Cancers féminins: une campagne de sensibilisation « Octobre rose » lancée

Le ministère de la Santé a lancé officiellement le mois d’Octobre rose, mercredi 1er octobre 2025, à Tanghin Dassouri. Cette année, ce mois dédié à la lutte contre le cancer du sein est célébré au Burkina sur le thème : « Pour zéro décès par cancer du sein, à chaque femme sa mammographie ».

En 2022, selon les données de l’Observatoire mondial de lutte contre le cancer, 1 300 cas de cancers de sein ont été dénombrés au Burkina Faso. Ces statistiques font de cette maladie aux yeux du ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, un problème majeur de santé publique. Pour y pallier, son département est en ordre de bataille. A l’occasion du mois d’octobre rose, le ministère a lancé officiellement une campagne de sensibilisation aux cancers féminins, mercredi 1er octobre 2025, à Tanghin Dassouri.

Sur les 1 300 cas de cancers, le ministre Kargougou a déploré 800 décès soit 3 décès par cancers du sein par jour. Il a aussi précisé que 50% de ces décès surviennent pendant l’année du diagnostic, en raison du caractère tardif du diagnostic. Et pourtant,
a-t-il poursuivi, les cancers féminins tels que celui du sein et du col de l’utérus sont curables pourvu que le diagnostic soit fait précocement. Voilà pourquoi le ministre Kargougou a relevé l’intérêt de multiplier les efforts afin de lutter efficacement contre la maladie. De son avis, la commémoration d’Octobre rose offre l’opportunité à son département d’intensifier les actions de sensibilisation et de dépistage précoce.

« Pour cette campagne, nous avons pour objectif de réaliser 6 000 éco-mammographies gratuites au profit des femmes des milieux urbain et rural, de dépister plus de 100 000 cas de lésions précancéreuses du col de l’utérus et d’apporter un traitement
in situ lorsque nous enre-gistrons des cas de légions précancéreuses », a-t-il soutenu.

Les efforts du gouvernement salués

Des femmes de Tanghin Dassouri ont répondu à l’appel des autorités et sont venues se faire dépister.

Le ministère entend aussi au cours de ce mois sensibiliser deux millions de femmes aux cancers féminins et de faire en sorte qu’environ un million de femmes sachent s’auto-examiner le sein pour dépister des éventuelles anomalies. Robert Lucien Jean-Claude Kargougou s’est dit convaincu que ces objectifs seront atteints grâce à l’utilisation des cliniques mobiles offertes par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Abondant dans le même sens, le Coordonnateur du Programme national de lutte contre le cancer, Pr Nayi Zongo, a assuré que grâce à l’avènement des cliniques mobiles en 2024, le ministère de la Santé a pu dépister plus de 105 000 femmes en ce qui concernent les légions cancéreuses et plus de 15 000 femmes pour le cancer du sein par éco-mammographie. « Quand on regarde ces chiffres on se rend compte que durant les deux années précédentes, nous n’avons pas eu autant de résultats.

Cela veut dire que les cliniques mobiles sont un vrai coup de pousse pour accélérer les campagnes de dépistages et l’adhésion des femmes au dépistage au cancer du sein et aux légions précancéreuses », s’est-il réjoui. M. Zongo a, par ailleurs, souligné que les femmes n’auront pas à débourser de l’argent pour se faire dépister ni pour se faire traiter des légions pré cancéreuses du col de l’utérus qui seront détectées. D’où son invite aux femmes à se mobiliser sur l’ensemble du territoire national, car le dépistage précoce permet d’épargner des vies.

Le représentant-résident adjoint du Fonds des Nations unies (UNFPA) au Burkina, Kenneth Ehouzou, a salué les efforts de gouvernement dans la lutte contre le fléau. Il a, en outre, réitéré le soutien de l’UNFPA à l’initiative qui encourage les femmes à se faire dépister pour prévenir le cancer du sein et celui du col de l’utérus. La campagne a aussi été saluée par les femmes de Tanghin Dassouri, notamment par Solange Sawadogo, qui y voit une opportunité à saisir au regard de sa gratuité.

