu l’Afrique dans la lutte anticoloniale, à savoir la fédération de Russie et la Chine. Les autres qui ont esclavagisé les Africains, colonisés les Africains, impérialisés les Africains, commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des massacres, des génocides, des déportations, un pillage multiséculaire. Eux, ils refusent que l’Afrique ait un droit de veto dans l’Organisation des Nations Unies. Est-ce qu’on peut continuer comme ça ? On ne peut pas continuer dans une organisation qui est en fait une oligarchie des puissances, alors que nous sommes des peuples qui composent la même humanité. Nous sommes, à la base, égaux en nature et devant Dieu.  Donc, l’Alliance des États du Sahel s’annonce comme la prochaine et la plus grande puissance africaine de ce siècle. Quand elle deviendra une fédération, je n’ai aucun doute qu’elle sera la première puissance africaine à détenir le droit de veto à l’ONU. Et si cela n’était pas le cas, l’Alliance des États du Sahel et d’autres alliances qui apparaîtront, je pense toujours à mon Afrique centrale natale. Si une alliance des peuples d’Afrique centrale émerge sur le modèle de l’AES, ensemble, nous revendiquerons le droit de veto au niveau de l’Organisation des Nations Unies. Et si c’est refusé, nous créons une organisation internationale parallèle avec des droits comparables. Et il ne faut pas croire qu’il n’est pas possible de quitter l’ONU. S’il est possible de quitter la CEDEAO, il est possible de quitter l’Union africaine. S’il est possible de quitter la CEDEAO et l’Union africaine, il est possible de quitter l’ONU. Le général de Gaulle, dans les années 60, avait prévenu tout le monde. Il a dit que l’ONU était un grand machin. Alors, même que la France y a des avantages, qu’elle ne mérite plus aujourd’hui. Donc, préparons-nous à revendiquer crânement nos droits. La liberté ne s’accorde pas, elle ne se reçoit pas, elle s’arrache.

S : Alors, quel appel avez-vous à lancer aux populations de cette Confédération en vue de permettre aux trois chefs d’État de réussir leur mission ?

F.N : Je leur lance un appel triple. Premièrement, faisons une politique de la vérité. Disons-nous, entre Africains, la vérité. Parce que rien de grand ne peut se construire sur le mensonge. Nous devons être des serviteurs de la vérité. Parce que c’est cette vérité qui va nous rendre capables de maîtriser la réalité, y compris à travers le progrès scientifique et technologique.Deuxième message, nous ne pouvons pas contourner l’obligation d’être juste. Soyons des serviteurs de justice. La justice, c’est la pratique de l’égalité qui assure la paix dans la cité. Les cités injustes sont vouées à la violence. Car tôt ou tard, les victimes des inégalités se révoltent, quelle que soit la société considérée. Nous devons donc devenir des véritables amoureux de la justice.Et, enfin, il y a un troisième message que j’adresse, pas seulement au peuple de l’AES, mais à l’ensemble des Africains. Nous avons bien vérifié que quand nous sommes solidaires, personne ne peut nous dominer. Soyons solidaires. Quand un combat est mené par un peuple, quand un combat est mené par un individu, un combat qui nous paraît vrai et juste. Nous, Africains, agissons comme un seul homme, appliquons l’une des sept lois cosmiques, la loi d’action-réaction. Les peuples les plus respectés du monde sont ceux qui agissent selon le principe de solidarité quand leur vérité et leur justice sont en cause.

Interview réalisée par

Soumaïla BONKOUNGOU

2e phase des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne: le chef de l’Etat appelle à une droiture révolutionnaire

A l’Assemblée législative de Transition, tout comme dans plusieurs départements ministériels, les responsables ont sacrifié à la montée de couleurs, jeudi 2 octobre 2025, à Ouagadougou. Cette cérémonie solennelle marque le lancement de la 2e phase des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Ils ont tous livré le message du président du Faso qui invite les Burkinabè à plus de patriotisme, de civisme, d’ordre et de discipline.