Abdoulaye BALBONE

Année scolaire 2025-2026: le ministre Boubakar Savadogo constate l’effectivité de la rentrée

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Boubakar Savadogo, a visité le lycée privé le technicien et le CEG de Bonheur ville à l’occasion de la rentrée scolaire 2025-2026, mercredi 1er octobre 2025, à Ouagadougou.

La rentrée scolaire 2025-2026 a débuté le 1er octobre 2025 au Burkina Faso, après près de 4 mois de vacances scolaires. Afin de constater l’effectivité de la rentrée scolaire, le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Boubakar Savadogo, a visité deux établissements d’enseignement technique et général. Il s’agit du lycée privé le technicien et du CEG de Bonheur ville, mercredi 1er octobre 2025, à Ouagadougou.

Après avoir été accueilli par le proviseur du lycée privé le technicien, le ministre a pris langue avec quelques élèves des classes de 3e et de Tle F4, en génie civil, F3 en électricité. Au cours de la visite, le ministre Savadogo a conseillé aux élèves d’adopter des comportements citoyens et patriotiques. Il a aussi félicité et encouragé le personnel pour leurs efforts dans l’enseignement.

Au CEG de Bonheur ville, M. Savadogo a visité les élèves des classes de 6e et 3e. Il est revenu sur la propreté et l’assainissement en milieu scolaire. Il a donc invité les élèves à se mobiliser pour des journées de salubrité afin d’être dans de bonnes conditions pour démarrer l’année scolaire. Il s’est entretenu aussi avec le personnel du CEG ainsi que le bureau des parents d’élèves et des chefs coutumiers de la zone.

Respect des coiffures imposées

Le ministre Boubakar Savadogo, à l’issue des échanges avec les acteurs, a insisté sur les bons comportements à adopter par les élèves. « Il faut qu’ils puissent
reconnaître le sacrifice de leurs parents, enseignants, l’administration et la nation. Ils doivent être disciplinés et avoir un comportement civique, citoyen, basé sur le respect des valeurs du Burkina, de la famille, des parents, des enseignants et des symboles de l’Etat », a-t-il dit. M. Savadogo a par ailleurs demandé aux élèves de se conformer au respect des coiffures imposées.

Selon le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, le choix du lycée privé le technicien vise à montrer que les enseignements général et technique doivent cohabiter. « Le CEG de Bonheur ville est situé dans une zone à un fort défi éducatif, car il y a une très forte demande. Pour deux classes de 6e, l’établissement a reçu près de 170 élèves soit 85 par classe », a-t-il fait savoir.

Gbetcheni Constantin
Bertrand KAMBIRE

UACO 2025: l’influence du contexte géopolitique sur la communication en discussion

La 14e édition des Universités africaines de communication de Ouagadougou (UACO) a ouvert ses portes, mercredi 1er octobre 2025, à Ouagadougou. La cérémonie a été patronnée par le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, le général de Brigade Célestin Simporé, représentant le Premier ministre.

Placée sur le thème : « Influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique », la 14e édition des Universités africaines de la
communication de Ouagadougou (UACO), réunit, du 1er au 3 octobre 2025, des experts, universitaires, professionnels de médias et étudiants venus de la sous-région et d’autres pays d’Afrique. Ces participants vont animer des communications et échanger autour de plusieurs thèmes dont la finalité est de proposer des solutions adaptées
pour construire une Afrique souveraine, informée et résiliente.

La cérémonie d’ouverture, patronnée par le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, le général de Brigade Célestin Simporé, a été marquée par des allocations, des prestations d’artistes, une communication inaugurale autour du thème central et une visite des stands d’exposition.

La marraine des UACO 2025, Aminata Zerbo, par ailleurs, ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, s’est réjouie du choix porté sur sa

Le représentant du Premier ministre, le ministre d’Etat, le général de Brigade Célestin Simporé, s’est imprégné
de l’évolution numérique dans le stand des Editions Sidwaya.

personne pour parrainer cette édition. Elle a rappelé que des campagnes de désinformation sont relayées mettant à rude épreuve certaines valeurs africaines. Pour elle, les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont des outils stratégiques qui, si elles sont maitrisées, pourront permettre de créer des contenus numériques qui reflètent les réalités africaines.

Le représentant des pays invités spéciaux (Niger, Mali, Togo), Alhamdou Ag Ilyène, ministre chargé de la Communication du Mali, a traduit sa reconnaissance aux autorités du Burkina pour l’accueil fraternel. Pour lui, le thème de la 21e édition des UACO est interpellateur et revêt un intérêt pour les pays. Car, a-t-il indiqué, dans ce contexte d’insécurité, l’Afrique doit repenser sa manière de communiquer afin de porter sa voix sur la scène internationale. Il s’est engagé à accompagner toute initiative comme les UACO et partager les expériences dans le domaine.

Quant au ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a livré le discours du Premier ministre, il a souhaité que ces UACO soient un espace de réflexion stratégique, permettant à l’Afrique de mieux saisir les opportunités et surmonter les défis liés à la géopolitique contemporaine. Car, a-t-il rappelé, la communication est un levier qui peut transformer les sociétés.

« Elle peut servir à manipuler, comme elle peut contribuer à éclairer et à mobiliser les peuples vers leur émancipation », a-t-il ajouté. Pour lui, les pays africains, font face à des défis immenses. Mais, il reste convaincu que l’information juste et la communication responsable constituent des armes pour la construction d’un avenir meilleur. C’est pourquoi, il a appelé les participants à des débats ouverts, des analyses profondes et des recommandations concrètes, capables de guider les politiques et les pratiques dans un environnement géopolitique et géo- stratégique complexe.

Adama SEDGO

4e Salon de l’emballage agroalimentaire en Afrique (Afood Pack): rendez-vous du 16 au 19 octobre prochain à Ouagadougou

Le comité d’organisation du 4e Salon de l’emballage agroalimentaire en Afrique (Afood Pack) a annoncé la tenue de l’évènement du 16 au 19 octobre 2025, à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse, mercredi 1er octobre 2025, dans la capitale.

Le Salon de l’emballage agroalimentaire en Afrique dénommé Afood Pack, un événement hybride (virtuel et présentiel) dédié au secteur agroalimentaire se tient pour la 4e fois, du 16 au 19 octobre 2025, à Ouagadougou. L’annonce a été faite par le comité d’organisation de Afood Pack, au cours d’une conférence de presse, mercredi 1er octobre 2025, dans la capitale. Selon le président du comité d’organisation de Afood Pack 2025, Sylvain Poda, le Salon dont le thème est : « Investissement et financement de l’industrie de l’emballage écologique dans les Etats de l’AES » met l’accent sur l’importance de l’emballage dans la chaîne de valeur, en particulier au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest.

« Depuis sa première édition en 2021, lancée par ICE-T Investment Sarl, le forum a connu une croissance marquée, rassemblant des milliers de participants, experts, investisseurs et innovateurs autour des enjeux de l’emballage durable », a-t-il indiqué. Sylvain Poda a rappelé que l’édition 2024 a officialisé Afood Pack comme le cadre permanent d’échanges et d’évaluation de la loi 045 sur l’interdiction des emballages plastiques non biodégradables au Burkina Faso. « Aujourd’hui, le Salon est un espace reconnu de convergence entre expertises locales et internationales, favorisant l’innovation et la compétitivité dans l’industrie de l’emballage », a-t-il ajouté.