Le drapeau national, symbole de l’unité des Burkinabè, a été honoré, 2 octobre 2025, à
l’Assemblée législative de Transition (ALT). Le Président de l’ALT, Ousmane Bougouma et l’ensemble du personnel parlementaire ont entonné le Ditanyè, dès 7h30 en langue nationale dioula pour marquer leur attachement à la mère patrie et à ses valeurs d’unité et de patriotisme.

A l’issue de cette traditionnelle cérémonie solennelle mensuelle de montée des couleurs, le Président de l’ALT, Ousmane Bougouma, a livré le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors du lancement de la deuxième phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

Ce message invite les Burkinabè à plus de patriotisme, de civisme d’ordre et de discipline, afin de surmonter à tous les niveaux les défis de la protection des biens publics et la lutte contre la corruption et rackets. Des maux qui, selon le chef de l’Etat, gangrènent le bon fonctionnement de certaines des administrations, entreprises et associations et ternissent l’image de la société.

Le Premier ministre vent debout contre la corruption et le pillage des
deniers publics

Le Président de l’ALT, le Dr Ousmane Bougouma, a livré in extenso le discours prononcé par le président du Faso dans le cadre de la 2e phase des JEPPC.

Le personnel de la Primature a pris part aussi à la cérémonie de montée des couleurs marquant le lancement de la deuxième phase des JEPPEC. Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a livré ensuite le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Le président du Faso a insisté sur la nécessité de cultiver l’ordre et la discipline dans la société, non pas par la surveillance, mais par la conscience citoyenne.

La Révolution ne peut pas placer un agent de la brigade Laabal derrière chaque citoyen pour corriger ses actes d’indiscipline », a averti le Premier ministre. Il a appelé chacun à être un modèle d’intégrité, de responsabilité et d’exemplarité dans son milieu de vie et de travail. Le chef du gouvernement a souligné que pour cette 2e phase des JPPEC, le chef de l’Etat a fixé deux axes majeurs.

Il s’agit de la protection des biens publics et la lutte contre la corruption et le racket. « Il a rappelé que les infrastructures, équipements et ressources de l’Etat constituent une richesse commune qu’il faut préserver avec rigueur. Celui qui rackette le peuple ou détourne les maigres ressources de l’Etat n’est pas un révolutionnaire : il est l’ennemi de la Patrie », a martelé le président du Faso, aux dires de Rimtalba Jean Emmanuel.

Le ministre chargé de la Communication rappelle les comportements à éviter

Au batiment administratif de Ouagadougou, les agents des départements en charge de la communication, de la transition digitale, de l’urbanisme et de la jeunesse ont écouté le message du président du Faso à l’issue de la monté des couleurs. Il a été livré par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

« Le chef de l’Etat a indiqué qu’en période de Révolution, la discipline et l’ordre doivent se traduire par le respect et l’entretien de ce qui appartient à tous. A ce propos, il a confié que

Le ministre Porte-parole du gouvernement, Pindgwendé Gilbert Ouédraogo, livrant le message du président du Faso.

tout blocage, abus de position, retard volontaire, acte de racket ou détournement des ressources publiques entrave le progrès collectif et doit être combattu sans pitié », a-t-il confié. M. Ouédraogo a, en outre, signifié que le chef de l’Etat a aussi fait savoir que les commissions de régulation des dysfonctionnements, les corps de contrôle administratif et la justice doivent être mobilisés et rendre accessibles des dispositifs de plaintes et de dénonciations responsables.

Au ministère de la Justice le Ditanyè entonné en moore

Au ministère de la Justice, le chef du département, Edasso Rodrigue Bayala, a rappelé le thème de la 2e vague des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne. Elles sont placées sur le thème  « Pour l’ordre et la discipline je m’engage ! ». Les agents ont écouté le message du président du Faso livré par le chef du département, Edasso Rodrigue Bayala.

« Il a déclaré que cet acte de patriotisme contribue à la construction de la Nation et résonne dans le monde en honorant la Révolution. Il a traduit, par ailleurs, ses remerciements à l’ensemble des acteurs engagés en faveur des initiatives patriotiques telles que le Fonds de soutien patriotique, Faso Mêbo, l’actionnariat populaire etc. », a
assuré le ministre Bayala. Il a souligné que pour le président du Faso, la première cohorte des appelés de l’immersion patriotique représente des défenseurs des valeurs patriotiques de la nation.

Le SGG-CM dans la dynamique

Le ministre chargé de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala : « ensemble, faisons du Faso une terre où règne l’ordre la discipline, la probité et la justice ».

Le Secrétariat général du gouvernement et du Conseil des ministres (SGG-CM) a sacrifié à la montée solennelle du drapeau pour le début de la 2e vague des JEPPC. Le Secrétaire général du gouvernement et du conseil des ministres, Ousmane Ouattara, a relevé que dans son message, le capitaine Ibrahim Traoré a salué la fibre patriotique qui s’éveille lentement mais sûrement en chaque Burkinabè.

« Chaque Burkinabè, peu importe sa situation socioprofessionnelle, consent des sacrifices pour que notre pays relève la tête, fièrement et dignement, dans le concert des nations. Vous êtes les sentinelles de notre idéal commun : bâtir une Nation souveraine, juste et prospère, où chaque citoyen se reconnaît dans les valeurs de dignité, de solidarité, de probité et de patriotisme », a reconnu le président du Faso, selon M. Ouattara.

Il a poursuivi que dans le cadre de la Révolution populaire progressiste en marche, le chef de l’Etat a appelé à la conscience patriotique de chacun en adoptant des attitudes et des réflexes qui rangent les faits et gestes sur le droit chemin de l’ordre et de la discipline.

Les travailleurs de la santé et des infrastructures ont réaffirmé leur patriotisme

Au niveau du Building Lamizana, les agents du ministère de la Santé et du ministère en charge des infrastructures avec à leur tête leurs premiers responsables, ont réaffirmé leur engagement. Après une montée des couleurs nationales, le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, est revenu sur la nécessité pour chaque Burkinabè, peu importe sa situation socioprofessionnelle, de consentir des sacrifices pour que le pays relève la tête, fièrement et dignement, dans le concert des nations.

Selon lui, le chef de l’Etat souhaite que les travailleurs bannissent les comportements de corruption qui gangrènent certaines administrations, entreprises et associations.
Quant au ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, il a invité chaque agent à être exemplaire. Pour lui, tout travailleur doit être assidu à son poste et œuvrer par son travail au développement du pays.

Le ministre Serge Poda invite ses collaborateurs à redoubler d’exemplarité

Le Secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, a lu le message du chef de l’Etat marquant le lancement de la 2e phase des JNEPPC.

Tout comme les autres structures étatiques, les agents des ministères en charge du commerce et de l’énergie ont répondu à l’appel du chef de l’Etat, en observant, jeudi 2 octobre 2025 à Ouagadougou, la montée des couleurs. Après ce cérémonial, le ministre chargé de l’Industrie, Serge Poda, en présence de son collègue, Yacouba Zabré Gouba, a livré le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

« Nous devons redoubler d’exemplarité dans nos quartiers, dans nos unités et dans nos administrations. Soyons des modèles d’intégrité et de responsabilité », a-t-il souhaité. De l’avis du ministre Poda, c’est un message fort qui invite chaque citoyen à toujours cultiver l’engagement patriotique en participant à la construction de la Nation durant la période, du 2 au 16 octobre, mieux de le poursuivre toute la vie. « Contribuons à œuvrer de sorte à léguer aux générations futures un Burkina Faso de paix, prospère, où il fait bon vivre », a-t-il lancé.