Le Salon de l’emballage agroalimentaire en Afrique, aux dires du président du comité d’organisation, entend créer un cadre de collaboration multisectorielle entre producteurs, transformateurs agroali mentaires, institutions financières, investisseurs et chercheurs. « Le secteur agroalimentaire de l’AES est en forte croissance, stimulant la demande d’emballages adaptés et durables. Cependant, les initiatives écologiques font face à des obstacles majeurs : manque de financement, coûts élevés des technologies vertes et dispositifs financiers encore inadaptés aux réalités locales », a-t-il déclaré.

Trouver des solutions concrètes

Les emballages en carton sont, entre autres, des emballages écologiques.

L’événement, pour M. Poda, ambitionne de trouver des solutions concrètes pour lever ces barrières, encourager l’économie circulaire et soutenir les Petites et moyennes entreprises (PME) et coopératives locales dans leur transition vers un emballage écologique et compétitif. La chargée de communication de Afood Pack, Sali Touré, a détaillé que l’édition 2025 innove avec la journée de sensibilisation pour les élèves, une extension de la durée
(2 à 4 jours), une soirée gala et un tournoi de maracana.

« Au programme, il y aura des expositions professionnelles, des panels, des ateliers thématiques, des activités culturelles et sportives, une remise de prix et des espaces de networking », a précisé Sali Touré. Des prix sont également au menu de Afood Pack 4, à savoir ceux de la meilleure innovation agroalimentaire, du meilleur « packaging » écologique, du public et du jury pour le concours de pitch, ont fait savoir les conférenciers. Ils ont aussi fait comprendre que le prix du concours du meilleur emballage s’élève à 1 million FCFA. Qui seront les participants ?

Que faut-il entendre par emballage écologique ? Quelle est la place qui sera accordée, lors du Salon, à la loi 045 qui interdit l’utilisation des sachets et emballages non biodégradables au Burkina Faso ? Ce sont autant de questions posées par les journalistes. Concernant la première préoccupation, le commissaire général de Afood Pack, Clovice Ilboudo, par visio-conférence, a souligné que le Salon est ouvert aux ressortissants des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et au monde entier. « L’accent est mis sur l’AES pour promouvoir l’intégration sous régionale », a-t-il relevé.

S’agissant des emballages écologiques, Clovice Ilboudo a fait comprendre que ce sont les emballages de la chaîne de production qui n’affectent pas l’environnement. Ce sont, à son avis, des emballages écoresponsables qui peuvent être faits à base de feuilles de bananier, de colas, des cartons industriels, etc. « Nous appelons les autorités à nous accompagner pour créer des emballages ‘’made in Burkina’’ afin de protéger l’environnement, à tous les niveaux », a lancé le commissaire général de Afood Pack.

A la dernière question, le représentant du ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Arnaud Kaboré, par ailleurs, inspecteur de l’environnement, a annoncé qu’un panel va être consacré à la loi 045 pour réunir les acteurs du domaine sur le bien-fondé de la règlementation. Il a, par ailleurs, soutenu que lors du Salon, des acteurs locaux évoluant dans le domaine des emballages vont être sensibilisés. En marge de la IVe édition de Afood Pack, des artistes appelés commandants verts présenteront leur clip d’interpellation pour la protection de l’environnement par l’usage d’emballages écologiques.

Boukary BONKOUNGOU

« C’est l’effet de l’alcool sinon pourquoi revenir pour voler une simple clé USB »

A.S a comparu devant la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora, mardi 23 septembre 2025, pour des faits de vol aggravé au préjudice de S.G. Les faits, selon le procureur du Faso, se sont déroulés, dans la nuit du 8 au 9 août dernier, dans un village de la commune de Mangodara. Cette nuit-là, a laissé entendre la victime à la barre, sa boutique de téléphones a été (…)

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Alpha Sékou BARRY
alphasekoubarry@gmail.com

 

Lutte contre les violences et les abus sexuels: 150 acteurs de l’éducation de Bobo-Dioulasso outillés

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Spécial Olympic Burkina a organisé une formation au profit des acteurs de l’éducation sur les violences et abus sexuels en milieu scolaire, lundi 29 septembre 2025, à Bobo-Dioulasso.

Spécial Olympic, en partenariat avec l’UNICEF, met en œuvre depuis quatre mois un projet sportif afin de promouvoir l’inclusion à travers le sport dans 20 écoles dont cinq à Bobo-Dioulasso, cinq à Kaya et dix à Ouagadougou. C’est dans le cadre de ce projet que s’inscrit l’atelier de formation de 150 participants, spécifiquement composé du personnel enseignant des écoles inclusives et des centres spécialisés de Bobo-Dioulasso, organisé lundi 29 septembre 2025.

« En plus de l’aspect purement sportif, nous avons jugé qu’il était de bon ton d’outiller les acteurs qui sont en contact avec les enfants sur les préventions contre les violences et les abus sexuels », a expliqué la directrice exécutive nationale de Spécial Olympic Burkina, Anick Pikbougoum Zingué. En 24 heures, les 150 participants ont ainsi été armés de connaissances pour faire face aux violences et aux abus sexuels dans les écoles inclusives et des centres spécialisés.

Au-delà des salles de classe et des terrains de sport, Spécial Olympic entend élargir la lutte en faveur des autres couches de la société. Cette formation, selon le directeur provincial de l’Education préscolaire, primaire et non formelle, Raoul Tuina, est la bienvenue en ce sens qu’elle va aider les enseignants à mieux prendre en compte les questions liées aux violences et aux abus sexuels en milieu scolaire.

« Vous savez qu’au niveau de l’éducation nous avons à faire à plusieurs types d’enfants, notamment ceux avec un handicap. Et cette formation va permettre aux enseignants de jouer convenablement leur rôle dans la lutte contre les violences et les abus sexuels », a laissé entendre M. Tuina. Pour lutter efficacement contre les exploitations et les abus sexuels en milieu scolaire, le directeur provincial a invité l’ensemble des acteurs éducatifs à se joindre au projet de Spécial Olympic Burkina pour mettre à l’abri les enfants
de ce fléau.

Kamélé FAYAMA

Groupement d’instruction des forces armées: 120 futurs douaniers en fin de formation militaire initiale

Le Groupement d’instruction des forces armées (GIFA) a organisé la fin de Formation militaire initiale (FMI) spéciale douane, session 2025 de 120 douaniers stagiaires, vendredi 26 septembre 2025, à Bobo-Dioulasso.

120 futurs douaniers, dont un Bissau-guinéen, deux Tchadiens, sept Centrafricains et 100 Burkinabè ont été jugés aptes par la hiérarchie du Groupement d’instruction des forces armées (GIFA), après huit semaines de Formation militaire initiale (FMI) spéciale douanes. La cérémonie de remise de diplômes à ces futurs soldats de protection de l’économie, de la lutte contre la fraude et les trafics illicites, ont reçu leurs attestations de mérite, vendredi 26 septembre 2025, au camp Ouezzin-Coulibaly de Bobo-Dioulasso.

Composés de dix élèves inspecteurs, de dix contrôleurs et de 100 assistants des douanes, ces stagiaires dont 36 filles en fin de FMI spéciale douanes, selon le commandant du GIFA, le chef de bataillon Bè Honoré Palm, ont fait preuve de bonnes dispositions physiques et morales, et d’une volonté à toute épreuve endurant la fatigue, les privations et les contraintes liées au stage pour mériter la confiance de l’encadrement.

« Les résultats du contrôle mi-stage et de l’examen final sont très satisfaisants. En effet, tous ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à la moyenne requise avec une moyenne de classe de 15,02/20 pour les inspecteurs, 14,77/20 pour les contrôleurs et 16,20/20 pour les assistants », s’est félicité le chef de bataillon Palm. Cette formation, aux dires du délégué des stagiaires, Diergou Sagna, a appris aux futurs gabelous de puiser en eux les ressources qu’ils ignoraient posséder.