Le ministre des Finances invite les Burkinabè à être des modèles d’intégrité

Après avoir chanté de vive voix, l’hymne nationale, la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako et les agents du département ont écouté le message du président du Faso livré par le ministre de l’Economie et des Finances, Aboubakar Nacanabo. « Pour le capitaine Ibrahim Traoré, les burkinabè sont les sentinelles d’un idéal commun dans la construction d’une Nation souveraine, juste et prospère, où chaque citoyen se reconnaît dans les valeurs de dignité, de solidarité, de probité et de patriotisme. Il a appelé à la conscience patriotique de tous. Le président du Faso a invité le peuple à s’engager et à se lever comme un seul homme contre la corruption, le racket et toutes les formes d’enrichissement illicite », a-t-il résumé, entre autres.

La Rédaction

Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne: les populations du Guiriko invitées à se départir de la corruption

La gouverneure de la région du Guiriko, Mariama Konaté, a lancé la deuxième phase de la deuxième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) dans la région du Guiriko, jeudi 2 octobre 2025, à Bobo-Dioulasso. A l’occasion, les corps constitués se sont rendus au chevet des soldats blessés au front afin de leur apporter réconfort.

C’est à travers une montée des couleurs nationales que le top départ de la deuxième phase de la deuxième édition des JEPPC a été donné dans la région du Guiriko. L’ensemble des corps constitués de la région, avec à leur tête la gouverneure Mariama Konaté, a marqué son engagement patriotique à travers une forte mobilisation au camp Ouézzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso, jeudi 2 octobre 2025. Ces journées se tiennent, du 2 au 16 octobre 2025, sur l’ensemble du territoire burkinabè.

Après la montée des couleurs nationales, le message du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a été livré aux participants. Dans ce message, transmis par Mariama Konaté, le chef de l’Etat salue la fibre patriotique qui s’éveille lentement mais sûrement en chaque Burkinabè. Selon elle, ce patriotisme et cette participation se traduisent dans nos actions quotidiennes pour la construction de la Nation.

« Chaque Burkinabè, peu importe sa situation socioprofessionnelle, consent des sacrifices pour que notre pays relève la tête, fièrement et dignement, dans le concert des nations. Vous êtes les sentinelles de notre idéal commun : bâtir une Nation souveraine, juste et prospère, où chaque citoyen se reconnaît dans les valeurs de dignité, de solidarité, de probité et de patriotisme », a-t-elle souligné. Le chef de l’Etat a appelé à la conscience patriotique de chacun. « Pour cette phase des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, je nous engage sur deux points : la protection de nos biens publics et la lutte contre la corruption (et le racket) qui gangrènent certaines de nos administrations, entreprises et associations », a-t-elle
indiqué.

Réconforter les blessés de guerre

Les corps constitués de la région du Guiriko ont marqué leur engagement patriotique au lancement de cette deuxième phase de ces Journées.

Après la cérémonie de lancement, l’ensemble des corps constitués de la région a visité la ferme agricole de la deuxième région militaire, rendu visite aux blessés de guerre et participé à une séance d’exercice de tir à l’arme. Au niveau de la ferme, les visiteurs ont été émerveillés par le travail abattu par les blessés de guerre qui ne peuvent plus aller au front. La ferme comprend une section de petits ruminants, de volailles, une porcherie et une section agricole.

Selon le chef du bureau d’aide à la reconversion civile de la garnison de Bobo-Dioulasso, l’adjudant-chef major Ousmane Diallo, à la section agricole, plusieurs cultures sont expérimentées. « Nous cultivons deux hectares de soja, un hectare d’ananas, un hectare d’avocatiers, un hectare de colatiers et un hectare de cacaoyers », a-t-il laissé entendre. A l’infirmerie de la deuxième région militaire, les corps constitués de la région, avec à leur tête la gouverneure Mariama Konaté, ont réconforté les blessés de guerre pris en charge par le personnel médical.