« Nous avons ensemble bravé le froid, la chaleur, la fatigue, la soif et parfois même le doute », a signifié Diergou Sagna. Des épreuves, a poursuivi M. Sagna, que lui et ses camarades ont surmontées avec résilience et dignité. Ces 120 futurs douaniers, a indiqué le délégué des stagiaires, ne sont plus les mêmes que ceux qui ont franchi le seuil du GIFA, il y a deux mois. « Nous repartons changés, renforcés, inspirés par une expérience unique », a fait savoir M. Sagna.

Nanti de cette expérience, le commandant du GIFA les a invités à être des patriotes engagés dans une dynamique de lutte pour une « vraie indépendance » économique, et pour une « vraie souveraineté ». Une démonstration de montage et de démontage des armes, d’exercices de Technique d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR), de combat armé et un défilé des troupes ont mis fin à cette cérémonie de fin de la FMI spéciale douanes, session 2025.

Kamélé FAYAMA

Renforcement de la cohésion sociale au Liptako: l’UFC-Dori inaugure son studio de production de programmes radiophoniques

L’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori) a procédé à l’inauguration de son nouveau studio de production de programmes radiophoniques, le lundi 29 septembre 2025 à Dori, chef-lieu de la région du Liptako.

L’Union fraternelle des croyants de Dori (UFC-Dori) dispose désormais d’un studio de production de programmes radiophoniques. Réalisé et équipé à hauteur de 35 millions de F CFA, le joyau est composé d’une salle d’attente qui sert de bureau, de salles de régie et d’une salle d’enregistrement. Inaugurée le lundi 29 septembre 2025 à Dori, sa réalisation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Maîtrise inclusive et participative des terres et de l’eau pour la paix », par l’UFC-Dori et financé par la Fondation PATRIP. En abrégé projet « Jam’Borders », « jam » signifiant « paix » en langue nationale Fulfuldé et « borders » qui veut dire en Anglais « frontières », soit la « paix aux frontières ».

A en croire le coordonnateur de l’UFC-Dori, François Paul Ramdé, la réalisation du studio vise à montrer la contribution de sa structure à la promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble à travers ses actions, dont celles développées avec l’appui de la Fondation PATRIP. Il a en outre révélé que le studio suscitera l’accompagnement des populations et des autorités vis à vis des actions de l’UFC-Dori. M. Ramdé a souligné qu’il contribuera à sensibiliser les auditeurs à l’importance de la cohésion sociale et du vivre-ensemble et ce, à travers la diffusion des messages portés par les acteurs invités à l’endroit des populations.

Autrement dit, le coordonnateur de l’UFC-Dori a soutenu que la mise en place de ce studio de production de programmes radiophoniques répond à un besoin de doter les différents acteurs de l’administration publique, du secteur privé et communautaire de la
région du Liptako d’un outil de communication bien équipé et performant.

« Nous souhaitons que ce studio puisse impulser une nouvelle dynamique dans le paysage médiatique dans le Liptako. Les émissions réalisées dans ce studio pourraient être diffusées ailleurs, au-delà de la région. C’est pourquoi, nous avons sollicité l’accompagnement financier de la fondation PATRIP pour la réalisation du premier volet de la mise en place de notre radio pour la paix et le développement », a expliqué François Paul Ramdé.

Contribuer à l’éveille des consciences

Le coordonnateur de l’UFC-Dori, François Paul Ramdé : « Depuis plus de 50 ans, l’UFC-Dori développe avec et pour les communautés une dynamique de résilience durable en matière de paix et de construction endogène d’un développement humain durable ».

Au regard du contexte sécuritaire de la région du Liptako, a insisté M. Ramdé, il est primordial d’avoir un moyen de communication efficace en vue de contribuer à l’éveille des consciences et le changement de comportement pour consolider la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale.

A ce sujet, il a laissé entendre que le joyau n’est pas un studio privé en ce sens que l’UFC-Dori est une Organisation non gouvernementale (ONG),pluriconfessionnelle et apolitique qui intervient au Burkina Faso depuis 1969. Selon ses dires, l’UFC-Dori a un programme bâti autour de deux axes principaux que sont la promotion du dialogue pour la paix et le développement socioéconomique.

Pour ce faire, il a signifié que l’UFC-Dori a signé une convention non seulement avec la région du Liptako mais surtout avec l’Etat. De ce fait, a-t-il rappelé, sa mission première consiste à l’appui communautaire pour booster le développement en accompagnant l’Etat.
Présidant la cérémonie d’inauguration, le gouverneur de la région du Liptako,
Abdoul Karim Zongo, a félicité et encouragé l’UFC-Dori pour cette initiative. De son avis, ce studio contribuera à enregistrer des émissions pour davantage sensibiliser les populations à la culture de la paix et du vivre-ensemble.

« Ce studio est inauguré dans un contexte particulier où les fils et les filles du Liptako ont
besoin de se parler et se comprendre pour ensemble travailler à construire la
région. C’est une aubaine pour la population de tirer le meilleur profit de ce studio », a indiqué l’administrateur civil.

A l’issue de la cérémonie inaugurale, la première émission a été enregistrée. Il s’agit d’une table-ronde sur la thématique : « Contribution de Union fraternelle des croyants de Dori à la promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble dans le Liptako, avec l’appui de la Fondation PATRIP ». Elle a réuni le gouverneur de la région du Liptako, le coordonnateur de l’UFC-Dori ainsi que des leaders coutumiers et religieux.

Souaibou NOMBRE
snombre29@yahoo.fr

Des anciens ambassadeurs apportent 14 tonnes de ciment: des anciens ambassadeurs apportent 14 tonnes de ciment

L’Association des ambassadeurs, consuls généraux et ministres plénipotentiaires du Burkina Faso (ABF) à la retraite a remis 14 tonnes de ciment pour soutenir l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, mercredi 1er octobre 2025.

Les anciens diplomates ont exprimé leur adhésion à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. En effet, l’Association des ambassadeurs, consuls généraux et ministres plénipotentiaires du Burkina Faso (ABF) à la retraite a offert 14 tonnes de ciment, mercredi 1er octobre 2025, en réponse à l’appel patriotique lancé par le président du Faso. « En tant qu’ambassadeurs à la retraite nous ne pouvons pas être en dehors d’une initiative aussi importante qui mobilise le peuple.

Donc, grâce à la contribution des membres nous avons pu réunir 14 tonnes de ciment », a expliqué le vice-président de l’ABF, Oumar Diawara. Il a indiqué qu’à travers ce geste les membres de l’Association réaffirment leur « ferme » engagement et disponibilité à accompagner toute initiative qui vise la consolidation de la paix, le développement et l’expression de la dignité nationale.

Le diplomate à la retraite a poursuivi que ce don est non seulement une marque de solidarité mais aussi d’un engagement des membres de l’ABF aux côtés du président du Faso dans cette initiative louable. M. Diawara a également fait savoir qu’au-delà de la valeur matérielle, cette contribution témoigne de leur attachement à la patrie, leur volonté de continuer à servir le Burkina Faso après avoir quitté leur fonction officielle de diplomate en activité.

« Je voudrais à cet instant adressé mes remerciements à tous les collègues, amis et sympathisants qui n’ont aménagé aucun effort pour que cette contribution devienne une réalité. Vous démontrez une fois de plus que la retraite n’est pas une fin de service. Mais, c’est bel et bien une autre forme de service auprès de la Nation », a-t-il déclaré. Le vice-président de l’ABF, par ailleurs, a exprimé la reconnaissance de l’ABF au président du Faso et à leur membre d’honneur qu’est le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, pour sa disponibilité à leurs côtés.