« Nous sommes venus vous témoigner notre solidarité face à ce moment difficile que vous vivez actuellement. Nous sommes conscients de vos sacrifices pour la Nation et nous vous traduisons notre reconnaissance », s’est-elle adressée aux pensionnaires de l’infirmerie avant de leur souhaiter un prompt rétablissement. Pour l’occasion, une contribution de 350 000 F CFA a été remise pour la prise en charge des blessés. Cette contribution a été faite séance tenante lors de la cérémonie de lancement. Par cet acte, le corps constitué marque une fois de plus son adhésion aux idéaux du capitaine Ibrahim Traoré. Les participants ont bouclé cette journée en s’initiant aux tirs d’armes au sein du camp.

Noufou NEBIE
Astride OUEDRAOGO
(Stagiaire)

36e Tour du Faso: sous le signe de la résilience et des performances sportives

Le compte à rebours est lancé pour la 36e édition du Tour du Faso, prévue du 24 octobre au 2 novembre 2025. Le Comité national d’organisation (CNO) a officiellement dévoilé les contours de l’événement lors d’une conférence de presse à Ouagadougou, hier jeudi 2 octobre 2025.

Le 36e Tour du Faso se veut une édition symbole de performance sportive et de résilience nationale. C’est ce qu’a confié le comité d’organisation hier au cours d’une conférence de presse marquant le compte à rebours de cette compétition internationale. La vice-présidente du Comité, Valérie Badolo, a donné le ton. Elle a rappelé l’importance de cette course qui intervient dans un « contexte marqué par le retour progressif de la sécurité et de la paix » dans plusieurs régions du Burkina Faso.

« Le Tour du Faso n’est pas seulement une compétition sportive. Il est le reflet de la résilience de notre peuple. Il témoigne aussi de la capacité du Burkina Faso à se tenir debout, fier et tourné vers l’avenir », a-t-elle déclaré, soulignant la portée symbolique de l’événement. Sur le plan technique, le peloton cycliste s’apprête à affronter un parcours exigeant de 1 155,070 km réparti sur 10 étapes. L’étape inaugurale, Ouagadougou-Koudougou (120,280 km), donnera le ton, le 24 octobre prochain.

Au total, neuf régions seront traversées, réaffirmant la volonté du CNO de faire rayonner l’événement sur l’ensemble du territoire national. L’édition 2025 s’annonce particulièrement disputée avec la participation de douze équipes. Le Burkina Faso alignera trois équipes nationales face à neuf délégations étrangères confirmées : la Belgique, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, le Niger, le Ghana et le Togo.

Pour améliorer l’attractivité de la compétition et en faire une véritable fête nationale, le Comité a annoncé l’introduction de nouveautés axées sur la culture et l’interaction avec le public : le Village du Tour. Il sera érigé sur le terrain de Wayalghin à Ouaga- dougou. Ce lieu offrira quotidiennement des animations podium, une exposition de produits locaux et la diffusion du résumé de l’étape du jour. L’ambiance culturelle sera renforcée aux arrivées d’étapes par l’animation de troupes traditionnelles issues des localités d’accueil.

Malgré les avancées organisationnelles et les innovations prometteuses, la réussite de cette 36e édition repose sur la mobilisation générale des acteurs économiques. Madame Badolo a ainsi lancé un appel solennel et pressant aux entreprises, institutions et partenaires potentiels : « votre soutien financier, matériel ou logistique est crucial pour assurer la réussite de cette édition et faire rayonner davantage le Tour du Faso ». Elle a insisté sur le rôle de l’événement comme vitrine internationale pour le pays, rappelant que l’entreprise est l’affaire de tous : « ensemble, nous pouvons porter ce projet ambitieux à des sommets encore plus élevés ».

Pengdwendé Achille OUEDRAOGO

9e et 10e journées des éliminatoires Coupe du monde 2026: Aziz Ki de retour dans le groupe des Etalons

Le sélectionneur des Etalons, Brama Traoré, a dévoilé, hier 2 octobre 2025 à Ouagadougou, une liste de 25 joueurs pour affronter la Sierra Leone (8 octobre) et l’Ethiopie (12 octobre) en match comptant pour les 9e et 10e journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 zone Afrique. Aziz Ki signe son retour dans le groupe des Etalons.