Le chargé de mission, représentant le ministre chargé des Affaires étrangères, Francis Hien, a félicité les anciens ambassadeurs pour avoir répondu à l’appel du chef de l’Etat en apportant ce don. A son avis, ce geste symbolise leur attachement à la patrie. « Nos devanciers ont toujours tracé le sillon que nous devons suivre. Par cet acte, ils ont voulu montrer qu’ils sont présents », a souligné M. Hien. Reconnaissant que le pays doit être construit par les Burkinabè, il a appelé les citoyens à leur emboiter le pas.

Aly SAWADOGO

Projet de renforcement des capacités des jeunes: la IIe édition lancée

Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB), en collaboration avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), a lancé la deuxième édition du « Projet de renforcement des capacités des jeunes au Burkina Faso », mercredi 1er octobre 2025, à Ouagadougou.

Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) dans la dynamique de contribuer à l’épanouissement des jeunes, a officiellement lancé la IIe édition du « Projet de renforcement des capacités des jeunes au Burkina Faso ». Le lancement s’est effectué, mercredi 1er octobre 2025, à Ouagadougou. Selon le
directeur général du GIP-PNVB, Djourmité Nestor Noufé, cette initiative s’inscrit dans la dynamique nationale de promotion de l’employabilité des jeunes et dans la réponse aux défis humanitaires et sociaux auxquels le pays est confronté.

« Elle répond également aux Objectifs de développement durable (ODD), notamment ceux relatifs à l’éducation, au travail décent, à la réduction des inégalités et à la paix », a-t-il ajouté. M. Noufé a rappelé que le projet dans sa phase d’octobre 2024 à janvier 2025, a permis de mobiliser 53 jeunes volontaires nationaux dans les domaines du préscolaire, de l’agriculture hors sol, du sport et de la cohésion sociale, ainsi que dans l’entretien des routes en terre. A l’entendre, la phase 2025 dudit projet ambitionne consolider les résultats déjà engrangés et d’élargir son impact.

Il s’agit notamment, de mobiliser et former plus de 100 jeunes volontaires nationaux ; accroître les capacités techniques et professionnelles des bénéficiaires directs et indirects ; de promouvoir la cohésion sociale et le vivre-ensemble et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des communautés vulnérables.

Toutefois, il a réaffirmé la disponibilité et la détermination du GIP-PNVB à jouer pleinement son rôle de coordination, de suivi et d’accompagnement pour garantir le succès du projet. La représentante du représentant-résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Mayumi Ueda a remercié l’ensemble des acteurs engagés dans la formation des jeunes au Burkina Faso. Pour elle, le volontariat contribue à renforcer les capacités locales et à créer des liens de solidarité entre les résidents.

«Le projet contribue à améliorer les conditions de vie des personnes déplacées internes et à faciliter l’employabilité des jeunes dans les sept communes de la région du Centre», a-t-elle appuyé. A l’entendre, 103 volontaires nationaux seront déployés afin de servir dans les domaines tels que la réparation des routes, l’encadrement préscolaire, l’animation sportive et l’appui à l’agriculture hors sol. « Je suis convaincue que grâce à votre énergie et votre engagement, les objectifs du projet seront atteints », leur a-t-elle signifié.

Le volontaire, Yassia Mandé a expliqué que le volontariat est un canal par lequel il met ses compétences au service de la nation. « C’est un devoir pour moi de participer au développement du Burkina Faso et le volontariat nous permet de montrer ce que nous pouvons faire », a-t-il soutenu. Pour lui, être volontaire est une mission qu’on doit accomplir avec fierté et dévouement.

 

Kadi RABO
Soukriya NACRO
(Stagiaire)