Le Burkina Faso abordera ses deux dernières journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, le 8 et le 12 octobre prochain, respectivement face à la Sierra Leone à Monrovia et l’Ethiopie au stade du 4-Août. Pour ces deux rencontres, le sélectionneur des Etalons, Brama Traoré, a fait appel à 25 joueurs. Groupe quasi similaire à celui des deux précédentes journées, justifiées par le court temps de préparation, « Le Chercheur », au lieu de 4 portiers, opte pour trois.

Clovis Baziomo, le sociétaire de l’Africa Sport n’honorera pas sa 2e sélection. A l’attaque, le sélectionneur des Etalons devra faire sans Cyriaque Irié pour des raisons de santé. Aussi, Arsène Kouassi, pour des questions administratives, devra toujours patienter. Le groupe des Etalons face à la Sierra Leone et l’Ethiopie, c’est aussi des retours. Longtemps absent, Stéphane Aziz Ki signe son retour. Pour justifier ce come-back, Brama Traoré affirme que le milieu de terrain du Wydad de Casablanca répond aux besoins du moment.

« Aziz est un bon joueur. Nous l’avons vu et nous pensons qu’il peut aider à ce moment précis. Nous fixons nos choix par rapport aux adversaires et au plan qu’on veut mettre en œuvre pour les adversaires », a-t-il expliqué. Ouédraogo Ismahila également signe son retour dans le groupe des Etalons. « Il avait montré des insuffisances à un moments donné. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Il a beaucoup excellé. Il peut beaucoup nous aider au milieu de terrain », a laissé entendre « Chercheur » sur la sélection du sociétaire de l’Odense Boldklub. Mohamed Ouédraogo signe également son retour. Tenu en échec (2-2) après avoir mené (2 buts), les Etalons n’entendent plus revivre cette soirée cauchemardesque à Monrovia. Face à la Sierra Léone, Brama Traoré reconnait que ses poulains disputeront un match décisif. « Nous allons jouer un match difficile. Les joueurs en sont conscients.

Soifs d’en découdre, nous avons beaucoup de chance de sortir victorieux », a rassuré le sélectionneur des Etalons. Passé cette journée, le capitaine Bertrand Traoré et ses coéquipiers donne rendez-vous à leur public, le 12 octobre prochain au stade du 4-Août pour la réception de l’Ethiopie. A cette 2e sortie des Etalons après la réouverture du 4-Août, Brama Traoré voit ce prochain match à domicile comme un devoir de satisfaire aux exigences du peuple et du public.

Désormais condamné à lutter pour la 2e place du groupe, le Burkina Faso a obligation de remporter ces deux dernières sorties de ses éliminatoires afin d’espérer figurer parmi les 4 meilleurs 2e au classement pour les barrages. En rappel, les Etalons rentrent en regroupement, le 5 octobre 2025. Le lendemain, ils prendront la direction de Monrovia pour affronter la Sierra Leone, le 8 octobre, avant de revenir accueillir l’Ethiopie, le 12 octobre au stade du 4-Août.

Ollo Aimé Césaire HIEN
Elysée Nikiema
(Stagiaire)


Liste Etalons

Gardiens
Koffi kouakou Hervé
Nikièma Kylian Baasba
Sanou Ladji Brahima

Arrières
Kaboré Issa
Yago Steeve
Tapsoba Edmond Fayçal
Nagalo Adama
Dayo Issouf
Djiga Yacouba Nasser
Ayindé Rachid
0uédraogo Mohamed

Milieux
Simporé Saidou
Zoungrana Mohamed
Badolo Cédric
Tiendrebéogo Josué
Touré Ibrahim Blati
Yoda Abdoul Razack
Ouédraogo Ismahila
KY Stéphane

Attaquants
Traoré Bertrand Isidore
Ouattara Dango Aboubacar
Konaté Mohamed
Kaboré Pierre Landry
Bouda Ousséni
Minoungou Georgi